Archive pour la catégorie 'NATURE'

La signification du Graal

 

Qui n’a pas entendu parler du Graal et tenu au moins une fois entre ses mains un livre traitant de cette question ? Toute personne en recherche a sans doute eu l’occasion de lire quelque chose à ce sujet. Depuis qu’un certain Chrétien de Troyes donna le « coup d’envoi » à la légende du Graal, ce symbole n’a cessé d’interroger et de solliciter l’imagination des meilleurs esprits. Cela s’explique dans la mesure où le Graal se réfère à une réalité spirituelle de nature universelle qui constitue le fondement même de l’Univers et de l’homme et dont on retrouve la trace dans toutes les traditions. Et qui se situe, par la même, au coeur de la spiritualité chrétienne. Le Graal est un mot connu de tous. Mais le mot ne fait pas la chose. Dès lors, le connait-on vraiment ? Les ouvrages consacrés au Graal, comme à la question templière, sont en nombre considérable. Une impression singulière demeure, que tout n’a sans doute pas été dit sur questions. Si le Conte du Graal, l’œuvre majeure de Chrétien de Troyes fut inachevé, nous dit-on, en ce lointain XIIe siècle, c’est pour signifier que le parachèvement de la parole templière du Graal était reporté, différé pour d’autres temps. Il fut différé pour faire signe à notre époque, inachevé comme il en est de l’Histoire. Ininterrompu mieux que rompu, la Parole qui est au Commencement n’étant point perdue mais seulement oubliée.

feu de la nature

La signification

S’agissant d’un symbole qui nous parle de la présence Divin en l’homme et dans le monde, on que l’on en retrouve la trace dans toutes traditions dont il constitue le noyau central. Par même des choses, les représentations symboliques dont se pare le Graal sont multiples signifiantes pour nous parler d’une spirituelle qui se tient dans les hauteurs du ciel aussi bien que dans les profondeurs de l’âme humaine et qui attend chacun d’entre nous. Les vertus attribuées au Graal sont fréquemment celles de la Pierre philosophale. Dans tous les cas, il s’agit d’un trésor que l’on découvre en un lieu réservé, au terme d’une recherche exigeante et que l’on dit périlleuse, à l’issue d’un processus de métamorphose de soi-même. C’est-à-dire d’une initiation. Le découvrir est un exploit. Les sources du Graal sont multiples. Pour les uns, il trouve son origine dans la tradition celtique et ce que l’on appelle « la matière de Bretagne». Pour d’autres, le Graal est d’origine orientale, transmis notamment au travers du creuset de l’islam. Sans oublier les sources méridionales du Graal dans le sillage de Guillaume d’Orange, ses liens avec les mystères de Mithra, le manichéisme et la spiritualité cathare. Toutes ces sources ont leur légitimité. Notre propos n’est cependant pas d’en analyser les mérites respectifs. Il est ainsi possible d’appliquer au Graal les principes d’une « théologie négative », selon laquelle, en effet, Dieu n’est pas ceci, et Il n’est pas cela non plus. C’est donc par une « docte ignorance » qu’il est possible d’aborder la connaissance du Graal, lequel n’est pas ceci et n’est pas cela non plus. Car « si quelqu’un croit savoir quelque chose, il n’a pas encore connu comme il faut connaître ». En réalité, il en est du Graal comme d’un arbre dont le tronc essentiel est celui de la Tradition spirituelle immémoriale, transmise d’âge en âge et qui se spécifie par ses branches dans le temps et l’espace. Le Graal est également semblable à la circonférence d’un cercle qui s’offre à la multiplicité des regards, mais qui est armé de l’intérieur par son point central ou réside la connaissance vivante et secrète. Ce point est le Graal de toutes choses, à propos duquel une antique maxime traditionnelle nous dit     « connais cela, ce par quoi tu connaîtras le Tout ». Ainsi, la Coupe du Graal est-elle aussi à entendre au sens géométrique du terme.

Le Graal, une question pour notre temps

Certains esprits pourraient s’étonner que la question du Graal, surgie au XIIe siècle, soit encore d’actualité au moment où l’humanité est confrontée à des bouleversements considérables et à des drames qui menacent sa survie même. En d’autres termes, le Graal est-il un sujet dépassé dans le monde technique et scientifique d’aujourd’hui ? Ou est-il au contraire de nature à redonner vie à la culture et à la spiritualité de notre époque dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont gravement malades ? Le temps qui s’annonce, à l’aube du XXIe siècle, appelle une nouvelle Quête du Graal. Perceval est ici le symbole d’une élite de l’Esprit que nous avons qualifié   « d’humanité percevalienne ». A bien des égards, le siècle qui s’avance sous nos pas est un siècle précurseur qui appelle des hommes et des femmes d’une trempe nouvelle, capables d’orienter la barque du monde par avis de tempête. L’homme est inachevé, et il est en marche vers l’Homme véritable qui est la clé de voûte du devenir de l’humanité. Car c’est toujours l’Homme que l’on retrouve aux carrefours de l’Histoire. Il en est de notre époque comme d’un temps d’équinoxe, quand la mer se retire plus loin qu’à l’accoutumée, faisant apparaître des paysages jusqu’alors insoupçonnés, bouleversant les conditions climatiques aussi bien que culturelles de notre vie. De même que l’arbre chargé de fruits s’incline très bas, la Coupe du Graal est aujourd’hui appelée à s’incliner, pour nous dire qu’elle annonce un temps de déversement spirituel et une ère nouvelle de Vérité bouleversante…

Publié dans:ACCORD, ELEMENTS, HUMANITE, MAITRISE, NATURE |on 8 décembre, 2016 |Pas de commentaires »

La sagesse commence dans l’émerveillement

 

 

A propos du Centre Nature Divine. Fondé en décembre 2015 à La Pesse dans le Haut-Jura par Elsa Delacroix, le centre de ressourcement Nature Divine offre un espace de calme et de dépaysement enchanteur qui permet aux personnes seules ou en groupe de faire une pause dans leur quotidien pour aller à la rencontre d’eux même, progresser dans leur démarche de développement personnel ou spirituel à travers un contact profond avec la puissance et la poésie de la Nature.

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Se reposer, se ressourcer et renouer avec soi-même dans la magie de l’hiver : découvrez les séjours thématiques bien-être et ressourcement hiver 2017, « Lumières d’Hiver » du Centre Nature Divine au cœur du cadre préservé du Parc Naturel Régional du Haut-Jura.

Le Centre Nature Divine situé à La Pesse (39) dans le Haut-Jura à 1200 m d’altitude, propose toutes l’année des séjours bien-être et ressourcement dans un cadre enchanteur, au cœur de la nature bienfaisante. Elsa Delacroix, Astrologue Humaniste et guide intuitif, fondatrice du centre vous accueille, seul, en couple ou en groupe et vous propose de séjourner en yourte ou en gîte rural, situés en pleine nature.

Le programme de séjours « Lumière d’Hiver » au Centre Nature Divine de janvier à mars 2017 :  Séjours développement personnel et spirituel « Lumières d’Hiver ». Cet hiver 2017, le Centre Nature Divine vous propose, en complément des séjours « Respiration » et « Intuition » disponibles tout au long de l’année, un programme de séjours à thème habillés aux couleurs de cette saison et baptisé « Lumières d’hiver ». Les séjours «Lumières d’hiver » vous invitent dans la blancheur et le silence de l’hiver, moment propice de repli sur soi, à faire naître une nouvelle clarté dans votre vie qui vous guidera vers le mieux-être. Ces séjours se déroulent hors vacances scolaires, sur 5 jours (4 nuitées), du lundi au vendredi. Le programme du stage comprend un atelier de marche sensorielle en raquette, un atelier d’initiation à l’astrologie « Découvrez votre ciel intérieur » et deux demi-journées supplémentaires de temps d’introspection sur un thème en résonance avec les énergies planétaires du moment. Le thème astral individuel sert de support au travail réalisé par chacun pendant ces ateliers collectifs, néanmoins aucune connaissance de l’astrologie n’est nécessaire pour en tirer les bénéfices. Le reste du temps est libre pour permettre à chacun de profiter des bienfaits de la nature – source de vitalité, d’inspiration … et de sagesse.

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quand le Soleil traverse le signe du Capricorne…

Nous découvrirons les domaines de notre vie teintés par l’énergie du Capricorne et comment y développer tout notre potentiel. Nous ferons un point sur les effets du transit de Saturne dans nos vies et ses enjeux de développement personnel. Nous aborderons les sujets liés au peurs et blocages, à la culpabilité, la responsabilité et au chemin vers l’authenticité de l’être. 

Dates de stage :
Du lundi 9 janvier au vendredi 13 janvier 2017 Du lundi 16 au vendredi 20 janvier 2017

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quand le Soleil traverse le signe du Verseau...

Nous découvrirons les domaines de notre vie teintés par l’énergie du Verseau et l’importance qu’elle y joue. Nous nous pencherons sur la planète Uranus dans le thème natal mais également en transit pour éclairer ses effets, notamment ce qu’elle peut nous ouvrir comme opportunité en matière de changement, de libération et déconditionnement. Nous découvrirons l’endroit de notre génie personnel – de notre unicité – et de quelle façon nous pouvons participer à des œuvres collectives et sociales qui contribuent à l’éveil des consciences.

Date de stage :
Du lundi 23 janvier au vendredi 27 janvier 2017 Du lundi 30 janvier au vendredi 3 février 2017

quand le Soleil traverse le signe des Poissons…

Nous découvrirons les domaines de notre vie teintés par l’énergie du signe des Poissons et comment y développer tout notre potentiel. Nous nous pencherons sur la planète Neptune et de quelle façon nous manifestons cette énergie dans notre vie. Cette période sera particulièrement consacrée au silence et à la méditation et à l’écoute de son intuition.

Date de stage :
Du lundi 13 mars au vendredi 17 mars 2017

Pour le détail du contenu et déroulement des stages « Lumière d’Hiver », visitez cette page de notre site ou contactez Elsa Delacroix au 03 84 42 72 60.

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Le Centre Nature Divine : « Au cœur de la nature pour retrouver votre nature ».

Simplicité et Authenticité
Située sur la Combe du Cernétrou qui surplombe le village de La Pesse à 1205m d’altitude, Le Centre de Ressourcement Nature Divine est constitué d’une ancienne ferme typique jurassienne rénovée en plusieurs gîtes. Une yourte est également installée sur le domaine et vous accueille dans un cadre insolite. Le Centre bénéficie d’une situation exceptionnelle en pleine nature et vous pouvez partir directement depuis votre gîte, raquettes ou ski aux pieds. Pendant votre séjour, profitez également de notre espace spa, dans le décor insolite et charmant d’un chalet en bois-rond, qui vous offrira les bienfaits du jacuzzi et du sauna après une bonne journée de randonnée raquette ou ski de fond. Détox, détente et relaxation au programme.

Vous trouverez dans nos 3 gîtes ruraux la chaleur d’un décor montagne, simple et authentique, fait de bois et pierre. Vous organisez librement vos repas dans les cuisines toutes équipées ou pouvez également vous restaurer au village de la Pesse à 1,3 km du Centre. Le centre met également à votre disposition des espaces collectifs pour ceux qui souhaitent de la compagnie à midi.

L’hiver l’accès au Centre Nature Divine se fait uniquement à pied, ski ou raquette ce qui vous invite à vous mettre en « marche » vers vous-même, tel un rituel initiatique. Un nouveau voyage peut alors commencer où …la sagesse commence dans l’émerveillement.

A propos d’Elsa Delacroix, votre accompagnatrice et guide. Après avoir réalisé un premier parcours professionnel dans la conduite du changement et la transformation des organisations, Elsa a souhaité mettre ses compétences au service des individus et s’est tournée vers des outils symboliques de connaissance de soi et de guidance qui trouvaient en elle un profond écho à travers leur lien à la Nature et au Cosmos, notamment l’Astrologie Humaniste.

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Astrologue professionnelle, enseignante, poète et guide intuitif, Elsa fonde son approche de la relation d’aide et de l’accompagnement au mieux-être sur une vision holistique du bien-être et de la santé. A travers les activités proposées par le Centre « Nature Divine », Elsa vous propose de voyager en Poésie « au cœur de la nature pour retrouver votre nature ».

Contactez
Pour découvrir le Centre de Ressourcement « Nature Divine », en savoir plus sur le calendrier des ateliers événementiels et les modalités d’inscription, contactez au 03 84 42 72 60 ou rendez-vous sur le site www.nature-divine.fr. Retrouvez également nos instantanés « Magie du Moment » sur notre page Facebook www.facebook.com/naturedivine
Adresse du Centre Nature Divine: Lieu-dit Le Cernétrou, 39370 La Pesse

Des Matières contre les énergies négatives

 

Comprenez bien Chères Ames, que nous sommes tous sensibles à des niveaux différents. Par exemple, certains sont ultrasensible s là où d’autres ne ressentent presque rien. Cette sensibilité ou hypersensibilité électromagnétique est une maladie qui génère plusieurs symptômes comme des tensions    

Sachez que l’Améthyste dégage des émissions créant un filtre contre les ondes néfastes. Toutefois, sachez que porter sur vous ou placée près de vous durant une longue période, l’Améthyste provoquera des tensions. Elle peut causer une sensation d’oppression, peut-être même des maux de tête et de l’angoisse chez certains individus. Il faut donc utiliser l’Améthyste de préférence lorsque vous êtes dans un endroit baigné d’intenses ondes néfastes. 

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Vous pouvez alors la porter sur vous durant quelques minutes. Pour une protection prolongée, il est toutefois préférable qu’elle soit placée à proximité de vous et non sur vous. 

Vous pourrez également utiliser la Tourmaline Noire ou encore le Quartz, un cristal dans lequel il y a une incrustation de Tourmaline. Ces pierres pourront neutraliser les ondes néfastes en agissant comme une sorte de paratonnerre. 

Une autre substance est intéressante pour vous : l’Ambre. Ce n’est pas une pierre. Cette substance odorante est constituée de la vie minérale, végétale, et même de vibrations animales. Elle a donc cette capacité d’émettre des parfums et d’agir comme une éponge absorbant les ondes néfastes. 

Vous pouvez porter l’Ambre sur vous longuement. Il est donc très intéressant que vous portiez des pierres de la substance d’Ambre sous forme de bijoux, par exemple. La seule chose que vous devez vous rappeler est de décharge l’Ambre régulièrement. 

L’Améthyste n’a pas à être déchargée puisqu’elle émet. Pour l’Ambre, utilisez votre propre magnétisme. D’abord avec l’intention de le nettoyer tout simplement, puis posez-le dans la terre comme si vous faisiez un cataplasme d’argile. Vous le faites parfois quand vous avez des tensions dans un bras ou une jambe. Vous pouvez aussi poser un cataplasme sur votre Ambre. L’argile va absorber les ondes néfastes comme un buvard. 

Vous pouvez aussi créer des fils ou des tissus neutralisants constitués de cuivre et de soie brute. Prenez le cuivre et entourez-le de soie brute. Vous pouvez l’utiliser sous forme de filament entourant un appareil qui émet, ou dans un lieu de méditation par exemple, pour ne pas qu’il s’imprègne d’ondes ni qu’il en attire. 

Vous pouvez aussi constituer un tissu de soie brute – une tenture par exemple – que vous imprégnez de particules de cuivre et que vous pouvez placer autour d’un appareil ou d’un espace que vous désirez protéger. Cependant, ne soyez pas obsédés par cela. 

Ne créez pas tous vos vêtements à partir de soie brute imprégnée de cuivre. Toutefois, les structures de cuivre et de soie favoriseront un champ épuré. Par exemple, imaginons que vous épurez un lieu, une pièce avec de l’Ambre. Vous y posez de l’Ambre pendant un moment afin d’absorber le sondes. Mais si la génération d’ondes est continue, vous aurez de la difficulté. 

Lorsque nous vous parlons de vigilance, tentez de réduire les émissions d’ondes. Posez de l’Ambre pour absorber ce qu’il y a en place, puis créez une structure de cuivre et de soie pour établir un lieu protégé – jusqu’à un certain point, bien entendu. N’oubliez pas que, dans une certaine mesure, votre taux vibratoire agit en tout premier lieu. 

Rappelez-vous que si vous portez des métaux sur vous, par exemple des lunettes ou des bijoux de métal, vous attirez davantage d’ondes qui peuvent s’accumuler en vous. Il est très important que vous puissiez vous enraciner, vous relier à la terre. Assurez-vous que vos vêtements ne comportent pas de métal. Revenez à des structures, des vêtements  qui sont beaucoup plus naturels, car ils vous protègeront davantage. 

Nous vous invitons ici à fermer les yeux, détendez-vous, respirez profondément sans faire d’effort et vibrez dans l’espace de votre cœur. 

Demandez intérieurement à votre Esprit d’être plus perceptif et sensitif. 

Demandez intérieurement quels sont vos propres symptômes et les effets des ondes néfastes sur vous. 

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Ne réfléchissez pas intellectuellement. Demandez à entendre, à percevoir, à ressentir comment votre corps vous indique la présence d’ondes nocives. S’agit-il d’une angoisse soudaine, d’une migraine, d’un acouphène ? Quel est le symptôme le plus juste vous indiquant ces ondes néfastes ? 

Puis, demandez intérieurement si votre taux vibratoire est suffisamment élevé et, afin de l’élever davantage, quel aspect de vous doit être relâché ou détendu. Est-ce des peurs, des mémoires, un attachement à la souffrance passée, une dépendance affective ou relationnelle ? Un attachement, une dépendance matérielle ? Est-ce l’orgueil, l’envie, la jalousie, le jugement sur soi, la culpabilité, par exemple ? 

Demandez intérieurement quel aspect de vous fait obstacle à l’élévation de votre taux vibratoire. En d’autres termes, demandez à votre Esprit ce qui peut être transformé pour que vous soyez moins sensible aux ondes néfastes en élevant votre taux vibratoire. Y a-t-il une peur particulière qui vous vulnérabilise, des colères, des impatiences, des intolérances qui diminuent votre taux vibratoire ? Ecoutez en vous…. 

