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ETRE CONNECTE A L’ENSEMBLE DU VIVANT

 

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Tu dis dans une interview vidéo qu’être un chaman « c’est être connecté à l’ensemble du vivant » que signifie « être connecté à l’ensemble du vivant » lorsque je prends le métro ou que je suis au travail ou avec les enfants, peux-tu nous expliquer plus en détail ?

Il faut au moins deux choses. La première c’est avoir eu l’ouverture. Si par exemple, vous voulez vous connecter aux odeurs, il est important que vous ayez l’odorat. Donc pour un chaman, la première des étapes c’est ouvrir l’ensemble de ses sens et ouvrir aussi la géométrie de l’intestin, c’est-à-dire le filtre qui donne une réalité aux vibrations du monde qu’il reçoit. La seconde chose c’est d’avoir conscience de sa fonction. Sa fonction est qu’il est le gardien de l’harmonie. Ce qui est à l’intérieur est le reflet de l’extérieur. Donc quand l’extérieur le touche, il se connecte à la partie intérieure qui est sollicitée. Pour qu’il y ait connexion, il faut que les deux parties soient réunies. Et pour lui, c’est la vie qui le connecte. De fait, la vie est constamment celle qui enseigne. Alors quand il est dans le métro, il ne se ferme pas, il ne va pas dans la source de paix qui est en lui, mais se laisse, comme une feuille, porté par le vent des vibrations extérieures.

Quand ces vibrations extérieures, supposons, amènent de la colère, parce qu’il rencontre quelqu’un qui est en colère, il touche la partie intérieure de lui où il reste une porte où il reste peut-être une petite colère mais où il y a la racine ou la graine de la colère. À ce moment-là, il se met en conscience dans cette colère et en fait juste une saison. La colère, ça peut être la frustration donc à ce moment, il laisse venir ce qu’il se passe pour lui avec la colère et la transforme dans la « loi de la vie ». Ainsi l’énergie qu’il va dégager, comme elle sera aussi connectée au monde extérieur qu’il a provoqué, va créer une goutte de vin dans cet ensemble important que peut être la colère et va peut-être permettre une transformation de l’énergie, à son niveau, mais aussi au niveau connecté.

Voilà ce que c’est qu’être dans le métro quand on est un chaman, ou ailleurs. On est toujours en mouvement et on pense que la vie, telle une vague qui percute constamment sur les rochers, que la vie nous sculpte et qu’on est dans un incessant mouvement.

Qu’est-ce que tu appelles « la troisième voie » dans ton approche chamanique ? 

La troisième voie est le schéma de réunification entre le cerveau droit et le cerveau gauche. Le cerveau gauche est surdéveloppé dans le conditionnement occidental. Le cerveau droit est surdéveloppé dans le conditionnement des peuples racines que j’enseigne.

Le cerveau gauche est le gardien de la permanence culturelle, de la culture que l’on transmet de père en fils, de génération en génération depuis des milliers d’années. Ce qui fait qu’on dit « in fine l’homme n’évolue pas ». Pourquoi ? Parce que chaque génération transmet sa réalité du monde à l’autre génération et que notre culture est essentiellement empirique. On construit une ligne droite, une verticalité, et effectivement, à un moment, on arrive dans des extrêmes qui font que le monde va s’effondrer. Dans le cerveau droit, on est dans la « perma-culture », qui est aujourd’hui un outil alternatif extraordinaire de connaissances pour chacun. La perma-culture c’est la permanence de la culture c’est-à-dire l’éternité dans le cycle. On sait que tout vient, tout meurt. On est contre l’attachement. Et c’est la transformation qui crée le mouvement. C’est garder l’équilibre dans ce renouveau essentiel.

On ne construit pas, on n’en fait pas un trésor, on danse !
Voilà les deux. Aujourd’hui, il y a quelque chose d’extraordinaire c’est qu’il faut trouver l’éternité dans le mouvement, sans peur. La physique quantique a approché ce concept sur le plan mathématique mais effectivement notre conditionnement ne peut pas entendre ça, ne peut pas entendre que je suis l’auteur de la réalité. Par contre, c’est ce qu’ont vécu au quotidien les peuples racines dont je me sens très proche. Alors on peut réunir les deux : l’application avec la théorie ! Et cela, c’est tout simplement rééquilibrer notre cerveau droit et notre cerveau gauche.

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Tu expliques que nous passons au niveau collectif une période « extrêmement violente »… faut-il accepter de passer de vieux repères à de nouveaux repères ou de vieilles valeurs à de nouvelles valeurs ? 

Mais bien sûr que l’on est dans une période violente. Mais qu’est-ce que ça veut dire violente ? Ça veut dire que l’on a des contractions parce que toute naissance est une souffrance. Même si on met la péridurale.

Mais ça veut dire quoi une naissance ? C’est quand même, pour le bébé, un passage extraordinaire. On passe du monde aquatique au monde terrestre. On perd, là-aussi, la moitié de son corps, le placenta et il va falloir développer une partie que l’on ne connait pas et pourtant que l’on a fabriqué, qui sont les poumons.Alors ceci résume ce qui nous arrive. Nous sommes à la fin de quelque chose. Comme le ver à soie qui doit devenir un papillon, nous avons à vivre cette phase de mutation, où l’on va perdre certaines choses, où l’on ne sait pas ce que l’on va trouver et où on a construit, surement, à l’intérieur de nous, quelque chose qui est à développer pour pouvoir être adapter au monde de demain.

Qu’est-ce qui fait qu’un indien le vit mieux qu’un occidental ? C’est que l’occidental c’est la culture du mort, c’est-à-dire « on préserve ce qui a été ». Donc on est le ver à soie qui a beaucoup travaillé pour avoir plus de feuilles et on n’a aucune envie d’aller dans le cocon pour se transformer. Voilà pourquoi on a un vrai problème aujourd’hui.

Mais si on rééquilibre les deux cerveaux, le droit et le gauche, alors on a l’intuition qu’on va là où on doit aller, que cette transformation, on a les outils pour le vivre et on préserve la confiance en la vie, qui est la valeur essentielle qui reste dans toute l’éternité.

Quelle est la place de la sexualité et du désir sexuel dans ton enseignement chamanique ? Est-ce que pour toi la sexualité s’oppose à la spiritualité comme dans certaines traditions ou es-tu plus proche du Tantra ?

Mais ça, ça ne peut arriver que dans un conditionnement d’un cerveau occidental ou d’un cerveau vertical. La spiritualité est au même titre que la sexualité. On est dans le même niveau, on est dans l’expression de la vie. La sexualité est une expression de la vie, une porte de plus dans laquelle je rencontre l’autre et une porte de plus qui me connecte à la source.

Voilà ce que c’est que la spiritualité. Ni plus, ni moins. Elle peut être dans un premier temps l’expression de la reproduction comme on le retrouve partout ; cette pulsion qui fait que l’espèce se reproduit. Elle peut être un champ de jeux, elle peut être un champ qui va dans cet espace, qui est un espace qui ramène à la source. Ce sont des espaces essentiels à la vie. Donc il n’y en a pas un de plus que l’autre. La spiritualité est une expression de la vie.

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Que penses-tu de cette « nouvelle tendance » dans le milieu spirituel, être poly-amoureux ou poly-amoureuse ? Crois-tu vraiment que ce soit possible de vivre avec plusieurs partenaires sans se blesser et se perdre dans la jalousie ? 

Dans le schéma amérindien, cette question ne se poserait pas. A nouveau, la relation à l’autre dépend de la nature de chacun. Certaines des espèces sont polygames, d’autres vivent en couple ; on le trouve chez les oiseaux ou comme chez les mammifères, comme chez toutes les autres espèces. Nous faisons partis des espèces de la terre et donc certains hommes ou femmes ont besoin de multiples partenaires et d’autres, ont un tempérament plutôt fidèle. Ça, c’est la réalité de l’incarnation et on reste au plus près de la réalité de son incarnation.

Dans un autre cadre, qui est la voie du chaman, on doit pouvoir s’accoupler avec le monde. C’est-à-dire à tous les gens, mais aussi avec les arbres, avec la terre, avec les animaux, avec la sève qui se trouve dans une fleur. On doit pouvoir s’accoupler à tout. Donc ça va au-delà du poly-amoureux ou poly-amoureuse. Mais dans ce cadre (celui du chaman), on utilise un outil extrêmement érotique, extrêmement sensuel, et qui amène dans des états de transe et d’orgasme aussi profond qu’un rapport sexuel, c’est-à-dire le tambour. Dans le battement du tambour, on laisse monter la transe et ça nous ouvre une porte vers un voyage incroyable. Et dans ce voyage, l’accouplement aux énergies du monde se font et se confondent et nourrissent l’être vivant. Dans le rapport sexuel, avec un-e partenaire, l’autre est aussi un tambour qui nous mène à la source mais il-elle nous y amène avec le côté limité de l’espèce.

Au quotidien, dans tes journées, comment tu fais pour essayer de rester dans la pleine conscience ? 

Eh bien, c’est un peu ce que je disais au début de notre entretien. C’est-à-dire que si j’ai ouvert mon odorat, je ne suis pas en train de penser : « je sens des choses ». Par contre, je dois garder, et c’est ce qui est le plus difficile, cette fraicheur du moment où j’ai enfin senti le parfum. Et cela, nécessite tout simplement je crois, de rester dans la joie du vivant. C’est ce qui permet d’être le mieux connecté à la pleine conscience.

 

Tu as créé le centre Le Cœur du Hérisson à 1H15 de Paris, dans la vallée de la Charentonne. Le lieu permet d’héberger environ une trentaine de personnes, il s’y passe différents types de stages (yoga, chamanisme, thérapie etc..) et des rencontres de personnes « connectées », que souhaites-tu développer à travers Le Cœur du Hérisson ?

Qu’est-ce que j’attends du Cœur du hérisson que nous avons créé, il y a 10 ans, avec mon mari ? Je n’attends rien, je laisse la vie faire. Le Cœur du hérisson c’est comme un utérus : viens s’y déposer ce qui doit s’y déposer. Viens naitre ce qui doit naitre. Moi, je m’en réjouis parce que je suis juste la gardienne, pour quelques temps, de ce lieu. Il y en aura d’autres après moi. Mais en attendant ce qui sera né appartient à la vie et donc amène la joie. C’est un utérus, c’est une énergie extrêmement puissante car elle donne le leurre que l’on peut tout contrôler et en fait, ceux qui viennent ici se laisse déstabiliser par la paix qui y règne. C’est une joie pour moi tous les jours que ce lieu soit ensemencé en permanence par des êtres merveilleux.

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Interview complète de Gislaine Duboc sur sa vision du chamanisme :

Image de prévisualisation YouTube

 

Eveil chamanisme (agenda, vidéothèque et le blog) :
http://eveil-chamanisme.fr/

La médecine sacrée des plantes de nos jours

 

 

Après le développement phénoménal de la science qui a suivi la chasse aux sorcières et aux druides d’antan, que reste-t-il du savoir ancestral des plantes en France?

FC : Il est vrai que l’Homme moderne s’est beaucoup éloigné de la nature et de la puissance des sensations vraies. Heureusement la médecine sacrée des plantes a survécu, intemporelle et éternelle, bien cachée, à l’intérieur de chaque fleur, dans chaque herbe, en chaque arbre. Se perpétuant de graine en graine et se transmettant de génération en génération de manière cachée à travers nos traditions et nos gênes, dans la trame de l’inconscient collectif de notre peuple.

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Les plantes offrent des portails pour le développement à la fois psychologique et spirituel. Leur action ne limite pas au seul plan physique.

L’initiation à cette médecine sacrée des plantes est non seulement une opportunité d’expérimenter le sacré à travers la nature et ses merveilleuses plantes, mais aussi de se remettre en contact avec le sacré de l’intérieur, afin de réveiller et révéler sa propre lumière. Retrouver la connaissance sacrée des plantes vous ramène à votre vraie nature, celle que des siècles de poudre aux yeux et d’interdits nous ont extorquée.

L’esprit des plantes permet de réveiller la prêtresse ou le prêtre de la nature qui sommeille en soi, de redécouvrir la beauté du divin qui réside en chaque plante.

Vous avez mentionné le terme « esprit des plantes » c’est plutôt chamanique … Faites-vous référence aux techniques chamaniques amazoniennes ou péruviennes qui consistent à dièter des plantes sacrées telles que l’Ayahuasca ?

FC : Pourquoi aller chercher loin, sur un autre continent, ce qui appartient à votre terre depuis toujours ? Cette connaissance universelle est accessible à tous, pour peu qu’on veuille bien prendre la peine de regarder en nous et d’ouvrir notre cœur à la nature, à notre terre. Nul besoin d’aller chercher des plantes exotiques quand les plantes locales sont plus adaptées à nos besoins et à notre physiologie car nous avons grandi avec elles. Les vertus et usages sacrés de nos plantes de guérison locales étaient déjà connus de nos ancêtres les celtes et les gaulois, ainsi que des peuples qui les ont précédés dont nous ne connaissons l’existence que par les œuvres qu’ils nous ont laissées en héritage : les menhirs et dolmens, les cromlech (cercles de pierres où se déroulaient des rites sacrés de guérison), les oghams (l’alphabet des arbres maitres) et les runes (pierres gravées de signes sacrés permettant de communiquer avec la Terre-Mère). Nos gênes portent toute cette mémoire de ces peuples qui nous ont précédés.

 

Vous voulez dire qu’ici en France, nous avons des plantes de pouvoir toutes aussi puissantes et un savoir-faire bien de chez nous qui n’est pas celui des sorcières, ni celui des amazoniens ?

FC : Oui. Cependant les sorcières et druides d’antan n’y sont pas étrangers. Ils ont joué leur rôle dans la préservation et développement de cette connaissance sacrée.

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Toutes les plantes de notre terre peuvent être nos initiatrices à la médecine sacrée des plantes. Car toutes les plantes sont sacrées et portent une médecine qui leur est spécifique. Par exemple le tournesol nous enseigne comment rayonner qui nous sommes avec confiance. Le pommier quant à lui nous apprend à lâcher nos complexes. Et l’ortie est un maitre dans l’art de conquérir et défendre son territoire. Leur médecine spirituelle est accessible dès lors qu’on est capable d’entrer en relation avec l’esprit de la plante.

Toutes les plantes sont des guérisseuses à tous niveaux (physique, énergétique, émotionnel, mental et spirituel). Elles peuvent par exemple corriger le rayonnement énergétique d’un lieu ou d’une personne et le purifier (cas des plantes dépolluantes).

Les plantes sont des êtres hypersensibles capables de comprendre et soigner toute la gamme des états d’âme expérimentés par l’humanité (le docteur Bach l’a bien démontré et mis en application avec ses élixirs floraux ou fleurs de Bach).

La « plant spirit médicine » ou médecine sacrée des plantes est une approche spirituelle de la thérapie. On soigne l’âme humaine avec l’âme des plantes et cette guérison de l’âme se propage ensuite à travers toutes les dimensions de l’être.

Pouvez-vous nous en dire davantage sur cette voie sacrée des plantes ? Et en quoi diffère-t-elle des recettes de grand-mère et des herboristes de campagne d’aujourd’hui ?

FC : Je dirais pour commencer que la voie sacrée des plantes ne se résume pas à des recettes de grand-mère, ni aux archives d’herboristes célèbres, basées sur la liste des propriétés thérapeutiques et principes actifs répertoriés pour chaque plante dite « médicinale ».

La voie sacrée des plantes n’exclut aucune plante (même celles qui ne sont pas dans le codex alimentarius définissant les plantes qui sont médicinales) que ce soit l’herbe, les mousses ou les pâquerettes, … Car toutes les plantes sont habitées par une particule essentielle reliée à la source du vivant, appelée esprit, dont la mission première est de protéger, régénérer, aider. A chaque mal, sa plante. A chaque poison, son antidote végétal. Les plantes nous soignent physiquement, mais pas uniquement … elles sont des guides spirituels qui veillent au bon développement et à la croissance saine du vivant.

Il existe une relation entre l’âme humaine et l’âme des plantes : les plantes sont comme programmées pour aider l’humanité à évoluer. C’est leur mission d’élever le niveau vibratoire de la planète et de nous aider à évoluer. Le règne végétal contribue aux cycles de la vie qu’il manifeste, au maintien de la vie sur terre. Elles sont spécialistes de l’équilibre.

Nos vies sont étroitement liées au règne végétal par le fait que les végétaux absorbent en permanence le dioxyde de carbone qu’humains et animaux exhalent et qu’ils expirent en échange un oxygène propre à notre survie. Sans les plantes nous ne pourrions vivre. Nous devons notre survie à la générosité bienveillante du règne végétal. L’air que nous respirons en ce moment même est celui des plantes. Nous fusionnons en permanence avec le monde des plantes sans le savoir.

La voie des plantes consiste à nourrir une relation avec l’amour, honorer la terre et répondre à sa magie, apporter la bénédiction à tous les êtres de la création. C’est une vision mystique de l’univers qui voit la terre comme un être, comme une mère dont nous sommes les enfants (nous sommes de ce fait frères et sœurs).

Lorsqu’on utilise la médecine des plantes, c’est incompatible avec le fait d’ignorer le rythme naturel de la planète, parce que la connaissance et le respect des rythmes naturels fait partie de la façon d’explorer le monde des plantes. C’est une façon de célébrer le divin dans la nature.

Les plantes sont en relation permanente avec l’univers (par les parties aériennes) et plus particulièrement avec la terre (par leurs racines) : c’est donc par cette aptitude naturelle que l’esprit des plantes nous relie à la terre, aux cycles de la nature, à l’énergie de certaines planètes. Chaque être végétal incarne une nature spécifique qui est le reflet des énergies qu’elle porte et émane dans son environnement.

Lorsque nous empruntons la voie des plantes, nous devenons porte-parole des plantes pour les aider à transmettre ce qu’elles sont en train d’offrir à la race humaine et à la terre et à toute la création.

La plante est un être vivant qui est beaucoup « plus » que ce qu’il ne montre.

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Les esprits de plantes ont une relation très intime avec la terre mère, de par le fait qu’elles sont pour la plupart enracinées dans le sol et sont donc en contact permanent avec la terre.

Le monde végétal nous apaise, nous rééquilibre, nous soigne, nous ramène à notre vraie nature, à cet être émotionnel et raffiné que nous sommes. Car sans sensibilité, quel genre d’être humain serions-nous ?

En chamanisme, on parle beaucoup de l’animal totem. Mais l’énergie des « animaux totem » est différente de celles des plantes alliées : plus instinctive, plus simple ou basique, presque monocorde, alors que celle des plantes alliées est beaucoup plus raffinée, du fait que les plantes disposent d’une sensibilité émotionnelle développée qui leur permet de mieux comprendre la complexité du psycho-émotionnel humain. Le livre « la vie secrète des plantes » de Jean-Marie Pelt le démontre d’ailleurs très bien d’une manière scientifique.

