Archive pour le 27 juillet, 2011

2010 vers 2011

2010, année du Projet !

par Carole Sédillot

Que nous proposent les énergies de l’année 2010 ? Pour le savoir, nous allons utiliser le langage du symbole. L’astrologie, les nombres et le Tarot sont des supports qui se complètent parfaitement, tout en étant reliés à la mythologie. Ces différents univers symboliques se rejoignent sans jamais s’exclure ; c’est ce qui fait la richesse de la tradition.

 

Préciser notre rôle 2010 vers 2011 dans 2010 - PREDICTIONS gif-2011Pour aborder les énergies d’une nouvelle année, il est essentiel de décrypter les « propositions célestes » et non de se demander ce qui va nous arriver. Chaque année est une proposition que nous pouvons décoder à travers l’énergie des planètes – les planètes ne sont que des énergies qui parlent de notre psyché – et la vibration du nombre. C’est une manière de mettre en évidence les éléments qu’il nous appartient de vivre concrètement car ce qui se joue cette année est différent de l’année dernière et le sera tout autant en 2011. Même si nous sommes tous conscients d’avoir un destin, notre libre-arbitre nous donne une marge de manœuvre. Dans ce qui est écrit, nous devons préciser notre rôle, ce que nous sommes venus incarner : quelle est ma mission ? Comment vais-je incarner la proposition et la réaliser ? Comment puis-je intégrer cette résonance ? 

Nous sommes tous les héros de notre propre histoire et c’est par le biais de l’incarnation que peut se déployer l’énergie spirituelle qui nous habite. Elle nous montre en permanence où nous en sommes de notre parcours pour mettre en visibilité ce qu’il faut incarner. Sinon il restera une belle théorie, une abstraction sans réalisations. 

Qu’avons-nous fait de 2009 ?  

2009_2010 dans 2011 - PREDICTIONSC’est avec cette question que nous comprendrons que 2010 ne sera pas un miracle mais une continuité et un palier qui nous aideront à franchir l’étape suivante. 2009 nous a amenés à évoluer dans une année vibratoire « 2 » venant d’un maître-nombre, le « 11 » (2 + 9 = 11), porteur d’un défi : quelle conscience supplémentaire, le collectif peut-il mettre dans son existence ? Ce « 2 » nous a interrogés aussi personnellement : comment suis-je partenaire avec moi-même ? Pour être partenaire, le héros (que nous sommes) doit s’unir à sa partie divine. 2009 nous a renvoyés aussi à toutes les années « 2 » précédentes : qu’est-ce qui a recommencé ? Les mêmes événements se sont-ils reproduits ? Probablement pas mais nous pouvons nous sentir piégés par le sentiment que, même si les formes changent, le fond est toujours identique. Nous devons poursuivre cette alliance avec nous-mêmes, de l’humain et du divin. Quand nous comprenons, nous utilisons davantage la fonction du mental et de la pensée. Quand nous ressentons, la relation au cœur est privilégiée. L’un ne va pas sans l’autre, nous devons donc les utiliser au bon moment pour éviter les courts-circuits émotionnels. Si je fais « ami-ami » avec moi-même, je serai plus enclin de le faire avec l’autre et, par conséquent, avec tous les autres, ce collectif sans lequel rien ne peut exister, même pas moi puisque je suis un individu dans le collectif. Le bilan de 2009 porte donc sur la manière dont je me suis relié à moi-même pour mieux me relier à l’autre. 

Cette année, compte tenu des énergies planétaires plus qu’exigeantes, une nouvelle question se pose : comment suis-je dans ma totalité ? Si je suis dans l’intégralité de mon être – part humaine et part divine – je me renforce et ce pourquoi j’existe rayonne à travers le sens que je donne à mon existence. Cette reliance est très subtile à gérer, surtout dans notre monde occidental où le pessimisme est de rigueur !… L’exigence de 2010 nous ramène à notre monde intérieur et fera de cette année une étape importante dans le grand processus de transformation du monde en nous, dans la perspective de 2023  !, 2012 n’étant qu’une étape dans ce processus que nous devons accompagner jour après jour, pas seulement à telle ou telle occasion. 