Choisissez d’élever votre niveau d’amour, en sachant que l’amour permet de raviver, d’intensifier, de fortifier votre système immunitaire physique et subtil contre les parasites de toutes formes, et même les ondes nocives. 

Nous vous invitons à diminuer vos propres émissions d’ondes néfastes, comme par exemple vos pensées colériques et vos critiques, mais aussi à diminuer le recours à des systèmes émettant des ondes nuisibles. Enfin, modifiez en conscience vos environnements, vos comportements physiques et vibratoires par amour pour vous et pour l’amour de la Terre.

 

Propos de Pierre Lessard sur le blog de Francesca http://francesca1.unblog.fr/

Publié dans:ELEMENTS, GUERISON, NATURE |on 28 octobre, 2016 |2 Commentaires »

Le rôle protecteur des minéraux

 

 

La tradition amérindienne voit en chaque pierre un esprit protecteur. Cette sacralisation du règne minéral n’est pas dénuée de sens. Pour témoin, une discipline qui fait de plus en plus d’adeptes : la lithothérapie.

Il n’existe pas moins de 4000 minéraux répertoriés à ce jour. Il est étonnant de constater que le corps humain comporte en quantité variable nombre de ces éléments. De l’équilibre minéral dépend le bon fonctionnement de l’organisme tout entier. Le principal est le carbone autour duquel la vie a pu émerger. Il est contenu dans les glucides, les lipides et les protéines. Le calcium et le phosphore sont indispensables au squelette, l’iode à la glande thyroïde, le fer aux globules rouges du sang, etc. Pour la lithothérapie, l’impact énergétique des pierres sur l’organisme humain et son psychisme résulte d’une analogie structurelle et vibratoire.

Qu’est-ce que la lithothérapie ?

Cette forme de médecine douce peut être associée à toute pratique énergétique. La vibration subtile de certaines pierres entre en résonance avec le corps humain, libérant ainsi ses tensions physiques et émotionnelles. La prise en compte des 7 chakras, centres psychocorporels situés le long de la colonne vertébrale, permet de cibler les effets thérapeutiques. L’impact vibratoire des minéraux employés repose à la fois sur leur composition chimique, leur structure atomique, leur couleur – en lien avec la chromothérapie –, mais également leur symbolisme agissant sur le psychisme via l’inconscient collectif. La lithothérapie préconise également de porter sur soi un bijou orné de pierres adaptées à ses besoins de manière à profiter de leurs effets bienfaisants tout au long de la journée.

 

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Les pierres et leurs bienfaits

Parmi ces pierres, les plus représentatives, accompagnées de leurs pouvoirs protecteurs, livrent des secrets étonnants :

- L’hématite : connue depuis l’antiquité égyptienne pour ses vertus en matière de circulation sanguine, elle se caractérise par son apparence de métal brillant. Le chaman amérindien l’utilise pour favoriser son efficacité. Elle symbolise la terre nourricière. Elle peut être portée par des personnes ayant des problèmes de varices. Psychologiquement, elle stimule la confiance en soi et se révèle donc très intéressante pour les sujets souffrant de timidité.

- L’œil de tigre : considérée comme l’une des principales pierres de protection, certaines traditions s’en servent de talisman pour se prémunir des serpents et des envoûtements. Au niveau énergétique, l’œil de tigre a un effet miroir, réfléchissant les ondes négatives et les renvoyant vers son émetteur. Du point de vue physique, il favorise le fonctionnement du système digestif.

- Le quartz rose : cette « pierre du cœur » est en lien avec le quatrième chakra (région cardiaque) et il possède des vertus apaisantes. En cas d’insomnie ou d’agitation, les lithothérapeutes conseillent de placer un quartz rose sur la table de nuit.

- L’améthyste : le mot « améthyste » tire son origine du terme grec amathustein, signifiant ne pas être ivre. De couleur violette, cette pierre favorise l’élévation spirituelle et convient tout à fait à la méditation. Elle est aussi très efficace en cas de migraine lorsqu’on la place entre les deux sourcils pendant quelques secondes.

- La pierre de Lune : pierre féminine par excellence, les femmes s’en servent pour favoriser la lactation. Au niveau psychique, elle favorise l’intuition et protège des angoisses.

- La tourmaline noire : ce minéral est particulièrement efficace pour se protéger des ondes magnétiques générées par les écrans d’ordinateur, de téléviseur, les téléphones portables et les appareils électriques. 

Jacques Tiébault de Signes et Sens

sur le blog de Francesca http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:ELEMENTS, ENERGIES, GUERISON, NATURE, POUVOIR |on 24 octobre, 2016 |Pas de commentaires »

La base des enseignements Alimentaires

 

1 – L’alimentation a-t-elle une importance pour notre évolution spirituelle?

- Je pourrais te répondre oui, mais je souhaite te répondre non. Je pense que si tu es en harmonie avec toi-même, la règle de vie ou la façon de te nourrir n’ont pas une importance capitale, car si tu suis une philosophie, si tu suis une orientation et que tu n’es pas d’accord avec elle au plus profond de toi-même, cela sera néfaste pour ton évolution spirituelle. Il faut suivre ton intuition la plus profonde. Il faut que vous suiviez votre intuition pour ouvrir votre coeur.

Il faut donc tout simplement que vous soyez en harmonie avec ce que vous mangez. Si vous faites un régime végétarien – par exemple – contraint et forcé parce que vous vous dites : « C’est bien pour mon évolution spirituelle », il y aura une lutte en vous, et vous n’acquerrez pas, vous n’irez pas vers la vraie spiritualité. Alors nous ne conseillerons aucun régime. Chacun fait selon ce que son coeur désire et lui indique, chaque être étant différent. Mais il faut transcender, il faut aller au-delà.

alimentation

Je vous dirai ceci, qui est pour nous beaucoup plus important : la vraie nourriture n’est pas celle du corps, la vraie nourriture est celle de l’Esprit.

Malheureusement, vous donnez beaucoup à manger à votre corps et vous laissez mourir de faim votre Esprit. Pour nous, c’est cela le plus important. Une nourriture aussi vous est essentielle, vous l’ingérez vraiment sans le savoir et sans le comprendre, c’est toute l’Énergie d’Amour qui est autour de vous, c’est cette Énergie Divine, ce prâna. Absorbez cette Énergie avec conscience et désintéressez-vous un petit peu de ce que votre corps absorbe. Votre corps aura d’autres besoins si vous donnez à manger autre chose à votre Esprit.

Il y a la bonne rigueur, il y a la mauvaise rigueur. À vous de savoir quelles sont votre bonne rigueur et votre mauvaise rigueur, car chaque être est une fleur différente dans le jardin de Dieu. 

2 – Vous nous avez enseigné dans d’autres lieux que dans l’ère du Verseau, non seulement les hommes ne mangeront plus leurs frères inférieurs, mais que les animaux ne se mangeront plus entre eux. La transmutation dont vous nous parlez permettra-t-elle ainsi une mutation biologique pour que cet état de choses puisse changer, parce que je vois mal qu’un lion puisse se nourrir d’herbe dans l’état actuel des choses.

- Ta question est très intéressante et je vais répondre ceci : dans la prochaine ère, lorsque la grande transmutation se sera faite, le seul règne qui se donnera par Amour aux règnes supérieurs sera le règne végétal. Cela peut vous paraître complètement étonnant, mais les animaux qui n’auront pas pu vivre la transmutation alimentaire ne pourront survivre. Donc les hommes et les animaux se nourriront de leur frère inférieur : le règne végétal. Ceux qui ne pourront pas se nourrir comme cela n’auront pas lieu d’être sur ce plan, sur ce monde. Il y aura beaucoup d’espèces qui disparaîtront car elles ne pourront pas s’adapter, aussi bien chez les humains que dans le monde animal.

N’oubliez pas ceci : les êtres humains, comme les animaux, se nourriront en grande partie de prâna, d’Énergie Divine, car ils auront ouvert les portes à ces Énergies. Pour les animaux, pour vos frères inférieurs, cela se passera d’une façon inconsciente, mais pour les humains cela se passera d’une façon consciente.  

3 – Un régime végétarien est-il souhaitable pour s’engager sur une voie ou encore un cheminement spirituel ?

Nous allons répondre oui, mais nous allons dire aussi ceci : ce n’est pas parce que vous ferez un régime végétarien que vous serez systématiquement sur la voie spirituelle. Beaucoup d’êtres ont l’impression qu’à partir du moment où ils sont dans une certaine éthique de vie, ils sont sur le chemin spirituel. Il peut y avoir des êtres qui ont encore un besoin physique d’absorber de la nourriture, c’est-à-dire de la viande, de la nourriture lourde et qui ont déjà fait une très grande ouverture, un très grand cheminement, parcouru un très grand chemin sur cette voie spirituelle.

La nourriture, comme les énergies, les ondes de forme ou tout ce qui vous entoure, peuvent être complètement transcendés. Vous absorbez de la viande, mais tout ce que vous absorbez n’est pas propre à une très bonne consommation et à une très bonne vie. Alors apprenez à bénir mentalement tout ce que vous absorbez, que ce soient des boissons, que ce soient des fruits, des légumes. Essayez de transformer toute l’énergie, toutes les vibrations de l’alimentation que vous absorbez. Vous seriez surpris de savoir que parfois vous absorbez du vrai poison, mais que votre véhicule de manifestation a aussi la capacité, sans que vous en ayez conscience, de le transmuter. Ne soyez pas trop préoccupés si vous avez encore des besoins de manger de la viande, de la charcuterie etc.

Il vous est dit que vous avez besoin de protéines pour vivre, nous pouvons vous dire qu’à un certain niveau de conscience, vous n’en n’avez plus besoin. Vous pouvez pratiquement vous nourrir d’une nourriture presque inexistante, car vous avez la nourriture énergétique, le prâna, qui prend le relais de la nourriture physique. Mais pour que ce relais puisse se faire, il faut que votre corps soit déjà dans une certaine vibration.  

4 – Est-ce qu’il est important de rester vigilant vis-à-vis des végétaux qui sont modifiés génétiquement pour notre alimentation, ou est-ce désormais sans intérêt ?

- Nous aimerions vous dire ceci : il aurait été important d’être vigilant par rapport à tout ce qui est manipulé sur votre planète. Mais maintenant cela n’a plus une importance considérable car tout sera vibratoirement et cellulairement totalement changé.

Donc, même si vous absorbez de la nourriture qui n’est pas celle que vous auriez dû absorber – c’est-à-dire qui n’est pas saine à la santé humaine – bénissez cette nourriture, absorbez-la avec amour, en sachant que rien ne pourra nuire à votre corps. Nous vous déconseillons de manger vos petits frères, mais si votre corps réclame encore de la viande, bénissez-la, absorbez-la dans l’Amour, dans la Paix, surtout pas dans la culpabilité.

Quoi que vous puissiez absorber, sachez que votre corps, vos cellules, ont la capacité de transformer, de transcender l’énergie absorbée en une énergie qui pourra être totalement positive pour vous.

Nous pourrions vous dire que même ce qui est complètement négatif pour la vie, c’est-à-dire la radioactivité telle que vous la connaissez, peut être totalement inoffensive si vous savez l’absorber.

Pour nous qui pouvons être humain comme vous sur certains mondes, nous ne craignons pas la radioactivité. Elle est totalement inefficace sur nos cellules, sur nos corps, car nous savons transcender tout ce que nous absorbons, que ce soit au travers de notre tube digestif ou de notre respiration. Vous pouvez faire cela et c’est très facile. Ayez conscience, chaque fois que vous absorbez de la nourriture ou que vous respirez, que ce que vous respirez et que ce que vous mangez sont parfaits pour vous.

Cellar and preserves

Vos anciens – c’est-à-dire les êtres d’il y a cent ans ou même moins – savaient bénir la nourriture avant de la prendre, et c’était ce qu’il fallait faire. Ils le faisaient en hommage au Père. Ils le faisaient inconsciemment et cela leur servait à intégrer, à ingérer totalement cette nourriture sans qu’elle puisse leur être néfaste. Ils n’avaient pas de maladies de la digestion comme vous en avez actuellement. Maintenant vous ne mangez pas, vous absorbez goulûment et sans conscience toute nourriture.

Tout ce que vous absorbez en énergie, que ce soit par le moyen de la respiration ou celui de la nourriture matérielle, doit l’être dans un autre état de conscience, c’est-à-dire en bénissant, en acceptant avec Amour tout ce qui va pénétrer dans votre corps et lui permettre de s’activer, de vivre, de se mouvoir, d’être.

Boire est nécessaire à votre vie, et également au nettoyage de votre corps. Vous nourrir est nécessaire pour avoir l’énergie, pour que votre corps fonctionne. Lorsque vous respirez, vous devez avoir conscience que c’est l’Amour universel que vous respirez et que cela aussi est nécessaire à votre bon fonctionnement. Ne soyez pas des automates qui mangent, boivent, respirent. Ayez conscience de ces actes essentiels à la vie.  

5 – Justement, au niveau de la nourriture pour les animaux, que peut-on leur donner avec des boîtes de pâtée, des croquettes ? Il se trouve que j’ai des animaux chez moi qui ne sont pas en très bonne santé à cause de cela.

Il n’y a pas que cette nourriture-là ! Les animaux subissent ce que tous les humains subissent. C’est-à-dire la Transformation !

Vous pourriez certes donner à vos animaux une nourriture plus saine, mais beaucoup moins facile à préparer et vous vous lasseriez très vite de préparer cette nourriture. Vous ne le faites même pas pour vous, vous ne le feriez pas pour vos « petits frères » animaux.

Ce que vous pourriez faire, chaque fois que vous ouvrez une boîte, magnétisez-la, bénissez-la et demandez que l’Énergie Divine pénètre cette boîte. Comme cela, la nourriture que vous donnerez à vos petits frères sera différente, transformée vibratoirement.

Le monde animal – même s’il souffre aussi beaucoup de vos actions sur votre monde – va devenir de plus en plus intelligent. Vous aurez de plus en plus la possibilité de communiquer de façon télépathique avec le règne animal, car celui-ci a des facultés de télépathie beaucoup plus importantes qu’en a le règne humain et vous pourrez communiquer avec tous vos frères inférieurs.  

6 – Que pensent les Êtres de Lumière du fait que la plupart des hommes soient encore carnivores et qu’ils fassent souffrir les animaux pour les tuer ?

- Ils n’ont aucun jugement, ils disent simplement : « Que chacun agisse selon son état de conscience. » Lorsque vous évoluez, lorsque vous passez sur des plans de conscience supérieurs, vous ne pouvez avoir qu’Amour pour vos frères différents. C’est à vous d’essayer de faire comprendre aux autres que la Vie est sacrée. Mais il faut être tolérant envers ceux qui font inconsciemment souffrir leurs petits frères d’un autre règne.

Chaque être peut avoir plusieurs phases dans sa vie, des phases où il a un rejet absolu pour tout ce qui est viande, puis il peut avoir d’autres phases où il a de nouveau envie de consommer de la viande. Ce n’est pas parce qu’il est plus ou moins évolué, c’est parce que son véhicule a besoin de cette énergie.

Là où vous devriez vous insurger, c’est pour la souffrance gratuite, c’est-à-dire lorsque vous faites ce que vous appelez des expériences en laboratoire. Cela est une souffrance gratuite qui ne vous sert pas, car vous pourriez découvrir les moyens de vous soigner beaucoup plus facilement et sûrement avec d’autres méthodes. Dans un temps qui ne sera pas si loin que vous le pensez, il n’y aura plus aucune expérience sur des animaux en laboratoire. Il y aura une loi qui sera votée interdisant toute expérience de vivisection. Un grand pas sera déjà fait.

 

Dossier de Monique Mathieu du site : http://ducielalaterre.fr/

Ce que les Atlantes nous ont cédé

 

Issus d’une précédente civilisation, les Atlantes étaient remarquablement évolués tant sur le plan spirituel que sur le plan scientifique. Ils ont transmis physiquement une somme important de connaissances que vous retrouverez peu à peu avec le temps. D’autres formes de connaissances ont été placées sur les plans subtils, sous une forme virtuelle. Parmi celles-ci, certaines favorisent une mutation physique et psychique. Elles ont aussi le potentiel de stimuler votre capacité de conceptualisation. De plus, elles sont codifiées et enregistrées dans des particules photo-lumineuses programmées pour se joindre aux particules cristallines émises par les grands cristaux de l’intraterre.

0Francesca blog

Cet amalgame est vivant. Les particules croissent et prolifèrent. Elles ont aussi pour effet d’augmenter la cristallisation des minéraux souterrains.

Après tous ces millénaires, les particules, maintenant stimulées par es rayons cosmiques pénétrant la Terre, par l’éveil en conscience de l’humanité, et libérées par les mouvements de la croûte terrestre, circulent de plus en plus dans l’atmosphère.

Avant de quitter la Terre, les Atlantes ont livré maints héritages majestueux qui influenceront votre humanité actuelle pour encore une très longue période. Leurs expériences et leurs réalisations vous sembleront extraordinaires et permettront à votre science de faire un saut quantique. D’ailleurs, les travaux de vos scientifiques sur les réactions nucléaires à basse énergie ou sur les ondes de masse furent inspirés par leurs connaissances sur l’énergie libre – connaissances toujours accessibles dans votre atmosphère.

Cependant, d’autres travaux magnifiques doivent être retrouvés. Par exemple, la capacité d’engendrer ce que nous pourrions appeler une semence virtuelle. De nature éthérique, celle-ci avait la propriété de reproduire une séquence génétique stimulant une vie humaine de haut savoir. Une multitude de germes de cette semence furent disséminés dans l’atmosphère terrestre. Cette semence est à l’origine de votre humanité. Puis, la civilisation Atlante perdit de son lustre avec la venue de dirigeants austères et dominateurs obsédés par la soif de possessions et de pouvoirs plutôt que par l’évolution spirituelle et scientifique. La population suivit leur exemple, puis toute trace ou presque de leur civilisation disparut de la surface de la Terre. Toutefois, la semence subtile permit d’engendrer à nouveau la vie.