Et pourtant les plantes maitresses et les plantes alliées sont moins connues … c’est si dommage !

Oui c’est vrai, pourquoi cela ?

C’est lié à l’histoire de notre terre et au mode de vie moderne qui coupe de la nature.
Par ailleurs le travail d’inventaire des pratiques chamaniques réalisé par l’anthropologue américain Michael Harner a permis la vulgarisation du chamanisme et sa fédération a fortement contribué à son ouverture à un plus large public occidental, provoquant un renouveau du chamanisme, désormais appelé « le néo-chamanisme ».

Cependant étudier les plantes cela prend toute une vie, voire plus, Michael Harner était probablement trop occupé pour passer la sienne à étudier tous les esprits de plantes. Depuis que le chamanisme est ouvert au grand public, le focus est donc limité à quelques plantes psychotropes telles que l’ayahuasca, la chacruna, l’iboga, mais aussi le tabac et la sauge. Reléguant ainsi les autres plantes dans un vague arrière plan, et l’herboristerie chamanique à quelques diètes de plantes alors qu’il existe de nombreuses autres façons d’utiliser les plantes pour un chamane …

Comment avez-vous découvert cette façon de soigner ?

FC : Tout au long de ma vie, mon fil conducteur a toujours été la recherche d’expériences me permettant de vivre le sacré sous toutes ses formes. C’est ce qui m’a amené au fil du temps à travers un long et passionnant jeu de pistes et des années de formation en herboristerie, à retrouver des méthodes oubliées et des savoirs anciens disparus, et notamment ceux des sorcières, des druides ou chamanes guérisseurs de notre terre.

Une partie de ma mémoire est toujours restée connectée à cette connaissance perdue. Cette mémoire continue à vivre à travers moi depuis toujours et me pousse à la partager auprès du plus grand nombre, les perpétuer en les faisant vivre.

Mon chemin de vie m’a offert l’opportunité d’être initiée depuis 2004 au chamanisme par des chamanes issus de différentes traditions. Parcourant ce chemin j’ai découvert ma médecine personnelle, et j’ai été consacrée femme-médecine en Irlande en 2012, recevant à cette occasion des esprits mon nom sacré « Dancing Light of the Plants ».

Comment peut-on aujourd’hui se réapproprier ce savoir ancien ?

Je dirais qu’il faut avant tout ouvrir son cœur, se reconnecter intimement à toute la nature et se laisser guider par la « Source de la vie » présente en nous et dans la nature. Par ailleurs j’ai remarqué que le fait de se mettre en quête de sa médecine personnelle réveille des mémoires anciennes, par le fait de se reconnecter au haut rêve de son âme. Notre âme est en communication directe avec le grand esprit. 

Personnellement j’accompagne des personnes sur cette voie des plantes lors de stages d’initiation à l’herboristerie traditionnelle et chamanique (Plant Medicine Spirit) et de cercles de tambours chamaniques où les participants trouvent un cadre en ville pour maintenir un lien intime avec le sacré. Par ailleurs le cursus initiatique de « médecine de l’âme » que j’ai conçu est le fruit des initiations personnelles que j’ai reçues. Connaitre notre médecine personnelle est essentielle au développement de notre âme. J’ai parcouru ce chemin et c’est pourquoi je suis prête à guider d’autres sur ce merveilleux chemin de découverte personnelle.

La médecine personnelle est différente de la vocation professionnelle et n’a rien à voir avec le terme médical. Elle réfère à ce que votre âme est venue chercher et ce à quoi elle souhaitait contribuer dans cette vie. L’objectif de ce cursus de médecine de l’âme consiste à permettre de retrouver le rêve de votre âme afin de pouvoir l’accompagner, le rendre réalité.

Par exemple à travers l’aubépine, je porte en moi la médecine des fées : une médecine herbale empreinte de Beauté, de Joie et de Sacré, qui aide à clarifier et manifester le rêve de l’âme.

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Frédérique Croquelois
www.dame-verte.fr

Institut du Rêve et de la conscience I.R.C

Interview de Thierry Pierre Liot, fondateur de l’IRC, Auteur du livre
Voyage initiatique avec Carlos Castaneda
Le pouvoir du Rêve

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Thierry Pierre Liot a fait des choix de vie forts et déterminants pour rencontrer Carlos Castaneda aux États-Unis et suivre ses enseignements. Il nous parle de sa rencontre avec le chantre emblématique du chamanisme sud-amérindien, mais surtout de sa vision de l’enseignement à travers des outils chamaniques très puissants, qui n’ont pas besoin d’être parés de folklore ethnique pour venir toucher les zones profondes de notre personne en quête de mieux-être et de changement profond. Le processus du rêve lucide, l’Art de Rêver, est utilisé comme une porte d’entrée permettant de contacter directement notre potentiel cérébral et d’ouvrir les portes vers notre identité profonde, qui est connectée à la Source.

Quelle a été votre relation avec Carlos Castaneda ?

J’ai été doublement chanceux dans ma relation avec Carlos Castaneda; la première chance m’a permis de rencontrer Castaneda et de devenir l’un de ses disciples. Peu de personnes ont eu cette chance de le suivre sur plusieurs années, bons nombre d’entre eux étaient écartés dès qu’ils ne remplissaient pas les critères d’engagement dans les exercices et techniques qu’il enseignait. Je suis d’ailleurs en train de rédiger mon prochain livre à paraître en 2014 sur mon histoire avec Carlos. A son contact pendant plusieurs années, j’ai pu recevoir des enseignements profonds et particulièrement puissants, qui ont orienté ma vie de façon déterminante et m’ont permis d’accéder à des niveaux de conscience très particuliers, qu’on appelle « états de conscience non ordinaires ».

La deuxième chance tient au fait que je n’étais pas assez intime pour être plus proche de lui, ce qui m’a permis de ne pas me faire happer par son charisme et son magnétisme personnel. Tout en recevant ses enseignements, je m’efforçais de garder l’état d’observateur et j’essayais de rester le plus possible objectif dans nos interactions. Cette position d’observateur m’a sans aucun doute permis de conserver mon autonomie d’action et mon indépendance de croissance personnelle.

Après plusieurs années de récapitulation (processus, enseigné par Castaneda, consistant à récupérer son énergie propre et à restituer celle qu’on a donné à l’autre tout au long de notre vie), j’ai réussi à séparer le bon grain de l’ivraie pour ne garder que le matériel qui me semblait nécessaire et utile pour le travail de la découverte de soi: le processus du rêve lucide et des exercices énergétiques appropriés, permettant de mobiliser son énergie en vue du travail de transformation.

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Comment en êtes-vous arrivé à vouloir fonder votre propre école, l’école du rêve de l’éveil intérieur (IRC) ?

Beaucoup de personnes cherchent mais ne savent pas quoi. En fait, elles se cherchent elles-mêmes, mais malheureusement le conditionnement de la société veut que l’on recherche toujours à l’extérieur. Le penseur cherche dans la mauvaise direction; pourtant la réponse est là, à l’intérieur de chaque individu.

L’école du rêve propose d’orienter les personnes désireuses de sortir de leur endormissement dans cette direction. J’ai découvert qu’avec des techniques spécifiques comme le rêve lucide, le rêve éveillé, le travail sur l’énergie, et des techniques chamaniques, nous pouvions travailler en profondeur pour nous connecter à nos ressources intérieures et commencer à changer durablement nos schémas névrotiques, source de souffrance et de chaos.

Le monde dort, les gens dorment et le monde va de plus en plus mal. Il est temps que certains individus commencent à se réveiller et reprennent leur destinée en main. Telle est mon intention fondamentale à travers le développement de l’IFRC: favoriser l’éveil intérieur avec des outils de transformation très efficaces que j’ai reçu de mes maîtres et que j’ai adapté pour les rendre accessibles à tout un chacun.

En quoi le rêve est-il un levier de croissance?

Rappelons tout d’abord que rêver est un élément vital de l’équilibre de l’homme comme boire, manger, ou respirer. Le cerveau ne s’arrête jamais et est continuellement au travail. Si on ne se rappelle pas de ses rêves, cela ne veut pas dire que l’on n’en a pas fait. Parfois on arrête de se rappeler de ses rêves suite à un traumatisme psychologique, ou simplement parce que l’on n’y prête pas suffisamment d’attention, en raison du stress ou de notre rythme de vie au quotidien. Avec quelques exercices pratiques et une volonté de développer cette attention, chacun pourra de nouveau avoir le plaisir de découvrir ce monde incroyable qui est au-delà de l’imagination et pourtant réel, celui du Rêve.

Le penseur que nous sommes mobilise une énergie phénoménale en créant un dialogue intérieur que j’ai appelé le mental du ping-pong, l’activité déployée dans la dimension de la dualité. Ce mental fonctionne comme un programme qui tourne en toile de fond et qui reste bridé dans des schémas névrotiques. L’accès à notre créativité, à notre potentiel cérébral est ainsi limité, et nous manquons d’énergie pour entrer en contact avec notre Source. Le travail de Rêver consiste à faire cesser le dialogue intérieur et à percer la couche de l’inconscient pour accéder à ce que Carlos Castaneda désignait sous le terme de Nagual. Par le rêve lucide, la conscience du rêveur entre dans une zone de pure conscience et peut recevoir des enseignements en provenance de son potentiel de conscience, laquelle est en contact avec la Source, l’âme, ou peu importe comment on l’appelle.

Le rêveur lucide va voyager dans un monde qui lui est propre à travers les symboles de sa propre histoire et découvrir des chemins que son mental limité ne pouvaient même pas imaginer ou même entrevoir. Petit à petit, il va trouver des guides qui vont le guérir, le renforcer, lui indiquer des chemins nouveaux et le doter de pouvoirs ou de potentiels nouveaux qui vont transformer sa vie.

Parlant de chamanisme, certaines personnes s’attendent peut-être à ce que vous entouriez votre enseignement de mystère, de rituels ou de formule magique. Qu’en est-il ?

L’école du rêve de l’éveil intérieur porte bien son nom : c’est un travail sur soi pour un éveil intérieur. Les rituels, quels qu’ils soient et sous n’importe quelle forme (kinesthésique, auditive, visuelle, ou olfactif) n’ont qu’un seul but en soi : conditionner les gens pour les amener à une forme de transe et cela est très efficace; le contrecoup de cela est que, sans s’en apercevoir, les individus remettre leur pouvoir à un symbole ou une croyance extérieure sans être conscient qu’ils ont été manipulés par une forme d’hypnose que l’on appelle aussi « cérémonie ». Au lieu d’éveiller les gens, ce genre de pratique crée un environnement psychotique et une dépendance à la croyance qu’elle a développée. Ceci est exactement à l’antipode de l’école du rêve de l’éveil intérieur. Dans mes classes, pas besoin de s’entourer de folklore, de grigri, de rituel religieux. Les symboles issus de notre propre processus de Rêver sont les véritables instruments de transformation.

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Vous êtes un tenant que ce qu’on appelle le « nouveau chamanisme ». Quelle est donc votre définition du chamanisme ?

Le chamanisme existe sous deux formes distinctes. La première, la plus ancienne, est le chamanisme traditionnel plus proche du folklore et des traditions païennes. Il existe depuis des milliers d’années. Ce chamanisme implique l’utilisation de drogue, d’hallucinogène, de rituels, et un mental très religieux qui est, à mon avis, plus proche de la schizophrénie que de celui d’une personne de connaissances.

La deuxième forme du chamanisme, que j’appelle le Nouveau Chamanisme, est beaucoup plus récente. Ce Nouveau Chamanisme est par définition ésotérique. On retrouve ce mouvement et ses enseignements chez les Esséniens, les Grecs, les Égyptiens et bien d’autres cultures. Il y a toujours un point commun entre toutes ces écoles : l’étude du mythe et du symbolisme, et un travail sur le rêve.

Bien sûr, ce mouvement du Nouveau Chamanisme a été dévoilé et mis à jour par Carlos Castaneda en suivant la tradition toltèque. Don Juan lui-même expliquait qu’il y avait eu un changement dans son lignage entre les anciens et les nouveaux voyants. Apparemment, ce changement eut lieu vers le XVe siècle. Alors que le chamanisme traditionnel utilise des drogues et des rituels pour accéder à l’inconscient, le Nouveau Chamanisme, lui, utilise la discipline, la psychologie énergétique, et l’art de rêver. Le Nouveau Chamanisme est une initiation qui demande du temps, de la volonté et de la discipline. Cela amène un changement durable et permanent, une transmutation intérieure pour devenir homme et femme de connaissances.

Le nouveau chamanisme ouvre une voie qui est accessible à tout moment par le pratiquant. Ce qui permet un contrôle sur le voyage et l’étude des nouvelles perceptions de la découverte intérieure de ce centre de conscience, que l’on appelle aussi l’âme.

Quelles différences y a-t-il entre le rêve, la relaxation et l’hypnose ?

Je dis toujours que l’hypnose est à la rivière ce que le rêve est à l’océan. Si la transe hypnotique se rapproche d’un état naturel, elle est toujours induite par une personne extérieure et une manipulation de l’attention. L’hypnose est un outil remarquable dans un but thérapeutique et travaille exclusivement avec une partie de l’inconscient psychique. Je travaille d’ailleurs en consultation privée avec l’hypnose ericksonnienne. Mais l’hypnose à ses limites: elle permet d’explorer seulement des états de conscience attachée directement ou indirectement à l’alter ego de la personne, mais pas de découvrir d’autres niveaux de réalité. La personnalité de l’individu se déplace sous l’influence de l’hypnose. Par exemple, un mythomane sera toujours un menteur même sous transe hypnotique. (C’est pour cela que l’hypnose n’est pas utilisée comme témoignage à charge dans les enquêtes policières car ce type de témoignage n’est pas fiable sur le plan de la vérité juridique.)

À l’inverse les rêves eux ne mentent pas, le monde du rêve va au-delà de la conscience refoulée de la personne, le rêve permet d’accéder directement à la source de l’individu, qu’on peut appeler également âme, subconscient, observateur, ou créateur, cela n’a pas vraiment d’importance. L’important, c’est que les rêves fonctionnent comme une clé d’accès « naturelle » à notre moi profond, car les phases paradoxales sont un état naturel de notre vie. Les rêves ont toujours guidé et aidé l’humanité dans son évolution à travers des messages, des inventions et découvertes, ce qui serait impossible d’accomplir en état hypnotique. On pourrait résumer en disant que l’hypnose peut amener à des solutions alors que les rêves amènent à la création.

A la question « quelle différence y a-t-il entre le rêve et l’hypnose », il faut savoir que l’hypnose n’est pas du rêve, et certains hypnothérapeutes mélangent les deux car ils ne connaissent pas la différence. D’autres font leur propre mélange pour satisfaire une certaine demande ou simplement étendre leurs prestations. Entrer en contact avec sa source intérieure est un travail totalement différent d’une session d’hypnose dont la capacité est limitée à s’adresser à l’inconscient de l’individu, mais pas à l’entièreté de l’être.

La relaxation n’est pas une transe hypnotique, comme l’hypnose n’est pas rêver. Le rêve est libre et passe au delà de l’interprétation et de l’attente de la personne, ce qui n’est pas possible en état de transe hypnotique.

Les classes de rêve ont pour objectif d’apprendre à entrer en rêve éveillé, et à y retourner à volonté. La rencontre avec son animal de pouvoir n’est qu’une étape parmi d’autres. Le chemin pour se rendre dans la zone profonde de son être n’est pas la même, de même que l’intention de départ. Les participants apprennent à se mouvoir dans le rêve, à le faire évoluer, à rencontrer des entités symboliques qui nous livrent des enseignements personnels. Cet apprentissage, comme celui des mouvements de vie permettant d’accroître l’énergie nécessaire pour rêver, sont indispensable pour utiliser ces outils avec succès et discernement dans les classes avancées.

Le rêve de l’éveil intérieur a-t-il un effet thérapeutique ?

A partir du moment où il y a une démarche pour arriver à mieux se connaître et se découvrir, cela entraîne forcément un effet thérapeutique. Mais surtout le fait d’entraîner son attention à voyager dans les endroits que l’on croyait les plus reculés ou inaccessibles de l’individu, entraîne forcément des prises de conscience de l’être et de la vie. Aussi chaque voyage en rêve amène une ouverture et un nettoyage au niveau des filtres de l’inconscient ce qui permet de se découvrir vraiment et de pouvoir vivre et exprimer en toute liberté le potentiel de qui l’on est vraiment, directement connecté avec sa source intérieure. Le rêve de l’éveil intérieur amène un changement à long terme pour vivre mieux dans la joie et parcourir son chemin : celui du Cœur.

Mais les classes de rêve ne sont pas des séances de thérapie au sens strict, se sont plutôt des espaces de transformation intérieure: chacun arrive avec ce qu’il est, et repart avec ce qu’il a découvert. Je ne fais pas d’interprétation des rêves de participant, je ne donne aucun jugement sur ce que chacun expérimente et partage au groupe, personne n’est là pour exposer sa souffrance particulière pour la traiter en groupe. La transformation se fait au niveau profond du rêve lucide et se manifeste par des changements profonds de comportement dans la vie de chaque participant.

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Carlos Castaneda a fait sans s’en cacher l’usage de psychotropes lors qu’il était disciple de Don Juan Matus. Que pensez-vous de l’usage de psychotropes dans la perspective d’ouvrir des nouveaux chemins de conscience ?

Si l’absorption de drogues et d’hallucinogènes crée un rapide déplacement de la conscience, cela entraîne aussi, malheureusement, une confusion psychologique en raison du bouleversement incontrôlable de la conscience induit par le produit. Cela provoque une dépendance aux rituels, et aux croyances qui vont avec ce genre de pratiques. En enfermant les participants dans leur propre monde et en les séparant de plus en plus de la réalité du monde extérieur, il est très facile de croire et de voir tout ce que l’on veut, tout ce qu’on peut imaginer, sous l’influence d’un psychotrope.

Enfin, un déplacement de la conscience par des drogues amène un mouvement très grand et chaotique de la psyché, qui n’entraîne aucune prise de conscience durable, car la personne, une fois revenue à son état normal, n’aura qu’un vague souvenir de ce qu’elle croit avoir appris, et en plus n’aura pas la possibilité de retourner sur cette expérience.

Que ce soit bien clair dans l’esprit du public, l’IRC est une école du Nouveau Chamanisme et n’utilise aucun psychotrope.

Pour plus d’information, rendez-vous le site de l’IRC http://www.institutdureve.fr
Des stages dirigés par Thierry Pierre Liot se tiennent régulièrement en France, mais également en Suisse et en Belgique.

Publié dans:AMERINDIENS, ENERGIES, POUVOIR, REVES |on 15 mai, 2016 |Pas de commentaires »

Le chamanisme et les plantes

 

Joëlle Besse propose des soins chamaniques, des consultations thérapeutiques et même des massages sur Paris dans le 11ème. Elle a accepté de répondre à nos questions pour expliquer sa démarche et le sens qu’elle donne au mot « chamanisme ».

