Archive pour la catégorie 'REINCARNATION'

LES BUTS DE L’INCARNATION

but incarnation

L’un des buts de l’incarnation sur cette Terre est de donner le meilleur de soi-même. Et ce n’est pas en une seule vie, vous en conviendrez, que l’on peut arriver à cela.

Donner le meilleur de soi-même c’est, à chaque instant, penser au mieux que l’on puisse faire, dans quelque domaine que ce soit. Ainsi, tel un artisan qui façonne avec amour l’objet de sa création, vous peaufinez votre oeuvre afin de vous approcher de la perfection. Tout comme le Créateur, vous savez vous arrêter à temps afin que la perfection ne soit pas exempte de fantaisie et qu’elle reste perfectible dans son achèvement.

En tous points et en tous domaines visez l’excellence.
Soyez excellents dans vos pensées afin que la manifestation de vos idées soit le plus possible conforme à la vision primordiale que vous en aviez. Et n’oubliez pas que le Verbe est créateur, aussi faites que vos paroles expriment également cette excellence. Soyez vrais, lumineux, joyeux et humbles.

Donnez le meilleur de vous-mêmes dans vos relations.
Ce n’est pas facile, car c’est le domaine où votre volonté d’excellence se heurte parfois aux exigences de vos désirs et à ceux de l’autre. Toutefois, en gardant une attitude probe et intelligente, vous pouvez aisément débusquer les malentendus, les craintes et les résistances de vos interlocuteurs. N’oubliez pas que, à tout moment, votre intention de bien faire peut être détournée de son but initial, lumineux et sincère. A tout moment, dans vos rapports humains, vous pouvez connaître l’échec et l’amertume. Mais que cela ne vous trouble guère, vous êtes aussi sur Terre pour apprendre, et notamment à rectifier, à essayer de nouveau, à peaufiner jusqu’à ce que votre souhait initial soit réalisé.

Donner le meilleur de soi-même, c’est participer à ce vaste échange communautaire où tous les êtres humains sont concernés, en ces temps de Transition. En visant l’excellence dans tout ce que vous faites, vous donnez l’exemple à vos frères et soeurs en incarnation, et vous leur donnez l’occasion de donner, eux aussi, le meilleur d’eux-mêmes.

L’Univers procède par vagues et par expansion « contaminatrice ».
Lorsque votre excellence rencontre un souhait créatif, elle l’aide à se matérialiser. Ainsi, par votre simple présence, un sourire sincère, une parole bienveillante ou un simple encouragement, vous contribuez à ce que ce souhait créatif se réalise. Parfois même beaucoup plus et beaucoup mieux que vous le pensiez. Car c’est l’Amour qui régit tout cela, c’est l’Amour qui vise l’excellence en tout et pour tout.

Alors, soyez des amoureux en permanence.
Donnez le meilleur de vous-mêmes dans vos relations, dans votre famille, dans votre travail, même – et surtout – s’il est humble. Car c’est ainsi que le Divin travaille depuis des lustres, c’est ainsi que tous les univers ont été conçus, et que le vôtre continue sa course dans l’immensité stellaire, magnifique, imperturbable,

Eternel…

Soyez bénis.

Si vous partagez ce message, pensez à inclure ces lignes :

Canalisé par Patrick Giani
http://www.giani.fr/messages_celestes.htm

Publié dans:REINCARNATION, TERRE |on 26 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Nous sommes enfants des Etoiles

 

Voici un élément qui s’inscrit dans le cadre de votre fidélité envers Dieu. Ecoutez attentivement… toute entité contactée par channeling qui apparaître dans votre vie, honorera autant votre Moi Divin qu’elle honore le sien propre. Le Moi Divin qui vous accompagne partout est un fragment de Dieu. C’est aussi un fragment de Dieu qui est votre partenaire lors d’une séance de channeling.

Ceux qui parmi vous pensent contacter des entités, alors vérifier ceci : voyez si elles honorent votre Moi Divin. Essayer de voir si elles affirment être plus importantes que votre ange intérieur et, si c’est le cas, éloignez-vous en courant. Car rien n’est plus élevé sur cette planète que ce que vous portez en vous-même.

ascension

Le channeling, ce sont des informations que votre Moi divin et votre nature humaine transforment en nourriture spirituelle. Lorsque l’information vous est communiquée, prenez-la, faites-en ce que vous voulez, puis rangez-la. Ne considérez jamais le canalisateur comme un gourou. N’abandonnez jamais votre libre arbitre. Au contraire, communiquez l’information reçue du channel à votre Moi Divin, et celui-ci vous guidera dans votre vie, car vous êtes un fragment sacré de Dieu. C’est cette partie sacrée en vous qui dirige, pas le channel. Considérer le channel comme un gourou est une infidélité envers Dieu, c’est-à-dire envers votre Moi Divin.

L’une des caractéristiques de la nature humaine qui apparaît comme la plus étonnante pour l’Esprit, c’est lorsque certains, de façon délibérée, décident de rebrousser chemin sur la voie de l’illumination et de provoquer un  drame personnel. Tout le monde connaît des êtres qui agissent ainsi. Au moment même où tout va bien, ils se disent : « Il me semble que tout est trop tranquille. Je pense que je vais revenir en arrière et créer quelques problèmes. Je me sentirai mieux ». Et nous sommes nombreux à agir ainsi.

Nous avons grandi d’une certaine façon. Nous nous sommes habitués à certains sentiments, accoutumés à certaines choses autour de nous et nous essayons de recréer ce milieu a priori plus confortable lorsqu’il semble vouloir disparaître, simplement parce que nous y sommes accoutumés.

Cependant, accepter la disparition des drames personnels exige des efforts. Nous n’avons nul besoin de drames personnels pour nous sentir à l’aise. Malheureusement, nous pouvons nous parler pendant très longtemps et ne jamais parvenir à nous comprendre. Les raisons à cela sont multiples, mais une explication réside dans le fait que nous ne parvenons jamais au même niveau de communication. L’un parle d’un sujet mais l’autre entend autre chose.

Comme s’assurer que la communication sera bonne. Il existe une ligne toute prête, à votre disposition, pour vous permettre de parler avec l’Esprit aussi facilement que je vous parle. Cette ligne de communication est prête à fonctionner aussi facilement que l’amour qui s ‘écoule de vous à moi, jusqu’au cœur des humains. Nous n’avons pas besoin de l’installer. Tout ce que nous avons à faire, c’est de savoir où la trouver.

En voici la clé : Lorsque vous vous asseyez pour méditer, la première chose que vous devriez visualiser, c’est l’ange doré assis au plus profond de vous-même, comme un fragment de Dieu, et digne d’être assis dans ce fauteuil doré. Cela dégage la ligne de communication, croyez-moi. Il s’agit, du problème de l’estime de soi. Prenez bien conscience du « fragment divin » que vous représentez réellement. Ouvrez la porte et commencez la conversation. Ne soyez pas servile. N’ayez pas l’attitude d’un enfant envers ses parents, ni celle d’un mouton face à son berger. Il est temps de parler à votre partenaire, celui que vous aimez tendrement et de vous asseoir dans votre fauteuil avec lui, tel un ange. Ressentez ses ailes déployées et commencez la conversation d ‘égal à égal.

Si vous n’êtes pas convaincus de le mériter, alors il n’y aura aucune conversation possible. Vous pourrez parler autant que vous le voudrez, en espérant que Dieu vous entendra. Les mots que vous prononcerez tomberont directement aux oubliettes.

L’Esprit souhaite simplement parler comme avec un partenaire.

Quand devons-nous communiquer ?

Deux règles sont à retenir. La première : Ne jamais communiquer lorsque vous êtes fatigués car vous risquez de vous endormir avant de terminer votre communication. La seconde : N’attendez pas d’avoir des problèmes. Entraînez-vous régulièrement à communiquer chaque jour. N’attendez pas d’être confrontés à un problème insurmontable. Il est tellement plus difficile pour notre partenaire de travailler avec nous lorsque nous sommes effrayés. La peur est un mot que nous n’avons pas encore entendu au cours de ce passage, car le partenariat avec le divin bannit la crainte. C’est un concept de la vieille énergie … Elle n’a plus sa place lorsque nous avançons en vibrant sur une fréquence plus élevée.

Avec un partenaire comme l’Esprit, vous serez au bon endroit, au bon moment. Et vous ne devrez jamais ni vous inquiéter, ni craindre tous ces changements terrestres actuels. Il est vrai que certaines épreuves nous seront peut-être réservées et que certains perdront des biens, mais les leçons seront claires et nous seront toujours communiquées avec amour. Claires et édifiantes pour notre développement.

Il n’y a pas d’amour plus profond que celui d’une entité qui accepte de descendre s’incarner en humain sur la planète. Nous avons des couleurs éblouissantes qui traversent le voile de l’au-delà car c’est ainsi que nous sommes réellement. Le moment vient où vous pourrez utiliser ces informations car il n’existe aucun amour plus profond que celui-ci.

Francesca du blog : http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:CHANNELING, PLANETES, REINCARNATION |on 31 janvier, 2016 |1 Commentaire »

LA RÉINCARNATION par KRYEON

 reincarnation

Certains ont demandé, « Cher Kryon, la réincarnation est-elle un réalité? » Je ne souhaite même pas utiliser ce mot. Je préférais plutôt l’appeler quelque chose de mieux: création sacrée – une ancienne âme se fondant dans un corps neuf dans le but d’une expérience sur la planète – née dans l’amour à égalité avec toutes les autres pièces de Dieu appelées Humains… une nouvelle expression de vie. Cela ne sonne-t-il pas mieux? Oui, ce système est une réalité.

Les Humains pensent en lignes très droites. A cause de votre linéarité, presque toutes les religions sur votre planète croient en la vie après la mort. La plupart des religions professent que une fois mort, vous continuez en tant qu’une sorte d’être éternel. Pourtant peu d’entre-elles croient dans une avant-vie…une existence avant que vous n’arriviez ici. Et ainsi, nous vous le redisons, est-ce spirituellement logique? Ils vous enseignent que vous arrivez de rien et de nulle part, pourtant vous êtes éternel tout soudain – créés à partir de rien puis devenant tout. Même les physiciens en savent plus long que cela. Il y a toujours un échange d’énergie. La création ne vient pas de nulle part.

Il y a ceux qui vont dire qu’il n’y a pas de preuves d’aucune sorte pour la réincarnation. Personne n’est jamais revenu traversant le voile pour dire, « Oui, c’est comme cela que ça fonctionne. » Vous avez raison! Mais laissez-moi vous rappeler quelque chose: Personne non plus n’est revenu traverser le voile après la mort disant que cela ne fonctionne pas comme cela. Autrement dit, il n’y a aucune preuve des deux côtés. Cela fait partie de la manière dont fonctionne le voile…bien qu’il puisse y avoir un peu de communication avec ceux qui sont morts, ils ne reviennent pas pour tenir des conférences. Cela est fait exprès très chers.

La plus grande partie de l’humanité ne croit pas en l’avant vie. Et pourquoi cela? Parce que les religions majeures de la planète vous disent que ce n’est pas le cas. Qu’est-ce que cela vous dit? Des leaders spirituels bizarrement accoutrés en pleine abondance dans de grands bâtiments vous donne cette information … et donc cela doit être vrai? Quelle est leur preuve? Est-ce parce qu’ils sont là depuis longtemps, qu’ils doivent avoir raison? Et bien vous aussi! Leurs réponses ne sont pas meilleures que les vôtres. Ils sont honorés pour leur quête et leurs tentatives, mais vous l’êtes aussi!

Voici un exercice: Où que vous soyez en ce moment en conscience, nous voulons vous ramenez pour un moment, et que vous soyez alertes. Nous voudrions que vous communiquiez dans une énergie que nous avons mise en place pour vous permettre de communiquer dans un état où le voile est levé. Nous aimerions que vous posiez une question à votre Soi-Supérieur, une question, puis que vous vous mettiez en retrait pour écouter tranquillement la réponse tout en restant attentive. Franc parlé. Demandez-vous ceci: « Est-ce que je suis éternel? » Vous venez d’avoir la réponse. Une partie de vous a simplement voulu bondir hors d’elle-même pour vous dire oui! Oui et oui!

Cette réponse n’est pas venue d’une autre source, et elle n’est pas venue d’une organisation terrestre. Quelle meilleure façon de faire cela si ce n’est de vous demander à vous-même, « Suis-je éternel? » La réponse sera oui. Etre un être éternel signifie qu’il n’y a pas de commencement et qu’il n’y a pas de fin. C’est un cercle, vous savez. Dans ce cercle, vous allez et venez et allez et venez et allez et venez. C’est la façon de faire. Cela a toujours été comme cela. C’est précis, et pourtant ça peut changer.

Saviez-vous que le contrat, celui-la même pour lequel vous avez donné votre accord en venant ici, peut être changé aujourd’hui? Et pourquoi pas maintenant? Qui vous a dit que le contrat – celui qui est en rapport avec l’expérience karmique – était gravé dans la pierre? Laissez-moi vous dire la vérité. Cela est parler franchement. Ce contrat était une énergie de départ. Vous êtes invités en permanence à le changer, mais si vous ne faites rien, c’est celui-là que vous vivrez.

Extraits du channeling Franc parlé, 12 janvier 2003
SOURCE INITIALE: http://www.double-helice.org 

Publié dans:REINCARNATION |on 8 décembre, 2015 |Pas de commentaires »

L’économie « primitive » de l’âme

Economie de l'âme

Tout ici s’articule autour de la pérennité du groupe considéré comme un tout vivant en perpétuel devenir : on devine que chaque membre est dépositaire, transitoirement, d’une partie de la richesse d’un groupe. Et un aspect essentiel de cette richesse est le pouvoir de vie qui anime l’ensemble des individus.

Quelles que soient les croyances professées sur la constitution de l’homme, on retrouve un élément quasi constant : l’enfant qui naît reçoit en partage un peu de la substance-de-vie qui est la propriété du tout, et il la restituera au « pot commun » lors de son décès. Générale­ment cette énergie vitale sera recyclée assez vite, éventuellement après s’être introduite dans quelque forme vivante — plante ou animal — ou être restée en suspens dans certains lieux… en attendant le passage d’une femme appelée à devenir mère.

Dans de nombreux cas, le transfert de cette énergie se fait traditionnelle­ment dans la même lignée familiale, de l’aïeul au petit-fils. Cette croyance est très répandue et, en de nombreux points du globe (pratiquement sur tous les continents en dehors de l’Europe [3]) les ancêtres « revivent » dans leurs descendants qui portent leurs noms à intervalles répétés.

La collation du nom est une opération importante dans la vie organique du groupe : il convient de préciser quel antécédent est venu dans un nouveau-né, ré-actualiser le personnage qu’il fut — et qu’il continue souvent d’être dans le monde des défunts où il occupe sa place légitime. Il arrive que la future mère soit visitée en rêve par un aïeul qui lui annonce son retour, ou la prie de le porter dans son sein. En cas d’in­certitude, l’examen du bébé à la naissance peut lever les doutes si l’enfant porte sur le corps des marques correspondant à celles d’un ancêtre connu (cicatrices de blessures, malformations, etc.). En tout état de cause, le devin, celui-qui-sait-lire-les-signes, sera consulté : l’enfant nouveau-né ne sera vraiment individualisé et reconnu comme membre du groupe que lorsqu’il aura reçu son nom.

Le nom résume l’essence et la puissance d’un être. Porter le nom d’un ancêtre permet d’accéder au monde des vivants, mais encore faut-il apprendre les promesses et les devoirs que comporte ce privilège : l’ini­tiation permettra (entre autres) d’en prendre pleine conscience.

Lorsque survient la mort, il convient que l’« âme-animante » du défunt soit convenablement restituée au groupe vivant : il faut alors procéder aux rites, souvent fort complexes, assurant, dans les bonnes règles, la métamorphose du défunt en ancêtre occupant une place assignée dans l’économie du groupe. C’est encore une initiation — parfois périlleuse pour le défunt — servant à franchir tous les obstacles avant d’atteindre la sécurité du nouvel état — on devrait peut-être dire de la nouvelle fonc­tion d’homme décédé.