Une année de « projets »  

annee-20102010 est une année « 3 », une année de « projets » ; c’est le mot-clé de 2010. Le « 3 », c’est l’unité ajoutée au « 2 ». C’est un premier ternaire que l’on peut représenter par un triangle pointe en haut. Cette unité ajoutée – et qui se place au-dessus du binôme – est un nombre masculin donc un nombre dynamique qui va activer, qui va se projeter. Une année « 3 » est nécessairement une année de projets. Mais lequel ? Tout dépend de la conscience avec laquelle ce projet personnel est élaboré au sein d’un projet du collectif. Le projet que je suis à même de réaliser dépend de la compréhension de ce qui m’était demandé en 2009, année qui me conviait à porter une attention sur le collectif et sur moi-même. Qu’est-ce que j’ai gagné dans cette année « 2 », par rapport à d’autres années « 2 » ? 

Maintenant, comment mettre en relation cette dynamique du nombre avec ce qui peut se jouer dans les énergies du ciel. Là, nous pouvons identifier un événement majeur qui a commencé à se manifester dans les années précédentes et qui va s’incarner définitivement. C’est l’entrée de la planète Pluton dans le signe du Capricorne. Grâce à l’association des planètes aux personnages de la mythologie, nous pouvons mieux comprendre comment certains événements extérieurs vont nous amener à élaborer de nouveaux projets, des projets différents. Je vous parle ici d’une astrologie mondiale puisque les aspects qui vont sous-tendre ce que je dis sont planétaires. Avec Pluton, nous sommes amenés à réfléchir de manière plus intériorisée, plus profonde. En fonction de notre thème personnel, de notre ciel intérieur, la résonance se fera d’une manière différente. Plusieurs paramètres convergeants vont nous solliciter et mettre en évidence ce que nous aurons compris, assimilé et intégré au cours de ces dernières années. 

Pluton est une planète  qui a été découverte en 1930. Une découverte indique toujours que quelque chose est amené au niveau de la conscience. Nous vivons dans un monde d’énergies célestes, planétaires, que nous ne sommes pas encore prêts à percevoir, à recevoir et surtout à utiliser dans sa totalité. Et, comme vous le savez, ce qui n’est pas nommé n’existe pas ! Cette planète a une façon de faire le tour du zodiaque légèrement différente de toutes les autres. Elle met environ 248 ans pour faire le tour de notre thème astrologique. Dans notre vie d’homme, cette planète ne va donc pas explorer la totalité de notre ciel céleste. Mais la portion qu’elle traverse est très importante. Cette planète qui n’était pas rentrée dans le signe du Capricorne depuis à peu près 248 ans, y restera jusqu’en 2023. Dans la mythologie, Pluton représente le dieu des Enfers. Elle nous parle donc du monde souterrain, du monde inconscient, avec ces doutes, ces peurs et ses inévitables transformations. 

Renaître à …  

L’exigence de 2010 vient donc de cette planète, parce que sa fonction est de nous amener à faire des deuils, à mourir à nous-mêmes dans la perspective de « renaître à … ». Dans les images du Tarot, cette mort symbolique est représentée par l’Arcane XIII. Si ce grand archétype n’existait pas ou si cette image ne se formait pas en nous, notre vie n’aurait pas de sens. Cet Arcane est « sans nom », ce qui veut dire qu’en travaillant sur ces énergies-là, la mort n’existe pas. Dans notre thème personnel, Pluton va avoir un écho différent pour chacun d’entre nous. Mais en fonction des aspects, c’est-à-dire des reliances avec d’autres planètes dans le thème, certains impacts se produiront, des nécessités se feront jour, des besoins et des réalisations différentes s’exprimeront. Nous entrons dans un cycle important car le signe du Capricorne est un signe de Terre, mais une terre d’hiver , bien différente de celle du Taureau, fertile et joyeuse, ou du signe de la Vierge, terre moissonnée et qui devient une terre de transition. La terre du Capricorne est absente de manifestations extérieures – faune et flore. Elle peut paraître triste mais, en même temps, que se passe-t-il en son sein ? Une grande richesse d’introspection, une grande capacité à aller au plus profond de soi. Cette image nous permet de comprendre qu’en 2010, nous prenons conscience que quelque chose d’important est en train de se jouer. De plus, le signe du Capricorne exprime ce qu’il a à dire par le biais d’une autre planète, Saturne. 

