Archive pour avril, 2012

LA PLANETE TERRE

 

LA PLANETE TERRE dans HUMANITE la-terre-300x199La terre est une création toute récente en périphérie d’un centre.  La rareté de l’énergie première ne lui permet pas pour l’instant d’accéder à un niveau d’évolution plus élevé.  Sa situation géographique dans l’espace, entre la lumière centrale et l’obscurité des confins, lui donne un registre d’évolution très précis.  La palette des comportements des humains est régie par toutes les émanations en provenance des astres et des égrégores qui entourent leur planète.  En d’autres mots, votre planète est un organisme vivant et conscient qui évolue à son propre rythme fait de la rencontre entre la somme des émanations venant de l’extérieur et la somme des émanations venant de son intérieur.

 Les humains sont dépendants pour leur évolution de la planète terre, de sa position dans l’espace et de la somme de toutes les vies qui font son tout.  La terre évolue à son propre rythme fait de l’ensemble des vies qui la composent et de son interrelation avec le reste de l’univers.  Elle ne peut supporter qu’un registre vibratoire très précis ce qui veut dire que quoique fassent les humains, leur évolution est tributaire et limitée par ce registre.  Si votre type d’esprit s’est incarné ici bas, c’est que son niveau d’évolution correspond à celui de l’endroit.  Il ne pourra espérer dépasser le taux  vibratoire limite de la terre sans donner en contrepartie un lourd tribut.  La terre sera un jour un lieu idyllique quand elle aussi aura décidé de franchir les étapes qui l’amèneront plus près du centre.

 En attendant, votre rôle est d’être en harmonie avec son ensemble.  Quel rôle croyez-vous jouer pour la terre?  Une entité qui contribue à son équilibre ou une cellule chaotique qui menace sa survie?  Vous n’êtes responsable que de vous-même.   Mais de combien de parties de vous pouvez-vous vous délester sans menacer votre vie même?  Combien de cellules cancéreuses pouvez-vous supporter sans que votre organisme dépérisse?  Alors, vous n’êtes pas responsable de la terre mais la responsabilité envers vous-même fait toute la différence.

 Il y a l’évolution naturelle et celle volontaire des êtres qui en ont décidé ainsi.  Quand ce processus est enclenché, on peut faire progresser son habitat mais au prix d’un consensus, d’une relation intime entre soi et ses parties, entre soi et l’ensemble.  La situation et les caractéristiques d’un astre dans l’espace sont faites des perceptions communes à toutes formes de vie qui l’habitent et définissent les bornes qui limitent l’évolution de chaque individu.  On ne peut supprimer une partie de cet ensemble sans menacer sa propre survie.  On ne peut dépasser ces limites planétaires sans être obligé d’aider en retour à l’évolution de l’ensemble. Il faut se délester d’un trop-plein pour s’élever.

310px-Earthlights_dmsp dans PLANETES Dans les mondes immédiatement au-dessus de vous, il y a encore des structures, des organismes qui réglementent la vie de ses habitants.  On y retrouve toutes les sortes de paysages, de maisons, de villes où des êtres s’affairent aux tâches semblables aux vôtres et qui ont encore leurs raisons d’exister.  Comme les contrastes de toutes sortes s’amenuisent, tout le temps qui était consacré à les régler sur terre sert maintenant à d’autres fins.  Les êtres qui étaient des régleurs de conflits dans votre monde deviennent des aides éclairés pour tous ceux qui cherchent l’harmonie, la lumière dans leur nouveau monde.  Chaque monde se divise en douze niveaux ce qui fait que le niveau le plus bas est très proche du monde au-dessous et le niveau le plus haut très proche du monde au-dessus.  Mais les niveaux sont symboliques car tout se passe ici.  Il n’y a une élévation réelle, ce qui veut dire vers le ciel, qu’au seuil du troisième monde.  C’est donc l’univers mental qui enclenche pour vous un début d’ascension.

 Extraits du livre NAJA L’ILLUMINÉ -  PREMIER PORTRAIT  À L’ORIGINE DE TOUT CANALISÉ PAR

                     COLIN CHABOT – retrouvez les écrits en son entier ici : http://www.music-close-to-silence.net/a_lorigine_de_tout.pdf

Publié dans:HUMANITE, PLANETES, TERRE |on 30 avril, 2012 |Pas de commentaires »

L’incarnation ou Handicap

Rollin Olson. Apparemment, il semble bien qu’être en incarnation soit plutôt un handicap.

Benjamin Creme. Ce n’est pas un handicap mais l’occasion de servir, d’élargir son champ de conscience et d’évoluer. Cependant, la naissance apporte souvent plus de problèmes et de souffrance que la mort.

J’ai rencontré des gens qui m’ont dit : « Je ne souhaite pas revenir. » Ils ne veulent pas croire à la réincarnation parce qu’ils n’ont pas envie de revenir et de recommencer les mêmes choses. Mais, bien sûr, vous ne recommencez pas les « mêmes choses », vous n’êtes plus la même personne, parce qu’en général vous n’avez pas gardé le souvenir de l’incarnation précédente. Aussi ne traînez-vous pas toute une montagne de « bagages » derrière vous, en vous disant : « C’était beaucoup plus facile la dernière fois », ou bien au contraire : « Ça va mieux ! la dernière fois, c’était beaucoup plus difficile. » Nous n’avons pas cette faculté.

L'incarnation ou Handicap dans KARMA 250px-DedelerRO. Est-il exact que nos vies précédentes ont été généralement plus dures ?

BC. Non.

RO. Mais il n’est pas question de porter un jugement les uns sur les autres. Chacun doit franchir l’étape suivante, n’est-ce pas ?

BC. Ce que nous devons apprendre, c’est la manière de vivre avec les autres sans créer de karma négatif, sans être destructeur, sans détruire les relations. Il s’agit de créer des relations humaines justes et, finalement, parvenir à la conscience de groupe. Tel est le prochain pas en avant pour chacun de nous.

RO. Si nous mettons en mouvement une cause négative, existe-t-il un moyen d’en atténuer les effets ?

BC. Oui, vous pouvez essayer de réparer les torts causés, et vous pouvez accomplir une forme de service suffisamment importante pour contrebalancer les effets de cette négativité. C’est l’un des grands résultats de la loi de service, « brûler » le mauvais karma.

RO. Si l’on considère le karma dans une perspective beaucoup plus vaste, celle de groupes d’individus, de nations, ou même celle des habitants du monde entier, est-il possible de déclencher certaines causes qui affecteront la vie sur la planète ?

BC. Oui, bien sûr, à chaque instant.

RO. Comment cela ?

BC. C’est le cas des gouvernements. Des individus comme Hitler, par exemple, ont déclenché des guerres qui ont eu des effets dévastateurs sur la vie pendant des années. Les événements actuels en Bosnie ont été déclenchés par le chef des groupes rebelles serbes et le président de la Serbie. Ces deux hommes ont une énorme dette karmique à rembourser aux centaines de milliers de Bosniaques et de Croates qui ont souffert de leurs méfaits. Des millions de personnes meurent de faim dans le tiers monde à cause de l’attitude des pays développés. Il y a environ 40 guerres dans le monde au moment où nous parlons. Elles ne peuvent se prolonger que dans la mesure où les pays riches vendent des armes.

texte issu de : Les enseignements de la Sagesse éternelle
Interview de Benjamin Creme, par Rollin Olson

(source: PartageInternational.org)

Publié dans:KARMA, REINCARNATION, VIES ANTERIEURES |on 30 avril, 2012 |Pas de commentaires »

La Mort

 

Rollin Olson. Lorsque vous avez appris l’existence de la réincarnation, vous-même ou des personnes de votre entourage, et acquis une certaine forme de conviction, cela a-t-il eu un effet sur votre attitude à l’égard de la mort ?

La Mort dans La MORT 260px-Mort-IMG_4154Benjamin Creme. Oui, vraiment. Un effet très profond.

RO. De quelle manière ?

BC. Si vous croyez vraiment à la réincarnation, si c’est quelque chose de profondément ancré dans votre conscience, et pas seulement une idée qu’il vous paraît raisonnable d’accepter, si vous la prenez très au sérieux, elle enlève, dans une large mesure, la peur de la mort. Vous pouvez craindre les derniers instants. Mais l’idée de la mort cesse de vous inspirer la terreur qu’elle inspire à la plupart des gens. Presque tous les individus voient la mort comme la fin de toute chose, ils ne peuvent imaginer que les êtres conscients et pensants qu’ils sont puissent poursuivre leur route après la mort. Et pourtant il se produit une expansion de conscience. Vous êtes le même être, mais votre conscience s’est infiniment élargie, parce qu’elle est libérée des limites du corps physique. En dehors du corps, règnent la liberté et la connaissance, la joie et l’expérience de l’amour, et vous retrouvez des personnes qui sont mortes avant vous. En fait, il est plus facile de mourir que de naître !

texte issu de : Les enseignements de la Sagesse éternelle
Interview de Benjamin Creme, par Rollin Olson

(source: PartageInternational.org)

 

 

Publié dans:La MORT |on 30 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Les Seigneurs du Karma

 

Rollin Olson. Notre karma dépend-il donc entièrement de nous-mêmes ?

Benjamin Creme. Non, les Seigneurs du Karma, qui sont au nombre de quatre, et qui ne résident pas sur notre planète, ni même dans notre système solaire, règlent et organisent les multiples interférences de cette loi du karma qui concerne les cinq milliards et demi d’êtres humains actuellement en incarnation, et les 55 milliards qui ne le sont pas – il existe environ 60 milliards d’âmes susceptibles de s’incarner sur notre planète. Cette organisation est l’une des tâches essentielles Les Seigneurs du Karma dans KARMA 220px-Kumbh018des Seigneurs du Karma.

RO. Donc, si nous pouvons, dans une certaine mesure, déterminer l’avenir en changeant nos pensées et nos actions, vous indiquez cependant qu’il existe certaines choses déjà en route, concernant l’ensemble de la planète, que nous ne pourrons empêcher de se dérouler jusqu’au bout, quels que soient nos efforts. Est-ce vrai ?

