Archive pour janvier, 2015

La symbolique positive du chiffre 7

 

la-symbolique-positive-du-chiffre-7-1Le septenaire est présent dans notre quotidien de façon étrangement récurrente. Des sept jours de la semaine associés aux sept planètes, en passant par les sept notes de musique jusqu’aux sept nains de Blanche-Neige, ce chiffre, représentant l’addition d’un quaternaire et d’un ternaire, renvoie selon l’anthroposophe Rudolf Steiner au nombre de la perfection…

Si l’on se réfère au texte de la genèse selon la Bible, le sept symbolise l’achèvement de la création monde, le jour où la divinité se repose dans la contemplation de son œuvre…

Un principe étrange

Il est troublant de constater, comme le pressentait déjà au XVIème siècle l’occultiste Henri Corneille d’Agrippa dans son livre « De la philosophie occulte », qu’après sept mois, l’enfant est mûr pour venir au monde… Il s’agit d’un fait prouvé aujourd’hui scientifiquement. Un bébé prématuré de sept mois possède tout ce qu’il faut pour vivre. Danièle Gérard, quant à elle, rejoint cette notion d’achèvement du nombre sept. En lui, affirme-t-elle dans son ouvrage « Les nombres et leurs messages », publié aux Éditions Jeanne Laffite,s’achèvent les six phases du temps et c’est de lui qu’elles reçoivent leur extension indéfinie. Plus étrange est la somme des sept premiers nombres et sa simplification numérologique :

> 1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6 + 7 = 28 
> 2 + 8 = 10 
> 1 + 0 = 1… 

Retournant à l’unité, au 1, le 7 représente ainsi le symbole d’un temps sphérique en expansion…

Le septième jour


L’inconscient collectif sait qu’il se passe toujours quelque chose de nouveau au septième jour. Rudolf Steiner, dans « Le mystère des nombres », indique que la fièvre, par exemple, prendra un caractère particulier au septième jour de la maladie… Beaucoup de médecins de campagne, imprégnés de cette connaissance intuitive, demandaient de patienter sept jours après l’administration du traitement afin de valider ou d’infirmer la guérison. Rudolf Steiner basera d’ailleurs sa méthode pédagogique sur des périodes de sept ans. On retrouve cette notion dans les écoles puisque les enseignants savent qu’un enfant a vraiment la maturité d’intégrer les subtilités de l’apprentissage de la lecture à sept ans aussi. Âge qui correspond officiellement à la fin du cycle des apprentissages fondamentaux.

L’arcane du Chariot


On retrouve dans la septième lame du tarot, « le Chariot », cette notion positive liée au retour à l’unité pour initier une évolution. Ainsi, on distingue sur cette carte la personne de « l’Amoureux », sixième lame, un peu vieilli mais couronné d’or pour attester, selon « Le dictionnaire des symboles », qu’il a dominé ses ambivalences et, par là, conquis l’unité propice à tout homme qui a résolu ses conflits. Sur ses épaules, deux côtés de visage (projection dédoublée) témoignent des oppositions qu’il a dépassées. C’est parce qu’il les a dépassées qu’il est sur le Chariot, c’est-à-dire qu’il avance…

 

Gilbert Roux pour la Magazine Signes et Sens

Publié dans:CHIFFRES |on 31 janvier, 2015 |2 Commentaires »

Comprendre l’Ascension c’est changer de fréquence

 

ob_2523e8_ange-nuage« Permettez-moi de vous mentionner brièvement encore une fois ce qui a déjà été dit, avec l’espoir que vous l’assimilerez suffisamment, « l’Ascension » ne nécessite pas de faire beaucoup de choses, mais de devenir, d’accepter et de vous rappeler de vivre comme le Dieu ou la Déesse que vous Êtes ! Grâce à l’expansion de conscience en tant qu’Être d’Amour, vous acceptez complètement la Divinité qui réside en vous et vous vivez la sagesse du coeur. C’est aussi simple que cela bien-aimés. Si vous devenez cela vous n’aurez plus besoin de rien d’autre à l’extérieur du Soi ! …  

… Comprenez que chaque dimension est à une certaine fréquence. La Cinquième Dimension vous devient accessible unique ment lorsque vous avez atteint cette fréquence dans votre conscience et que vous la maintenez à chaque instant ! 

Vivez depuis votre coeur, parlez et agissez comme un maître, comme une manière « d’être ». Interrogez-vous toujours « Qu’est-ce qu’un Maître ferait ou dirait dans cette situation ? ». Puis faites une introspection pour découvrir la réponse. Si celle-ci n’est pas claire, prenez une feuille de papier et un crayon, allumez une bougie si vous le souhaitez et émettez l’intention de trouver la réponse en vous. Le Maître en vous est toujours éveillé et vigilant, attendant votre reconnaissance.  

Défaites-vous de la conscience tridimensionnelle de la séparation, de la dualité, de la polarité et du drame dans toutes ses formes. Cessez de croire à deux puissances ainsi que de remettre votre pouvoir et votre précieuse énergie à l’illusion de cette densité de troisième dimension. Consentez à mettre de côté tout ce que vous avez appris jusqu’ici et qui n’a pas donné les résultats si vivement escomptés. Soyez prêts et disposés à apprendre de nouveau, et ayez le courage d’avancer dans la réalité inconnue de l’Amour et de la Magie. Reconnaissez que l’Amour est la seule Véritable puissance et vivez votre vie dans cette fréquence de l’intérieur vers l’extérieur. 

Laissez tomber tout jugement et toute attente sur vous-même et les autres, ainsi que la manière dont la vie devrait se dérouler pour vous. Ouvrez-vous afin de percevoir et d’accepter les merveilles et la majesté de « VOUS-MÊME » dans la splendeur de votre Divinité. Laissez cette grande aventure se développer et transformer devant vos yeux, dans la joie et la profonde gratitude… » 

«Etablissez un lien constant et conscient avec votre Présence JE SUIS et avec l’accomplissement de votre plan Divin. L’Ascension est l’Unification, la Fusion en une union Divine avec votre magnifique Présence JE SUIS. Pour incarner cet aspect glorieux de vous-même, familiarisez-vous et devenez intime avec cet aspect du Soi avec lequel vous voulez fusionner. Comment espérez-vous ascensionner et vous unifier avec un aspect du soi si vous ne prenez pas le temps de le connaître et de le comprendre ?  

Vous vous limiter à croire qu’ascensionner c’est : changer de dimension, être capable de manifester n’importe quoi, ne plus être limité par l’argent, pouvoir se téléporter et ainsi de suite… . 

Bien que ce soit des dons et des résultats qui accompagnent l’ascension, ils ne constituent pas le but premier. C’est votre niveau de compréhension de votre divinité et votre capacité de la devenir qui vous y mène. Acceptez la conscience d’être inoffensif en honorant le caractère sacré de toute vie qui partage cette planète avec vous. Vivez ainsi : adoptez le mode de vie où chaque instant est un acte « d’Amour » pour vous-même, vos semblables, la

Planète ainsi que pour tous ces royaumes. Puis, développez l’attitude de « Gratitude » pour tout ce qui est ! 

Nourrissez et développer un désir sincère pour votre ascension et votre immortalité ainsi qu’une volonté de marcher dans cette voie jusqu’au bout. Car, à moins d’entretenir ce désir sincère pour l’ascension et l’immortalité et de vous départir de votre ancien mode de vie tridimensionnel, celui qui vous a maintenu dans la souffrance, et, à moins de suivre le  chemin présenté par les Maîtres de Sagesse qui l’on parcouru avant vous, vous n’êtes pas en position pour devenir un réservoir cosmique de l’Amour et de la le candidat à l’Ascension dans le grand de création mortelle et qui propulsera Dans la quête d’Ascension, le pouvoir de l’Amour doit devenir le feu ardent qui fera fondre les éléments Lumière immortels. »

 

Message de Serapis Bey par Aurélia Louis Jones

Publié dans:ASCENSION |on 31 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Les propriétés des bougeoirs en cristal de sel

 

téléchargement (5)Le cristal de sel gemme, formé il y a des millions d’années, possède des propriétés telles que les spécialistes du Feng-Shui, de la géobiologie ou encore de la chromothérapie, conseillent fortement l’utilisation de bougeoirs ou de lampes fabriqués à partir de cette matière.

On voit fleurir ces magnifiques objets décoratifs aussi bien dans les cabinets de thérapeutes, dans les salles de relaxation ou de méditation que chez les particuliers. Ils ont effectivement leur place dans une chambre d’enfant, près d’un ordinateur ou d’un écran de télévision. La lumière relaxante et reposante d’un bougeoir en cristal de sel atténue, en effet, les inconvénients de nos appareils électroniques.

Neutraliser les ions nocifs

L’air qui nous entoure, lorsqu’il est pollué, comporte une surcharge d’ions positifs. Ceux-ci ont la caractéristique de laisser en apesanteur de minuscules grains de poussière. Aussi, les personnes allergiques aux acariens s’en trouvent considérablement gênées. Or, la spécificité du cristal de sel réside dans le fait que, combiné à une source de lumière (bougie ou même ampoule), il émet des ions négatifs. Résultat ? Les grains de poussière tombent sur le sol assainissant ainsi l’air ambiant. Par ailleurs, une bougie disposée près d’un appareil électrique atténue les effets indésirables sur l’organisme humain comme le stress ou l’insomnie, ces inconvénients étant dus à une exposition hertzienne trop importante.

Un recentrage sur soi

Des disciplines de type Feng-Shui, géobiologie, magnétisme, témoignent aussi des bienfaits du cristal de sel en termes d’espace. Le bougeoir permet effectivement de se recentrer selon les axes des points cardinaux. Il aide aussi à résoudre les clivages corps/esprit, matière/spiritualité et réalité/rêve car le sel est un minéral induisant un ancrage. De ce fait, il permet au psychisme de se reconnecter à la terre, de la même manière qu’une prise de terre en électricité. Les thérapeutes le conseillent donc pour lutter contre l’instabilité et la propension à se laisser aller aux fluctuations d’un mental débridé. Très utile également pour aider à se libérer du tabagisme et d’autres dépendances. Une lampe en cristal de sel canalise donc les émotions et incite, quoi qu’il en soit, à plus de sagesse et de sérénité.

Des formes uniques

Récoltés dans des galeries pouvant parfois atteindre 800 mètres de profondeur, les blocs de sel servant à la fabrication de bougeoirs sont travaillés de façon artisanale. Ceci explique que chaque produit est unique par sa forme. S’offrir une telle bougie n’a ainsi rien à voir au niveau vibration avec un objet fabriqué en série. Les couleurs, elles aussi naturelles, vont du blanc au rouge, en passant par le jaune et l’orangé. Le ton est tributaire de la quantité d’argile qui se trouvait là lors du processus de cristallisation. Un spécialiste en chromothérapie peut aider à choisir la couleur de la bougie le plus en accord avec soi. Quant au coût, il varie en fonction de la lampe, selon une fourchette allant de 40 à 100 euros.

 

Pierrette Fillot du MAGAZINE SIGNES ET SENS

Publié dans:ENERGIES, ESPRITS, POUVOIR |on 30 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

NOUS SOMMES TOUS GUERISSEURS

 

77349387_oSa conviction est faite : être sourcier est très banal. 

Il « exerce » depuis quelques mois quand une vieille douleur au genou se réveille. Verdict médical : l’opération est inéluctable. Pourquoi a-t-il consulté un guérisseur ? « Je n’y croyais pas, je pensais que c’était du n’importe quoi : que pouvait faire ce pauvre garçon pour mon cartilage abîmé ? » Pourtant, son genou guérit. « Je me suis intéressé au phénomène, j’ai voulu comprendre. » Il a donc essayé.

Premiers essais, premiers succès. Dans le milieu du cinéma, Bernard Blancan se taille une petite réputation et, sur les plateaux de tournage, il n’est pas rare de le voir imposer ses mains. « Certains pensent sans doute que je suis allumé, un peu barré. Peut-être ont-ils raison d’une certaine manière. Beaucoup me sollicitent quand même… » A-t-il un don particulier ? Il éclate de rire. « Mais non. Vous pouvez le faire vous aussi ! Nous sommes tous des guérisseurs. » A l’en croire, le mode d’emploi est enfantin. « La démarche est la même que celle du sourcier. Il n’est même pas besoin d’y croire. Il y a juste deux écueils à éviter. D’abord, le rejet total, sur le mode “je ne veux pas que ça marche parce que ça me chamboulerait trop”. Et aussi la croyance totale, façon “je suis un être exceptionnel, et il n’y a pas de doute qu’avec moi, ça va marcher”. L’état d’esprit idéal est celui du “pourquoi pas ?” ».

 

JETER LE MAL AU SOL 

Essayez. L’exercice implique un minimum de concentration. « Pas la concentration forcée, insiste notre guérisseur. Il faut juste être là, dans l’instant, à cet endroit, et faire abstraction du reste. Etre “en état de conviction”… Visualisez le mal, dans le genou par exemple, en surplomb duquel vous posez votre main. Imaginez une enveloppe énergétique, un rayonnement invisible au-delà du corps physique. Touchez cette enveloppe : vous et moi aurons cette sensation du toucher, sans qu’il y ait contact physique. Sans doute créons-nous cette sensation dans notre esprit, mais le fait est qu’elle existe. Donnez au mal une couleur, le rouge en général. Imaginez-le comme une incandescence qui va s’évacuer, voyez-le partir. Visualisez ensuite ce genou qui se répare, les petits vaisseaux, les muscles qui se remettent en état de marche. C’est fait ? L’exercice est terminé. » Enfin, presque. Bernard Blancan y ajoute un geste : il replie sa main, comme s’il se saisissait du mal qui est « sorti ». Et il le « jette » au sol… 

Tour de magie ? « Effet placebo, réplique-t-il. Je n’ai aucun pouvoir magique, vous non plus. Mais chacun a en soi des facultés d’autoguérison – que nous n’activons pas toujours parce que nous avons parfois besoin de la maladie, pour des tas des raisons : que l’on s’occupe de nous, que l’on se pose un peu. Les rituels sont l’équivalent de ce comprimé sucré que je vais vous donner pour combattre votre migraine et qui, effectivement, agira. » 

Cependant, à force de multiplier les expériences de sourcier et de guérisseur, Bernard Blancan a fini par pousser les portes de la rationalité. Il a imposé ses mains sur une clémentine avec l’idée de la voir se dessécher ; elle s’est effectivement ratatinée beaucoup plus rapidement qu’une clémentine-témoin. Il s’est concentré de la même manière sur une tomate, mais celle-ci était chez un ami ; elle s’est déshydratée alors qu’une tomate-témoin suivait le processus naturel de pourrissement. Il a substitué un pendule à ses baguettes et a cherché de l’eau, non pas sur un terrain mais sur Google Maps ; et il a trouvé l’eau. Il a guéri, à distance, des brûlés. Il aurait pu en perdre son esprit cartésien ; il s’est, au contraire, acharné dans sa quête d’une explication. « Je ne crois pas à la magie, pas plus qu’à ce concept très spiritualiste d’ouverture de conscience que je ne comprends pas : il fait partie du vocabulaire préétabli, prémâché, derrière lequel on se cache pour ne pas essayer d’expliquer. Non, il n’y a pas une élite qui a accès au monde parallèle dont est privé le tout-venant. Je pense, par contre, que les paradigmes définissant le réel vont un petit peu plus loin que ceux définis par la science d’aujourd’hui. Tôt ou tard, les frontières entre science et superstition vont bouger. Sous l’effet de la science. »

“QUELQUE CHOSE EN PLUS” 

On entre là dans un autre champ. Celui des possibles, du « quelque chose en plus ». « Je ne vous demande pas d’y croire, je n’ai aucune preuve à vous apporter, dit-il. Mais j’en ai besoin pour travailler. » Son hypothèse est la suivante : la pensée peut envoyer une information, comme elle peut en recevoir. Un « signal » plutôt – mais il utilise ce mot avec des pincettes, par crainte d’une méprise avec l’irrationnel ou avec la magie. Lui, c’est plutôt en matière de physique qu’il réfléchit ici. De physique quantique – celle qui travaille sur l’infiniment petit et sur la « communication » entre photons. « Peut-être, ajoute-t-il, sommes-nous tous, d’une certaine manière, intriqués. Que l’eau, enfouie à des kilomètres de moi, m’envoie un signal pour me dire qu’elle est là ; je réagis alors par de micro­mouvements musculaires inconscients qui font bouger la baguette ou le pendule – parce que ceux-ci ne bougent pas seuls, indépendamment de celui qui les tient. Peut-être aussi que c’est le même signal que j’envoie à votre genou pour lui dire qu’il est temps d’entrer en processus d’autoguérison ? Je m’interroge, je n’ai aucune certitude, aucune réponse absolue. Pour moi, la vraie croyance, c’est cet état de recherche. »

 

Extrait de Comment font-ils ? par Bernard Blancan sur Clé.com

Publié dans:ENERGIES, GUERISON |on 30 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Pagan Sex Intentions

AD’ aussi loin que les religions existent, elles cherchèrent en premier à expliquer le pourquoi de notre existence sur terre, à nous, puis au reste de la création. Elles cherchèrent à nous situer au sein de cette création, et une fois ceci fait, elles établirent des codes de société, supposés ceux voulus pour nous par des entités divines supérieures. Et elles assignèrent un rôle à chacun, selon le genre, la classe sociale, l’âge ou l’activité. Et surtout, toutes les religions s’interrogèrent longuement et en  détail sur deux aspects de l’existence, désormais bien connus du langage freudien : le sexe et la mort. 