La solidarité permanente entre membres du groupe exige la participa­tion active des vivants sous forme de rites et de sacrifices, pour seconder le mort dans ses mutations : par un juste retour des choses, ce dernier n’inquiétera pas les vivants par des manifestations indésirables (appari­tions effrayantes, possessions…) et, au contraire, contribuera à la protection de la tribu. Au fil des années se maintiendra le contact entre tous les participants du groupe (vivants et défunts) à l’occasion de fêtes et de cérémonies particulières.

Le tableau que nous venons de tracer — d’une manière un peu trop schématique, sans doute — nous invite à nous poser de nouvelles questions sur ce qu’on appelle souvent la réincarnation chez les pri­mitifs.

Lorsque, par exemple, les Yoruba du Nigeria saluent un bébé par ces mots : « tu es venu ! » et cherchent sur son corps des signes pour iden­tifier l’ancêtre qui est à nouveau présent parmi eux, ou lorsqu’ils appellent un garçon Babatunde (Père est revenu) ou une fille Yekunde (Mère est revenue)], quelle signification accordent-ils à ces mots ? Pensent-ils seulement à un souffle de vie qui se perpétue, une sorte de prâna, sans cesse recyclé, porteur de l’énergie des hommes du passé, ou ajoutent-ils des éléments psychiques à cette pure vitalité animale ?

La personnalité de l’aïeul est-elle présente tout entière, ou délègue-t-elle seulement une fraction d’elle-même dans son rejeton ?

On pourrait répondre, assez facilement, que dans de nombreux cas l’ancêtre semble conçu comme demeurant toujours dans son propre monde désincarné, tandis que les vivants bénéficient de son influence magnétique et ne sauraient vivre sans elle. Il arrive que plusieurs vivants portent le nom du même antécédent. Parfois même grand-père et petit-fils coexistent : l’enfant est alors considéré comme le frère de l’homme dont il porte le nom — jusqu’au jour du décès où il devient pleinement l’actualisation de son prédécesseur.

Cependant la réalité est évidemment complexe et il faut se garder de généralisations hâtives. La conception de l’homme chez le « primitif » est souvent loin d’être primitive, comme on va le voir.

(Extrait de La Réincarnation, Des preuves aux certitudes Éditions Retz 1982)

Publié dans:AME, REINCARNATION |on 14 novembre, 2015 |Pas de commentaires »

L’HISTOIRE DE LA REINCARNATION

 

 REINCARNATION

À la fin de ce XXe siècle, qui a vu la remise en question de tant de certitudes, la réincarnation est passée à l’ordre du jour. Il est bien loin le temps où, objet de curiosité et de discussion dans les cercles éclairés, elle nourrissait la pensée de quelques généreux utopistes français cherchant, dans ce qu’ils appelaient alors la palingénésie, individuelle ou sociale, les voies d’une future rédemption de l’humanité.

Un quart de siècle environ a suffi pour que l’idée de la réincarnation prenne son essor et se répande en Occident, d’une manière timide et insensible, tout d’abord, au sortir de la seconde guerre mondiale, puis à un rythme de plus en plus rapide, au point de devenir un sujet courant de débat et de réflexion : certains échanges organisés à la radio sou­lignent bien l’intérêt suscité par la réincarnation dans les couches les plus diverses de la société.

Même si généralement le public n’a pas une idée bien claire des choses, sous l’angle philosophique et métaphysique, la simple perspective de revenir ici-bas, de revivre dans ce monde afin de pouvoir une fois encore, dans un corps à nouveau jeune et bien vivant, respirer l’air chargé du parfum des fleurs terrestres, a quelque chose de réconfortant et même de fascinant dans notre existence où, de toutes parts, la mort semble guetter pour nous ôter la vie à l’heure fixée et nous faire bascu­ler dans l’inconnu.

Tandis que la réincarnation suscite chaque jour de nouveaux adeptes, qui s’efforcent de la faire connaître et d’en fournir des preuves indis­cutables, par les voies les plus variées, la mort elle-même est en train de changer de visage : objet d’horreur pour nos ancêtres, sujet encom­brant, elle est pressée maintenant de toutes parts par des chercheurs d’écoles diverses qui s’efforcent de sonder ses mystères. Tandis que les cliniciens luttent souvent avec succès pour ranimer ou maintenir en vie des victimes potentielles, d’autres praticiens, se mettant à l’écoute des mourants, ou des réanimés, mènent leurs patientes enquêtes pour surprendre les secrets du Grand Passage. La survivance personnelle de l’« âme » humaine est apparue progressivement à notre monde matérialiste comme une possibilité sérieuse, voire même, pour cer­tains, comme un véritable dogme.

À l’heure de la science expérimentale, ces idées nouvelles, attestées par un vécu qui semble parfois criant de vérité, deviennent crédibles; elles ont un impact profond sur le public, impressionné par les preuves de plus en plus nombreuses qui paraissent s’offrir aux pionniers modernes. Ces derniers ne sont d’ailleurs plus de nos jours des philo­sophes ni des religieux mais des médecins, des psychologues, des para­psychologues, ou des adeptes de telle ou telle école de yoga : on se souvient de l’effet de bombe produit par la parution du livre du Dr Moody, La Vie après la Vie, présenté au public français en 1977 (Éd. Laffont). Toute innovation introduite dans les habitudes de pensée d’une société s’accompagne invariablement d’une réaction de défense de la couche conservatrice de la collectivité; aussi, malgré certains aspects fort séduisants, réincarnation et survivance de l’âme n’entrent-elles pas en triomphatrices dans le mental occidental ; elles y suscitent même de vives réactions, qui sont d’ailleurs révélatrices de la psychologie humaine à de nombreux niveaux.

Souvent, en effet, ceux-là mêmes qui devraient se réjouir de l’arrivée d’idées neuves dans le champ de la pensée, pour en tirer le meilleur parti en ajustant leur position en face de ces idées, ou pour prouver la vitalité de leur propre vision, se contentent d’opposer une fin de non-recevoir, un refus en bloc, sur la base d’arguments qui, finalement, n’ont rien de très convaincant.

À ce propos, il est très instructif d’analyser les réactions indignées des corps constitués, avec leurs porte-parole autorisés — tant dans le domaine religieux que scientifique — lors de la publication de l’enquête du Dr Moody. Bien que la réincarnation puisse paraître moins inquié­tante que l’hypothèse de la survivance — qui lance un défi immédiat à la civilisation matérialiste — elle peut être souvent ressentie comme un danger plus insidieux, comme un défi à la Tradition occidentale chrétienne qui s’est perpétuée pendant deux millénaires en l’ignorant presque complètement.

Toutes les réactions créées par ces idées nouvelles n’empêchent pas leur progrès : on dirait même qu’elles le stimulent. On ne peut vrai­ment plus revenir en arrière et, de nos jours, l’impression s’affirme que la réincarnation s’est imposée à l’Occident comme une question à résoudre ; peut-être même comme un problème majeur dont l’humanité devra trouver la réponse alors qu’elle ignorait encore son existence il y a seulement 30 ans.

(Extrait de La Réincarnation, Des preuves aux certitudes Éditions Retz 1982)

Publié dans:REINCARNATION |on 8 novembre, 2015 |Pas de commentaires »

Quelles preuves attendre d’une réincarnation

 

RéincarnationOn n’a pas encore pu prouver l’existence de l’âme, aspect permanent de l’homme, par une démonstration indiscutable. On n’a guère plus de chances de prouver les pérégrinations de l’âme d’un corps à un autre.

L’âme n’est pas une entité objective, pouvant être saisie par les sens d’un observateur. On ne peut (jusqu’à présent) la suivre dans ses évo­lutions, d’une incarnation à l’autre. On ne connaît de l’âme que ses effets. On l’aperçoit en ombres chinoises. De même, on ne connaît de la conscience que des effets : des états de conscience, rendus possibles par le fonctionnement d’un instrument approprié — physique ou subtil. Selon toute probabilité, on ne détectera jamais de la réincarnation que des effets. Et c’est bien là le drame : des causes fort différentes peuvent produire les mêmes effets apparents. Quel que soit le cheminement suivi dans l’apparition d’une preuve, il passe toujours par un être humain — en particulier par les coulisses de son psychisme. Autrement dit, par le laboratoire le plus prodigieux dans ses capacités de production d’images, à partir de matériaux puisés dans son propre fonds, ou dans la sphère psychique collective, et sous l’impulsion des stimulations les plus diverses. 

À ce jour, on n’a pas encore prouvé l’inexistence de la réincarnation

Quand un individu apporte un témoignage de la réincarnation, il convient en premier lieu de chercher à préciser les conditions dans lesquelles il a été recueilli, et jauger la fiabilité du témoin. Et avant de conclure à la réincarnation, il faut se souvenir qu’il y a bien d’autres explications possibles, à éliminer d’abord par une critique sérieuse. C’est la méthode scientifique suivie par Ian Stevenson dans ses enquêtes.

Les ressources de la psychologie et de la psychanalyse sont à exploiter avant d’attribuer à la réincarnation les scènes (souvent violentes) vécues par un sujet soumis à l’une des techniques connues de régression dans les « vies antérieures ». L’analyse du contenu et du déroulement de ces scènes est souvent révélatrice de problèmes sous-jacents au fond de la personnalité actuelle. Certains psychiatres assurent d’ailleurs que ces problèmes ont parfois leur racine… dans l’incarnation précédente

Les expériences de parapsychologie menées scientifiquement ont confirmé l’existence de pouvoirs tels que télépathie (transmission de pensée entre deux sujets), clairvoyance (perception extra-sensorielle d’informations : objets, images, paysages…), psychométrie (perception d’images, d’événements induite par le contact d’un objet, l’atmosphère d’un lieu, etc.).

L’existence d’une trace permanente des événements, d’une sorte de mémoire de la Nature enregistrée de façon indélébile (dans la Lumière Astrale, la psychosphère de la terre, ou la noosphère nouvellement « découverte » par des Soviétiques) s’accrédite de plus en plus. Les électrons de Jean Charon viennent aussi à la rescousse avec leur mémoire de surdoués.

Résultat : un individu armé de pouvoirs parapsychologiques semble bien se trouver en mesure de pêcher des informations, là où il faut, pour « raconter une vie passée », qu’elle ait été réellement vécue par un autre, ou qu’elle soit forgée d’éléments disparates, en procédant

— a. par télépathie, en puisant dans le mental de personnes vivantes des détails « criants de vérité »

— b. par clairvoyance, en collectant à distance des images existantes, ou en pui­sant dans un livre ou un registre de mairie des informations précises pour donner du corps à un récit

— c. par lecture des archives permanentes de la Nature où est consignée toute l’histoire des hommes.

Bien entendu, le sujet peut exercer ces pouvoirs sans le savoir lui-même. On ne peut jamais écarter cette hypothèse parapsychologique, sur­tout dans les techniques de régression où ces pouvoirs sont sollicités. 

Un vivant peut être « possédé », transitoirement par ce qui semble la personnalité d’un défunt, comme lorsqu’un médium paraît complète­ment métamorphosé en une autre personne aux yeux des assistants. Il est rare que ceci arrive à l’état normal.

On peut ima­giner des situations où une personnalité vivante serait seulement para­sitée par les restes psychiques d’un défunt : elle conserverait alors son identité, tout en se sentant un peu dans la peau de l’autre personnalité qui la colonise, et en se souvenant ainsi d’une vie passée — qui est peut-être celle d’un inconnu.

Comme on le voit, avant de conclure à la réincarnation, nous avons une longue liste d’hypothèses différentes à écarter.

La vérité sort de la bouche des petits enfants. On les sait inventifs, mais pas au point d’imaginer des histoires complètes, avec une foule de détails, mettant au jour une vie antérieure vérifiable. C’est l’intérêt des cas Stevenson. À lire les descriptions qui en sont faites, on a vrai­ment l’impression qu’une ancienne personnalité a « repris du service » dans un corps neuf, à côté d’une nouvelle qui va s’affirmer petit à petit, au point d’oublier l’intruse : les souvenirs de vie passée s’effilochent avec le temps. Souvent d’ailleurs ils n’apparaissent chez l’enfant que sous l’effet d’un choc émotif (chagrin, gronderie, etc.).

Au moins dans les cas très forts, la réincarnation semble bien la bonne explication, lorsque des dizaines de points précis se vérifient.

 (Extrait de La Réincarnation, Des preuves aux certitudes Éditions Retz 1982) 

Publié dans:ESPRITS, REINCARNATION |on 29 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

DES ENFANTS EN BAS AGE qui reviennent de l’au-delà

 

1 CRISTALLes enfants témoignent, généralement entre deux et quarre ans, des souvenirs de leur vie antérieure. Ces récits se renouvellent parfois jusqu’à huit ans, puis commencent à s’estomper. Malheureusement, ces souvenirs karmiques se heurtent à l’incompréhension des adultes qui demandent gentiment à ces ex-adultes d’arrêter de fabuler. Or l’écoute attentive de ces récits permet de comprendre les raisons de la réincarnation de l’enfant. Elle met en évidence les efforts d’adaptation qu’il doit opérer dans sa nouvelle situation. U… y avait cette adorable petite fille prénommée ADELINE qui commençait souvent ses phrases, à la grande surprise de ses parents, par « Lorsque j’étais vieille . .. »

Dans certains cas, l’enfant rejette ses nouveaux parents parce que les souvenirs de sa vie précédente sont encore trop forts et l’empêchent de s’adapter à sa nouvelle famille. En thérapie, toutes ces connaissances sont bien entendu extrêmement précieuses pour ressentir la réalité de la situation, notamment dans les cas de maladies ou de problèmes psychologiques.

lAN STEVENSON raconte dans son livreLa réincarnation et la biologie- La croisée de chemins -le témoignage d’un l’enfant birman, U TINN SEIN, qui se disait avoir été un soldat japonais. Cet enfant possédait une marque de naissance sur le thorax, zone plate er ronde plus pigmentée que le reste du corps. U TINN SEIN décrivait comment, dans la vie précédente, lui, un soldat japonais, se trouvait près d’un lac à l’extérieur de la ville à l’endroit où il était né au nord de la Birmanie. Un avion avait survolé les maisons et, mitraillant la zone, l’avait touché à la poitrine. Après sa mort, disait-il, il était demeuré une personnalité désincarnée dans la région du lac. Pour se divertir, il effrayait parfois les passants en leur lançant des pierres. Après le désastre de la guerre, le bois à brûler était rare en ville et le futur père de U TtNN SEIN se rendit vers la région du lac avec un chariot pour en ramasser.

Le soldat japonais désincarné le suivit jusque chez lui et opéra une renaissance dans le ventre de sa femme. L’enfant présentait une multitude de ce que l’on peut appeler des traits de caractère japonais. L’un des plus marquants a été son zèle remarquable. Il était infatigable au travail er méprisait ceux qui ne l’éraient pas. Les Birmans ne sont pas un peuple paresseux, mais leur société a fourni le prototype de l’idée que peu est bien et ils désirent rarement produire plus que ce qui est nécessaire. I’intérêt de l’enquête du professeur en psychiatrie lAN STEvENSON (université de Virginie) est au niveau du recoupement des témoignages avec les personnes de la région et celles des traces de naissance sur le corps des enfants qui corroboraient leurs ré­cits.