BC. Le fait est que notre planète n’est pas très évoluée. Même pour notre système solaire. C’est encore une planète « non sacrée » ; il existe sept planètes sacrées et nous n’en faisons pas partie. C’est la raison pour laquelle nous avons tant de problèmes. L’humanité n’est pas encore arrivée bien loin dans son évolution. Nous sommes les habitants assez peu évolués d’une planète qui ne l’est guère plus. Notre système solaire non plus n’est pas arrivé bien loin dans son évolution. C’est probablement un système solaire bien insignifiant, à l’extrémité de notre galaxie. Vu du centre de la galaxie, il paraît probablement très peu évolué en fait. L’humanité, depuis qu’elle existe, c’est-à-dire depuis 18 millions et demi d’années d’après l’enseignement ésotérique, a créé du karma, du bon et du mauvais. Soyons clairs. Selon l’enseignement ésotérique, il existe actuellement davantage de bon karma que de mauvais, mais nous remarquons seulement le mauvais. Lorsque notre karma est bon, comme c’est le cas la plupart du temps, nous le considérons comme la norme, comme un dû. Lorsque c’est du mauvais karma, nous pensons : « Je ne comprends pas pourquoi je souffre ainsi. » Mais bien sûr, c’est notre karma. Cela fait 18,5 millions d’années que cela dure, aussi existe-t-il une énorme dette karmique planétaire. Chaque être humain est impliqué, non seulement dans son propre karma, qu’il a lui-même créé, mais aussi dans le karma de la race humaine prise comme un tout. Cela n’est pas simple. Les Seigneurs du karma, dont l’expansion de conscience est inimaginable, sont capables de gérer non seulement notre karma individuel, mais nos relations avec le karma mondial. Les Maîtres servent d’intermédiaires à cet égard. Et un Maître peut, s’il le juge utile et si la loi le permet, adoucir les effets du karma individuel. C’est, si vous préférez, une intervention divine.

texte issu de : Les enseignements de la Sagesse éternelle
Interview de Benjamin Creme, par Rollin Olson

(source: PartageInternational.org)

 

Publié dans:KARMA |on 30 avril, 2012 |4 Commentaires »

Souvenir de Vies Antérieures

La continuité de conscience : souvenir de vies antérieures

Rollin Olson. Pourquoi ne nous souvenons-nous pas de nos vies antérieures ?

Benjamin Creme. Parce que nous n’avons pas la continuité de conscience. Lorsque nous aurons la continuité de conscience, nous nous en souviendrons, mais nous n’avons même pas la continuité de conscience de l’état de sommeil à l’état de veille. Nous pouvons nous souvenir de quelques rêves, mais il s’agit, en fait, de l’activité du corps astral-émotionnel dans la phase de sommeil peu profond. Au cours du sommeil profond, nous ne rêvons pas du tout ; c’est seulement lorsque notre sommeil devient plus léger, lorsque nous en émergeons, que nous commençons à rêver, et c’est de ces rêves dont nous pouvons nous souvenir. La plupart d’entre nous n’ont pas le moindre souvenir de ce qui arrive lors du sommeil profond. De la même Souvenir de Vies Antérieures dans VIES ANTERIEURESmanière, nous ne gardons aucun souvenir en passant de la vie à la mort et de la mort à la vie suivante.

Plus tard, nous mourrons en pleine conscience, sachant qui nous sommes, pourquoi nous sommes là et ce que nous faisons, et ensuite nous reviendrons, tout aussi consciemment. C’est ainsi que les choses se passent pour les êtres plus évolués. A la fin du processus évolutif, les initiés qui le suivent en pleine conscience, développent finalement la continuité de conscience. Ils viennent sur Terre parce qu’ils connaissent le Plan de l’évolution et viennent pour réaliser ce Plan, et non pas seulement par nécessité karmique – bien qu’il y ait aussi une nécessité karmique.

RO. Si nous comprenons et respectons la loi de cause et d’effet, cela signifie-t-il que nous pouvons consciemment changer notre avenir par nos actions présentes ?

BC. Absolument. Telle est l’essence de cette loi. Lorsque vous savez que la moindre pensée et la moindre action créent une réaction qui a des répercussions sur autrui, et, bien sûr, sur vous-mêmes, vous comprenez la nécessité de l’innocuité. Lorsque nous comprendrons réellement cette loi fondamentale, notre monde en sera transformé.

texte issu de : Les enseignements de la Sagesse éternelle
Interview de Benjamin Creme, par Rollin Olson

(source: PartageInternational.org)

 

Publié dans:VIES ANTERIEURES |on 30 avril, 2012 |Pas de commentaires »

La réincarnation

 

Rollin Olson. Il existe, me semble-t-il, pas mal de folklore au sujet de la réincarnation. Est-il exact que nous pouvons nous réincarner sous une forme animale, celle d’un chien par exemple, si nous nous conduisons mal ?

La réincarnation dans REINCARNATIONBenjamin Creme. Non. La transmigration des âmes n’existe pas. Selon la vision orientale fantaisiste de la réincarnation, vous ne pouvez faire quoi que ce soit pour modifier votre sort. Si misérable que soit votre vie, il vous faut l’accepter, aucun changement social ne pourrait l’améliorer. En Occident, certaines personnes croient que l’on va et vient du règne animal au règne humain. Il n’en est rien. Une fois que vous êtes un être humain, vous le restez. Puis vous devenez un être surhumain, un Maître.

RO. Mais l’on peut s’incarner soit en homme soit en femme.

BC. Tout le monde s’incarne, tour à tour, en homme ou en femme. Pas forcément en alternance régulière : vous pouvez avoir deux ou trois incarnations successives en tant qu’homme, puis trois ou quatre en tant que femme, et ensuite une ou deux en tant qu’homme et ainsi de suite.

RO. Existe-t-il une certaine tendance à renouer des relations passées : à revenir dans les mêmes groupes, que ce soit la nation, la cellule familiale ou la famille au sens large ?

BC. Oui, tout à fait. Nous venons en incarnation en groupes, généralement en groupes familiaux. Il existe des exceptions, bien sûr ; il y a toujours de nouveaux venus dans les familles. Au cours du cycle des réincarnations, les individus qui arrivent dans une famille y apportent des énergies différentes, des qualités et des expériences variées, mais ils font tous partie de cette famille, ils créent des liens karmiques entre eux et dénouent des nœuds karmiques. Il s’agit de défaire, à l’intérieur de la famille, les nœuds du karma que nous avons créés par notre égoïsme ou notre égocentrisme.

texte issu de : Les enseignements de la Sagesse éternelle
Interview de Benjamin Creme, par Rollin Olson

(source: PartageInternational.org)

Publié dans:REINCARNATION |on 30 avril, 2012 |Pas de commentaires »

L’initiation : incarnation

 

Rollin Olson. Combien de fois devons-nous passer par le processus de réincarnation ?

Benjamin Creme. Il faut littéralement des centaines de milliers d’incarnations pour arriver au début du processus final, celui de l’initiation. L’initiation a été conçue dans le but d’accélérer l’évolution. Ce n’était pas absolument indispensable, nous aurions pu évoluer sans cela, mais il nous aurait fallu des millions et des millions d’années supplémentaires pour arriver au point où nous en sommes aujourd’hui. Il y a cinq grandes initiations planétaires à franchir pour atteindre la perfection.

RO. Et quel est le but de l’initiation ?

BC. Le but est la réalisation du Soi, de notre aspect divin. Alors nous n’aurons plus besoin de nous incarner sur Terre. Les Maîtres ont tous passé ces cinq initiations (qui sont des expansions de conscience), et cela leur donne la possibilité soit de quitter cette planète, soit de demeurer en retrait et de veiller à l’évolution du reste de l’humanité.

texte issu de : Les enseignements de la Sagesse éternelle
Interview de Benjamin Creme, par Rollin Olson

(source: PartageInternational.org)

 

Publié dans:REINCARNATION |on 29 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Les races humaines

 

Rollin Olson. Si c’est ainsi que se déroule le processus de réincarnation, et si le corps, comme vous le dites, retourne à la poussière, que pensez-vous des différentes manières de le traiter après la mort : l’inhumation, la crémation ou les bûchers funéraires des Indiens ?

Benjamin Creme. La seule manière scientifique et hygiénique de traiter le corps est la crémation ; il doit être brûlé. Tout le monde vient en incarnation avec un passé chargé des maladies de l’humanité, et certaines d’entre elles remontent aux tous premiers temps. Par la pratique de l’inhumation, ces maladies, telles que le cancer, la syphilis et la tuberculose, s’infiltrent dans la terre, entrent dans la chaîne alimentaire et sont réabsorbées par les animaux et les êtres humains. Cela dure depuis tant de milliers d’années que ces maladies sont endémiques et qu’il faudra plusieurs centaines d’années pour s’en débarrasser tout à fait. La crémation est un premier pas, d’une importance majeure, dans ce processus. Nous faisons partie de la 5e race racine. La première race racine vraiment humaine fut la race lémurienne, qui a duré six millions d’années – il y eut auparavant deux autres races qui ne possédaient pas de corps physiques denses. Elle fut suivie par la race atlante, qui a duré environ douze millions d’années. Notre race racine, la race aryenne (qui n’a rien à voir avec la notion hitlérienne de race aryenne), a 100.000 ans environ, elle n’est donc qu’au tout début de son évolution. Chaque race a la tâche de perfectionner l’un ou l’autre des véhicules. La race lémurienne avait pour tâche de perfectionner le corps physique. La race atlante, celle de perfectionner le corps astral ou émotionnel. Elle y est si bien parvenue qu’il est devenu le véhicule dominant et que la vaste majorité des hommes d’aujourd’hui ont toujours une conscience atlante, « polarisée » sur le plan astral ou émotionnel.

Races humaines.pngLa race aryenne, la nôtre, a pour tâche de perfectionner le corps mental. Nous n’utilisons que les plans mentaux inférieurs. Selon l’ésotérisme, il existe quatre plans mentaux. Le plus élevé est appelé le plan causal, sur lequel se trouve le corps de l’âme, le corps causal. L’âme utilise le corps causal pendant la majeure partie de son expérience d’incarnation, jusqu’à la quatrième initiation, où elle l’abandonne. C’est de cette manière que les races avancent, évoluent, et chaque race se compose de sept sous-races. Les Européens et les Américains d’aujourd’hui sont la cinquième sous-race de la race racine aryenne.

RO. Existe-t-il une autre catégorie pour les peuples des autres continents ?

BC. Oui, il existe différentes sous-races.

RO. Quelles sont-elles ?

BC. A l’heure actuelle, il existe des peuples qui sont atlantes par le corps physique. C’est le cas de l’ensemble des peuples de type mongol, les Chinois, les Japonais, les Indiens d’Amérique du Nord et du Sud, les Esquimaux, tous ont des corps atlantes, mais les individus qui possèdent ce type de corps font partie, bien entendu, de la race aryenne.

texte issu de : Les enseignements de la Sagesse éternelle
Interview de Benjamin Creme, par Rollin Olson

(source: PartageInternational.org)

Publié dans:HUMANITE |on 29 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Karma et réincarnation

 

Rollin Olson. Vous avez indiqué auparavant que la vie humaine avait un dessein, un but. Si ce but est de devenir un dieu réalisé, il est bien évident que nous n’en sommes pas encore là ; dans ce cas, une autre chance nous est-elle donnée ?