Le but de cet article n’est pas d’établir une histoire de la sexualité de l’époque pré-monothéiste (que ce soit par le  christianisme, le judaïsme ou l’islam), qui serait bien trop longue et n’aboutirait certainement pas à cette idée voulant que la sexualité païenne était plus libérée que la sexualité  chrétienne (il suffit de voir comment les Grecs, et en moindre mesure les Romains, traitaient leurs femmes). Par contre, il est très intéressant de se pencher sur l’idée finalement désormais bien commune voulant que la sexualité ancienne était plus naturelle, saine ou libre. 

Ce thème parcourt les écrits et les discours, de la Wicca aux courants paganisants régionalistes et/ou nationalistes. Je me souviens avoir entendu parler de l’idée de «sexualité païenne» pour la première fois en 2003, étant étudiante, par un camarade païen plutôt identitaire. Il me mit un exemplaire de magazine païen identitaire entre les mains et me conseilla de lire l’article sur la sexualité païenne, me sous-entendant clairement que n’est païen que ceux qui adoptent une telle vision de la sexualité, et donc un tel mode de vivre cette sexualité. Et qu’ai-je trouvé dans cet article ? Rien de bien  mystérieux en soi : l’homme en pôle actif et la femme en pôle passif, comme le soleil et la lune, qui comprendraient leurs différences de genre pour mieux se compléter, qui seraient sexuellement très ouverts et actifs, sans tabou, mais où chacun reste bien à la place que Dame Nature lui aurait assigné. Non, pas d’écart de genre, s’il vous plait. Exit la timidité sexuelle, exit les complexes, les  craintes, les blocages. 

Le païen, et surtout la païenne, sont des êtres humains libres qui forniquent quand ils veulent, avec qui ils veulent… oui mais en respectant quand même une certaine idée de mariage, de famille, de filiation. La tradition ancienne, ce serait pour eux la liberté sexuelle dans une famille bien traditionaliste. 

D’autre part, la Wicca, avec à l’origine ses cérémonies nues (skyclad) et ses Grands Rites induisant une union sexuelle symbolique ou réelle entre la Grande prêtresse et le Grand Prêtre représentent sans équivoque une spiritualité où la sexualité est libre, librement et joyeusement vécue. La Charge de la Déesse, l’un des rares textes aujourd’hui lus et regardés comme une fondation de la Wicca et probablement écrit par Doreen Valiente, affirme : «vous serez nus lors de vos rites et vous danserez, chanterez, ferez la fête, jouerez de la musique et ferez l’amour, tout cela en mon honneur». Il est donc question de sexualité joyeuse, vécue avec insouciance dans la grâce de la Déesse et… à priori sans rapport avec un quelconque lien conjugal. C’est là le rappel des anciennes Bacchanales, ou plutôt des Bacchanales réinvesties par l’imagination populaire qui conçut et développa le thème des orgies sexuelles, pas toujours rituelles, pas toujours au nom de Bacchus-Dionysos. 

Ceci étant dit, lorsque la théorie se confronte à la réalité, le constat est en un sens étonnant : les païen(ne)s et sorcier(e)s d’aujourd’hui ne répondent pas, ou très peu à tous ces critères énoncés, et force est de reconnaître que la vie amoureuse des païens et sorcières reste finalement celle d’un ensemble de société, encore gangrénée par les tabous hérités du passé, également minée par une libération sexuelle qui a rendu la sexualité banale, qui a fait de la femme un objet de désir stigmatisé si jamais elle n’est pas suffisamment ouverte à la sexualité, ou si elle l’est trop, qui a forcé l’homme à jouer de performance, qui pointe du doigt les failles de ses capacités sexuelles, qui étale au grand jour une sexualité masculine qui se devrait toute puissante. Et finalement, la sexualité païenne se révèle être un mythe plus qu’une réalité, au regard de toutes ces femmes sorcières ou païennes qui se reconnaissent complexées face à leur corps, qui continuent de souffrir de mal-être, de peur de l’Autre, au regard de ces hommes qui doivent se situer par rapport aux attentes de la société, à leurs désirs et ceux de compagnes ou de partenaires. Une sexualité païenne qui se calque sur les coutumes de notre société, en instituant des handfasting où on ne fait que changer le terme de Dieu, pour Déesse ou Déesse et Dieu, où on bénit des alliances et où on se promet, selon des formules si proches des formules laïques ou chrétiennes, de s’aimer, d’être fidèles l’un à l’autre et de s’entraider au quotidien. Parfois pour toujours, mais très rarement en laissant clairement entendre que ce mariage pourrait avoir une date d’expiration. Le handfasting initial était pourtant connu pour lier une personne pour un an et un jour, une sorte de contrat renouvelable. Un mariage très moderne finalement, mais d’une forme finalement peu utilisée. Il est vrai que certains courants prévoient aussi des rituels de séparation, tout comme il y avait déjà des divorces dans l’Antiquité. Il est intéressant toutefois de noter l’évolution notable des handfasting homosexuels, qui marquent au moins une avancée dans la liberté sexuelle païenne. 

A17Finalement, tout ceci pour en venir à un fait manifeste ; celui que la sexualité païenne n’existe pas, bien qu’il existe des rites amoureux et sexuels. Il y a donc différence entre un rite ponctuel pratiqué par païens et sorciers, et un mode de vie qui s’accorde vraisemblablement à un ensemble sans lien direct avec une quelconque spiritualité ou religion, une sexualité dite contemporaine. La seule  volonté de chercher une sexualité païenne crée le danger de tomber, une fois de plus, dans des archétypes. Si la Vierge et la Prostituée sont dépassées, des figures nouvelles de sexualité ne doivent pas les remplacer pour enfermer de nouveau les personnes dans des rôles stéréotypés, avec de nouvelles formes de normalités et d’anormalités. Aussi, sacraliser la sexualité, aussi librement que chacun se sent prêt, apparaît positif, tandis que chercher à créer une nouvelle conception de la sexualité risquerait d’entrainer de nouvelles pressions, de nouvelles obligations, de nouveaux interdits. Il n’est pas rare de voir d’ailleurs des personnes, hommes ou femmes, utiliser le prétexte de la sexualité dite libre dans le paganisme et la sorcellerie pour abuser de personnes en faisant passer certains actes pour des nécessités rituelles. Faire passer la perversion pour du sacré, honnissant comme le dernier des bigots celui ou celle qui oserait ne pas vouloir s’y plier. 

Tout un article qui n’apporte peut être pas tant, si ce n’est de parler ouvertement d’un des aspects les plus présents du paganisme, tel que l’est le sexe. Réfléchir sur sa place dans l’imaginaire, dans la pensée et la réalité des païens et sorciers modernes. Accepter d’y mettre pleinement les mains là où tout est souvent dit par des phrases toutes faites, des acceptations générales et si lointaines de nos vies réelles, tout comme les chrétiens utilisent le Credo pour soutenir et affermir leur propre foi par la répétition de cette prière. 

images12La sexualité ne devient véritablement sacrée que lorsqu’on arrive à avoir de l’estime pour soi-même, à s’aimer de corps et d’esprit. Que lorsque nous avons réussi, parfois après avoir longuement travaillé sur nous-même, à vouloir aller vers l’autre sans préjugé, sans attente excessive, en parfait amour et en parfaite confiance. C’est tout un programme, un long et difficile programme. C’est aussi peut-être lorsque nous parvenons à ne plus associer forcément fidélité à amour, à sexualité, ou aussi peut- être lorsque l’amour est tel que la sexualité s’en trouve transcendée et que tout autre comportement que la fidélité serait ressenti comme sacrilège à cette sexualité sacrée. La sexualité sacrée n’a jamais été morale, mais elle n’a jamais été vécue non plus comme immorale. Elle est avant tout cet instinct qui naît et sort de nos tripes, cet instinct sauvage et intuitif qui pousse vers l’Autre, quel qu’il ou elle soit. Il est ce désir d’union avec l’Autre et à travers lui, l’univers. Il est aussi absence de désir, et est vécu autrement. Il est ce qui ne pourra jamais avoir de dogme, ce qui ne pourra jamais être défini. Il est ce qui continuera à faire parler encore et encore. 

Source Magazine Wiccan 

Publié dans:La MORT, SEXUALITE |on 27 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Terra Nostra : hommage

 

images (8)Imaginez les sons qui vous parviennent depuis une vieille demeure en pierre, derrière une lourde porte de bois entrouverte : des cliquetis, le bruit d’une scie, et une douce musique qui s’élève dans les airs, au rythme des tambours. Imaginez également les odeurs, la sciure du bois, la cire, les vieilles pierres qui constituent les murs de la pièce… Si vous poussez la porte, vos yeux se poseront sur un Atelier modeste. Au centre trône une table usée par les années, remplie de perles et de breloques, de baguettes, de pierres et d’autres merveilles. Au mur, des dizaines d’étagères pleines à craquer de coffrets et de tissus qui se soutiennent les uns aux autres. Là bas, tout au fond, il y a une   bibliothèque, dont les planches courbent sous le poids des livres accumulés depuis si longtemps. Chacun d’eux contient un rêve, un souffle, un murmure, une idée. Et même lorsque les tambours s’arrêtent, la Magie est encore là.» S’il fallait décrire Terra Nostra tel qu’il se présente dans ma tête,  s’il m’était demandé de vous faire ressentir ces images, ces sensations qui emplissent mon esprit, c’est ainsi que je le ferais, jamais autrement. «Terra Nostra», «Notre Terre» en français, est mon atelier d’artisanat Païen, un espace de partage quotidien et d’expérimentations créatives. Pourquoi ce nom ? Tout simplement parce qu’il évoque la Terre, bien entendu, Celle qui est à la base de tout, Gaïa, celle qui soutient nos pas jour après jour malgré nos erreurs et sans laquelle nous ne serions pas là aujourd’hui… Elle représente pour moi l’Energie primordiale, la Déesse au dessus des Dieux – s’il fallait la personnifier ; je ne connais rien de plus puissant, de plus enivrant ni de plus inspirant que sa force et son énergie.

Il faut la respecter, lui rendre hommage pour les cadeaux qu’elle nous offre. Parmi ces cadeaux se trouvent justement les matières naturelles avec lesquelles je travaille jour après jour : mes matériaux de prédilection sont la pierre et le bois, mais également les plumes, l’écorce, que je ramasse avec bonheur lors de mes balades en forêt. Enfiler des perles, pyrograver un symbole, poncer du bois, dessiner… Ce sont autant d’actes qui sont tout sauf dénués de sens.

En créant, on se concentre non seulement sur ce que l’on cherche à réaliser, sur la cohésion  d’ensemble, les matières et les teintes, les reflets et les formes, mais aussi sur soi. Plus longue est la création, plus longue est la réflexion. Il ne s’agit pas juste d’assembler trois pierres ensembles parce que-c’est-cool-et-hop-voila-c’est-fait, non, bien au contraire !

On met toujours un peu de soi dans ce que l’on fait, peu importe ce que l’on fait, comment on le fait et pourquoi on le fait. Et on prend le temps de réfléchir. Parfois, notre esprit divague, on pense à autre chose, on se remémore des faits, des gens, des images ou des paroles, et puis on revient à ce que l’on a entre les mains, on constate, on évolue, on change des éléments, tant sur le bijou/objet/autre que dans notre propre cheminement. On se met en relation avec ce en quoi nous croyons au plus profond de nous-mêmes et, parfois, en y mettant le coeur nécessaire, il est possible de percevoir un peu de cette énergie, de cette force qui anime nos croyances.

«Terra Nostra», c’est aussi un nom plein de mystère, élément qui, selon moi, manque trop souvent à nos vies quotidiennes, happées par la société d’aujourd’hui. Nous ne prenons plus le temps de rêver. Une fois tombés dans l’âge adulte, il nous est demandé de devenir raisonnable, d’oublier les contes de fées pour se concentrer sur la rentabilité, le marketing. Il faut consommer, consommer, consommer encore… Alors, une once de mystère, un peu de fantaisie, quelques gouttes de rêverie au milieu de tout ceci, ça ne fait pas de mal !

1Je me suis lancée dans l’aventure créative il y a maintenant plus d’un an. Après avoir crée depuis ma plus tendre enfance aux côtés de ma famille, qui m’a appris énormément, j’ai décidé d’allier ma spiritualité aux travaux manuels car j’ai la conviction que l’un ne va pas sans l’autre. Créer, c’est faire le lien entre Ciel et Terre, c’est relier esprit et matière, pour que l’un soit le résultat de l’autre et vice versa. Pendant un an, donc, j’ai partagé mes créations sur un blog, rencontré des gens fabuleux avec qui il m’a été donné de faire un petit bout de chemin. En un an de création, à savoir 365 jours de réflexion, de découvertes et d’échanges, beaucoup de choses se sont passées et ont changé tout naturellement en moi et autour de moi. Il y a quelques mois, je me suis retrouvée à la croisée des chemins, et j’ai dû faire un choix décisif pour la suite de ma vie. Je venais de finir mes études de graphisme/webdesign, mon contrat de travail avait touché à sa fin, et les offres dans mon domaine ne pullulaient pas trop (et ce n’est d’ailleurs toujours pas le cas…). Ainsi, un cycle se terminait pour laisser place à un autre et j’ai pris le temps de faire le bilan. Qu’est-ce que je voulais faire de ma vie ? Pour quoi étais-je réellement faite ? J’ai toujours aimé le graphisme, et j’aime toujours ce métier pour lequel j’ai été formée. Ce qui ne me plaît pas, en revanche, c’est tout ce qui l’entoure, ce brouillard informe et nauséabond d’hypocrisie, de stress et de profit qui plane au dessus de ce genre de métier. Comment me résoudre à créer des affiches publicitaires, à imaginer des story boards pour vendre à des inconnus ce dont moi-même je ne suis absolument pas convaincue ? D’autant que la plupart du temps, les gens n’ont vraiment pas besoin qu’on les matraque encore et encore d’images supplémentaires, alors que nous avons déjà l’esprit encombré de milliers d’entre elles dès que nous ouvrons les yeux au petit matin…

Je me suis toujours sentie en décalage avec la société actuelle. Mes aspirations ont toujours été simples, hors du cadre «normal» : apprécier la Nature, lire, flaner… et fuir les métros bondés ! Ce que j’aime par dessus tout, c’est donc la création, faire plaisir en me faisant plaisir, offrir des choses originales, différentes, être proche de ceux qui viennent me demander un coffret, une baguette ou  un collier rituel… J’aime essayer de donner vie à leurs envies, il n’y a rien de mieux que de travailler sur un bijou personnalisé qui vous tient à cœur, ou de décorer un objet selon vos goûts, avec l’appréhension de savoir si cela va vous plaire ou non lorsque vous le recevrez. A quoi bon être tous  différents si, lorsque nous cherchons par exemple un outil de pratique magique, nous nous retrouvons tous face aux mêmes créations, fabriquées à la chaîne par une machine qui se fiche plutôt pas mal de ce que nous sommes ? Nous sommes tous différents, et nous avons donc tous des envies et des besoins différents. C’est la base de tout.

En un an, j’ai eu la possibilité d’expérimenter de nombreuses choses, de tester de nouvelles techniques, d’observer l’évolution de l’Atelier, de voir si le projet était viable à long terme. Et je pense sincèrement qu’il l’est. Depuis le début du mois de novembre, j’ai fait de l’Atelier mon projet professionnel. Voilà, ça y est, le pas a été franchi. Je veux me lever le matin en étant heureuse d’«aller travailler», en faisant tous les jours un métier qui me plaît. Peut-être que ça marchera, peut-être que ça ne marchera pas, je n’en sais rien, et je ne veux pas le savoir. Mais dans tous les cas, j’essaie, et j’y crois fort ! Certains ont vu démarrer ce projet d’un œil bienveillant, m’ont même beaucoup aidée et donné des ailes pour aller de l’avant, et je les en remercie du fond du coeur car, sans eux, je pense que je ne serais pas là où j’en suis aujourd’hui. Mais d’autres en revanche n’ont pas mis longtemps avant de faire fuser critiques infondées et réflexions méprisantes alors qu’on ne se connaissait même pas. A ceux-là, je répondrais simplement que le monde est bien assez vaste pour qu’ils y trouvent leur place eux aussi, sans pour autant nuire à ceux qui souhaitent s’épanouir en toute quiétude. Mon but n’est pas de me faire de l’argent sur le dos des autres. Je ne souhaite pas devenir comme ces gens que je critique si fort. Ce n’est pas parce que je suis passée d’«amateure» à «professionnelle» que mes aspirations, idées et points de vue ont changé. Bien au contraire ! Mais ne nous leurrons pas, à chaque fin de mois, il faut payer des factures, faire des courses, payer un loyer… Vivre, tout simplement !