Emmanuel pour MF : Au départ vous êtes « Counsellor en addictions », vous avez travaillé dans des cliniques spécialisées en France et en Angleterre, sur la voie du rétablissement.Vous avez été formée à des thérapies corporelles et émotionnelles, au Tantra et au Kundalini yoga. Vous avez été souvent auprès des indiens en Amazonie, vous avez notament travaillé avec Guillermo, un chamane reconnu qui vit à Iquitos, au nord du Pérou, qu’est-ce que vous avez appris de fondamental
auprès de ce chaman ? 

Guillermo est en effet un grand chamane, qui en a formé de nombreux autres en Amazonie. Il est connu en France pour avoir joué dans le film de Jan Kounen « Blueberry ». Mais il y en a d’autres, très forts aussi. J’ai ainsi eu la chance de travailler avec Dyonisio, Orlando, Francisco, Don Solon, Otilia et, dernièrement, Vicente. Ils assurent tous le lien entre la Nature et l’Etre humain. Lors de mon premier séjour, j’ai vu dans le chamane le Magicien qui, grâce à sa baguette magique – l’Ayahuasca – allait transformer la citrouille – moi – en Carosse. J’étais comme une petite fille qui s’attachait au côté extra-ordinaire, magique du chamanisme. Il y a toujours cette petite fille au fond de moi, mais, seize ans après, j’ai compris que la magie résidait en l’être humain, en moi-même.

Les chamanes et les Plantes m’ont permis de sortir de ma prison et de trouver extraordinaire ce corps que je méprisais autrefois. C’est là que le prodige se situe ! L’Amazonie m’a ouverte à moi-même et à la Nature. Elle m’a permis d’en capter l’Energie et d’être ouverte en permanence pour la recevoir.

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Emmanuel pour MF : Vous proposez un travail chamanique et thérapeutique sur Paris avec des séances initiatiques, à qui cela s’adresse ? Etre chaman en 2016, dans une ville, loin des forêts c’est possible ? 

Ce travail s’adresse à toute personne fatiguée par son autosuffisance. Il faut très souvent une épreuve, un peu plus forte que les autres, pour que l’être humain comprenne qu’il est en train d’asphyxier dans sa tour d’ivoire et qu’il est urgent de s’ouvrir pleinement sur l’extérieur, sur d’autres mondes que celui qu’il connaît et … qui l’a rendu malade, prisonnier de sa tête. Je reçois quotidiennement des hommes et des femmes qui ont besoin de comprendre pourquoi ils en sont arrivés là où ils en sont : déprimés, malades ou tout simplement fatigués. Je les accompagne sur le chemin de la guérison.

L’Ayahuasca m’a transmis son ADN. Je le porte en moi. Cette Plante - et de nombreuses autres – font intimement partie de moi. Je me nourris au quotidien de leur Force, leur Sagesse et leur Intelligence. Elles m’aident à rester centrée sur le Chemin, à rester connectée à la Nature. Je vais régulièrement en Amazonie et, quand je ne suis pas là-bas, je demeure en lien avec elle et la Nature, en particulier au fond de la Bourgogne, où je possède une maison. Tous les jours, je veille à nettoyer mon âme et mon corps et à être connectée au Divin qui est en moi.
Dans ces conditions, oui, il est possible d’être chamane en 2016 en France.

Emmanuel pour MF : En quoi la voie chamanique permet-elle de vivre une expérience directe avec le divin, sans l’intermédiaire de structures imposées par une Eglise ou une doctrine ?

Tout d’abord : qu’est-ce que le Divin ?
Pour moi, c’est l’Energie créatrice que je retrouve dans tous les règnes - humain, végétal, animal, minéral, dans l’air que je respire et enfin dans Gaïa, la Terre-Mère qui me nourrit. Cette Energie existe partout : tous les points de la terre sont reliés entre eux par des réseaux électromagnétiques (l’un des plus connus étant le réseau de Hartmann). Que l’on soit en France, en Amazonie ou ailleurs, cette Energie est là, elle circule en permanence. On peut la sentir à condition d’être ouvert en conscience – si l’on n’a plus de barrière entre la tête et le corps.

Le chamanisme nous relie directement à la Nature et à notre être spirituel, sans l’aide d’intermédiaire – Eglise ou doctrine. Il nous permet ainsi de trouver l’harmonie et l’équilibre nécessaires à notre santé physique et mentale. Lorsque, au fond de la forêt amazonienne, j’assiste à une cérémonie sacrée, c’est le Divin que je reçois avec l’Ayahuasca, plante maîtresse. Le chamane qui dirige la cérémonie agit alors comme une « courroie de transmission » entre la Nature et l’Homme. Sans lui et ses chants sacrés - les Icaros – l’Energie reçue serait tout simplement trop difficile à gérer par l’Homme.

Cette Energie est bien concrète, on la sent physiquement et spirituellement quand on la reçoit. Elle prend soin de nous et nous enseigne la meilleure façon de vivre et d’aimer (eh oui, cette plante n’est pas un être humain mais un être vivant doué d’une profonde Intelligence qu’elle transmet à l’Homme qui le désire). Encore une fois : pas besoin d’intermédiaire. Ce n’est pas un concept, de belles paroles qui s’adressent à l’intellect mais le Vivant.

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Emmanuel pour MF : Vous vous intéressez aussi, à la voie tantrique, au tantra, qu’est-ce que cela amène à votre approche thérapeutique et chamanique ? 

Le tantrisme et le chamanisme se rejoignent en ce qu’ils sont tous les deux générateurs et transmetteurs d’Energie. Le tantra est une autre façon de percevoir et de transmettre l’énergie sacrée qui vit en chacun de nous. Quand l’Energie vient à manquer, nous vivons au ralenti. De nombreux hommes viennent me voir car ils manquent d’énergie sexuelle. Je leur dis que leur sexe n’est que la partie émergée de l’iceberg et que, s’ils manquent d’énergie sexuelle, c’est qu’ils manquent d’énergie tout court. C’est en cela que le massage tantrique est magique. Par simple imposition des mains, je peux transmettre mon énergie à la personne qui en manque.

C’est une onde de vie qui va alors passer du pôle féminin au pôle masculin. Une sorte d’alchimie entre les deux va s’opérer. Petit à petit – c’est un processus de rétablissement – l’énergie va se remettre à circuler et donner de l’allant. Le tantra me permet de sentir la personne que j’ai en face de moi, ses forces et ses faiblesses, de l’aider à se restructurer en se reconnectant à son Moi profond. Grâce à un toucher respectueux et maternant, celui ou celle qui reçoit ce type de massage peut enfin revivre des émotions enfouies et les laisser aller. Des traumatismes anciens – sexuels ou autres – peuvent ainsi remonter à la surface et partir. Pour toutes ces raisons, le tantra est thérapeutique.

Emmanuel pour MF : Je trouve ce point très pertinent : « s’ils manquent d’énergie sexuelle, c’est qu’ils manquent d’énergie tout court. » et en effet de ce que je comprends, l’énergie est « une »…c’est la force vitale, elle peut aller dans le sexe mais elle peut aller aussi dans la créativité ou dans la dimension spirituelle par exemple.
Merci pour cette interview.

Joëlle Besse
véritable « franco-amazonienne »

 

Site web de Joelle Besse
www.medecine-naturelle-chamanisme.com/

Publié dans:AMERINDIENS, NATURE, PLANTES, SEXUALITE |on 13 mai, 2016 |Pas de commentaires »

La perte d’âme


La plus grande contribution des anciens chamans à notre médecine et à notre santé actuelle est de comprendre que, dans le cadre de toute une vie, nous sommes susceptibles de subir une perte d’âme, la perte d’une partie de notre énergie vitale et de notre identité. Ainsi, pour nous sentir complet et heureux, nous devons trouver les moyens de récupérer l’énergie de l’âme ainsi perdue.

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Viscéralement, nous savons tous comment la perte d’âme survient. Nous souffrons de douleur, de traumatismes ou d’abus, nous sommes submergés par le chagrin, par la culpabilité ou la honte, alors une partie de nous s’en va parce qu’elle ne veut pas rester dans un monde qui semble si dur et si cruel. Nous sommes parfois contraints de faire un choix de vie déchirant, en laissant un partenaire, un emploi ou une maison, et une partie de nous résiste à ce choix fondamental pour l’épanouissement de notre personnalité dominante, s’accrochant à cette vieille relation ou à cette ancienne situation.

La perte d’âme s’aggrave lorsque nous tombons dans la dépression, la dépendance ou que nous faisons des compromis avec l’environnement au point de renoncer à nos plus grands rêves de vie. Par manque de courage et de confiance à assumer ces choix créatifs, à réaliser un grand saut vivifiant, à nous aimer en confiance, nous abandonnons, et une partie de notre esprit vif, dégoûté de nous-mêmes, s’en va.

Reconnaître la ‘perte d’âme’

 Les symptômes courants de la perte de l’âme sont : fatigue chronique, engourdissement émotionnel, dépression chronique, comportements addictifs, faible estime de soi, incapacité à laisser évoluer les processus de deuil pour des situations passées ou des gens qui ont disparu de votre vie, dissociation et trouble de la personnalité, prise de poids inexpliquée ou obésité, comportements abusifs, absence de souvenir des rêves, ou des rêves récurrents concernant des lieux de vie d’autrefois, un sentiment de ne pas être en lien avec les gens, comme coupé de soi et de l’autre.
 
(Robert Moss)

Publié dans:AME, AMERINDIENS |on 9 mai, 2016 |Pas de commentaires »

La voie du chamanisme Toltèque

 

 

Notre univers est par nature bipolaire, soit masculin/féminin, grand/petit, sombre/lumineux, etc…

Chaque aspect ne pourrait exister sans l’autre. Notre réalité se compose du tonal et du nagual.

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Le tonal est ce qui se voit, ce qui se pèse, la matière, le sang, la chair, les os, etc… Il est tout se qui s’explique. Le tonal ancre la logique et il donne un sens à tout ce que nous vivons. Nous pouvons aussi dire que notre état « éveillé » appartient au tonal. On l’appelle également en psychologie le conscient, la partie émergée de l’iceberg.

Le nagual est l’invisible. Il est l’espace entre la matière, le vide, l’intuition, le ressenti. Le nagual n’a pas de logique et ne peut donc s’expliquer. Il est le mystère et la magie de la vie. Lorsque nous dormons, nous pouvons dire que nous plongeons dans le nagual puisque nos rêves n’ont pas de cohérence. En psychologie, il est l’inconscient.

Il y a 3000 ans, dans les tribus Toltèques, étaient appelés « Naguals » les chamans, les guérisseurs. On leur attribuait de grands pouvoirs car ils étaient en relation avec le monde de l’esprit.

D’après cette sagesse ancienne, notre corps est constitué d’un aspect physique, mais il est aussi entouré d’un corps d’énergie (certains l’appellent l’aura dans d’autres cultures). Notre position de perception sur notre réalité se fixe en ce que l’on appelle « le point d’assemblage ».

Lorsque nous sommes enfants et que notre système de croyance est neutre, le point d’assemblage est amovible, il se déplace régulièrement, puis, à force d’éducation et d’expériences, il va se ralentir pour enfin se fixer dans une zone de notre corps énergétique et enfin se mobiliser et s’endurcir avec une grande rigidité.

Voilà pourquoi il est de plus en plus difficile avec l’âge de changer de comportement ou de croyance, car la fixité du point d’assemblage s’est enracinée au fur et à mesure du temps, à l’aulne du renforcement par notre attention.

Et la science moderne dans tout ça?

Il est déplorable d’observer une telle fermeture de la science face aux questions d’ordre spirituelles, et concernant le monde du chamanisme.

La science part du postulat de base de « l’évolution » de Darwin. Ce n’est qu’un postulat qui est donc une croyance. Puis, nos scientifiques soumettent des expériences qui vont apporter la validité de la recherche. Nous sommes donc totalement dans ce cercle vicieux, puisque tout ce qui sera démontré d’une autre manière n’aura aucune validité puisque il existe une croyance de base dans laquelle la science ne peut envisager de considérer les choses autrement.

Tant que la science sera dans son postulat et sa croyance de départ, les découvertes stagneront sur ce que nous connaissons déjà, et il faudrait complètement remettre en question tout un système de fonctionnement, ce qui dans notre orgueil semble bien difficile.

J’espère qu’un jour, les scientifiques et les maîtres de sagesse sauront se donner la main, car l’exploration et la découverte n’est il pas réellement ce qui compte pour avancer?

Dans la pratique du chamanisme, il n’y a pas de dogme ; la seule validité d’une croyance va être dans une recherche de vérité et les chamans ont pour cela un mode de vie tendant à vivre avec la plus grande souplesse de leur point d’assemblage, afin de ne pas être les marionnettes de leurs croyances.

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Quelle différence entre chamanisme et religion ?

Les peuples assujettis à de multiples commandements n’ont pour la plupart pas eu la chance d’avoir un rapport, avec le divin, étroit et personnel. Les religions ont souvent instauré une image de Dieu correspondant à leurs propres croyances et conditionnement.

Ainsi, nous retrouvons souvent sous le terme de « Dieu » une notion de jugement et de culpabilité. Ont nous apprend que Dieu est un Dieu jaloux et qu’il ne nous sauvera de l’enfer que si nous ne pêchons pas. S’ensuit le jugement et la culpabilité et c’est alors la peur qui domine la relation avec ce concept du divin.

A travers les religions, l’homme ne parvient plus à être libre de réfléchir par lui même, il est l’esclave d’un système de lois et de croyances. Il croit simplement des écrits d’autres hommes qui étaient là bien avant lui, et cela se propage de génération en génération. Dans la plupart du temps, Dieu est masculin ainsi que tous les concepts machistes tournant autour de ce concept. Or, la spiritualité du chamanisme est bien différente.

La spiritualité permet de se connecter avec le divin et d’entretenir une relation personnelle avec la source de l’univers. La foi est basée sur l’expérience, et la spiritualité invite à ressentir, à écouter, à être réceptif à cette force créatrice.

Le chamanisme ne rejette pas pour autant les paroles de sagesse qui ont alimenté les religions. Il invite à réfléchir par soi même à ces paraboles et à trouver son propre chemin, dans sa propre liberté. Je pense qu’un temps viendra où la dualité manichéenne sera révolue.

J’aimerai à travers cet article ouvrir le concept de Dieu afin de vous réconcilier avec lui.

Imaginons une énergie qui est tout ce qui est, et tout ce qui sera. Il n’y a que cette énergie et il n’existe rien d’autre. Alors cette énergie s’ennuie. Elle a besoin de faire l’expérience de sa splendeur. Alors elle se divise en des milliards de petites lumières. Elle crée l’obscurité, car elle sait qu’à travers cette obscurité, elle pourra faire l’expérience d’elle même.

Alors moi, vous et chaque chose qui nous entoure est Dieu. Nous faisons tous partis de ce grand tout. En réalité il n’y a rien d’autre. Nous avons tous choisi l’amnésie afin, non pas d’évoluer pour devenir meilleur, nous sommes déjà parfaits, mais de nous rappeler qui nous sommes vraiment. Et ce chemin est magnifique. Dans la bible il est écrit que Dieu à fait l’homme à son image. Je pense que ce verset parle de notre pouvoir de création. Nous sommes les créateurs de notre réalité. Par notre perception, par nos valeurs, nos croyances, nous créons le monde constamment autour de nous, nous sommes des artistes.

Je pense aussi qu’au niveau de l’intention, nous sommes les créateurs de nos vies. Voilà pourquoi il est si important de vivre avec conscience.La plupart des gens subissent la vie comme si tout dépendait du plus grand des hasards. Il y a ceux qui se plaignent de leurs échecs, et d’autres à qui tout semble réussir. Alors quel Dieu d’amour laisserait faire pareille injustice ?

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Notre pouvoir de création est bien plus illimité que ce que nous pouvons imaginer. Il est très fréquent que nos échecs soient les plus beaux reflets de nos intentions mal alignées avec notre être profond. Et combien de fois a t’on pu admettre que c’était les épreuves qui nous avaient forgé, qu’elles nous avaient fait évoluer ?

Je pense que la vie est merveilleuse. Un intégriste religieux passerait sa vie entière à méditer dans un monastère, pensant qu’il a évolué, et voilà qu’à peine ressorti, il se met à ressentir encore la colère, la tristesse, car confronté au monde, il se rend compte qu’il n’a pas bougé d’un millimètre !

La vie, nos épreuves, nos succès, nos expériences, nous évoluons et chaque jour nos opinions changent. Nous faisons connaissance avec nous même et pour finir, nous nous rendons compte que nous ne nous connaissons pas vraiment. Nous sommes surpris de mal connaître notre entourage alors qu’il en est de même pour nos propres réactions. Nous nous donnons des challenges, des objectifs à atteindre, nous parcourons cette vie comme une grande aventure. Nous sommes des explorateurs. Je crois sincèrement que nous sommes Dieu faisant l’expérience de lui-même !

Je pense aussi que nos concepts fixés dans leurs positions du point d’assemblage nous font croire à l’injustice. Sachez reconnaître en vous le divin. Sachez rechercher toutes ces choses que vous croyez ne pas avoir, en vous ! Elles y sont et y ont toujours été.

Si votre vie est merveilleuse, que tout se passe comme vous l’avez prévu, profitez-en. Voici le temps du répit. Reposez vous. Et quand vient l’épreuve, la difficulté, la solitude, la souffrance et le sang, voici venu le temps pour vous d’explorer ce que vous êtes. Explorez encore plus profond. J’ai vécu comme chacun des moments très difficiles dans ma vie, et dans les épreuves, j’ai pu trouver ma propre lumière. J’ai pu rencontrer Dieu qui me disait qu’il ne m’avait pas abandonné et que c’était à moi de parcourir mon chemin.

J’ai remis beaucoup de croyances erronées à la poubelle, car c’étaient les croyances liées aux contextes que je vivais qui me faisaient souffrir. Je ne pense pas en notion de bien ou de mal. Je pense en efficacité. Qu’est ce qui va me servir dans cette situation ? Quelle croyance va être plus aidante ? Pendant longtemps je me suis dit que le fait de changer ses croyances sur plus de positif pouvait être dangereux car je risquais d’être comme les autruches et ne plus voir la réalité telle qu’elle était. Là je me trompais. Je n’avais tout simplement pas conscience que de toute façon, je ne la voyais pas avec objectivité dans mon présent.

Ne croyez en rien. Ni en ce qu’on vous dit, ni en ce que vous vous dites vous même !!!

Parce que tout ce que vous vous direz sera le fruit de vos conceptions, de vos opinions et de vos théories (ou de celles des autres). Si elles sont plus utiles, alors sachez les adopter. Pourquoi seraient-elles plus fausses que les autres ? De toute façon, tout ce que nous nous racontons est une histoire. Nous sommes de fantastiques écrivains, des scénaristes chevronnés, et je crois que beaucoup parmi nous adorent les drames !!!