Benjamin Creme. Le processus d’évolution est basé sur le processus de renaissance ; la réincarnation est le moyen qui permet à notre conscience d’évoluer.

RO. En ce qui concerne les ésotéristes et vous-même, c’est donc une vérité de base ?

Karma et réincarnation dans KARMA 190px-Reincarnation_ASBC. Absolument. Si c’est quelque chose d’inacceptable pour bien des individus, laissez-les se familiariser avec cette idée. De toutes façons, de plus en plus de gens commencent à réaliser que c’est une vérité.

RO. Parlons alors, si vous le voulez bien, du processus de renaissance, ou de réincarnation. Comment cela se passe-t-il ?

BC. Des groupes d’âmes sont amenés en incarnation sous l’effet de deux grandes lois. La loi de renaissance elle-même, en relation avec la loi de cause et d’effet, et cela se manifeste de nombreuses manières. D’un point de vue scientifique, on peut dire que c’est la loi d’action et de réaction, ces deux forces étant, comme vous le savez, opposées et égales. Interprétée en termes religieux, on retrouve cette loi dans l’Ancien Testament, lorsque Dieu exige « œil pour œil et dent pour dent », loi rigide, froide, implacable et un peu méchante. Mais, dans l’Evangile, le Christ – en la personne de Jésus – l’exprime de manière très simple en disant que l’on récolte ce que l’on a semé. C’est si simple que les gens l’oublient. Ils se rappellent plus volontiers « œil pour œil et dent pour dent », mais la vérité, c’est que nous récoltons ce que nous avons semé. Selon cette loi, chacune de nos pensées, chacune de nos actions, met en mouvement une cause ; nous créons sans cesse des causes. Les réactions à ces causes, les effets qui en découlent, font que nos vies sont ce qu’elles sont, en bien ou en mal. En ce moment, nous construisons le reste de notre vie et la prochaine. Nous recevons ce qui est appelé du karma. La loi du karma est la loi de cause et d’effet. Les effets de nos actes passés, bons ou mauvais, créent les conditions de notre vie présente, et les résultats de nos actes d’aujourd’hui créent les conditions de ce que nous vivrons par la suite, dans cette vie même ou lorsque nous reviendrons dans un corps nouveau.

L’âme crée, de manière magique, une série de corps qui lui permettent, finalement, de se manifester en tant qu’âme. Quand nous en arrivons là, nous commençons à approcher de la fin du processus évolutif. Il faut des centaines de milliers d’incarnations pour parvenir à ce stade, mais une fois qu’il est atteint et que l’âme constate, en regardant sa réflexion (l’homme ou la femme en incarnation), qu’elle commence à répondre à ses qualités (celles de l’âme) et devient plus divine : moins égocentrique, plus altruiste, se souciant davantage des autres et moins de la satisfaction de ses propres désirs, elle stimule son véhicule et entame un processus qui termine le voyage évolutif, le processus de l’initiation.

RO. Nous avons tendance à considérer la réincarnation comme un concept des religions orientales. Pourquoi n’existe-t-il pas dans les religions occidentales ? Pourquoi n’en parlent-elles pas ?

BC. Ce concept existait, mais il a été supprimé. Jésus l’enseignait et ceux qui l’entouraient le considéraient comme allant de soi. On trouve dans la Bible chrétienne des passages où il est très clair que les disciples de Jésus comprenaient et acceptaient l’idée de la réincarnation.

RO. Pouvez-vous donner des exemples ?

BC. En parlant de St Jean Baptiste, les disciples demandèrent à Jésus : « Qui est Jean ? Qui est cet homme extraordinaire qui prêche dans le désert ? » Et Jésus répondit : « Ne vous souvenez-vous pas de ce que je vous ai dit ? C’est Elie qui est revenu. » Une autre fois, lorsqu’il guérit un aveugle de naissance, ils demandèrent : « Qui a péché, lui ou son père, pour qu’il soit né aveugle ? » En d’autres termes, était-ce le karma du père qui, à la suite de quelque méfait dans une vie précédente, avait dû avoir un fils aveugle, ou était-ce le karma, le résultat de quelque mauvaise action du fils lui-même, dans une vie précédente, qui l’avait fait naître aveugle ? Beaucoup des premiers Pères de l’Eglise, Origène par exemple, ont parlé de la réincarnation dans leurs enseignements.

RO. Que s’est-il passé par la suite ?

BC. L’idée de réincarnation ne plaisait pas à l’empereur Justinien ni à sa femme, aussi obligèrent-ils les Pères de l’Eglise à la faire disparaître. Au VIe siècle, on supprima de la Bible toute allusion à ce sujet, excepté les exemples que nous avons cités.

220px-PanchenLama dans REINCARNATIONEn Orient, par contre, on croit à la réincarnation, mais on s’en fait une idée inexacte. Les bouddhistes l’acceptent, les hindous également. Toutes les religions orientales admettent la réincarnation comme un fait. Mais elles la voient de manière très fataliste. Si vous êtes né dans une famille très pauvre, si vous êtes intouchable en Inde, par exemple, c’est à cause des mauvaises actions que vous avez accomplies dans une vie précédente, et vous n’y pouvez plus rien. Vous êtes un intouchable, vous êtes frappé par la pauvreté pour toute votre vie, et les autres vous exploiteront d’autant plus que vous étiez censé connaître la misère. Tout se passe comme si aucun changement n’était possible, on accepte totalement son sort, comme une punition, comme le résultat de ses mauvaises actions. Ce n’est pas une punition. Il n’y a pas de châtiment. C’est la loi de cause et d’effet : elle est impersonnelle. Des réformes sociales pourraient mettre fin à la pauvreté et à la souffrance, indépendamment du karma individuel.

RO. Si des vies successives nous donnent, à chaque fois, une nouvelle chance de progresser sur l’échelle de l’évolution, que nous arrive-t-il entre temps ? Que nous arrive-t-il par delà la mort ?

BC. Cela dépend de votre niveau d’évolution. Si vous n’êtes pas très évolué (ce qui est le cas de la plus grande partie de l’humanité), vous revenez rapidement en incarnation. Le grand aimant de l’évolution vous ramène sans cesse en incarnation. Etant donné que nous avons beaucoup à apprendre, nous avons besoin de fréquentes leçons, des expériences de la vie, sans cesse répétées, pour faire le moindre progrès. Si vous êtes plus évolué, vous venez en incarnation en groupes, en famille et dans des groupes familiaux élargis. Au sein de ces groupes, les relations changent : nous avons tous été le frère ou la sœur de notre mère et son enfant, son père, son grand-père, ou un autre membre de sa famille, à maintes reprises. De cette façon, nous créons des liens karmiques. Ces liens karmiques assurent la cohésion des groupes, et ils nous permettent aussi de rembourser nos dettes karmiques, dans un cercle relativement restreint, jusqu’à ce que nous soyons quittes.

Quand nous apprenons à être inoffensifs, nous nous libérons de notre karma. Il arrive un moment où l’âme se manifeste si puissamment à travers sa réflexion, l’individu en incarnation, qu’il cesse de produire trop de karma négatif, et devient de plus en plus inoffensif. Nous pouvons donc voir l’importance de l’innocuité dans toutes les relations humaines. Lorsque nous sommes destructifs, nous créons du karma négatif, dont nous devrons ensuite nous débarrasser. Nous naissons avec ce karma, et tous les malheurs de notre vie, les chagrins, les souffrances, sont mis sur le compte de notre manque de chance. Ce n’est pas un manque de chance, mais le résultat direct de notre karma.

RO. Vous avez parlé de l’âme et du corps. A quel mécanisme sont-ils soumis entre les incarnations ? Lorsque nous mourons, par exemple, vont-ils dans un lieu particulier ?

BC. Oui, le corps retourne à la poussière, excepté un atome permanent qui demeure. Il reste également un atome permanent du véhicule émotionnel et un atome permanent du véhicule mental. C’est autour de ces trois atomes permanents que l’âme créera le nouveau corps, sur le plan physique, émotionnel et mental. Nous revenons en incarnation au niveau exact que nous avions atteint à la fin de notre vie précédente, et par conséquent, avec le taux vibratoire de ces trois atomes permanents.

RO. Mais que se passe-t-il dans l’intervalle entre deux vies ?

BC. Cela dépend encore de votre niveau d’évolution. Si vous n’êtes pas très évolué, vous passez peu de temps hors incarnation. Vous vous incarnez et vous réincarnez assez vite. Si vous êtes plus évolué, vous passez une période relativement plus longue en pralaya. Le pralaya correspond à l’idée chrétienne de paradis. Rien n’arrive, vous n’y faites aucun progrès, mais c’est un état de félicité sans fin interrompu de temps en temps lorsque votre « numéro » est appelé et qu’il vous faut retourner en incarnation.

texte issu de : Les enseignements de la Sagesse éternelle
Interview de Benjamin Creme, par Rollin Olson

(source: PartageInternational.org)

Publié dans:KARMA, REINCARNATION |on 29 avril, 2012 |Pas de commentaires »

L’Astrologie c’est quoi ?

 

Rollin Olson. Vous avez parlé du Verseau et des Poissons. Ce sont des noms que nous associons à l’astrologie. Comment l’ésotérisme considère-t-il l’astrologie ? Comme la véritable science des énergies ?