De «Rêves Païens», l’ancien nom de mon Atelier, à «Terra Nostra», j’ai souhaité garder la même ligne de conduite, la même proximité. Un nom qui change ne veut pas dire que la personne qui se cache derrière change elle aussi.  Terra Nostra, au final, c’est une multitude d’objets créés par vous et pour vous, qui évoluent constamment au fil du temps et des saisons, se parent de mille couleurs en  automne et d’un manteau blanc scintillant en hiver. Ce sont des encens aux senteurs multiples, faits de résines et d’herbes sélectionnées avec soin, ce sont des baguettes de bois, gravées de vos symboles, issues du cœur même de la forêt.

animée6Ce sont des coffrets aux multiples facettes, prêts à protéger vos propres trésors, mais aussi des bijoux magiques pour enchanter les Sabbats, prier la Lune ou Cernunnos. Ce sont aussi des créations plus fantaisistes, des boucles d’oreilles, des bracelets ou des pendentifs de pierres qui caressent du bout du doigt les mythes et légendes celtiques, nordiques ou chamaniques, soufflés par une mélodie, une image ou un murmure. Ce sont des cadres en bois pour orner vos murs, des plaques d’autel pour accueillir vos offrandes, des Runes, des Tarots, et tant d’autres choses encore…

Et si vous poussiez la porte de l’Atelier ?

Carnet d’adresse : La boutique : http://atelier-terranostra.net

La plateforme d’échange : http://blog.atelier-terranostra.net/

Contact : yuna@atelier-terranostra.net

Publié dans:ENERGIES, MAITRISE, POUVOIR, TERRE |on 27 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Conversation avec Dame Nature – exercice

 

NATUREToute chose est un esprit. C’est la façon animiste de comprendre le monde. Le Père Thomas Berry disait une chose que j’aime beaucoup et qui s’applique bien ici : «le monde n’est pas une collection d’objets, mais plutôt une communion de sujets». Le vent a ses esprits, de même que les arbres, l’herbe, les montagnes. Les «objets» sont aussi des esprits ; des tambours et percussions aux tasses à café et aux suspensions murales, en passant par les bâtons de marche, les carillons éoliens. En fait il n’y a que peu de raison de croire que même l’ordinateur sur lequel je suis en train d’écrire ceci n’est pas un esprit.

Cependant les esprits, en particulier ceux de la nature, n’occupent pas tous le même espace. Les esprits de Dana sont une façon d’articuler entre elles un phénomène multiculturel des traditions Irlandaises primitives. Dans la religion Shinto du Japon, on peut les appeler «Kami», chez les Bouddhistes Tibétains, ce seront les Dakinis. En Irlande, ces esprits sont collectivement connus sous le nom de «Tuatha Te Danann», le Sidhe (ou Sith ou encore Sí en Irlandais moderne), et ultérieurement, ils resteront dans la mémoire populaire comme le Peuple des Fées. Quand on parle des esprits de Dana, il n’est pas fait allusion qu’aux Tuatha Te Danann. Ceux-ci sont des esprits de  Dana, mais ce terme peut aussi être appliqué à certains esprits ancestraux, ou à ceux qui habitent certains lieux du monde naturel, ou encore à certains objets.

J’aime tout particulièrement une cascade à Glendalough, dans le comté de Wicklow en Irlande, qui pour moi est un esprit de Dana. Une définition simple de ce terme pourrait être : tout ce qui évoque les caractéristiques de Dana ou du sacré.

Néanmoins, je préfère utiliser la définition du kami de Patricia Monaghan, ainsi qu’elle l’utilise pour illuminer l’idée de la Déesse en Irlande. Voici ce qu’elle écrit: «Cela fait allusion à ces moments, endroits, mythes ou êtres dans lesquels la présence divine se fait sentir d’elle-même. La floraison des cerisiers, l’affleurement aigu d’une roche, le soleil trouant les nuages : ce sont des kami car ils nous rappellent l’ordre – la divinité – dans lequel nous sommes nés. En Irlande, de même, on peut expérimenter la présence de la Déesse comme une hiérophanie (manifestation du sacré), une faille par laquelle la puissance divine entre dans notre conscience humaine, grâce à des arrangements naturels et des moments spécifiques comme moyen de communication.

La pratique est alors ceci : promenez-vous dans la nature, dans un endroit qui est particulier pour vous, vers où vous vous sentez attirés. Allez-y avec l’intention d’identifier les esprits de Dana dans cette zone, et un esprit aîné qui fasse office d’ambassadeur pour le numineux de l’endroit. Pour faire cela, mettez-vous simplement en accord avec l’endroit pendant que vous vous y promenez. Faites attention à vos ressentis, vos sens (psychiques et non physiques), et là où votre regard est le plus attiré. Quelles caractéristiques du paysage semblent «porter l’espace» ? Qu’est ce qui, évoquant une qualité de divine beauté, chante à votre âme ?

Quand vous avez identifié cet esprit, vous pouvez envisager de faire une offrande (j’utilise souvent le tabac ou le Whisky aux Etats Unis). Ensuite, restez simplement quelques temps comme cela. Vous pouvez aussi ouvrir un dialogue. Parler avec la nature est différent de parler avec d’autres humains.

Il est évident que les pierres et les arbres ne parlent pas Français (ni quelque autre langage humain). Ils ont un langage différent. De la même façon que nous pouvons lire un livre, nous pouvons aussi lire la nature : les ombres qui tombent le long de la surface d’une pierre, le bruissement des feuilles d’un arbre, le glougloutement d’un ruisseau ou le chant des oiseaux. Ce sont tous des langages de plein droit, et si nous pratiquons l’ouverture d’esprit et écoutons attentivement avec nos sens intuitifs, alors ces langages deviendront aussi clairs que si nous conversions avec de vieux amis.

Dans tous les cas, le simple fait de passer du temps dans la présence de ces esprits est suffisant. Notez comment ils vous affectent, comment ils semblent, dans l’espace où ils se tiennent, apporter une ouverture vers le liminal, là où nous pouvons rencontrer la numinosité de l’âme. Ce sont là les véritables aînés de la tradition. Ils sont les véritables druides.

Les sens physiques

Cette pratique est assez simple, mais l’expérience peut être relativement profonde. Combien de fois sommes-nous attentifs à la présence physique de la nature ? Même quand nous sommes à l’extérieur, nombre d’entre nous ont tendance à être distraits. Notre esprit erre loin de nous, et soudainement nous ne sommes plus du tout dans la nature !

Nous sommes de nouveau au bureau, en classe, dans de vieilles disputes, ou en train de nous demander ce que nous allons manger le soir. Voici alors la pratique : passez du temps en extérieur, dans la nature, autant que vous le pouvez. La façon dont vous le faites n’a pas vraiment d’importance. Partez en randonnée, asseyez-vous sous un arbre, errez sans but dans un parc ou nagez dans une rivière. Prêtez attention à la présence physique de la nature. Cela peut vous aider de vous concentrer sur chacun de vos sens physiques, un par un.

Qu’entendez-vous ? Passez du temps juste à écouter la nature, que ce soient ses sons ou ses silences. Que voyez-vous ? Prenez le temps de vous concentrer sur une couleur, une lumière, une ombre, un mouvement, l’immobilité.

Que sentez-vous ? passez du temps dans les senteurs de la nature ; le parfum des fleurs, de l’herbe, du sol. Que goûtez-vous ? N’ayez pas peur d’explorer cet espace également !

Quel goût l’air a-t-il ? Si vous connaissez les plantes comestibles de la région, goûtez-les (attention : soyez certains d’avoir bien identifié ces plantes).  Maintenant reportez votre conscience sur la totalité de ce que vous voyez, et passez encore un peu de temps à être pleinement attentifs et conscients du tout, quelle que soit la nature des informations qui parviennent à vos sens.

Vous pouvez aussi essayer de faire ce qui suit quand vous aurez fini : répétez cet exercice sensoriel dans une ville ou une grande cité. Que remarquez-vous des réactions de vos sens suivant l’environnement ? A quel moment s’ouvrent-ils le plus ? Quand se taisent-ils ? Passez autant de temps que vous en avez envie à pratiquer cet exercice ; je vous invite à le répéter souvent. Passer du temps dans la nature en accordant nos sens à sa présence physique peut nous révéler autant de trésors que de parler avec les esprits ou prêter attention aux plans non ordinaires de la réalité.

Créer un lien avec les lieux

Allez dans le monde vert de la nature, plus c’est sauvage et mieux c’est. Si le seul endroit où vous pouvez aller en extérieur est un parc public ou un jardin, ou même un magasin de jardinage, ce sera toujours ça. Utilisez tout ce qui peut être à votre portée.

téléchargement (1)Trouvez un endroit qui vous attire, qui soit suffisamment confortable pour pouvoir y passer un peu de temps. Cela peut être un arbre particulier, une pierre, la rive d’une rivière, une clairière en forêt, votre coin favori du jardin ou votre droséra adoré.  Installez-vous confortablement et prenez le temps d’être bien présent. Branchez-vous sur vos sens physiques, et notez ce que vous remarquez.

Commencez par être conscient de vous-mêmes comme étant «l’observateur» du lieu. Maintenant modifiez votre perception, et soyez conscient de vous-mêmes comme étant «l’observé». Continuez en modifiant votre perception entre les deux états, et notez ce que vous remarquez. Puis, portez votre attention sur la présence physique du lieu. Restez ainsi un petit moment.

Maintenant imaginez pendant quelques temps que ce que vous ressentez comme étant la présence physique du lieu est aussi sa présence spirituelle. Restez ainsi un petit moment. Allez et venez entre l’expérience de la présence physique du lieu et celle de sa présence spirituelle. Notez ce que vous remarquez. Maintenant ayez conscience de vous-mêmes comme faisant partie de ce lieu, de la même façon que les arbres, les plantes, les rivières, la maison, les chats, etc. A quoi cela ressemble de participer à l’expérience du lieu ?

Voici quelques questions auxquelles j’aimerais que vous consacriez du temps, après cet exercice. Pendant la pratique de cet exercice, ai-je fait l’expérience de quelque chose que je considère comme sacré?

Dans les deux expériences du lieu, la physique et la «spirituelle», laquelle considérez -vous comme l’âme du lieu ?

Cet exercice vous demande de contempler la différence fondamentale qui existe entre la nature et l’âme. Quels sont les problèmes posés par la perception du physique et du spirituel comme une dualité ?

Optionnel : essayez le précédent exercice dans un cadre urbain. Que remarquez -vous?

La mort est une autre vie

 

téléchargementJe viens d’assister à l’avant-première du film documentaire de Franck Flanquart “Le Premier Souffle” et j’ai été éblouie d’y retrouver en images tout ce qui m’avait profondément marquée lorsque j’écoutais, il y a quelques mois, Idris Lahore donner une conférence publique sur l’accompagnement des mourants et des défunts.

Moi qui – comme la plupart des Occidentaux, je suppose -, me faisais de la mort une idée plutôt lugubre et assez désespérée, j’ai, grâce à ces deux événements, commencé à  aborder le sujet tout autrement. J’ai appris que la notion de réincarnation existe depuis toujours, de Platon à Hugo et de Cicéron à Goethe !

Selon cette théorie, l’être humain n’est pas créé au moment de sa conception : il est un esprit, entrant avec son âme dans un corps physique préparé par ses parents et poursuivant son évolution dans d’autres mondes après la mort de ce corps physique, avant de naître à nouveau dans le monde terrestre.

L’esprit humain parcourt ainsi des cycles, de vie en vie, il a connu de nombreuses naissances et de nombreuses morts, dont il ne se souvient pas.

Mais… vous souvenez-vous des neuf mois que vous avez passés dans le ventre de votre mère ou des deux ou trois premières années de votre vie ?

Pourtant, vous avez bien vécu ces moments !

  • Les éléments constitutifs de la nature humaine

Le corps physique de l’être humain est composé de quatre éléments :

• un élément solide, l’élément Terre, par exemple nos os et nos muscles ;

• un élément liquide, l’élément Eau : le sang, la lymphe, les larmes… ;

• un élément chaleur, l’élément Feu : ce sont les 37° qu’on a normalement, quelle que soit la température extérieure ;

• un élément gazeux, aérien, l’élément Air, qui nourrit toutes nos cellules.

Mais la différence entre notre corps physique, ici, maintenant, et un cadavre, c’est la force de vie, l’énergie vitale, qui maintient le corps physique dans une certaine structure où circule l’énergie de vie (dans les chakras et les méridiens, par exemple). Certaines spiritualités appellent cette structure le corps éthérique ; il maintient la vie, la santé et l’équilibre.
L’esprit, quant à lui, est ce qu’il y a de vraiment éternel pour l’être humain, il n’a ni début, ni fin, pas de limites ni dans l’espace, ni dans le temps, parce qu’il est issu de l’Absolu (ou de Dieu ou du Tao, ou de l’Origine, chacun le nommera comme il veut) comme une étincelle vivante.
Il est de la même nature que l’Absolu et il en a les caractéristiques.

  • La dissolution des éléments dans la mort

L’idée du film “Le Premier Souffle”, ainsi d’ailleurs qu’un très élégant petit livre d’I. Lahore, qui vient de paraître aux Editions EccE et intitulé “Lecture aux Morts – guide de la vie après la mort”) est d’apprendre ce qui se passe au moment de la mort et dans la mort, pour ne plus en avoir peur et pour pouvoir observer le tout en restant curieux, comme lorsqu’on est vivant face à quelque chose de neuf et d’intéressant.

Qu’est-ce que la mort, dans un  premier temps ?
Les éléments qui s’étaient rassemblés dans le corps physique commencent à se dissoudre.
L’élément Terre, solide, perd de sa force.
L’agonisant ne peut plus se tenir droit, il commence aussi à voir flou et même lorsqu’il ferme les yeux, c’est comme s’il ne voyait à l’intérieur que des mirages.
Vient ensuite la dissolution de l’élément liquide.
Le mourant perd le contrôle de ses liquides corporels et de ses sphincters, et les bruits ne le dérangent plus car il devient de plus en plus sourd.
L’étape suivante est la dissolution de l’élément chaleur, qui se retire des extrémités vers l’intérieur.
Lorsque le quatrième élément, Air, commence à se dissoudre, l’inspiration devient de plus en plus courte et l’expiration de plus en plus longue, jusqu’au dernier souffle.
Pour la médecine, c’est là le moment de la mort, puisque l’électro-encéphalogramme et l’électrocardiogramme sont plats.

  • La mort réelle

Or, la structure énergétique ne s’est pas encore dissoute et commence alors la deuxième étape dans la mort.
Les canaux énergétiques (méridiens) se vident et il se passe en même temps de nombreux phénomènes psychiques ou mentaux, l’un étant que tout ce qui est lié à la mémoire est mis en mouvement : pendant trois à quatre jours, celui que les gens imaginent mort, voit à rebours tous les événements de sa vie passée, du moment de sa mort jusqu’à sa naissance.

C’est la raison pour laquelle, autrefois, dans les religions, on demandait de ne pas toucher le corps pendant ce laps de temps.
D’autres phénomènes se produisent encore qui aboutissent à la séparation définitive de l’esprit et de son âme d’avec ce corps dans lequel ils étaient entrés à la conception.

C’est là le moment de la mort réelle : les éléments physiques et la structure énergétique se sont dissous.
Il reste d’une part le cadavre et d’autre part l’esprit avec son âme, qui va poursuivre son voyage dans les mondes de l’après-mort.

  • Les mondes de l’après-mort

Il arrive d’abord dans le monde astral des âmes, où il entre en contact avec les défunts qu’il a aimés ou admirés et qu’il perçoit comme des “êtres de lumière”, pour reprendre l’expression de ceux qui ont fait des expériences proches de la mort.
Il revit ensuite tout ce qu’il a pensé, dit et fait de beau, de bon et de vrai ; puis tout ce qu’il a pensé, dit et fait de mal.
Il revit aussi tout le mal qu’il a fait subir aux autres, volontairement ou pas.

Ces moments ou ces mondes sont décrits dans les religions comme le purgatoire ou les enfers.
Ainsi purifié, l’esprit entre dans le monde spirituel proprement dit, un monde de lumière et d’amour…
Mais il sait qu’il ne peut y rester, et il décide de renaître pour avoir une chance supplémentaire de corriger le mal qu’il a pensé, dit et fait, de se purifier, de se perfectionner pour pouvoir un jour rester dans ce monde divin et spirituel.
On ne peut en effet pas entrer au paradis en étant méchant, jaloux, haineux, ignorant, sous peine que le paradis ne devienne l’enfer !

L’esprit avec son âme choisit alors les parents et la naissance les mieux adaptés au karma qu’il lui faut compenser et aux mérites dont il peut profiter, et la spirale de  l’évolution continue à l’emmener toujours plus haut, vers la réalisation de sa nature (divine) véritable.

Ceci n’était qu’un bref résumé de cet étonnant voyage dans l’après-mort et je ne peux que vous encourager à voir le film et à lire le livre qui ont totalement changé la vie de certains.

Contact :
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Publié dans:La MORT |on 24 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Le paranormal, qu’est-ce que c’est ?

 

L’élément lexical « para », signifiant en grec « à côté de », pourrait exprimer aussi l’idée de « protection contre » comme dans parapluie ou parasol. Ainsi, l’ambivalence que constitue le langage peut nous amener à être « à côté de la plaque » si l’on s’intéresse au paranormal. Ou, au contraire, à protéger notre ouverture d’esprit face aux certitudes d’une raison résonnante qui voudrait tout expliquer au risque de se prendre pour le centre de l’Univers.

fantomeAborder le paranormal, c’est déjà s’entendre sur le normal. Or, d’après le dictionnaire, est normal ce qui est dépourvu de tout caractère exceptionnel. Ce qui tendrait à penser que sur trente élèves d’une classe, s’il se trouve un seul élève de couleur, celui-ci pourrait être qualifié de paranormal !