Comment les relier à ce qui va se jouer, en termes de projets, au cours de l’année 2010 ?

La suite est publiée dans le nouveau livre de Jean-Claude Genel « Entre Deux Mondes« . 

Un cas de possession

Mademoiselle Julie

 

Un cas de possession dans ESPRITSNous avons dit qu’il n’y avait pas de possédés dans le sens vulgaire du mot, mais des subjugués ; nous revenons sur cette assertion trop absolue, car il nous est démontré maintenant qu’il peut y avoir possession véritable, c’est-à-dire substitution, partielle toutefois, d’un Esprit errant à l’Esprit incarné. Voici un premier fait qui en est la preuve, et qui présente le phénomène dans toute sa simplicité.

Plusieurs personnes se trouvaient un jour chez une dame somnambule-médium. Tout à coup celle-ci prend des allures toutes masculines, sa voix change, et, s’adressant à l’un des assistants, s’écrie : « Ah ! mon cher ami, que je suis content de te voir ! » Surpris, on se demande ce que cela signifie. La dame reprend : « Comment ! mon cher, tu ne me reconnais pas ? Ah ! c’est vrai ; je suis tout couvert de boue ! Je suis Charles Z… » A ce nom, les assistants se rappelèrent un monsieur mort quelques mois auparavant, frappé d’une attaque d’apoplexie au bord d’une route ; il était tombé dans un fossé d’où l’on avait retiré son corps couvert de boue. Il déclare que, voulant causer avec son ancien ami, il a profité d’un moment où l’Esprit de madame A…, la somnambule, était éloigné de son corps, pour se mettre en son lieu et place. En effet, cette scène s’étant renouvelée plusieurs jours de suite, madame A… prenait chaque fois les poses et les manières habituelles de M. Charles, se renversant sur le dos du fauteuil, croisant les jambes, se frisant la moustache, passant les doigts dans ses cheveux, de telle sorte que, sauf le costume, on aurait pu croire avoir M. Charles devant soi ; toutefois il n’y avait pas transfiguration, comme nous l’avons vu en d’autres circonstances. Voici quelques-unes de ses réponses :

D. Puisque vous avez pris possession du corps de madame A…, pourriez-vous y rester ? –

R. Non, mais ce n’est pas la bonne envie qui me manque.

D. Pourquoi ne le pouvez-vous pas ?

R. Parce que son Esprit tient toujours à son corps. Ah ! si je pouvais rompre ce lien, je lui jouerais le tour.

D. Que fait pendant ce temps l’Esprit de madame A… ?

R. Il est là, à côté, qui me regarde et qui rit de me voir dans ce costume.

Ces entretiens étaient très amusants ; M. Charles avait été un joyeux vivant, il ne démentait pas son caractère ; adonné à la vie matérielle, il était peu avancé comme Esprit, mais naturellement bon et bienveillant. En s’emparant du corps de madame A…, il n’avait aucune mauvaise intention ; aussi cette dame ne souffrait-elle nullement de cette situation, à laquelle elle se prêtait volontiers. Il est bon de dire qu’elle n’avait point connu ce monsieur, et ne pouvait être au fait de ses manières. Il est encore à remarquer que les assistants ne songeant point à lui, la scène n’a point été provoquée, et qu’il est venu spontanément.

La possession est ici évidente et ressort encore mieux des détails, qu’il serait trop long de rapporter ; 090326051705619713376297 dans POSSESSIONmais c’est une possession innocente et sans inconvénient. Il n’en est pas de même quand elle est le fait d’un Esprit mauvais et mal intentionné ; elle peut alors avoir des suites d’autant plus graves que ces Esprits sont tenaces, et qu’il devient souvent très difficile d’en délivrer le patient dont ils font leur victime. En voici un exemple récent, que nous avons pu observer nous-même, et qui a été pour la société de Paris l’objet d’une étude sérieuse.

Mademoiselle Julie, domestique, née en Savoie, âgée de vingt-trois ans, d’un caractère très doux, sans aucune espèce d’instruction, était depuis quelque temps sujette à des accès de somnambulisme naturel qui duraient des semaines entières ; dans cet état elle vaquait à son service habituel sans que les personnes étrangères se doutassent de sa situation ; son travail même était beaucoup plus soigné. Sa lucidité était remarquable ; elle décrivait les lieux et les événements à distance avec une parfaite exactitude.