Par Beltane 

Publié dans:AMERINDIENS, ENERGIES, POUVOIR |on 9 mai, 2016 |Pas de commentaires »

Rencontre avec Loup Blanc de la Voie du Chamanisme

 

Dans l’entretien suivant, Je, ou Je suis, représente la réalité unique, il n’exprime pas le « je » de l’individualité, de l’ego, mais signifie que l’auteur de ces paroles est canal de grâce et de Shaktipat. Ce n’est pas non plus un « je » en état de médiumnité, mais le « je » (jeu) conscient de Dieu.

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Photo : Yoa – Transe Danse Communicative®

Bonjour Loup Blanc, depuis combien de temps êtes-vous Chaman et comment l’êtes-vous devenu ?

Bonjour ! Eh bien, je le suis depuis longtemps. En fait, je l’ai toujours été. Mais c’est lors d’une initiation yogique que je donnais qu’un Amérindien très connu est venu me dire que j’étais, dans une vie antérieure, un personnage influent, un personnage que je ne connaissais pas du tout à l’époque… (Rire…)
Ensuite tout est allé très vite ! Je me suis réapproprié cette mémoire passée qui est redevenue immédiatement une mémoire de l’instant… Je suis juste un Amérindien qui joue au Blanc et non pas un Blanc qui joue à l’Amérindien. D’ailleurs, depuis tout petit, je suis en connexion avec ce peuple…

Si je comprends bien, vous êtes à la fois « Chaman » et « Yogi »… Mais ce ne sont pas deux choses différentes ?

Si, ce sont bien deux choses différentes. Mais quand le Yogi rejoint le Chaman, ils ne sont qu’un. Et j’enseigne aussi bien une voie yogique que chamanique, même si je n’aime pas trop ce mot qui est utilisé aujourd’hui un peu à toutes les sauces !

Pour autant, ne sommes-nous pas tous des chamans ?

Non, nous ne sommes pas tous des chamans. Prétendre cela, est une erreur. Il faut des dispositions particulières et un long travail sur soi-même ! Il est vrai que certains disent que nous sommes tous chamans… cela est vendeur ! Certes, dans le fond, oui, nous sommes tous « Cela », des chamans. Mais à la surface, non ! En ce qui me concerne, je suis né ainsi, avec la conscience du « Je Suis » et à 7 ans je savais « Cela ». Les vies antérieures préparent à « Cela », comme le karma, les bonnes énergies, le destin… Tout le monde n’est pas Albert Einstein, tout le monde n’est pas Gandhi, vous comprenez ? Et il y a des niveaux en « Cela »: des bons chamans, des moyens et même des mauvais ! (Rire…)
Tout n’est qu’une question de degré et d’évolution.

Vous considérez-vous comme un bon chaman ?

Une question de ce genre mérite une réponse comme celle-ci (Rire…) : si j’étais un mauvais chaman, croyez-vous que je vous le dirais ? Non, je ferais tout pour vous persuader que je suis très, très bon. Posez plutôt la question à ceux qui m’ont rencontré et qui ont changé. De toute manière, « bon » et « mauvais » ne sont que des concepts humains… et je suis en dehors de ce concept humain. D’ailleurs, je le répète, je n’aime pas ce mot « chaman » qui ne veut plus trop rien dire. Je suis plutôt un « Wolfman », un homme-loup. On comprend cela lorsqu’on me rencontre ! Un loup est méfiant et ne se laisse pas approcher facilement. J’agis aussi de la sorte. On ne m’approche et on ne suit mon Enseignement que parce que je le veux bien.

Justement, vous êtes à l’initiative de la Voie du Chamanisme de l’Origine. Comment est née cette voie ?

C’est vrai, je suis à l’initiative de cette voie. Un jour l’Origine m’a dit : « Réveille tous les tambours de la Terre, ouvre la voie chamanique là où tu es. Tu es dans l’ombre, reste ainsi, quand le moment sera venu tu te feras connaître et reconnaître. Fais des concerts, fais entendre ton tambour, qu’il résonne partout où tu passeras ! » Donc, j’ai fait cela, mon tambour a résonné partout où j’ai voyagé. À ce propos, bientôt je vais me rendre en Mongolie où je suis invité par des Chamans, et bien sûr mon tambour va résonner aussi sur cette belle terre…

D’ailleurs, la musique semble tenir une place très importante dans votre travail et les initiations que vous donnez, est-ce exact ?

La musique est très présente dans la vie, elle est très importante parce qu’elle agit dans la quatrième dimension, la dimension spirituelle où tous les possibles se créent. C’est pour cette raison que la musique tient une place importante dans mon travail. La musique que je compose est une musique sacrée, elle est une médecine… Vous le savez, la musique adoucit les mœurs… (Sourire)

Que pourriez-vous nous dire de plus sur la musique ?

La musique est très bénéfique pour les plantes, les animaux et les humains, car au début des temps le son a créé ce monde et ces mondes. Le son est le Verbe Divin ! Dans la tradition Hindouiste et Bouddhiste la musique est importante pour atteindre certains états de conscience. Il s’agit de « sons internes » que l’on entend suivant notre stade de méditation. On nomme cela le Nada-Yoga. On retrouve aussi ce principe dans le Mantra-Yoga : chaque syllabe nucléaire a le pouvoir de modifier la fréquence de celui qui le pratique et de charger le corps astral d’énergie positive ; de cette manière l’énergie mantrique se dirige dans les chakras et les nadis et les purifie. Là encore, dans la voie de la Kundal-Yoga ou Kundalini-Yoga, le mantra (ou son/musique) joue un rôle très important. Il permet de réveiller et de faire circuler l’énergie vitale. Un autre paramètre est la concentration : plus elle est élevée, plus elle développe la sonorité interne. Le Bouddha de la félicité (Avalokiteshvara) lui-même préconisait cela pour atteindre l’Éveil. En fait, dans toutes les traditions le son est essentiel, que ce soit dans le Taoïsme, le Bouddhisme, le Christianisme ou dans les cultures dites primitives, mais pas si primitives que ça : aborigène, amérindienne, bwiti, haïtienne… Dans le Vaudou, par exemple, la musique tient une très grande place.

Vous-même vous composez énormément. Vos musiques sont-elles une aide ?

Oui, il est essentiel pour moi de créer les musiques que j’entends depuis le monde spirituel. Elles sont effectivement d’une grande aide dans le développement de la paix intérieure, elles massent énergétiquement les corps spirituels, sans oublier le corps physique. C’est pour cette raison que les personnes se mettent à danser spontanément en écoutant cette musique que j’ai nommée Transe Danse Communicative®. Même les plus « coincées » (rires…) dans leurs corps et leur tête se mettent à danser et à s’assouplir par la Shaktipat. La danse est l’ultime prière offerte au Divin en nous, elle est donc thérapeutique !

Pour ceux qui ne le savent pas, qu’est-ce que la Shaktipat ?

En sanskrit, le mot Śaktipāta fait référence dans la voie Hindouiste à une transmission de l’énergie spirituelle d’une personne ayant un fort potentiel énergétique spirituel. Cette transmission se fait lors d’initiations ou par la musique, un livre, une photo. La Shaktipat peut donc être transmise juste par un mot ou un mantra personnel, un mantra sacré que donne le Maître, par un regard, la pensée et souvent par le toucher. Donc Shaktipat est cette force spirituelle qui guide tous ceux qui marchent sur le chemin de l’illumination. Shaktipat est considérée comme un acte sacré, un acte de Grâce (Anugraha) qui est donné par un être déjà éveillé par qui le Divin agit. Cette transmission d’énergie ne peut être forcée à aucun moment, la personne doit être totalement ouverte pour recevoir cette grâce. C’est pour cela qu’il faut aussi que le corps soit pur et donc ne manger aucune alimentation carnée ! Plus le corps est pur et plus la Shaktipat travaille rapidement à élever la personne lui donnant des états extatiques.

Effectivement, quand vous jouez du tambour, de la flûte et d’autres instruments on voit des personnes entrer en transe assez rapidement. D’ailleurs, elles témoignent toutes d’une forme de magie de votre musique. Est-ce bien Shaktipat qui passe par votre musique ? La transmettez-vous vous-même ?

Cela en fait des questions ! (Rire…)
Oui, je transmets cette Shaktipat quand je touche, je parle ou je regarde les personnes. Quand un corps n’est pas ouvert à cette énergie, eh bien, c’est qu’il est « mort » et mon rôle est de le rendre plus vivant. En fait, c’est cela mon travail : RENDRE VOTRE CORPS PLUS VIVANT ! Avec bien sûr tout ce qui en découle… Quand ensuite je vois les personnes sourire, heureuses, dans la joie, alors je remercie le Divin pour cela. Et c’est bien cette même Shaktipat qui passe par la musique que je crée. C’est pour cette raison, qu’à son écoute on entre en transe consciente et qu’elle peut même développer des visions très spécifiques, des visions du passé, de vies antérieures et qu’elle fait du bien à l’âme et au corps. Quand les gens évoquent la magie c’est de cela dont il s’agit.

La présence d’un Être illuminé à nos côtés est-elle indispensable sur le chemin ? Pourtant, vous, vous n’avez suivi personne ?

Eh bien, oui ! (Rire…)
La Kundal ou Kundalini d’un être éveillé se transmet comme la flamme d’une bougie allumée : d’autres bougies peuvent venir prendre la flamme qui danse et scintille puis, à leur tour, ils peuvent offrir leur éveil. La présence d’un Être illuminé permet d’éveiller votre Kundal beaucoup plus rapidement que si vous méditiez seul à l’aide de livres ou par d’autres moyens… Même si j’ai rencontré de grands Sages et de grands Maîtres, je n’en ai jamais suivi aucun. J’ai cherché effectivement mon Maître, mais je ne l’ai pas trouvé ! (Rire…)

Il était là tout près, là, à l’intérieur, il attendait patiemment que je redécouvre ce que « Je Suis ». En fait, l’Origine est devenue mon Maître, elle m’a enseigné, montré, révélé et transformé. De là, est née cette voie, la voie de l’Origine, le Chamanisme de l’Origine. L’Origine, elle, la Conscience consciente d’être consciente, elle, l’Origine, la Mère des Mondes…

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Photo : Yoa – Cérémonie du feu

Vous êtes aussi très proche de la nature et vous exprimez une grande compassion envers les animaux, n’est-ce pas ?

Oui, mes frères et sœurs animaux ont une grande importance pour moi. Je suis très proche d’eux, très proche des animaux sauvages comme on dit… Je dirais plutôt des animaux non domestiqués par l’homme. Cette compassion, je l’ai aussi envers la Nature entière, les arbres, les fleurs, la faune et la flore et bien sûr envers l’humain. Mais l’homme/femme est un animal domestiqué ! On peut le voir facilement : il est très encadré par les lois, religion, éducation, publicité, médecine… Si l’homme/femme sort de cette domestication il devient un hors-la-loi, car cette société fait des êtres domestiqués. Pour dompter les gens, il y a plusieurs façons de faire, mais la peur est l’arme principale. Avec la peur on maintient les gens dans la soumission !

On comprend mieux pourquoi vous êtes végétalien… Faut-il l’être également pour pouvoir suivre votre enseignement ?

Oui, je suis végétalien ! Pendant longtemps, j’ai accepté des carnivores, des végétariens, des végétaliens (moins nombreux), mais un jour l’Origine m’a dit : « À partir de maintenant, tu ne prendras plus que les êtres qui ne se nourrissent plus de cadavres et qui respectent la vie et le temple du Divin ». Depuis ce jour, je suis donc devenu plus strict quant au choix des personnes souhaitant suivre ce chemin en toute liberté et en conscience. Je permets aux gens qui le souhaitent de venir me rencontrer lors de certaines initiations. Mais, je n’accepte plus tout le monde. Je ne recherche pas la quantité mais la qualité ! Souvent j’entends des personnes affirmer : « cela na pas d’incidence sur le chemin spirituel de manger une alimentation carnée », « cela n’empêche pas l’évolution »… Mais les personnes qui pensent ainsi sont, en fait, très limitées car on ne doit pas tuer le vivant et se nourrir ensuite de cadavres. Je vous l’affirme, cela a de grandes conséquences dans notre karma individuel et collectif. C’est aussi pour cette raison que je suis intransigeant sur ce point ! Cette règle est incontournable si l’on souhaite suivre cette voie de l’Origine…

Y-a-t-il d’autres points à respecter pour vous rencontrer ?

On me rencontre seulement si la Conscience le permet… Mais dans tous les cas, au moins un mois avant de venir me rencontrer vous devez vous abstenir de viandes, poissons, œufs et laitages et bien sûr de ne pas fumer. De toute manière, vous n’en serez que mieux en santé et en énergie. Non seulement votre corps vous en sera reconnaissant mais aussi les aides spirituelles invisibles qui gravitent tout autour de vous. Avec un esprit plus en paix, votre méditation sera bien plus profonde.

N’est-ce pas un peu sectaire cette façon de faire ? Ceux qui mangent de la viande n’auront donc jamais la chance de vous rencontrer ?

Eh bien, oui, peut-être que cela est sectaire… Mais vous savez, toute la société est sectaire ! Curieusement, dès qu’il s’agit de spiritualité ou de vivre le plus naturellement possible, cela prend des proportions inimaginables ! (Rire…)
Pourtant, lorsque vous n’avez pas envie d’inviter une personne chez vous, vous ne le faites pas ! Eh bien, c’est la même chose… Je suis en relation avec le règne animal, il serait hypocrite de ma part d’enseigner des choses Sacrées et Divines à des gens qui remplissent leur ventre de cadavres et se chargent inutilement du karma de ces animaux… En plus, ils se rendent malades par cette alimentation carnée ! L’homme creuse sa tombe avec ses dents, il devient aussi ce qu’il mange, sa nourriture le sculpte. Dites-moi ce que vous mangez et je vous dirai qui vous êtes… N’en déplaise à certains, c’est le fond de ma pensée et je le dis !

Et si vous aviez quelques conseils à donner à nos lecteurs qui sont en recherche spirituelle, ce serait quoi ?

Ce serait tout simplement de prendre conscience du mal que l’on fait au règne animal depuis des décennies. Tant d’espèces ont disparu de la Terre, d’autres sont en danger et vont suivre le même chemin, celui de l’oubli. Nous sommes tous responsables de cela. L’homme/femme n’est pas un prédateur, il est pire que cela, il est un destructeur ! Il détruit son environnement, il scie la branche sur laquelle il est assis. La loi de cause à effet est incontournable : un jour, il payera… Nous faisons partie du Grand Tout : nous sommes tous en interconnexions les uns avec les autres mais aussi avec les planètes, les étoiles, la nature et le règne animal. Nous devons tout réapprendre : réapprendre à penser, à parler, à agir… Nous devons recréer notre monde, notre rêve à partir du rêve d’harmonie où le pouvoir Divin se trouve endormi en chacun de nous. Si nous voulons changer le monde, il faut d’abord sortir du cauchemar dans lequel nous nous trouvons. Nous sommes dans l’Enfer que nous avons créé, nous devons dé-créer toutes nos créations illusoires. Nous devons sortir de nos conflits intérieurs et voir la vie comme un cadeau unique et précieux. Nous devons changer notre vision à 180 degrés et ensuite à 360 degrés, nous possédons un grand pouvoir qui sommeille en nous.

Peut-être aussi vous mettre à genoux et demander pardon au règne animal de lui avoir fait tant de mal depuis des décennies, ces animaux que vous avez engloutis pour remplir votre ventre sans penser un seul instant que eux aussi avaient une vie, et que cette vie vous la leur avez dérobée en étant complice du grand marché de la mort. Les animaux ne sont pas là pour remplir le ventre des hommes/femmes, ils sont là pour embellir la Nature. L’humanité a grandement alourdi son karma avec de tels actes… Les chasseurs ont, eux aussi, le goût du sang dans la bouche : tuer des chevreuils, sangliers, lapins, perdrix et bien d’autres animaux encore… Quel lourd karma ! Comprenons bien cela : nous devons prendre soin de la vie pour qu’à son tour elle prenne soin de nous. Telle est la loi de l’Univers, elle est immuable et ne peut être contournée sans en payer le prix !

Vous parlez d’un grand pouvoir qui sommeille en nous, quel est ce pouvoir ?

Ce pouvoir est celui de l’instant présent. Dans cet instant présent, seule la foi peut s’exprimer. Pas de place au doute. Le doute est un poison qui s’infiltre en vous comme un sachet de thé dans une tasse d’eau chaude, il devient vous, il est vous… Il est comme un virus, un défaut dans le programme Divin. Vous n’êtes pas sur cette terre pour vivre comme des soumis. Vous êtes ici pour vivre comme des princes et des princesses, vous êtes une particule de la Grande Conscience. Ce pouvoir en vous peut être révélé par une personne qui possède ce pouvoir, celui de vous ouvrir à une autre réalité, à un autre rêve… Mais, pour accéder à cela il faut être en accord avec l’Univers !

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Photo : Yoa – Prière aux ancêtres

Vous dites que ce grand pouvoir peut nous être révélé seulement par un être qui le possède, est-ce votre cas ?

Eh bien, pour répondre à votre question commençons par remplacer le mot « pouvoir » par le mot « autorité ». Cette autorité agit à travers moi quand je touche, regarde, parle, me déplace… Cela se fait simplement si la personne a le cœur ouvert et qu’elle n’est pas dans le mental en train de juger. Cela peut même aller très vite ! Mais il faut aussi comprendre que si on veut changer et être aidé, il faut commencer par faire le premier pas vers le changement. Puis cela se fait. Comme le dit l’adage : aide-toi et le ciel t’aidera ! Mais nous devons constamment fournir des efforts pour en récolter les fruits. Si nous voulons vraiment changer notre destin, nous ne devons plus fonctionner avec d’anciens paradigmes, nous devons recréer un nouveau rêve. Nous devons planter un nouveau décor et arroser nos graines pensées ; nous devons fonctionner de façon positive sans tomber dans le côté obscur de la pensée paralysante. Je viens en aide à toutes ces personnes en demande, mais à condition qu’elles ouvrent leur cœur et ne viennent pas avec des pensées toutes faites. Elles doivent vraiment venir avec un esprit ouvert parce qu’elles vont voir des choses qui les dépasseront. Voir une autre réalité en action a un côté magique, cette réalité se nomme Liberté ! Il est primordial de garder sa liberté, et d’être toujours en harmonie avec l’Univers.
Que votre vie soit parfaite dans l’axe du plan Divin afin d’être en Harmonie avec le Grand Esprit !

Note : Loup Blanc ne fume pas, mais il prie et soigne avec l’Esprit du tabac sacré uniquement lors de cérémonies. Ceci n’a absolument rien à voir avec le tabac du commerce !2

PROCHAINES INITIATIONS

Pour plus d’informations contactez-nous

Adresse du site : www.chamanisme-origine.fr

Publié dans:AMERINDIENS, ESPRITS |on 28 avril, 2016 |Pas de commentaires »

Le chant de la terre, la conscience de la vie

 

 

L’univers qui nous entoure,
notre monde intérieur,
nos pensées sont vibrations.
Celles des sons, de la musique
nous réharmonisent avec la Vie.