Des phénomènes à prendre au sérieux

Sigmund Freud, le fondateur de la psychanalyse, que l’on ne peut qualifier d’inconséquent du point de vue de la rigueur scientifique, s’est intéressé aux phénomènes dits « occultes » et notamment à la télépathie. Dans une conférence faite en 1922, intitulé Rêve et télépathie, le célèbre psychanalyste conclut son exposé avec une grande humilité et une belle ouverture d’esprit : Ai-je éveillé chez vous l’impression que je voudrais subrepticement prendre parti pour la réalité de la télépathie dans son sens occulte ? Je regretterais beaucoup qu’il soit difficile d’éviter une telle impression. Car j’ai voulu être pleinement impartial. D’ailleurs, j’ai toutes les raisons pour cela car je n’ai pas d’opinion, je ne sais rien là-dessus…Ainsi Freud, tout en prenant sérieusement en compte le phénomène paranormal, se méfiait des récupérations qui pouvaient en être faites par quelques théories dogmatiques fumeuses, tentées à l’époque – comme aujourd’hui d’ailleurs –. Il ne cherchait pas non plus à expliquer le paranormal à l’aide d’une religiosité incompatible avec la science psychanalytique. Un autre grand spécialiste de l’inconscient, Carl Gustav Jung, publie en 1958 un livre, « Un mythe moderne »dans lequel il se propose d’interpréter des témoignages d’ovnis à la lumière de la psychologie des profondeurs et du concept d’inconscient collectif. La théorie jungienne repose sur l’hypothèse qu’il existe un fondement commun à tous les peuples à travers tous les âges. Cette idée/force considère donc sans a priori toutes les manifestations dites paranormales dans la mesure où elles sont, quoi qu’il en soit, l’expression d’une réalité psychique digne d’être prise au sérieux.

Le paranormal spontané

Il est coutume de nommer paranormal spontané l’ensemble des expériences dites paranormales de la vie quotidienne : il s’agit des rêves prémonitoires, des guérisons inexpliquées, des visions, des apparitions, des phénomènes de clairvoyance, etc. Ces manifestations ne font pas l’objet de consensus quant à une explication scientifique. Il est vrai que celles-ci se produisant de façon spontanée, il est impossible de les étudier au sein d’un laboratoire. Pourtant, la parapsychologie tente de se livrer à l’étude rationnelle, approfondie et pluridisciplinaire, de phénomènes semblant inexplicables en l’état actuel de nos connaissances scientifiques et qui mettraient en jeu le psychisme et son interaction avec l’environnement. Ainsi, les parapsychologues pensent que la croyance du sujet en ces phénomènes conditionne en partie les résultats. Parmi les champs d’étude de la parapsychologie, on nomme psychokinèseou psychokinésie (PK) l’interaction d’un individu avec son environnement, selon des modalités non expliquées à l’heure actuelle. Le pionnier en la matière est Joseph Bank Rhine. Ce professeur assistant de psychologie publia de nombreux travaux sur des expériences pour le moins troublantes. Pour exemple Hubert Pearce, futur pasteur méthodiste, sujet soumis à un test consistant à faire deviner des cartes, devina correctement les 25 cartes d’un paquet, résultat qui a une chance sur 3 multipliée par 10 puissance 7 (3 suivi de 17 zéros) d’être dû au hasard…

Les mystiques, une énigme pour la science


La mystique Marthe Robin (1902-1981) interroge toujours le monde scientifique et rationnel par le fait que durant quatre années, sa seule nourriture était l’hostie. Marthe Robin, aveugle et paralysée, restera pendant plus de cinquante ans alitée. Chaque semaine, son corps manifestait la passion du Christ : les stigmates. Cet état ne l’empêchera pas d’être à l’origine des Foyers de Charité, une œuvre présente dans le monde entier. L’histoire de Thérèse Neumann, née le 8 avril 1898 en Bavière, met aussi notre logique à rude épreuve. Le 10 mars 1918, en essayant d’éteindre un incendie, Thérèse se blesse la colonne vertébrale. Une chute lui fait perdre partiellement la vue. Convalescente, elle chute de nouveau. Une troisième chute lui occasionne des syncopes avec catalepsie, des déformations (jambe gauche tordue et repliée). À partir du 17 mars 1919, elle devient totalement aveugle et partiellement sourde muette. Deux apophyses de l’épine dorsale enfoncées entraînent une paralysie des membres inférieurs, avec escarres purulents. Elle sera examinée par six médecins différents qui constatent son état. De 1923 à 1926, elle bénéficiera de plusieurs guérisons miraculeuses instantanées : 29 avril 1923 double cécité guérie, 3 mai 1925 gangrène guérie, évitant l’amputation prévue, 17 mai 1925 guérison des lésions vertébrales, des plaies du dos et de la paralysie, en extase, il y a cicatrisation des escarres et remise en place de son pied gauche le 13 novembre 1925, au cours d’une autre extase, guérison d’une appendicite purulente, puis le 19 novembre 1926, pneumonie double guérie toujours au cours d’une extase. Elle dort une à deux heures par nuit, n’a ni sécrétions ni évacuations (urines, selles…). Elle pratique un jeûne absolu et se contente elle aussi d’hosties humectées d’eau… Le psychiatre et psychanalyste Jacques Lacan définissait le réel à l’aide de l’aphorisme : le réel, c’est l’impossible. Et si le paranormal était justement là pour interroger chacun d’entre nous à propos d’une réalité abstraite qui nous est inhérente, à savoir l’existence d’un inconscient qui possède sa propre logique, structuré comme un langage paradoxal !

 

Raymond Herbin DU MAGAZINE SIGNES ET SENS

 

La Petite Oasis sous nos Pieds

 

IMG_4866 (427x640)Nous avons souvent l’impression de n’avoir  aucune influence sur le cours de notre propre vie. On voit la poignée de gens qui ont leurs doigts prêts à appuyer sur les boutons rouges des fusils nucléaires, ou qui contrôlent les médias ou les grandes entreprises. La réalité est que chaque décision est née d’un choix personnel. Chacun de nous peut faire des choix qui changent le monde. C’est cette réflexion qui nous a amenés, mon mari Alain et moi, à agir en commençant par le cercle d’influence le plus intime, les changements dans nos propres habitudes de vie. Ce que nous mangeons, la façon dont nous  chauffons notre maison, le choix de notre travail et de nos loisirs, les valeurs que nous transmettons à nos enfants… Tant de décisions qui affectent la toute petite parcelle de Terre que nous habitons. Si l’on considère la surface en mètres carrés habités par les humains, presque 7 milliards de mètres carrés,  nous pouvons nous faire une idée de la latitude de notre influence en tant qu’individus sur la planète. 

Qu’arriverait-t-il si ….

individuellement nous exercions notre influence en créant un petit espace de paix et d’ équilibre juste là, sous nos pieds ? On aurait alors 7 milliards de mètres carrés de paix dispersés partout sur la planète comme autant de petites graines. Et quand ces graines commencent à pousser… 

Ce type d’influence individuel qui change le monde s’appelle la «permaculture» qui veut dire «culture permanente» ou «agriculture permanente». Appelons cela aussi «oasismaking», la création d’une myriade d’oasis personnelles, et imaginons une multitude de petits cercles verts qui s’entrecroisent. La planète dans ses cycles éternels fait naturellement de la permaculture et cela depuis plus de 4 milliards d’années, et dans tout l’univers, les formes de vie terrestres ne trouveraient pas mieux comme berceau que notre Mère Terre nourricière. Alors examinons ensemble ce qu’est la permaculture. 

La définition la plus simple de la permaculture est : prendre soin de la Terre, prendre soin des gens, consommer moins et recycler tout. Nous prenons soin de la Terre, car elle est notre «chez-nous». Nous prenons soin des gens, parce que ce sont les êtres humains qui font le plus de dégâts sur la terre. En satisfaisant les besoins des gens de façon saine et paisible, nous prenons aussi soin de la terre. Nous consommons moins et nous recyclons tout ce qu’on peut, et satisferons ainsi à la fois les besoins des gens et de la planète.

 Il y a des personnes qui viennent à la permaculture parce qu’ils sont des militants environnementaux, d’autres par la recherche d’une vie plus saine ou par le désir d’égalité et de responsabilité sociale. Moi, je suis venue à la permaculture à travers la conscience du sacré de la Terre, et grâce à une vénération du Cycle de Vie si profonde qu’elle est devenue une quête spirituelle. La question que je me suis posée alors était comment exprimer cette approche spirituelle dans mes choix de vie ? La réponse que j’ai trouvée était que puisque la Terre est une sorte d’immense oasis pour la Vie dans l’espace, je pouvais l’honorer au mieux en créant une petite oasis sur mon mètre carré de Terre. Ce qui me plaît dans la permaculture c’est de «prendre soin de la terre et de prendre soin des gens», pour mon mari, l’approche est plus pratique, plus scientifique. Il prend soin de son oasis en «consommant moins et recyclant de tout». 

Tous deux, nous croyons fortement à l’idée qu’il faut utiliser ce que l’on a plutôt que de jeter pour acheter du nouveau. Pendant un certain temps, nous avons cherché un terrain ou une petite ferme à la campagne sans succès. A chaque fois nous sommes revenus à l’idée de transformer notre vieille maison de ville, et peut-être un jour, aider les gens à transformer ensuite le quartier, la ville, la région… Dans une oasis de villes écologiques, de biodiversité, d’esprit de communauté. Depuis quatre ans, nous travaillons quotidiennement aux changements, sur nous-mêmes et sur les 398 mètres carrés de terrain urbain sous notre influence directe, puisque c’est là où a été construite notre maison  traditionnelle de parpaings et d’enduit des années 80. 

D’un point de vue technique, notre maison n’est pas une «maison écologique», puisque les matériaux de construction traditionnels ont été imposés par le plan de l’urbanisme local. Par exemple, l’isolation extérieure est en polystyrène enduit plutôt qu’en chanvre. Mais la maison est très économe et consomme moins d’énergie. Nous avons construit un puits canadien et une citerne de 15 m3 pour l’eau de pluie, ajouté une extension de pavillon très bien isolée, ajouté un système de ventilation mécanique (VMC) à double flux, renforcé l’isolation à l’extérieur de la maison et du grenier, et remplacé toutes les fenêtres par un double vitrage. Alain a fait toute la conception et le dessin architectural lui-même. 

A part  l’excavation de la cave, le puits canadien et la construction de la citerne qui ont été réalisées par une équipe de maçons, nous avons fait nous-mêmes tous les travaux. Après avoir transformé tous les parpaings, le bois de charpente et les tuiles du toit en extension de pavillon, ce qui était autrefois un jardin ressemblait à un désastre écologique ; une boue visqueuse mais aussi dure que du béton, si dure que même les pissenlits et les liserons n’arrivaient pas à pousser. Au cours de ces trois dernières années, avec beaucoup de compost, le sol a repris vie. Maintenant en nous promenant au jardin, à chaque pas, nous pouvons tendre la main pour en cueillir des fruits, légumes, herbes aromatiques ou fleurs, tout «bio», la plupart du jardin étant comestible. Cette année entre début mai et mi-octobre, nous avons cueilli en moyenne un demi-kilo de nourriture bio par jour, et dans un vraiment petit espace. L’année prochaine nous anticipons le double de cela en nourriture. En plus de son apport à notre plaisir gustatif, le jardin est florissant avec une diversité de plantes et d’animaux. Il bourdonne avec les ailes d’oiseaux, papillons, abeilles et autres insectes bénéfiques. Il y a aussi des grenouilles, poissons et une famille de hérissons qui y habite. Le sol est devenu mousseux grâce aux labeurs des vers de terre qui semblent être partout sous terre. 

La leçon la plus importante que l’on apprend ici, est que la création d’une oasis personnelle est un processus. Nous ne sommes plus frustrés par la lenteur de notre projet. Nous ajoutons une chose positive et nous nous débarrassons d’une mauvaise habitude, une chose à la fois. Nous faisons des choix conscients quant à notre travail et sa proximité, les transports et la consommation. 

Le résultat le plus inattendu de notre changement de mode de vie fut l’effet sur notre bien-être et notre santé. Au lieu de s’éloigner l’un de l’autre au fil de nos multiples changements de vie, nous sommes devenus plus proches, sans doute parce que nous allons dans le même sens. Maintenant que la Terre sous nos pieds est florissante, nous sommes prêts à élargir le cercle à nos voisins et à la  ville. Récemment nous avons crée une association, «Oasis Urbain». Notre espoir est que, simplement en vivant comme nous le faisons et en partageant cet enthousiasme et ce plaisir, nos voisins aient l’envie de faire quelques pas eux aussi. Prendre soin de la Terre, prendre soin des gens, consommer moins et recycler plus… Quand nous agissons ensemble, l’énergie est décuplée ! Dans tout le cosmos, c’est la Terre qui est notre oasis. 

Notre seul sanctuaire et source, la Terre est à l’origine du «développement durable». Pendant ces derniers quelques milliards d’années, notre planète a su maintenir son équilibre. Elle est source de changement constant, créant des formes de vie qui sont merveilleuses, bizarres et uniques. La plus récente de ses expériences a résulté dans la création de l’espèce humaine. Et nous, enfants de Terre, aussi intelligents que nous croyons être, nous sommes trop réticents à voir les dégâts que font nos activités : nous ne voyons pas «le grand tableau». Le grand tableau est l’univers, et notre Terre là dans un coin tranquille assez reculé, et pour toutes nos idées de grandeur, nous ne sommes en fait pas grand-chose dans ce grand tout. 

C’est en fait un organisme vivant, composé de matière organique et de poussière d’étoiles. Elle s’appelle «Terre», mais je me demande si son nom ne serait pas plutôt «Vie». «Vie» survivra à sa création de l’humanité. Mais son travail sera beaucoup plus facile si nous retournons à une attitude de révérence et de simplicité au lieu de ressentir un dégoût pour la terre sous nos pieds et une soif pour l’exploitation des autres. Au lieu d’être le plus grand cauchemar de la Terre, nous avons le potentiel pour une évolution vers son rêve pour nous. Elle seule connait ce rêve, mais la partie d’elle en moi me murmure «crée une oasis…». En tant qu’espèce humaine, nous sommes petits et pleins d’orgueil mais nous sommes aussi conscients et créatifs, 7 milliards de petits organismes qui marchent d’une même façon que notre planète. Nous avons chacun le don de pouvoir prendre les décisions pour que le cycle de vie continue, chacun avec au moins un mètre carré et la possibilité de créer un monde autour de nous.

 

Leigh Gadell et Alain Barret sont enchantés par l’oasis qui se forme autour de leur maison en Ile-de-France. Si l’idée vous intéresse, allez faire un tour sur la toile à : http://oasis-urbain.over-blog.com

 

 

 

Publié dans:TERRE |on 23 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

La Wicca, Religion de l’Expression de Soi

JbaZnvxlVowIZrFDnlldMY_EK84@464x571L’un des aspects les plus positifs dans la publication d’un magazine païen est le lien que nous entretenons avec les nombreuses personnes qui nous contactent. La majeure partie de ce contact se fait par lettres et concerne généralement des questions pratiques et concrètes, mais à l’occasion une véritable conversation peut éclore sur cette ligne fragile de communication. En dehors de ces correspondances, nous avons également rencontré des gens en personne. Il est souvent surprenant de voir comment des personnes aux âges et expériences différents peuvent s’entendre, alors que certains font activement partie de la Wicca, quand d’autres sont de complets débutants. 

Assez fréquemment, on nous demande comment nous nous sommes engagés dans la Wicca, et il est toujours intéressant d’apprendre ce qui a attiré les autres dans le style de vie païen. On peut remarquer que la plupart ne savent pas précisément quand ils s’y sont intéressés et que souvent, ils se sont sentis païens une bonne partie de leur vie. La date historique de découverte de la Wicca en tant que religion païenne des temps modernes est souvent la plus simple à retenir. En ce qui me concerne, ce fut particulièrement le cas. Je me souviens assez clairement avoir été très surprise quand j’ai entendu dire qu’une forme moderne de sorcellerie existait et qu’elle était plus connue sous le nom de l’Art. A cette époque, il n’y avait rien de connu sous le nom de Wicca en Hollande. De cette situation émergea l’idée de lancer un magazine païen pour essayer de mettre en contact des gens aux mêmes centres d’intérêt. Le but majeur de ‘Wiccan Rede’ était, et est toujours, de créer un lien et un point commun entre les païens et les gens intéressés par la Wicca. 

La publication du magazine a, de plus en plus, influencé notre développement personnel à l’intérieur de l’Art, un développement probablement très différent de celui que la plupart des gens expérimentent. Mais plutôt que  d’évoquer la façon dont le magazine a influencé mon cheminement personnel, je vais essayer d’utiliser cette opportunité pour présenter mes points de vue personnels à propos de l’Art. Comment la Wicca a-t-elle changé ma vie ? Quelles sont mes expériences dans l’essence même de la Wicca ? 