Benjamin Creme. Cela dépend de quelle astrologie vous parlez. S’il s’agit de celle des journaux, alors c’est seulement de la L'Astrologie c'est quoi ? dans ASTROLOGIE ptolemedistraction, et la rubrique astrologique de tous les journaux vous dira que tel est son but. On ne s’attend pas à ce que vous la preniez au sérieux, et vous n’allez pas poursuivre le journal en justice si ces prévisions s’avèrent entièrement fausses ou presque. A la base de la véritable astrologie, réside la science des énergies des constellations. Chaque constellation incarne de grandes énergies cosmiques. Elles sont l’expression de grandes Vies, de grandes Consciences. Vous ne pouvez les appeler des Maîtres, parce qu’elles sont parvenues bien au-delà du concept même de Maîtres. Ces grands Êtres sont l’âme de systèmes solaires, l’âme de constellations, si vous pouvez imaginer ce que cela signifie. C’est une réalité si vaste que cela confond l’imagination. Mais néanmoins, pour l’ésotérisme, c’est une réalité acceptée que, derrière l’interaction des forces cosmiques, se cachent les relations réciproques de grands Êtres cosmiques qui s’expriment à travers des constellations, des systèmes solaires et des planètes. Notre Logos planétaire, notre « Dieu local », si je puis m’exprimer ainsi, est l’un d’entre eux. Pour une cellule de notre corps, nous sommes un dieu ; pour elle, nous sommes un système solaire. Cela donne une idée de notre propre relation avec ces Êtres cosmiques.

texte issu de : Les enseignements de la Sagesse éternelle
Interview de Benjamin Creme, par Rollin Olson

(source: PartageInternational.org)

Publié dans:ASTROLOGIE |on 28 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Dames de Pierre d’Oliferne (Jura)

 

(D’après « Traditions populaires comparées » paru en 1854)

Célèbres par leurs enchantements, les flancs de la verte montagne d’Oliferne, où s’élèvent les ruines solitaires de l’ancien château, retentiront toujours du son des cors, des voix humaines et des aboiements prolongés qui composent le concert magique où se plaît encore, dit-on, l’âme de l’ancien seigneur de cette terre qui s’illustra par un véritable bras de fer avec le roide France

Dames de Pierre d'Oliferne (Jura) dans POLTERGEISTS et LEGENDES 150px-Franche-comt%C3%A9_administrative.svgUn garde forestier, témoin oculaire de ces prodiges, assurait il y a bien longtemps, tout ému qu’il en était encore, qu’attiré un beau matin par le bruit de la chasse, il était arrivé à une clairière de la forêt ; que là il avait trouvé rassemblés, sous les amples rameaux d’un chêne, une foule de grands seigneurs, de belles dames et de piqueurs, les uns mangeant sur le gazon, les autres gardant les chevaux ou distribuant la curée à de nombreux limiers ; que la joie la plus vive animait le banquet ; que, n’osant aborder une société aussi brillante, il s’était reculé ; qu’il avait pris, pour s’échapper, un oblique sentier dans le bois ; mais qu’enchanté d’un spectacle si nouveau pour lui, il avait retourné la tête, afin d’en jouir encore… Plus rien, tout avait disparu. Dans de vieilles chartes, le nom de ce château fut quelquefois écrit Holoferne, comme celui que portait un général persan des troupes de Nabuchodonosor et qu’a rendu illustre l’acte courageux d’une héroïne d’Israël, Judith. Holoferne signifiait le vaillant capitaine ; et tout ce que l’on raconte du courage indomptable du seigneur d’Oliferne est si prodigieux, qu’on serait tenté de croire à un secret rapport entre le chasseur sauvage de cette montagne et la signification du nom qu’elle a porté.

Le même garde forestier nous a donné sur l’ancien seigneur de celte terre des renseignements biographiques dont l’authenticité n’est pas moins certaine. L’ancien seigneur d’Oliferne avait été un puissant personnage de son époque. A croire notre garde forestier, il aurait balancé le pouvoir du roi de France ; et, suivant lui, c’était beaucoup dire ; mais il était aussi haut que son manoir. Le narrateur entendait par ces paroles que le baron était aussi orgueilleux que son château était élevé au-dessus des deux grandes vallées de l’Ain qu’il dominait, l’Anchéronne et la Valouse. Car on disait que cette forteresse de son domaine était de celles qu’on ne peut prendre ni conquérir que par l’art de la nécromancie (Essai sur l’histoire de la Franche-Comté). « Ce présomptueux vassal, disait le roi, se moque de tout le monde et se croit au-dessus de nous : je veux le forcer de rentrer dans des sentiments de soumission plus convenables à la condition d’un simple feudataire. »

Le monarque le menace, en conséquence, d’une guerre, par un envoyé qui lui en porte la déclaration : « Dites à votre maître, répond le seigneur d’Oliferne, qu’on ne récolte pas assez de foin dans tout son royaume pour remplir les fossés de mon château. » Les fossés de la forteresse d’Oliferne sont, en effet, la profonde vallée de la rivière d’Ain, d’une part, et le bassin de la Valouse, contenant tout le canton d’Arinthod, de l’autre ; avec le ténébreux ravin de l’Anchéronne et celui de Vescles, qui rendent, en effet, inabordable la haute position d’Oliferne. Inattaquable à la force brutale, le fier baron resta vainqueur ; il eut ensuite à se défendre contre la ruse. On ne chercha plus qu’à saisir sa personne, et des émissaires apostés le guettèrent pour le surprendre dans le sommeil. Or, se doutant bien de l’espionnage, que fit le rusé seigneur ? Partout où il se retirait pour passer la nuit, il arrivait sur un cheval ferré à rebours, de manière à faire croire qu’il était parti de ce lieu dans la direction des empreintes des fers de sa monture sur le sol.

A la fin cependant, soit par le nombre, soit par une plus habile stratégie, soit par la trahison, le roi se rendit maître de la formidable forteresse. Le seigneur s’échappa sans doute ; mais ses trois filles, saisies dans leur refuge, payèrent de leur vie la résistance de leur père. Elles périrent par le supplice de Régulus : on les renferma dans un tonneau que l’on garnit d’une multitude innombrable de clous, dont les pointes étaient tournées contre elles, et on les lança dans la pente de la montagne. Le tonneau roula ainsi jusqu’au fond de la vallée, trajet d’une demi-lieue qui fut fait en moins de deux minutes ; la rivière d’Ain le reçut dans ses flots.

2560998538_ce2e832385_m dans POLTERGEISTS et LEGENDESLa pitié du peuple, qu’émut cette triste aventure, imagina dès lors une métamorphose pour en perpétuer le souvenir. On montre sur la rive opposée, en face d’Oliferne, trois pointes de rocher, d’inégales hauteurs, et ces aiguilles s’appellent les Trois Damettes. On donne le même nom à la forêt qui couvre la montagne. Au reste, toute cette historiette, dont la moitié nous reporte aux temps mythologiques, et l’autre moitié aux hostilités de la France contre le comté de Bourgogne, est une de ces compositions populaires où la chronologie est ordinairement fort maltraitée, et à travers lesquelles il ne faut pas chercher de la vraisemblance. Ce qu’il y a de plus apparent dans ces traditions, c’est que le chasseur d’Oliferne ressemble singulièrement au chasseur nocturne qu’on appelle, à Condes, le roi Hérode, traversant la vallée de l’Ain la veille du Jour des Rois.

Ainsi, les pics des Trois Damettes d’Oliferne garderont un éternel souvenir de leur catastrophe, dont la couleur est aussi danoise ou Scandinave qu’orientale, grecque ou romaine. Leur supplice n’est pas de l’invention des seuls Carthaginois : vous le trouvez dans la Suède et le Danemark, à une époque fort ancienne, à en juger par les recueils poétiques du Folk Visor, où l’on voit un jeune roi menacer la jeune Karine, si elle ne veut pas être tout à lui, de la faire mettre dans un tonneau armé de pointes de fer, et qui l’y fait périr en effet. « Alors deux blanches colombes descendent du ciel et prennent la petite Karine. On n’avait vu venir que deux colombes : en ce moment, on en voit trois », écrit Marmier dans ses Souvenirs de voyage.

Les âmes toutes filiales des dames d’Oliferne n’ont pu se décider à se rendre où vont toutes les âmes ; elles ont préféré se réfugier dans les trois aiguilles de pierres, poste élevé d’où elles peuvent, tout le jour, contempler à leur aise, le manoir paternel, et dont elles se détachent, au soir, pour se promener dans ce romantique séjour. Tantôt leurs mânes vont s’asseoir, pâles et silencieux, au champ-Dolent - nom tout à fait druidique indiquant partout où on le rencontre la proximité d’un monument gaulois -, sur le bec de Grimona, ou sur les trois pierres de Brandon - indice d’un dolmen -. bornes de leur ancienne châtellenie ; tantôt on les voit marcher d’un pas grave à travers les forêts jadis sacrées de Trépierre - autre indice d’une pierre levée – et de Chastain – Castum nemus. Une autre fois, on les entendra gémir parmi les chênes dodoniens du mont de la Colombe, ou pleurer dans les roseaux de l’étang de Saint-Colomb.

 

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 28 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Dames Blanches, dames rouges, dames vertes

 

(D’après « Dictionnaire des superstitions, erreurs, préjugés et traditions populaires » paru en 1856)

 

DAMES BLANCHES
Les dames blanches constituent une classe de fées dont quelques-unes sont graves et bienfaisantes ; d’autres sont méchantes ou simplement espiègles. Elles correspondent à la Benshie des Écossais. Lorsqu’on les rencontre au bord des fontaines et au pied des vieux arbres, c’est toujours d’un fâcheux présage. En Bretagne, il est de ces Dames Blanches qui s’introduisent dans les écuries portant des chandelles allumées. Elles laissent tomber alors des gouttes de suif sur le crin des chevaux, ce qui leur permet de le lisser avec plus de soin.

Dames Blanches, dames rouges, dames vertes dans POLTERGEISTS et LEGENDES 330px-Les_Tr%C3%A8s_Riches_Heures_du_duc_de_Berry_mars_dragonElles agissent de même dans les contrées du Nord. En Allemagne, la Dame Blanche se montre dans les forêts et dans les prairies, et l’on prétend que dehors elle voit parfaitement clair, tandis que renfermée dans sa demeure elle est aveugle. Certaines Dames Blanches sont les protectrices de grandes familles, et elles apparaissent constamment lorsqu’un des membres de ces familles doit mourir. Telles sont entre autres les maisons de Neuchaus, de Rosenberg, de Brunswick, de Bade, de Brandebourg, de Pernstein, etc. Byron cite aussi la Dame Blanche de la famille Colalto.

S’il faut en croire les historiens contemporains, une Dame Blanche aurait contribué, en 1638, durant la guerre contre le comté de Bourgogne, à sauver la ville de Salins et à battre un corps d’armée de Louis XIII, commandé par Villeroy. « Il est remarquable, dit Girardot, l’un de ces historiens, qu’au même temps qu’on pourchassait les Français, une petite fille, nourrie au couvent des Ursules de Salins, étant près de mourir, dit aux religieuses assemblées autour de son lit, qu’elles n’eussent plus de crainte des Français, car elle les voyait fuir devant une femme blanche ».

Dans ses Traditions populaires comparées, Désiré Monnier cite un passage du journal lyonnais Le Réparateur de 1840, et affirme être frappé du singulier conflit d’idées religieuses et païennes qui se réveillèrent alors : « on reconnaîtra combien il est naturel au peuple de recourir è des prodiges pour expliquer les catastrophes qui le frappent ».

En présence des calamités que la ciel vient de faire peser sur le pays, beaucoup d’esprit sont abattus et sous l’empire d’une terreur secrète : il circule dans le peuple une foule de récits plus ou moins extraordinaires. Un correspondant du Réparateur lui adresse le résumé de tout ce qu’il a entendu raconter dans le peuple : « Voyez, dit-il, comme l’instinct populaire se rattache à tout : on vous parle de sécheresse extraordinaire qui, au printemps, a laissé nos rivières sans eau, et de cette pierre au fond du Rhône sur laquelle une main inconnue a tracé une menace qui ne s’est que trop réalisée : Qui m’a vue a pleuré, qui me verra pleurera. Les récits les plus effrayants, les contes les plus absurdes sont dans toutes les bouches. Ici, c’est le prophète de Salons, en Provence, qui annonce pour 1840 une inondation telle que les hommes n’en virent jamais depuis le déluge ; là, c’est le prince Hohenlohë qui a prédit que Lyon périra par l’eau, aussi en 1840. Les uns annoncent que, le 24 novembre, Lyon sera enseveli sous les eaux ; d’autres disent le 6 décembre. On se rit de ces sinistres prophéties ; mais on ne peut se défendre de la peur.