Toute vie naît de l’harmonie engendrée par l’amour. La puissance de cette vibration est-elle présente durant toute notre vie ? Stress, peurs, deuils et autres souffrances nous placent en désaccord avec l’harmonie universelle. Nos pensées se matérialisent dans notre corps vibratoire, puis physique et font ainsi le lit de la maladie.

Rien d’étonnant, si de nos jours, nombreux sont  les thérapeutes  proposant certaines techniques de guérison incluant le pouvoir des sons : bols tibétains et de cristal, vibrations  de diapason, son de digderidoos, yoga du son, synthétiseurs etc.…
Comment distinguer celles qui vous conviennent ?
Qu’apportent-elles de nouveau ?
Sont-elles vraiment efficaces ?

chant de la tere

Une énergie active en guérison

L’usage des sons pour la guérison est un art vieux comme le monde. Chacun sait que la musique détient le pouvoir de déclencher des réactions émotionnelles. Elle contourne les barrières de nos résistances mais aussi notre logique analytique. La musique détient toutes les puissances liées au son. Elle devient une énergie active agissant au plus profond de l’être, et ouvre parfois l’accès au monde invisible. C’est pourquoi l’être entre directement en résonance avec ses sentiments. Certains  événements  enfouis profondément dans la mémoire, peuvent être libérés, puis guéris.

Les anciennes civilisations ont utilisé les pouvoirs du son. Les chamans voient dans le son un « moyen de transport vibratoire vers d’autres dimensions de l’être et de la conscience ».

Les chercheurs de vérité  ou les mystiques ont probablement été les précurseurs de nos musicothérapeutes. Des papyrus médicaux égyptiens décrivent certaines incantations destinées à guérir toutes sortes de maladie. La guérison découle alors de cette incantation prononcée sur le malade par les prêtres.
Mantras, plain-chant, prières et autres incantations dérivent de ces us anciens.

 

Un retour à l’harmonie originelle

Rappelons aussi que, selon le grec Pythagore, la terre était entourée d’une série de sphères transparentes et cristallines. Ces sphères, glissant l’une contre l’autre, émettent des sons qui se combinent et produisent une musique harmonieuse, la musique des sphères, malheureusement inaccessible au commun des mortels.

Par sa connaissance et son utilisation du pouvoir des sons, Pythagore cherchait à susciter un état d’être et de conscience universelle. Et en Orient, quel secret détient le  son  OM.  Aurait-il des  vertus thérapeutiques ?

En Inde, des textes sacrés et des  enseignements parmi les plus anciens du monde affirment que l’univers « uniforme » était à l’origine contenu dans une goutte. Un point symbolise cette origine, et c’est de ce point que retentit le OM, la note originelle de la Création, et que les mondes purent se déployer : le son précède la forme. Mystère aussi profond que le  « Au début était le Verbe ».

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Lorsque s’élève la musique du monde

D’après les enseignements védiques, c’est à travers la force dynamique féminine (Shakti), issue du grand Un divin immobile (brahman), que le premier son originel put se répandre dans le monde.

Les dernières découvertes de la physique moderne proposent  aujourd’hui  une nouvelle conception du monde qui donne raison aux Rishis des Védas et  aux maîtres éveillés qui leur succédèrent.

C’est la fameuse théorie des cordes. Que nous dit –elle ? Tout ce qui existe n’est que le résultat de quelques notes pincées sur une corde. Ce n’est pas une quelconque doctrine mystique, ni une hypothèse de musicologue, mais une théorie physique bien rationnelle. La théorie des cordes affirme que les particules subatomiques ne sont pas des particules, mais des cordes à une dimension. Ces cordes peuvent vibrer, comme celle d’un violon ; à ceci près qu’elles sont un million  de milliards de fois plus petites et enroulées de façon si serrée qu’on ne peut les voir.

De même que les fréquences d’un violon produisent des notes différentes, les diverses vibrations des cordes engendrent des particules très diverses.

Notre monde serait donc une immense vibration sonore.

Au XVIIIème siècle le physicien Chladni démontrait déjà  le pouvoir des ondes sonores à tracer des motifs harmonieux sur une plaque recouverte de sable. Certaines sonorités  font   naître des tracés harmonieux alors que d’autres n’engendrent qu’un désordre visuel.

Plus récemment, Emoto a également démontré par des travaux reconnus dans le monde entier le pouvoir de la musique et de la prière sur l’eau.

Notre corps est l’instrument de la Vie

Les cellules des êtres vivants, humains, animaux et plantes, répondent directement à la musique et aux sons primordiaux. Des changements ou des transformations surviennent quand ces mêmes cellules entrent en résonance avec certains sons. Comme un merveilleux instrument peut être réaccordé, notre corps entrant en syntonie avec le son retrouve son harmonie et sa place dans le cosmos.

La musique demeure langage pour tous les univers. Présente lors de l’initiation ou des rites de passage. Elle guide le futur initié et facilite l’expansion de conscience. Elle achemine le patient vers l’accomplissement d’une guérison profonde, en nourrissant l’âme et le corps.  Toute musique qui réharmonise devient une invitation au silence du mental  et  mène à  la plénitude intérieure.

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Patricia Menetrey

Guérir le corps, l’esprit et l’âme
Patricia Menetrey propose des méthodes efficaces : Massage intuitifs aux huiles chaudes et bains sonores, lecture d’aura, reiki, sophrologie, oracle zen par le tarot.
Voir son site

Le pouvoir des sons est infini. Le thérapeute qui l’utilise se doit d’être musicien, artiste et  poète. Si le corps capte cette  résonance, une réunification avec l’univers se produit.

« Quand la conscience descend de plus en plus profond en nous, petit à petit , des instants surgissent, des instants de silence , des instants d’espace pur, des instants où rien ne bouge en nous  et où tout est calme . Dans ces moments tranquilles, nous pouvons toucher au mystère de l’existence. » Osho 

Publié dans:AMERINDIENS, GUERISON, HUMANITE, PLANETES, TERRE |on 17 avril, 2016 |Pas de commentaires »

Batailles contre les esprits hostiles

 

Un chamane népalais rencontra un Occidental qui lui fit remarquer combien il était bon de vivre en harmonie avec le cosmos. « Pour l’essentiel, répondit le chaman, mon travail consiste à tuer des sorciers et des sorcières. Avant que rituel important, je suis terrorisé parce que je sais que l’un de nous mourra ».

Pour soigner la victime d’un sorcier il faut se battre contre l’agresseur autant que sauver le patient. En plus des fléchettes et autres objets nuisibles, les sorciers peuvent envoyer leurs esprits familiers à l’attaque de la victime, à moins qu’ils ne leur commandent de dévorer son âme.

CHAMANE

Le danger ne vient pas seulement des ennemis doués de conscience mais aussi du fait que l’âme du chamane doit se déplacer sans la protection d e son corps. Ce danger est symbolisé par les esprits destructeurs rencontrés en chemin et même par la vigueur des lieux, surtout lors des voyages souterrains. Comme le montre le voyage en canoë des Wana, ces dangers n’atteignent pas tous la même intensité, ce qui permet à l’anthropologue de parler de « lent navire pour le ciel ». En Sibérie et en Asie centrale, le sentiment de danger est par contraste très aigu. Selon une tradition nenets, il est dangereux de voler près du soleil et de la lune, car ils vous attirent sans que vous ne puissiez plus leur échapper. Pour se rendre dans le monde inférieur, qu’on associe généralement au pays des morts, il faut souvent s’introduire dans de minuscules anfractuosités. Le chamane de l’Altaï traversait des steppes désolées en direction d’une sombre montagne de fer qui étayait le ciel. Aux abords de la montagne s’entassaient les ossements des chamanes qui avaient échoué et de leurs chevaux. Le ciel ne cessait de battre contre la cime, et ce n’est qu’au bref instant où il se détachait de la montagne que le chamane pouvait s’y glisser d’un bond précis. Alors, le chamane s’enfonçait « entre les mâchoires de la terre » jusqu’à une mer souterraine qu’enjambait un pont fin comme un cheveu. Chancelant sur ce cheveu, le chamane voyait les os de ses malchanceux prédécesseurs luire pâlement au fond de  mornes abîmes. On retrouve ce genre d’obstacles dans d’autres régions du monde. Le chaman xarao du Vénézuela doit dépasser la montagne des ossements blanchis de ses prédécesseurs avant d’entrer dans le trou d’un gros arbre, dont les portes s’ouvrent et se referment à la vitesse de l’éclair.

Le manque d’âme et l’impersonnalité des dangers qui menacent le chamane altaïque donnent le frisson, mais c’est une autre peur qui naît d’un paysage dont l’agressivité résulte d’un trop d’âme. Le novice warao doit traverser, au bout d’une liane, un ravin débordant de « jaguars affamés, d’alligators mordeurs et de requins frénétiques », courir sur un sentier glissant entre des démons armés de lances et frôler un faucon géant dévoreur de chamanes. Diverses traditions parlent de monstres, de cannibales, de démons, de bêtes sauvages, de ravins impossibles et de beaucoup d’autres épreuves dont le chamane doit triompher. Le chamane népalais appartient à l’un des nombreuses traditions où le chamane dont l’âme a perdu une bataille contre un puissant ennemi, n’a plus qu’à trépasser.

Dotés de conscience et d’intelligence à l’image de l’homme, les esprits peuvent forcer le chamane à se battre physiquement ou à jouer au plus fin. Ce concept de bataille vient de la guerre ou de la chasse propres aux vivants, et l’imagerie en sera des plus sanglantes, à moins que l’âme ne soit prise au piège.

Les assistants mâles de la chamane saora chantent lors des funérailles comment ils lèvent une armée pour aller à la rescousse du défunt déplacé dans le cosmos : « Prenons nos haches, empoignons-les. Brandissons nos épées, nos couteaux » S’il s’agit de jouer au pus fin, le chamane devra être à la hauteur de ruses de l’ennemi. Dans un épisode très chamanique de la mythologie grecque, Œdipe cherche à sauver Thèbes de la peste et se retrouve devant le Sphinx, lequel pose des devinettes aux voyageurs et les étrangle lorsqu’ils restent sans réponse. Œdipe répond correctement, le Sphinx se tue lui-même et la peste est levée. Un certain chamane dolgan de Sibérie, ne parvenant pas à localiser l’esprit qui rendait malade son patient, invita un chanteur d’épopée à la séance de guérison. Quand le chanteur en fut au moment de l’histoire où le héros se bat contre un mauvais esprit et commence à l’emporter, l’esprit qui importunait le patient ne pouvait plus le supporter jaillit du corps de sa victime pour porter secours à son collègue. C’est alors que le chamane l’attaqua et le défit.

Le chamane peut encore être soumis à la tentation. Affamé, l’initié warao refusera les rôtis d’ours, de tapir et d’alligator ; il évitera les flatteries sexuelles de séduisantes femmes esprits. En d’autres termes, le chamane doit trouver quelle valeur morale attribuer aux expériences et aux actions. Le cerf du rêve de pouvoir d’Henry, le chamane xasho, se tenait à l’ouest mais regardait vers l’est. Pour les Washo, les âmes mauvaises demeurent à l’est, et Henry comprit qu’il devait éviter de cultiver la magie noire, laquelle fait habituellement partie des activités chamaniques.

A l’instar des esprits auxiliaires, on peut voir dans les esprits hostiles une composante de la psyché du chamane. La forêt, le désert ou le monde inférieur sont des lieux qui dépassent la civilisation humaine et correspondent peut être à l’inconscient des psychanalystes. La distinction entre les bons et les mauvais esprits n’est pas aussi nette que dans les religions dualistes, tel le christianisme. Les esprits peuvent aider ou détruire comme les forces de la nature. Le devoir du chamane consiste à les enrôler en les persuadant, mais s’ils persistent à œuvrer contre lui, à les contrecarrer. Le combat des esprits bénins et hostiles reflète non seulement l’ambivalence du monde mais aussi celle du chamane et de l’homme en général.

Livre à lire : LES CHAMANES de Piers Vitebsky

sur le blog de Francesca http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:AMERINDIENS, ESPRITS |on 17 mars, 2016 |Pas de commentaires »

LES ESPRITS ET LES AMES

 

luneL’être humain ne cesse d’examiner et de modifier son environnement. Simultanément, l’univers physique agit sur lui, et l’homme se retrouve uni au monde dans un circuit d’activités et de sensations. Ni l’homme ni son environnement n’ont de sens ou d’identité l’un sans l’autre.

Cette image d’interdépendance pourrait définir une position écologique d’avant-garde, mais elle fait partie intégrante de la vision chamaniste du monde où tout – non seulement les animaux, mais les plantes et les rochers, le vent et la pluie – est imprégné d’esprit. La compréhension de la nature de l’esprit est, dans tout système de croyances, une question théologique et psychologique profonde.

Dans la pensée chamanique, l’ »esprit » désigne plutôt l’ »essence » ; c’est ce qui fait qu’un animal est un animal et un objet un objet. L’esprit désigne en outre la conscience ; les êtres animés, de même que les arbres, les rochers et les outils ont une conscience semblable à la nôtre. Existant par eux-mêmes, les esprits peuvent délibérément s’en prendre aux hommes et provoquer certains événements de leur vie. Ils peuvent aussi s’éprendre d’un être et le nourrir avec compassion. Ils ont des besoins et des émotions, comme la faim, la jalousie ou l’orgueil, et ils peuvent nous attaquer, nous dévorer ou nous rendre fous.

Ce type de sensibilité religieuse, qui est l’effet d’une expérience plusieurs fois millénaire, permet d’agir sur le monde. Le chamanisme est une religion pratique et pragmatique qui ne saurait se limiter au mysticisme. L’unité qui s’en dégage ne va pas à l’encontre de l’identité particulière de chaque phénomène. Les catégories ne manquent pas dans l’univers intégré du chaman. Nombre d’esprits ont leur forme, leur nom et leurs qualités. On distingue l’esprit du soleil de celui de la lune ; ils peuvent être frère et sœur, ou encore mari et femme ; on soulignera leur ressemblance avec les êtres humains à l’aide de mythes sur leur genèse et leur influence.

Les esprits ours sont gros et sauvages et les esprits souris, timides, quoique habiles) se glisser dans les passages les plus étroits ; l’esprit du couteau coupe et celui du chaudron contient. De la même manière que chacun est unique tout en partageant quelque chose avec tous, chaque torrent, chaque montagne aura un nom, des particularités, et l’influencera les hommes. Les esprits peuvent épouser des êtres humains ou leur transmettre certaines de leurs capacités. Et ces mêmes capacités sont susceptibles de nous écraser.

Ces alternatives reflètent les qualités ambiguës d’un environnement où les animaux, le paysage et le temps peuvent aussi bien nous nourrir que nous détruire, selon leur humeur.

La conscience des esprits peut occuper la conscience humaine. On croit généralement que l’âme de l’homme vivant se transforme à sa mort en esprit ; les défunts deviennent soit des esprits ancestraux, soit les composants d’un esprit élémentaire plus vaste. L’âme est également une image du corps. Les Saora d’Inde pensent que l’âme se trouve dans le sang et a la forme exacte du corps où le sang circule. Ils disent qu’elle ressemble à une photographie et leurs anciens, comme nombre de gens sur cette terre, croient que l’on s’affaiblit en se laissant photographier.

L’âme peut quitter le corps ; ici commence la logique du chamane. Chacun l’éprouve au moment d e la mort, mais le rêve montre clairement que l’âme peut aller et venir sans que cela ne provoque la mort ; souvent les sociétés chamanistes considèrent le vol de l’âme lors de la transe comme une espèce de rêve contrôlé pendant lequel les chamanes transforment une expérience involontaire universelle en technique pure.

De nombreux peuples croient que les hommes ont plusieurs âmes. Les âmes du chamane peuvent se rendre dans d’autres mondes et les âmes du profane être capturées par des esprits ou des chamanes ennemis sans que mort s’ensuive. L’âme qui s’échappe est la conscience, ou la personnalité, et celle qui reste maintient le métabolisme. Si l’âme partie ne revient pas, l’âme restée en place ne saurait longtemps survivre. Dans certaines régions d’Asie du Sud-Est, on pense qu’il est dangereux de réveiller trop brusquement les gens, au cas où leur âme de rêve n’aurait pas le temps de revenir en toute sécurité.

Dans certaines sociétés, la représentation de la psyché est plus complexe encore. Les peuples esquimaux croient généralement qu’il y a une troisième âme, le nom lui-même, transmis d’un détenteur vivant de ce nom à un autre, mais les Yuchi et les Sioux d’Amérique du Nord possèdent, quant à eux, quatre âmes. Autres variantes possibles ; pour les Jivaros d’Amazonie, l’âme promeneuse se double de l’esprit gardien individuel ; chez les Yagua, peuplade voisine, l’homme a deux âmes tant qu’il est vivant et trois de plus qui ne fonctionnent (et sont dangereuses) qu’après la mort ; l’existence d’esprits auxiliaires indique la culture chamanique se fait une idée de la personnalité bien plus dégagée du corps que dans nos sociétés industrielles.

L’activité chamanique se fonde sur des représentations de l’espace et, bien que le mode quotidien soit saturé d’esprits, il existe d’autres sphères où le chamane doit se rendre. Si l’on admet que les esprits existent et qu’ils existent dans un monde différent du nôtre, d’où ils peuvent affecter notre santé et nos réserves alimentaires, il s’en suivra que lorsque ces réalités sont perturbées, il est nécessaire qu’un voyageur se rende auprès des esprits pour les convaincre d’agir autrement.

On prendra l’ »espace » pour une métaphore de l’altérité du monde des esprits. Si l’n considère les esprits comme l’essence des choses qui nous entourent, leur domaine n’en est pas pour autant effacé. Il occupe plutôt le même espace que nous mais n’est accessible qu’à certains d’entre nous. Pour y parvenir, il faut un grand talent et d’immenses efforts ; l’espace exprime la différence et la séparation, mais le voyage du chamane est la possibilité même de retrouver l’unité.

L’abîme spatial représente en premier lieu une différence d’être les esprits des morts des forces de la nature, n’existent pas, ici mais ailleurs. Cet abîme est encore le reflet de l’infériorité morale des hommes menant une existence dégradée à l’écart du divin. Sous cet éclairage, le voyage chamanique ressemble  la quête qu’on trouve dans d’autres systèmes religieux au moralisme plus explicite, telle la quête du Saint Graal. On pourrait même y voir un désir de retour à un état de grâce primordial. Le chamane est un technicien du passage de cet abîme autrement infranchissable, et seuls les chamanes ont assez de technique et de courage pour ce faire.

Il n’est pas toujours besoin d placer le monde séparé des esprits à d’autres niveaux cosmologiques. Il se trouve parfois sur cette terre. Dans certaines régions tribales de l’Inde, on traverse le pays des morts dans le bus qui va en ville. Mais même sur terre, l’altérité de ce monde est soulignée par son inaccessibilité physique ou par les tabous qui entourent le site, lequel peut être un rocher impressionnant ou une grotte dans la montagne.