Une des premières choses que j’ai remarquée quand j’ai pris conscience d’un mouvement païen moderne, était   Un respect commun pour beaucoup des valeurs en lesquelles je croyais, souvent en secret car jusqu’alors, j’avais été rarement capable de trouver des âmes semblables à la mienne, avec lesquelles je pouvais partager mes croyances. 

Du coup, souvent les gens me considéraient comme étant un peu folle, une «bizarre», une hippie, ou ils n’étaient simplement pas d’accord avec moi. Cette attitude me condamnait à la solitude et à la frustration. Il m’a fallu vivre une véritable introspection avant de trouver ma famille, mes frères et soeurs spirituels. Pendant ma quête spirituelle, j’ai bien sûr retrouvé beaucoup des choses auxquelles je croyais dans d’autres chemins spirituels, mais le plus souvent je me retrouvais à trébucher sur des dogmes et des terminologies que je trouvais très limitatifs. Ce qui m’a attirée dans la Wicca fut d’abord l’absence de dogme, de haute philosophie, quand j’ai eu une prise de conscience face au Wiccan Rede : «Si cela ne nuit à personne, fais ce que tu veux.» Ma première réaction fut «c’est si simple, mais tellement vrai. Que veut-on de plus ?» La Wicca est une religion simple. Elle est directe. Il y a un peu d’élaboration mais par dessus tout, elle est ce que l’on en fait. Nous l’appelons fréquemment une religion «bricolage» et cela résume bien l’Art. 

Dans la série d’articles «au-delà du balai de sorcière» que j’ai écrite pour le «Wiccan Rede» j’ai décrit la Wicca comme la «religion de l’expression de soi . Qu’ai-je voulu dire par là ? J’ai voulu véhiculer l’idée que l’essence de la Wicca repose sur la capacité de s’exprimer d’une façon qui nous paraît juste. Dans notre société moderne, nous sommes souvent réduits à n’être qu’un numéro dans la machine technologique et bureaucratique. Nous sentons que notre contribution est minimale. Il y a peu d’appréciation de notre travail et de nos efforts. On en arrive donc à la conclusion que nous sommes inutiles, et cela mène fréquemment à un sentiment de cynisme et d’apathie. Dans l’Art, tout le monde a de la valeur. On est encouragé à chercher nos talents et dons, peu importe qu’ils soient considérés comme futiles ou peu importants par la plupart des gens. Mes activités au sein de la Wicca ont donné à ma vie une nouvelle dimension. Au lieu de me sentir sans pouvoir, j’ai découvert de nouvelles façons de m’exprimer et ce faisant, je me sens beaucoup plus positive face à la vie. Il est clair qu’une attitude positive a de l’influence sur nos vies, de différentes façons. Même le plus morne travail de routine peut devenir intéressant si on y cherche un défi et que l’on fait preuve d’un peu d’imagination. On est plus motivé lorsque l’on se sent partie intégrante d’un système, lorsque l’on donne de la valeur à la Vie dans sa globalité, au lieu de la subir comme quelque chose qui nous dépasse. Dans mon cas, une attitude positive m’a aidée à augmenter ma confiance en moi et mon respect envers moi-même. Même quand tout semble aller de travers, je sais au plus profond de mon coeur qu’il doit y avoir une raison à cela et que ce n’est pas pour rien que nous endurons des périodes difficiles. 

Cela m’a aussi permis de confirmer la présence d’une force divine et par dessous tout, m’a aidée à comprendre quel contact l’on peut établir avec ces forces. Dans l’Art, nous croyons que les Dieux ont besoin de nous autant que nous avons besoin des Dieux. Nous ne sommes pas des servants des Dieux mais leurs représentants sur  Terre. Chaque femme est la Déesse et chaque homme est le Dieu. Notre but est de vivre comme des Dieux,    d’utiliser nos talents créatifs et notre sagesse à leur plein potentiel. Nous sommes encore à beaucoup d’égards des enfants, mais tant que nous n’avons pas le recul pour voir qui nous sommes et quel est notre rôle dans cette vie sur Terre, il y a peu d’espoir d’un développement positif et d’une évolution de l’espère humaine. 

Le principe de l’énergie masculine et féminine est une part vitale de la philosophie Wiccane. C’est un aspect que l’on retrouve, tout simplement, dans toute forme de vie. C’est un principe basé sur la polarité où l’équilibre et l’harmonie peuvent être réalisés. Dans chaque être humain, on peut trouver cette polarité. Chaque homme a quelque chose de féminin et chaque femme a quelque chose de masculin. La Wicca tente de trouver l’équilibre, tout comme la nature lutte pour cet équilibre. Comment cela fonctionne-t-il en pratique ? Dans mon cas, l’Art m’a amenée à remettre en question des aspects particuliers de notre société. Je n’avais jamais été convaincue que les rôles masculins et féminins traditionnels étaient naturels. Puis je me suis vraiment rendue compte du principe de polarité, et j’ai réalisé avec encore plus de conviction l’absurdité de cette division. Chaque pôle a une qualité particulière dont les énergies sont plus appropriées à certaines situations. Mais cela n’implique pas qu’un pôle est supérieur ou inférieur à l’autre. En d’autres termes, le côté féminin de la nature peut être plus approprié à certaines situations où l’approche masculine serait loin d’être idéale, et vice-versa. On ne doit jamais oublier que les qualités féminines et masculines existent indifféremment chez chacun. Une femme est tout aussi capable d’utiliser son point de vue masculin qu’un homme. 

Cela ne veut pas dire qu’un homme ou une femme doive imiter le sexe opposé pour imposer sont point de vue. C’est une question d’équilibre et de reconnaissance des deux pôles en chacun de nous, la polarité masculine et féminine, en intégrant le recul nécessaire pour savoir lequel est approprié à quelle situation. Ce dernier point est extrêmement mis en exergue dans la Wicca, quand on comprend que le Dieu et la Déesse sont égaux, qu’aucun n’est supérieur ou inférieur à l’autre. En tant que femme, cet aspect m’a sûrement attirée. Je ne suis pas traitée comme une citoyenne de second rang, les femmes sont respectées et reçoivent les honneurs qu’elles méritent. Les hommes et les femmes travaillent ensemble en tant que prêtres et prêtresses et créent ainsi l’harmonie. Par dessus tout, c’est le respect qui tient toute sa place dans cette relation. Le résultat d’un tel échange d’énergie est aussi la possibilité qu’un troisième aspect apparaisse : l’équilibre. Quelque chose de totalement nouveau qui n’existait pas auparavant. Cet équilibre est l’un des principes fondamentaux du travail magique et ressemble beaucoup à l’équilibre entre l’intellect, les sentiments, les émotions et la volonté, que l’on devrait développer si l’on veut atteindre la véritable harmonie. 

images (6)Dès qu’un des pôles prend trop d’importance, l’équilibre est rompu. La volonté est par exemple une qualité primordiale en magie, mais si elle n’est pas associée à un peu de sentiments ou de compassion, alors les résultats peuvent être très égocentriques. Si les sentiments prennent le dessus, comme l’envie de revanche, alors les résultats souffriront eux aussi d’un manque d’équilibre. J’ai découvert que le principe de polarité peut être appliqué à tous les aspects de la vie, en particulier dans les domaines de l’éthique. Je me suis rendue compte que beaucoup de gens ne prenaient jamais vraiment le temps de remettre en question la moralité de la société. Quand quelqu’un commet un acte asocial ou barbare, c’est souvent accepté comme une fatalité, ce qui a pour conséquence de devenir «banal». Dès que quelqu’un commence consciemment à travailler la magie, il se trouve confronté à des questions d’ordre éthique. Je suis devenue beaucoup plus consciente du fait que je peux influencer les gens et les situations. Bien sûr, j’étais capable de cela avant même que je n’entende parler de l’Art, mais au fur et à mesure, ma conscience est devenue attentive à cet aspect de la vie, et cela a changé ma façon de voir les choses. Cette conscience m’a incitée à réfléchir à des comportements auxquels je n’avais jamais prêté attention auparavant, à des questions relatives à notre vie quotidienne, comme ces commérages ou ses jugements des autres, des choses dont on sait peu mais dont on prétend être expert, et dont on tire ses idées préconçues ! 

Etre impliqué dans la magie signifie travailler de l’intérieur, unir les sentiments et l’intellect  et les transformer en actes. Le moyen d’y parvenir est la personnalité de chacun. En chaque personnalité, il y a un sens de la moralité et par dessus tout de la responsabilité. Travailler positivement veut dire par essence apprendre à reconnaître ses limites, pour apprendre par soi-même ce qui est bien ou mal par rapport à l’espèce humaine. Nous sommes tellement conditionnés que nous sommes devenus paresseux et même pire, nous ne nous rendons même plus compte que nous pouvons déterminer notre propre futur. Il faut une grande volonté pour ne pas être séduit par la facilité de laisser les autres diriger nos vies. Nous   courons sans doute le risque de perdre des amis parce que nous ne sommes pas conformes, mais en fin de compte, nous pouvons espérer que nos vies ne soient pas gâchées en suivant aveuglément les masses et en vivant une vie relativement insipide et inintéressante. Travailler avec la magie signifie aussi être actif pour l’extérieur. Il y a une communication dans les deux sens (la polarité à nouveau) entre notre monde intérieur et le monde extérieur. Dans l’Art, c’est la Nature qui est notre guide. Une relation étroite avec les forces de la Nature et les cycles forme la base à partir de laquelle nous travaillons. Alors souvent, nous trouvons des réponses à nos problèmes en observant le monde naturel, en prenant la peine de le faire. La Nature est notre source d’inspiration et à son contact, nous prenons conscience du sens de l’existence. 

Cette connaissance m’a donné la foi et l’assurance que rien n’arrive sans raison ou signification. J’en suis arrivée à la conclusion que même sans connaître les réponses à mes problèmes, j’ai la possibilité de les résoudre. Peut-être (sans doute) ne trouverai-je pas toutes les réponses dans cette vie ou dans les nombreuses vies à venir, mais un jour tout me sera révélé. Une certaine dose de patience est clairement nécessaire mais je n’accepterai pas l’attitude apathique du «pourquoi devrais-je ?» ou «à quoi bon ?». La vie est trop intéressante et a trop de valeur pour avoir une attitude négative à son égard. De plus, la négativité peut être destructrice. Combien de personnes se rendent-elles vraiment compte que toutes les pensées négatives (et positives) sont projetées dans l’aura de la Terre ? Ce n’est pas étonnant qu’il y ait de la souffrance et de la douleur sur notre planète quand  il y a tant d’énergie négative autour de nous ! Dans les rituels de l’Art et dans le travail en Cercle, on essaye d’agir contre cette situation. Les rituels sont basés sur une atmosphère de joie et d’amour et le Cercle est un générateur de cette ambiance. Chaque personne qui travaille dans le Cercle est conscient de ce fait. Nous essayons consciemment de transformer les vibrations négatives en énergie positive, pour la projeter dans l’aura de la Terre. Il est aussi possible de porter le Cercle avec vous, dans votre propre aura. De cette façon, vous pouvez irradier de l’énergie positive 24h/24, même si en pratique, il y a une tendance à avoir des hauts et des bas dans le niveau d’énergie. Mais nous avons le potentiel de diffuser beaucoup d’énergie positive. 

Dès que nous sommes menacés par des influences négatives, cette radiation peut être traduite en des termes familiers comme «être optimiste», «avoir la joie de vivre»… Les influences négatives ont la tendance destructrice de fragmenter ou désolidariser nos vies. La fragmentation et toutes ses conséquences sont un phénomène grandissant, spécialement dans l’Ouest. Le nombre de groupes et de fractions continue à augmenter et l’unité idéale du monde semble plus lointaine que jamais. Naturellement, le «phénomène de groupe» n’est pas en lui-même nouveau mais de nos jours, il a une tendance bien plus agressive et destructrice. Il y a peu de tolérance entre les groupes. Il y a un esprit individualiste extrême évident qui a tendance à nier l’existence d’autres groupes qui agissent et pensent différemment. 

images (7)Bien que la Wicca reconnaisse l’existence de petits groupes autonomes (les covens), il y a une base  philosophique commune qui les unit. C’est peut-être un des aspects de l’Art les plus intéressants, mais aussi l’un des plus difficiles à comprendre. Je peux me développer individuellement tout en ayant pleinement conscience d’appartenir à l’Humanité dans son ensemble. Pour pouvoir me développer vraiment individuellement, je dois avoir l’opportunité de découvrir mes propres talents, aussi différents et divers qu’ils soient, en me comparant avec mes amis. Les petits groupes autonomes de la Wicca autorisent cette diversité de développements individuels, tout en ne perdant pas de vue le but plus important de l’évolution de l’espèce humaine. A chaque fois que je rencontre des gens d’autres covens ou des pratiquants solitaires, je me sens complètement libre d’échanger mes idées, même si elles ne sont pas toujours en accord avec les leurs. Cela est possible car nous savons que nous travaillons dans le même but, aussi différentes que puissent être nos méthodes. Cette attitude tolérante peut être extrêmement positive en créant un espace pour le développement dynamique et l’échange. Cela veut dire aussi que le réseau complet des groupes évolue de manière réellement progressive et vivante. Nous apprenons tous et ce processus d’apprentissage continuera. Seulement à ce moment nous sommes vraiment vivants. 

Cette diversité a un autre point positif. Puisqu’il n’y a pas de dogme, il y a peu de chance que les idées stagnent ou se pétrifient ou pire, que les gens deviennent trop paresseux pour penser par eux-mêmes, en absorbant tout ce qu’ils entendent sans expérimenter personnellement le savoir. Il y a vraiment une possibilité d’apprendre activement le respect par le développement personnel. Pour ma part, ce développement individuel a été très important. J’ai pu être capable de découvrir mes propres talents créatifs en matière de pensées ou de sentiments, sans me sentir limitée. Il m’est arrivé de faire une découverte, pour réaliser par la suite que quelqu’un avait déjà découvert la même chose (parfois il y a des siècles) mais cela n’a en rien amoindri mon sentiment d’avoir été innovante. Quand je découvre que quelqu’un d’autre est arrivé aux mêmes conclusions que moi, je le ressens plutôt comme une confirmation. 

Une des expressions de la Sorcellerie est «si cela te paraît bien, alors c’est juste». Cette attitude me donne la possibilité de choisir quelle voie m’est personnellement bénéfique, au lieu d’entendre «tu dois faire ceci ou cela». Bien sûr, des conseils de quelqu’un de plus expérimenté peuvent être extrêmement utiles et j’en suis toujours très reconnaissante, mais je ne me suis jamais sentie forcée de suivre de tels conseils à contre-coeur. En fin de compte, nous devons faire nos propres choix et prendre nos propres décisions. 

Si vous avez lu jusqu’ici, peut-être pensez-vous que j’aurais pu arriver à ces conclusions sans la pratique de l’Art. Quiconque ayant un peu de volonté et de bon sens peut reconnaître sa propre valeur intrinsèque et peut  développer une attitude adéquate face à la vie. C’est sans doute vrai. Alors pourquoi la Wicca est-elle une religion ayant tant de valeur à mes yeux ? L’essence repose en mon lien avec le Dieu et la Déesse et en ma conscience que moi, en tant qu’être humain, je suis un enfant des Dieux. Le Dieu est mon esprit de chasse, de combat, ma volonté, ma persévérance et ma détermination alors que la Déesse est mon âme, mon intuition, ma passion. Ensemble, ils m’ont formée, m’ont créée et en tant qu’enfant de leur union, je suis capable de donner une forme à leurs pouvoirs créatifs sur Terre. Je suis leur manifestation ici-bas. 

La Wicca est une religion de la Terre, elle a la simplicité de la Nature elle-même. Il y a peu de compromis possibles. Les lois par lesquelles nous vivons doivent être naturelles et non créées de la main de l’homme. Le royaume de l’être humain a un rôle spécifique à jouer dans l’évolution de la Terre, mais les plantes aussi, ainsi que les animaux ou les minéraux. Les anciens païens le savaient et en tant que païens modernes, il est de notre devoir de faire revivre ce savoir et de l’intégrer à notre intellect, car cela a eu un énorme impact sur notre conscience moderne. 

La Wicca est une religion de la fertilité, pas seulement de la Terre mais aussi de l’Esprit. C’est aussi la Vieille Religion du Chasseur, le Dieu Cornu. Aujourd’hui nous sommes des chasseurs de Vérité et nous devons réapprendre à utiliser nos cornes, nos antennes spirituelles, si nous voulons découvrir les anciens mystères de notre existence et nos origines cosmiques. Les anciens Dieux païens étaient souvent représentés comme des guerriers, et nous sommes nous aussi des images (8)guerriers, courageux et sans peur. Ce n’est pas pour rien que les armes des Sorcières sont appelées ainsi et que le Cercle est dessiné pour former une barrière contre les pouvoirs de l’obscurité. Mon lien avec le Dieu et la Déesse renforce cette conviction, ce désir de surpasser les forces de la nuit, et bien que je puisse être tentée d’errer sur le mauvais chemin, je sais qu’ils me protègeront et me guideront lorsque cela sera nécessaire. C’est cette croyance qui me guide dans les moments sombres et qui me donne courage et détermination pour continuer. Cette croyance est la fondation sur laquelle je peux construire, et c’est par dessus tout celle sur laquelle je peux m’appuyer avec certitude. En d’autres termes, c’est une stabilité mentale et spirituelle qui, quoiqu’il arrive, ne me laissera jamais tomber.