Après plusieurs milliers d’années apparurent quelques peuples civilisés méconnus aujourd’hui, puis les deux grandes civilisations Egyptienne et inca. Elles brillaient par leur culture spirituelle et par leurs aptitudes exceptionnelles en matière de conceptualisation et d’organisation, des traits qui, encore de nos jours, étonnent. L’héritage physique des Atlantes reste encore à découvrir. Il sera confondu au début avec celui de l’Egypte ancienne. Il est toujours enfoui profondément sous les fonds de la Méditerranée et de l’Atlantique, sous les sables de l’Egypte et de la Libye, et particulièrement dans les montagnes sous-marines près des îles Canaries et des Açores.

Les hauts sommets des Pyrénées et des monts Bugarach et Ararat sont riches de cristaux programmés d’informations subtiles favorisant l’émergence des facultés nécessaires au rejaillissement d’un nouveau monde. Ils constituent des champs énergétiques puissants qui vibrent dans toutes les terres entourant la Méditerranée.

Sanctus Hermanus Sur le blog de Francesca  http://channelconscience.unblog.fr/

RITUEL DE PASSAGE par la vision du coeur

 

 

Les origines de la quête de vision

« Apprendre à aimer l’univers, de l’insecte minuscule jusqu’aux étoiles du ciel, avec une véritable émotion humaine, comme s’il s’agissait de personne qui te sont proches. Alors tu éprouveras l’intensité de l’amour libéré de ses contraintes et l’éternité descendra sur toi et te couvrira de ses ailes d’or ».

Jean-Paul Bourre, Préceptes de vie issues de la sagesse amérindienne

Dans la plupart des cultures indigènes du monde il existe une ancienne pratique que l’on appelle la « Quête de vision ». C’est un puissant rite d’initiation en nature sauvage qui, comme tous les rites initiatiques, est basé sur le fait de mourir et de renaître symboliquement. 

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Traditionnellement pratiquée par les hommes elle souligne le passage de la puberté à l’adolescence. C’est un moment très particulier dans la vie d’un jeune : il part en pleine nature, seul, durant quatre jours et quatre nuits, munis seulement d’une couverture, pour être en intime relation à l’univers. Il s’abstient de nourriture et parfois même d’eau, les distractions sont réduites au minimum afin d’être pleinement ouvert au monde vivant autour de lui autant qu’aux profondeurs de son âme . Il médite, prie, danse, chante, écoute, observe pour entrer en contact avec son destin, avec sa puissance intérieure, avec sa sagesse, avec le monde spirituel. Il demande un rêve ou une vision qui leur indiquera quels sont ses talents, ses pouvoirs ou ses « médecines personnelles » en termes traditionnels, quelle est sa place au sein de la tribu… 

Ces messages prennent parfois la forme de grands rêves ou de grandes visions, mais le plus souvent ils se manifestent de façon plus subtil : un oiseau se pose sur une branche et, de ses cris poussent le quêteur à chercher plus profondément en lui ; une chenille arpenteuse tombe d’un arbre et s’emmêle dans ses fils ; l’oeil est attiré par un petit plant de chêne ; une souche qui pourrit peut parler de mort et de renaissance, une biche aperçue au loin éveille une pensée ou une idée qui fait sens pour le quêteur. Dans le calme, le silence, la solitude et la sobriété de la nature, ces événements naturels et presque ordinaires deviennent un miroir dans lesquels le quêteur peut recevoir des éléments de réponses à ses questions et voir plus clairement qui il est vraiment.

La quête de vision : soutient et facilitateur de transition de vie

Avez-vous la patience d’attendre que la boue se dépose au fond de l’eau et que l’eau de l’étang devienne claire à nouveau ?
Avez-vous le courage de rester immobile jusqu’à ce que l’action juste émerge d’elle-même ?
Lao Tseu

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La Quête de Vision est un rituel de passage qui marque dans la vie d’un individu, la fin d’une période importante et le début d’une autre. C’est une cérémonie pour faciliter et soutenir les transitions d’une étape de la vie à l’autre. De nos jours, les cérémonies de passage ne rythment plus guère nos vies, rares sont les transitions réellement célébrées (hormis les anniversaires, la nouvelle année). Cependant, ces pratiques reviennent de plus en plus, sous leurs formes traditionnelles ou sous des aspects plus contemporains. En effet, aujourd’hui un nombre croissant de personnes sont appelées par ce genre de travail pour se reconnecter avec leur moi véritable, trouver une nouvelle inspiration, prendre une nouvelle direction, célébrer l’entrée dans une nouvelle période de la vie personnelle ou professionnelle…

Qu’entent-on par « Vision » ?

« La plus grande vision concerne d’abord la connaissance de soi. 
La plus puissante vision vient toutes en nuances, rarement dans une grande dimension. 
La quête de vision n’est pas un élément déclencheur mais un processus continu. 
[...] vous devez vous rappeler que ce n’est qu’un début et non une fin » 
Tom Brown, The Vision

La Vision dont parle les traditions ne s’apparente pas à une fantaisie de l’imagination ou à une rêverie, ni un délire, une vue de l’esprit déjantée ou une hallucination.

La Vision peut être une illumination ou une révélation soudaine, cependant le plus souvent elle ne l’est pas. Elle peut prendre toutes sortes de formes : une intuition, une imagine mentale, un chant spontané, une sensation corporelle, la mélodie d’un d’oiseau, une forme dans le ciel …Pour les indiens d’Amérique le Grand Esprit est partout. Les attentes conditionnent nos esprits et nos cerveaux et ferment les portes aux expériences extra ordinaires alors mieux vaut ne pas s’attendre à une expérience mystique, il parait que Dieu voyage incognito et dans les choses ordinaires…

La plus part du temps il n’y a pas d’éclaire mystérieux ou « divin » comme pourrait s’y attendre notre égo frugal d’expériences exotiques ou énigmatiques. La vision est le plus fréquemment discrète, sobre, subtile mais tout aussi bouleversante, renversante et puissante . Sans tambour ni trompette elle vient informer tous les pans de la vie, soulever les vieux tapis de son histoire, éclairer les coins oubliés ou négligés de son être.

La Vision peut prendre toutes sortes de formes : une intuition, une imagine mental, une sensation corporelle, la mélodie d’un d’oiseau, une forme dans le ciel …
Elle donne l’occasion de porter un certain regard sur son chemin. Avec ces nouvelles perspectives c’est comme si  vous saviez mieux comment danser avec la vie et ses événements …

La Vision peux donner l’occasion de porter un certain regard sur son chemin et sa trame de vie ; elle peut apporter une connaissance, une compréhension, un enseignement que nous pourrons alors mettre en œuvre. C’est comme si après une quête de vision ou tout autre travail d’archéologie personnelle profonde, authentique et sincère, vous regardiez votre existence avec une longue vue, vous aviez une vision plus globale du tableau de votre vie et de la Vie. Avec ces nouvelles perspectives c’est comme si vous saviez mieux comment danser avec telle difficulté, tel événement, tel challenge ou tel choix. Les appuis sont différents, de nouvelles ressources émergent, le terreau de votre Terre intérieure a été est nourris d’un engrais fertile …

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Des rites traditionnels aux démarches intérieures contemporaines tout aussi audacieuses et engageantes

« Qui es-tu ? » demanda la chenille
« Je …. je ne sais pas vraiment à présent, Monsieur », répondit Alice timidement. 
« Je sais qui j’étais ce matin quand je me suis levée, 
mais je crois que j’ai dû changer plusieurs fois de peau depuis » 
Lewis Carrol

Aujourd’hui, les hommes et les femmes qui entreprennent ce type de démarche proviennent de toutes les couches de la société, peu importe leur statut ou leur âge. Ce sont des personnes qui cherchent un sens nouveau à leur vie, qui ont besoin de plus de clarté concernant la direction de leur chemin, qui ont besoin de trouver des réponses à des interrogations profondes, importantes, voir vitales. Certains entreprennent ce cheminement à une croisée de routes, dans un moment de remise en question, de crise, de deuil, de séparation, à la suite d’une perte d’emploi, à l’entrée en retraite, lors d’un changement de carrière, de lieu de vie….

Beaucoup s’engagent dans cette aventure en réponse à un élan puissant intérieur qui pousse sans cesse à sonder, consulter et mettre en corps avec authenticité et simplicité leur identité profonde. Des individus qui osent être déformés, re-formés, transformés par ce qu’appelle la vie au fond d’eux. Des êtres qui sont dans le besoin impératif de grandir, de soulager des blessures, de se déployer, de se libérer. Des personnes, de plus en plus nombreuses, qui questionnent la justesse de leur choix, de leur chemin, de leur décision, de leur mode relationnel au Monde. Qui répondent à l’appel indiscutable de la croissance, de la guérison et de l’incarnation de leur Etre dans toutes ses dimensions.

Un démarche en réponse à appel indiscutable de croissance, de transformation et d’incarnation de son Etre profond dans toutes ses dimensions.

C’est un voyage intérieur qui demande du courage, de l’audace, de la confiance, de l’engagement, de la curiosité. La capacité à s’ouvrir à une autre réalité, à un autre mode de perception, à un autre rapport au temps et à l’espace est convoquée et développée. Se retrouver seul-e face à soi-même, face aux éléments, aux animaux, au silence, à la nuit, parfois au froid, au vent, à la pluie, au soleil, sans autres compagnon que soi-même et l’univers font appel à l’humilité, la confiance en soi et la foi en plus grand que soi.

Rando Danse, Immersion en grande Nature, Autoportrait, nuit dansée : des Quêtes de Vision traditionnelles aux quêtes contemporaines de Vision….

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La quête de vision ou tout autre travail nourrit des mêmes intentions est en fait une quête d’éveil. Eveil à la vie et à son caractère impénétrable. Des expériences variées sont proposées et peuvent prendre des formes bien différentes des quêtes de visions traditionnelles. Ces propositions hors de l’ordinaire du quotidien répondent à une intention délibérée de se relier au mystère du vivant, à sa puissance, à sa magie, motivé par un appel intérieur fort.

Que se soit une immersion en nature l’espace d’une nuit, une nuit dansée, un temps d’exploration en mouvement conscient, un processus de création d’un autoportrait, une méditation-création avec des éléments naturels, une rando danse dans un environnement radicalement différent, il s’agit de faire une pause, de s’arrêter et de se retirer du monde. Pour quelques heures ou journées, vivre et être avec un esprit et les sens grands ouverts, lucides, éveillés et non pas endormis ou engourdis comme ça peut être parfois le cas dans la vie quotidienne.

Immersion dans la nature ou rencontre avec soi-même par  les arts expressifs, une même intention : faire une pause, se retirer du monde, se relier au mystère du vivant, à sa puissance, à sa magie…

Regard sur le processus de l’Autoportrait : une quête de vision avec des outils et une méthode contemporaine

Le processus de création d’un Autoportrait peut être considéré comme une quête de vision dans le sens où il invite à questionner son Identité profonde et élargie, à explorer et mettre en perspective la relation à soi, à son histoire, aux autres, au Monde. Il conduit à trouver des chemins nouveaux afin de révéler la meilleure version de soi-même. Il aide dans l’ expression de son plein potentiel et épaule dans l’incarnation d’un Je Suis singulier, audacieux et talentueux

Pour cette quête le Life Art Process donne la parole au corps et s’appuie sur l’intermodalité artistique. La méthode consiste à faire des allers/retours entre le mouvement, le dessin, l’écriture et la voix. Elle s’ancre dans les trois niveaux de conscience : le physique, l’émotionnel et le mental/imaginaire, permettant de s’appréhender dans la globalité et d’être au plus proche de soi instant après instant. Les nombreuses explorations en lien étroit avec la nature viennent informer et nourrir le cheminement de chacun. Comme dans un quête de vision traditionnelle la nature est à la fois une partenaire, un miroir et un guide précieux. Elle est une alliée dans la restauration et l’intégration d’un Je Suis puissant, aligné, équilibré. Enfin, la pratique intimement reliée au « ici et Maintenant » est orientée ressources et s’appuie sur le potentiel de chaque individu. Les vas et viens entre travail seul-e, par deux ou trois et en groupe permettent de respecter son espace intime, d’alimenter sa recherche personnelle et de se sentir soutenu par des courants plus forts que les siens propres. La semaine se clôture par la création de ce que l’on nomme en Life Art Process un « Autoportrait » : un dessin sur un grand format réalisé aux pastels gras et secs et par un « Rituel dansé ».

En bref, un stage sur l’Autoportrait c’est :
- Une quête contemporaine de vision qui donne la parole au corps

– Un processus qui s’appuie sur le corps physique, émotionnel, et mental/imaginaire
– Du mouvement, du dessin, de l’écriture, de la voix
– En lien étroit avec la Nature
– Dans « l ‘ici et maintenant »
– Orienté ressource et basé sur le potentiel de chacun
–  Accessible à tous

Comme une quête de vision en nature, ce voyage artistique à la rencontre de soi conduit à se voir avec un regard inédit et à se penser avec une fraîcheur nouvelle. L’ensemble du cheminement donne lieu à l’émergence de nouvelles possibilités et convoque des façons d’être différentes en s’appuyant sur des ressources nouvelles et inhabituelles. A la suite de cette expérience une stagiaire exprime que « l’expérience a vraiment été déterminante dans [sa] réorientation professionnelle… ». Une autre femme « sens que cette expérience [la] suit encore aujourd’hui dans [sa] vie et l’entraîne à envisager [ses] expériences de vie sous différents aspects. Elle poursuit en écrivant « Je sens que ce sont des graines qui sont en train de germer… »

Le processus de l’autoportrait est, en quelque sorte, un rendez-vous avec soi-même et avec la fertilité, la puissance et l’intelligence de la vie qui vous traverse. C’est un voyage vers la restauration du dialogue entre votre nature sauvage et votre condition de Femmes et d’Hommes contemporains. C’est un itinéraire que chacun invente à son rythme. C’est un moyen pour remettre à jour la carte qui vous sert de guide dans la vie de tous les jours. C’est un espace privilégié pour explorer votre matière organique, sensorielle, émotionnelle, imaginaire et spirituelle.

Dans ce genre d’expérience le rapport à l’espace et à la matière n’a plus la même consistance, le temps subit presque une distorsion. Les organes sensoriels et les filtres de la conscience ordinaire sont distendus. La relation entre le monde dit intérieur et le monde dit extérieur est différent. Souvent, nous sommes projetez hors de nos habitudes, de nos rythmes journaliers, de nos disques rayés, de nos limitations, de nos schémas de pensées ordinaires. Notre Etre peut être en lien avec une autre forme de réalité, un monde invisible pour les yeux du corps, une réalité où la dualité n’existe pas, où la conscience égotique peut se dissoudre (au moins en partie). De cet espace-temps particulier peut jaillir des ressources insoupçonnées. Certains disent que nous faisons un « saut dans la beauté de la vie » ….Une participante à un stage témoigne d’avoir  » été profondément touchée lors des rituels par autant de beauté et de vérité. » Elle poursuit :  » Je suis admirative de ce potentiel qui est en nous, cette richesse, ces joyaux qu’il faut parfois aller déterrer avec douceur, bienveillance et courage. »

« Depuis le stage je sens en moi le DEBOUT, la verticalité et la clarté dans les trois niveaux. Je goute chaque fois la vie entière, c’est délicieuse. J’en suis reconnaissante à tout : le groupe, Béatrice, le Life Art Process, à la nature, cette rivière, l’eau qui a rincé et faire sortir en moi un coté que j’avais mis de côté. L’énergie du groupe qui m’a porté, qui m’a encouragé et permis d’oser aller au plus profond de mon être. Plusieurs proches m’ont dit qu’ils voient la transformation sur moi, sur mon visage, à mes actes. depuis le mois d’août je sens, je vois et je pense que j’ai abouti un truc. Maintenant je suis émue de la liberté que je ressens. ça me dépasse, ça me fait si du bien, j’en déguste pleinement. »  N., éducatrice, stage autoportrait août 2015

Après ce type d’immersion il y a cet étrange phénomène que « tout change mais rien ne change », que « plus rien ne sera jamais pareil, mais pourtant, en apparence, tout est semble pareil ». Il y a bien un « avant » et un « après » mais les phénomènes visibles et tangibles sont presque imperceptibles mais pourtant bien réels et bien significatives. Il y a cette certitude intérieure que « quelque chose d’indescriptible » a puissamment, indéniablement et durablement changé. Comme si le corps organique, émotionnel et psychique intime de l’être avait été malaxé par des mains invisibles et que la vie se réorganisait à partir de ces nouvelles informations. 

Peut être la Vision, celle d’une quête de quatre jours et quatre nuits seul-e en nature ou celle d’un autoportrait, est-elle à propos d’un dialogue et d’une reliance entre différentes parties de Soi et le Grand tout qui l’enveloppe. Une inter-relation qui se situe à un niveau large et profond, très spacieux. Tellement vaste que notre imaginaire ne peut en appréhender l’étendue. La conscience humaine se trouve alors en peine pour expliciter, rationnaliser, nommer ces échanges insondables et inexplicables par le verbe. Ou peut être est-ce tout simplement l’ouverture sur un champ de possibles. Comme le dit Jade dans Jade et les mystères de la vie « Un champ de possibles, c’est pas un champ de poireaux, de tomates ou de pommes de terre !… Ton champ de possibles, ça veut dire : le domaine de tes libertés, l’espace où tu peux faire de tes désirs des réalités, bref l’endroit où les choses te sont accessibles, où des possibilités te sont offertes… »

Béatrice MAINE, mars 2016
www.terrededance.com
Email : terrededance@gmail.com

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LES PROCHAINS STAGES :

DANSE, LIFE ART PROCESS & NEUROSCIENCES 
Investigation entre pratique artistique et apports théoriques
18 – 22 JUILLET à BRENAZ – Jura (01) 

Pourquoi est-ce parfois si difficile de changer en profondeur ? Comment transformer des habitudes qui se révèlent être des freins et élargir l’éventail des possibles? De quelle manière le détour par l’intermodalité artistique peut-il vous accompagner du désir au plaisir de changer? Le Life Art Process® et les récentes découvertes en neurosciences proposent des ressources d’actions et des pistes de compréhension pour installer des changements durables dans sa vie et être autonome dans son processus d’évolution.