La technique de base du vol chamanique est un état de transe contrôlée. On peut donc tenir la géographie chamanique pour une topographie des états mentaux. Il y a aujourd’hui des psychologues et des néo-chamanistes qui tentent de produire des « cartes » des états mentaux dans différents sens, littéraux ou symboliques. Ce faisant, ils paraissent suivre de très près la correspondance que les chamanes traditionnels eux-mêmes établissent entre leur état d’esprit et le lieu où ils se trouvent sur une carte de l’espace cosmique.

 Francesca du blog http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:AME, AMERINDIENS, ESPRITS |on 15 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Célébrer la sexualité avec les cycles de la nature

 

sexualiteLes amérindiens ont toujours observé la nature; c’est leur livre de la vie… Ils n’ont pas seulement observé les cycles naturels; ils ont toujours compris que c’est le mélange des énergies mâles et femelles qui crée la vie.

Ils considèrent le sexe comme une partie naturelle de la vie. Beaucoup de cultures amérindiennes, en fait, considèrent que faire l’amour, c’est partager l’énergie ou fusionner l’énergie. Les cérémonies primordiales de maintes tribus ont lieu durant le solstice d’hiver, l’époque de l’Esprit Gardien Waboose. A cette époque, nous honorons le mélange des énergies mâles et femelles parce que c’est l’union du Père Soleil et de la Terre Mère qui aura lieu au printemps, qui produira la vie nouvelle. En honorant cette union du Soleil et de la Terre, c’est la sexualité humaine que les amérindiens honorent, sur un plan symbolique.

Nous reconnaissons continuellement le fait qu’on doit être à deux, le mâle et la femelle, pour recréer la vie sur tous les plans de l’existence. C’est cette reconnaissance, je pense, qui nous empêche de devenir trop arrogants, de penser que nous n’avons besoin de personne d’autre dans la vie. L’indépendance est une bonne chose, tant qu’elle ne va pas jusqu’à l’arrogance ou l’extinction…

Honorer les énergies mâles et femelles est un thème constant qui parcourt toutes nos cérémonies. Nous avons d’abord la cérémonie du Renouveau de la Terre; puis nous avons la cérémonie de reconnaissance de la saison du printemps pour planter. A ce moment, nous honorons la fertilité des femmes, et leur pouvoir de donner la vie. Lorsque nous plantons notre jardin, nous construisons un cercle de cérémonie à l’intérieur et nos sœurs sortent pour faire une bénédiction spéciale au terrain. Autrefois, les femmes enlevaient leurs vêtements et marchaient nues autour du jardin. Elles trainaient leurs vêtements par terre derrière elles sur le sol.

Sun Bear, with Wabun and Barry Weinstock, The path of power, Bear Tribe Publishing, Spokane, USA, 1983. Traduction A. Boudet

Publié dans:AMERINDIENS, NATURE, SEXUALITE |on 4 décembre, 2015 |Pas de commentaires »

LE HANDICAP VÉCU COMME UN DON

HANDICAP ET DONChaque handicap est un don, parce qu’il nous permet de découvrir en nous des pouvoirs qui, sinon, passeraient inaperçus. Le mot-clef ici est l’acceptation.

Tant que nous n’avons pas pleinement accepté d’être tels que nous sommes, ces dons et ces pouvoirs qui sont le corollaire de ce qui semble être un handicap, demeurent hors de portée. Toute forme de révolte crée un blocage qui empêche les énergies de la vie de circuler. Lorsque j’étais jeune, ce sont la maladie et la souffrance qui sont devenues mes enseignantes. L’inconfort de mon corps était tel que j’ai appris à voyager dans d’autres dimensions de l’être où mon corps ne me pesait plus. J’ai appris également à apprécier la solitude, la méditation, la contemplation et à vivre la philosophie de l’acceptation, avec laquelle vient une compréhension de ce que vivent les autres.

La plupart des chamans à travers le monde le sont devenus après une expérience de mort «temporaire » ou une maladie grave. Il est parfois très difficile d’être reconnaissant d’un handicap. Je me souviendrai toujours des prisonniers amérindiens que j’ai accompagnés en tant que conseiller spirituel dans une prison de haute sécurité. Ils ont dû apprendre à être reconnaissants d’être en prison. Cela leur a pris beaucoup de temps, environ 5 à 6 mois, pendant lesquels j’ai dû insister pour qu’ils puissent développer en eux le sentiment de reconnaissance d’être là où ils étaient.

Tant qu’ils n’avaient pas acquis la capacité d’éprouver cette gratitude, tout restait au point mort. Mais dès que cela leur a été possible, tout a changé. Ils sont devenus productifs et ont fabriqué de l’artisanat. Ils ont même entrepris des campagnes de financement pour obtenir les matériaux nécessaires et la permission de les faire entrer dans un établissement de sécurité maximale. Ils ont fait renaître la fraternité amérindienne qui continue à œuvrer depuis ce moment important. Certains d’entre eux sont devenus des guérisseurs reconnus qui enseignent aujourd’hui la méditation et guident leurs frères vers un autre mode de vie. Ce sont d’ex-criminels, qui ont vécu dans une ambiance où la violence et le crime étaient un mode de vie. Ils ont fait un virage à 180° et leur premier pas a été la gratitude d’être là où ils étaient. Il en est de même pour un handicap.

Après la reconnaissance et la gratitude, il est temps de générer de l’énergie pour transformer le handicap en atout. Il existe probablement autant de méthodes que d’individus….

Extrait de l’Interview de Aigle Bleu pour le magazine Sacrée Planète

Publié dans:AMERINDIENS, ENERGIES, GUERISON, POUVOIR |on 25 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

MÉDECINES CHAMANIQUES

médecine chamanique

Souffle de l’esprit, alliance avec la nature, globalité de l’univers, voici que reviennent à la mode des pensées que le XXème siècle avait oubliées. Véritable pirouette des Temps Modernes, cette autre façon de percevoir le monde resurgit presque par surprise des entrailles mêmes de l’humanité. A vrai dire, elle fut pendant des millénaires la voie spirituelle et instinctive de l’humanité, avant d’être étudiée, non sans une certaine condescendance par l’Homme Blanc, sous le terme générique de chamanisme. A la fois ancêtre des « grandes » religions et technique archaïque de guérison, on se précipitait à son chevet pour en recueillir ses ultimes soupirs. Contre toute attente, le chamanisme est resté bien vivant… il s’est adapté aux nouvelles contraintes en prenant de multiples formes dites néochamaniques, il se propose même aujourd’hui de pénétrer la modernité jusqu’à la réformer. 

Définir le chamanisme est certainement une entreprise des plus délicates tant la diversité de ses formes d’expression est immense. Le terme même de chamanisme faisant référence à une doctrine ou un culte établi est d’ailleurs fort mal adapté pour tenter de le cerner. Il serait plus opportun de parler de chamanismes au pluriel afin d’insister sur ses multiples facettes et interprétations du monde, voire de chamanité pour mieux traduire cet état d’esprit si particulier qui forge toutes les cultures dites primitives et qui probablement a pris naissance dés l’apparition des premiers hommes sur Terre.

Des chamanes de Sibérie (saman en langue Toungouse) aux hommes-médecine des Amériques en passant par les sorciers-guérisseur d’Australie ou d’Afrique sans oublier nos druides, chaque continent a vu surgir une infinité de versions du sacré, chacune d’entre elles s’illustrant par une pratique spécifique fondue dans une culture, une géographie, un climat, un mode de vie. Aussi différentes que puissent être ces visions du sacré, une idée centrale forge leur unité : hors de portée de nos cinq sens, la nature possède en son sein des « forces » actives sur la vie ordinaire. Appelées esprits ou flèches magiques, elles peuvent être perçues de tous, mais seul le chaman grâce à un apprentissage particulier parvient à les atteindre et les manipuler. En d’autres termes, le point de rencontre des mille versions du chamanisme réside dans une certaine forme de sacralisation de la nature, ce qui précisément le rend attrayant en ces temps d’écologisme.

Perception culturelle du monde et chamanisme

Le chamanisme ne peut cependant pas se réduire à une simple vénération des forces cachées de la nature car il se veut avant tout une manière d’envisager le monde et d’interagir avec lui. Plus qu’une voie spirituelle quelque peu abstraite, il est un modèle de vie cherchant à mettre en pratique au quotidien l’alliance avec l’univers, une sorte de fusion totale qui conduit à des notions de temps et d’espace bien différentes de celles aujourd’hui couramment admises.

La pensée sauvage refuse notamment l’idée d’un monde extérieur, indépendant et hostile à la survie de l’individu. Elle se fonde au contraire sur un principe simple, traduit ici en termes occidentaux : l’univers contient l’homme et l’homme renferme l’univers. Abolissant toute idée de lutte, l’être humain n’est pas seulement dans la nature, il est la Nature. On a trop souvent voulu réduire cette position à une sorte de soumission de l’être humain aux forces de la nature. Or, il n’en est rien. Car à l’instar de la notion de « Terre-Mère » chère à tous les Amérindiens, c’est bien de complicité ou de connivence dont il faut parler. Ainsi à titre d’exemple, la foudre qui s’abat tout près du village n’est pas perçue comme un déferlement des puissances hostiles, mais sera interprété sous la forme d’un message adressé aux hommes, lesquels en sont peut-être la cause par leurs actes récents. De même, l’ours, le loup, l’anaconda ou le jaguar, animaux capables d’attaquer l’homme dans certaines circonstances, sont systématiquement considérés comme nos proches ancêtres avec la volonté évidente de forger une alliance avec eux plutôt que de verser dans une peur irrationnelle. Ici, les légendes ne racontent pas le monde, elles sont littéralement investies du pouvoir de créer la réalité, une réalité mouvante de par le mode de transmission oral, mais une réalité à la mesure des hommes et que les anthropologues ont appelée cosmovision.

Chamane

Sans cesse à l’écoute des forces qui meuvent la nature, le sauvage entretient ce lien magique qui le relie à l’univers entier. Cette vision le transcende, il n’est plus seul mais en communion avec le « Grand Tout », une sorte de confident mystique de l’univers. Humble particule d’une fresque grandiose, il a su cultiver une certaine conception de la solidarité aujourd’hui inconnue en Occident : les hommes étant reliés entre eux et avec leur environnement, toute modification d’attitude de l’un d’eux ou événement naturel influencera leur propre vie. En terre sauvage, il y a comme de la prudence ou de la précaution à ne pas gêner l’équilibre du Grand Tout et un souci constant de se fondre avec celui-ci comme pour mieux profiter de son étonnante dynamique.

La pensée sauvage refuse aussi l’idée d’un temps linéaire déroulant son intraitable empreinte sur l’espace. Aux antipodes de cette conception, les peuples de la nature affectionnent dilater l’instant présent au point d’en oublier leur passé et de ne rien attendre du futur. Par exemple, pour beaucoup d’entre eux, le premier homme est né tout au plus deux ou trois générations avant les derniers aïeux qu’ils ont connus. Etouffer la marche du temps, c’est en quelque sorte rendre à l’espace son entière puissance. On parvient alors à saisir toutes les forces de l’univers concentrées en un seul instant dilaté et omnipotent. Celles-ci dansent une sarabande éternelle et l’homme pris dans son tourbillon se doit d’interagir avec elles pour maintenir le miracle de sa vie. Sauver sa vie n’est pourtant pas le sentiment qui s’en dégage. On pourrait presque dire qu’il faut savoir donner sa vie pour qu’elle existe vraiment. Aussi, il n’est pas étonnant de constater que pour tous ces peuples, le prestige et les valeurs morales ont plus d’importance que les aspects matériels. Conséquence incontournable de cette disposition d’esprit, la vie et la mort se côtoient en permanence. L’une et l’autre sont à l’oeuvre en même temps et rien ne servirait à repousser l’une au profit de l’autre, telle la surprenante attitude des peuples premiers pour qui la notion de survie est en elle-même inconcevable.

Le chamanisme est à n’en point douter l’héritier légitime de cette façon ancestrale de penser le monde. Il se propose de plonger au delà de nos sens à la recherche de cette autre partie du monde qui nous échappe. Voyages hallucinatoires, transes extatiques, envoûtements, c’est dans une sorte de « réalité profonde » que se meuvent les chamans. Mais leurs efforts seraient vains, si tout un peuple derrière eux ne se sentait pas concerné. En terre sauvage, il est du ressort de chaque homme, de chaque femme d’aller à la rencontre des signes annonciateurs du monde total. Plus qu’un devoir, cela est devenu le sens de leur vie comme de leur mort. Car cette réalité-là est perçue comme le cadre élargi de la vie, la véritable dimension dans laquelle il faut agir pour orienter le modeste destin de chacun.

lire la suite sur http://arutam.free.fr/

Publié dans:AMERINDIENS, HUMANITE, PLANTES |on 16 septembre, 2015 |Pas de commentaires »

Perception culturelle du monde et chamanisme

 Pablo Amaringo

image Pablo Amaringo

Le chamanisme ne peut pas se réduire à une simple vénération des forces cachées de la nature car il se veut avant tout une manière d’envisager le monde et d’interagir avec lui. Plus qu’une voie spirituelle quelque peu abstraite, il est un modèle de vie cherchant à mettre en pratique au quotidien l’alliance avec l’univers, une sorte de fusion totale qui conduit à des notions de temps et d’espace bien différentes de celles aujourd’hui couramment admises.

La pensée sauvage refuse notamment l’idée d’un monde extérieur, indépendant et hostile à la survie de l’individu. Elle se fonde au contraire sur un principe simple, traduit ici en termes occidentaux : l’univers contient l’homme et l’homme renferme l’univers. Abolissant toute idée de lutte, l’être humain n’est pas seulement dans la nature, il est la Nature. On a trop souvent voulu réduire cette position à une sorte de soumission de l’être humain aux forces de la nature. Or, il n’en est rien. Car à l’instar de la notion de « Terre-Mère » chère à tous les Amérindiens, c’est bien de complicité ou de connivence dont il faut parler. Ainsi à titre d’exemple, la foudre qui s’abat tout près du village n’est pas perçue comme un déferlement des puissances hostiles, mais sera interprété sous la forme d’un message adressé aux hommes, lesquels en sont peut-être la cause par leurs actes récents. De même, l’ours, le loup, l’anaconda ou le jaguar, animaux capables d’attaquer l’homme dans certaines circonstances, sont systématiquement considérés comme nos proches ancêtres avec la volonté évidente de forger une alliance avec eux plutôt que de verser dans une peur irrationnelle. Ici, les légendes ne racontent pas le monde, elles sont littéralement investies du pouvoir de créer la réalité, une réalité mouvante de par le mode de transmission oral, mais une réalité à la mesure des hommes et que les anthropologues ont appelée cosmovision.

Sans cesse à l’écoute des forces qui meuvent la nature, le sauvage entretient ce lien magique qui le relie à l’univers entier. Cette vision le transcende, il n’est plus seul mais en communion avec le « Grand Tout », une sorte de confident mystique de l’univers. Humble particule d’une fresque grandiose, il a su cultiver une certaine conception de la solidarité aujourd’hui inconnue en Occident : les hommes étant reliés entre eux et avec leur environnement, toute modification d’attitude de l’un d’eux ou événement naturel influencera leur propre vie. En terre sauvage, il y a comme de la prudence ou de la précaution à ne pas gêner l’équilibre du Grand Tout et un souci constant de se fondre avec celui-ci comme pour mieux profiter de son étonnante dynamique.

La pensée sauvage refuse aussi l’idée d’un temps linéaire déroulant son intraitable empreinte sur l’espace. Aux antipodes de cette conception, les peuples de la nature affectionnent dilater l’instant présent au point d’en oublier leur passé et de ne rien attendre du futur. Par exemple, pour beaucoup d’entre eux, le premier homme est né tout au plus deux ou trois générations avant les derniers aïeux qu’ils ont connus. Etouffer la marche du temps, c’est en quelque sorte rendre à l’espace son entière puissance. On parvient alors à saisir toutes les forces de l’univers concentrées en un seul instant dilaté et omnipotent. Celles-ci dansent une sarabande éternelle et l’homme pris dans son tourbillon se doit d’interagir avec elles pour maintenir le miracle de sa vie. Sauver sa vie n’est pourtant pas le sentiment qui s’en dégage. On pourrait presque dire qu’il faut savoir donner sa vie pour qu’elle existe vraiment. Aussi, il n’est pas étonnant de constater que pour tous ces peuples, le prestige et les valeurs morales ont plus d’importance que les aspects matériels. Conséquence incontournable de cette disposition d’esprit, la vie et la mort se côtoient en permanence. L’une et l’autre sont à l’oeuvre en même temps et rien ne servirait à repousser l’une au profit de l’autre, telle la surprenante attitude des peuples premiers pour qui la notion de survie est en elle-même inconcevable.

Le chamanisme est à n’en point douter l’héritier légitime de cette façon ancestrale de penser le monde. Il se propose de plonger au delà de nos sens à la recherche de cette autre partie du monde qui nous échappe. Voyages hallucinatoires, transes extatiques, envoûtements, c’est dans une sorte de « réalité profonde » que se meuvent les chamans. Mais leurs efforts seraient vains, si tout un peuple derrière eux ne se sentait pas concerné. En terre sauvage, il est du ressort de chaque homme, de chaque femme d’aller à la rencontre des signes annonciateurs du monde total. Plus qu’un devoir, cela est devenu le sens de leur vie comme de leur mort. Car cette réalité-là est perçue comme le cadre élargi de la vie, la véritable dimension dans laquelle il faut agir pour orienter le modeste destin de chacun.

source : http://arutam.free.fr/

Publié dans:AMERINDIENS, CO-CREATION, DEVELOPPEMENT, ESPRITS |on 12 septembre, 2015 |Pas de commentaires »

Le téléphone spirituel : une forme de néo-chamanisme

CHAMANEReste à savoir si la pratique du « téléphone spirituel » doit être considérée comme une forme de néochamanisme. Si l’on s’en tient aux caractéristiques du néochamanisme telles que précédemment évoquées – la décontextualisation, la psychologisation et l’idéalisation du chamanisme – il n’en est rien. En effet, les pratiques du « chaman téléphoniste » se rattachent à une cosmologie particulière, celle des Yagua, même s’il innove dans certaines de ses techniques ou qu’il s’adresse à des esprits en provenance d’une autre culture que la sienne, comme le « docteur en chirurgie » ou le « Dieu catholique ».