STEVENSON étudia de la sorte près de 2600 cas similaires. Les enfants parlent souvent des circonstances de leur mort antérieure, surtout si elle a été violente. Dans leurs jeux, ils miment les circonstances de leur décès. Ils endossent également le rôle de la personne adulte qu’ils se rappellent avoir été. Ainsi, une petite fille se souvenait d’une vie précédente en tant qu’institutrice, faisait jouer à ses can1arades le rôle d’élèves tandis qu’elle leur faisait le cours sur un tableau imaginaire. Un enfant, qui se souvenait d’une vie en tant que mécanicien dans un garage, passait des heures dans le sous-sol familial à réparer une voiture imaginaire symbolisée par ledit meuble. Lorsque la réincarnation conduit à un changement de sexe, les enfants montrent presque invariablement des traits de caractère du sexe de la vie précédente. Ils se travestissent, jouent à des jeux de sexe opposé er peuvent aussi avoir des comportements caractéristiques de l’autre sexe. Une petite fille en pareille situation est généralement appelée garçon manqué et un garçon poule mouillée. Ces comportements peuvent avoir une explication dans une incarnation passée. 

SOURCE : Dossier entités Répercussions médicales et spirituelles de Serge Fitz aux éditions SERVRANX 

La trace matérielle ou immatérielle de nos mémoires

 

vies_anterieuresLorsqu’un bébé paraît dans une famille, il ne naît pas vierge de tout souvenir. Il porte en lui non seulement une mémoire biologique, mais également la mémoire de ses vies antérieures. Toutes ces mémoires plus ou moins enfouies fournissent l’héritage dont il dispose pour son parcours terrestre.

La trace matérielle ou immatérielle de ces mémoires très différentes va plus ou moins se révéler au fur et  à mesure du parcours de vie de ce nouvel être humain, lui réservant de bonnes ou de moins bonnes surprises.

La vie présente est la résultante de choix faits par nos parents, grands-parents, et de tous ceux qui nous ont précédés. Ce choix sont pour certains ceux que nous avons retenus dans une vie précédente. Comme beaucoup d’entre nous ne sont pas arrivés au terme de leur parcours spirituel, il leur faudra revenir sur cette terre afin de rejouer les scènes de vie mal apprises dans les vies précédente, et donc subi les conséquences de mauvais choix qu’ils ont faits, ou qu’ils ont laissé faire.

Nous avons tous une mémoire. Toutefois, avec l’âge elle a souvent la fâcheuse tendance à s’éroder. Oui, il est vrai que cette mémoire est périssable. Il est exact qu’elle peut s’éteindre définitivement. Il est possible qu’elle disparaisse totalement, ne laissant plus aucun souvenir à l’être en sursis. Cette mémoire dont nous parlons est physiologique. Elle est liée à notre organe physique qui s’appelle le cerveau. Elle est bien sûr éphémère et s’endort progressivement au même rythme que toutes nos cellules en déclin.

Prenez l’exemple d’un vieillard. Essayez de sonder sa mémoire. soyez observateur de son comportement et sachez discerner les pertes de mémoire de cette personne.. Si elle est âgée, mais en bonne santé, la mémoire se transformera pas à pas ; C’est-à-dire que sa dégradation neuronale sera progressivement remplacée par la restauration des cellules spirituelles qui composent le corps éthérique. Soyons plus clairs pour faciliter la compréhension ; la mémoire physiologique sera peu à peu submergée par la mémoire spirituelle, parce que le corps physique dont la matière touche presque à sa fin, sera remplacé par ce corps éthérique dont nous parlons souvent. Ce qui veut dire que l’on chasse l’autre. Très souvent les vieillards retrouvent une excellente mémoire pour les années les plus reculées de leur vie, e tune toute petite, voire inexistante mémoire pour les années les plus récentes. Cela n’est pas une règle, mais c’est toutefois un constat assez général.

Cela est lié à cette mémoire physique ou physiologique qui se retire pour laisser la place à la mémoire spirituelle. La matière se retire peu à peu de la vie en emportant avec elle tous ses attributs, et cette mémoire en fait partie. Les cellules qui subsistent restent entièrement imprégnées de tous les souvenirs, récent sou très anciens. Ce qui veut dire que l’âme qui est présente dans le corps, devint plus sensible et perceptible  à l’esprit.

Notre mémoire s’ouvre au fur et à mesure que s’opère le passage d’un monde à l’autre et d’un corps à un autre. Ce qui signifie qu’elle ne disparaît pas, mais que tout au contraire elle s’amplifie considérablement. Elle se transforme pour devenir la mémoire supérieure et inaltérable que seul un corps immortel peut contenir. Elle sera totalement reconstituée au jour de notre mort. Nos obsèques, contrairement à l’idée bien ancrée dans nos esprits imaginant la mort comme le néant, resteront comme le plus mémorable et formidable moment de notre vie. Les festivités qui nous attendent après le passage au travers de ce voile opaque et mystérieux, demeureront l’événement le plus marquant de notre vie et de notre arrivée de l’autre côté.

Donc, tout peut être résumé ainsi ; la mémoire qui est très vivante dans notre vie physique laissera la place à une autre, beaucoup plus vivace et persistant au-delà de l’extinction de la matière. Ce qui vaut pour la mémoire vaut également pour les autres organes liés aux sens physiques et physiologiques. Le goût sera le seul sens qui disparaîtra totalement après la mort parce qu’il n’aura plus aucune raison d’exister, et pour cause. Notre alimentation sera très différente, elle ne sera plus matérielle. Les autres sens, quant à eux, seront considérablement amplifiés au même titre que notre mémoire. Ils seront également complétés par de nouveaux sens, en latence actuellement en nous, mais très peu utilisés parce que la matière qui compose notre corps l’interdit, ou le limite considérablement.

La matière sera anéantie mais l’esprit survivra avec le cœur ou le poumon qui l’aliment, c’est à dire l’âme divine. Les mémoires sont multiples. Elles sont liées, d’une part, au physiologique et à toutes les cellules qui le composent et, d’autre part, à la structure spirituelle qui les domine. Le spirituel se superpose toujours à la matière. Il est en interaction permanente avec elle et les mémoires solidement attachées à la dimension physiologique et biologique de l’être, qui transitent inévitablement vers des mémoires spirituelles ou éthériques. Le réseau est très complexe mais très simple à la fois.

La mémoire, la vraie, l’inaltérable est la gardienne inviolable de tous les souvenirs antérieurs de notre vie actuelle. Il existe, des milliers, voire des millions de connexions entre nos mémoires individuelles et la mémoire collective qui est reconstituée dans les archives universelles. C’est-à-dire que la mémoire la plus ancienne existant dans l’univers nous sera accessible après notre départ terrestre. Rien n’est plus merveilleux que de découvrir cette mémoire encyclopédique, réelle, incroyablement détaillée et vivante. C’est ainsi que nous revivrons, si vous le souhaitons, tous les événements heureux ou malheureux de la totalité de nos vies. Tout deviendra limpide et transparent.

Nous serons par exemple surpris de constater la persévérance au fil des siècles, de certaines dates ou situations récurrentes qui constituent un héritage accompagnant la descendance familiale. Il s’agit tout simplement de pactes ou de serments cosignés moralement à une période de notre vie spirituelle, dont la mémoire physique ne se souvient pas. Il existe parfois des éléments troublants qui suivent certaines familles où le destin, comme nous disons, semble s’acharner sur elles pour le meilleur, mais plus souvent pour le pire. Il peut s’agir de dates anniversaires, de décès en série, de maladies communes et souvent identique, d’hérédités familiales liées pour nous à la dimension biologique ancestrale. L’incompréhension nous habite alors, et nous recherchons la cause de ces lois qui nous semblent implacables, mais qui pourtant ne sont liées qu’à des accords passés par des familiales que nous appellerons bio-spirituelles ou bipolaires, pour faciliter la compréhension du plus grand nombre.

Même si ce que nous vivons nous paraît inconfortable, difficile, terrible ou même pire que cela, n’en prenons pas grief contre qui que ce soit, parce que c ‘est nous qui en sommes dans la plupart des cas à l’origine. 

Francesca du Blog http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:REINCARNATION, VIES ANTERIEURES |on 10 mai, 2015 |Pas de commentaires »

Une conception de la réincarnation incomprise

 

2146450049La conception orientale de la réincarnation a des aspects philosophiques, et a prouvé sa capacité à pourvoir des millions de personnes d’une vue cohérente de la vie et de l’univers. Elle rivalise certainement avec la perspective chrétienne du paradis et de l’enfer. Soyons explicite toutefois.

Premièrement, la doctrine de la réincarnation tire une grande partie de ses pouvoirs d’une perspective plus vaste de la vie dans laquelle elle est enfouie (décidément non chrétienne au sens habituel du terme) et de ses supports culturels.

Deuxièmement, dans son contexte traditionnel, la réincarnation n’a pas été soumise à un examen critique. Aucune tentative n’a été entreprise pour prouver ou vérifier la survie de type réincarnation. Nul n’a essayé de déterminer si la réincarnation était la meilleure explication en fonction des observations disponibles. La réincarnation est tout simplement acceptée comme un exemple de foi.

Et Troisièmement, la doctrine de la réincarnation implique une relation intime et spirituelle entre chaque âme individuelle et ce qui pourrait être appelé soit Dieu, soit l’Ame suprême. Les religieux et leurs établissements n’ont que peu à voir avec la destinée spirituelle de l’homme.

Quelques Occidentaux ont toujours été intrigués par le concept de la réincarnation. Aujourd’hui, cependant, il y a presque une industrie qui soustrait des aspects choisis de la pensée orientale pour les « servir » aux chrétiens frappés par le doute. C’est ainsi qu’on nous en offre des versions « adaptées » au détour des rues et des allées. La fraude est implicite. Si nous sommes prêts à devenir, un adepte du sikhisme, du jaïnisme, du bouddhisme ou de l’indouisme, la croyance en la réincarnation fera partie du même « colis ». En toute âme et conscience, nous rejetons de nombreuses conceptions chères au christianisme pour les remplacer par de nouveaux articles de foi s’accordant à notre conversion.

Les objectifs et les rythmes de notre vie, notre manière de nous appréhender et notre comportement vis-à-vis de l’univers s’orienteront dans la direction indiquée par notre nouveau système de croyance. Bien sûr, cette acceptation ne prouverait rien à une personne imperméable à cette doctrine. Un chrétien traditionnel affirmerait par exemple que sa foi est plus sincère que la vôtre. Un scientifique soulignerait que vous n’avez ni obtenu ni évalué les preuves de la réincarnation, et qu’il s’agit donc d’une proposition vide, et en fait du contraire d’une proposition.

Ce que les agents perspicaces tentent d’accomplir toutefois est de permettre aux Occidentaux de conserver leurs styles de vie et leurs systèmes de valeurs familiers tout en embrassant une partie choisie de la perspective orientale du monde. Cela ne marche pas. Nous ne pouvons pas jouer sur les deux tableaux. Seuls les esprits les plus paresseux et les plus indisciplinés peuvent digérer sans inconfort le mélange invraisemblable de la réincarnation orientale, de la chrétienté occidentale et du matérialisme. Une exception doit être faite pour les esprits les plus forts et les plus disciplinés, aussi rares soient-ils qui se consacrent à une plus haute intégration possible des deux perspectives.

Voici posés quelques problèmes relatifs à la réincarnation. D’autres surgissent ayant trait au domaine de la logique et des faits. Voici un bref échantillon des préoccupations que nous devrions avoir quant à la réincarnation :

1 – Où va l’âme quand elle se trouve entre deux corps ?

2 – Quel type de preuve y a –t-il, ou pourrait-on imaginer, quant à l’existence d’un « plan d’être » où pourraient résider les âmes des désincarnés en attendant leur prochaine incarnation ?

3 – Comment la population mondiale continue-t-elle à augmenter si le nombre d’âmes individuelles demeure constant ? (Et si nous supposons que certaines âmes ont transcendé la « grande roue du temps », la population devrait avoir décliné au lieu d’augmenter de manière si alarmante durant les derniers siècles).

4 – L’évidence de vies antérieures est considérée comme spectaculaire. Mais de quelle manière certaines personnes se réincarneraient-elles plusieurs fois alors que d’autres pas ?

5 – Des souvenirs célèbres d’incarnations précédentes ont été mentionnés sous hypnose. Pourquoi ne pas appliquer l’interprétation plus « parcimonieuse » voulant que :

a) l’hypnotiseur autorise l’expression d’un état mental dissocié, qui :

b) lui donnera l’occasion d’entendre le type de récit qu’il souhaite.

6 – Des histoires rapportées par de jeunes enfants ont été considérées comme des preuves de réincarnation, quelles vies étonnantes ils ont menées. Mais les enfants sont connus pour leur tendance à s’inventer « des compagnons imaginaires » et à les doter de détails et d’émotions convaincants. N’est-ce pas une explication plus intelligente ?

La réincarnation est l’ornement radieux de certaines religions, en particulier d’origine orientale. Elle n’a pas été prouvée en Orient, mais elle a été transmise sous une forme altérée aux Occidentaux dont la foi en leur religion vacillait. Un cul de sac supplémentaire. Un échec supplémentaire à démontrer la survie et à plus forte raison l’immortalité voici ce que nous entendons.

L’âge de l’illumination a été annoncé plusieurs fois au cours de l’histoire humaine. Il y a eu des acquis solides quoique jamais suffisants pour  atteindre la promesse qu’un jour l’humanité embrasserait les principes les plus élevés de rationalité. Maints d’entre nous sont encore plongés dans l’obscurité quand les pensées concernent des problèmes décisifs. On se languit encore du confort et de la loi éternels. Le faux avènement de l’éternité conduisit les valeureux janissaires de Soliman le Magnifique à dévaluer le mont Sciberass et à renforcer la résolution des chevaliers de Malte qui attendaient l’assaut dans leur forteresse dévastée. Des hommes braves engagés dans un combat mortel par des visions puissantes, mais totalement divergentes de l’après-vie.

Que de misères et de fautes ont été commises au nom d’un leurre. Pour toute personne malade qui trouve le réconfort dans l’espoir d’une terre promise, une autre a été manipulée, opprimée et exposée au danger.

Les gens sages n’ont jamais réclamé de motivations si extraordinaires – la garantie d’une joie et d’un confort éternel. La vie elle-même a fourni une motivation suffisante, le désir de voir ceux que nous aimons, heureux, le défi de donner le meilleur de nous-mêmes, le désir d’apporter une contribution quelconque à la compréhension et un bien-être humain. Quelle petite race perverse nous sommes, si c’est seulement le faux avènement de l’éternité qui retient nos pulsions destructrices et libère les positives.

Demandons-nous ce qui est possible pour nous-mêmes et pour l’univers. Nous avons un long chemin à parcourir en tant qu’individu et en tant que race. Les demandes infantiles de vie éternelle sont creuses ; encore faudrait-il utiliser à bon escient le temps qui nous est imparti sur terre. Des exaltations pieuses pour devenir surhumains, des êtres spirituels résonnent d’un son strident à nos oreilles, nous qui ne sommes pas encore totalement humains.

La nouvelle aube est destinée à ceux qui sont prêts à – et capables d’ – accepter la vie qui commence chaque jour dans la fraîcheur matinale. Le déclin du soleil viendra à son heure.

Curieux n’est-ce pas ?… Combien certains hésitent devant la perspective de l’après-vie… Combien certains hésitent et choisissent les armes … et curieuse aussi la façon dont ces armes sont employées pour infliger des blessures à son propre moi effrayé. Nous avons trop souvent rencontré ce pattern étrange et mélancolique. Derrière son « objectivité » et ses épanouissements technologiques, l’homme moderne est timide. Il se sent dépourvu d’importance et abandonné quand il s’aventure au-delà d’une spécialisation choisie et étroite. Le sens de la communauté, ce sentiment d’être impliqué de manière intime à la plus vaste entreprise humaine, est inexistant. Ce sentiment d’isolement (glorifié comme étant l’individualisme) est intensifié par la perte de ce qu’on nommera un « dieu utilisable ».

Des scientifiques et des intellectuels prônent un principe divin hautement abstrait. C’est le refuge de ceux qui doivent reconnaître les preuves abondantes de la légitimité et de l’organisation dans l’univers, mais qui craignent de s’abandonner à une croyance déterminée. En vérité, de telles abstractions n’ont guère de rapports avec Dieu. D’autres se privent eux-mêmes de Dieu et des dieux sous chaque forme reconnaissable.