Il y a six mois environ, elle devint en proie à des crises d’un caractère étrange qui avaient toujours lieu pendant l’état somnambulique, devenu en quelque sorte l’état normal. Elle se tordait, se roulait à terre comme si elle se débattait sous les étreintes de quelqu’un qui cherchait à l’étrangler, et, en effet, elle avait tous les symptômes de la strangulation ; elle finissait par terrasser cet être fantastique, le prenait par les cheveux, l’accablait ensuite de coups, d’injures et d’imprécations, l’apostrophant sans cesse du nom de Frédégonde, infâme régente, reine impudique, vile créature souillée de tous les crimes, etc. Elle trépignait comme si elle la foulait aux pieds avec rage, lui arrachait ses vêtements et ses parures. Chose bizarre, se prenant elle-même pour Frédégonde, elle se frappait à coups redoublés sur les bras, la poitrine et le visage, en disant : « Tiens ! tiens ! en as-tu assez, infâme Frédégonde ? Tu veux m’étouffer, mais tu n’en viendras pas à bout ; tu veux te mettre dans ma boîte, mais je saurai bien t’en chasser. » Ma boîte était le terme dont elle se servait pour désigner son corps. Rien ne saurait peindre l’accent frénétique avec lequel elle prononçait le nom de Frédégonde, en grinçant des dents, ni les tortures qu’elle endurait dans ces moments-là.

Un jour, pour se débarrasser de son adversaire, elle saisit un couteau et s’en frappa elle-même, mais on put l’arrêter à temps pour empêcher un accident. Chose non moins remarquable, c’est que jamais elle n’a pris aucune des personnes présentes pour Frédégonde ; la dualité était toujours en elle-même ; c’est contre elle qu’elle dirigeait sa fureur quand l’Esprit était en elle, et contre un être invisible quand elle s’en était débarrassée ; pour les autres, elle était douce et bienveillante dans les moments même de sa plus grande exaspération.

Ces crises, vraiment effrayantes, duraient souvent plusieurs heures et se renouvelaient plusieurs fois par jour. Quand elle avait fini par terrasser Frédégonde, elle tombait dans un état de prostration et d’accablement dont elle ne sortait qu’à la longue, mais qui lui laissait une grande faiblesse et un embarras dans la parole. Sa santé en était profondément altérée ; elle ne pouvait rien manger et restait parfois huit jours sans prendre de nourriture. Les meilleurs aliments avaient pour elle un goût affreux qui les lui faisait rejeter ; c’était, disait-elle, l’œuvre de Frédégonde, qui voulait l’empêcher de manger.

Nous avons dit plus haut que cette jeune fille n’a reçu aucune instruction ; dans l’état de veille, elle n’a jamais ouï parler de Frédégonde, ni de son caractère, ni du rôle que celle-ci a joué. Dans l’état de somnambulisme, au contraire, elle le sait parfaitement, et dit avoir vécu de son temps. Ce n’était point Brunehaut, comme on l’avait d’abord supposé, mais une autre personne attachée à sa cour.

Une autre remarque, non moins essentielle, c’est que, lorsque commencèrent ces crises, mademoiselle Julie ne s’était jamais occupée de Spiritisme, dont le nom même lui était inconnu. Encore aujourd’hui, dans l’état de veille, elle y est étrangère, et n’y croit pas. Elle ne le connaît que dans l’état de somnambulisme, et seulement depuis qu’on a commencé à la soigner. Tout ce qu’elle a dit a donc été spontané.