« On dit qu’à Grenoble, il y a quelques mois, à la veille de cette fatale année, une vieille femme apparut sur le haut de je ne sais quel clocher, tenant en ses mains deux flacons, l’un rempli d’eau, l’autre plein de sang : !’eau, vous disent les commentateurs, signifiait l’inondation ; le sang, c’était la guerre. A Fourvières, ajoute un autre, on a trouvé, la nuit, la chapelle illuminée nomme aux grands jours de fête, et la statue de la Vierge implorant, à genoux devant l’autel, la miséricorde divine en faveur de la ville dont elle est la protectrice.

« Sans doute aussi, vous aurez entendu parler d’une Dame Blanche qui s’est montrée, la nuit, sur les hauteurs, se promenant silencieusement près l’un des forts qui nous dominent. Une première fois, elle passe non loin d’une sentinelle, elle porte une coupe remplie d’eau ; au Qui vive ! du soldat, elle ne répond pas et disparaît. Bientôt elle revient, et cette fois elle porte une torche d’où jaillit une flamme livide ; même Qui vive ! Même silence ! Elle reparaît une troisième fois tenant à la main un pain ; toujours même silence ! Enfin elle revient une dernière fois un glaive flamboyant à la main. En la voyant armée, le soldat redouble ses Qui vive ! et menace de faire feu. La Dame Blanche s’arrête et répond d’une voix lugubre et solennelle : Quand j’ai passé près de toi avec une coupe pleine d’eau, c’était l’inondation et tous ses désastres ; tu vois… la torche signifiait la peste ; le pain, c’est la famine, et ce glaive, c’est la guerre. Malheur, malheur, malheur à vous tous ! Et elle disparut, sans qu’on ait pu savoir qui elle était.

220px-Bookofmelusine dans POLTERGEISTS et LEGENDES« Voilà ce qui se raconte dans le peuple, et bien autres choses encore ! Ne diriez-vous pas que nous sommes revenus au Moyen Age ? Tout cela est absurde, sans doute ; tout cela est incroyable dans le siècle des lumières, au milieu d’une révolution qui prétend avoir régénéré l’esprit humain et avoir fait justice de l’ignorance et des préjugés ; mais tout cela explique la situation des esprits, et prouve jusqu’à quel point ils sont frappés de terreur. Faut-il en croire ces rumeurs populaires, et les menaces de 1840 ne seraient-elles pas toutes accomplies ? »

Selon Xavier Marmier dans ses Souvenirs de voyages, peu de traditions anciennes sont aussi généralement répandues que celle de la Dame Blanche, et se sont aussi longtemps maintenues dans la croyance non seulement du peuple, mais des gens éclairés. Qu’elle soit fondée sur un fait historique, c’est ce dont il est impossible de douter, ajoute-t-il ; seulement, les chroniqueurs diffèrent d’opinion sur l’origine de la Dame Blanche. Les uns la font descendre de la célèbre maison de Méran, et, selon eux, elle épousa le comte Henri d’Orlamund ; d’autres disent que son image se trouve dans le château de Nehaus en Bohême. Du reste, on sait que la Dame Blanche doit apparaître dans les châteaux de Berlin, Bayreuth, Darmstadt, Carlsruhe, Bade, etc. Yung Stilling en parle comme d’une chose certaine dans saThéorie des esprits.

Or, voici ce que l’on raconte dans le pays de Bade sur la Dame Blanche : Bertha de Rosenberg épousa, en 1449, Jean de Lichtenstein. Ce mariage fut on ne peut plus malheureux ; la comtesse se sépara de son mari, et se retira avec la haine dans le cœur en Bohême, où elle fit bâtir le château de Neuhaus. L’esprit de Bertha apparaît le plus souvent pendant la nuit, quelquefois aussi pendant le jour. Elle porte une robe blanche comme celles que l’on portait de son temps ; son visage est couvert d’un voile épais, et éclairé par un pâle rayon. Ce qu’il doit surtout y avoir de terrible dans son apparition, au dire de tous ceux qui l’ont vue, est le regard fixe, perçant, immobile, de ses grands yeux noirs, qu’elle arrête en silence sur l’homme à qui elle se montre. Ce regard pénètre jusqu’au fond de l’âme et glace la pensée d’effroi. Quiconque l’a entrevue une fois ne l’oubliera de sa vie.

Quelquefois aussi la Dame Blanche apparaît avec un enfant à la main. Son apparition est toujours l’indice de la mort prochaine d’un des membres de sa famille, ou d’un grand malheur. Souvent on l’a vue se pencher sur le lit d’un jeune prince dans son sommeil, et peu de jours après l’enfant était mort. Elle se montre tantôt dans les galeries, tantôt dans la chapelle, et quelquefois aussi dans le jardin du château.

DAMES ROUGES
Nous ne croyons pas que les dames de cette couleur soient en grand nombre dans notre mythologie populaire ; mais Désiré Monnier en cite une qui habite une grotte du vallon de la Creuse, dans le département du Jura : elle y fait entendre des cris plaintifs, et l’on menace de cette Dame Rouge les petits enfants de la contrée qui ne sont point sages.

DAMES VERTES
Les Dames Vertes sont l’objet de croyances superstitieuses dans les départements du Doubs et du Jura, et qui se montrent dans les bois et les jardins. Monnier rapporte ces fées à Iana ou la Diane celtique, et désigne les lieux où elles sont le plus en réputation. Tels sont les vergers de Maizières ; les villages d’Angerans, de Relans, de Veyria, de Graye et de Gigny ; les rives des étangs du territoire de Cages, etc.

Xavier Marmier consacre à la Dame Verte cette gracieuse description : « La Dame Verte, c’est notre péri, notre sylphide, la déesse de nos bois, la fée de nos prairies : elle est belle et gracieuse ; elle a la taille mince et légère comme une tige de bouleau, les épaules blanches comme la neige de nos montagnes, et les yeux bleus comme la source de nos rochers. Les marguerites des champs lui sourient quand elle passe ; les rameaux d’arbres l’effleurent avec un frémissement de joie, car elle est la déesse bien-aimée des arbres et des fleurs, des collines et des vallées. Son regard ranime la nature comme un doux soleil, et son sourire est comme le sourire du printemps. Le jour, elle s’asseoit entre les frais taillis, tressant des couronnes de fleurs, en peignant ses blonds cheveux avec un peigne d’or, ou rêvant sur son lit de mousse au beau jeune homme qu’elle a rencontré. La nuit, elle assemble ses compagnes, et toutes s’en vont folâtres et légères, danser aux rayons de la lune, et chanter.

200px-Book_of_Melusine« Le voyageur qui s’est trouvé égaré le soir au milieu de nos montagnes a souvent été surpris d’entendre tout à coup des voix aériennes, une musique harmonieuse, qui ne ressemblait à rien de ce qu’on entend habituellement dans le monde : c’étaient les chants de la Dame Verte et de ses compagnes. Quelquefois aussi les malignes sylphides égarent à dessein le jeune paysan qu’elles aiment, afin de l’attirer dans leur cercle, et de danser avec lui. Que si alors il pouvait s’emparer du petit soulier de verre d’une de ces jolies cendrillons, il serait assez riche ; car, pour pouvoir continuer de danser avec ses compagnes, il faudrait qu’elle rachetât son soulier, et elle l’achèterait à tout prix. L’hiver, la Dame Verte habite dans ces grottes de rochers, où les géologues, avec leur malheureuse science, ne voient que des pierres et des stalactites, et qui sont, j’en suis sûr, toutes pleines de rubis et de diamants dont la fée dérobe l’éclat à nos regards profanes. C’est là que, la nuit, les fêtes recommencent à la lueur de mille flambeaux, au milieu des parois de cristal et des colonnes d’agathe. C’est là que la Dame Verte emmène, comme une autre Armide, le chevalier qu’elle s’est choisi.

« Heureux l’homme qu’elle aime ! Heureux ce sire de Montbéliard qu’elle a si souvent attendu sous les verts bosquets de Villars ou dans le val de Saint-Maurice ! C’est pour cet être privilégié qu’elle a de douces paroles et des regards ardents, et des secrets magiques ; c’est pour lui qu’elle use de toute sa beauté de femme, de tout son pouvoir de fée, de tout ce qui lui appartient sur la terre. Il y a cependant des gens qui, pour faire les esprits forts, ont l’air de rire quand vous leur parlez de la Dame Verte, et ne craindraient pas de révoquer en doute son existence. Ces êtres-là, voyez-vous, il ne faut pas discuter avec eux, il faut les abandonner à leur froid scepticisme ».

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 28 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Nombres 7 et 14

 (Particularités bizarres sur les)

(D’après un article paru au XIXe siècle)

Les anciens comptaient 7 planètes, 7 couleurs primitives, 7 saveurs et 7 odeurs ; puis 7 merveilles du monde, 7 sages de la Grèce, et 7 solennités des jeux du cirque ; 7 généraux avaient été destinés à la conquête de Thèbes.

Presque tous les peuples ont partagé le temps en périodes de 7 jours ; certains géologues ont substitué aux 7 jours de la création 7 créations successives. Il y a 7 notes dans la musique, et pendant longtemps on n’a compté que 7 métaux.

Nombres 7 et 14 dans CHIFFRESPar rapport au culte, le nombre 7 était un nombre supérieur dans le paganisme : les Grecs immolaient souvent 7 victimes. Dans la Bible, on trouve souvent le nombre 7, témoin 7 églises, 7 chandeliers, 7 branches au chandelier d’or, 7 lampes, 7 étoiles, 7 sceaux, 7 anges, 7 trompettes, 7 plaies d’Egypte, 7 têtes de dragons, 7 diadèmes qu’elles portent, etc. Dans le catholicisme, on compte les 7 psaumes de la pénitence, les 7 allégresses et les 7 douleurs de la Vierge, les 7 dons du Saint-Esprit, les 7 sacrements, les 7 péchés mortels, les 7 parties de l’office, ou heures canoniales ; suivant un dicton populaire, le sage pèche 7 fois le jour.