La survie éblouit et épouvante de telles personnes. S’identifiant elles-mêmes plus aux systèmes dus à l’homme qu’à Dieu ou à la communauté… elles considèrent la mort comme l’échec de l’appareil physique. Nul n’a vraiment conscience d’un objectif transcendant dans la vie ni d’un sentiment de mérite lié au fait de vivre….

« Je ne suis qu’une machine (quoique une machine intelligente) et je dois en définitive échouer et être mise au rebut ». Avec une estime de soi aussi piètre, notre contemporain éprouve des difficultés à imaginer que l’univers s’intéresse à lui. Et d’ailleurs, en dépit de velléités occasionnelles, il ne s’en soucie pas.

Il convient de se souvenir que seule une bonne observation suffit. Nous n’avons pas besoin de milliers de cas ni d’aucune autre quantité arbitraire. Ce point étant des plus évidents, il fait partie de ceux qui ont été tout à fait négligés. N’importe quelle personne dotée d’intelligence est en mesure de le comprendre mais les scientifiques doivent s’affranchir de la suprématie des nombres.

Francesca du Blog http://channelconscience.unblog.fr/  

Toute une aventure pour une Ame

 

Conférence-atelier sur l’internet

de Sylvie Ouellet

mercredi 13 mai 2015 à 14h30 (h. du Québec) et à 20h30 (h. de Paris)

51qtSa9hDzL._SY344_BO1,204,203,200_Naître, c’est tout une aventure pour une âme ! Que savons-nous sur ce passage ? Qu’avons-nous vécu durant notre propre incarnation ? Se pourrait-il que tout notre quotidien en soit teinté ? Comprendre le passage de la naissance nous permet de dénouer des blocages que nous vivons de manière récurrente et nous aide à découvrir ce que notre âme est venue expérimenter sur Terre. Dans ce passage, elle y a laissé des indices importants qui sont des clés de compréhensions au quotidien tant pour nous-mêmes que pour les âmes qui nous entourent.

Comprendre le voyage de l’âme

• Quels sont les objectifs de ce voyage ?

• Qu’est-ce que le « Projet Conscience ».

• Quels sont les outils dont l’âme dispose et les embûches qu’elles rencontrent sur sa route ?

La préparation à l’incarnation

• Quelle est la cause qui motive une incarnation ? Que vient-elle expérimenter ? Quelles parties de ses mondes intérieurs souhaite-elle observer ?

• Dans quel milieu (familial, social, politique, économique, religieux, etc.) désire-t-elle exécuter ces observations ?

• Comment parvient-elle à effectuer un choix définitif ?

• Est-ce que ce qui se déroule durant l’incarnation découle de la destinée ou du libre-arbitre ?

La descente sur Terre

• Quelles sont les étapes qui surviennent entre le moment où l’être décide de s’incarner et le moment de la naissance ?

• Quelle est la structure. énergétique de l’être en cours de descente vers la Terre ?

• De quelle assistance bénéficie l’être durant tout ce processus d’incarnation ?

• Existe-t-il une communication entre l’être qui s’incarne et la Terre ?

• Que vit cet être durant toute la descente vers la Terre ?

La naissance

• À quel moment survient la naissance ?

• Que vit l’être durant la traversée du col de la mère ?

• Quel est l’important de comprendre les implications des émotions et des pensées vécues durant la naissance ?

L’accompagnement subséquent

• La naissance étant un processus de transformation qui se poursuit tout au long de l’incarnation, quels sont les cycles qui s’y déroulent ?

• Quelle est l’influence des blessures fondamentales sur le quotidien ?

• Quelles sont les pistes que la naissance laisse pour découvrir sa mission de vie et pour trouver un sens aux événements du quotidien ?

Article complémentaire :

La compréhension de la naissance… un allié de taille durant l’incarnation

téléchargement

Sylvie Ouellet

Détentrice d’un baccalauréat en droit, d’un diplôme en droit notarial et d’un certificat en enseignement, elle a pratiqué la profession de notaire durant cinq ans. Elle a été enseignante et formatrice au Collège de Limoilou et à l’ENAP (École Nationale d’Administration publique). Intéressée par la psychologie, la parapsychologie et la spiritualité, elle a suivi de nombreuses formations et elle mène une quête personnelle depuis plusieurs années.

Son cheminement intérieur l’a amenée à écrire six livres, à donner des conférences, des ateliers et des consultations sur l’accompagnement de l’âme au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Europe. Elle a été éditrice adjointe aux éditions Le Dauphin Blanc durant 6 ans. Elle rédige une chronique pour le magazine VIVRE depuis plus de 14 ans. Son travail sur la compréhension des passages de la naissance suscite de l’intérêt chez plusieurs scientifiques car il repose sur des bases concrètes, fouillées et accessibles.

Elle se spécialise dans la compréhension des divers passages de la vie du point de vue de l’âme (naissance, incarnation et mort) pour offrir des outils concrets et holistiques d’accompagnement pour les êtres en transition et trouver un mieux-être durant l’incarnation. Elle a développé ses capacités médiumniques il y a une quinzaine d’années. Ses écrits sont grandement influencés par les communications avec les défunts et avec sa guidance, mais ils proviennent aussi du fruit des recherches effectuées au fil de ces années tant du point de vue scientifique, ésotérique que spirituel.

Bienvenue sur Terre ! publié aux Éditions Le Dauphin Blanc (23 janvier 2009).

Naître c’est tout une aventure ! Le passage de la naissance est plus exigeant que le passage de la mort. En fait, la naissance est également une mort. Pour naître à la Terre, il faut accepter de mourir aux mondes énergétiques plus subtils d’où nous sommes issus. Il faut choisir les bagages de connaissances que nous y apporterons et renoncer au reste. Il faut délaisser un temps, les êtres chers que nous aimons. Ainsi, la mort et la naissance représentent les deux côtés d’une même médaille. Naître à la terre, c’est mourir au ciel, et naître au Ciel, c’est mourir à la Terre…

Elle est également l’auteur des ouvrages :
• Ils nous parlent… entendons-nous ? publié aux Éditions Le Dauphin Blanc
 J’aimerais tant te parler… publié aux Éditions Le Dauphin Blanc
• Après la mort, qu’est-ce qui m’attend ? publié aux Éditions Le Dauphin Blanc
• Mourir l’âme en paix, publié chez Béliveau éditeur

Sylvie Ouellet

Auteure, conférencière, formatrice Courriel : sylvie@sylvieouellet.cawww.sylvieouellet.ca

Conférence accessible en deux clics

Le mercredi 13 mai 2015
à 14h30 (heure du Québec) et 20h30 (heure de Paris) – durée : env. 1h30

Comprendre les Métamorphoses de l’âme

AMES

 

L’Ego spirituel – le foyer de conscience et d’identité spirituelle – de l’homme se meut dans l’éternité comme un pendule qui oscille entre les heures de la naissance et la mort. Mais si ces heures qui marquent les périodes de vie terrestre et de vie spirituelle sont limitées dans leur durée, et si la série de ces étapes à travers l’éternité, entre le sommeil et la veille, entre l’illusion et la réalité, a un commencement et une fin, le pèlerin spirituel n’en est pas moins éternel. 

La réalité de ce pèlerinage se trouve surtout dans les heures de la vie post mortem où, désincarné, l’être humain se retrouve face à face avec des vérités essentielles, et non plus avec les mirages de ses existences terrestres passagères. Malgré leurs limites, ces intervalles n’empêchent cependant pas l’Ego de suivre sans dévier – bien que graduellement et lentement – le chemin qui l’amènera jusqu’au point de sa dernière transformation où, ayant atteint son but, il devient lui-même un être divin. Ces intervalles et ces étapes aident à atteindre le résultat final au lieu d’en entraver la réalisation. Et, sans de tels intervalles limités, l’Ego divin ne pourrait jamais atteindre son but ultime.

De même que l’abeille recueille son miel de chaque fleur qu’elle visite et laisse le reste en pâture aux vers de la terre, de même notre individualité spirituelle ne recueille de chaque personnalité terrestre, dans laquelle karma la force à s’incarner, que le nectar des qualités spirituelles et de la soi-conscience ; elle réunit l’ensemble de ses récoltes en un tout unique et sort finalement de sa chrysalide comme un être un glorifié.

Lorsque la mort arrive, cette âme se dégage du corps, mais, après, que se passe-il ? Quelles sont les nécessaires métamorphoses pour cette âme ? Pour beaucoup de croyants, celle-ci est dirigée soit sur le purgatoire, soit sur l’enfer, soit sur le paradis. En fait, le 19e siècle, fut une époque où l’idée de l’âme s’est confortée considérablement grâce au spiritisme. Il devenait crédible non seulement que l’âme était immortelle mais qu’elle restait assez près de la terre pour pouvoir communiquer parfois par la voie des médiums. Cependant, dans le même temps, les choses se gâtaient avec le développement de la  science. Au tournant du 20e siècle, cette science triomphante nous fit douter qu’il existât quoi que ce soit qui ressemble à une âme immortelle distincte du corps physique.

La conscience était-elle autre chose qu’un épiphénomène ? une manifestation du fonctionnement du cerveau ? Si tel était le cas, parler des « nécessaires métamorphoses de l’âme » après la mort perdait tout sens logique. Si, après la mort, il n’y a plus rien, il n’y a plus d’âme, ne cherchez pas !

Cependant, ce 19e siècle a été remarquable par l’irruption de l’Orient dans la pensée occidentale. Il n’y avait plus, en présence, que la tradition dogmatique religieuse et la science : il y avait aussi l’apport des penseurs de l’Orient. Grâce à l’Orient, on pouvait maintenant apprécier les choses d’une façon différente. Il n’y avait notamment pas création d’une âme à chaque naissance de corps puisqu’il fallait tenir compte de la réincarnation. Et cette âme personnelle que l’on imaginait comme passant par des alternances de vie et de mort était  profondément enracinée quelque part dans ce que l’on devait appeler le Soi cosmique ou le Soi universel.

La psychologie est la science de l’âme ou de l’esprit, mais on a élaboré une psychologie humaine sans âme, sans croyance à une âme immortelle, distincte du corps, simplement, sur l’analyse des faits psychologiques, des pensées, des désirs, des pulsions intérieures et de l’analyse des rêves. Cette psychologie est une science psychologique « matérialiste », qui n’imagine pas qu’il puisse y avoir une dimension bien plus vaste à l’âme humaine que celle dont on peut découvrir les manifestations. Mais, avec le temps les choses ont évolué : on a vu ainsi se développer une psychologie transpersonnelle, où l’influence de sages orientaux est indéniable.

Dans ce climat de changement, une nouvelle révolution s’est produite dans la pensée de l’Occident, avec l’irruption de ce que l’on appelle les « N.D.E. », (les expériences de mort imminente). Avec toutes les enquêtes qui ont été faites, on s’est rendu compte que, lorsqu’une personne approchait de très près la mort, finalement, ce n’était pas le « trou noir », l’extinction que l’on aurait dû attendre lorsque le cerveau apparemment cesse de fonctionner. Au contraire, ce sont des instants de surconscience tout à fait extraordinaires. Tout nous oblige à une profonde révision de la notion de l’âme, qui n’est plus simplement ce qui anime le corps, sent et pense en lui.

Ainsi donc, beaucoup des conceptions sur l’âme que l’on pouvait avoir au 19e siècle, encore tout imprégné des idées de la chrétienté, ont dû être revues considérablement. La Théosophie de Madame Blavatsky est arrivée (vers 1880) avec beaucoup d’avance sur tout ce qui devait faire les nouveautés du 20e siècle : vulgarisation des conceptions orientales (philosophie, psychologie, karma et réincarnation), psychologie transpersonnelle, approche lucide de la mort et N.D.E.

On va donc commencer par examiner ce qui se passe au moment où une personne est en train de mourir.

Madame Blavatsky l’avait dit dans Isis Dévoilée (1877), la mort n’est jamais immédiate, c’est un processus progressif naturel, au cours duquel les choses, pourrait-on dire, se mettent en place. Dans leur conscience, les témoins de N.D.E. se sont trouvés encore « très vivants » ; certains d’entre eux ont raconté que, pendant que les médecins essayaient de ranimer le corps, ils sont sortis de ce corps pour l’apercevoir, là, sur une civière ou bien sur la table d’opération, en suivant très clairement toutes les opérations de réanimation. Première constatation importante : ces personnes « découvraient » qu’elles n’étaient pas leur corps, qu’elles restaient tout à fait conscientes en dehors de lui. Puis, après le passage dans une sorte de trou noir, d’un étroit tunnel, où elles s’engouffraient, il y avait comme un reflux de la conscience, loin du champ de ces expériences en rapport avec le monde physique, pour accéder finalement à une atmosphère extraordinaire de joie, de bonheur, de paix, d’amour, de lumière. Et là, dans cette transcendance, s’imposait la sensation d’une Présence, d’un être invisible mais très présent, qui semblait tout connaître du personnage en train de mourir. Expérience tout à fait extraordinaire, n’ayant rien de commun avec un rêve ou une hallucination.

Nous avons ici l’impression de toucher une dimension de l’être qui est bien plus grande, bien plus profonde que celle qu’explorent habituellement les psychologues ou les psychanalystes. À ce moment, le mourant pénètre dans la sphère de ce que le docteur Moody a appelé l’ « Être de lumière ». Avec les explications fournies par Mme Blavatsky, on peut comprendre qu’il s’agit, en fait, d’une partie essentielle de nous-mêmes : c’est notre vraie racine spirituelle, alors que la conscience que nous avons en ce moment, ici, dans le corps vivant, la personnalité qui s’est construite depuis l’enfance et tout au long de la vie, cette personnalité n’est qu’un personnage sur la scène terrestre, qui joue un rôle, le temps d’une vie, entre la naissance et la mort ; mais derrière ce personnage, soutenant ce personnage, il y a, en permanence, une conscience profonde, puissante, une conscience  pour ainsi dire, trans-personnelle, qui apparaît comme un foyer de lumière, de connaissance, de volonté et d’amour, et qui demeure très étroitement lié à ce personnage que l’on serait tenté d’appeler l’ âme personnelle, impliquée dans l’histoire de notre existence.

Ainsi donc, si on tient à appeler âme la totalité de notre être intérieur, on voit qu’il y a en elle une dimension beaucoup plus grande que ce qu’évoque la psychologie courante, une dimension spirituelle très forte, dont notre « moi » n’est que le poste avancé, ici, dans le corps impliqué dans ce monde.

La suite des récits des rescapés de la mort est également passionnante, et s’éclaire avec la Théosophie. Il est question d’expériences cognitives extrêmement importantes dont la première est la revue intégrale de toute la vie qui vient de s’écouler, une revue panoramique complète dans laquelle le témoin est, semble-t-il, à la fois acteur et observateur (un genre d’expérience que l’on n’a pas du tout l’habitude de faire). Autrement dit, on revoit tous les détails de l’enfance, de l’adolescence et de l’âge adulte, à la fois comme l’acteur – on se rappellera par exemple une ancienne chute à vélo – mais on éprouvera aussi les choses de l’extérieur, comme un observateur qui saisit les rapports entretenus avec les autres, qui comprend le sens de ces rapports et l’influence qu’ils ont eue sur les autres. C’est vraiment quelque chose de tout à fait extraordinaire. On peut même revoir une scène de violence contre un tiers, mais ressentir en même temps ce que le tiers a vécu à cet instant.

Comme Mme Blavatsky l’a signalé en 1889, dans certains cas, il y a même une revue d’une ou plusieurs incarnations précédentes – ce qu’ont confirmé certains témoins de N.D.E.. Ajoutons que dans cette atmosphère tout à fait extraordinaire, il n’y a aucun jugement, aucune condamnation. Mais, à ce moment-là, la justice et la justesse des événements apparaissent très clairement à la personne : il s’est passé telle chose, les événements se sont enchaînés de telle façon.