En présence d’une situation aussi étrange, les uns attribuaient l’état de cette jeune fille à une affection nerveuse ; d’autres à une folie d’un caractère spécial, et il faut convenir qu’au premier abord cette dernière opinion avait une apparence de réalité. Un médecin a déclaré que, dans l’état actuel de la science, rien ne pouvait expliquer de pareils phénomènes, et qu’il ne voyait aucun remède. Cependant des personnes expérimentées en Spiritisme reconnurent sans peine qu’elle était sous l’empire d’une subjugation des plus graves et qui pouvait lui devenir fatale. Sans doute, celui qui ne l’aurait vue que dans les moments de crise, et n’eût considéré que l’étrangeté de ses actes et de ses paroles, aurait dit qu’elle était folle, et lui aurait infligé le traitement des aliénés qui eût, sans aucun doute, déterminé une folie véritable ; mais cette opinion devait céder devant les faits. Dans l’état de veille, sa conversation est celle d’une personne de sa condition et en rapport avec son défaut d’instruction ; son intelligence même est vulgaire ; il en est tout autrement dans l’état de somnambulisme : dans les moments de calme elle raisonne avec beaucoup de sens, de justesse et une véritable profondeur ; or, ce serait une singulière folie que celle qui augmenterait la dose d’intelligence et de jugement. Le Spiritisme seul peut expliquer cette anomalie apparente. Dans l’état de veille, son âme ou Esprit est comprimé par des organes qui ne lui permettent qu’un développement incomplet ; dans l’état de somnambulisme, l’âme, émancipée, est en partie affranchie de ses liens et jouit de la plénitude de ses facultés. Dans les moments de crise, ses actes et ses paroles ne sont excentriques que pour ceux qui ne croient pas à l’action des êtres du monde invisible ; ne voyant que l’effet, et ne remontant pas à la cause, voilà pourquoi tous les obsédés, subjugués et possédés passent pour des fous. Dans les maisons d’aliénés, il y a eu dans tous les temps de prétendus fous de cette nature, et que l’on guérirait facilement si l’on ne s’obstinait à ne voir en eux qu’une maladie organique.

Sur ces entrefaites, comme mademoiselle Julie était sans ressources, une famille de vrais et sincères Spirites consentit à la prendre à son service, mais dans sa position elle devait être bien plus un embarras qu’une utilité, et il fallait un véritable dévouement pour s’en charger. Mais ces personnes en ont été bien récompensées, d’abord par le plaisir de faire une bonne action, et ensuite par la satisfaction d’avoir puissamment contribué à sa guérison, aujourd’hui complète ; double guérison, car non seulement mademoiselle Julie est délivrée, mais son ennemie est convertie à de meilleurs sentiments.

C’est là que nous avons été témoin d’une de ces luttes effrayantes qui ne dura pas moins de deux heures, et que nous avons pu observer le phénomène dans les plus minutieux détails, phénomène dans lequel nous avons immédiatement reconnu une analogie complète avec ceux des possédés de Morzines. La seule différence est qu’à Morzines les possédés se livraient à des actes contre les individus qui les contrariaient, et qu’ils parlaient du diable qu’ils avaient en eux, parce qu’on leur avait persuadé que c’était le diable. Mademoiselle Julie, à Morzines, eût appelé Frédégonde le Diable.

Dans un prochain article, nous exposerons avec détail les différentes phases de cette guérison et les moyens employés à cet effet ; nous rapporterons en outre les remarquables instructions que les Esprits ont données à ce sujet, ainsi que les importantes observations auxquelles il a donné lieu touchant le magnétisme.

 

Lire la suite ici : Chapitre suivant

 

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Extraits des revues spirites de 1858 à 1868 

ALLAN KARDEC

Publié dans:ESPRITS, POSSESSION |on 27 juillet, 2011 |Pas de commentaires »

Écueils des médiums

 

Écueils des médiums dans ESPRITS 20100128231137!Medium-Eva-Carriere-1912La médiumnité est une faculté très multiple, et qui présente une variété de nuances dans ses moyens et dans ses effets. Quiconque est apte à recevoir ou à transmettre les communications des Esprits est, par cela même, médium, quel que soit le mode employé ou le degré de développement de la faculté, depuis la simple influence occulte jusqu’à la production des phénomènes les plus insolites. Toutefois, dans l’usage ordinaire, ce mot a une acception plus restreinte et se dit généralement des personnes douées d’une puissance médiatrice assez grande, soit pour produire des effets physiques, soit pour transmettre la pensée des Esprits par l’écriture ou par la parole.