 

issu du Magazine LUNE BLEUE Par Morgana (www.silvercircle.org), traduction Syd Merle

Publié dans:ESPRITS, GUERISON |on 20 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Que l’humain se reconnaisse

 

 

téléchargement« L’Humanité est-elle prête à accueillir une transformation de la conscience, « une Floraison » intérieure si radicale et si profonde que, comparée à celle-ci, la floraison des plantes, aussi belle qu’elle puisse être, n’en soit qu’un pâle reflet ? Peuvent-ils défier l’attraction gravitationnelle du matérialisme et de la matérialité pour s’élever au dessus de l’identification à la forme, qui maintient l’égo en place et les condamnent à rester prisonniers de leur personnalité ? 

L’état « normal » d’esprit de la plupart des êtres humains comporte un puissant élément  propre à ce que nous pourrions appeler « dysfonctionnement » ou même « folie ». Ce sont certains enseignements de l’Hindouisme pur qui arrivent le plus près de présenter ce dysfonctionnement comme une forme de maladie mentale collective. Ces enseignements qualifient ce dysfonctionnement de maya, d’illusion. Ramana Maharshi, un des plus grands Sages de l’Inde le dit sans détour : 

« le mental est pure illusion » … Le plus grand accomplissement de l’humanité n’est pas ses oeuvres d’art, sa science ou sa technologie, mais plutôt la reconnaissance de son propre dysfonctionnement, de sa propre folie. Il y a très longtemps, certaines personnes isolées ont reconnu cette folie. Un homme appelé Gautama Siddharta et ayant vécu il y a 2600 ans en Inde fut peut-être le premier à le voir avec une clarté absolue. Ce n’est que plus tard, que le titre de Bouddha lui fut attribué, terme qui signifie « celui qui est éveillé ». 

Quand on reconnait sa propre folie, on permet à la santé mentale d’émerger et à la guérison et à la transcendance de s’effectuer Une nouvelle dimension de la conscience avait donc commencé à voir le jour sur notre Planète Les rares personnes chez qui elle était advenue s’adressèrent à leurs  contemporains, leur parlèrent de souffrance et d’illusion : 

« Observez la façon dont vous vivez. Observez ce que vous faites. Regardez la souffrance que vous causez. » Ils leur ont ensuite montré qu’il était possible de sortir du cauchemar collectif, de cette   existence humaine « normale ». Ils leur ont montré le chemin. … Un pourcentage croissant de l’Humanité est en train de faire sauter les vieilles structures de l’égo et d’entrer dans une nouvelle dimension de la conscience ! Ce qui émerge en ce moment ce n’est pas un nouveau système de croyances, une nouvelle religion, mythologie ou idéologie spirituelle, puisque nous arrivons au bout, non seulement, des mythologies, mais également des idéologies et des systèmes de croyances. Le changement se situe au-delà du contenu mental, au-delà de nos pensées.. 

Quelle libération de réaliser que la « voix dans ma tête » n’est pas ce que je suis. Mais alors qui suis-je ? Je suis celui qui voit ceci. Je suis celui qui est avant la pensée. Je suis la Présence dans laquelle la pensée, l’émotion ou la perception se produisent… 

… Le « Nouveau Paradis » c’est l’avènement d’un état de conscience humaine transformée, la « Nouvelle Terre » en étant le reflet dans le monde physique….  Une nouvelle espèce est sur le point de voir le jour sur cette Planète. Elle est sur le point de voir le jour maintenant. Cette Nouvelle espèce, c’est VOUS !

 

Issu de Nouvelle Terre de Eckhart Tolle

Publié dans:HUMANITE |on 20 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

L’Amour au coeur de Maintenant

 

Message de Jésus, Sananda 

images (1)« Lorsque Vous Vous remplissez de vibrations d’Amour, les miracles se déversent dans vos vies, dans tous les aspects de votre Être et ceci permet l’expression de votre Divinité. Quand Nous Vous parlons d’Amour, Nous Vous demandons de maintenir Ces vibrations d’Amour, c’est un engagement fondamental dans l’instant présent, le moment « Maintenant ». 

A chaque instant de « Maintenant », il vous est demandé de faire le choix le plus « haut » et d’exprimer le plus beau de vous-mêmes dans toutes les facettes de ce que Vous Êtes. Vous devez faire des choix qui élèvent vos vibrations et non le contraire. Tout au long de la journée, vous constaterez que vous baissez ou que vous élevez vos vibrations en fonction des pensées, des mots et des actions que vous offrez à l’Humanité. Vous devez faire les choix qui vous centrent sur l’Amour, pour cela interrogez-vous à chaque instant : « Cette pensée est-elle une pensée d’Amour, ou est-elle une pensée issue de mon égo ? » 

Quand vous observez ainsi vos pensées, vous prenez conscience que vous pouvez orienter vos paroles, vos actions afin qu’elles reflètent l’Amour qui est en votre Coeur. Au coeur même de cet Amour, se tient l’élixir de Vie, les particules Adamantines, qui sont le fondement de Toute Création.

Ces particules Adamantines vous sont accessibles car Elles se déversent en abondance sur notre Bien Aimée Terre Mère. (Elles sont issues de la Lumière Métatronique). Chacun d’entre Vous y a accès afin que vous puissiez manifester toutes les Créations de La Nouvelle Terre Vous êtes sur le point de solidifier cet équilibre qui permet la Création. Pour maintenir cet équilibre de façon constante, il vous suffit d’être dans l’Amour et seulement dans l’Amour. 

Au coeur de cet équilibre, vous découvrirez que vous êtes vous-même au coeur du Coeur Sacré car tout n’est qu’Un et que vous êtes Un avec toute Création. Vous découvrirez que Vous êtes Tout ce Qui Est ! Nous vous demandons d’élargir votre compréhension sur votre propre champ d’énergie. Vous Êtes bien plus que cette compréhension limitée de vous-même. Tout dans le passé a limité votre  regard sur vous-même. Mais sachez que Vous Êtes Bénis, magnifiques, vous êtes des Êtres Divins et des Êtres de Lumière. Comment votre champ énergétique peut-il être limité ? Votre énergie comprend toute Création ; elle contient le passé et le futur, elle englobe Tout ce Qui Est. Nous vous demandons de méditer sur cela et de ressentir cette expansion. Ressentez l’infini de ce que Vous Êtes. Posez-vous dans le silence et respirez profondément. Laissez votre conscience pénétrer votre corps et le champ d’énergie que vous êtes. Puis tout doucement, prenez conscience de votre propre expansion et que la Terre Mère fait partie de Vous. Respirez et absorbez cela. Persévérez au point de ressentir que votre expansion est infinie et qu’elle Est toute Création. 

Vous êtes tellement plus que ce corps physique, que cette expression mentale que ces corps émotionnel et ethérique que vous vous efforcez de maintenir en harmonie. Vous êtes Divins et vos corps sont divins. Alors que vous élevez vos vibrations dans les vibrations de la Cinquième Dimension, vous saisirez la force de votre expansion. Vous aurez alors bouclé la boucle et selon la Loi du Cercle, vous comprendrez que vos quatre corps sont l’expression illimitée de votre propre Création illimitée.

Cela est si simple Bien Aimés, et pourtant l’Humanité est encore sous la tutelle de son ego. Remettez votre ego, votre physique, votre mental et votre corps émotionnel aux mains de votre Présence Divine JE SUIS. 

Basculez dans l’Amour, uniquement l’Amour dans le moment « Maintenant » . Vous découvrirez alors, à nouveau, que les Miracles de la Création sont en Vous, que les bénédictions de la Vie Vous appartiennent dès lors que vous demandez. En étant Amour vous exprimez le Divin car Le Divin est Amour. JE suis avec Vous, dans l’Amour, dans le Moment « Maintenant » 

Je suis Jésus.

par Michelle Coutant

Traduit par Dominique-claire Germain de magazine « Vivre sa Légende »

Publié dans:AMOUR, JESUS |on 18 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Le peuple souterrain

 

 

imagesLa vieillesse n’existe pas dans le royaume d’Agharta, ni la mort. C’est une société où chacun paraît jeune, même s’il est âgé de plusieurs centaines d’années. Cela semble incroyable aux habitants de la surface exposés aux effets nocifs des radiations solaires et d’une mauvaise alimentation. Mais il faut savoir que les symptômes de la vieillesse ne sont pas le résultat naturel du temps qui s’écoule. Ils sont l’expression de mauvaises conditions biologiques et d’habitudes néfastes. La sénilité est une maladie, et comme les habitants de l’Agharta sont exempts de maladie, ils ne vieillissent pas. 

Dans le royaume d’Agharta, les sexes vivent séparés. Le mariage n’existe pas. Chacun est libre et indépendant, et la femme n’a pas besoin du soutien de l’homme. La reproduction se fait par parthénogenèse, et les enfants nés de cette façon sont tous du sexe féminin. Dans cette civilisation matriarcale la femme est considérée comme le sexe parfait et supérieur. Les enfants sont élevés par la collectivité. Il n’y a donc pas de foyers, au sens où nous l’entendons. 

La culture scientifique très développée du peuple souterrain signifie une chose : c’est que ces gens ont exploité au maximum les possibilités de l’intelligence humaine. Et comment y sont-ils parvenus ? En faisant converger vers leur cerveau toutes leurs énergies vitales au lieu de les disperser dans des activités sexuelles dégradantes. En réalité, les problèmes sexuels, qui sont la préoccupation importante de notre monde, ne perturbent absolument pas celui-là. Grâce à leur régime à base de fruits et de légumes, les êtres souterrains ont des glandes endocrines qui fonctionnent harmonieusement, comme celles des enfants, et leur métabolisme n’est pas contrarié par un afflux de toxines alimentaires ou d’aphrodisiaques tels que le poivre, le café, le tabac ou l’alcool. En évitant d’alourdir ainsi leur sang et de s’intoxiquer à longueur de journée, comme nous le faisons, nous, à la surface, ces gens sont capables de vivre dans une abstinence totale, et ils peuvent alors consacrer toute leur énergie vitale à une activité supérieure du cerveau. 

L’Agharta, ou la quête d’un monde caché.

Le professeur de Souza, dans la revue de la Société théosophique brésilienne, a écrit un article concernant ce royaume mystérieux. Nous en extrayons les passages suivants « Dans toutes les races humaines, et en remontant jusqu’à l’aube des temps, on retrouve les mêmes traditions concernant l’existence d’une terre sacrée, ou Paradis terrestre, dans laquelle les idéaux les plus élevés de l’humanité sont devenus des réalités vivantes. Dans les écrits les plus anciens, que ce soit en Europe ou en Asie Mineure, en Chine, en Inde, ou en Egypte, ou encore en Amérique, il est fait mention de cette terre sacrée, connue seulement des gens qui en sont dignes par leur pureté et leur innocence. 

« La route qui conduit à ce monde invisible, et qui relève du domaine ésotérique, constitue la quête essentielle de tous les enseignements occultes et la clé maîtresse de toute initiation, dans le passé, le présent et le futur. Cette clé magique est le  » Sésame, ouvre-toi  » qui donne accès à un monde nouveau et merveilleux. Les vieux Rosicruciens le désignaient par le mot français VITRIOL, qui est une combinaison des premières lettres de la phrase : VISTA INTERIORA TERRAE RECTIFICANDO INVENES OMNIA LAPIDEM – ce qui veut dire qu’à l’intérieur de la Terre est caché le vrai mystère. Le chemin qui mène à ce Monde caché est la voie de l’Initiation. 

« Dans la Grèce ancienne, les Mystères de Delphes et d’Eleusis situaient cette terre céleste sur le mont

Olympe et dans les Champs Elysées. A l’époque Védique elle portait divers noms, comme Ratnasamu (Pic de la pierre précieuse), Hermadri (Montagne d’or) et mont Meru (Résidence des dieux et Olympe des Hindous). Symboliquement, la cime de cette montagne sacrée se dresse dans le ciel, la partie centrale correspond à la Terre, et la base s’identifie au Monde souterrain. 

« Les Eddas scandinaves faisaient état d’une ville fabuleuse située dans la région souterraine d’Asar.

C’était la terre d’Amenti dans le Livre sacré de la mort des anciens Egyptiens. C’était la ville des Sept Pétales de Vichnou, et aussi la cité des Sept Rois d’Idumée, ou Eden, de la tradition judaïque. Sous des appellations différentes, c’était toujours le Paradis terrestre. 

« Dans toute l’Asie Mineure, non seulement dans le passé mais encore aujourd’hui, il existe une croyance fortement enracinée dans l’âme du peuple se rapportant à une cité mystérieuse pleine de merveilles, qu’on nomme Shamballah. Les Perses, eux, l’appellent Alberdi, ou Aryana, terre de leurs ancêtres. Les Hébreux, Chanaan, et les Mexicains, Tula, tandis que pour les Aztèques c’est Maya-Pan. Les conquérants espagnols croyaient à l’existence d’une telle ville, et ils organisèrent nombre d’expéditions pour la trouver. Ils lui donnèrent le nom d’El Dorado, la Cité de l’Or. 

« Pour les Celtes, ce  » Pays des Mystères  » s’appelle Duat, ou Dananda. La tradition chinoise parle d’une cité des Douze Serpents. Il y a aussi identification avec la fameuse Colchide vers laquelle s’embarquèrent les Argonautes, en quête de la Toison d’Or. « Au Moyen Age, on retrouve la même idée avec l’île d’Avalon, où les chevaliers de la Table Ronde, sous la conduite du roi Arthur et sous la protection de l’enchanteur Merlin, partirent à la recherche du saint Graal, symbole de respect, de justice et d’immortalité. Lorsque le roi Arthur fut grièvement blessé dans une bataille, il pria son compagnon Belvédère de le mettre sur un bateau qui l’emmènerait aux confins de la Terre. Puis il dit :  » Adieu, mon ami, je pars pour un pays où il ne pleut jamais, où la maladie n’existe pas, et où on ne meurt pas.  » Ce pays de l’immortalité, c’est l’Agharta, le Monde souterrain. C’est le Walhalla des Allemands, le mont Salvat des chevaliers du Graal, l’Utopie de Thomas More, la cité du Soleil de Campanella, le Shangri-la du Tibet. » 

EXTRAIT du livre : La Terre Creuse de Raymond Bernard aux Editions Albin Michel

Publié dans:INTRATERRESTRES - MESSAGES |on 18 janvier, 2015 |1 Commentaire »

Le culte de la Dame Sombre Santisima Muerte

 

imageUne chose est certaine : le culte de la dame sombre est présent dans toutes les cultures, toutes les traditions et ce, depuis le début des temps. La dame sombre a même survécu à la christianisation des cultes païens grâce aux Vierges Noires retrouvées un peu partout dans le monde. Elles ont été vénérées, craintes, diabolisées et elles sont encore présentes dans le monde moderne ! J’ai moi-même toujours été fascinée par la dame sombre : Hécate et Perséphone ont fait un passage marqué, Kali a longtemps été à mes côtés pendant mon passage dans le Shaktisme et j’avoue avoir une énorme attirance pour les Vierges Noires qui, pour moi, sont une prolongation du culte d’Isis. Toutefois, il ne m’est jamais passé par l’esprit d’être ainsi appelée par la plus grande des dames sombres, la Mort elle-même, la Santisima Muerte. La Santisima Muerte ou Santa Muerte, ou encore, Sainte Mort, la Squelettique, la Dame Noire, la Dame Blanche, la Dame de la Nuit est une véritable dame sombre des Amériques. Son apparence nous repousse et nous paraît caricaturale la première fois qu’on la voit. On a le réflexe de s’éloigner et de croire qu’elle est démoniaque, une figure du mal. Elle est habituellement représentée sous la forme d’un squelette avec une toge noire à capuchon qui la couvre de la tête aux pieds, laissant seulement son visage et ses mains exposées. Une croyance dit que sa robe symbolise notre réflexe de couvrir notre véritable nature qui, un jour, disparaît. 

Elle porte souvent, dans une main, un globe qui symbolise qu’elle est maîtresse du monde mortel, et dans l’autre, une faux, représentant la mort imminente qui nous rappelle que celle-ci est présente en tout temps et que toutes les créatures vivantes partagent le même destin. «La Mort a été représentée en tant que figure anthropomorphe ou comme personnage fictif dans de nombreuses mythologies et cultures populaires. La personnification de la mort en tant qu’entité vivante, consciente et sensible, est lié à l’idée de la mort et à son poids historique et philosophique considérable. Dans le folklore occidental moderne, La Mort est généralement représentée comme un squelette portant une robe, une toge, noire avec capuche, éventuellement une grande faux. La Mort est alors connue sous le nom de La Grande Faucheuse ou tout simplement La Faucheuse. Ce symbole d’origine italienne est très présent durant tout le Moyen-Âge et à la Renaissance, dans les peintures apocalyptiques et macabres comme celle de Pieter Bruegel l’Ancien (Le Triomphe de la Mort). 