Le nombre 14 a joué un grand rôle dans l’histoire de Henri IV. Ce prince est né le 14 décembre, 14 siècles, 14 décades et 14 ans après Jesus-Christ ; il est mort le 14 mai ; son nom était composé de 14 lettres (Henri de Bourbon) ; il a vécu quatre fois 14 ans, quatre fois 14 jours, et 14 semaines ; il a été roi de France et de Navarre trois fois 14 ans ; il a été blessé par Châtel 14 jours après le 14 décembre, en l’année 1594 ; entre ce jour et celui de sa mort il y a 14 ans, 14 mois et cinq fois 14 jours ; il a gagné la bataille d’Ivry le 14 mars. Le Dauphin était né 14 jours après le 14 septembre. Il a été baptisé le 14 août ; enfin il a été tué le 14 mai, 14 siècles et 14 olympiades après l’Incarnation ; l’assassinat eut lieu deux fois 14 heures après l’entrée de la reine à Saint-Denis ; Ravaillac a été exécuté 14 jours après la mort du roi, et dans l’année 1610, qui est divisible par 14.

Publié dans:CHIFFRES |on 27 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Dame de Pique ou Dame Noire

Dame de Pique ou Dame Noire à Andouillé (Mayenne)

(D’après « Bulletin de la Commission archéologique
et historique de la Mayenne » paru en 1911)

C’est en regagnant son moulin la nuit venue, et cependant qu’il traverse le bois de la Monnerie munie d’une ferte – bâton doté d’une grosse pointe de fer à une de ses extrémités – lui donnant quelque assurance, que le meunier Baril croise le chemin de la redoutée Dame Noire et pense alors vivre ses derniers instants…

Vers la fin du XVIIIe siècle, le moulin du Châtelier était un des plus anciens moulins de la commune d’Andouillé ; bâti sur le bord de l’Ernée, rive droite, il était le dernier de la commune sur cette rivière en descendant. A cinq cents mètres au-dessous de ce moulin, le ruisseau d’Ingrande se jette dans l’Ernée, sur la rive droite, limitant le territoire de la commune d’Andouillé et celui de Saint-Jean et, au-dessous du moulin, l’Ernée longe sur la rive gauche le territoire de la commune de Saint-Jean. La demeure du meunier était bâtie sur cette rive, un peu au-dessus du moulin qui était sur Andouillé.

Dame de Pique ou Dame Noire dans POLTERGEISTS et LEGENDES AndouilleFoireSa chute d’eau n’était pas considérable ; aussi, dans les hivers pluvieux, les eaux de l’Ernée dépassaient le sommet de la roue et l’empêchaient de tourner ; la chaussée qui retenait les eaux et élevait le niveau de la rivière était construite en biais. L’Ernée, en cet endroit, est encaissée dans la vallée et dominée par les collines de la Roche et de la Foucaudière à gauche, et par la colline du Pommier et les hauteurs de la Baburière à droite. Le moulin était si bien caché dans les arbres qu’il fallait connaître son existence pour le trouver, mais il se dévoilait par le bruit de l’eau de la chaussée et par le tic-tac de son traquet qui se faisait entendre d’une demi-lieue à la ronde. Le propriétaire du moulin, le meunier Changeon, le tenait de sa femme, Anne Lefèvre, qui en avait hérité de sa mère, sœur de René et Jean Baril, célibataires, qui étaient restés au service du moulin. Avant 1789, le moulin du Châtelier, comme ses environs, dépendaient de la seigneurie d’Orange.

Le meunier Changeon, grand et sec, causant beaucoup, aimant la plaisanterie, était rarement seul dans son moulin ; tous les voisins ses clients, avaient besoin de lui : les métayers pour faire moudre leur grain, et les tisserands pour acheter de la farine, car à cette époque, chaque ménage faisait son pain, les uns le cuisant dans le four attenant à leur maison, les autres se servant d’un four banal à l’usage de plusieurs voisins. Il vendait aussi aux tisserands de la farine decarabin (sarrasin) pour faire de la galette et la meunière leur donnait par surcroît une potée de lait. Jean Baril était né au moulin du Châtelier et il y avait passé toute sa vie ; son frère et sa sœur étant morts, il était resté avec sa nièce, son héritière. Il conduisait les chevaux, allait dans les métairies chercher le grain et délivrait la farine.

Tous les samedis il allait à Laval au marché aux grains, il en achetait et le rapportait sur ses chevaux. De haute taille, fortement charpenté et musclé, habitué dès son enfance à charger les sacs de farine, il portait encore dans sa vieillesse des charges que des jeunes gens ne soulevaient qu’avec peine ; il aimait à faire plaisir au prochain : c’était un brave homme ; comme la plupart des gens à cette époque, dans les campagnes, il ne savait ni lire ni écrire, mais il aimait à raconter les histoires de sa jeunesse et c’est de lui que nous tenons l’histoire de la Dame de Pique, ou Dame Noire, que l’on rencontrait la nuit dans les bois de la Monnerie. Tous les dimanches il se rendait à la messe au bourg d’Andouillé : il y restait une partie de la journée, s’occupant de ses affaires, causant et plaisantant avec les amis, buvant du cidre dans une mogue (tasse) ou un petit verre d’eau-de-vie, ayant grand plaisir à offrir une prise de tabac de sa toubique (tabatière en grès). Il mourut de froid pendant le grand hiver de 1829-1830, à l’âge de 80 ans environ.

J’avais, disait-il, 25 ans environ, quand m’arriva l’aventure suivante : c’était un samedi. Ce jour-là était, comme il l’est encore aujourd’hui, le jour du marché aux grains à Laval. J’étais allé acheter du grain pour faire de la farine et la vendre aux tisserands, chalands habituels de notre moulin, qui s’étaient établis en grand nombre dans nos environs. Nous étions à la Toussaint : les jours sont courts et pluvieux, il faut partir de bon matin du Châtelier pour se rendre à Laval, distant de trois lieues, et arriver au commencement du marché qui s’ouvrait à cette époque à 7 heures du matin. Les chemins de ce temps-là n’étaient pas à comparer avec ceux que l’on voit maintenant ; il fallait, en sortant du moulin, passer par le village du Châtelier, monter le chemin qui conduit sur la lande de la Foucaudière en passant devant la Maison-Rouge, ce qui obligeait à faire un grand détour. Pour le retour, il fallait compter une heure de plus, les chevaux étant chargés, et puis on ne manquait jamais de s’arrêter en passant et de dire bonjour à l’aubergiste de Niafle et à celui du bourg de Saint-Jean.

AndouilleNeoMetal dans POLTERGEISTS et LEGENDESCe jour-là, j’avais acheté deux fichus (mouchoirs de poche) à Laval, sachant que Louise, la couturière habituelle du moulin, devait y venir travailler dans la journée ; j’espérais qu’après le souper qui clôt généralement le travail de la journée, elle aurait le temps de les ourler. A ma demande, elle répondit : « Je le veux bien, Jean, mais pour cela il faut que vous me reconduisiez chez moi, car malgré qu’on prétende que la Dame Noire ne s’adresse jamais aux femmes, j’ai toujours peur de me mettre en retard et de la rencontrer. – Ah ! mon Dieu, je mourrais de peur, si je la voyais. – J’ourlerai vos mouchoirs et, en les attendant, vous grellerez des châtaignes que nous mangerons en buvant du cidre doux, lorsque j’aurai terminé. Pour revenir au moulin, je vous donnerai la ferte de mon défunt père qui est encore bien capable de vous servir, si par hasard vous rencontriez la Dame de Pique ».

J’acceptai sa proposition et nous partîmes aussitôt après avoir soupé. Notre chemin était de passer les planches et le petit pont devant la roue du moulin, ensuite la petite chaussée, puis le pré de la Baburière, celui des Levrettières, les taillis de la Baburière et de la Monnerie, passer le ruisseau du Bignon et de là monter les bois de la Monnerie ; on arrivait chez elle au village des Hamardières, commune d’Andouillé. La nuit était sombre ; dès notre arrivée le premier soin de Louise fut de battre le briquet et d’allumer son lucrin (chandelle de résine fort en usage à cette époque) et elle se mit à coudre. Pendant ce temps, j’allumai du feu dans la cheminée et je grillai des châtaignes que nous mangeâmes dès qu’elle eut fini.

Louise était plus âgée que moi de quelques années, raconte-t-il ; elle avait perdu ses parents et vivait seule, du produit de son travail. La soirée se passa à bavarder et lorsque l’horloge du voisin Ricou sonna onze heures, je pris congé de Louise et j’emportai mes fichus ourlés. Je partis armé de la ferte, bâton long de six pieds, gros comme moitié du bras et ferré d’une grosse pointe de fer à une de ses extrémités, dont se servaient autrefois les sauniers pour sauter les haies et au besoin pour se défendre. Pour rentrer au moulin, je pris un autre chemin, préférant les châtaigneraies des Levrettières, ma ferte me donnant de l’assurance.

J’entrai alors dans le bois de la Monnerie, après avoir passé un petit échalier qui se trouve au haut du champ de la Monnerie, et je m’engageai dans le sentier du haut du bois, ayant à ma gauche la haie construite en pierres provenant du champ des Levrettières et à ma droite les buissons de houx et de genièvres entourant les grosses pierres qui bordent le sentier que je suivais. Cette partie du bois était à cette époque plantée de grands chênes qui donnaient beaucoup d’ombre sur le sentier. Au ciel, on n’apercevait la lune qu’entre les nuages qui passaient avec vitesse, poussés par un grand vent, lorsqu’au défaut d’un buisson, à deux pas de moi, apparut tout à coup la Dame Noire, dont la haute taille me dominait de trois pouces au moins. Je fus si subitement surpris en la voyant que la peur me fit faire un pas en arrière et j’évitai ses yeux fixés sur moi qui brillaient comme deux chandelles et qui me semblaient effrayants.

Je repris cependant un peu d’aplomb et je continuai à aller en avant, regardant continuellement de son côté afin de surveiller son attitude qui me paraissait menaçante. Ayant hâté le pas, je la vis se rapprocher de moi et me suivre à ma droite, à deux pas de distance. Je crus qu’elle allait me barrer et me bousculer contre la haie comme elle l’avait déjà fait à d’autres qui l’avaient rencontrée la nuit à pareille heure et dans le même endroit du bois : cependant elle ne me toucha pas ; je continuai à marcher, elle me suivit toujours à ma droite. Ce n’était pas la première fois que je la rencontrais : je l’avais déjà vue deux fois, mais elle s’était tenue éloignée et ne m’avait pas suivi longtemps ; malgré cela je ne pouvais me défendre de la peur qu’elle me causait.