Notez bien que, cette vision, qui est pratiquement instantanée, sera rapportée plus tard par la personne ranimée, qui, quant à elle, est habituée à vivre dans le temps, dans l’espace, dans l’écoulement des moments. D’où la difficulté qu’elle aura, au retour, à décrire son expérience vécue, pour ainsi dire, hors du temps et de l’espace. Embrassant un passé, parfois lointain, le témoin d’une NDE peut aussi, dans certains cas, apercevoir le déroulement d’événements qui vont se produire lorsque la personne sera revenue dans son corps.

Les gens qui ont fait une NDE ne sont pas morts, évidemment, puisqu’ils sont revenus. Ce qui a été souvent vécu par le témoin est comme un instant de choix : dans le discours qui s’échange entre la personnalité et sa racine profonde, les mots semblent être : «  Est-ce que tu veux rester ou bien revenir ?  » Là, le choix éthique s’impose. La personne sent qu’elle ne peut pas « s’en aller » : il y a un mari, des enfants qui ont besoin d’elle, ou bien telle mission, tel ou tel devoir à accomplir. Elle choisit donc de revenir et aussitôt elle réintègre son corps. Il faut remarquer la tonalité éthique qui marque cet ultime échange avec le Soi profond.

Si le mourant avait obtenu de mourir, que serait-il arrivé ? Comme il lui a semblé, il y avait comme une porte, une limite, une barrière à franchir pour « partir », mais pour aller où ?

Pour la Théosophie, la mort n’est pas une extinction – loin de là. Pour mieux comprendre ce qu’elle réserve, il faut analyser un peu ce que représentent ces deux instances réunies dans les N.D.E. : la conscience active (la psyché terrestre) et ce que peut être cette Présence extraordinaire, qui a l’air de savoir tout de cette psyché et se manifeste comme un foyer de lumière, un foyer d’amour, de compassion. Pour la Théosophie, nous découvrons l’opposition très claire entre un moi personnel et un Soi impersonnel, individuel, mais, qui, en somme, agit comme un parent pour ce moi, qu’il soutient pendant toute la vie du personnage que nous sommes ici-bas. À juste titre, on peut utiliser le mot Soi pour exprimer que c’est, en quelque sorte, la quintessence du moi, ou la racine essentielle de ce moi. C’est, en fait, le principe de notre identité ; si j’ai le sentiment d’un « je » c’est parce qu’il y a ce principe d’identité au fond de mon être. Cependant, d’après la Théosophie, ce Soi individuel n’est qu’une manifestation, ou une réflexion, du Grand Principe d’Identité qui pénètre tout notre univers et qui le soutient de tout son pouvoir divin. À cette échelle cosmique, on peut lui donner des noms différents : Logos, Atman ou Brahman, selon les traditions du passé. L’essentiel pour nous tenant à cette constatation : notre personnalité actuelle, par le canal de ce Soi individuel, est suspendue, un peu comme un fœtus, à la grande matrice de l’univers ou à la vie, même de cet univers. Et il en est de même de tous les êtres humains qui nous entourent.

S’il est vrai que le personnage que je suis en ce moment tire tous ses principes vivants - l’intelligence, la capacité d’aimer, et d’agir efficacement, la capacité de créer, et même le génie potentiel qui attend de se manifester – s’il est vrai que nous portons tous quelque chose du génie sans limite de l’humanité – si tout cela est dû à cette Présence qui apparaît à l’heure du décès, et nous relie à l’univers c’est qu’il y a, dans tout ce mystère, une signification à découvrir.

Tous ces pouvoirs dont nous disposons ne peuvent être des cadeaux gratuits de la Nature : elle doit avoir un projet avec nous. Quand arrive la fin d’une expérience terrestre, tout ce qui aura été vécu n’a pas dû l’être en vain ; si la Nature est conséquente, de même qu’un arbre qui vit contribue à l’équilibre de la biosphère et n’est pas là en vain, de même avec nous toutes les expériences que nous avons pu faire ne sont pas gratuites : elles ont pu contribuer à l’équilibre et au progrès de notre monde. Bien sûr, dans le bilan final, certaines sont complètement caduques et stériles, d’autres vont entraîner des conséquences mauvaises (c’est la loi de karma) mais d’autres encore vont produire des effets constructifs (c’est aussi la loi de karma), dont nous allons récolter les effets. Finalement, il doit y avoir une richesse à préserver dans toute existence vécue.

Les systèmes qui expliquent qu’après la mort on revient de suite sur terre (réincarnation immédiate) ne donnent pas à la nature le temps d’engranger la richesse produite par une personnalité terrestre. Même si le bilan de richesse est faible, il est rarement tout à fait nul. Bien sûr, pour les personnes qui pensent qu’après la mort il n’y a plus rien, le vivant est un peu comme un figurant qui passe sur la scène : après la fin de l’acte, il disparaît pour toujours.

Mais si on pense que l’être humain tel qu’il est en ce moment est lancé dans un pèlerinage, il est très clair que chaque existence vécue devrait marquer, en progrès, une étape dans ce pèlerinage. Nous sommes tous issus d’une même source, d’un même point de départ qui est la divinité que nous portons intrinsèquement en nous, mais dont nous n’avons pas conscience. Dès lors, le projet de la nature est de nous ramener périodiquement sur la scène terrestre, pour y faire des expériences, enrichir notre être en profondeur, jusqu’à ce que, finalement, notre conscience s’éveille pleinement à sa nature divine, à sa nature spirituelle.

Examinons donc ce qui peut se passer après la mort.

Normalement, l’économie de la nature s’arrange pour que l’étape du pèlerinage qui vient d’être franchie soit fructueuse. Par conséquent, tous les phénomènes qui vont se dérouler, devraient nécessairement confirmer ce que laissaient présager les rêves de mort : beaucoup de choses secondaires seraient perdues mais l’essentiel serait conservé. Ces idées ont été déjà esquissées par un philosophe platonicien du 1er siècle, du nom de Plutarque. Il a expliqué que l’homme n’est pas seulement corps et âme, soma et psyché, mais qu’il possède aussi une dimension spirituelle, le noûs, qui est un peu comme le soleil, par rapport à notre corps et qui est lié à la terre, l’âme intermédiaire ou psyché, étant à rapprocher de la lune, qui sert de pont entre les deux. Pour cette partie solaire, Plutarque emploie le mot Soi, autos en grec : c’est ce qui permet aux êtres de penser et de comprendre. Ainsi donc, pour Plutarque, ce qui se passe après la mort doit se passer suivant un processus logique ; après la première mort (qui concerne le corps), il doit y avoir une deuxième mort, séparant cette fois le noûs de la psyché : elle se passe dans le champ de la lune – le monde psychique par excellence.

Pendant la vie, le personnage que nous sommes, qui utilise tous les pouvoirs que nous connaissons, avec un cerveau, une machinerie à penser et à sentir, ce personnage représente, un peu le poste avancé du Soi profond ; mais, si on fait l’inventaire, il y a des tas de choses qui sont complètement sans valeur dans cette machinerie, dans cette personnalité – tous les souvenirs de la routine de notre vie, d’une façon générale qui ne méritent guère d’être conservés dans tous les détails. Par ailleurs, le Soi profond, que la première mort libère du corps physique, devrait-il conserver la machinerie astrale, liée au cerveau physique pendant toute la vie, pour aller vivre loin de la terre et se retirer sur son propre plan ? Non, certainement pas. De même que l’acteur qui sort de scène s’en va dans sa loge et se défait de son grimage, de son costume, de toutes ces choses qui lui étaient nécessaires pour jouer son rôle, de même, lorsqu’il vient à quitter la scène de la vie, la Loi de la Nature doit permettre au Soi-Ego de se défaire d’instruments astraux ou psychiques désormais inutiles.

Pour Plutarque, la deuxième mort abandonne, dans la sphère de la Lune, ce qu’il faut appeler un « cadavre psychique », privé de vie et de conscience, et destiné à se désintégrer dans l’espace lunaire. Ensuite, la partie spirituelle de l’être – son noûs, qui survit à cette mort – s’élève pour aller du côté de la Lune qui est tourné vers le soleil, par l’amour que ce noûs porte en profondeur à la lumière du soleil. Tout cela est très symbolique, bien sûr, mais éclaire singulièrement l’itinéraire posthume qui nous attend tous.

Avec la Théosophie, les choses se précisent, grâce aux indications fournies par les Maîtres de Mme Blavatsky. Essentiellement, on doit distinguer , après la mort, deux grandes étapes : une phase de rejet par le Soi-Ego, où il se décharge des bagages inutiles (trop liés à la terre) et une phase de retrait dans une béatitude où il peut assimiler le butin spirituel de l’existence passée.

Dans la première phase, se déroulent non seulement l’abandon progressif des machineries astrales qui ont servi, en rapport avec le cerveau et le corps physique, à fonctionner comme une personne incarnée sur la terre, mais aussi, un tri minutieux dans toutes les pensées, les images, les énergies et tout ce qui a fait le tissu de la vie de la personne incarnée, de telle sorte que n’est conservé que ce qui est homogène à la nature du Soi spirituel, ce qui a été inspiré par l’idée de justice, de beauté, de vérité, par l’amour, par tous les idéaux les plus nobles ou les plus riches que nous ayons pu avoir. À de rares exceptions près, tous les êtres humains ont nourri, secrètement ou ouvertement, des aspirations de ce genre, de vivre un idéal – même chimérique -, et toutes ces énergies psychiques de qualité spirituelle demeurent dans l’intimité de l’être comme autant de ressorts tendus qui demanderont à se détendre. Une fois accomplis ce tri et ce rejet, le moment vient pour le Soi profond, ainsi « allégé », d’entrer dans une période de félicité extraordinaire, qui ressemble au paradis de toutes les religions mais qui n’est pas un paradis où l’on contemple Dieu et où l’on marche dans les rues de la Jérusalem céleste pavées d’émeraudes et de rubis : c’est un paradis subjectif, complètement intérieur.

Le Soi-Ego, avec toute sa puissance – enfermé dans sa propre sphère, pourrait-on dire – va reprendre et redonner vie à toutes les images, toutes les idées, toutes les énergies, tout ce qui a été produit de positif par le personnage qu’a été l’être humain, avec son cerveau, son cœur, ses mains, etc. Toute cette richesse-là, va être exploitée à fond, par une espèce de méditation dans laquelle l’être va redonner vie à l’or de chacun de ces instants de soi-conscience humaine, et cela en dehors de toute contingence liée à la terre, aux problèmes et aux chagrins d’ici-bas.

Au moment de la mort, l’homme qui découvre, dans sa vision ultime, la présence d’un être rayonnant ne comprend pas ce qu’il représente pour lui – comme l’a dit très bien un psychologue, Kenneth Ring ; il ne comprend pas qu’il est lié directement à cet être-là, comme le moi incarné à son Soi transcendant. Mais, dans l’expérience qui est vécue maintenant, la face lumineuse de ce « moi » reprend vie, grâce au pouvoir spirituel de ce Soi : elle est, en quelque sorte, « immortalisée », assimilée comme une grande image dynamique dans la mémoire de l’être spirituel.

Cette expérience béatifique se prolonge considérablement, aussi longtemps qu’il y a une moisson à engranger, pourrait-on dire. Cela peut durer des centaines d’années. La Théosophie a avancé le chiffre de dix ou quinze siècles. Platon et les Égyptiens ont parlé de deux mille, trois mille ans. Peu importe d’ailleurs : il ne peut s’agir de quelques semaines, pour le Soi-Ego retiré dans sa sphère où rien ne l’oblige à revenir sur la terre – tant qu’il y a pour lui des énergies et des images à assimiler.

Dans les religions, il y a, après la mort, récompense et bonheur pour les bons,  punition et souffrance pour les mauvais. Avec la Théosophie, il n’y a rien de pareil. Le « devachan » n’est pas une récompense « pour les bons », mais une phase de repos et d’assimilation bienheureuse du bilan positif de la vie d’un être, qui a par ailleurs pu avoir des côtés « mauvais ».

Avec la loi de karma, on peut être sûr que les conséquences karmiques des actions et attitudes positives se manifesteront dans l’incarnation suivante ou les incarnations ultérieures, et, de même, que les conséquences mauvaises des attitudes négatives ne manqueront pas d’être récoltées dans les incarnations à venir sur la terre, où les causes positives ou négatives ont été semées.

Maintenant, qu’est ce qui va faire que sonne l’heure de revenir à l’incarnation ?

C’est précisément qu’il n’y aura plus d’énergies pour soutenir l’être dans son expérience lumineuse. Dès lors va se faire sentir précisément l’influence de tout le karma qui a été produit à travers les causes semées dans la vie précédente. Bientôt viendra le moment où le flux qui a emporté la conscience jusqu’au plus haut niveau possible s’inversera pour l’entraîner irrésistiblement à s’incarner dans un nouveau corps de chair. Le nouvel enfant qui naîtra sera ignorant de tout ce qui s’est passé jadis, mais il entrera dans la vie avec une richesse cachée puisque cette richesse constitue le bilan positif de l’incarnation dont il hérite à présent. Si cette richesse-là est bien mise à la disposition de cet enfant, il est clair que son existence ne  s’engagera pas dans les mêmes conditions que la vie précédente. Dans la mesure où cette richesse est notable, la distance qui séparera la nouvelle personnalité humaine de son Soi-Ego profond se trouvera diminuée.

En règle générale, si un homme s’engage vraiment dans la voie de l’éthique supérieure – l’éthique universelle – un lien de plus en plus solide se construit avec ce Soi, ce qui constitue, pour l’âme qui se réincarne, une progression authentique. Lors d’une nouvelle naissance, marquée d’événements qui sont les conséquences karmiques du passé, tout cela va permettre au personnage terrestre d’y voir plus clair et, peut-être, de disposer d’une façon plus efficace des pouvoirs qui viennent de l’être de lumière – volonté, intelligence, amour, créativité, ou même génie particulier, dans un domaine ou un autre – tout cela étant notre héritage, en quelque sorte, notre héritage spirituel, à nous les hommes de la terre.

L’optique théosophique ne relève pas de l’invention humaine. Elle révèle toute la dimension bénéfique de la mort, qui apparaît comme l’alliée invisible de la vie. La mort, cette « ultime extase » de l’existence (comme l’a rappelé Mme Blavatsky) doit cesser de nous effrayer, comme si elle nous plongeait dans le néant. Et la Nature se révèle ici extrêmement clémente en nous permettant, pendant l’expérience posthume, d’assimiler en profondeur, et d’une façon efficace, tout ce que nous avons pu semer de généreux, tout ce qui ressemble à de l’idéal, de l’amour, de la conduite éthique.

Conférence sur « La Mort et les nécessaires métamorphoses de l’Âme »
Condensé d’un document du site  http://www.theosophie.asso.fr/

L’évolution vue par la Théosophie

Comme on l’a rappelé au début, la Théosophie voit très large lorsqu’il s’agit de l’évolution sur cette Terre : des milliards d’années au total. La première phase d’involution de l’Esprit dans la matière est révolue depuis la naissance de l’homme soi-conscient. Il reste à parcourir la phase ascendante d’évolution, permettant à la conscience de se dégager de la matérialité la plus dense, remonter au niveau d’origine et opérer la pleine communion avec l’Esprit divin Universel. 

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En remontant vers le plan de l’Esprit, l’évolution va passer en sens inverse à travers les niveaux parcourus au cours de l’involution, cette fois de moins en moins matériels, jusqu’au degré spirituel le plus éthéré. C’est dire que, une fois toute l’expérience utile récoltée sur le plan physique, l’évolution se poursuivra pour nous de façon continue et consciente dans la sphère astrale, et cela jusqu’à ce que, toute l’expérience utile ayant été récoltée sur ce niveau, l’activité des êtres change encore de théâtre d’opération vers des plans de plus en plus élevés.