FEMME & HOMME SAUVAGE : AUTOPORTRAIT D’UN ÊTRE CONTEMPORAIN
19 – 24 JUIN BRUAILLES (71) Terre du ciel
1er – 6 AOUT à MARSAZ Drôme (26) 

Comment prendre du recul par rapport à des parties de soi qui limites votre expressivité et votre créativité, votre bien être, votre épanouissement, votre confiance en vous? Quels ressorts pour entrer en contact avec les univers multiples de son Identité, incarner des facettes soutenantes de son moi profond? Le processus de l’autoportrait est une invitation à explorer son identité profonde et élargie. Une pratique et des outils originaux entre danse, dessin, écriture pour vous permettre de vous voir avec un regard inédit et de vous penser avec une fraîcheur nouvelle.

DEBRANCHE TOUT! Danse, Création, Vision
13 – 19 AOUT à LA CHAPELLE en VERCORS – DROME (26)

Un processus de 5 jours et 5 nuits dont 1 nuit et une journée seul-e en nature pour débrancher et se re-brancher sur sa guidance interne personnelle. A travers la danse, le dessin, l’écriture, le corps, les sensations, les perceptions et la nature chacun sera encouragé à se laisser conduire sur la route menant à sa vérité personnelle. Pré requis : voir le site.

ADN Libre & Créatif – Art Danse Nature & Autohypnose 
24 – 29 juillet à REIMS – Terre du Ciel

Nous sommes tous potentiellement créateurs et talentueux. Mais, avec les expériences passées, les peurs, les blessures, les auto jugements, les croyances comment restaurer et consolider sa confiance et son estime? comment incarner et affirmer sa puissance? sa liberté? son être profond? 
Et si danser, dessiner, créer, écrire, explorer avec la nature pouvait modifier notre cerveau, changer notre biochimie, transformer des habitudes mentales et émotionnels, libérer le corps, restaurer le lien avec son âme?

MARCHER, DANSER ET CREER DANS LES GRANDS ESPACES
24 AOUT – 3 SEPTEMBRE 2016 – en MONGOLIE 

Voyage dans les steppes de Mongolie. Sept jours entre randonnées, nuits en yourte, explorations sensorielles, Life Art Process et danse. Se déposer dans l’immensité des paysages, se laisser toucher par la présence puissante des steppes, sonner à notre regard la possibilité de courir à perte de vue, se relier à l’infiniment grand autour de soi et l’infiniment petit au creux de soi.

Se connecter au vivant et retrouver sa liberté

 

Lorsque notre Mère Nature nous offre le don de vie, et qu’elle nous comble de ses bienfaits, nous lui montrons de la reconnaissance. Lors des rituels, elle est toujours remerciée, et chaque sabbat célèbre une facette de la déesse. 

Plus que n’importe qui, nous, païens, avons conscience de la valeur de ce don, de son importance, et de ce que sa préservation ou non implique pour toute la chaîne du vivant. Lorsque nous nous connectons au monde du vivant en écoutant les arbres, le miaulement d’un chat, nous savons ce que cela signifie. Chacun à sa manière, certes, mais nous savons. Notre être intérieur interpelle notre conscience et la guide pour «voir» et «entendre» au-delà de ce que perçoivent les sens. 

Ce qui est enfoui en nous, notre inconscient, fait surface et alors, un arbre devient un organisme vivant, à plusieurs bras, tous tendus vers le ciel, cherchant le soleil et sa lumière. Ses racines deviennent des doigts longs et forts cherchant dans la terre la nourriture qui lui convient. Et son intérieur, un réseau veiné où la sève monte et descend au fil des saisons. 

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Il nous semble alors beaucoup moins étranger. Se connecter au vivant nous rappelle d’où nous venons, et ce à quoi nous retournerons. Car la vie est cet extraordinaire mécanisme cyclique de naissances et de morts. La vie doit se perpétuer. Il est là son sens, dans l’absolu. En revanche, c’est au niveau individuel que le sens de la vie devient source de pathologies. C’est dans notre inconscient que se trouvent les questions et les réponses, les maladies et leurs remèdes, les émotions et leur mode d’emploi. Et cet inconscient est la face invisible de l’iceberg, qui nous maintient sur l’océan de la vie, qui nous stabilise, et empêche les trop grandes dérives. Il est la source dans laquelle nous pouvons puiser les outils qui nous connectent au vivant. 

Il est à la fois facile et difficile de se connecter au vivant. Car cela suppose d’une part de se connaître soi-même et de connaître son inconscient, du moins, d’y avoir fait le ménage, et d’autre part de connaître la nature, dans ses manifestations du vivant et dans ses interactivités. 

La première étape pour se connecter au vivant est de suivre une thérapie, pour dénouer tout ce qui dans notre vie nous empêche de nous réaliser. Et cela peut prendre du temps. C’est le premier pas nécessaire pour y arriver. La thérapie peut être faite à la guise de chacun, en lisant des livres, en allant voir un spécialiste, en discutant avec des amis, ou tout à la fois. 

Parfois, cela nous amène à rompre avec nos éducations, et nos cultures. C’est quelque chose qu’il faut être prêt à accepter. Parallèlement, il est bon de suivre des méditations de pleine conscience. Les  méditations permettent d’apprendre à respirer et à moduler la respiration en fonction de l’état recherché, sans pour autant être dépossédé de soi-même. Et dès qu’on le peut, s’isoler et faire des activités qui nous épanouissent. Et les faire si possible seul. Car cela permet d’apprendre qu’avec soi-même, il est possible d’exister et d’être en bonne compagnie. 

Lorsque ces exercices sont faits régulièrement, se développent alors les sens de ce que les Anglo-Saxons appellent « l’Inner eye », ou le troisième oeil, ou le sixième sens. Quelque chose de  difficilement définissable mais qui chuchote tout un tas de choses à nos oreilles cosmiques. Et cela peut se vérifier, quand auprès d’un cours d’eau, le son de l’eau qui s’écoule nous paraît légèrement différent. Au fur et à mesure que les sens se développent, les chants des oiseaux deviennent des conversations, et non plus un vacarme de « cui-cui ». 

Les gens des villes qui aiment la pollution et les odeurs des égouts ont en fait des sens atrophiés. Ils ne peuvent plus « voir » et « écouter ». 

La deuxième étape est de comprendre que nous sommes un maillon de la chaîne du vivant. Que nos actes ont une incidence. Parfois, c’est une incidence légère, comme lorsqu’on fait attention à ne pas gaspiller ; parfois, l’incidence est plus lourde. Les déchets jetés ici et là dans les forêts le montrent bien. Enfin, il faut travailler sa spiritualité. Penser à la Grande Mère, croire en son existence, la sentir au fond de nous, comme partie intégrante de nous et de tout ce qui est vivant. Et cela, chacun à sa  manière. 

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En nous coupant du vivant, en gardant la porte de notre inconscient fermée, en pensant être «  extérieurs », « supérieurs », «punis suite à une désobéissance », nous devenons des fantômes. Nous nous coupons de nos racines. Un grand vide nous envahit, un trou noir, un abîme sans fin. Nous cherchons alors la nourriture dans les paradis artificiels, qu’on fume, qu’on boit, qu’on mange, qu’on prie. Et c’est peut-être là l’intérêt de tout type d’idéologie. 

Se substituer à notre propre savoir inné pour dispenser un savoir superficiel, afin de contrôler les masses. Quel pouvoir peut avoir une idéologie politique, religieuse, sociale sur des individus « libres » ? Des individus qui « savent », chacun à leur manière, mais ils « savent ». Leur instinct leur parle et les guide, comme la poupée de Vassilissa, dans le conte Russe « Baba Yaga ». Et parce qu’elle écoute sa poupée, son instinct, elle s’en sort et triomphe de la vieille sorcière malfaisante. N’importe quoi peut être symbolisé par cette sorcière : un état, une secte, une famille, des amis toxiques, etc. Ce que les idéologies disent par « je sais mieux que toi » traduit un « j’ai peur qu’on découvre mon imposture ». 

C’est pour cela que l’humanité est tombée petit à petit malade et que la violence a gagné du terrain et que ça recommence de nouveau. Jamais aucune idéologie n’a encore compris que la seule façon de rendre les gens heureux est de leur permettre de s’écouter, se comprendre et s’aimer. Et jamais aucune idéologie n’a intérêt à le faire, car alors, elle n’aurait aucune raison d’exister. Les révolutions, les conquêtes de territoires, les porteurs de la vérité vraie, ont tous, et de toute époque du sang sur les mains. Et l’histoire ne retient que les héros qu’elle a bien voulu fabriquer pour servir les idéologies triomphantes. 

En nous enlevant notre savoir inné, les cultures, les sociétés, les idéologies nous dépossèdent de nos richesses intérieures, et ne nous permettent pas d’avoir confiance en nous et en nos capacités d’êtres vivants intégrés à leurs environnements. Alors qu’il est primordial de retrouver la confiance en soi, en tant qu’être vivant intégré à son environnement. En se reconnectant au vivant, en comprenant simplement que le « tout » est « un » et que le « un » est « tout », nous reprenons racine dans la vie.  Nous retrouvons la nourriture qui nous convient. Et nous nous sentons complets, riches, nourris et apaisés, au moins en grande partie. Nous retrouvons alors notre liberté. Celle qui nous garantit une vie sereine et indépendante. 

Se connecter au vivant nous apprend à le respecter, à le traiter comme son égal. C’est la première  notion. Nous savons que nous sommes une partie de la chaîne, et que chaque élément de la chaîne a  son importance. 

La connexion au vivant du païen se fait avec une charge spirituelle intentionnelle. Les émotions utilisées pour faire passer cette charge sont choisies en fonction de la connexion souhaitée. Il est possible  d’utiliser des émotions de joie et de contentement pour remercier les dieux ou Mère Nature d’un bienfait. Il est possible d’utiliser des émotions de tristesse  et de colère pour se connecter au côté sombre et y  laisser ce qui nous nuit. C’est comme mettre des  piles chargées dans un appareil pour le faire fonctionner. Nous savons que c’est ce qu’il faut pour que ça marche. 

Nous savons que lorsque des éléments, des maillons de cette chaîne tombent malades, c’est toute la chaîne qui est affectée. Nous sommes interdépendants. C’est la deuxième notion importante : l’interdépendance. Il est alors très important d’apprendre à mettre les bonnes charges au bon moment, car l’équilibre de notre monde en dépend. Gandhi disait « une grande civilisation se voit à la manière avec laquelle elle traite ses animaux », il serait sage de rajouter que la grandeur d’une civilisation se voit à la manière avec laquelle elle comprend et traite son environnement. L’image qui vient en tête est celle du battement d’ailes d’un papillon qui provoque un ouragan à l’autre bout de la Terre. 

La troisième notion étant celle de la préservation, préservons ce qui doit être préservé. Puisque nous sommes l’espèce animale qui a pu atteindre la lune et se rendre compte de la force et de la fragilité de la vie, alors il est de notre devoir de la préserver. C’est peut-être pour cela que la Grande Mère nous a  fait l’honneur de notre existence. Peut-être sommes nous les gardiens de la chaîne ? 

Intuitions

Mais comment honorer cette fonction si nous considérons la nature comme un ensemble d’éléments à notre service et que nous pouvons modifier à notre guise ?

Comment penser sa liberté individuelle et collective lorsque nous n’arrivons pas à faire face à nos responsabilités ? 

Et méritons-nous encore d’être les gardiens de la vie sacrée ? A maltraiter nos corps, nos coeurs, nos semblables à 2 et à 4 pattes, méritons-nous encore d’être les gardiens de cette chaîne ?

Il est difficile de répondre à ces questions. Pas impossible, mais difficile. Peut-être qu’en continuant à se connecter au vivant, comme nous, païens, le faisons, à chaque sabbat, à chaque promenade dans les bois, à chaque méditation, simplement en apportant sa part, comme le colibri, peut être que nous pourrons « sauver ce monde ».

par Lilith du magazine Lune Bleue sur le blog de Francesca http://channelconscience.unblog.fr/

La médecine sacrée des plantes de nos jours

 

 

Après le développement phénoménal de la science qui a suivi la chasse aux sorcières et aux druides d’antan, que reste-t-il du savoir ancestral des plantes en France?

FC : Il est vrai que l’Homme moderne s’est beaucoup éloigné de la nature et de la puissance des sensations vraies. Heureusement la médecine sacrée des plantes a survécu, intemporelle et éternelle, bien cachée, à l’intérieur de chaque fleur, dans chaque herbe, en chaque arbre. Se perpétuant de graine en graine et se transmettant de génération en génération de manière cachée à travers nos traditions et nos gênes, dans la trame de l’inconscient collectif de notre peuple.

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Les plantes offrent des portails pour le développement à la fois psychologique et spirituel. Leur action ne limite pas au seul plan physique.

L’initiation à cette médecine sacrée des plantes est non seulement une opportunité d’expérimenter le sacré à travers la nature et ses merveilleuses plantes, mais aussi de se remettre en contact avec le sacré de l’intérieur, afin de réveiller et révéler sa propre lumière. Retrouver la connaissance sacrée des plantes vous ramène à votre vraie nature, celle que des siècles de poudre aux yeux et d’interdits nous ont extorquée.

L’esprit des plantes permet de réveiller la prêtresse ou le prêtre de la nature qui sommeille en soi, de redécouvrir la beauté du divin qui réside en chaque plante.

Vous avez mentionné le terme « esprit des plantes » c’est plutôt chamanique … Faites-vous référence aux techniques chamaniques amazoniennes ou péruviennes qui consistent à dièter des plantes sacrées telles que l’Ayahuasca ?

FC : Pourquoi aller chercher loin, sur un autre continent, ce qui appartient à votre terre depuis toujours ? Cette connaissance universelle est accessible à tous, pour peu qu’on veuille bien prendre la peine de regarder en nous et d’ouvrir notre cœur à la nature, à notre terre. Nul besoin d’aller chercher des plantes exotiques quand les plantes locales sont plus adaptées à nos besoins et à notre physiologie car nous avons grandi avec elles. Les vertus et usages sacrés de nos plantes de guérison locales étaient déjà connus de nos ancêtres les celtes et les gaulois, ainsi que des peuples qui les ont précédés dont nous ne connaissons l’existence que par les œuvres qu’ils nous ont laissées en héritage : les menhirs et dolmens, les cromlech (cercles de pierres où se déroulaient des rites sacrés de guérison), les oghams (l’alphabet des arbres maitres) et les runes (pierres gravées de signes sacrés permettant de communiquer avec la Terre-Mère). Nos gênes portent toute cette mémoire de ces peuples qui nous ont précédés.

 

Vous voulez dire qu’ici en France, nous avons des plantes de pouvoir toutes aussi puissantes et un savoir-faire bien de chez nous qui n’est pas celui des sorcières, ni celui des amazoniens ?

FC : Oui. Cependant les sorcières et druides d’antan n’y sont pas étrangers. Ils ont joué leur rôle dans la préservation et développement de cette connaissance sacrée.

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Toutes les plantes de notre terre peuvent être nos initiatrices à la médecine sacrée des plantes. Car toutes les plantes sont sacrées et portent une médecine qui leur est spécifique. Par exemple le tournesol nous enseigne comment rayonner qui nous sommes avec confiance. Le pommier quant à lui nous apprend à lâcher nos complexes. Et l’ortie est un maitre dans l’art de conquérir et défendre son territoire. Leur médecine spirituelle est accessible dès lors qu’on est capable d’entrer en relation avec l’esprit de la plante.

Toutes les plantes sont des guérisseuses à tous niveaux (physique, énergétique, émotionnel, mental et spirituel). Elles peuvent par exemple corriger le rayonnement énergétique d’un lieu ou d’une personne et le purifier (cas des plantes dépolluantes).

Les plantes sont des êtres hypersensibles capables de comprendre et soigner toute la gamme des états d’âme expérimentés par l’humanité (le docteur Bach l’a bien démontré et mis en application avec ses élixirs floraux ou fleurs de Bach).

La « plant spirit médicine » ou médecine sacrée des plantes est une approche spirituelle de la thérapie. On soigne l’âme humaine avec l’âme des plantes et cette guérison de l’âme se propage ensuite à travers toutes les dimensions de l’être.

Pouvez-vous nous en dire davantage sur cette voie sacrée des plantes ? Et en quoi diffère-t-elle des recettes de grand-mère et des herboristes de campagne d’aujourd’hui ?

FC : Je dirais pour commencer que la voie sacrée des plantes ne se résume pas à des recettes de grand-mère, ni aux archives d’herboristes célèbres, basées sur la liste des propriétés thérapeutiques et principes actifs répertoriés pour chaque plante dite « médicinale ».

La voie sacrée des plantes n’exclut aucune plante (même celles qui ne sont pas dans le codex alimentarius définissant les plantes qui sont médicinales) que ce soit l’herbe, les mousses ou les pâquerettes, … Car toutes les plantes sont habitées par une particule essentielle reliée à la source du vivant, appelée esprit, dont la mission première est de protéger, régénérer, aider. A chaque mal, sa plante. A chaque poison, son antidote végétal. Les plantes nous soignent physiquement, mais pas uniquement … elles sont des guides spirituels qui veillent au bon développement et à la croissance saine du vivant.

Il existe une relation entre l’âme humaine et l’âme des plantes : les plantes sont comme programmées pour aider l’humanité à évoluer. C’est leur mission d’élever le niveau vibratoire de la planète et de nous aider à évoluer. Le règne végétal contribue aux cycles de la vie qu’il manifeste, au maintien de la vie sur terre. Elles sont spécialistes de l’équilibre.