D’autre part, la dimension psychothérapeutique est absente : ni lui, ni ses patients ne cherchent à faire un travail sur eux-mêmes. Ce chaman ne possède pas non plus les mêmes idéaux que ceux qui circulent dans le milieu néochamanique : à l’instar de la plupart des indiens, il s’éloignerait par exemple très volontiers de la nature s’il en avait les moyens, pour aller vivre dans une maison de ciment en ville, avec tous les biens matériels qu’il pourrait posséder. De même, sur le plan spirituel, ce chaman doit toujours être sur ses gardes, puisqu’il peut être attaqué à tout moment par un esprit malfaisant ou par un autre chaman. Ainsi, il me racontait les nombreuses fois où il avait dû prendre part à un combat dans ses rêves ou encore quand il avait reçu ou envoyé des fléchettes invisibles empoisonnées à d’autres chamans. Il est donc autant admiré que craint. Ainsi, il arrive souvent qu’un chaman ait des conflits pouvant mener jusqu’à la mort. 

Je suggère l’idée selon laquelle les caractéristiques essentielles du néochamanisme ne peuvent surgir que lorsque les chamans amazoniens ont un contact fréquent et/ou prolongé avec des Occidentaux, comme c’est le cas pour certains chamans installés en ville ou soignant principalement des touristes européens ou nord-américains.

Un jour, un chaman de l’ethnie Shipibo, vivant près de Pucallpa, en Amazonie péruvienne, m’a confié que pour être un bon chaman aujourd’hui, il fallait être à la fois un médecin, un sage et un chef d’entreprise. En tant que bon businessman, il ne travaille plus qu’avec des touristes à la recherche de fun ou de spiritualité. Pour lui, le chamanisme est devenu une « affaire qui roule ». 

Les cérémonies que ce chaman organise prennent un tout autre sens que celles qui s’adressent à des apprentis chamans locaux. En général, en Amazonie, l’initiation chamanique se passe entre un maître et son élève, dans un lieu retiré. Régulièrement, le maître invite l’apprenti à boire des décoctions de plantes hallucinogènes pour entrer en communication avec le monde invisible. Les esprits rencontrés lui permettent d’acquérir un certain savoir, puis un pouvoir pour agir sur le monde des êtres humains. Ainsi, le chaman peut créer ou maintenir un certain équilibre (ou un déséquilibre) tant au niveau écologique, biologique que social. 

Ce que l’on pourrait appeler le « chamanisme pour touristes » est bien différent. Très souvent, les cérémonies se déroulent avec un grand nombre de néophytes qui cherchent à vivre une expérience intense avec une plante aux effets visionnaires puissants. Dans ce cas, son séjour est de courte durée. Parfois, il désire retrouver une spiritualité perdue, une harmonie avec la nature et effectuer un travail sur soi qui s’apparente à du « développement personnel ». Il séjourne alors quelques semaines, voire plusieurs mois dans un centre chamanique pour Occidentaux. Le nouveau savoir et les pratiques chamaniques transmises dans ce cas s’apparentent souvent au néochamanisme, si l’on s’en tient aux quelques caractéristiques que j’ai mentionnées. Comme pour le « chamanisme téléphonique », le « chamanisme touristique » nous montre que les chamans sont d’excellents jongleurs, en ce sens qu’ils peuvent manier des savoirs et des pratiques de provenances multiples. Leur grande force est de s’adapter à toutes les situations socioculturelles se présentant à eux. 

Le « chamanisme pour touristes » pourrait lentement glisser vers une forme nouvelle de néochamanisme, nouvelle en ce sens que ce ne sont pas des Occidentaux qui se réapproprient des traditions chamaniques, mais des chamans amazoniens qui modifient certains concepts, certaines pratiques pour s’adapter à la demande occidentale. Ni bien, ni mal, ce glissement est une conséquence à la fois de la capacité d’adaptabilité des chamans, mais aussi de la mondialisation qui, à sa manière, touche l’Amazonie et ses habitants.

Marie-Laure Schick sur le blog de Francesca : http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:AMERINDIENS |on 8 septembre, 2015 |Pas de commentaires »

les signes astrologiques amérindiens

La signification et les signes astrologiques amérindiens

La loutre : 20 janvier-19 février
Le loup : 20 février-19 mars
Le faucon : 20 mars -19 avril
Le castor: 20 avril -20 mai
Le cerf : 21 mai-20 juin
Le pic vert: 21 juin-21 juillet
Le saumon : 22 juillet- 21 août
L’ours : 22 août -21 septembre
Le corbeau : 22 septembre- 22 octobre
Le serpent : 23 octobre- 22 novembre
La chouette : 23 novembre -21 décembre
L’oie : 22 décembre -19 janvier

Les-signes1

SIGNES AMERINDIENS

Les animaux emblématiques des Amérindiens peuvent inclure à peu près tous les animaux, et ont une représentation symbolique pour la majorité des tribus des Amériques. Dans cet article, nous nous concentrerons sur les animaux du zodiaque.

De nombreuses cultures amérindiennes croient que chaque personne a un animal qui lui est attribué au moment de sa naissance . Voici une interprétation des symboles amérindiens du zodiaque et les caractéristiques de chacun.

Les signes astrologiques amérindiens et leur signification:

La loutre : 20 janvier- 18 février

Un peu bizarre et peu orthodoxe, la loutre est parfois très difficile à comprendre. Les méthodes des loutres étant perçues comme non-conventionnelles, ce ne sont pas les premières à être choisies pour faire le travail. C’est une grave erreur de la part des autres, parce que bien que les méthodes des loutres soient non-conventionnelles, elles sont généralement plutôt efficaces.

Oui, la loutre a une façon inhabituelle de voir les choses, mais elle est dotée d’une imagination et d’une intelligence remarquable, lui permettant d’avoir un avantage sur tout le monde. Souvent très perspicace et intuitive, la loutre fait une très bonne amie, et peut être très attentive.

Dans un environnement stimulant la loutre est sensible, sympathique, courageuse et honnête. Livrée à elle-même, la loutre peut être sans scrupules, obscène, rebelle et isolée.

Le loup : 19 février- 20 mars

Profondément sentimental, et complètement passionné, le loup est l’amant du zodiaque à la fois au sens physique et philosophique. Le loup comprend que nous avons tous besoin d’amour, et il est tout à fait capable d’en offrir.

Avec sa farouche indépendance, cet animal emblématique amérindien est un peu en contradiction. Il a besoin de sa liberté, mais il est assez doux et compatissant, il y a l’image du « loup solitaire » avec ce signe.

Dans un environnement stimulant le loup est intensément passionné, généreux, très affectueux et doux. Livré à lui-même, le loup peut devenir impossible, récalcitrant, obsessionnel, et même vindicatif.

Faucon : 21 mars – 19 avril

Le faucon étant un leader naturel né, on peut se fier à lui pour avoir un jugement clair dans des situations délicates. En outre, cet animal symbolique amérindien ne perd jamais de temps, au lieu de cela il bat le fer tant qu’il est encore chaud, et prend des mesures pour ce qui doit être fait.

Toujours persistant, et toujours en train de prendre des initiatives, le caractère du faucon est une perle rare pour les projets ou les sports d’équipe. Le faucon peut être un peu prétentieux, il a généralement raison dans ce qu’il dit, donc on peut tolérer son arrogance.

Dans un environnement favorable, il entretient la passion et la flamme dans ses relations, et reste toujours compatissant. Livré à lui-même, le faucon peut être vain, grossier, intolérant, impatient et trop sensible.

Le castor : 20 avril- 20 mai

Se prendre en charge, s’adapter, se surpasser, telle est la devise du castor. Dans la plupart des affaires, le castor accomplit les taches avec beaucoup d’efficacité et d’aplomb. La ruse du castor est une force qu’il faut prendre en compte dans les affaires et le combat.

On pourrait aussi réfléchir à deux fois avant d’affronter intellectuellement un castor, à cause de son acuité mentale. Le castor a tout pour lui, cependant avec lui c’est «tout ou rien», ce qui a tendance à lui amèner des ennuis.

Oui, généralement ils ont raison, mais le porteur de cet animal emblématique amérindien peut avoir besoin de faire preuve de tact. Dans un environnement stimulant, le castor peut être compatissant, généreux, loyal et serviable. Livré à lui-même, le castor peut être nerveux, lâche, possessif, arrogant, et trop exigeant.

Le cerf : 21 mai- 20 juin

Ce animal emblématique amérindien est la muse du zodiaque. Le cerf est une source d’inspiration et a un esprit très vif. Avec un humour taillé sur mesure, le cerf a tendance à faire rire tout le monde. Avec son excellente capacité à vocaliser, le cerf est une personne de conversation accomplie.

Cela combiné à son intelligence naturelle, le cerf est un invité indispensable aux dîners. Conscient du monde qui l’entoure, et encore plus conscient de son apparence, le cerf a tendance à trop s’impliquer. Cependant, le narcissisme domine le cerf à cause de son amabilité et de son affabilité.

Dans un environnement favorable, la vivacité naturelle et la personnalité pétillante du cerf rayonnent encore plus. Il est une puissante source d’inspiration dans les relations. Livré à lui-même, le cerf peut être égoïste, de mauvaise humeur, impatient, et avoir deux visages.

Le pic vert : 21 juin -21 juillet

Le pic vert est généralement le plus stimulant de tous les animaux emblématiques amérindiens. Écouteur accompli, totalement empathique et compréhensif, le pic vert est le seul à être de votre côté lorsque vous avez besoin de soutien.

Bien sûr, il fait un merveilleux parent, et un ami et un partenaire tout aussi merveilleux. Autre corde à son arc, il a tendance à être naturellement économe, débrouillard et organisé.

Dans un environnement stimulant, le pic vert est naturellement attentionné, dévoué et très romantique. Livré à lui-même, le pic vert peut être possessif, en colère, jaloux et rancunier.

Le saumon : 22 juillet- 21 août

Électrique, concentré, intuitif, et très créatif, le saumon est un véritable fil conducteur. Son énergie est palpable. Sa motivation naturelle, sa confiance et son enthousiasme sont facilement contagieux.

Tout le monde suit le saumon même si l’idée est trop farfelue pour fonctionner. Généreux, intelligent et intuitif, pas étonnant que le saumon ait de nombreux amis. Cet animal emblématique amérindien exprime un besoin de buts et d’objectifs, et n’a aucun mal à trouver des volontaires pour ses croisades personnelles.

Dans un environnement favorable, le saumon est calme, sensuel, stable et généreux. Livré à lui-même, ceux qui portent cet animal emblématique amérindien peuvent être égoïstes, vulgaires, et ne tolèrent pas les autres.

L’ours : 22août -21septembre

Pragmatique et méthodique, l’ours est le premier à appeler lorsqu’il y a besoin d’une main ferme. Le caractère pratique et pondéré de l’ours en font un excellent partenaire commercial. Habituellement la voix de la raison dans la plupart des situations, l’ours est un bon équilibre pour la chouette. L’ours a également un très grand cœur, et un penchant pour la générosité.

Cependant on pourrait ne pas le savoir car l’ours a tendance à être très modeste et un peu timide. Dans un environnement chaleureux, cet animal emblématique amérindien donne beaucoup d’amour et de générosité en retour.

En outre, l’ours peut faire preuve de patience et de tempérance, ce qui fait de lui un excellent professeur et mentor. Livré à lui-même, l’ours peut être sceptique, paresseux, étroit d’esprit et solitaire.

Le corbeau : 22 septembre -22 octobre

Très enthousiaste et entrepreneur né, le corbeau est très charmeur. Mais il n’a pas besoin de travailler pour être charmant, c’est inné chez lui. Tout le monde reconnaît facilement l’énergie du corbeau, et tout le monde se tourne vers le corbeau pour ses idées et ses opinions.

C’est parce que le corbeau est à la fois idéaliste et diplomate, c’est ce qu’il le rend assez ingénieux. Dans un environnement stimulant, cet animal emblématique amérindien est facile à vivre, peut être romantique et avoir une voix douce. En outre, le corbeau peut être très patient et intuitif dans les relations.

Livré à lui-même, le corbeau peut être exigeant, incompatible, vindicatif et abrasif.

Les signes astrologiques amérindiens et leur signification suite:

Le serpent : 23 octobre- 22 novembre

La plupart des chamans sont nés avec cet animal emblématique amérindien. Le serpent est un élément naturel en matière de spiritualité. Facilement à l’écoute du royaume éthéré, le serpent est un excellent chef spirituel. Également respecté pour ses capacités de guérison, le serpent excelle également dans les professions médicales.

Les questions immatérielles qui préoccupent le serpent conduisent souvent les autres à les considérer comme des personnes mystérieuses et parfois effrayantes. Certes, le serpent peut être discret, et un peu obscur, mais il est également très sensible et attentionné.

Dans une relation de soutien, le serpent peut être passionné, inspirant, humoristique, et serviable. Livré à lui-même, le serpent peut être découragé, violent, et sujet à des sautes d’humeur anormaux.

La chouette : 23 novembre -21 décembre

Variable comme le vent, la chouette est difficile à cerner. Chaleureuse, naturelle, et de nature facile à vivre, la chouette est l’amie idéale pour tous. Le porteur de cet animal emblématique amérindien est bien connu pour s’engager à toute allure dans la vie, et aime de tout cœur l’aventure.

Mais la chouette peut aussi être téméraire, négligente, et irréfléchie. Les chouettes font de grands artistes, enseignants, et écologistes. Toutefois, grâce à sa capacité d’adaptation et à sa polyvalence, la chouette pourrait probablement exceller dans n’importe quelle profession.

Dans un environnement favorable, la chouette est sensible, enthousiaste, et a une écoute attentive. Livrée à elle-même, la chouette peut être excessive, trop indulgente, amère et belliqueuse.

L’oie : 22 décembre – 19 janvier

Si vous voulez faire quelque chose, donnez-le à l’oie. Persévérante, tenace et très ambitieuse, l’oie se fixe des objectifs à accomplir, et les atteint toujours. L’oie est déterminée à réussir à tout prix, et peu importe l’approbation des autres. Ceux qui ont cet animal emblématique amérindien sont en concurrence avec leur propre ennemi intérieur.

Entraînée est le mot d’ordre du trait de personnalité dominant de l’oie, ce qui la rend excellente dans les affaires et les sports de compétition. Lorsque elle est soutenue, de ses amis et de sa famille, l’oie se stimule et excelle dans tout ce qu’elle entreprend.

Dans un environnement chaleureux, l’oie peut être très passionnée, pleine d’humour, grégaire, et même sensuelle. Cependant, lorsque l’oie est livrée à elle-même, elle peut tomber dans des comportements obsessionnels ou dans une dépendance qui entraîneront inévitablement sa disparition.

SOURCE : http://www.conscience-et-eveil-spirituel.com

Publié dans:AMERINDIENS, ASTROLOGIE |on 1 août, 2015 |Pas de commentaires »

L’héritage Amérindien


CanadaLa vie est étonnante. Qui aurait pu prédire qu’un jour, le savoir des « peuples premiers » serait porteur d’espoir pour le 21ème siècle ?

Leur héritage a survécu à l’extermination quasi totale de leur population. « La Grande Parole » comme ils aiment l’appeler, a voyagé jusqu’à nos jours.

Nous sommes de plus en plus nombreux à la recevoir car elle est porteuse d’espoir dans ce monde si dur. Leur vision de l’univers rejoint les connaissances de la physique quantique, ils deviennent, après avoir été des primitifs, des précurseurs. Leurs rites et coutumes sont une vraie médecine pour notre âme malade et notre état émotionnel gorgé de stress.

Comment cela à t’il pu être possible ?

Il fut un temps ou les humains étaient comme le chat qui joue et tue la souris parce qu’il est programmé pour cela. Au tout début du Monde, nos ancêtres Adam et Ève ne se posaient aucune question. Ils évoluaient comme l’ensemble de l’univers, au rythme d’une programmation universelle : extension, domination, destruction. Quelles que soient les espèces, les éléments, du plus grand au plus petit, même les systèmes solaires… sont conditionnés par ce principe.

Quelques exemples : Quand le gui colonise un arbre, il le tue et meurt avec. Lâchez des rats sur une île, ils mangent tout puis se mangent entre eux.

Plus prés de nous, l’homme a colonisé la planète, il épuise et détruit ses ressources (comme il l’a déjà fait, à petite échelle sur l’île de Pâques.) Il est l’esclave de cette dynamique inconsciente : « extension, domination, destruction. » Il mourra après avoir abattu le dernier arbre et péché le dernier poisson ou mangé son dernier semblable.

Il n’y a ni bien, ni mal, c’est un mouvement naturel.

Pourtant, nous sommes capables d’agir autrement, c’est le Miracle!

L’humanité est sortie du programme universel pour devenir force de proposition, elle a fait mentir Einstein qui disait : « Un jour, les machines pourront résoudre tous les problèmes, mais jamais en poser aucun » C’est pourtant ce qui est arrivé à notre espèce. L’humain s’est dissociée du système et a imaginé un autre possible : Celui d’apprivoiser l’univers plutôt que de le soumettre et disparaître, comme bien des espèces avant lui.

Etre en mesure d’observer un système et décider d’en choisir une autre …c’est le miracle, car nous sommes devenus Co créateur de notre destin.

Cette mutation a donné naissance à la philosophie, la spiritualité, les sciences, et dans tous les pays à toutes les époques, les religieux, les philosophes, les scientifiques ont essayé de modifier la trajectoire de l’humanité et de la détourner de la pulsion de mort. Hélas, ils n’ont jamais pu influencer le déterminisme mortifère de notre espèce et au contraire dans certains cas, leur parole fut utilisée pour le favoriser.

Cependant, certains peuples premiers ont faillit réussir. Comment?

Le principe de l’expansion, c’est la domination de l’un par rapport à l’autre. Les Guaranis et bien d’autres ont su contrôler ce principe destructeur en érigeant un autre principe. Comme le rapporte Pierre Clastres en parlant d’eux :« L’Un, c’est le mal, le bien, c’est être ceci et en même temps cela. »

Si les anthropologues ont été étonnés en découvrant ces sociétés « sans état » c’est qu’ils n’imaginaient pas que cela puisse être volontaire. C’est pour cette raison qu’on les appelait les peuples primitifs. Les découvertes de Pierre Clastres ont révolutionné la vision de l’occident sur les civilisations Amérindiennes ? C’était bien leur choix d’ériger « la société contre l’état » symbole de l’épanouissement du « Un » qui favorise les désirs d’expansion, de domination et finalement de destruction.

Ils ont crée des outils de vigilance pour lutter contre l’émergence du « Un » , qui se cache dans la bravoure exceptionnelle , le pouvoir religieux, le commandement d’un valeureux guerrier , la nouveauté technologique… Leur choix fut de canaliser l’expression individuelle afin d’éviter l’asservissement. Ils ont préféré s’ouvrir aux expressions multiples du monde et s’y connecter sans aucune hiérarchie. C’est ce savoir vivre dont on a tellement besoin aujourd’hui.

Comment recevoir cet héritage dans notre vie personnelle? Comment trouver l’Amérindien qui est en nous.

Ce qui se passe dans l’univers existe à l’échelle de l’individu.