À une époque où la peste noire faisait des ravages, la faucheuse représentait un être terrifiant venu happer les vivants d’un coup de lame.» – Wikipedia Qui aurait pensé que cette figure symbolique serait au centre d’un grand culte religieux et prendrait la forme d’une déesse très actuelle ? C’est pourtant le cas et cette déesse porte le nom de Santa Muerte. Elle est beaucoup plus que cette figure mythologique et symbolique. C’était en fait pour vous introduire à son apparence redoutable. Maintenant que vous l’avez bien imagée, parlons de sa véritable nature qui est plus grande que… nature. Si vous avez été au Mexique dans les dernières années (ou dans certaines parties des Etats-Unis), vous avez probablement croisé la Santa Muerte. Son culte vit actuellement une expansion rapide qui équivaut au culte de la Vierge de la Guadeloupe, mère des Mexicains. On retrouve des autels à la Santa Muerte aux carrefours des rues, devant des demeures privées et même dans des marchés, surtout dans un quartier très pauvre et violent de la ville de Mexico. Elle est souvent la sainte patronne des criminels, des vendeurs de drogues, des prisonniers, des prostitués et des marginaux parce qu’elle les protège. 

On dit qu’elle ne fait aucune discrimination : elle écoute les appels des personnes jugées «amorales» par l’église catholique comme les homosexuels et les travestis. «Diverses églises (catholique, baptiste, presbytérienne, méthodiste) rejettent et condamnent sa vénération en la considérant comme diabolique. L’église catholique la considère comme une tradition païenne contraire à la croyance chrétienne du Christ vainqueur de la mort.» – Wikipedia Pourtant, au Mexique elle est vénérée par 2 millions de Mexicains, majoritairement catholiques. Elle est grandement aimée, priée et vouée par ceux-ci qui l’habillent et la promènent dans les rues, surtout lors du jour des morts (1 et 2 novembre). 

Origine

Le culte de la Santa Muerte est apparu, d’après des experts, dans les années 1960. Vénérée d’abord de manière clandestine, elle a gagné en popularité aussi rapidement que le vent et ce, dans la ville de Mexico. Or, son origine remonte à bien plus longtemps : la Santa Muerte serait une figure divine née d’un syncrétisme entre le culte  préhispanique des morts, des dieux aztèques de la mort (Mictlantecuhtli et Mictecacihuatl), du dieu maya Ah Puch décrit comme un squelette au visage de jaguar, d’un des quatre chevaliers de l’Apocalypse (la mort), de la figure de la mort de la culture grecque et occidentale et, finalement, la Vierge de Guadeloupe, sainte vénérée des Amériques. «Les racines de la croyance dateraient de l’époque pré-hispanique, avec Mictlantecuhtli et Mictecacihuatl, dieu et déesse de la mort, l’obscurité et le Mictlan, le royaume des morts

images (3)Les hommes et les femmes qui mouraient de causes naturelles s’y rendaient, mais le chemin n’était pas facile. Avant de se présenter devant le dieu et la déesse de la mort, il fallait passer par de nombreux obstacles :

des pierres qui s’entrechoquent, des déserts et des collines, un crocodile appelé Xochitonal, un vent de pierres tranchantes d’obsidienne, et une rivière abondante que le mort traversait avec l’aide d’un chien qui était sacrifié le jour de ses obsèques (Xoloizcuintl). À l’animisme préhispanique, on peut associer la vie des différents saints catholiques, dans le style du santería cubain, qui combine des traditions animistes africaines avec le catholicisme.» – Wikipedia 

Des croyances répandues, particulièrement dans la brujeria (sorcellerie mexicaine), affirment que la Santa Muerte est la soeur sombre de la Vierge de Guadeloupe et qu’on lui fait des demandes qu’on n’ose pas demander à cette dernière. La Vierge de Guadeloupe étant pure, les brujos ne sentent pas qu’il soit approprié de lui  Demander un emploi ou de l’argent. D’ailleurs, c’est pour cette raison que nous retrouverons des représentations de la Vierge de Guadeloupe avec le visage de la Santa Muerte. Ceci me rappelle drôlement le mythe d’Isis et Nephtys, ou encore, l’histoire d’Ève et de Lilith. Une lumineuse et l’autre, sombre. La Dame Noire et la Dame Blanche, formant ainsi les deux visages principaux du féminin sacré. 

Sainte ou déesse ?

Tout dépend toujours du point de vue de la personne qui vénère la Santa Muerte. Les chefs des églises chrétiennes la condamnent et affirment qu’elle est fausse. Les Mexicains de croyance catholique la perçoivent comme une sainte et même un archange (d’où le fait qu’ils demandent toujours à Dieu la permission de  S’adresser à elle). Dans la brujeria (sorcellerie mexicaine) et le hoodoo, elle est à la fois sainte et déesse. Pour certains néopaïens qui sont appelés par elle, elle est une déesse. Une chose est certaine, qu’elle soit vue comme une sainte ou  une déesse, elle est hautement associée à la sorcellerie.Ses dévots lui demandent des faveurs et lui donnent des  offrandes comme des cigares, de la bière, des herbes, des fleurs et des bonbons. Les faveurs demandées sont très variées, comme la guérison d’un être cher. Elle tient grandement à ce que les familles et les couples soient protégés. Elle aime apporter la bonne fortune, l’abondance et le bien-être car, elle le dit si bien, nous n’avons qu’une vie à vivre et un jour, elle viendra nous chercher. Notre bonheur est donc important pour elle et ceci inclut d’utiliser la sorcellerie pour transformer et améliorer notre sort. Il existe toutefois un code, des règlements à respecter, car elle est exigeante sur notre franchise envers elle. Son efficacité est très grande et, à elle-même, couvre tous les domaines de la vie. Elle nous dit : «Je suis la Mort, je suis le début et la fin, vers quoi toutes créatures vivantes retournent. J’accepte tous les êtres vivants car vous êtes tous égaux devant la Mort inévitable.» 

Santa Muerte dans la brujeria et le hoodoo

La majorité des brujos et brujas (praticiens et praticiennes de la brujeria) ont appris à pratiquer dans leur famille et de manière orale. Toutefois, de plus en plus d’ouverture se fait au sein de cette pratique permettant aux non-Mexicains de la pratiquer. En fait, la brujeria n’est pas très différente des autres magies folkloriques du monde sauf, bien évidemment, les entités auxquelles elle fait appel. Ainsi, Notre-Dame de Guadeloupe et son penchant sombre, la Santa Muerte, sont probablement les entités les plus invoquées dans cette pratique. Nous retrouvons aussi la Santa Muerte dans le hoodoo qui est né dans le sud des États-Unis, tout près du Mexique. 

téléchargement (1)Que ce soit dans la brujeria ou le hoodoo, elle y est vue comme l’une des saintes les plus puissantes. Parce que la brujeria (contrairement au curanderismo¹) est considérée comme une pratique de magie noire chez bien des Mexicains non-praticiens, la Santa Muerte est aussi vue comme une figure qui est invoquée pour des malédictions noires à des fins de grande vengeance, de brujeria et du hoodoo, elle est une entité très exigeante  mais son énergie est beaucoup plus complexe. Tout comme ses soeurs sombres, comme la déesse Hécate ou encore la déesse Kali, elle offre bénédiction et protection, en échange d’offrandes et de sacrifices (symboliques surtout). Toutefois, la différence principale entre la Santa Muerte et les autres déesses sombres, la chose à toujours se rappeler, c’est que son égrégore est nourri quotidiennement par des personnes de croyances catholiques. La notion de sacrifice est donc encore plus importante et doit être toujours considérée, contrairement aux divinités païennes qui sont, d’après mon expérience, moins exigeantes à propos de la nature du sacrifice ou de l’offrande. On dit souvent que, si elle nous a apporté une bénédiction, que le sacrifice doit être aussi important que la demande. Si on oublie de la remercier, non seulement elle sera très réticente à aider la fois d’après mais en plus, elle risque de vous le rappeler de manière assez évidente. Superstitions folkloriques et catholiques ? Probable, mais sachez que son culte et son égrégore sont nourris de ces croyances et qu’en magie, les croyances des personnes qui l’honorent ont  toujours une grande influence sur les divinités/saints/ alliés. De plus, il ne faut pas oublier que son égrégore est aussi nourri des cultes païens indigènes qui, eux aussi, mettaient une grande importance à la notion de sacrifice. 

Mis à part les croyances et superstitions qui entourent la Santa Muerte, que peut-elle nous apporter ? D’abord, comme les pratiques de la brujeria et du hoodoo ont pour but de régler des soucis très quotidiens (problèmes de santé, trouver un emploi, trouver l’âme soeur, nettoyer la demeure, etc.), il va de soi qu’on lui demande de nous apporter ce dont on a besoin pour survivre. Elle est donc vue comme une sainte qui protège contre les soucis du quotidien. 

Aussi, tout comme Notre-Dame de Guadeloupe, elle est connue pour prodiguer bonne fortune et pour faire des miracles. Elle est efficace et rapide. Son énergie est d’ailleurs si palpable, qu’il n’est pas rare de sentir sa présence intensivement lors d’un travail de conjuration. Son côté «bonne fortune» est extrêmement présent mais, comme avec toute pratique magique, il faut décider D’ABORD du prix à payer et il faut éviter de tomber dans la paresse. La Santa Muerte déteste la paresse alors relevez vos manches et assurez-vous d’être prêts à travailler avant de lui faire une demande. Traditionnellement, les Mexicaines faisaient appel à elle pour s’assurer que leur mari ne les trompe pas. La Santa Muerte est reconnue pour protéger la famille et s’assurer qu’elle demeure intacte. Elle déteste l’adultère et le déshonneur. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle est très populaire pour aider une personne à trouver l’amour et pour protéger les enfants (ce dernier attribut est très proche de Notre-Dame de Guadeloupe qui protège aussi les enfants). 

Pour l’honorer

Ce que je conseillerais à une personne désirant approcher la Santa Muerte c’est d’abord de la connaître avant de faire appel elle dans un travail magique. Établissez un contact avec elle en créant un petit autel sur lequel sera posé soit une représentation d’un crâne humain, une image ou une statuette, une offrande de base comme un verre de téquila (elle adore !), des fleurs, du tabac ou des cigares. 

J’ai moi-même un petit autel bien simple consacré à elle dans ma pièce hoodoo et c’est ainsi que je l’approche lentement. Pour l’instant, je n’ai pas besoin de plus mais peut-être qu’un jour je franchirai une autre étape, qui sait? 

Le bol d’eau

Une pratique très simple qu’on m’a conseillée et que j’applique est la suivante : sur son autel, je place un petit bol rempli d’eau. Une croyance répandue dit que la Santa Muerte purifie les énergies négatives de ses praticiens et qu’en plaçant un bol d’eau, elle fait le nettoyage. Si des bulles d’oxygène apparaissent dans le bol d’eau, c’est qu’elle fait le travail et qu’il y avait du nettoyage à faire. Il y a d’ailleurs toujours des bulles dans le mien. Je vous souhaite une excellente découverte et que la Santa Muerte vous protège ! 

Retrouvez les articles d’Ysis sur :

Las Brujas-Hadas : http://brujas-hadas.blogspot.ca  – Amma Déa : http://deamatre.wordpress.com

 

Publié dans:ESPRITS, La MORT, POLTERGEISTS et LEGENDES |on 17 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

La Flamme de la Résurrection est entièrement Gratuite et Illimitée

images (2)« Permettez- moi de vous entretenir du pouvoir de la Résurrection qui signifie la restauration à une condition normale. Cette compréhension fait de la connaissance issue du miraculeux, une loi active qui permet à ceux qui l’utilisent d’être restaurés dans toute leur plénitude. Témoignant de l’action de la Flamme de Résurrection dans les corps de ceux qui ont été ressuscités de la mort ou de ceux subissant des conditions physiques extrêmes, nous voyons que la mort laisse place à la Vie, la condition normale de chaque âme. 

Prenez l’exemple du bulbe dormant, enfoui dans le sol durant le long hiver, entre neige et glace, qui peut être ramené à la vie par la Flamme de la Résurrection à chaque printemps donnant ensuite, vigoureusement, des pousses et des plantes belles et odorantes ; quel grand espoir pour vous tous ! De la même façon qu’un simple bulbe peut extérioriser son concept immaculé grâce à la Flamme de Résurrection, vous pouvez aussi extérioriser votre maîtrise. 

En fait, vous pourriez le faire d’une manière bien plus grandiose, en prenant le temps de bien l’invoquer quotidiennement dans votre vie, pour vos projets, pour vos jardins et pour tout ce que vous voulez créer et ressusciter. 

Le principe est le même pour le bulbe comme pour la vie de chacun d’entre nous. Chaque année, durant la période de Pâques, la Flamme de Résurrection est crucifix d’une façon plus importante pendant plus de quarante jours, afin de créer les miracles du printemps pour la nature, les humains et toute vie sur la Planète. La Flamme de Résurrection est également disponible le reste de l’année pour toute personne qui veut l’utiliser et l’invoquer. Son invocation est gratuite et illimitée. … 

Prenez maintenant un instant pour vous laisser percevoir la Flamme de Résurrection se consumant en vous. Invoquez-la pleinement jusqu’à pouvoir la ressentir. La simple affirmation « JE SUIS la Résurrection et la Vie » nous a été offerte lors de notre incarnation. 

Ce fut une clef d’une grande importance et nous sommes si reconnaissants d’avoir reçu le cadeau de cette affirmation. A l’aide de cette simple phrase, nous avons construit un égrégore tel que cela nous a permis de ressusciter le corps de Jésus après sa crucifixion… 

Vous savez que la graine du Plan Divin et de la Destinée attend de s’enflammer et de s’extérioriser pour faire de chacun d’entre vous, pas à pas, des Êtres de Conscience Christique. Cette graine en vous est de loin beaucoup plus puissante que la minuscule amande dans le cycle du crocus ou de la Violette précoce. Acceptez notre cadeau, la Flamme de Résurrection, et utilisez- la pour découvrir ses merveilleux pouvoirs créateurs de Miracles !! » 

Extrait du Magazine « Vivre sa Légende » n° 47

Marie-Madeleine et Jésus par Aurélia Louise Jones

Publié dans:JESUS, MARIE-MADELEINE |on 17 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Le Grand Événement : Le commencement

Eclipse totale de la Lune du 15 avril_ Pléiades

 

les-pleiadesLe 15 avril, un évènement d’une grande importance s’est déroulé à la vue des terriens. Un évènement d’une telle proportion que la Terre n’en a pu vu d’équivalent depuis des éons. L’évènement sera enregistré dans les annales de l’histoire comme ce qui est venu et ce qui est reparti et ce qui est revenu et ce qui s’est élevé des cendres du passé pour reformer une UNITE nouvelle pour les temps à venir. Car l’équation mathématique de PI et de E=MC2 devraient jouer un rôle très important dans les jours à venir. Car ce qui n’existe pas dans l’esprit de l’homme, sera en effet, révélé. Car cet événement de généreuses proportions dépouillera l’humanité de tout son EGO, dépouillera l’humanité de toute sa connaissance des éons passés. Car elle doit être dépouillée de tout afin que ne subsiste que sa nature authentique et vraie. Le dépouillement du voile du monde illusoire dans lequel vous vous êtes retrouvés partie prenante. Et la vérité de leur nature leur sera révélée à nouveau. C’est à l’intérieur des multiples facettes de nos cœurs que demeure le code de la compréhension éternelle du temps, la compréhension éternelle de Tout ce qui Est, tout ce qui a été et tout ce qui sera à tout jamais. 

Les codex qui y sont imprimés s’activeront à la date en question et continueront à se révéler rapidement à travers le monde tel que vous le connaissez, et dans les mondes qui vous entourent. En découvrant le commencement fructueux des événements qui vont suivre, les terriens feront face à l’histoire à laquelle ils n’auront pas été confrontés auparavant. Les terriens bénéficieront de tout ce qui leur aura été donné, de ceux qui sont venus puis repartis.  Et ainsi, les événements qui vont se dérouler toucheront les coeurs de beaucoup, révéleront maintes vérités, depuis les couches de particules subatomiques de la psyché de l’être et dans toute la civilisation. Ceux qui s’éveilleront toujours plus nombreux ouvriront les yeux comme si c’était la première fois, voyant le monde à nouveau. Ceux qui témoigneront des événements magnanimes qui se dérouleront dans les cieux et à l’intérieur d’eux-mêmes encore plus nombreux, par le corps, le temps et l’espace, les fondements de la compréhension humaine du temps seront transformés une fois pour toute. Ce qui était caché sera révélé et ouvrira les portes de la  compréhension éternelle de ce qu’ils sont ! 

Les événements qui se déploient devant vous ont été mal compris par l’humanité. Les histoires qui ont été prédites l’ont été à travers l’EGO du conteur, car la vérité qui va se déployer et se révéler à l’humanité n’est pas l’Armageddon du monde. Car le mot Armageddon en fait, a été mal compris par l’humanité. L’idée de l’Armageddon est en fait le COMMENCEMENT des temps, et l’élimination de l’ancien, et l’accueil du nouveau ! En effet, les révélations de l’histoire de l’humanité causeront l’Armageddon du monde que vous avez connu, le monde connu à l’intérieur des coeurs de beaucoup de gens, car à l’éveil de leur vrai soi et leur confrontation avec lui, beaucoup auront une compréhension claire comme le cristal, beaucoup de choses seront comprises, et il n’y aura plus d’ombre pour se cacher, car tous feront face à leur propre soi, leur propre EGO, leurs propres peurs et appréhensions, leur propre réalité. 