Nos vies sont étroitement liées au règne végétal par le fait que les végétaux absorbent en permanence le dioxyde de carbone qu’humains et animaux exhalent et qu’ils expirent en échange un oxygène propre à notre survie. Sans les plantes nous ne pourrions vivre. Nous devons notre survie à la générosité bienveillante du règne végétal. L’air que nous respirons en ce moment même est celui des plantes. Nous fusionnons en permanence avec le monde des plantes sans le savoir.

La voie des plantes consiste à nourrir une relation avec l’amour, honorer la terre et répondre à sa magie, apporter la bénédiction à tous les êtres de la création. C’est une vision mystique de l’univers qui voit la terre comme un être, comme une mère dont nous sommes les enfants (nous sommes de ce fait frères et sœurs).

Lorsqu’on utilise la médecine des plantes, c’est incompatible avec le fait d’ignorer le rythme naturel de la planète, parce que la connaissance et le respect des rythmes naturels fait partie de la façon d’explorer le monde des plantes. C’est une façon de célébrer le divin dans la nature.

Les plantes sont en relation permanente avec l’univers (par les parties aériennes) et plus particulièrement avec la terre (par leurs racines) : c’est donc par cette aptitude naturelle que l’esprit des plantes nous relie à la terre, aux cycles de la nature, à l’énergie de certaines planètes. Chaque être végétal incarne une nature spécifique qui est le reflet des énergies qu’elle porte et émane dans son environnement.

Lorsque nous empruntons la voie des plantes, nous devenons porte-parole des plantes pour les aider à transmettre ce qu’elles sont en train d’offrir à la race humaine et à la terre et à toute la création.

La plante est un être vivant qui est beaucoup « plus » que ce qu’il ne montre.

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Les esprits de plantes ont une relation très intime avec la terre mère, de par le fait qu’elles sont pour la plupart enracinées dans le sol et sont donc en contact permanent avec la terre.

Le monde végétal nous apaise, nous rééquilibre, nous soigne, nous ramène à notre vraie nature, à cet être émotionnel et raffiné que nous sommes. Car sans sensibilité, quel genre d’être humain serions-nous ?

En chamanisme, on parle beaucoup de l’animal totem. Mais l’énergie des « animaux totem » est différente de celles des plantes alliées : plus instinctive, plus simple ou basique, presque monocorde, alors que celle des plantes alliées est beaucoup plus raffinée, du fait que les plantes disposent d’une sensibilité émotionnelle développée qui leur permet de mieux comprendre la complexité du psycho-émotionnel humain. Le livre « la vie secrète des plantes » de Jean-Marie Pelt le démontre d’ailleurs très bien d’une manière scientifique.

Et pourtant les plantes maitresses et les plantes alliées sont moins connues … c’est si dommage !

Oui c’est vrai, pourquoi cela ?

C’est lié à l’histoire de notre terre et au mode de vie moderne qui coupe de la nature.
Par ailleurs le travail d’inventaire des pratiques chamaniques réalisé par l’anthropologue américain Michael Harner a permis la vulgarisation du chamanisme et sa fédération a fortement contribué à son ouverture à un plus large public occidental, provoquant un renouveau du chamanisme, désormais appelé « le néo-chamanisme ».

Cependant étudier les plantes cela prend toute une vie, voire plus, Michael Harner était probablement trop occupé pour passer la sienne à étudier tous les esprits de plantes. Depuis que le chamanisme est ouvert au grand public, le focus est donc limité à quelques plantes psychotropes telles que l’ayahuasca, la chacruna, l’iboga, mais aussi le tabac et la sauge. Reléguant ainsi les autres plantes dans un vague arrière plan, et l’herboristerie chamanique à quelques diètes de plantes alors qu’il existe de nombreuses autres façons d’utiliser les plantes pour un chamane …

Comment avez-vous découvert cette façon de soigner ?

FC : Tout au long de ma vie, mon fil conducteur a toujours été la recherche d’expériences me permettant de vivre le sacré sous toutes ses formes. C’est ce qui m’a amené au fil du temps à travers un long et passionnant jeu de pistes et des années de formation en herboristerie, à retrouver des méthodes oubliées et des savoirs anciens disparus, et notamment ceux des sorcières, des druides ou chamanes guérisseurs de notre terre.

Une partie de ma mémoire est toujours restée connectée à cette connaissance perdue. Cette mémoire continue à vivre à travers moi depuis toujours et me pousse à la partager auprès du plus grand nombre, les perpétuer en les faisant vivre.

Mon chemin de vie m’a offert l’opportunité d’être initiée depuis 2004 au chamanisme par des chamanes issus de différentes traditions. Parcourant ce chemin j’ai découvert ma médecine personnelle, et j’ai été consacrée femme-médecine en Irlande en 2012, recevant à cette occasion des esprits mon nom sacré « Dancing Light of the Plants ».

Comment peut-on aujourd’hui se réapproprier ce savoir ancien ?

Je dirais qu’il faut avant tout ouvrir son cœur, se reconnecter intimement à toute la nature et se laisser guider par la « Source de la vie » présente en nous et dans la nature. Par ailleurs j’ai remarqué que le fait de se mettre en quête de sa médecine personnelle réveille des mémoires anciennes, par le fait de se reconnecter au haut rêve de son âme. Notre âme est en communication directe avec le grand esprit. 

Personnellement j’accompagne des personnes sur cette voie des plantes lors de stages d’initiation à l’herboristerie traditionnelle et chamanique (Plant Medicine Spirit) et de cercles de tambours chamaniques où les participants trouvent un cadre en ville pour maintenir un lien intime avec le sacré. Par ailleurs le cursus initiatique de « médecine de l’âme » que j’ai conçu est le fruit des initiations personnelles que j’ai reçues. Connaitre notre médecine personnelle est essentielle au développement de notre âme. J’ai parcouru ce chemin et c’est pourquoi je suis prête à guider d’autres sur ce merveilleux chemin de découverte personnelle.

La médecine personnelle est différente de la vocation professionnelle et n’a rien à voir avec le terme médical. Elle réfère à ce que votre âme est venue chercher et ce à quoi elle souhaitait contribuer dans cette vie. L’objectif de ce cursus de médecine de l’âme consiste à permettre de retrouver le rêve de votre âme afin de pouvoir l’accompagner, le rendre réalité.

Par exemple à travers l’aubépine, je porte en moi la médecine des fées : une médecine herbale empreinte de Beauté, de Joie et de Sacré, qui aide à clarifier et manifester le rêve de l’âme.

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Frédérique Croquelois
www.dame-verte.fr

Le chamanisme et les plantes

 

Joëlle Besse propose des soins chamaniques, des consultations thérapeutiques et même des massages sur Paris dans le 11ème. Elle a accepté de répondre à nos questions pour expliquer sa démarche et le sens qu’elle donne au mot « chamanisme ».

Emmanuel pour MF : Au départ vous êtes « Counsellor en addictions », vous avez travaillé dans des cliniques spécialisées en France et en Angleterre, sur la voie du rétablissement.Vous avez été formée à des thérapies corporelles et émotionnelles, au Tantra et au Kundalini yoga. Vous avez été souvent auprès des indiens en Amazonie, vous avez notament travaillé avec Guillermo, un chamane reconnu qui vit à Iquitos, au nord du Pérou, qu’est-ce que vous avez appris de fondamental
auprès de ce chaman ? 

Guillermo est en effet un grand chamane, qui en a formé de nombreux autres en Amazonie. Il est connu en France pour avoir joué dans le film de Jan Kounen « Blueberry ». Mais il y en a d’autres, très forts aussi. J’ai ainsi eu la chance de travailler avec Dyonisio, Orlando, Francisco, Don Solon, Otilia et, dernièrement, Vicente. Ils assurent tous le lien entre la Nature et l’Etre humain. Lors de mon premier séjour, j’ai vu dans le chamane le Magicien qui, grâce à sa baguette magique – l’Ayahuasca – allait transformer la citrouille – moi – en Carosse. J’étais comme une petite fille qui s’attachait au côté extra-ordinaire, magique du chamanisme. Il y a toujours cette petite fille au fond de moi, mais, seize ans après, j’ai compris que la magie résidait en l’être humain, en moi-même.

Les chamanes et les Plantes m’ont permis de sortir de ma prison et de trouver extraordinaire ce corps que je méprisais autrefois. C’est là que le prodige se situe ! L’Amazonie m’a ouverte à moi-même et à la Nature. Elle m’a permis d’en capter l’Energie et d’être ouverte en permanence pour la recevoir.

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Emmanuel pour MF : Vous proposez un travail chamanique et thérapeutique sur Paris avec des séances initiatiques, à qui cela s’adresse ? Etre chaman en 2016, dans une ville, loin des forêts c’est possible ? 

Ce travail s’adresse à toute personne fatiguée par son autosuffisance. Il faut très souvent une épreuve, un peu plus forte que les autres, pour que l’être humain comprenne qu’il est en train d’asphyxier dans sa tour d’ivoire et qu’il est urgent de s’ouvrir pleinement sur l’extérieur, sur d’autres mondes que celui qu’il connaît et … qui l’a rendu malade, prisonnier de sa tête. Je reçois quotidiennement des hommes et des femmes qui ont besoin de comprendre pourquoi ils en sont arrivés là où ils en sont : déprimés, malades ou tout simplement fatigués. Je les accompagne sur le chemin de la guérison.

L’Ayahuasca m’a transmis son ADN. Je le porte en moi. Cette Plante - et de nombreuses autres – font intimement partie de moi. Je me nourris au quotidien de leur Force, leur Sagesse et leur Intelligence. Elles m’aident à rester centrée sur le Chemin, à rester connectée à la Nature. Je vais régulièrement en Amazonie et, quand je ne suis pas là-bas, je demeure en lien avec elle et la Nature, en particulier au fond de la Bourgogne, où je possède une maison. Tous les jours, je veille à nettoyer mon âme et mon corps et à être connectée au Divin qui est en moi.
Dans ces conditions, oui, il est possible d’être chamane en 2016 en France.

Emmanuel pour MF : En quoi la voie chamanique permet-elle de vivre une expérience directe avec le divin, sans l’intermédiaire de structures imposées par une Eglise ou une doctrine ?

Tout d’abord : qu’est-ce que le Divin ?
Pour moi, c’est l’Energie créatrice que je retrouve dans tous les règnes - humain, végétal, animal, minéral, dans l’air que je respire et enfin dans Gaïa, la Terre-Mère qui me nourrit. Cette Energie existe partout : tous les points de la terre sont reliés entre eux par des réseaux électromagnétiques (l’un des plus connus étant le réseau de Hartmann). Que l’on soit en France, en Amazonie ou ailleurs, cette Energie est là, elle circule en permanence. On peut la sentir à condition d’être ouvert en conscience – si l’on n’a plus de barrière entre la tête et le corps.

Le chamanisme nous relie directement à la Nature et à notre être spirituel, sans l’aide d’intermédiaire – Eglise ou doctrine. Il nous permet ainsi de trouver l’harmonie et l’équilibre nécessaires à notre santé physique et mentale. Lorsque, au fond de la forêt amazonienne, j’assiste à une cérémonie sacrée, c’est le Divin que je reçois avec l’Ayahuasca, plante maîtresse. Le chamane qui dirige la cérémonie agit alors comme une « courroie de transmission » entre la Nature et l’Homme. Sans lui et ses chants sacrés - les Icaros – l’Energie reçue serait tout simplement trop difficile à gérer par l’Homme.

Cette Energie est bien concrète, on la sent physiquement et spirituellement quand on la reçoit. Elle prend soin de nous et nous enseigne la meilleure façon de vivre et d’aimer (eh oui, cette plante n’est pas un être humain mais un être vivant doué d’une profonde Intelligence qu’elle transmet à l’Homme qui le désire). Encore une fois : pas besoin d’intermédiaire. Ce n’est pas un concept, de belles paroles qui s’adressent à l’intellect mais le Vivant.

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Emmanuel pour MF : Vous vous intéressez aussi, à la voie tantrique, au tantra, qu’est-ce que cela amène à votre approche thérapeutique et chamanique ? 

Le tantrisme et le chamanisme se rejoignent en ce qu’ils sont tous les deux générateurs et transmetteurs d’Energie. Le tantra est une autre façon de percevoir et de transmettre l’énergie sacrée qui vit en chacun de nous. Quand l’Energie vient à manquer, nous vivons au ralenti. De nombreux hommes viennent me voir car ils manquent d’énergie sexuelle. Je leur dis que leur sexe n’est que la partie émergée de l’iceberg et que, s’ils manquent d’énergie sexuelle, c’est qu’ils manquent d’énergie tout court. C’est en cela que le massage tantrique est magique. Par simple imposition des mains, je peux transmettre mon énergie à la personne qui en manque.

C’est une onde de vie qui va alors passer du pôle féminin au pôle masculin. Une sorte d’alchimie entre les deux va s’opérer. Petit à petit – c’est un processus de rétablissement – l’énergie va se remettre à circuler et donner de l’allant. Le tantra me permet de sentir la personne que j’ai en face de moi, ses forces et ses faiblesses, de l’aider à se restructurer en se reconnectant à son Moi profond. Grâce à un toucher respectueux et maternant, celui ou celle qui reçoit ce type de massage peut enfin revivre des émotions enfouies et les laisser aller. Des traumatismes anciens – sexuels ou autres – peuvent ainsi remonter à la surface et partir. Pour toutes ces raisons, le tantra est thérapeutique.

Emmanuel pour MF : Je trouve ce point très pertinent : « s’ils manquent d’énergie sexuelle, c’est qu’ils manquent d’énergie tout court. » et en effet de ce que je comprends, l’énergie est « une »…c’est la force vitale, elle peut aller dans le sexe mais elle peut aller aussi dans la créativité ou dans la dimension spirituelle par exemple.
Merci pour cette interview.

Joëlle Besse
véritable « franco-amazonienne »

 

Site web de Joelle Besse
www.medecine-naturelle-chamanisme.com/

Publié dans:AMERINDIENS, NATURE, PLANTES, SEXUALITE |on 13 mai, 2016 |Pas de commentaires »

Les Pierres et la Spiritualité

 

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Il est délicat de définir la Spiritualité car ce terme, aujourd’hui très vulgarisé et vidé de sa substance, est utilisé pour une très large gamme de pratiques et de croyances…Aussi, allons-nous essayer ici, de mettre en évidence ce qui en constitue le cœur, « cette matrice fondamentale de l’être » hors du domaine de l’Ego, et examiner comment les pierres qui constituent la matrice fondamentale de l’Univers physique peuvent nous relier aux différentes manifestations de cette Essence qui vit en nous, et nous aider à nous libérer de ce qui la masque. Toutes les traditions dites « spirituelles » ont cherché à leur manière à exprimer cette Essence.

Ces différentes traditions (le Christianisme et le Bouddhisme, en particulier) ainsi que de nombreux chamanismes (amérindiens, sud-américains, africains…) ont intégré les pierres à leur pratique. Dans notre bulletin n°34 nous avons déjà traité le thème « Les Pierres et le christianisme ». Dans ce numéro, nous allons examiner comment les pierres nous relient à certains aspects fondamentaux de l’être et à leur manifestation. Aussi avons-nous choisi quelques pierres correspondant à des points essentiels exprimés par les principaux courants spirituels et que l’on peut traduire par quelques mots-clés: épuration, incarnation, présence, acceptation.

Epuration de l’Ego

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L’Améthyste est une pierre que l’on associe souvent à la Spiritualité sans que l’on explique pour autant la nature de ce lien. Pourtant, Mythologie et usages traditionnels concernant l’Améthyste sont très explicites: cette pierre « refroidit » littéralement les excès de l’Ego, de la personnalité ; c’est une pierre de « tempérance » selon la terminologie chrétienne ou en d’autres termes d’épuration de l’Ego. Elle est adaptée à la démarche qui considère que désirs, pulsions et passions sont des manifestations de l’Ego et qu’ils nous éloignent de notre Essence ou de Dieu. La réputation de l’Améthyste de protéger de l’ivresse peut être comprise aussi dans ce sens, l’ivresse n’étant pas, dans ce cas, causée que par l’excès de vin.
Le catholicisme a fait de l’Améthyste sa pierre de prédilection et les évêques portent une bague en Améthyste.

Incarnation et Intégration

On rapporte que quand le Bouddha a connu l’Éveil, ses disciples lui ont demandé : « Comment peut-on en avoir la preuve ?  » Alors touchant le sol, il a répondu : « Cette terre est mon témoin! « 

On pourrait rapprocher cette réponse de l’adage : « On reconnaît l’arbre à ses fruits » Quel est l’intérêt d’une Spiritualité abstraite avec ses principes et rituels qui ne débouche pas sur une transformation du comportement au quotidien ?

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La Sugilite correspond à cette incarnation, cette intégration de notre nature fondamentale. Selon les personnes, cette nature s’incarne dans une forme particulière d’énergie, et à chaque personne correspond une « voie ». Porter une Sugilite dans l’axe du corps est un bon support pour incarner l’Énergie et trouver sa voie. Cette pierre a l’énergie active aide à canaliser l’Energie. Parfois, pour donner plus d’ancrage dans le réel à une énergie trop éthérée, des pierres d’ancrage comme les Bojis, la Tourmaline noire ou la Shungite peuvent être utiles.

Présence et Conscience

Les voies qui utilisent la méditation comme support mettent l’accent sur l’instant présent et les prises de conscience. L’activité mentale se situe dans le passé ou l’avenir (même tout proche), la sensation ramène à l’instant présent.
La formule « ici et maintenant » rendue populaire par le Zen exprime bien cette démarche.

La Phénacite est la pierre qui exprime le mieux le fait d’être dans cet « ici et maintenant », présent et vigilant, c’est-à-dire libre des compulsions et conditionnements qui sont comme des circuits imprimés dans la mémoire.