En clair, notre itinéraire (où la réincarnation ininterrompue nous entraîne, sous le contrôle de karma) va nous mettre de plus en plus en rapport avec l’astral, jusqu’à ce que nous n’ayons plus finalement de corps physique, et vivions entièrement dans la sphère astrale. Cela suppose que nos sens psychiques, avec les pouvoirs correspondants, vont s’éveiller progressivement, pour devenir totalement opérationnels dans l’avenir. Ces sens pourront fonctionner bien avant que nous n’ayons plus de corps matériels : à nous de les accueillir en nous, à mesure qu’ils se révéleront actifs, et de les utiliser au mieux, avec la conscience que ce surcroît de pouvoirs comporte pour nous une responsabilité de plus en plus grande, en augmentant considérablement notre champ d’action et notre capacité d’intervention dans tous les domaines de notre vie humaine. Imaginons les conséquences karmiques qu’entraînerait aujourd’hui l’éveil brusque de la clairvoyance, du pouvoir d’influencer les autres par la pensée, de déplacer les objets à volonté, etc. chez tous les êtres humains.

Comme l’indique Mme Blavatsky dans la Doctrine Secrète, l’humanité a pris du retard sur son programme d’éveil et d’épanouissement intérieur, en raison de la tyrannie des passions, de l’égoïsme et de la séparativité. Le développement de l’intelligence, au détriment de la dimension spirituelle (avec la paralysie du 3e Œil), n’a pas été accompagné d’un développement correspondant du sens moral : d’où le danger permanent qui pèse non seulement sur l’humanité mais aussi sur la planète entière.

Il y a donc grande urgence à ce que l’homme - individuellement et collectivement - découvre la réalité et les perspectives de sa destinée divine, pour la prendre en main dans toute la mesure du possible. 

En résumé, il n’est pas dit que les pouvoirs psychiques soient inutiles, ou à écarter comme dangereux : étant naturels, ils ont leur nécessité et leur utilité. De même que les sens physiques ont leur nécessité et leur utilité mais ne peuvent servir de guide pour l’homme intérieur appelé à incarner le Divin, de même les sens psychiques ne doivent servir de guides pour s’élever vers le spirituel.

Fascinés comme nous le sommes par les merveilles du monde physique, la même fascination nous guette souvent lorsque nous entrerons dans la sphère astrale. À nous de ne pas nous arrêter en chemin, de continuer la quête de l’Esprit là où il se trouve : dans les replis cachés les plus secrets du cœur.

Condensé d’après un article théosophique sur http://www.francelecture.net/

 

 

Publié dans:ESPRITS, PENSEE, POUVOIR, REINCARNATION |on 2 avril, 2015 |Pas de commentaires »

ETAPES de la réincarnation

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Qu’est-ce que la réincarnation ? Il faut d’abord la différencier de la métempsychose qui sous-entend la réincarnation passant d’un règne à un autre, par exemple du règne animal au règne humain ou l’inverse. La réincarnation bien comprise sous-entend en revanche la «renaissance » d’une âme dans le même règne à travers un véhicule adéquat. C’est-à-dire qu’une âme humaine ne se réincarnera que dans des corps humains adaptés à son évolution propre et pas dans un corps animal

Un animal par contre peut passer d’une espèce animale inférieure à une espèce supérieure. Par exemple un loup – ou plutôt l’âme d’un loup – arrivée à son stade évolutif ultime pour son espèce peut très bien poursuivre son évolution en s’associant à un corps de chien car ces deux espèces sont liées par l’évolution et présentent des caractères physiques communs ou similaires. En outre, les animaux domestiques supérieurs, au contact de l’homme, ont développé des facultés que ne possèdent pas les animaux sauvages. Ce qui représente (en principe ) un avantage pour la poursuite de l’évolution d’une âme animale.

Selon la philosophie ésotérique traditionnelle – ésotérique car non exotérique – la différence entre l’être humain et l’animal est nette. L’homme possèderait en effet un « corps causal » développé que ne possède pas l’animal. L’origine de l’âme humaine se trouverait dans ce qu’on appelle des monades ou étincelles divines. La monade humaine serait dit-on triple dans sa nature. Elle contiendrait l’ Esprit, l’âme spirituelle et l’âme humaine. Ces trois aspects se retrouvant également dans la philosophie indienne sous les noms d’origine sanscrites de Atmâ ( âme), Bouddhi (intelligence intuitive) et Manas (intelligence rationnelle).

Les animaux en majorité possèderaient une âme groupe

Plus l’animal serait évolué, moins les spécimens de ce groupe d’âmes seraient nombreux. Si on prend des mouches par exemple qui appartiennent au même groupe, des milliards de ces mouches ne possèderaient qu’une âme commune. Selon cet enseignement philosophique ces mouches ne se réincarnent donc pas d’une façon individuelle car elles ne possèdent pas le corps causal leur permettant de poursuivre une évolution individuelle. Un animal évolué par contre : singe, chien, chat, cheval, éléphant, dauphin… appartient d’habitude soit à une âme groupe restreinte, soit a acquit au cours de son évolution une âme individuelle. La seule différence pour l’animal est qu’il ne possède pas la possibilité de développer fortement son intelligence car Manas en lui n’existe pas ou uniquement à l’état embryonnaire. Son intelligence créatrice est donc des plus limitées par rapport à l’être humain. Ce qui paraît évident pour tous je suppose.

Reprenons la destinée de l’âme humaine. Chaque être humain possèderait donc une âme individuelle survivant à la mort du corps physique. Il existe probablement suffisamment d’univers parallèles vibratoires pour pouvoir accueillir un nombre élevé d’âmes humaines désincarnées. Là n’est pas le problème. Mais il faut souligner ici un point d’une extrême importance. L’âme d’une personne n’est pas sa personnalité transitoire ! Lorsque Monsieur Jean Dupont meurt, sa vie de Jean Dupont se poursuit bien un certain temps dans l’au-delà (temps extrêmement variable qui peut aller de quelques heures à plusieurs millénaires) mais finit par se dissoudre dans le réceptacle ou le dossier de son âme où elle apporte la synthèse de ses expériences passées dans sa vie de Jean Dupont.

Si l’évolution de l’âme de Jean Dupont nécessite une incarnation supplémentaire, son âme réintègrera un corps physique qui lui permettra de poursuivre cette évolution. Mais sa vie alors ne sera plus celle de Jean Dupont mais bien celle de Jacques Durand – par exemple. Et Jacques Durand ne saura même pas qu’il a été Jean Dupont précédemment, car les « compteurs » sont remis à zéro à chaque incarnation et chacun renaît avec un cerveau vierge de souvenirs de vies antérieures. On ignore donc le plus souvent que plusieurs personnalités différentes contribuent à l’avancée d’une seule âme. Par analogie, les personnalités et incarnations diverses pourraient être associées à des fichiers informatiques et l’âme individuelle au dossier principal.
Il y a cependant des exceptions par rapport au souvenir d’anciennes incarnations et certaines personnes parviennent parfois à retrouver le fil de leurs anciennes vies, c’est-à-dire à remonter jusqu’à leur dossier de Vie individuelle et en recueillir quelques fragments.

Si l’évolution de l’âme de Jean Dupont nécessite une incarnation supplémentaire, son âme réintègrera un corps physique qui lui permettra de poursuivre cette évolution. Mais sa vie alors ne sera plus celle de Jean Dupont mais bien celle de Jacques Durand – par exemple. Et Jacques Durand ne saura même pas qu’il a été Jean Dupont précédemment, car les « compteurs » sont remis à zéro à chaque incarnation et chacun renaît avec un cerveau vierge de souvenirs de vies antérieures. On ignore donc le plus souvent que plusieurs personnalités différentes contribuent à l’avancée d’une seule âme. Par analogie, les personnalités et incarnations diverses pourraient être associées à des fichiers informatiques et l’âme individuelle au dossier principal.

Il y a cependant des exceptions par rapport au souvenir d’anciennes incarnations et certaines personnes parviennent parfois à retrouver le fil de leurs anciennes vies, c’est-à-dire à remonter jusqu’à leur dossier de Vie individuelle et en recueillir quelques fragments.

Lorsque Jacques Durand mourra, le processus de réincarnation se répétera, et cela jusqu’à ce qu’il atteigne un palier évolutif supérieur que l’on appelle d’habitude la Réalisation. A partir de là l’âme peut ou non choisir de se réincarner, choisir une vie de « boddhisattva » ( aide spirituel) ou poursuivre ailleurs, dans d’autres mondes ou d’autres univers son évolution. Voilà résumée en une ébauche très sommaire en quoi consiste la réincarnation selon la philosophie ésotérique.

Kham – Exclusivité FRANCE LECTURE 

Publié dans:REINCARNATION, VIES ANTERIEURES |on 28 mars, 2015 |2 Commentaires »

Osiris, Seigneur de la réincarnation

 

http://www.dailymotion.com/video/xfs24l

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xfs250

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xfs25c

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xfs25k

 

 

Publié dans:REINCARNATION, VIDEOS à voir |on 17 mars, 2015 |Pas de commentaires »

Réincarnation, de l’expérience à la science

 

the-science-of-reincarnationIl est évident que rien ne peut « prouver » l’existence de la réincarnation, mais lorsqu’on met bout à bout des centaines de témoignages soigneusement vérifiés, des multitudes de faits qui se corroborent, les déclarations de très nombreuses personnalités qui ont vécu des expériences pour le moins troublantes, les affirmations spontanées d’enfants qui « se souviennent », ou la liste de « génies » anormalement doués qui ont vraisemblablement rapporté leurs dons « d’ailleurs », on ne peut tout balayer d’un seul revers de main sous le prétexte que « ce n’est pas possible » ou que cette hypothèse ne peut être prouvée. J’ai également désiré montrer dans ces lignes la véritable position de l’Eglise sur un sujet qui n’est pas réservé aux seuls Orientaux comme on le prétend trop souvent.

La Conscience Une manifeste des milliards de corps mentaux qui se présentent sous les formes d’individualités, apparemment autonomes, ayant pour mode d’emploi la recherche du plaisir et l’évitement de la souffrance. C’est le moteur basique qui agite les humains dans le grand théâtre de la vie, avec comme inconvénient majeur que le simple fait d’exister les place en situation d’entrer automatiquement en conflit avec leurs semblables. Krishnamurti a décrit d’une façon géniale les turpitudes du mammifère humain qui cultive ses divisions à l’aide d’opinions, d’idéologies contradictoires, de conceptions fragmentées qui font de la planète un lieu où les factions discordantes en arrivent à s’entretuer pour des idées. Beau, laid, positif, négatif, bien, mal, heureux, malheureux, sujet, objet, attraction, répulsion, plaisant, déplaisant, moi et l’autre, etc, etc… représentent les facteurs qui donnent l’impression d’un agir personnel où chacun détient la vérité. 

LA VOIE NON-DUELLE

Si la voie dualiste propose un but à atteindre, la voie directe est jalonnée de prises de conscience. Celles-ci permettent de détecter que les fi lms qui défi lent dans la pensée ne sont pas autre chose que les conditionnements, les formatages enregistrés à notre insu depuis la plus tendre enfance. Ce recul nous amène à nous poser la question : ces programmes sont-ils réellement nous-mêmes du fait qu’ils sont vus comme des réactions automatiques qui se projettent vers l’extérieur en toute inconscience ? Si nous ne les saisissons pas, nous constatons que les pensées viennent d’une vacuité pour y retourner comme elles sont venues ; c’est ce genre de constat qui commence à nous rendre dubitatif sur le fait qu’il se pourrait que notre identification à la pensée ne soit qu’une croyance qui ne correspond pas à une réalité, jusqu’alors totalement occultée. Ce genre de découverte, si elle bouleverse notre vision de nous-mêmes, est en réalité une avancée considérable car elle pose les jalons vers la connaissance de notre nature véritable par expérimentation et non par des lectures ou discours faits par d’autres, inclus ceux de Krishnamurti. C’est là où la notion de voie directe intervient, car il ne s’agit plus d’aller à la pêche aux savoirs mais d’intimement conscientiser que nous sommes espace et temps, que ce qui s’élance à partir des sensations, émotions, pensées, jaillit de cette vacuité silencieuse et paisible. Ainsi s’infiltre dans le corps-esprit une forme de maturité qui remet à sa juste place toutes les croyances, idéologies, opinions qui ne peuvent plus être prises au sérieux après de telles découvertes ; nous commençons à nous éveiller du rêve.

SORTIR DU RÊVE DE L’EXISTENCE

Quand le bruit mental permanent est vu pour ce qu’il est, un simple déploiement d’énergie auquel nous nous sommes identifiés, la bonne farce mise en place par le grand architecte est déjouée ; cela peut nous amener à une joie où nous commençons à comprendre ce que le terme libération veut dire : le fait de commencer à prendre conscience que nous ne sommes pas propriétaire de nos pensées mais qu’il s’agit du jeu d’une totalité impersonnelle, qui anime les moindres détails des milliards de formes qui s’incarnent dans l’univers d’instant en instant. Quand il est vu que ce surgissement de pensées apparaît et disparaît, ceux qui ont pu être suffisamment attentifs ont pu réaliser qu’il y avait souvent un silence entre deux pensées. Lorsque cette vacuité silencieuse s’élargit, « le vide que nous sommes apparaît dans le néant absolu de notre nature intemporelle». Cette audacieuse affirmation se révèle porteuse d’une simplicité peu admissible par le mental. La vie est tout ce qui est et ce qui peut être, elle joue simplement le rôle d’un individu qui se croit autonome et indépendant.

LE JEU DE LA « PERSONNE »

Un humain est appelé une « personne » et cela n’est pas anodin car si l’on regarde en soi-même, notre manière de fonctionner risque de nous procurer quelques surprises. 

Comment pouvons réaliser que ce moi, si prolixe en pensées et paroles, est sans existence en tant qu’entité autonome ? Cela serait une découverte aux implications incalculables. Ne s’agit-il pas d’une forme d’autohypnose collective ? 
Le mystère de ce pseudo moi ne peut être percé qu’en observant son fonctionnement à partir d’une zone de soi-même où tous commentaires sont absents. Nous sommes bien placés pour cela, aux premières loges de l’étonnant spectacle de ce va-et-vient de pensées ininterrompues qui imprègnent notre quotidien, à notre insu et en toute inconscience. Ce regard pourrait se définir comme un nouvel intérêt vis-à-vis de notre monde intérieur avec différence essentielle que cela se déroule dans une étrange vacuité silencieuse, qui ne prend plus à son compte ce qui se passe dans la pensée. Cette nouvelle perception de soi-même n’a plus rien à voir avec celle qui nous est familière, le florilège de jugements, qualifications qui constituent le bruit mental habituel n’étant plus reconnu comme soi-même mais comme un mécanisme quasi-automatique qui apparaît, disparaît dans le vide que nous sommes…

 

Par Sylvie Simon source : magazine http://www.magazine-essentiel.com/

Publié dans:REINCARNATION |on 5 mars, 2015 |Pas de commentaires »

La réincarnation en questions

 

Vie-antérieureDans un occident en conflit avec ses racines judéo-chrétiennes, émerge un grand nombre d’autres religions, d’autres croyances. Depuis plus de 150 ans, nos sociétés découvrent l’hindouisme et le bouddhisme avec leur notion de réincarnation. Mais celle-ci pose, pour les occidentaux que nous sommes, certaines questions.

S’agit-il d’une dénégation de la mort ? Est-ce une fuite du réel ? Croyance que l’on retrouve chez les Égyptiens et les Grecs sous le vocable de métempsychose. L’idée de réincarnation suscite encore au XXIème siècle de nombreuses polémiques : réincarnation ou résurrection ? Liée à l’environnement culturel et historique, la réincarnation se décline, quoi qu’il en soit, de différentes manières.