Quoique cette faculté ne soit pas un privilège exclusif, il est certain qu’elle trouve des réfractaires, du moins dans le sens qu’on y attache ; il est certain aussi qu’elle n’est pas sans écueils pour ceux qui la possèdent ; qu’elle peut s’altérer, se perdre même, et souvent être une source de graves mécomptes. C’est sur ce point que nous croyons utile d’appeler l’attention de tous ceux qui s’occupent de communications spirites, soit directement, soit par intermédiaire. Nous disons par intermédiaire, parce qu’il importe aussi à ceux qui se servent de médiums de pouvoir apprécier leur valeur et la confiance que méritent leurs communications.

Le don de médiumnité tient à des causes qui ne sont pas encore parfaitement connues et auxquelles le physique paraît avoir une grande part. Au premier abord il semblerait qu’un don si précieux ne doit être le partage que des âmes d’élite ; or, l’expérience prouve le contraire, car on trouve de puissants médiums chez des personnes dont le moral laisse beaucoup à désirer, tandis que d’autres, estimables à tous égards, en sont privés. Celui qui échoue malgré son désir, ses efforts et sa persévérance, n’en doit rien conclure de défavorable pour lui, et ne pas se croire indigne de la bienveillance des bons Esprits ; si cette faveur ne lui est pas accordée, il en a d’autres sans doute qui peuvent lui offrir une ample compensation. Par la même raison, celui qui en jouit ne saurait s’en prévaloir, car elle n’est chez lui le signe d’aucun mérite personnel. Le mérite n’est donc pas dans la possession de la faculté médiatrice qui peut être donnée à tout le monde, mais dans l’usage que l’on en peut faire ; là est une distinction capitale qu’il ne faut jamais perdre de vue : la bonté du médium n’est pas dans la facilité des communications, mais uniquement dans son aptitude à n’en recevoir que de bonnes ; or, c’est là que les conditions morales dans lesquelles il se trouve sont toutes puissantes ; là aussi se rencontrent pour lui les plus grands écueils.

Pour se rendre compte de cet état de choses et comprendre ce que nous allons dire, il faut se reporter à ce principe fondamental, que parmi les Esprits il y en a de tous les degrés en bien et en mal, en science et en ignorance ; que les Esprits pullulent autour de nous, et que lorsque nous croyons être seuls, nous sommes sans cesse environnés d’êtres qui nous coudoient, les uns avec indifférence comme des étrangers, les autres qui nous observent avec des intentions plus ou moins bienveillantes selon leur nature.

Le proverbe : Qui se ressemble s’assemble, a son application parmi les Esprits comme parmi nous, et plus encore parmi eux, si c’est possible, parce qu’ils ne sont pas comme nous sous l’influence des considérations sociales. Toutefois si, parmi nous, ces considérations confondent quelquefois les hommes de mœurs et de goût très différents, cette confusion n’est, en quelque sorte, que matérielle et transitoire ; la similitude ou la divergence des pensées sera toujours la cause des attractions et des répulsions.

Notre âme qui n’est, en définitive, qu’un Esprit incarné, n’en est pas moins Esprit ; s’il est momentanément revêtu d’une enveloppe matérielle, ses relations avec le monde incorporel, quoique moins faciles qu’à l’état de liberté, n’en sont pas interrompues pour cela d’une manière absolue ; la pensée est le lien qui nous unit aux Esprits, et par cette pensée nous attirons ceux qui sympathisent avec nos idées et nos penchants. Représentons-nous donc la masse des Esprits qui nous environnent comme la foule que nous rencontrons dans le monde ; partout où nous allons de préférence, nous trouvons des hommes attirés par les mêmes goûts et les mêmes désirs ; dans les réunions qui ont un but sérieux, vont les hommes sérieux ; dans celles qui ont un but frivole, vont les hommes frivoles ; partout aussi se trouvent des Esprits attirés par la pensée dominante. Si nous jetons un coup d’œil sur l’état moral de l’humanité en général, nous concevrons sans peine que, dans cette foule occulte, les Esprits élevés ne doivent pas être en majorité ; c’est une des conséquences de l’état d’infériorité de notre globe.

 

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Extraits des revues spirites de 1858 à 1868 

ALLAN KARDEC

 

Publié dans:ESPRITS, HUMANITE, MEDIUM |on 27 juillet, 2011 |Pas de commentaires »

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