Chacun verra la brillante lumière de la source, et son propre soi divin. Car chacun tiendra compte de ses actions, chacun sera confronté à ses expériences passées, et il lui sera demandé de s’en libérer et de se purifier en son sein.  Tout ceci se passera en un éclair, car les énergies qui vont atteindre la Terre au moment de la deuxième lune seront intenses, car la première lune que nous allons voir dans le ciel nocturne, la première lune sur laquelle nous allons porter nos yeux fera tourbillonner les énergies, les magnifiques énergies de création, car les énergies en action vont alimenter les champs d’énergie de gloire de la Terre. Beaucoup de choses se dévoileront à vous. Une grande partie de la compréhension humaine sera changée.

Car seul l’amour, l’amour inconditionnel en proportions universelles régnera sur cette planète. 

L’amour et la compréhension, l’amour et la félicité éternelle, car le temps est venu de déposer les armes d’autodestruction et d’ouvrir les coeurs aux nouvelles énergies, pour faire entrer la nouvelle conscience dans vos propres corps et pour vos âmes d’ascensionner vers le créateur, d’ascensionner vers une nouvelle compréhension. La compréhension de l’unité, la compréhension des manifestations, la compréhension de votre propre maîtrise intérieure et des forces qu’elle recèle. De comprendre qu’en effet vous faites partie de cette grande composition qu’est l’univers. De comprendre qu’en effet vous n’êtes PAS seuls. Car vous êtes toujours entourés, car vous êtes toujours soutenus par la source et tout ce qui est. Et donc, alors que beaucoup de coeurs vont s’ouvrir, beaucoup de coeurs vont saisir le nouveau monde, donc, il est d’une importance primordiale que VOUS TOUS – l’Equipe sur le Terrain, gardiez votre équilibre, gardez votre équilibre chers enfants de lumière, car la voie qui s’ouvre à vous ne sera pas de tout repos. Gardez votre équilibre car la lumière que vous rayonnez dans ce monde est une triple émanation. Car vous êtes comme un prisme qui conduit la lumière dans le monde connu. Car vous êtes ce qui a apporté à cet univers la nouvelle connaissance et la compréhension de soi. La nouvelle connaissance et la compréhension de ce qui est venu et de ce qui sera. Car l’équation mathématique de Pi, et E=MC² jouera un rôle très important dans les jours à venir. Car ce qui n’existe pas dans l’esprit humain, sera en effet révélé. L’humanité verra une fois pour toutes de ses propres yeux qu’en effet elle n’est pas seule, qu’elle n’est pas seule dans la galaxie, qu’elle n’est pas seule dans l’univers, qu’elle n’est pas seule. 

Le miracle de la vie se révélera devant tous les enfants leur Moi du créateur. Les merveilles de la merveilleuse création que vous appelez notre Mère Gaïa. Car il en est bien ainsi. Et donc, beaucoup de questions vont se poser, et nombreux sont ceux qui vont implorer les cieux pour avoir des explications, car leurs idéaux et leur compréhension d’eux-mêmes disparaîtront et tout sera éliminé, ils se tiendront dans une admiration mêlée de crainte, l’expectative et l’agitation, dépouillés jusqu’au plus profond de leurs coeurs. Et seule la magnifique mélodie de  la vérité retentira désormais à leurs oreilles. Et lorsqu’un tel événement se déroule, sachez que beaucoup de chaos apparaît, et donc vous allez être ceux qui devrez les respecter et les  protéger, qui devrez respecter ce qu’ils traversent et les aider dans la redécouverte d’eux-mêmes et de leur lien avec l’univers au sens large. 

Car ce qu’ils vont voir, ce qu’ils vont entendre, ce qu’ils vont ressentir, va les effrayer au plus profond d’eux-mêmes. Pour la plupart cela se passera en privé, dans l’intimité de leur chambre, pour certains cela se passera dans les champs ouverts de leur imagination. Pour d’autres cela se passera dans les vastes alliances cosmiques et enfin pour les restants cela leur sera révélé à travers leurs écrans de télévision, leurs écrans d’ordinateurs, par tous les médias de votre monde connu. Et donc, la préparation est proche, les préparatifs de l’histoire galactique qui ouvrira la porte et déploiera un nouveau plan pour un nouveau millénaire, un nouveau plan pour l’humanité, un nouveau plan pour tout ce qui est. 

Restez dans la lumière, mes bien-aimés, restez dans la lumière en sachant que nous sommes à vos côtés. Sachez que vous êtes aimés au-delà de toute mesure par l’univers, par la source et tout ce qui est. Comprenez que vous êtes ceux qui sont aux commandes, que vous êtes ceux qui ont choisi de marcher côte à côte et main dans la main avec l’humanité. Sachez que vous êtes les gardiens des terriens, que vous êtes leurs guides, que vous êtes leurs éclaireurs, que vous êtes leur équipe de soutien. Comprenez que bien que la route semblera longue, elle portera ses fruits ! 

C’est tout ce que j’avais à vous dire pour le moment. Nous vous aimons. Nous sommes avec vous. Au revoir.

Anna Merkaba traduction Patrick rev. Isabelle

http://sacredascensionmaekaba.wordpress.com/2014/03/31/grand-event-the-beginningapril-15th-blood-moon-pleiades/ 

 

Publié dans:LUNES, PLEIADES |on 15 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Pourquoi le ciel est-il loin maintenant ?

A Méditer : 

images (3)« Au commencement, le ciel était tout près de la Terre. Alors, en ce temps-là, les hommes n’avaient pas besoin de cultiver le sol, car chaque fois qu’ils avaient faim, ils se contentaient de couper un morceau du ciel, et ils le mangeaient. Ils le mangeaient sans jamais dire merci. Ils ne respectaient jamais ce que le ciel leur offrait. 

Un jour le ciel se fâcha car ils en coupaient souvent plus qu’ils ne pouvaient en manger et ils jetaient le reste sur le tas d’ordures. Or, le ciel, ne voulait pas être jeté sur le tas d’ordures et le ciel voulait être remercié pour tout ce qu’il donnait. Alors, il prévint les hommes : « si à venir, vous ne m’exprimez aucune considération et si vous ne prenez pas soin de moi, je me verrai obligé d’aller plus loin ! »… 

Pendant un certain temps, personne ne prêta attention à son avertissement. Mais un jour, une femme qui était vorace, coupa un énorme morceau du ciel. Elle en mangea, autant qu’elle put et fut incapable de terminer. Epouvantée, elle appela son mari, mais il ne put pas finir non plus. Ils appelèrent le village tout entier à leur secours, mais ils ne purent en venir à bout. 

Finalement, il leur fallut jeter sur le tas d’ordures ce qui restait.

Bien sûr, le ciel se mit en colère, et il s’éleva très haut, très haut au- dessus de la Terre, bien loin de l’atteinte des hommes. Les hommes étaient catastrophés. Ils n’avaient pas imaginé que le ciel mettrait à exécution sa menace. Cependant, au début, ils espéraient que le Ciel reviendrait sur sa décision. Ils ont attendu, mais le ciel ne changea pas d’avis. 

Alors, les hommes durent travailler pour vivre. Et depuis ce moment, leur vie changea et ne fut plus jamais la même ! »

Publié dans:MEDITATION |on 15 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Peut-être sommes-nous tous frères

 

indien-seattle-Discours prononcé par le Chef Indien « Seattle » en 1854- 

«Le Grand Chef de Washington nous a fait part de son désir d’acheter notre terre. Le Grand Chef nous a fait part de son amitié et de ses sentiments bienveillants. Il est très généreux, car nous savons bien qu’il n’a pas grand besoin de notre amitié en retour. Cependant, nous allons considérer votre offre, car nous savons que si nous ne vendons pas, l’homme blanc va venir avec ses fusils et va prendre notre terre. Mais peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? 

Etrange idée pour nous !

Si nous ne sommes pas propriétaires de la fraîcheur de l’air, ni du miroitement de l’eau, comment pouvez-vous nous l’acheter ? Le moindre recoin de cette terre est sacré pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque grève sablonneuse, chaque écharpe de brume dans le bois noir, chaque clairière, le bourdonnement des insectes, tout cela est sacré dans la mémoire et la vie de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres porte les souvenirs de l’homme rouge. Les morts des hommes blancs, lorsqu’ils se promènent au milieu des étoiles, oublient leur terre natale. Nos morts n’oublient jamais la beauté de cette terre, car elle est la mère de l’homme rouge; nous faisons partie de cette terre comme elle fait partie de nous. 

Les fleurs parfumées sont nos soeurs, le cerf, le cheval, le grand aigle sont nos frères ; les crêtes des montagnes, les sucs des prairies, le corps chaud du poney, et l’homme lui-même, tous appartiennent à la même famille. Ainsi, lorsqu’il nous demande d’acheter notre terre, le Grand Chef de Washington exige beaucoup de nous. Le Grand Chef nous a assuré qu’il nous en réserverait un coin, où nous pourrions vivre confortablement, nous et nos enfants, et qu’il serait notre père, et nous ses enfants. Nous allons donc considérer votre offre d’acheter notre terre, mais cela ne sera pas facile, car cette terre, pour nous, est sacrée.  

L’eau étincelante des ruisseaux et des fleuves n’est pas de l’eau seulement; elle est le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir qu’elle est sacrée et vous devrez l’enseigner à vos enfants, et leur apprendre que chaque reflet spectral de l’eau claire des lacs raconte le passé et les souvenirs de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père. Les fleuves sont nos frères ; ils étanchent notre soif. Les fleuves portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir  que les fleuves sont nos frères et les vôtres, et l’enseigner à vos enfants, et vous devrez dorénavant leur témoigner la bonté que vous auriez pour un frère. L’homme rouge a toujours reculé devant l’homme blanc, comme la brume des montagnes s’enfuit devant le soleil levant. Mais les cendres de nos pères sont sacrées. Leurs tombes sont une terre sainte; ainsi, ces collines, ces arbres, ce coin de terre sont sacrés à nos yeux. Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos pensées. Pour lui, un lopin de terre en vaut un autre, car il est l’étranger qui vient de nuit piller la terre selon ses besoins. Le sol n’est pas son frère, mais son ennemi, et quand il l’a conquis, il poursuit sa route. Il laisse derrière lui les tombes de ses pères et ne s’en soucie pas. 

Vous devez enseigner à vos enfants que la terre, sous leurs pieds, est faite des cendres de nos grands-parents. Afin qu’ils la respectent, dites à vos enfants que la terre est riche de la vie de notre peuple. Apprenez à vos enfants ce que nous apprenons à nos enfants, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. Lorsque les hommes crachent sur la terre, ils crachent sur eux-mêmes. Nous le savons: la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Nous le savons : toutes choses sont liées comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses sont liées. 

Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. L’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil de tissu. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui-même. Mais nous allons considérer votre offre d’aller dans la réserve que vous destinez à mon peuple. Nous vivrons à l’écart et en paix. Qu’importe où nous passerons le reste de nos jours. Nos enfants ont vu leurs pères humiliés dans la défaite. Nos guerriers ont connu la honte ; après la défaite, ils coulent des jours oisifs et souillent leur corps de nourritures douces et de boissons fortes. 

Qu’importe où nous passerons le reste de nos jours ?

Ils ne sont plus nombreux. Encore quelques heures, quelques hivers, et il ne restera plus aucun des enfants des grandes tribus qui vivaient autrefois sur cette terre, ou qui errent encore dans les bois, par petits groupes; aucun ne sera là pour pleurer sur les tombes d’un peuple autrefois aussi puissant, aussi plein d’espérance que le vôtre. Mais pourquoi pleurer sur la fin de mon peuple ? Les tribus sont faites d’hommes, pas davantage. Les hommes viennent et s’en vont, comme les vagues de la mer. Même l’homme blanc, dont le Dieu marche avec lui et lui parle comme un ami avec son ami, ne peut échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères malgré tout; nous verrons. 

Mais nous savons une chose que l’homme blanc découvrira peut-être un jour: notre Dieu est le même Dieu. Vous avez beau penser aujourd’hui que vous le possédez comme vous aimeriez posséder notre terre, vous ne le pouvez pas. Il est le Dieu des hommes, et sa compassion est la même pour l’homme rouge et pour l’homme blanc. La terre est précieuse à ses yeux, et qui porte atteinte à la terre couvre son créateur de mépris. Les blancs passeront, eux aussi, et peut-être avant les autres tribus. Continuez à souiller votre lit, et une belle nuit, vous étoufferez dans vos propres déchets. Mais dans votre perte, vous brillerez de feux éclatants, allumés par la puissance du Dieu qui vous a amenés dans ce pays, et qui, dans un dessein connu de lui, vous a donné pouvoir sur cette terre et sur l’homme rouge. Cette destinée est pour nous un mystère; nous ne comprenons pas lorsque tous les buffles sont massacrés, les chevaux sauvages domptés, lorsque les recoins secrets des forêts sont lourds de l’odeur d’hommes nombreux, l’aspect des collines mûres pour la moisson est abîmé par les câbles parlants. 

Où est le fourré ? …. Disparu.

Où est l’aigle? … Il n’est plus.

Qu’est-ce que dire adieu au poney agile et à la chasse ? C’est finir de vivre et se mettre à survivre. 

Ainsi donc, nous allons considérer votre offre d’acheter notre terre. Et si nous acceptons, ce sera pour être bien sûrs de recevoir la réserve que vous nous avez promise. Là, peut-être, nous pourrons finir les brèves journées qui nous restent à vivre selon nos désirs. Et lorsque le dernier homme rouge aura disparu de cette terre, et que son souvenir ne sera plus que l’ombre d’un nuage glissant sur la prairie, ces rives et ces forêts abriteront encore les esprits de mon peuple. Car ils aiment cette terre comme le nouveau-né aime le battement du coeur de sa mère. Ainsi, si nous vous vendons notre terre, aimez-la comme nous l’avons aimée. Prenez soin d’elle comme nous en avons pris soin. Gardez en  mémoire le souvenir de ce pays, tel qu’il est au moment où vous le prenez. Et de toute votre force, de toute votre pensée, de tout votre coeur, préservez-le pour vos enfants et aimez-le comme Dieu vous aime tous. 

Nous savons une chose: notre Dieu est le même Dieu. Il aime cette terre. L’homme blanc lui-même ne peut pas échapper a la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères, nous verrons. »

 Magazine Vivre sa Légende

Publié dans:AMERINDIENS |on 13 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Qu’entend-on par Forces occultes

 

images (2)Gérard Encausse, dit Papus, est le personnage incontournable lorsque l’on parle d’occultisme. Ce médecin, né en 1865, définissait l’occultisme en tant que science s’efforçant, en partant de faits physiques, d’en étudier la partie invisible grâce à une méthode appelée « analogie ».

Pas étonnant que le maître de la psychanalyse, Sigmund Freud, se soit très tôt intéressé à cette discipline, même si sa découverte de l’inconscient a pris un chemin plus en adéquation avec la pensée scientifique de l’époque. Il mit pourtant bien en exergue ces forces occultes (dans le sens decachéesinvisibles) qui agissent sans que l’on en soit toujours conscient. On est loin d’un a priori dénigrant une réalité. Comprendre ce que l’on entend par forces occultes demande en fait une certaine ouverture d’esprit…

La pensée de Papus

Surnommé le « Balzac » de l’occultisme, Papus a laissé une œuvre considérable. Doué d’un sens de la transmission, ses livres sont une initiation pour le néophyte et une clarification pour l’étudiant avancé. On dénombre 160 titres et plus de 400 articles en 37 ans d’écriture. Tout en exerçant son métier de médecin il fonde le Martinisme, courant de pensée se réclamant de l’étude de la gnose, de l’hermétisme, de la kabbale dans un esprit de tolérance et d’ouverture, opposé à toute forme de dogmatisme et de fanatisme. Il s’agit en fait de proposer une alternative entre la rigidité du dogme religieux et scientifique. Pour Papus, il existe un monde spirituel. Le but du chercheur est de prendre conscience de cet espace abstrait agissant au travers de forces dites occultes. Le terme occulte renvoie au fait qu’il est nécessaire de cheminer spirituellement et philosophiquement pour en découvrir peu à peu les arcanes.

L’éthique de la pratique occultiste

Associant la mancie (l’art de la divination), l’astrologie, l’alchimie, l’éthique occultiste est telle qu’elle ne confie son enseignement, selon Papus, qu’à des hommes éprouvés et capables de ne jamais employer pour le mal les connaissances qu’ils ont acquises. On retrouve ainsi une prudence et une assurance contre des dérives éventuelles. L’occultisme en tant que croyance postule en l’existence de « fluides » manifestant un monde invisible à l’intérieur du monde visible. On retrouve aujourd’hui ce concept de plus en plus mis en avant lorsqu’il est question de Chi pour la tradition chinoise, ou de Prana en ce qui concerne la tradition védique. En tout état de cause, quel que soit le nom qu’on leur donne – énergie cosmique, orgone (terme créé par le psychanalyste Wilhelm Reich), fluides, ou tout autre appellation –, il semble que toutes ces forces occultes exigent des qualités humaines essentielles pour être… désoccultées !

Kevin Gilet du MAGAZINE SIGNES ET SENS

Publié dans:ESPRITS |on 13 janvier, 2015 |Pas de commentaires »
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