La renaissance et le monde égyptien

Pour le philosophe Hérodote, les Égyptiens sont les premiers à avoir exposé la doctrine de l’immortalité de l’âme et le fait qu’au moment de la mort du corps matériel, l’âme s’incarne dans un nouveau corps qui est prêt à naître ; ils affirment que lorsque l’âme a terminé tout le cycle des incarnations des animaux de la mer, de la terre et de l’air, elle parvient finalement à entrer dans un corps humain, né ou préparé pour la recevoir… De son côté, l’égyptologue français Gaston Maspero explique que l’immortalité pour les Égyptiens était un mourir et vivre perpétuels que l’âme traversait en gardant sa propre identité. L’âme n’a pas vécu ces vicissitudes uniquement après la vie humaine. Avant de naître en ce monde, elle est née et morte dans de nombreux autres mondes.

La renaissance et le monde grec

La notion de renaissance en Grèce est connue depuis le VIème siècle avant J. C. ; il s’agit du mouvement religieux nommé Orphisme. Sa cosmogonie est proche des concepts égyptiens et orientaux. La matrice universelle est symbolisée par un œuf, dont serait sorti le premier Dieu : Éros. Dans cette doctrine, l’âme est prise dans un cycle de renaissances et seule une vie vertueuse peut libérer l’Homme de sa partie négative (nommée, par les Grecs, Part Titanesque). La renaissance prend en Grèce le nom de Métempsychose. Le Pythagorisme succède à l’Orphisme mais en reste très imprégné : Daniel Donnet, professeur à l’Université de Louvain, explique que les documents relatifs au pythagorisme ouvrent l’accès aux premières justifications philosophiques. On notera tout d’abord que la métempsychose a pour toile de fond une réflexion globale sur l’Univers, où l’on voit prévaloir un perpétuel retour cyclique : la réincarnation s’inscrit dans l’alternance du mouvement de vie et du mouvement de mort, la mort n’étant qu’une phase obscure cachée de la révolution qui prépare le retour à la vie…. Ces deux courants de pensée influenceront Platon. Celui-ci pense également que l’âme s’est incarnée pour subir une punition et qu’une vie vertueuse est la condition de sa libération. Daniel Bonnet de dire : Il faut bien saisir que pour beaucoup de penseurs, l’opposition au christianisme est un impérieux devoir de conscience car l’attitude des chrétiens qui prétend détenir la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, heurte de front leur idéal de vie.

La renaissance et le monde indien

Les premiers textes védiques qui ont parlé de réincarnation sont les Upanishads (VIIème siècle avant J. C.). Ces écrits mettent en avant que chaque être est une parcelle du Brahman (l’âme universelle originelle). Cette infime partie nommée Atman est éternelle. Elle s’est incarnée, à l’identique de la conception grecque, afin de se purifier pour refusionner avec le Brahman Universel. Quant au Bouddhisme, il aborde différemment la notion de réincarnation. Dominique Trotignon, dans « Réincarnation, Renaissance, Nirvana », écrit : Le Bouddhisme va nier l’existence du principe spirituel qu’est l’Atman. L’esprit n’est pas emprisonné dans un corps : les deux forment un tout indissociable et l’Atman n’est qu’une illusion. Car tout n’est qu’impermanence et changement ; tout n’est qu’un composé instable d’éléments variables. L’Atman n’a pas de réalité. Tout meurt à chaque instant, la vie est une succession indéfinie de morts et de renaissances. Ce qui nous paraît réalité n’est donc qu’illusion, y compris notre propre existence. Pour le bouddhisme, la mort est un phénomène réel dans la mesure où la réincarnation ne signifie pas que ce soit le même individu qui se réincarne. L’idée d’un Moi permanent est donc une illusion. Pour le Bouddhisme encore, sortir de cette illusion est appelé Nirvana.

Un continuum

Ces différents regards ont en commun une forme de continuum de l’être par le biais de l’âme, une domination de sa destinée malgré la mort. La réincarnation, c’est aussi un moyen d’accéder au sacré, à quelque chose qui nous dépasse. Le docteur Ian Stevenson, spécialiste de ce domaine, rapporte que la plupart des sujets qu’il a étudiés possèdent des qualités (aptitudes, etc.) qu’ils n’ont pas eu l’occasion de développer au cours de la présente incarnation et qui sont précisément, selon les témoins interrogés, des qualités que possédaient les personnalités antérieures. Les observations du docteur Stevenson semblent bien aller dans le sens de ce qu’enseigne la pensée ésotérique. Il met en effet en avant la notion de lien : Il n’y a pas de substitution, dit-il, d’une personnalité à une autre, mais continuité de l’une à l’autre.

 Dominique Séjalon du magazine signes et sens.

Renaître par le son

Certaines vibrations ont le pouvoir de régénérer. Il en est ainsi des mantras utilisés dans le Yoga. Notre tradition occidentale n’est pas en reste, utilisant certains chants, comme le grégorien et autres musiques sacrées. Certaines pièces de Bach ou de Mozart, par exemple, sont ainsi conseillées par les musicothérapeutes pour installer un état de détente propice à une revitalisation énergétique. Au commencement était le son reste en fait le credo de toute spiritualité, qu’elle soit orientale ou occidentale. D’où aussi l’importance d’une parole juste, agencement de sons qui peut véritablement être à la source d’une authentique renaissance.

Publié dans:REINCARNATION |on 23 novembre, 2014 |1 Commentaire »

La plus vieille croyance du monde

 

images (3)Dans les années 1990, un quart des Français croyaient déjà en la réincarnation. Depuis, ce chiffre aurait plus que doublé… Pourquoi cet intérêt soudain ? L’implantation, récente, du bouddhisme en Occident ? Certainement. Un besoin de retrouver du sens dans une société de plus en plus morcelée ? Probablement.

Le concept de réincarnation est ancré dans l’inconscient collectif car il s’agit de l’une des plus anciennes croyances de l’histoire humaine : ses premières traces remontent à la préhistoire de l’hindouisme, il y a environ cinq mille ans. L’idée qu’une âme puisse se séparer d’un corps au moment de la mort pour vivre une existence nouvelle dans une autre enveloppe a fait son chemin au cours des millénaires.

On en retrouve des éléments en Chine, en Égypte ancienne, chez les Grecs et les Romains de l’Antiquité ou dans le judaïsme. Bien que ce concept revête différentes formes selon les civilisations, c’est la « version » du bouddhisme tibétain – avec la possibilité de se réincarner dans plusieurs corps à la fois – qui est désormais la plus connue en Occident, popularisée par le film Little Buddha de Bernardo Bertolucci (1993). Il met en scène les rituels permettant aux moines de reconnaître l’enfant dans lequel un grand lama se réincarne. Ainsi, en 1936, trois ans après la mort du treizième dalaï-lama, un groupe de moines s’est rendu dans une province perdue du Tibet sur les indications fournies par les augures. Ils y ont rencontré un garçon de 2 ans qui les a immédiatement reconnus et s’est mis à parler leur langue alors que, dans le village, personne ne l’utilisait. Ils l’ont soumis à une cérémonie qui consiste à distinguer des objets – rosaire, tambourin, cloche… – ayant appartenu au précédent dalaï-lama, mélangés avec d’autres objets identiques. Après avoir réussi ce test avec succès, le petit Tenzin Gyatso a été reconnu comme le quatorzième dalaï-lama.

En Occident, Ian Stevenson, professeur de psychiatrie à l’université de Virginie, spécialiste international de la réincarnation, notamment des « enfants réincarnés », avait recensé quatorze mille cas plus curieux les uns que les autres. Puis publié des rapports d’enquête sur quelques centaines d’entre eux, dont nombre d’enfants occidentaux. « Certains sont stupéfiants, décrivait-il. Je pense par exemple à un petit garçon de 4 ans qui habitait dans un village près de Beyrouth. Il avait réussi à donner, entre autres, le nom de sa famille précédente, une liste de soixante-dix détails exacts la concernant et les derniers mots du défunt ! » Preuve de la réincarnation ? « Pas forcément, avait répondu Stevenson. Pour moi, même un cas aussi fort n’est pas parfait. C’est pourquoi je préfère dire que mon travail suggère l’existence des vies antérieures plutôt qu’il ne le prouve. »

Si la science ne peut pas prouver la réalité de la réincarnation, la psychologie transpersonnelle l’intègre de façon naturelle à sa vision de la psyché humaine, et certaines techniques thérapeutiques sont même fondées sur le pouvoir guérisseur des « régressions » dans les vies antérieures. Aux États-Unis, la « karmathérapie » est passée au troisième rang des thérapies alternatives, après les traitements antitabac et les cures d’amaigrissement…

http://www.psychologies.com/Therapies

Publié dans:REINCARNATION |on 19 novembre, 2014 |Pas de commentaires »

James, l’enfant réincarné

 

téléchargement (2)James est un garçon américain pas comme les autres. Dès 2 ans, son comportement étonne et dérange. Après des années d’interrogations et de recherches, ses parents arrivent à cette conclusion : il est la réincarnation d’un pilote de chasse de la Seconde Guerre mondiale…

« Avion en feu ! Avion en feu ! » Les hurlements du petit James réveillent ses parents, une fois de plus. Bruce et Andrea commencent à regretter d’être allés visiter ce musée de la Seconde Guerre mondiale avec leur bébé âgé d’à peine 2 ans. Certes, il faisait déjà des cauchemars, comme cela arrive chez les enfants, mais, depuis que son langage s’élabore, ses rêves portent des mots terrifiants : « Avion en feu ! » ; « L’avion s’écrase ! » ; « Le petit homme ne peut pas sortir ! »

La famille Leininger mène pourtant une vie tranquille à Lafayette, petite ville du sud de la Louisiane, et les parents ne s’expliquent pas ces cris, cette façon qu’a leur fils de se débattre dans son lit comme s’il voulait s’extraire d’une bulle invisible et oppressante. Tout comme ils ne comprennent pas son brusque intérêt pour les avions. Une véritable obsession qu’ils préfèrent accompagner plutôt que brider. Bien que les cauchemars soient de plus en plus fréquents et violents au fil des mois. Avec toujours les mêmes mots, la même attitude.

Un comportement étonnant

Leur médecin est perplexe. Les cauchemars et terreurs nocturnes sont normaux chez les enfants, surtout à partir de 4 ans, car ils font partie de leur évolution et leur permettent de mieux canaliser angoisses et pulsions. Mais James a commencé très tôt, et le contenu de ses rêves est terriblement répétitif. Il leur conseille de ne pas paniquer et, en cas de crise, de le prendre dans leurs bras, de lui parler doucement pour le rassurer et de lui faire décrire les images de ses rêves, voire de les lui faire dessiner. Pour le médecin, il est possible que la « visite au musée, dans cet immense hangar rempli d’avions, ait déclenché ses terreurs nocturnes, même s’il n’a pu y voir aucune image violente et aucune projection de film de guerre. D’ailleurs, quelle autre cause ? Hormis la violence de ces épisodes nocturnes, James mène la vie d’un petit garçon épanoui et équilibré. Andrea remarque toutefois que son fils a des réflexions et un comportement étonnants pour un enfant de son âge. Un jour, devant un magasin de jouets, elle lui fait remarquer qu’un avion porte une bombe attachée sous la carlingue. « Ce n’est pas une bombe, c’est un réservoir secondaire », rétorque- t-il avec aplomb. Un autre jour, dans un aéroport, James se met à inspecter un avion avec la même attitude, les mêmes gestes et aux mêmes endroits qu’un pilote professionnel. « Superdoué, mon fils ! » s’exclame Bruce avec la fierté d’un père. Andrea trouve quand même ce « don » très curieux. D’où tient-il tout cela ?

Le problème prend une tournure plus étrange lors d’une nuit où la crise de panique de James se révèle alarmante. Dans les bras de ses parents, l’enfant se calme lorsque sa mère, suivant les conseils du médecin, lui demande : « Qui est le petit homme qui ne peut pas sortir ? » James s’écrie : « Moi ! » « Et qu’est-il arrivé à ton avion ? » « Il s’est écrasé en feu. » « Et pourquoi s’est-il écrasé ? » « J’ai été abattu. » « Ah bon ? reprend Bruce. Qui t’a abattu ? » L’enfant prend un air interloqué et répond comme une évidence « les Japonais ! », tout en donnant une description assez détaillée des avions de chasse nippons des années 1940.

Qu’arrive-t-il à James ? Sa grand-mère maternelle est la première à oser une réponse :il s’agit peut-être d’un problème de réincarnation. Andrea n’y croit pas. Bruce non plus. Il se met en colère : dans une famille chrétienne, il n’y a pas de place pour cette « pure superstition ». L’idée même des vies antérieures est une injure à l’intelligence, ajoute-t-il. Pour ce responsable des relations humaines dans une compagnie pétrolière, il doit forcément y avoir une explication rationnelle. En bon sceptique autant que bon père, il va s’atteler à la trouver. En commençant par poser des questions plus précises à son fils. « Te souviens-tu du type d’avion que le petit homme pilotait ? » « Un Corsair », répond James sans hésiter. « Te souviens-tu de l’endroit d’où l’avion a décollé ? » « D’un bateau, le Natoma. » Curieux mot dans la bouche d’un enfant si jeune. Bruce vérifie : un porte-avions américain, l’USS Natoma Bay, transportait des Corsair pendant la guerre.

Les détails racontés sont exacts

Intrigué par l’exactitude de ces détails, il poursuit le dialogue avec son fils. À chaque réponse, une vérification. Bruce se lance dans un travail d’enquêteur, allant jusqu’à assister à une réunion des vétérans de l’USS Natoma Bay, sous prétexte d’écrire un livre. Il découvre que les détails racontés par James sont exacts. Depuis le lieu de la dernière bataille, en 1945, reconnu sur une photo par le garçon, jusqu’aux éléments techniques des vols, en passant par les surnoms des avions de guerre. Andrea est désormais convaincue que leur fils est la réincarnation d’un pilote de chasse. Bruce, toujours pas : il cherche la preuve ultime qui, à défaut d’expliquer ce qui arrive à James, lui permettra de démontrer que la réincarnation n’existe pas. « Connais-tu le nom d’un camarade du petit homme ? » lui demande-t-il. « Jack Larsen », répond l’enfant. Ce jour-là, il dessine un avion en flammes, et signe sa feuille « James 3 »…

Voilà la preuve : Jack Larsen n’existe pas. Et même si un pilote de chasse portait ce nom,il confirmerait que tout ce que raconte James n’est que le produit de son imagination. C’est le contraire qui se produit : Bruce retrouve la trace de Jack Larsen et part le rencontrer avec une liste de questions. Le vétéran confirme tout. Le monde s’effondre sous les pieds du jeune père. Il ne parvient pas à s’imaginer son enfant abritant l’âme d’un pilote de chasse mort pendant la guerre. Bouleversée, Andrea reprend les choses en main et contacte Carol Bowman, une psychothérapeute célèbre aux États-Unis pour son bestseller sur la réincarnation chez les enfants (Children’s Past Lives, How Past Life Memories Affect Your Child, Bantam Books, 1998), qui travaille dans la lignée de celui qui fut le spécialiste international des « enfants réincarnés », Ian Stevenson.

Comme son prédécesseur, elle a enquêté sur des dizaines de cas et travaille surtout avec des enfants perturbés par des souvenirs de vies antérieures. La thérapeute explique à Bruce et à Andrea que leur fils n’est pas un cas isolé et que ce phénomène se produit essentiellement après des morts violentes. L’âme, en se réincarnant, précise-t-elle, est si imprégnée du traumatisme qu’elle ne peut l’« oublier » lors du passage dans l’au-delà. La psychothérapeute leur conseille de rassurer leur enfant en parlant affectueusement au pilote qui survit en lui et, surtout, en lui demandant de raconter ses rêves comme s’il s’agissait de souvenirs, et non d’images oniriques. Les cauchemars devraient diminuer. Et, en effet, les réveils en pleurs sont plus rares. Jusqu’au jour où Bruce découvre, dans la liste des pilotes abattus le 3 mars 1945, un nom : James Houston Junior, ou « James 2 ». Le petit garçon est donc logiquement « James 3 ».