Je n’avais jamais entendu dire qu’elle eût fait du mal à quelqu’un ; pourtant on avait raconté qu’une nuit un homme qui l’avait rencontrée lui avait porté un vigoureux coup de poing en pleine poitrine pour s’en débarrasser, mais que ce coup n’avait pas fait plus d’effet que s’il l’eut donné sur un tronc d’arbre : je n’avais pas envie de recommencer l’expérience. La ferte que Louise m’avait donnée n’aurait pu me servir de défense, car je ne me sentais pas la force d’en faire usage, même si la Dame de Pique m’avait attaqué, tant j’étais dominé par la peur. Je continuai à marcher le plus vite possible et avec précaution, j’arrivai à la barrière qui sépare les bois de la Monnerie de la châtaigneraie des Levrettières : le passage de cette clôture était un grand embarras pour moi. Arrivé à deux pas, je m’effaçai pour lui donner la liberté de passer la première ; elle fit un mouvement pareil au mien et de la main, impérieusement, me montra la barrière. Je passai le premier rapidement, et de l’autre côté, après avoir fait une vingtaine de pas à la course, je regardai de côté pour m’assurer si elle continuait à me suivre : je la vis à deux pas de moi, marchant sans gêne.

Je parcourus ainsi la châtaigneraie des Levrettières, ensuite le petit chemin qui descend vers la rivière, ayant toujours la Dame Noire pour compagne. Arrivé au haut du champ de traverse des Petites-Levrettières, dont la pente est de nature à favoriser une course rapide, je m’élançai de toute la vitesse de mes jambes, je sautai la petite barrière qui se trouve au bas du champ, je traversai le pré qui vient ensuite, avec la même vitesse, je sautai par-dessus le ruisseau qui se trouve au milieu, enfin je me retournai croyant bien avoir laissé mon revenant en chemin. Il n’en était rien : elle était à côté de moi et, en la regardant, mes yeux rencontrèrent les siens qui étaient fixes et étincelants, ce qui leur donnait une expression terrible qui renouvela ma peur.

53_Andouille.98Je n’avais plus que deux prés à traverser pour arriver au moulin, je ne cherchai plus à me soustraire par la fuite à la conduite qu’elle me faisait. Au bout du dernier pré, nous arrivâmes à l’échalier qu’il faut franchir pour gagner le moulin ; mais à ce moment la Dame de Pique, s’asseyant sur le milieu, me barra complètement le passage ; au même moment un coup de vent vint ébranler les arbres avec un bruit sinistre. Je m’empressai de passer la haie à vingt pas plus loin à droite et je me trouvai alors à la porte de mon moulin. Je respirai plus à mon aise et je me retournai plus assuré : je vis la Dame de Pique devant moi à trois pas de distance. Enhardi cependant, je lui dis : « Madame, je vous remercie de la bonne conduite que vous venez de me faire ; maintenant je suis chez moi ».

Je n’avais pas prononcé le dernier mot que je reçus un vigoureux soufflet et mes yeux se remplirent de poussière, ce qui me les fit fermer malgré moi : la main qui m’avait frappé était glacée ; j’essayai d’ouvrir les yeux, la Dame Noire avait disparu. J’entrai dans le moulin et je me couchai sans lumière, je fus longtemps à me remettre de mes émotions ; j’entendis le coq du moulin chanter trois fois : je reconnus qu’il était minuit.

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 27 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Planète Mars et communication

Planète Mars : la télégraphie
sans fil à l’affût des habitants en 1907 ?

(D’après « Les Annales politiques et littéraires : revue
populaire paraissant le dimanche », paru en 1907)

En 1907, le chroniqueur scientifique Henri de Parville évoque les efforts de savants du XIXe siècle pour établir un contact avec les habitants supposés de la Lune, et s’amuse de ses contemporains qui, recevant grâce à la télégraphie sans fil d’étranges signaux, pensent y déceler une tentative des Martiens de communiquer

Planète Mars et communication dans PLANETES spirit_ensabl_471928main_pia12477fullLes journaux américains viennent de nous annoncer gravement que, depuis quelque temps, nous recevions toutes les nuits, vers minuit, un télégramme de la planète Mars. Dans le courant du dernier siècle, on annonça de même que Herschel, au cap de Bonne-Espérance, venait d’apercevoir des habitants sur la lune. Depuis, on les perdit de vue, et il fut impossible de les retrouver même avec nos instruments modernes. On en conclut, naturellement, qu’ils étaient morts. La lune n’est plus qu’un vaste cimetière, dont la douce clarté sert seule de trait d’union entre la Terre et un monde désormais éteint.

Comme il n’y avait plus rien à faire de ce côté, on s’adressa à Mars. Pourquoi précisément Mars ? C’est que Mars possède, comme nous l’avons montré le premier jadis, la constitution physique la plus rapprochée de celle de la Terre. La planète est même, par suite de son évolution, en avance sur notre monde. Nous sommes, sur terre, un peu en retard. La mentalité des habitants de Mars doit donc être supérieure à celle des habitants de notre planète.

Aussi on pensa, sur terre, que nos voisins de l’espace comprendront aisément un signal géométrique, car la géométrie, source de vérité, doit être la même sur tous les mondes. Un savant allemand avait ouvert la voie vers 1850 pour vérifier la découverte d’Herschel et attirer l’attention des habitants de la lune. Il avait proposé de construire sur le globe un immense carré de l’hypoténuse ; il n’était pas possible que sur la lune on ne connût pas le carré de l’hypoténuse. Les Sélénites, frappés par cette figure, nous répondraient, sans doute, par une autre non moins connue ; par un cercle, par exemple.

L’idée fut reprise pour Mars. On dressa des plans, on fit des calculs et l’on reconnut que les opérations seraient extrêmement coûteuses et entameraient trop le budget national. On attendit des jours meilleurs, et, en ce moment, paraît-il, le projet est moins que jamais réalisable.

Ne pouvant aller jusqu’à Mars, on espéra que Mars viendrait à nous. Sur ces entrefaites, on entrevit quelquefois de grands feux sur la planète, et l’on pensa que les Martiens faisaient des essais de communication à l’aide de la télégraphie lumineuse. Les expériences ne se renouvelèrent point. Nous ne connaissions pas encore la télégraphie sans fil. Mars devait s’en servir depuis longtemps. Aussi, dès que nous eûmes installé des stations, il devint probable que les Martiens songeraient quelque jour à nous transmettre, à travers l’espace, des signaux caractéristiques.

image_70604125 dans PLANETESOr, précisément, à la station du cap Clear, en Angleterre, et surtout aux postes correspondants d’Amérique, on reçoit presque tous les soirs, entre minuit et une heure, un message, toujours le même, indéchiffrable dans toutes les langues télégraphiques connues. Le fait est indéniable et impressionne beaucoup de curieux de l’au delà. Le message n’est traduisible en aucune langue terrestre. Ce ne peut donc être, dit-on, qu’un télégramme de Mars. Et les imaginations s’échauffent !

L’énigme est, pourtant, facile à déchiffrer. A-t-on oublié qu’il y a quelques années, quand M. Marconi voulut établir qu’il lui était possible d’envoyer, avec un télégraphe sans fil, des dépêches à travers l’Océan, il installa en Amérique une station de grande puissance ? Or, un beau soir, il reçut enfin un signal qu’il crut être d’origine anglaise. On annonça qu’il était prouvé que les ondes électriques traversaient l’Atlantique. Mais, chose singulière, l’expérimentateur ne recevait jamais que le même signal et environ à la même heure de nuit. Et ce signal était incompréhensible.

Sur le papier de l’appareil récepteur, apparaissaient trois points disposés en S. Et, toujours, ces trois points, cet S. Un télégraphe Morse ordinaire enregistre, précisément, ces trois points, quand la tension électrique de l’atmosphère est très forte, les soirs d’orage. Marconi dut en conclure que te signal enregistré ne venait pas d’Angleterre, mais résultait d’un phénomène atmosphérique agissant sur l’appareil récepteur de la station. Tout le merveilleux de l’aventure martienne disparaissait incontinent.

L’appareil révèle, tout bonnement, un état électrique particulier de l’atmosphère, qui n’a rien de commun avec un signal interplanétaire. Il se comporte comme un enregistreur d’un phénomène électrique. Et l’on sait, du reste, qu’avec un récepteur de télégraphie sans fil, la présence d’un orage est révélée à de très grandes distances par des perturbations caractéristiques.

Pourquoi, maintenant, ce signal naturel vers minuit ? Probablement parce que, vers minuit, se produit un maximum de tension électrique dans les hautes couches atmosphériques. La question n’est pas élucidée. Conclusion : la planète Mars ne nous transmet aucune dépêche. C’est bien regrettable.

Publié dans:PLANETES |on 27 avril, 2012 |Pas de commentaires »

EQUILIBRE….

 

Combien de fois sommes-nous ébranlés puis affectés par ce qui semblait ne plus nous atteindre, être réglé en nous?  On ne peut pas se mentir sur son réel équilibre intérieur.  Ce qui nous déséquilibre est un signe conscient qu’il y a en nous un manque, un espace vide à combler.  Tout se passe entre deux entités qui se comblent mutuellement. Les parties plus denses de chacun comblent et s’équilibrent avec les parties moins denses de l’autre.  Si vous ne connaissez pas la peur, elle vous sera clown, gifdonnée par un autre qui remplira votre espace vide de son contraire.  Quand vous aurez intégré en vous toutes ces facettes, en quelque sorte neutralisé la peur dans son déséquilibre, vous serez conscient de sa force mais la maintiendrez en équilibre en vous.

 Vous pouvez, si vous le voulez consciemment, traverser l’autre quand vous sentez qu’il y a un espace à combler.  Vous le faites parce que vous-même vous avez un trop-plein de cette énergie et sans son partage, vous vous sentez saturé voire même débordant.  Si vous avez un trop-plein de joie pour ce qui est possible d’avoir dans votre environnement immédiat, vous chercherez à le transvider dans un moule creux, son inverse.  Alors, vous serez attiré par son contraire, un individu dont la tristesse est en déséquilibre, en trop-plein en lui.  Vous vous comblerez mutuellement jusqu’à vous équilibrer dans vos vases respectifs.  Cela se passe à tous les niveaux de tous les corps possibles et la plupart du temps à l’insu des êtres impliqués du moins dans votre réalité.

 Quand une énergie plus dense vous traverse, elle peut ne laisser aucune trace de son passage si votre énergie moins dense est équilibrée dans l’ensemble. Mais le moindre déséquilibre, une carence particulière en soi, peut attirer et piéger une portion de l’énergie plus dense.  Cette énergie créera une tension en vous.  En cherchant à se rééquilibrer, à se répandre dans son nouvel environnement, elle provoquera ainsi une prise de conscience.  La conscience, née de ce déséquilibre, vous obligera à chercher un nouveau réajustement entre le dedans et le dehors. 