Exemple : Quand la partie qui représente « le travail » ou « le besoin de plaire, » ou « celui de s’enrichir, de réussir encore et encore etc.… prend les rennes d’une vie, elle finit par occuper toute la place. Elle emprisonne l’individu dans une ligne droite ou le temps court toujours devant lui. Elle maintient la pression sur ce coureur de fond en lui donnant un sentiment de puissance, de domination, dont il devient dépendant. Le plus grand stress, pour ce marathonien, sera d’être rejeté de cette dynamique expansion, domination, destruction qui rejoint celle de l’humanité.

Les populations Amérindiennes offrent des outils puissants pour changer cela.

La connexion chamanique, c’est le moyen de ne pas céder à la tentation de la verticalité, de veiller à ne pas privilégier la part de vous qui deviendra votre dictateur. C’est s’ouvrir à d’autres multiples à l’intérieur de soi, mais aussi à l’extérieur. C’est rééquilibrer l’ensemble de votre être et vous ouvrir à un monde plus vaste et plus libre.

imagesCe dont je suis convaincue, c’est que cette pensée, cet autrement, est en nous, il vit et peut s’incarner en chacun. Le monde du vivant est infiniment plus grand que celui de la seule expression humaine. Vous pouvez voyager dans ces différentes contrées, apprendre l’essence de la vie et avoir moins peur de mourir. Vous découvrirez la richesse et la joie de l’altérité. Là où le combat s’arrête, la jouissance de vie peut exister.

Sortir du programme, c’est le don que nous avons reçu, à chacun le choix de lui donner vie. Si vous avez le désir de travailler ce don, je vous propose une formation en trois ans pour développer le néo chamane qui dort en vous.

Formation a la pratique néo chamanique.

1ère année acquisition d’un médiumnité plurielle: Elle doit vous permettre de voyager autant dans un caillou, une plante, un bijou une autre dimension…C’est l’éveil de l’ensemble des canaux sensoriels pour naviguer dans la trame du vivant. Cette ouverture vous donne l’aptitude nécessaire pour initiation a la philosophie et aux rituels des peuples amérindiens.

elle est un préalable essentiel pour poursuivre l’information :

2ème année Initiation aux rituels et Médecine Amérindienne Travail sur la mort, la beauté, les ancêtres, les mondes parallèles. Rituel de passage en fin de cycle.

3ème année devenir Praticien néo–chamanique. L’enseignement se fera en partie en forêt puis dans les villes et les lieux pollués. C’est la connexion avec les blessures de la terre et les nouvelles formes du vivant. Faire parler le goudron, le béton, le monde du fer, les déchets, qui font aussi partie de vous est indispensable pour découvrir les médecines utiles à notre époque.

Gislaine Duboc

téléchargement (1)la chamane et la psy 
Depuis plus de 20 ans elle associe les techniques analytiques et émotionnelles, aux rituels amérindiens. Elle a trouvé dans l’approche chamanqiue l’art d’épanouir ses dons médiumnique et de channeling et grâce à la PNL l’art de pouvoir modéliser ses aptitudes e mles enseigner Elle propose une formation originale au néo chamanisme 
plus d’infos voir www.gislaine-duboc.fr

Publié dans:AMERINDIENS |on 4 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Le destin de la forêt amazonienne

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Si nous nous rassemblons en un immense mouvement mondial pour sauver l’Amazonie et que nous lançons des sondages dans les trois pays concernés, nous donnerons au président colombien le soutien dont il a besoin pour convaincre le Brésil et le Venezuela. Les trois leaders cherchent des occasions de briller au prochain sommet pour le climat de l’ONU. Offrons-leur une opportunité en or.

L’Amazonie est primordiale pour la vie sur Terre: 10% des espèces connues vivent au sein de cette splendide forêt vierge, et ses milliards d’arbres jouent un rôle clef dans l’atténuation du dérèglement climatique. Les experts disent que la création de cette réserve serait une véritable révolution pour contrer la déforestation rampante. Signez cette pétition maintenant; lorsque nous atteindrons 1 million de signatures, les chefs indigènes remettront notre pétition et nos sondages directement aux trois gouvernements:

. Après plusieurs années de déclin, la déforestation a repris de plus belle l’an passé, et les taux ont atteint au Brésil un pic de 190% en août et septembre par rapport à l’année précédente. Les lois actuelles ne parviennent pas à arrêter les bûcherons, mineurs et éleveurs. Le meilleur moyen de régénérer la forêt est de créer des réserves plus vastes encore, et ce corridor écologique serait une formidable avancée pour préserver les fragiles écosystèmes de l’Amazonie.

Certains disent que les réserves naturelles freinent le développement économique, d’autres affirment qu’elles sont mises en place sans consultation des communautés indigènes. Mais ceux qui portent ce projet se sont engagés à travailler en collaboration étroite avec les peuples indigènes. 80% du territoire concerné par leur plan est déjà protégé. Tout ce qui manque pour que cette proposition avant-gardiste voit le jour, c’est une coordination et une mise en oeuvre régionales.

Des peuples indigènes et des activistes ont donné leur vie pour lutter contre la dévastation de l’Amazonie. Si nous mobilisons notre immense communauté internationale, alignée derrière les membres d’Avaaz en Amérique latine, nous aurons un pouvoir unique: celui de pousser les dirigeants à se mettre d’accord et faire ce pas décisif dans la lutte contre le changement climatique et contre l’extinction des espèces. Signez maintenant: offrons à ces leaders un immense soutien public pour ce fantastique projet de protection de l’Amazonie.

https://secure.avaaz.org/fr/amazon_corridor_loc/?bNPJdgb&v=56451

La communauté Avaaz s’est battue à maintes reprises pour nos forêts, et pour contrer des projets menaçant l’Amazonie en Bolivie, au Pérou et au Brésil. Nous avons aujourd’hui une chance de remporter une victoire concrète et vitale qui garantirait notre futur à tous. Si ce projet se réalise, il pourrait être reproduit dans les plus importantes forêts du globe. Ensemble, plantons cette première graine pour soigner notre monde.

Avec espoir et détermination,

Alice, Bert, Ana Sofía, Oscar, Marigona, Joseph et toute l’équipe d’Avaaz

PLUS D’INFORMATIONS:

Brésil: un scientifique appelle à un «effort de guerre» pour sauver l’Amazonie (20 minutes)
http://www.20minutes.fr/planete/1474282-20141104-bresil-scientifique-appelle-a-effort-guerre-sauver-amazonie

Amazonie: la déforestation en hausse de 500% (Le Figaro)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/11/18/97001-20141118FILWWW00255-amazonie-la-deforestation-en-hausse-de-500.php

L’orpaillage menace la forêt amazonienne et aussi ses habitants (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/01/15/l-orpaillage-menace-la-foret-amazonienne-et-aussi-ses-habitants_4557368_1650684.html#1Oh3cp7p1tZ3mMTz.99

Changement climatique: déclin du puits de carbone amazonien lié à une surmortalité des arbres (CIRAD)
http://www.cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/communiques-de-presse/2015/changement-climatique-declin-du-puits-de-carbone-amazonien-lie-a-une-surmortalite-des-arbres

La Colombie propose le plus grand éco-corridor du monde avec le Brésil et le Venezuela (Business Standard, en anglais)
http://www.business-standard.com/article/news-ians/colombia-proposes-world-s-largest-eco-corridor-wi

La Colombie veut créer un “couloir environnemental” à travers les Andes et l’Amazonie (Phys.org, en anglais)
http://phys.org/news/2015-02-colombia-environmental-corridor-andes-amazon.html

La Colombie veut réduire le taux de déforestation de l’Amazonie à zéro d’ici 2020 (Colombia Reports, en anglais)
http://colombiareports.co/colombian-program-save-amazon/

Une nouvelle étude démontre que la sécheresse en Amazonie ajoute du dioxyde de carbone dans l’atmosphère (NOAA Boulder Labs, en anglais)
http://www.boulder.noaa.gov/node/29

La biodiversité amazonienne (BBC Nature, en anglais)
http://www.bbc.co.uk/nature/places/Amazon_Basin

 

Publié dans:AMERINDIENS, NATURE |on 7 avril, 2015 |Pas de commentaires »

Chacun de vous fait la différence

 

Terre-amerindienne-par-L-Emmanuelle-1« Petite Soeur,

Même si le monde extérieur ne reflète pas la victoire qui fait écho dans tout l’univers, ô combien pourtant elle est palpable et ô combien nous nous en réjouissons. Cette Victoire qui a soulevé l’espoir de million de personnes, nous l’avons attendue, tant attendue. Avec tous les Artisans de Lumière et avec mes Frères des Royaumes Eclairés, Nous l’avons préparée avec persévérance, avec tant d’amour et au prix de lourdes souffrances. Pour cela, je n’ai jamais douté qu’elle soufflerait enfin en chacun annonçant l’émergence du Nouveau Monde. Je suis si proche de vous et je sais, petite soeur, que tu maintiens dans ton coeur la pure conviction que chacun de vous est précieux et que chacun de vous fait déjà la différence. 

La confusion que le monde traverse en ces temps fait de vous des instruments d’une valeur inestimable.. Petite soeur, dis leurs et dis leurs encore que vous êtes comme des phares imperturbables et si essentiels pour tous ceux qui cherchent leur route. Peux-tu imaginer une navigation sans repères ? 

Peux-tu imaginer un navire s’approchant des côtes sans être guidé ? Le capitaine cherche la lumière, il cherche la lumière dans la nuit, il cherche la lumière dans la tempête pour ne pas s’échouer, pour ne pas se perdre. Voilà à quel point vous êtes précieux pour tous ceux qui cherchent à arriver à bon port. Tous les bateaux sont différents, leurs destinations sont différentes, et pourtant le phare maintient son appel lumineux sans accuser de différence tel un gardien silencieux, fiable et constant. Alors je vous souffle à nouveau que la Révérence pour toute Vie est puissante au-delà de votre entendement. Soyez empreint de révérence envers tous ceux qui croisent votre chemin, vous guiderez ainsi tous ceux qui pour qui c’est le moment. Soyez tel un phare qui permet le positionnement à chaque instant sans jamais faillir. 

C’est pour cela petite soeur que votre rôle est inestimable alors, protégez-vous de pensées affaiblissantes, protégez-vous des émotions inutiles, protégez-vous d’actes superflus, protégez-vous de ces mots qui blessent. 

Comprenez bien qu’à chaque instant, chacun de vous fait la différence, ô Oui, chaque instant compte, car dans le moment présent vous avez le choix de votre vibration, vous avez le choix de l’intensité et de la qualité de votre lumière. Or, Un phare n’a pas d’état d’âme, pas de variation, il ne modifie pas son alternance, il ne modifie pas son intensité en fonction des bateaux qui croisent au large. Il brille inconditionnellement. 

Petite soeur, dis leurs que je me tiens à vos côtés pour offrir mon aide avec enthousiasme. Mon aide, ce mot-là ne fait-il pas écho à mon nom ? ED ? Ce nom n’inspire-t-il pas mon soutien ? Quel beau nom ! Merci à vous de nous aider à aider les autres et je vous aiderai à aider si vous m’invitez à le faire. 

Puissiez-vous ressentir la Victoire qui résonne dans les plans qui nous entourent Alors dis-leurs qu’il n’y aura pas de retour en arrière et que plus rien ne sera comme avant. Nous honorons à chaque instant le service de lumière que vous rendez, nous honorons puissamment chacun d’entre vous. Notre gratitude est empreinte d’une joie indicible. 

Ma révérence envers vous est profonde, et tous ceux qui vous accompagnent vous saluent d’une Révérence infinie. »

Ed Monetachi – Message de l’Indien Comanche Ed Monetachi Reçu par Dominique-Claire Germain en décembre 2008 – paru au magazine « Vivre sa Légende »

Publié dans:AMERINDIENS |on 9 février, 2015 |Pas de commentaires »

Peut-être sommes-nous tous frères

 

indien-seattle-Discours prononcé par le Chef Indien « Seattle » en 1854- 

«Le Grand Chef de Washington nous a fait part de son désir d’acheter notre terre. Le Grand Chef nous a fait part de son amitié et de ses sentiments bienveillants. Il est très généreux, car nous savons bien qu’il n’a pas grand besoin de notre amitié en retour. Cependant, nous allons considérer votre offre, car nous savons que si nous ne vendons pas, l’homme blanc va venir avec ses fusils et va prendre notre terre. Mais peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? 

Etrange idée pour nous !

Si nous ne sommes pas propriétaires de la fraîcheur de l’air, ni du miroitement de l’eau, comment pouvez-vous nous l’acheter ? Le moindre recoin de cette terre est sacré pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque grève sablonneuse, chaque écharpe de brume dans le bois noir, chaque clairière, le bourdonnement des insectes, tout cela est sacré dans la mémoire et la vie de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres porte les souvenirs de l’homme rouge. Les morts des hommes blancs, lorsqu’ils se promènent au milieu des étoiles, oublient leur terre natale. Nos morts n’oublient jamais la beauté de cette terre, car elle est la mère de l’homme rouge; nous faisons partie de cette terre comme elle fait partie de nous. 

Les fleurs parfumées sont nos soeurs, le cerf, le cheval, le grand aigle sont nos frères ; les crêtes des montagnes, les sucs des prairies, le corps chaud du poney, et l’homme lui-même, tous appartiennent à la même famille. Ainsi, lorsqu’il nous demande d’acheter notre terre, le Grand Chef de Washington exige beaucoup de nous. Le Grand Chef nous a assuré qu’il nous en réserverait un coin, où nous pourrions vivre confortablement, nous et nos enfants, et qu’il serait notre père, et nous ses enfants. Nous allons donc considérer votre offre d’acheter notre terre, mais cela ne sera pas facile, car cette terre, pour nous, est sacrée.  

L’eau étincelante des ruisseaux et des fleuves n’est pas de l’eau seulement; elle est le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir qu’elle est sacrée et vous devrez l’enseigner à vos enfants, et leur apprendre que chaque reflet spectral de l’eau claire des lacs raconte le passé et les souvenirs de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père. Les fleuves sont nos frères ; ils étanchent notre soif. Les fleuves portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir  que les fleuves sont nos frères et les vôtres, et l’enseigner à vos enfants, et vous devrez dorénavant leur témoigner la bonté que vous auriez pour un frère. L’homme rouge a toujours reculé devant l’homme blanc, comme la brume des montagnes s’enfuit devant le soleil levant. Mais les cendres de nos pères sont sacrées. Leurs tombes sont une terre sainte; ainsi, ces collines, ces arbres, ce coin de terre sont sacrés à nos yeux. Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos pensées. Pour lui, un lopin de terre en vaut un autre, car il est l’étranger qui vient de nuit piller la terre selon ses besoins. Le sol n’est pas son frère, mais son ennemi, et quand il l’a conquis, il poursuit sa route. Il laisse derrière lui les tombes de ses pères et ne s’en soucie pas. 

Vous devez enseigner à vos enfants que la terre, sous leurs pieds, est faite des cendres de nos grands-parents. Afin qu’ils la respectent, dites à vos enfants que la terre est riche de la vie de notre peuple. Apprenez à vos enfants ce que nous apprenons à nos enfants, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. Lorsque les hommes crachent sur la terre, ils crachent sur eux-mêmes. Nous le savons: la terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la terre. Nous le savons : toutes choses sont liées comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses sont liées. 

Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. L’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil de tissu. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui-même. Mais nous allons considérer votre offre d’aller dans la réserve que vous destinez à mon peuple. Nous vivrons à l’écart et en paix. Qu’importe où nous passerons le reste de nos jours. Nos enfants ont vu leurs pères humiliés dans la défaite. Nos guerriers ont connu la honte ; après la défaite, ils coulent des jours oisifs et souillent leur corps de nourritures douces et de boissons fortes. 

Qu’importe où nous passerons le reste de nos jours ?

Ils ne sont plus nombreux. Encore quelques heures, quelques hivers, et il ne restera plus aucun des enfants des grandes tribus qui vivaient autrefois sur cette terre, ou qui errent encore dans les bois, par petits groupes; aucun ne sera là pour pleurer sur les tombes d’un peuple autrefois aussi puissant, aussi plein d’espérance que le vôtre. Mais pourquoi pleurer sur la fin de mon peuple ? Les tribus sont faites d’hommes, pas davantage. Les hommes viennent et s’en vont, comme les vagues de la mer. Même l’homme blanc, dont le Dieu marche avec lui et lui parle comme un ami avec son ami, ne peut échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères malgré tout; nous verrons. 

Mais nous savons une chose que l’homme blanc découvrira peut-être un jour: notre Dieu est le même Dieu. Vous avez beau penser aujourd’hui que vous le possédez comme vous aimeriez posséder notre terre, vous ne le pouvez pas. Il est le Dieu des hommes, et sa compassion est la même pour l’homme rouge et pour l’homme blanc. La terre est précieuse à ses yeux, et qui porte atteinte à la terre couvre son créateur de mépris. Les blancs passeront, eux aussi, et peut-être avant les autres tribus. Continuez à souiller votre lit, et une belle nuit, vous étoufferez dans vos propres déchets. Mais dans votre perte, vous brillerez de feux éclatants, allumés par la puissance du Dieu qui vous a amenés dans ce pays, et qui, dans un dessein connu de lui, vous a donné pouvoir sur cette terre et sur l’homme rouge. Cette destinée est pour nous un mystère; nous ne comprenons pas lorsque tous les buffles sont massacrés, les chevaux sauvages domptés, lorsque les recoins secrets des forêts sont lourds de l’odeur d’hommes nombreux, l’aspect des collines mûres pour la moisson est abîmé par les câbles parlants. 

Où est le fourré ? …. Disparu.

Où est l’aigle? … Il n’est plus.

Qu’est-ce que dire adieu au poney agile et à la chasse ? C’est finir de vivre et se mettre à survivre. 

Ainsi donc, nous allons considérer votre offre d’acheter notre terre. Et si nous acceptons, ce sera pour être bien sûrs de recevoir la réserve que vous nous avez promise. Là, peut-être, nous pourrons finir les brèves journées qui nous restent à vivre selon nos désirs. Et lorsque le dernier homme rouge aura disparu de cette terre, et que son souvenir ne sera plus que l’ombre d’un nuage glissant sur la prairie, ces rives et ces forêts abriteront encore les esprits de mon peuple. Car ils aiment cette terre comme le nouveau-né aime le battement du coeur de sa mère. Ainsi, si nous vous vendons notre terre, aimez-la comme nous l’avons aimée. Prenez soin d’elle comme nous en avons pris soin. Gardez en  mémoire le souvenir de ce pays, tel qu’il est au moment où vous le prenez. Et de toute votre force, de toute votre pensée, de tout votre coeur, préservez-le pour vos enfants et aimez-le comme Dieu vous aime tous. 

Nous savons une chose: notre Dieu est le même Dieu. Il aime cette terre. L’homme blanc lui-même ne peut pas échapper a la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères, nous verrons. »

 Magazine Vivre sa Légende

Publié dans:AMERINDIENS |on 13 janvier, 2015 |Pas de commentaires »
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