La Phénacite symbolise la « Résurrection » dans la tradition chrétienne ou la libération vis à vis du karma dans le bouddhisme. Elle est particulièrement indiquée pour les personnes distraites et celles dont le passé est très prégnant. Pour toute personne bloquée dans un schéma répétitif, c’est une excellente pierre de « passage » et de libération de ce schéma.

Le Cristal de roche représente la conscience au sens global. Tenu à la main pendant la méditation ou placé à proximité s’il est assez gros, il intensifie les sensations et rend plus nettes les prises de conscience.

La Fluorite est une pierre complémentaire aux deux précédentes ; elle exprime la clarté de l’Esprit (ou de la conscience). On pourrait utiliser l’image d’un ciel dégagé, pur; l’Ego constitue les nuages, plus ou moins sombres et opaques, qui obstruent le ciel et nous font oublier qu’il est toujours là ; on est identifié aux nuages, qu’on les trouve magnifiques ou menaçants.

La Fluorite est une pierre de discernement, de désidentification, de clarté. Elle aide à traduire la clarté de l’Esprit en pensées et décisions. C’est une pierre essentielle pour le chercheur, quelle que soit cette recherche.

Acceptation et ouverture du cœur

L’acceptation correspond plus à une « voie du cœur » bien qu’elle puisse aussi découler de la pratique de la méditation. Elle apparaît clairement dans la tradition chrétienne où l’on s’en remet à la volonté de Dieu : »Que la Volonté soit faite sur la terre comme au ciel ».

Dans les traditions orientales, elle s’exprime dans la notion de Destinée. Dans les deux cas, c’est reconnaître l’impuissance de l’Ego, les limites de l’être humain et se soumettre aux « lois de l’Univers » pour employer un terme plus neutre. Pour que cet abandon soit possible, il faut pressentir cette intelligence primordiale qui gouverne l’Univers malgré l’apparent chaos. C’est ce que le christianisme appelle la Foi. Le manque de foi crée la peur qui engendre volonté de contrôle et de pouvoir, et lutte.

Trois pierres sont fondamentales dans cette optique : Moldavite, Larimar et Séraphinite.

La Moldavite est la pierre-type d’ouverture, de ce que nous appelons « l’ouverture du cœur ». Nous avons longuement parlé de cette pierre dans notre bulletin n°31.

Le Larimar correspond à l’apaisement de la volonté d’Avoir sous ses diverses facettes: ambition, challenge, avidité, rivalité, contrôle, qui créent beaucoup de stress et de tensions.

La Séraphinite est une pierre de lâcher-prise ; elle est particulièrement utile quand on touche en soi un « nœud », un « noyau dur » : ce peut-être une addiction, un comportement sclérosé, névrotique, une fixation ou une crispation dont on n’arrive pas à se défaire. L’énergie interne de cette pierre favorise  » le lâcher ».

Le Quartz rose est un très bon complément à ces trois pierres auxquelles il apporte sa douceur. Un sentiment de douceur bienveillante et protectrice favorise ouverture, apaisement et lâcher-prise ; c’est pourquoi dans nos colliers (voir « nos créations »), nos programmations et nos mandalas nous associons toujours le Quartz rose à ces pierres.

La Variscite correspond à la Foi et peut être portée en pendentif au niveau du cœur.
Enfin, la Tanzanite est très indiquée pour les personnes dont les jugements empêchent l’acceptation ; dans ce cas, on peut placer, en position allongée, une Tanzanite au milieu du front ( » 3e œil « ) avec un quartz rose sur le chakra du cœur (au centre du sternum).

Pierres et symbolisme

Le symbolisme de la croix se retrouve dans de nombreuses traditions spirituelles ou chamaniques (chamanisme Amérindien, Celte…)

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Staurolite

 

La Staurolite (du grec Stauros=croix et Lithos=pierres), formée par deux cristaux qui s’interpénètrent formant un macle en croix, cette pierre se rencontre dans plusieurs pays: celle de Bretagne présente des spécimens les plus remarquables dont l’Energie est la plus puissante.

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Pierre de Fée

La Pierre de Fée correspond au culte de la civilisation de la Déesse-mère (avant la naissance du patriarcat). Ces formations qui viennent du Québec, sur les rives du fleuve Harricana, rappellent les ‘Vénus paléolithiques’ dont la plus connue est la Vénus de Willendorf. Plus près de notre époque, le Shivaïsme du Cachemire, particulièrement vivace du 9ème au 12ème siècle, à fait revivre par le culte des ‘Dakinis’, cette tradition plusieurs fois millénaire.

Et la pratique…

Quelques conseils:

Toutes les pierres présentées dans cet article conviennent bien à être portées en pendentif au niveau du chakra du cœur qui peut-être considéré comme le centre de transformation des attitudes.Dans une programmation ou dans un mandala, il est important d’inclure, en plus de ces pierres, un Quartz rose qui apportera une dimension de douceur et de bienveillance envers soi-même ; cela aidera à éviter une pratique trop « pure et dure » : volontaire, exigeante, en recherche d’efficacité et de résultats.

Si vous souhaitez porter sur vous ces pierres en association, nous avons réalisé des colliers sur les thèmes: « lâcher-prise » (Séraphinite et Quartz rose) et « Paix intérieure » (Larimar et Quartz rose).
Voir colliers « Nos créations » sur notre catalogue papier ou sur le site internet : www.cristal-essence.fr

Publié dans:CHAKRAS, NATURE, TERRE |on 6 mai, 2016 |Pas de commentaires »

LES INFLUENCES DE LA LUNE

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Les trois quarts du globe sont composés d’eau, et les océans sont animés par ce mouvement journalier d’oscillation de la mer dont le niveau monte et descend alternativement en un même lieu, provoqué par l’attraction de la lune et du soleil. On peut également parler de marée montante, marée haute ou marée descendante, ainsi que de marée basse.

Mais l’amplitude des marées dépend aussi de la configuration des côtes et de l’amplitude de la masse d’eau (ce qui explique sa faiblesse en Méditerranée et dans les mers fermées).

Le phénomène des marées est donc le déplacement d’une quantité d’eau en sens inverse de celui de la rotation de la terre, provoquant un ralentissement de la vitesse de rotation de la terre due à des frictions, et ainsi à l’allongement de la durée du jour. Ce phénomène physique n’agit pas seulement sur les océans, il agit aussi sur les eaux souterraines, les oscillations de l’atmosphère et également sur les vibrations de la surface de la terre.

Certaines recherches ont permis de mettre à jour ce que l’on appelle : les marées biologiques, phénomènes agissant sur les êtres vivants et que l’on pourrait développer. Il faut considérer la lumière de la lune comme un véhicule d’énergie, qui agit comme catalyseur des processus vitaux, et tous les organismes vivants reçoivent du clair de lune l’énergie contenue. Après une phase d’absorption des rayons solaires, cette lumière lunaire est diffusée par le sol de la lune.

En ce qui concerne la santé et la vie des plantes, la lune est indispensable autant que l’est le soleil. Nous avons que le métabolisme des plantes utilise la photosynthèse. Après avoir absorbé la lumière, l’énergie lumineuse est transformée en énergie chimique. Cette énergie ainsi recréée, sert aux plantes à réduire l’anhydride carbonique  qui est présent dans l’air. Les longueurs d’ondes nécessaires à la photosynthèse proviennent de la lumière solaire et de la lumière lunaire.

Toutes les civilisations ont mis à jour l’influence de la  lune sur la nature. De nombreuses recherches scientifiques sont menées dans le monde entier afin de mieux comprendre l’activité de la lune sur les organismes vivants. Ainsi, le professeur Katchatourov, vice président de l’Académie des sciences en Russie, conclue ses recherches en s’appuyant sur l’affection des plantes par les marées. Celles-ci ont, en effet, une influence directe sur le rythme de montée et de descente de la sève. On peut par ailleurs constater que cet effet négatif est d’autant plus accentué pour les plantes à tiges hautes, alors qu’il est insignifiant pour les plantes grimpantes.

Savoir choisir la quantité et la qualité de lumière indispensable à la vie d’une plante est primordial en ce qui concerne les plantes d’appartement. Les plantes doivent recevoir le clair de lune, et pour cela, il faut commencer par laisser les volets ouverts la nuit.

L’influence de la lune est bénéfique quand les feuilles sont soigneusement époussetées, ou au mieux quand les feuilles sont lavées avec un liquide vitaminé. Afin que la plante puisse fleurir, il faut au mieux connaître les cycles végétatifs de la plante dans la nature ainsi que le climat et les saisons pendant lesquels elle fleurit. La lumière de la lune stimule la floraison des plantes d’appartement. Il est également conseillé d’utiliser le même terreau pour toutes les plantes d’un appartement, ceci afin d ‘organiser au mieux la symbiose végétative. Bien que cela puisse paraître curieux, il a été constaté que certaines plantes s’entendent mieux avec certaines autres. Il a été observé que des espèces ne peuvent pas cohabiter.

Nous nous devons donc d’être particulièrement attentifs aux plantes d’appartement afin de recréer au maximum le « système » qu’elles ont dans leur milieu naturel.

Depuis longtemps, nous savons que les plantes soignent, mais la phytothérapie doit être utilisée avec un très grand  soin et par des personnes compétentes. L’influence de la lune a de grands pouvoirs sur la faculté curative des plantes médicinales.

Les plantes médicinales sont des stimulants biogénétiques et n’agissent pas directement sur les causes de la maladie. Elles aident simplement les défenses naturelles du corps à combattre la maladie. C’est alors qu’un véritable « échange d’énergie » s’opère entre la plante et l’homme.

Le stock d’énergie contenu dans les plantes médicinales (racine, tige, feuilles, fleurs) est variable en fonction des différentes phases de la lune.

La nouvelle lune : RACINES

Premier croissant : TIGE

Pleine lune : FLEURS ET FRUITS

La période de récolte dure quatre jours (durée de production d’énergie), en lune Gibbeuse (avant la pleine lune).

Il est indéniable que la lune doit influencer grandement les animaux, surtout lorsque l’on sait que ces derniers sont dotés de facultés sensorielles bien plus importantes que l’homme. Néanmoins, jusqu’à présent, aucune étude sérieuse n’a été entreprise, les scientifiques semblant négliger ce type de recherche. Mais nous pouvons toutefois rapporter quelques phénomènes particuliers qui ont été constatés chez les animaux.

En ce qui concerne la faune océanique, certaines espèces de poissons, de vers marins et autres, se reproduisent chaque année à des époques en rapport avec la lunaison, à savoir en octobre, en phase de lune gibbeuse, et pour d’autres au cours du moins de novembre. Chez les Koalas, il a été observé que ces derniers s’aliment en phase de lune descendante. Il est à noter également qu’à une certaine époque, dans nos campagnes, les paysans mettaient leurs poules à couver en début de phase de Lune gibbeuse de peur que les poussins ne soient autrement malformés. Sans oublier bien sûr toutes les croyances liées aux hurlements des chiens et des loups lors des pleines Lunes…. Comme vous pouvez le constater, en ce qui concerne l’influence de la lune sur les animaux, tout reste à découvrir.

De nombreuses études ont démontré que l’homme était sensible aux influences cosmiques de la même façon que la terre, qu’il subissait les flux et reflux des marées gravitationnelles et électromagnétiques ; c’est ce que certains appellent : les marées biologiques.

La cosmobiologie est un nouveau domaine d’exploration pour la science. Cette science a pour but d’étudier les relations entre l’homme et l’univers.

EXTRAIT DU LIVRE : LES FABULEUX POUVOIRS DE LA LUNE

  Francesca du blog http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:ENERGIES, LUNES, NATURE |on 27 février, 2016 |Pas de commentaires »

Célébrer la sexualité avec les cycles de la nature

 

sexualiteLes amérindiens ont toujours observé la nature; c’est leur livre de la vie… Ils n’ont pas seulement observé les cycles naturels; ils ont toujours compris que c’est le mélange des énergies mâles et femelles qui crée la vie.

Ils considèrent le sexe comme une partie naturelle de la vie. Beaucoup de cultures amérindiennes, en fait, considèrent que faire l’amour, c’est partager l’énergie ou fusionner l’énergie. Les cérémonies primordiales de maintes tribus ont lieu durant le solstice d’hiver, l’époque de l’Esprit Gardien Waboose. A cette époque, nous honorons le mélange des énergies mâles et femelles parce que c’est l’union du Père Soleil et de la Terre Mère qui aura lieu au printemps, qui produira la vie nouvelle. En honorant cette union du Soleil et de la Terre, c’est la sexualité humaine que les amérindiens honorent, sur un plan symbolique.

Nous reconnaissons continuellement le fait qu’on doit être à deux, le mâle et la femelle, pour recréer la vie sur tous les plans de l’existence. C’est cette reconnaissance, je pense, qui nous empêche de devenir trop arrogants, de penser que nous n’avons besoin de personne d’autre dans la vie. L’indépendance est une bonne chose, tant qu’elle ne va pas jusqu’à l’arrogance ou l’extinction…

Honorer les énergies mâles et femelles est un thème constant qui parcourt toutes nos cérémonies. Nous avons d’abord la cérémonie du Renouveau de la Terre; puis nous avons la cérémonie de reconnaissance de la saison du printemps pour planter. A ce moment, nous honorons la fertilité des femmes, et leur pouvoir de donner la vie. Lorsque nous plantons notre jardin, nous construisons un cercle de cérémonie à l’intérieur et nos sœurs sortent pour faire une bénédiction spéciale au terrain. Autrefois, les femmes enlevaient leurs vêtements et marchaient nues autour du jardin. Elles trainaient leurs vêtements par terre derrière elles sur le sol.

Sun Bear, with Wabun and Barry Weinstock, The path of power, Bear Tribe Publishing, Spokane, USA, 1983. Traduction A. Boudet

Publié dans:AMERINDIENS, NATURE, SEXUALITE |on 4 décembre, 2015 |Pas de commentaires »

L’Accès aux autres mondes

 

les autres mondesSavoir demander à la nature sa force quand elle peut vous la donner, pendant sa période faste, de l’éveil à la floraison, de la fin mars à la mi-août, et même durant la rémission glorieuse de septembre, jusqu’à ce que la mort nécessaire reprenne ses droits en ce deuxième jour de novembre où la terre à son tour semble s’endeuiller et entre à nouveau en sommeil.

Ne pas craindre le contact : mettre sa peau contre l’écorce du chêne ou du frêne, selon l’affinité ressentie. Percevoir leur vibration profonde, s’abandonner à l’apaisement qui alors envahit, se soumettre à l’alchimie de la sève qui vous accorde aux rythmes de l’univers et vous relie à ses différents règnes. Mariez-vous à votre arbre favori. Marchez pieds nus. Que les forces bienfaisantes du sol pénètrent en vous par les chakras plantaires. Laissez-vous enterrer avec, à hauteur du visage, une simple grille de branchages pour vous permettre de respirer. Qu’en ces noces, où vie et mort semblent s’unir, en ce lieu d’obscur échange, la terre vous charge de ses énergies mères, d’où mystérieusement sourd le végétal, que ce rite soit signe d’amitié, d’alliance, recon­naissance de ce que le corps en reçoit chaque jour.

Mettez-vous à l’écoute du vent, des sources, de la pluie qui nous vient du ciel, rafale, crépitement, ou murmure, douceur où respire l’âme, quand elle court sur des lits de gravier ou de sable, et de ces présences insoupçonnées qu’il faut apprendre à percevoir.

Nous touchons là au point central de l’enseignement de Mario, affiner ses perceptions pour acquérir la vue éthérique et voir dans l’astral.

Si le bas-astral, l’égout de l’univers, est le lieu des pires rencontres avec les entités inférieures, les morts, les larves, en quête d’un corps à parasiter, et qui se logent dans le bas-ventre, le foie et le système cérébro-spinal, dès que l’on se trouve assez protégé, assez purifié, bref assez fort pour franchir ce seuil, les élémentaux se montrent, puis les es­prits de la forêt.

La nuit, à la pleine lune ou parfois par temps obscur, quand les yeux se sont habitués à la pénombre, on les per­çoit, brouillards légers, substances transparentes, subtiles, déployées en écharpes qui se déroulent et prennent forme, éclairant les ténèbres du sous-bois.

« Il faut apprendre à les distinguer, je n’invente rien », explique Mario en me tendant une photo de gnome vu de dos, petite taille, bonnet pointu, s’appuyant d’un bras à un tronc d’arbre. « Celle-ci est très nette, mais en voici une autre, banale à première vue. Pourtant dans la grisaille des taillis, s’inscrit la forme immense d’un chaman sibérien. Regardez le ciel avec attention. Vous y verrez des visages, des profils se détacher sur ce fond neutre. Nous ne som­mes jamais seuls. »

Mario a sorti ses richesses, les parfums astrologiques de la Lune, du Soleil, de Vénus, pour attirer les gnomes, une cage à esprits, sa canne de chaman, et un bandeau dont il se ceint la tête quand il travaille en forêt, exécuté d’après un modèle qui lui fut révélé en rêve.

Parfois, à quelques élus, apparaissent, resplendissantes, nimbées de lumière, les fées. Mario a de telles rencontres. Elles le laissent pour de longs jours ébloui, comblé, elles l’inspirent. Heureux, il tente de les reproduire sur ses toiles. Curieusement, sa peinture s’apparente à celle de la commu­nauté de Saint-Soleil en Haïti que le réalisateur de télévision Jean-Marie Drot a récemment révélée au grand public dans ses Carnets de voyage de Malraux. Les mêmes regards brû­lent ces visages étranges, surgis de quel inconnu, captés à quelle source ? Nulle naïveté, quoi qu’on en puisse dire, et Malraux fut le premier à le reconnaître, mais une présence indéfinissable, qui fascine, trouble et inquiète, et relève sans doute du même ordre de réalité.