Nous sommes en 2004, James Leininger a 6 ans, et son histoire fait la une de la presse. Les Américains, médusés, découvrent, dans un documentaire diffusé en prime time sur la chaîne ABC, ce petit garçon plein de vie, expert en avions de chasse, qui se comporte tel un pilote chevronné. Avec un témoignage inattendu : celui d’Anne Baron, la soeur du pilote. La dame âgée a reçu la famille, s’est entretenue avec l’enfant et, les larmes aux yeux, déclare qu’il lui a raconté des choses qu’elle seule pouvait savoir… « Comment voulez-vous qu’après cela je ne croie pas en un monde spirituel ? » ajoute-t-elle.

Un roman familial ?

téléchargement (3)Les « Skepticals » (Committee for Skeptical Inquiry), membres d’une association luttant corps et âme contre le paranormal, réagissent en déclarant que les Leininger ont construit, plus ou moins consciemment, un « roman familial » pour se déculpabiliser des cauchemars liés à la visite d’un musée de la guerre et, par la même occasion, se valoriser. Réponse de Carol Bowman : il en va avec les souvenirs de vies antérieures comme avec ceux de la vie présente ; un événement, un lieu, un objet peuvent déclencher l’émergence d’images ou de sensations du passé. Chez les bouddhistes, le contact avec des objets familiers fait même partie du cérémonial qui permet de reconnaître les lamas réincarnés. Quant au « roman familial » construit autour de coïncidences, la psychothérapeute précise qu’il ne s’agit pas ici de deux ou trois mots exprimés par l’enfant au hasard, mais de près d’une centaine d’informations qui, après enquête, se sont révélées exactes.

James, aujourd’hui 16 ans, mène la vie d’un adolescent équilibré, même s’il jouit d’une certaine célébrité depuis la parution du best-seller écrit par ses parents (Soul Survivor, the Reincarnation of a World War II Fighter Pilot, D’Andrea et Bruce Leininger) et la circulation « virale » sur Internet du documentaire d’ABC. Il ne fait plus de cauchemars depuis longtemps. Et plus aucun souvenir de vie antérieure ne lui revient. Tout s’est arrêté le jour où, avec sa famille, il est allé dire adieu au pilote de chasse en priant et en jetant une gerbe de fleurs à Iwo Jima, au large du Japon. À l’endroit même où l’avion de James Houston était tombé en flammes. 

issu de Psycho.com

Publié dans:REINCARNATION |on 19 novembre, 2014 |Pas de commentaires »

Les réincarnations des dalaï-lamas

 

 

Elles règnent sur le Tibet depuis 5 siècles. Tenzin Gyatso, l’actuel 14ème, vient d’annoncer qu’il n’aura sûrement pas de successeur. Que faut-il en comprendre ? Fini les renaissances ?

images (4)

Septembre 2014. Le 14ème dalaï-lama glisse dans un entretien au journal allemandWelt am Sonntag qu’il se voit sans successeur. Tenzin Gyatso occupe la fonction depuis 76 ans. Reconnu à l’âge de trois ans comme la réincarnation de son prédécesseur, celui qui a fui en 1959 vers l’Inde pour échapper à l’oppression chinoise est devenu un leader internationalement reconnu, symbole de résistance culturelle, de bouddhisme éclairé et de paix. « Si un 15ème dalaï-lama venait et faisait honte à la fonction, l’institution du dalaï-lama serait ridiculisée », a-t-il ajouté. Comment sa réincarnation pourrait-elle ne pas être à la hauteur ? Pourquoi décider maintenant que l’institution a fait son temps ? Explications avec Philippe Cornu, spécialiste du bouddhisme tibétain et Président de l’Institut d’études bouddhiques. 

Que représente le dalaï-lama ? 
Cette institution est assez récente dans l’histoire du Tibet, puisqu’elle n’a que 500 ans. Dalaï-lama veut dire « océan de sagesse » en mongol. C’est le troisième dalaï-lama qui a reçu en premier ce titre honorifique, conféré par un empereur mongol. Ses deux prédécesseurs en ont été gratifiés à titre posthume. Les monastères ont commencé à exercer le pouvoir au Tibet à partir du 11ème siècle, à la chute des premières dynasties. Différentes lignées se sont succédées, certaines soutenues par les seigneurs du Sud, d’autres par ceux du Centre. Au 17ème siècle, les mongols sont intervenus dans le pays pour le réunifier, et ont installé à sa tête le 5ème dalaï-lama, qui fut un grand souverain et un grand mystique. Depuis lors, le dalaï-lama est censé être le protecteur politique et spirituel des tibétains, mais tous n’ont pas vraiment régné. Le 6ème était un poète, le 7ème strictement religieux, les suivants sont morts très jeunes… L’institution a trouvé un nouveau souffle au début du 20ème siècle avec le 13ème dalaï-lama, qui a entrepris des réformes pour moderniser le pays, quitte à se heurter à l’opposition des réactionnaires. C’est lui qui a rompu les liens avec la Chine et proclamé le Tibet indépendant. Le 14ème dalaï-lama a hérité d’une situation difficile. Il a dû fuir devant l’invasion chinoise alors qu’il n’était qu’adolescent. Sa particularité est d’avoir réussi à réorganiser une communauté en exil, dispersée et démunie. Il a obtenu des dispensaires, remis l’éducation en route, œuvré à la sauvegarde de la culture tibétaine, modernisé au maximum. Il a aussi fait en sorte que les tibétains se dotent d’institutions politiques démocratiques, avec un parlement, des responsables élus. Depuis 2011, il a lui-même renoncé à ses fonctions politiques, pour n’être plus qu’un leader spirituel. Son apport est remarquable. 

Pourquoi annoncer aujourd’hui la disparition de l’institution ? 
Le dalaï-lama sait très bien que s’il dit qu’il va renaître, les chinois vont tout faire pour reconnaître eux-mêmes la nouvelle incarnation, l’introniser et en faire une marionnette – comme ils l’ont déjà fait avec la deuxième autorité du bouddhisme tibétain, le panchen-lama. En annonçant qu’il n’y aura plus de dalaï-lama, il leur coupe l’herbe sous le pied. Le gouvernement chinois doit être furieux ! 

Qu’est-ce que ça change, au niveau spirituel, pour le bouddhisme tibétain ? 
Dans son statut, le dalaï-lama est le protecteur de toutes les religions du Tibet – bouddhisme, bön, islam ou autre. Il n’est pas un chef de lignée ; il est un peu au-dessus. Ainsi, bien qu’appartenant à l’école des Gelukpa, l’actuel dalaï-lama a reçu des enseignements de maîtres d’autres traditions. Sa force est d’avoir privilégié une approche non-sectaire. Le risque, à sa disparition, est que les lignées, qui ont chacune leurs grands leaders, entrent en compétition. Avec Tenzin Gyatso, elles ont eu la chance de bénéficier d’un être exceptionnel, doté d’un esprit éclairé et d’une énergie hors du commun, qui les représente et qui a obtenu la sympathie d’une grande majorité de gens. Par son autorité, il est parvenu à maintenir une forme d’unité. Cette vision ne lui survivra que si les autres cadres du bouddhisme sortent des logiques de chapelle. Chaque tradition a ses petits trésors, mais le bouddha n’appartient pas à une lignée, son enseignement n’appartient pas aux tibétains. S’ils étaient capables de s’ouvrir et de communiquer davantage entre eux, ils seraient mieux à même de transmettre au monde. 

L’annonce du dalaï-lama signifie-t-elle qu’il ne compte pas se réincarner ? 
Pour les tibétains, le dalaï-lama est l’émanation d’Avalokiteshvara, le grand bodhisatva de la compassion. Les bodhisatvas, dans le bouddhisme, sont des êtres éveillés qui ont fait le vœu de ne pas abandonner les êtres. Le dalaï-lama incarne le principe de compassion universelle. Ce n’est pas parce que l’institution va disparaître qu’il n’y aura plus sur Terre de manifestation de ce principe. Les bodhisatvas, de réincarnation en réincarnation, renouvellent constamment leur vœu altruiste. A leur mort, ils ont la capacité de maîtriser leur essence subtile et de produire un nouveau corps, uniquement pour le bien des êtres. 

Comment la réincarnation du dalaï-lama pourrait-elle ne pas être à la hauteur ? 
Ce propos est probablement une boutade à l’intention du gouvernement chinois : si le nouveau dalaï-lama est nommé par eux, il fera honte à la fonction ! Plus globalement, il faut bien avoir en tête que la réincarnation n’est pas le retour d’une âme immuable. Pour le bouddhisme, il n’y a pas de « soi » éternel, substantiel. Nous ne sommes jamais identiques à nous-mêmes : notre corps, nos pensées, nos émotions évoluent en permanence. L’individualité est une pure convention, un amalgame de phénomènes. Ce qui renaît, c’est un flux de conscience, qui produit ses propres conditionnements et ses propres scénarios d’existence, tant qu’il n’a pas atteint l’éveil. Chez les êtres ordinaires, le cycle des renaissances est compulsif, inconscient, guidé par les forces karmiques. Les êtres réalisés, eux, savent reconnaître leur nature fondamentale et s’y relier. Au moment de leur mort, ils peuvent maîtriser le processus, de façon à choisir leur renaissance. Leur principe essentiel est là, mais leur personnalité peut varier. 

Peut-on imaginer la manifestation de ces principes hors du Tibet et des lignées bouddhistes traditionnelles ? 
images (5)C’est une possibilité ! Ce pourrait être le signe d’une mutation nécessaire. Le bouddhisme a des choses à apporter au monde, mais cela passe aussi par une réflexion sur son adaptation – ce qui ne veut pas dire l’inféoder à des valeurs occidentales. Qu’ils apparaissent en Orient ou en Occident, les nouveaux tulkus – réincarnations de grands sages – sont actuellement pris entre deux mondes. D’un côté, le système monastique et éducatif tibétain à l’ancienne pose des problèmes. De l’autre, notre société a urgemment besoin de retrouver des repères éthiques. Il est temps que les spiritualités s’unissent pour faire entendre la voix d’une sagesse. Certains tulkus ont une vision claire de leur rôle, d’autres moins.

source INREES

Publié dans:REINCARNATION |on 12 octobre, 2014 |Pas de commentaires »

Réincarnation, de l’expérience à la science

 

ETangel14L-2Il est évident que rien ne peut « prouver » l’existence de la réincarnation, mais lorsqu’on met bout à bout des centaines de témoignages soigneusement vérifiés, des multitudes de faits qui se corroborent, les déclarations de très nombreuses personnalités qui ont vécu des expériences pour le moins troublantes, les affirmations spontanées d’enfants qui « se souviennent », ou la liste de « génies » anormalement doués qui ont vraisemblablement rapporté leurs dons « d’ailleurs », on ne peut tout balayer d’un seul revers de main sous le prétexte que « ce n’est pas possible » ou que cette hypothèse ne peut être prouvée. J’ai également désiré montrer dans ces lignes la véritable position de l’Eglise sur un sujet qui n’est pas réservé aux seuls Orientaux comme on le prétend trop souvent.

La Conscience Une manifeste des milliards de corps mentaux qui se présentent sous les formes d’individualités, apparemment autonomes, ayant pour mode d’emploi la recherche du plaisir et l’évitement de la souffrance. C’est le moteur basique qui agite les humains dans le grand théâtre de la vie, avec comme inconvénient majeur que le simple fait d’exister les place en situation d’entrer automatiquement en conflit avec leurs semblables. Krishnamurti a décrit d’une façon géniale les turpitudes du mammifère humain qui cultive ses divisions à l’aide d’opinions, d’idéologies contradictoires, de conceptions fragmentées qui font de la planète un lieu où les factions discordantes en arrivent à s’entretuer pour des idées. Beau, laid, positif, négatif, bien, mal, heureux, malheureux, sujet, objet, attraction, répulsion, plaisant, déplaisant, moi et l’autre, etc, etc… représentent les facteurs qui donnent l’impression d’un agir personnel où chacun détient la vérité. 

LA VOIE NON-DUELLE

Si la voie dualiste propose un but à atteindre, la voie directe est jalonnée de prises de conscience. Celles-ci permettent de détecter que les fi lms qui défi lent dans la pensée ne sont pas autre chose que les conditionnements, les formatages enregistrés à notre insu depuis la plus tendre enfance. Ce recul nous amène à nous poser la question : ces programmes sont-ils réellement nous-mêmes du fait qu’ils sont vus comme des réactions automatiques qui se projettent vers l’extérieur en toute inconscience ? Si nous ne les saisissons pas, nous constatons que les pensées viennent d’une vacuité pour y retourner comme elles sont venues ; c’est ce genre de constat qui commence à nous rendre dubitatif sur le fait qu’il se pourrait que notre identification à la pensée ne soit qu’une croyance qui ne correspond pas à une réalité, jusqu’alors totalement occultée. Ce genre de découverte, si elle bouleverse notre vision de nous-mêmes, est en réalité une avancée considérable car elle pose les jalons vers la connaissance de notre nature véritable par expérimentation et non par des lectures ou discours faits par d’autres, inclus ceux de Krishnamurti. C’est là où la notion de voie directe intervient, car il ne s’agit plus d’aller à la pêche aux savoirs mais d’intimement conscientiser que nous sommes espace et temps, que ce qui s’élance à partir des sensations, émotions, pensées, jaillit de cette vacuité silencieuse et paisible. Ainsi s’infiltre dans le corps-esprit une forme de maturité qui remet à sa juste place toutes les croyances, idéologies, opinions qui ne peuvent plus être prises au sérieux après de telles découvertes ; nous commençons à nous éveiller du rêve.

SORTIR DU RÊVE DE L’EXISTENCE

Quand le bruit mental permanent est vu pour ce qu’il est, un simple déploiement d’énergie auquel nous nous sommes identifiés, la bonne farce mise en place par le grand architecte est déjouée ; cela peut nous amener à une joie où nous commençons à comprendre ce que le terme libération veut dire : le fait de commencer à prendre conscience que nous ne sommes pas propriétaire de nos pensées mais qu’il s’agit du jeu d’une totalité impersonnelle, qui anime les moindres détails des milliards de formes qui s’incarnent dans l’univers d’instant en instant. Quand il est vu que ce surgissement de pensées apparaît et disparaît, ceux qui ont pu être suffisamment attentifs ont pu réaliser qu’il y avait souvent un silence entre deux pensées. Lorsque cette vacuité silencieuse s’élargit, « le vide que nous sommes apparaît dans le néant absolu de notre nature intemporelle». Cette audacieuse affirmation se révèle porteuse d’une simplicité peu admissible par le mental. La vie est tout ce qui est et ce qui peut être, elle joue simplement le rôle d’un individu qui se croit autonome et indépendant.

LE JEU DE LA « PERSONNE »

Un humain est appelé une « personne » et cela n’est pas anodin car si l’on regarde en soi-même, notre manière de fonctionner risque de nous procurer quelques surprises. 

Comment pouvons réaliser que ce moi, si prolixe en pensées et paroles, est sans existence en tant qu’entité autonome ? Cela serait une découverte aux implications incalculables. Ne s’agit-il pas d’une forme d’autohypnose collective ? 

Le mystère de ce pseudo moi ne peut être percé qu’en observant son fonctionnement à partir d’une zone de soi-même où tous commentaires sont absents. Nous sommes bien placés pour cela, aux premières loges de l’étonnant spectacle de ce va-et-vient de pensées ininterrompues qui imprègnent notre quotidien, à notre insu et en toute inconscience. Ce regard pourrait se définir comme un nouvel intérêt vis-à-vis de notre monde intérieur avec différence essentielle que cela se déroule dans une étrange vacuité silencieuse, qui ne prend plus à son compte ce qui se passe dans la pensée. Cette nouvelle perception de soi-même n’a plus rien à voir avec celle qui nous est familière, le florilège de jugements, qualifications qui constituent le bruit mental habituel n’étant plus reconnu comme soi-même mais comme un mécanisme quasi-automatique qui apparaît, disparaît dans le vide que nous sommes…

Par Sylvie Simon du magazine http://www.magazine-essentiel.com/

Publié dans:REINCARNATION |on 4 octobre, 2014 |Pas de commentaires »
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