 Nous sommes en équilibre instable, en permanence  poussé par des énergies internes en expansion et des énergies externes qui nous maintiennent dans des limites.  Les énergies plus denses tendent à se répandre jusqu’à atteindre un niveau d’équilibre avec son environnement puis tendent à se contracter sur elles-mêmes.  Rendues à un certain point de concentration, elles cherchent à se répandre à nouveau.  C’est un aller-retour constant entre notre centre fixe et notre périphérie qui redéfinit en permanence nos dimensions.  C’est la pulsation originelle de toute forme de vie dans l’univers.  Votre coeur et vos poumons, essentiels à votre survie, peuvent en témoigner.

Extrait du livre NAJA L’ILLUMINÉ -  PREMIER PORTRAIT  À L’ORIGINE DE TOUT CANALISÉ PAR

                     COLIN CHABOT – retrouvez les écrits en son entier ici :http://www.music-close-to-silence.net/a_lorigine_de_tout.pdf

Publié dans:ASCENSION, DEVELOPPEMENT, LOI NATURELLE |on 26 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Spiritualiser la matière

 

Rollin Olson : Si nous sommes divins de manière innée, quel est alors notre dessein, vers quel but tend la race humaine ?

étoilesBenjamin Creme. En tant que membre de la race humaine, notre but est de spiritualiser la matière. Nous sommes l’esprit dans la matière, en incarnation à ce niveau relativement bas qui est le nôtre – même si du point de vue des règnes minéral, végétal ou animal, ce soit un niveau relativement élevé. Car du point de vue de l’esprit, l’être humain, avec ses trois corps : physique, émotionnel et mental, n’est pas une expression très nette de la divinité. Mais le processus de l’évolution nous permet de spiritualiser la matière de nos propres corps, et, ainsi, la matière elle-même. C’est pour cette raison que nous sommes ici : pour spiritualiser la matière, pour imprégner la matière de nos corps physique, émotionnel et mental des qualités de l’âme, qui est parfaite, esprit parfait, reflet de l’étincelle divine.

texte issu de : Les enseignements de la Sagesse éternelle
Interview de Benjamin Creme, par Rollin Olson

(source: PartageInternational.org)

Publié dans:HUMANITE |on 26 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Les différents types d’énergie

 

Rollin Olson. Puisque les sciences physiques en sont encore au stade de la recherche pour trouver des moyens permettant de voir et de mesurer les énergies, pourriez-vous nous dire quel est le point de vue ésotérique sur cette question ? Existe-t-il une manière ésotérique de classer ces énergies ?

Les différents types d'énergie dans ENERGIES 220px-Lightning_over_Oradea_Romania_2Benjamin Creme. L’ésotérisme considère que tout est énergie, mais que les énergies vibrent à des taux différents, et suivent la pensée. L’énergie éthérique, qui est l’énergie cinétique, peut être influencée par la pensée. La grande pyramide de Gizeh fut créée par la pensée. Les blocs de pierres furent réellement déplacés par l’action de la pensée. C’est très simple quand vous comprenez comment procéder. Vous créez une formule, comme E=mc2, la grande formule d’Einstein qui a transformé toute notre conception de l’énergie et de la matière : l’énergie est égale à la masse multipliée par la vitesse de la lumière au carré, celle-ci étant de 300.000 kilomètres par seconde. Cette formule a transformé la physique, et nous considérons désormais la matière et l’énergie comme interchangeables. Lorsque vous admettez cela, vous pouvez créer un mantram. Cette formule, E=mc2, peut se transformer en mantram. Lorsque vous énoncez le mantram de manière correcte, vous pouvez déplacer des objets où vous voulez. Vous faites agir l’énergie mentale sur ce qui est tout simplement de l’énergie éthérique libre, et qui entoure chaque bloc de pierre, chaque être humain, chaque poisson, etc. Tout ce qui existe matériellement est une précipitation de l’énergie éthérique. Les pierres peuvent ainsi perdre leur poids, car celui-ci est lié à la masse inerte et à la gravité. Lorsque vous créez ce mantram à partir de cette formule et que vous l’énoncez, vous pouvez alors déplacer la pierre d’un endroit à l’autre. Nous en serons capables dans un futur très proche.

RO. Et en ce qui concerne l’énergie venant de plans ou de niveaux plus élevés ? L’ésotérisme a-t-il une manière de les qualifier ou de les classer ?

BC. Oui, il y a des énergies spirituelles, des énergies cosmiques, solaires, extraplanétaires, l’énergie de la Terre elle-même, et les énergies éthériques dont je vous ai parlé. Nous vivons dans un univers d’énergies. Tout est de l’énergie vibrant à des taux différents, le taux de vibration déterminant le pouvoir de l’énergie. Les énergies cosmiques, vibrant à des vitesses vraiment très élevées, sont très puissantes ; elles pourraient tuer un être humain ordinaire si elles étaient dirigées et focalisées sur un individu non préparé à les recevoir.

Les Maîtres sont les gardiens de toutes les énergies qui arrivent sur la planète. L’énergie du Verseau est maintenant dirigée sur notre monde, provoquant, par son impact, l’effondrement des vieilles institutions, politiques, économiques, religieuses et sociales, qui font obstacle au développement de l’humanité. Sous l’impact de ces énergies, notre vision des choses commence à changer. Notre conscience s’élargit. Mais les institutions politiques, économiques et sociales, sont cristallisées ; elles reflètent en fait les énergies de l’ère passée, celle des Poissons. Les énergies des Poissons déclinent désormais, et celles du Verseau s’intensifient. Il en résulte un conflit entre ces deux forces cosmiques, et un conflit entre les gens qui sont attachés aux effets de ces forces : les institutions, les formes, les idées politiques, économiques et religieuses. C’est pourquoi nous vivons une époque d’extrême turbulence. Il en est ainsi à la fin de chaque ère.

texte issu de : Les enseignements de la Sagesse éternelle
Interview de Benjamin Creme, par Rollin Olson

(source: PartageInternational.org)

Publié dans:ENERGIES |on 25 avril, 2012 |Pas de commentaires »

La télépathie

 

La télépathie dans ENERGIES 200px-Converging_technologiesRollin Olson. Quel avantage y a-t-il, à votre avis, à comprendre que l’énergie est à l’origine de toute chose ?

Benjamin Creme. Cela nous donne la maîtrise des énergies de l’univers, de la matière. Cela donne la possibilité, par le pouvoir de la pensée, d’être n’importe où dans le monde en quelques secondes. Cela offre des moyens de communiquer de manière instantanée, par exemple la télépathie. C’est la connaissance des énergies qui rend tout cela possible.

RO. Mais tout cela paraît tout de même un peu futuriste.

BC. C’est futuriste en ce qui concerne la vaste majorité de l’humanité, mais cela existe déjà.

RO. Il ne s’agit donc pas de tours de magie ?

BC. Non, pas du tout. Il s’agit de capacités naturelles, qui existent à l’état latent chez tous les hommes, mais qui n’ont pas encore été développées.

RO. Et ceux qui les ont développées ont atteint le sommet que nous devrions tous atteindre ?

BC. Précisément. La télépathie est une faculté naturelle de l’humanité. La plupart des gens en font l’expérience par moments ; une mère et son enfant peuvent, par exemple, avoir un contact télépathique très étroit. Cela ne veut pas dire qu’ils savent mot pour mot ce que l’autre pense, mais, si quelque chose arrive à l’enfant la mère le saura instantanément, elle saura que l’enfant est en danger et elle agira en conséquence. C’est quelque chose que nous partageons avec le règne animal. Les animaux possèdent aussi cette faculté de contact télépathique émotionnelle, instinctive. Mais elle peut être élevée jusqu’au niveau mental, et alors vous avez la communication directe, d’un mental à l’autre. Un Maître communique avec ses disciples par télépathie ; d’une manière générale, il n’apparaît pas physiquement. Il peut se trouver dans l’Himalaya, la Cordillère des Andes, les Montagnes rocheuses ou n’importe où, et cependant être capable de communiquer à tout instant avec son disciple qui se trouve à New York, Londres ou Genève.

texte issu de : Les enseignements de la Sagesse éternelle
Interview de Benjamin Creme, par Rollin Olson

(source: PartageInternational.org)

Publié dans:ENERGIES, POUVOIR |on 24 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Esotérisme et occultisme

 

Rollin Olson. Avant de poursuivre cet entretien, j’aimerais vous demander de clarifier deux mots. Vous venez d’introduire la notion d’ésotérisme, qui est souvent appelé occultisme. Que signifient, à proprement parler, ces deux mots Esotérisme et Occultisme ?

Esotérisme et occultisme dans POUVOIRBenjamin Creme. Esotérique ou occulte signifie « caché« . C’est-à-dire caché pendant une période donnée, mais pas de manière définitive, caché cependant parce qu’à ce point précis d’évolution de la race humaine, ces notions sont pratiquement inconnues et inacceptables pour tout le monde, si ce n’est d’un nombre relativement restreint d’initiés et de disciples de ceux qui transmettent les enseignements. Pour l’humanité en général c’est quelque chose d’inconnu, donc d’ésotérique ou d’occulte.

Différents groupes religieux ont donné au mot « occulte » une connotation plutôt péjorative ; comme s’il s’agissait de quelque chose de sombre, de mauvais, qui a trait à des pratiques infâmes, à l’adoration du démon, etc. C’est une conception totalement erronée du sens du mot occulte. Occulte signifie simplement caché, et spécialement la connaissance cachée ou science des énergies à la base du processus évolutif. L’ésotérisme pourrait être considéré comme la philosophie du processus d’évolution, et l’occultisme comme la science des énergies entraînant ce processus.

RO. Lorsque vous parlez d’énergies, cela fait, bien sûr, immédiatement penser à la science, parce que la science traite de l’énergie. Vous êtes en train de dire que même la religion a un fondement énergétique, et par conséquent scientifique ?

BC. Oui, certainement. Toutes les religions sont l’expression d’enseignements qui, du fond des âges, ont permis à l’humanité de rester, plus ou moins, reliée à ce que nous appelons Dieu – Dieu étant, dans le sens ésotérique, la somme totale de toutes les Lois et de toutes les énergies gouvernées par ces Lois dans l’univers manifesté et non manifesté. Ainsi Dieu est-il impersonnel. Néanmoins, ce Dieu transcendant se manifeste dans tous les aspects de la création, y compris nous-mêmes. Nous ne sommes pas séparés de cette création, ni de Dieu par conséquent. Tout être humain possède, à l’état latent, la capacité de connaître, d’être conscient de chaque aspect de la création que nous pouvons considérer comme la manifestation de Dieu.

texte issu de : Les enseignements de la Sagesse éternelle
Interview de Benjamin Creme, par Rollin Olson

(source: PartageInternational.org)

Publié dans:POUVOIR |on 24 avril, 2012 |Pas de commentaires »
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