D’autres que Mario accèdent à cet autre monde, telle cette jeune femme, Maja. « Elle est complètement occulte, me dit Mario. Elle sent les ambiances, les lieux, voit les auras. Elle a toujours été comme ça. »

Extrait de : Être sorcier, c’est une façon de regarder le monde.de

Mario Mercier

17 raisons d’appeler à l’émergence d’une nouvelle conscience

 

. Ils sont astrophysiciens, biologistes, psychiatres, philosophes, enseignants, artistes, maîtres zen ou pionniers de l’écologie. Tous estiment qu’il est temps d’évoluer vers une nouvelle conscience, de soi et du monde.

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L’INREES leur donne la parole dans le hors-série n°1 d’Inexploré.

Et si vous oubliez tout ce que vous pensiez savoir des lois qui régissent le vivant ? XVIIe siècle, Newton décrit le monde comme un ensemble d’objets mécaniques et délimités, Descartes réduit le réel à ce qui est observable et mesurable – l’homme y compris. Emerge alors en Occident la représentation d’un univers fragmenté, déterministe, quantifiable. Tout devient maîtrisable, exploitable, consommable.

Au nom de quoi faire voler en éclat ces conceptions ? De la science elle-même. Depuis cent ans, des physiciens lèvent le voile sur de nouvelles dimensions. Trinh Xuan Thuan, astrophysicien : « Après avoir dominé la pensée occidentale pendant trois cents ans, la vision newtonienne a fait place à celle d’un monde holistique, indéterminé et débordant de créativité. L’avènement de la physique quantique et de la théorie du chaos a introduit les principes d’incertitude, d’imprévisibilité, d’influence entre l’observateur et le réel observé. Les atomes forment un monde de potentialités ou de possibilités, plutôt que de choses et de faits. Des phénomènes de mécanique quantique ne peuvent se comprendre avec les références classiques. Pourquoi par exemple, quand on sépare de plusieurs kilomètres deux photons qui étaient associés, l’un continue de savoir ce que fait l’autre, sans aucune communication ? Cela pose problème si on suppose que la réalité est morcelée et localisée sur chacune des particules. Le paradoxe n’a plus cours si on admet que les deux photons font partie d’une réalité globale, quelle que soit la distance qui les sépare. Ils sont interdépendants : chaque partie porte en elle la totalité, et de chaque partie dépend tout le reste. »

La réalité de cette nouvelle physique est multidimensionnelle, son univers constitué de matière, de flux d’énergie et d’information. Et si c’était le cas à tous les niveaux du vivant ? 

En biologie du cerveau, par exemple. Jean Becchio, médecin généraliste, président de l’Association française d’hypnose : « Dans les années 50-60, on pensait tout connaître du cerveau. Quarante ans plus tard, on est perdu ! La matière grise n’est plus considérée comme aussi primordiale : elle ne serait que le récepteur d’informations captées depuis l’extérieur, puis envoyées dans la substance blanche, où elles rencontrent d’autres informations issues du monde intérieur, de la mémoire, des émotions, des apprentissages… On vient aussi de trouver qu’il y a des neurones miroirs partout dans le cerveau, qui jouent un rôle important dans les phénomènes de sympathie, d’empathie et de compassion. Cette découverte fait évoluer la conception très robotique de l’humain ; il est d’abord un être relié aux autres. Le cerveau n’est plus étudié comme une boîte isolée, mais dans sa relation avec son entourage. »

Autre découverte de taille : le cerveau ne produirait pas la conscience. Pim Van Lommel, cardiologue, spécialiste des expériences de mort imminente : « Dans l’étude que j’ai menée sur des patients ayant survécu à un arrêt cardiaque, 18% rapportent une expérience d’expansion de conscience au moment où ils étaient en mort cérébrale. Ils ont perçu leur réanimation, peuvent avoir vu des souvenirs de leur vie entière, interagi avec des proches décédés… Des millions de gens dans le monde ont vécu ces phénomènes – 9 millions aux USA, 20 millions en Europe. Notre étude (la plus importante à ce jour) met en échec les explications matérialistes – manque d’oxygène, hallucinations, rêves, etc. Elle prouve que le cerveau ne crée pas la conscience ; il n’est que le catalyseur qui rend possible son expérience – comme le poste de télévision n’est qu’une interface pour accéder aux émissions. La véritable conscience est non locale, plus vaste que ce que nous percevons dans la vie quotidienne, et capable de survivre au corps physique. » 

Il existerait donc une conscience supérieure à la conscience ordinaire… Une hypothèse en voie de validation scientifique. Roger Nelson, directeur du Global Consciousness Project, chercheur en parapsychologie à l’Université de Princeton : « Nos expérimentations ont montré que les gens étaient capables, par la pensée, d’influer sur le contenu d’une séquence de nombres aléatoire. L’effet est ténu, pas suffisant pour ouvrir une porte de garage à distance, mais assez pour comprendre que l’esprit n’est pas confiné à la boîte crânienne et peut entrer en relation directe avec différents aspects du monde. Nos capteurs détectent aussi un changement lorsque les gens se retrouvent en communion, à l’occasion d’un événement fort. L’interaction des consciences individuelles induit un échange d’information et la création d’une cohérence de champ, qui n’existait pas auparavant, qu’on appelle la conscience de groupe. Nous avons plus de 400 enregistrements de ce type ; à partir de ce seuil, les critères scientifiques admettent la réalité d’un phénomène. »

Il serait même possible, par cette conscience non locale, d’accéder à des informations affranchies de l’espace et du temps. Stephan A. Schwartz, chercheur principal sur le cerveau, l’esprit et la guérison à l’Institut Samueli (USA) : « Les expériences que nous avons menées prouvent, protocoles scientifiques et données statistiques à l’appui, que nous avons la capacité de décrire des choses, des lieux ou des gens éloignés, comme s’ils étaient sous nos yeux. Nous pouvons également décrire un événement qui ne s’est pas encore produit. Les données recueillies sont de deux types : des impressions de sens – par le goût, le toucher, les odeurs – et une impression de connaissance : je ne sais pas comment, mais je sais que c’est vrai. Il n’y a rien de surnaturel là-dedans : vous vous ouvrez simplement à cette part non locale de votre conscience qui n’est pas limitée par le temps et l’espace. Cette compétence se développe, à condition d’en avoir la volonté. L’intention est un point clé. »

De quoi chambouler profondément nos visions du monde et de nous-mêmes. Comme l’ont pressenti nombre de sagesses traditionnelles, notre identité profonde ne serait pas nos corps ni nos esprits individuels, mais cette conscience connectée à un grand tout. Lynne McTaggart, journaliste scientifique : « Lorsque les particules subatomiques conversent, elles échangent de l’énergie. Quand vous multipliez cette infime quantité par tous les échanges entre toutes les particules de l’univers, vous obtenez une incroyable quantité d’énergie dans un espace vide. Ce champ permet de comprendre qu’il n’y aurait pas des objets séparés, mais un lien, c’est-à-dire une connexion si intriquée, si essentielle et si profonde qu’il est impossible de dire où une chose s’arrête et où l’autre commence. Notre environnement nous crée autant que nous le créons. C’est un processus coopératif, qui doit nous inciter à dépasser la polarisation terrible que nous observons aujourd’hui, et vivre selon une image plus organique et plus holistique. » 

Sortir du sentiment de maîtrise absolue, retrouver le sens de la globalité, de l’humilité et des responsabilités…

Dans le rapport à soi, d’abord, la manière dont on s’envisage et dont on se soigne.Thierry Janssen, médecin psychothérapeute : « En parallèle d’une médecine de plus en plus technologique, émerge un paradigme de santé issu de cultures traditionnelles, qui insistent davantage sur la prévention et, lorsqu’il s’agit de soigner, le font de manière globale, en ne réduisant pas la personne à un corps-machine. Il me paraît absolument pertinent de considérer l’humain comme un être indivisible, dont les pensées influencent le fonctionnement biologique et dont le fonctionnement biologique influence la pensée, sans tomber dans l’idée que toutes les pathologies sont causées par des conflits psychologiques et que la résolution de ceux-ci suffiraient à guérir. Dans une perspective intégrative, l’idéal serait de soigner les patients avec empathie, en développant des relations de respect, en les considérant comme des individus multidimensionnels, tout en profitant des merveilleux outils que la technologie nous offre. » 

Evolution, aussi, dans notre rapport aux autres, ce que l’on inculque et ce que l’on transmet. Antonella Verdiani, docteure en sciences de l’éducation, à l’initiative du Printemps de l’éducation : « Aujourd’hui, l’école est source d’inégalités car basée sur la compétition et non sur la coopération. Elle ne table pas sur l’échange et le partage des connaissances, mais sur un rapport autoritaire, qui n’autorise pas les enfants (et ils ne se l’autorisent pas eux-mêmes) à devenir auteurs de leurs propres vies. Notre époque n’a plus besoin des petits soldats de l’ère industrielle. Lorsque l’enseignant se positionne avec ouverture, en tant que guide et accompagnant, cela change totalement la donne. L’éducation intégrale, fondée sur le libre progrès de l’enfant, dans un cadre bienveillant, part du principe qu’il existe chez l’enfant une connaissance quasi-innée. Si on lui fait confiance, il sait très vite où il doit aller. Il faut stimuler le questionnement, les éveiller à leurs propres réponses. Y compris en matière existentielle, une dimension qui existe bel et bien chez les enfants. » 

la nature

Autres aspect fondamental : notre rapport à la nature.  

Pierre Rabhi, pionnier de l’agro-écologie, fondateur du mouvement Colibris : « Au lieu de prendre conscience de la beauté infinie de la planète et de considérer la Terre comme une oasis perdue dans un désert sidéral dont nous sommes totalement dépendants, nous continuons de la sinistrer, en agissant comme si ses ressources étaient inépuisables, comme si nous pouvions nous affranchir de cette nature que nous appelons “environnement”, comme si nous n’en faisions pas partie. Si des extraterrestres nous observaient, ils concluraient que nous avons des aptitudes mais que nous sommes inintelligents ! Tant que nous ne modifierons pas notre regard, nous serons dans cette dichotomie, dans ce dualisme totalement artificiel. A partir du moment où je suis à l’école de la nature, je ne cherche plus à m’imposer à elle, à la dominer ni à l’empoisonner, je suis à son écoute, j’observe son processus et je le respecte. Etymologiquement, humus, humanité, humilité, c’est la même chose. »

Jusqu’à notre rapport à l’univers, en prenant la mesure que nous n’en sommes qu’un des composants. Morvan Salez, chercheur en astrophysique : « Grâce à l’amélioration de la technologie, on trouve de plus en plus de systèmes planétaires très semblables au nôtre. Environ 780 exoplanètes ont été détectées de manière certaine, plus de 2000 sont en attente de confirmation. Les très importants progrès effectués dans la compréhension de notre propre écosystème ont aussi permis de découvrir que les bactéries sont absolument partout, dans des régions où l’on pensait que c’était impossible. Pour arriver à la biosphère actuelle à partir de molécules organiques inertes, il a fallu des mécanismes incroyablement subtils. Face à ce constat, on peut considérer que les paramètres de l’univers sont tels que si on laisse le temps agir à partir de bons ingrédients de départ, des formes de vie sont vouées à apparaître, peut-être très différentes de la nôtre. Nous dire que nous ne sommes pas seuls, c’est un électrochoc, qui peut remodeler en profondeur notre conception de nous-mêmes et de notre place au sein du cosmos. »

Cette évolution n’est pas un luxe : si on ne change rien, la planète court à sa perte, et nous avec. La crise actuelle n’est-elle pas révélatrice d’un besoin criant de retrouver un supplément d’âme, un sens et une cohérence ? Frédéric Lenoir, philosophe : « Les derniers grands succès de la littérature et du cinéma, tels que l’Alchimiste, le Seigneur des Anneaux, Harry Potter ou Avatar, réhabilitent les mythes, la magie, l’imaginaire. Preuve qu’on crève dans un rationalisme desséchant et que les gens ont besoin de rêver, de se relier au monde à travers des symboles, des archétypes. L’âme n’a pas suivi la croissance du corps matériel de l’humanité. Pourquoi ? Parce que nous ne la cultivons pas. On a aujourd’hui de plus en plus d’outils qui nous permettent de comprendre, de discerner, mais on ne sait pas bien s’en servir. Nous avons besoin de rééquilibrer notre cerveau. De plus en plus d’individus sont en quête d’une expérience intérieure qui touche leur cœur, leur vie. Ils sont à la recherche d’un éveil, d’un changement de conscience. Je crois que l’existence a un sens et que chacun peut le trouver, s’il le veut. » 

Pas seulement en acceptant un nouveau paradigme scientifique – qui ne serait alors qu’une idéologie de plus. Au-delà des théories, certaines expériences sensibles ouvrent sur une perception, intime, d’un autre réel : une musique que l’on écoute, un film que l’on regarde, une poésie que l’on lit, un paysage que l’on contemple… Jean François Clervoy, astronaute : « La Terre vue de l’espace, c’est très beau ! On en a les larmes aux yeux, on en tombe amoureux. Et on s’aperçoit que la couche d’atmosphère est fine comme du papier à cigarettes ; notre vie ne tient qu’à ce filet ! Tous les astronautes reviennent des vols spatiaux bien plus sensibles au fait que la Terre est un vaisseau spatial en soi, aux ressources limitées. L’espace enrichit : sur le plan sensoriel, émotionnel, spirituel, existentiel. Quand on voit la beauté de l’univers, on se demande pourquoi c’est aussi beau, pourquoi on est si ému. Lorsqu’on regarde la Terre par le hublot, en apesanteur, on oublie qu’on a un corps, on a l’impression qu’on est simplement une conscience qui flotte, qui a le pouvoir de voir. Je crois que l’univers n’est pas limité à la matière, aux couleurs que je vois, aux émotions que je perçois. Il y a quelque chose de supérieur. »

Un quelque chose qu’il est possible d’explorer en lâchant la raison individuelle – et les postures sociales – pour laisser vibrer cette justesse d’intuition qui sommeille en nous. Jan Kounen, cinéaste : « Créer est un processus très intuitif. Tout à coup, une histoire résonne en moi et ne me quitte plus. Cette intuition compte beaucoup dans mes choix. Avant de prendre une décision, je surveille les signaux qui m’indiquent, physiquement et psychiquement, que je ne suis pas dans la peur, dans la détresse artistique. Sinon, la décision restera liée à l’énergie qui l’a fait naître. La pensée est créatrice, elle est liée à un monde énergétique que l’on nourrit, et qui nous alimente en retour. Je pense qu’il existe à l’intérieur de nous une intelligence plus efficace que notre seule intelligence mentale, laquelle est limitée par notre culture, notre vocabulaire, nos modèles, etc. Dans le monde indigène, l’imaginaire est un outil, qui permet d’accéder à des réalités différentes, qui toutes peuvent donner des informations importantes. »

Y compris en psychothérapie, où de nouvelles méthodes explorent l’invisible, au-delà de l’ego. Olivier Chambon, psychiatre : « Focusing, cohérence cardiaque, hypnose, TIPI… Ces techniques travaillent sur le monde de l’âme, du rêve, de l’imaginal, qui amène des compréhensions dépassant les connaissances habituelles. Lorsque la conscience est attirée vers l’ego, celui-ci la rétrécit, la ratatine et la conditionne. C’est en allant chercher des choses extérieures à lui qu’on permet à l’ego de trouver des voies de transformation qu’il ne trouve pas en lui-même. On apprend à faire attention à des choses inconnues, irrationnelles, éphémères, imprévues, incontrôlées. En voyage chamanique sous hypnose ou en EMDR, on accède à des parties du soi oubliées, des souvenirs qu’on ignorait avoir, des énergies nouvelles, ainsi qu’à un espace de pardon, de compréhension et de confiance, où l’on peut se voir et voir les autres sans juger ni blâmer. On obtient alors un rééquilibrage à tous les niveaux : physique, émotionnel, mental et spirituel. » 

Mais la prise de conscience ne suffit pas. Elle doit se cultiver au quotidien. Thich Nhat Hanh, maître zen : « Pour que la paix, la joie de vivre, l’amour et l’espoir puissent émerger, il faut prendre soin de l’instant présent, être conscient d’être vivant, qu’on est en train de marcher sur la planète Terre, d’entrer en contact avec les merveilles de la vie. Cela s’acquiert par une pleine conscience nourrie à chaque instant, de la concentration sur le présent, et une bonne gestion de ce moment. Réorganiser sa vie quotidienne, sa manière de travailler, de manger, de dormir, de respirer… Etre capable de préserver la paix, la compréhension et la compassion dans n’importe quelle situation, est une pratique spirituelle. Une fois qu’on est habité par cette vision juste, on existe en tant qu’être véritable, solide, libre et joyeux, et on peut avoir une influence sur le monde. Il n’y a pas de cloison étanche entre le soi et le non-soi. Chaque énergie que vous émettez en termes de pensée, de parole et d’acte, a un effet sur tout le cosmos. » 

Exemple très concret avec la MBSR, une méthode de réduction du stress par la pleine conscience, implantée dans 550 hôpitaux aux Etats-Unis (et 200 ailleurs dans le monde). Jon Kabat-Zinn, professeur de médecine, concepteur du programme : « Le MBSR met de l’énergie sous forme d’attention dans ce qui va en nous, plutôt que dans ce qui ne va pas. Le patient devient acteur de sa santé, en entrant en contact avec le paysage de son être. En habitant le moment présent, qu’il soit plaisant ou non, sans rien prendre personnellement, sans créer une narration sur sa douleur, on finit par voir les idées et les opinions pour ce qu’elles sont : des habitudes de l’esprit, qui ne sont pas la vérité. Je ne suis pas ma douleur, je ne suis pas mes pensées, je ne suis pas mon cancer. Sans médicament ni chirurgie, juste avec la pleine conscience cultivée comme un muscle, la MBSR permet de réduire durablement les symptômes. Ce type de pratique change non seulement l’activité cérébrale, mais la structure du cerveau. Et il n’est pas le seul à être plastique : vos chromosomes, vos cellules, tout en vous est capable de changer en fonction de la façon dont vous mangez, dont vous aimez, dont vous faites de l’exercice, du temps que vous prenez pour le calme et l’attention méditative. »

Direction le pays des Bisounours et de l’amour rose bonbon ? Non. Le but n’est pas de vivre perché bien au chaud sur un petit nuage, mais au contraire de trouver en soi la lucidité et la force de cerner la réalité sous toutes ces facettes, même les plus sombres, et passer à l’action contre tout ce qui nous désincarne, faute de sens et d’âme. Fabrice Midal, fondateur de l’Ecole occidentale de méditation :  

« On n’a jamais rendu les hommes heureux en les gavant de sucreries ! Seule la vérité apaise réellement le cœur humain. Si nous ne l’affrontons pas, nous ferons de la spiritualité un rêve de plus. Impossible de s’asseoir et de méditer un moment sans rencontrer la souffrance. Mais à mesure qu’on s’y engage, la conscience s’ouvre et devient assez vaste pour soutenir les défis et les difficultés. L’important n’est pas d’avoir les solutions toutes faites, mais d’ouvrir notre champ de vision et notre capacité à faire face. La spiritualité doit chercher à comprendre le pire, afin de trouver des manières justes d’y répondre. La méditation donne le courage de revenir à l’essentiel. Elle montre un autre rapport à tout, fondé sur l’attention et la bienveillance. Partout où il y a l’être humain, il y a la possibilité d’un acte gratuit qu’on ne peut commander, instrumentaliser ni pronostiquer. C’est cela qu’il nous faut reconnaître, préserver et cultiver. » 

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Publié dans:CO-CREATION, LOI NATURELLE, MAITRISE, NATURE |on 13 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

L’ancienne lumière solaire est sur le point de s’éteindre

 

tache-solaireLorsque suffisamment de personnes modifient leur façon de voir les choses, les solutions deviennent alors évidentes et se manifestent fréquemment selon des voies que l’on n’aurait même pas imaginées avant de changer de perception. Nous avons détruit une bonne partie de notre  monde à cause de notre culture ; nous pouvons en préserver l’essentiel en transformant notre culture. Néanmoins, c’est par la compréhension des choses et de leur fonctionnement que nous découvrons les outils mis à notre disposition dans notre environnement essentiellement dans notre façon de vivre et de concevoir le monde -, outils positifs et indispensables pour effectuer les transformations nécessaires. Ainsi, dans ce contexte, même les « mauvaises nouvelles » sont, en réalité, de bonnes nouvelles. 

Au sens littéral du terme, nous sommes tous véritablement constitués de lumière solaire. La chaleur radiante du soleil, la lumière visible et les rayons ultraviolets représentent l’origine de  quasiment toute forme de vie sur terre. Tout ce qui vit autour de nous n’existe que pour une seule raison quelque part, un jour, une plante fut capable de capter la lumière du soleil et de la stocker.

Tous les animaux vivent de ces plantes, soit directement (les herbivores), soit indirectement (les carnivores qui dévorent les herbivores). Ce phénomène s’applique aux mammifères, aux insectes, aux oiseaux, aux amphibiens, aux reptiles, aux bactéries… à toute créature vivante. Chaque forme de vie, à la surface de notre planète, existe grâce à une plante qui fut, un jour, capable de capter la lumière du soleil et de l’emmagasiner. Puis, une entité ingéra cette plante et son énergie solaire, transmettant ainsi cette puissance à son propre organisme’.

De cette façon, l’abondance ou la pénurie de nos réserves alimentaires fut, jusqu’à ces derniers siècles, largement déterminée par la quantité de lumière solaire qui baigna notre sol. Et il en est exactement de même en ce qui concerne les formes de vie non humaines de notre planète. En effet, vous pouvez constater que de nombreuses zones autour de l’équateur, abondamment baignées par la lumière du soleil, bénéficient d’une profusion de vie végétale et animale, alors que, dans les régions polaires relativement privées de soleil, les créatures vivantes sont beaucoup moins nombreuses et leur diversité, bien moindre.

Nous utilisions les peaux d’animaux et les arbres (qui avaient consommé la lumière solaire au cours des années précédentes de leur existence) pour fabriquer notre habillement et construire nos abris. Tous ces éléments étaient le fruit de la lumière solaire du moment.

Nos ancêtres, désormais en mesure d’utiliser la lumière solaire stockée par les végétaux il y a des millions d’années, se mirent, pour la première fois, à consommer plus de nourriture et de chaleur que ne pouvait en fournir la lumière solaire « actuelle » qui inondait alors quotidiennement la planète. Et la population humaine dépassa le seuil que la Terre aurait pu supporter, si les humains s’étaient contentés de recourir à la lumière solaire « actuelle » comme unique source d’énergie et de nourriture.

En d’autres termes, si les ressources en charbon de nos ancêtres s’étaient épuisées, ces individus se seraient trouvés confrontés à un choix terrible : abandonner les zones cultivables (avec les risques de famine que cette option comportait) pour reconstituer les zones forestières afin de pouvoir se chauffer, ou disposer de suffisamment de nourriture mais endurer les froidures hivernales. (Bien entendu, ils auraient pu, également, abandonner les régions froides et s’entasser plus près de l’équateur. Mais les migrations historiques s’en éloignèrent toujours, tendance encouragée par la constante disponibilité de combustible pour le chauffage.)

Nous constatons le même phénomène aujourd’hui : la disponibilité d’un combustible conduit les populations à dépendre entièrement de lui et à en souffrir s’il vient à faire défaut. En mettant à profit cette ancienne lumière solaire emprisonnée dans le carbone pour répondre à leurs besoins en chauffage et en énergie, ce qui permettait ainsi le remplacement des animaux de trait par des tracteurs, nos ancêtres augmentèrent considérablement leur production de nourriture. En effet, les animaux de trait, tels les chevaux et les boeufs, se nourrissaient de lumière solaire « actuelle » : l’herbe qu’ils ingéraient chaque jour et qui poussait grâce à la lumière solaire quotidienne. Et c’est la raison pour laquelle leur productivité était limitée – ne pouvant convertir en énergie plus que ce qu’ils assimilaient en une journée – comparativement à un tracteur fonctionnant au pétrole et pouvant transformer en un jour autant de lumière solaire qu’en consommeraient des centaines de chevaux.

Extrait du Livre : Les dernière heures du Soleil ancestral de Thom Hartman – aux Editions Ariane

Publié dans:ASTROLOGIE, LUMIERE, NATURE |on 29 septembre, 2015 |Pas de commentaires »

RENCONTRE avec les êtres de la nature

Interview avec Anne Givaudan …

Anne Givaudan nous rapporte depuis de nombreuses années ses rencontres avec les êtres des plans subtils plus étonnantes les unes que les autres. Cette fois encore elle nous ouvre les portes d’un monde connu qui a bercé notre enfance : celui des êtres de la nature, aussi nommé peuple de l’invisible.

Sans titre

 

AGENDA Plus : Vous avez intitulé votre nouveau livre «Rencontre avec les êtres de la Nature», pouvez vous nous expliquer de quels êtres s’agit-il plus précisément ?

A.G. : Les êtres dont je parle dans ce livre et qui me parlent sont d’une nature qui n’est pas tangible pour notre monde physique. J’ai d’ailleurs hésité avec le titre «rencontre avec les Invisibles», parce qu’en fait il s’agit de ces êtres qui ont peuplé nos contes de fée lorsque nous étions enfants et qui bien souvent sont relégués dans le rayon des contes fantastiques ou de l’imaginaire chez la plupart des libraires. Il s’agit plus précisément de ceux que l’on nomme dans les livres pour enfants : elfes, gnomes, lutins, salamandres, ondins et ondines, sylphes…

A+ : S’ils sont invisibles pour la plupart d’entre nous comment avez vous pu les contacter ?

A.G. : En fait, ce sont eux qui ont souhaité ce contact, car ils considèrent que le temps est venu pour qu’à nouveau leur peuple et le nôtre puissent communiquer ou du moins ne pas s’ignorer. J’ai des facultés qui me permettent d’entrer en contact avec des mondes qui ne sont pas tangibles avec nos cinq sens et je pense que c’est grâce à ces possibilités que le peuple des invisibles m’a demandé d’être un moment leur porte parole. Je sais cependant, et ils me l’ont dit, que je ne suis pas la seule, loin de là, et que bien d’autres êtres humains qui ont une grande sensibilité sont aussi en contact avec eux, soit par le biais de messages, soit par l’intuition d’agir d’une certaine façon. Prenons l’exemple de Findhorn ou des jardins de Perelandra, des indications très précises sont données à ceux qui vivent dans ces lieux pour jardiner en conscience. De même dans le livre «Nature», l’auteur Sylvie Hetzel crée des préparations et des huiles de soins après avoir eu des contacts avec les dévas. Il y en a sans doute bien d’autres qui bénéficient des contacts et des enseignements de ces êtres de la Nature et qui agissent en conséquence. Pour ma part, j’ai eu la chance de les voir et de les entendre et de retranscrire ce qu’ils m’ont dit afin que puissions mieux les comprendre et les connaître.

A+ : S’ils ne sont pas visibles pour nos cinq sens, où sont-ils ? Quel est leur monde ?

A.G. : Il m’est difficile de répondre à cette question brièvement. Ils vivent dans un monde proche de notre plan physique, mais qui n’est pas tout à fait sur le même taux vibratoire que le nôtre. Nous pourrions comparer cela à des ondes de radio qui se chevauchent et qui, quelquefois, se rencontrent et s’entremêlent. Nos yeux ne voient qu’une partie de ces ondes. Il faut développer ce que j’appelle les sens subtils pour pouvoir rentrer en contact avec leur monde que je qualifierais d’éthérique. Aujourd’hui notre monde vit un changement d’une importance inégalée jusqu’à présent et l’on entend souvent parler d’éthérisation de la planète Terre. Cela ne signifie pas que tout ce que nous connaissons va disparaître mais, au contraire, que nous allons acquérir d’autres aptitudes qui vont nous permettre d’entrer en communication avec des mondes plus subtils qui autrefois n’étaient accessibles qu’à certains d’entre nous. Par exemple, il y a de plus en plus de personnes qui entendent ou reçoivent des «messages» ou qui acquièrent des dons de guérison ou qui voient et entrent en connexion avec des êtres des mondes subtils. Je ne parle pas ici de la qualité des messages reçus, ni de la véracité de ces transmissions, mais du simple fait que ces capacités s’accentuent et deviennent accessibles à une plus grande partie des humains, ce qui fait partie de la transformation de la planète Terre et de ses habitants. Il est donc logique que les êtres de ces mondes, encore proches de notre matière, soient de plus en plus visibles et qu’ils souhaitent collaborer à nouveau avec nous. Si je dis «à nouveau», c’est parce qu’autrefois leur existence ne posait pas de problème en soi. Par exemple, Paracelse, Socrate qui sont des personnes dignes de confiance, parlaient d’eux et avaient des contacts étroits avec certains d’entre eux. L’Eglise a condamné par la suite tous ceux qui avaient un «commerce» quelconque avec ces êtres, en les accusant d’avoir des contacts avec le diable et la terreur qui régnait durant l’Inquisition a mis fin à toute collaboration avec les invisibles. Il est pourtant un pays qui a été moins touché par l’invasion religieuse et qui, de ce fait, a gardé les contacts avec les êtres de ce monde. Dans le film de J-M. Roux sur l’Islande «Enquête sur le monde invisible», les habitants de l’île ne se cachent pas de leur rencontre avec le monde des fées et des gnomes.

A+ : Pourquoi ces êtres souhaitent-ils nous contacter ?

A.G. : Ils ont toujours eu des contacts avec les humains, mais depuis quelques siècles, ce contact s’est interrompu, ce qui ne les a pas empêché de continuer à oeuvrer selon leurs capacités. Aujourd’hui, il leur paraît important que nous les ignorions plus, afin de collaborer ensemble à la construction d’une Terre nouvelle où tous les règnes auront leur place et se connaîtront. Sans cela nous courrons à notre perte. Nous voulons soigner notre Terre en pensant à juste titre qu’elle est malade, mais en même temps nous nous refusons de considérer tous les êtres qui contribuent à la beauté et la santé de la planète Terre. Chacun de ces peuples de la Nature a une spécificité et si nous étions plus attentifs ou plus à l’écoute, nous pourrions faire des miracles avec eux. Nous pourrions faire croître des plantes dans les zones désertiques, ne plus utiliser de pesticides, nourrir tous les habitants de la Terre, rendre nos eaux guérissantes, notre air salubre et bien d’autres choses etrenat02encore. Nous sommes loin d’imaginer combien ces êtres contribuent à notre bien-être, à notre santé et s’ils disparaissaient, nous ne pourrions vivre bien longtemps. Nous ignorons qu’ils contribuent à la vie de notre corps physique et de nos corps subtils. Ils sont bien davantage en relation avec les autres mondes que nous ne le sommes et c’est incroyable que nous puissions encore nier leur existence alors que nous croyons être une «civilisation avancée»…

Paru dans l’Agenda Plus N° 230 de Septembre 2011

Publié dans:ENERGIES, NATURE, TERRE |on 3 septembre, 2015 |Pas de commentaires »

S’accorder aux cycles naturels

 

« Les quatre saisons changent et se transforment continuellement l’une en l’autre. C’est ainsi qu’elles peuvent accomplir la durée du temps » « Yi King », hexagramme 32

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Toute chose vivante est soumise à des cycles de destruction et de régénération. Les événements n’échappent pas à cette loi de la mutation : chaque aventure de la vie a ses propres temps d’action et d’immobilisation. La thérapeute américaine Diane Dreher, auteur deThe Tao of Womanhood (Quill, New York) affirme que « la sagesse, c’est de savoir reconnaître la fin d’un cycle, de ne pas se battre contre l’incontournable et de savoir quand bouger ». Dans la journée, par exemple, à quelle heure nous sentons-nous au top de notre énergie ? A quel moment décline-t-elle ? Selon Diane Dreher, nous sommes plongés dans la confusion quand nous avons négligé de repérer à quel moment de son cycle en est telle ou telle relation affective ou situation professionnelle qui nous pose problème. Le tao peut alors se faire réconfortant puisqu’il nous chuchote à l’oreille : « Il n’y a qu’une chose qui ne change pas, c’est que tout change tout le temps. »

Résoudre les oppositions

« Sous la pluie, voir le soleil brillant. Dans les flammes, boire à la source fraîche », Anonyme

Pour nous cartésiens, qui pensons en termes de bien ou mal, noir ou blanc, le tao permet de délier les conflits cornéliens qui nous emprisonnent. « Le un se divise toujours en deux » : toute situation se déliera à un moment en une situation yin et une situation yang, rien dans la vie n’est univoque. Le tao nous propose donc de pratiquer la double vision. William Martin, auteur d’un bréviaire taoïste à l’usage des parents d’aujourd’hui (Parents’s Tao Te King - Marlowe and Company, New York), invite à prendre en compte cette dialectique des antagonismes dans l’éducation d’un enfant : « Si vous voulez que vos enfants soient généreux, vous devez d’abord les autoriser à être égoïstes. Si vous voulez qu’ils soient disciplinés, vous devez d’abord les laisser être spontanés. […] Une qualité ne peut être pleinement apprise sans la pleine compréhension de son opposé. »

La_Rebeyrolle,_(Creuse,_Fr),_sur_le_chemin_de_St.jacques

Vivre l’acte sexuel comme un puissant échange énergétique

« Pendant l’amour, l’homme prend le yin qui lui manque et la femme, le yang dont elle a besoin », Gérard Edde

Aujourd’hui, le « tao sexuel » apparaît comme une invitation à l’extase perpétuelle. En réalité, si les ermites du VIe siècle avant J-C ont mis au point ces techniques sophistiquées d’union sexuelle – qu’ils pratiquaient avec des prostituées et suivant un calendrier très précis –, c’était avant tout pour purifier leur énergie vitale. Rien de romantique donc, dans cette pratique qui, comme le qi gong ou la méditation, a pour but essentiel de favoriser l’union avec le tao : « La maîtrise et la rigueur nécessaires aux amants étaient liées à leur manque de passion amoureuse », analyse Gérard Edde. L’acte sexuel est vécu comme un puissant moment d’échange énergétique, ayant à ce titre des répercussions sur toute la vie : « Lorsque votre énergie sexuelle circule librement dans tout le corps (et pas seulement dans les parties génitales), vous vous sentez plus élevé spirituellement et davantage connecté à vos impulsions », déclare Doctor Barefoot.

Apprendre à « nourrir la vie »

« Les hommes d’autrefois respiraient profondément jusqu’aux talons », Tchouang Tseu

Les premiers taoïstes, qui affirmaient leur désir d’atteindre l’immortalité, ont mis au point des centaines de techniques de régénération interne. Ces pratiques millénaires n’ont pas bougé d’un pouce. Vivre dans le tao, à notre époque, revient encore à prendre conscience de l’énergie vitale qui est en soi et à la faire fructifier grâce à ces techniques raffinées : taï-chi, qi gong (les « gymnastiques de santé »), massages taoïstes, médecine chinoise préventive, acupuncture, respiration énergétique, etc. Aujourd’hui, les cours permettant de s’initier fourmillent. Mais n’oublions pas le défi essentiel sur lequel elles ont été conçues : chacun doit savoir se régénérer, et devenir ainsi de plus en plus autonome. A chacun son tao, donc.

Confucius remis en question

Le taoïsme est un courant philosophique né dans le sud de la Chine au VIe siècle avant J-C. La doctrine de Confucius avait alors le monopole en matière de pensée. Concernant aussi bien les mœurs que la politique, cet ordre établi du « bien pensant » fut remis en question par Lao Tseu (Vieille Oreille longue). Ancien conseiller de la cour royale, celui-ci refusa de cautionner plus longtemps le pouvoir impérial qu’il jugeait décadent, quitta la société et entreprit un voyage au cours duquel il écrivit le “Tao Te King” (“Le Livre de la voie et de la vertu”). Ce texte fondateur déroulant les préceptes clés de la philosophie taoïste est un recueil de maximes, d’aphorismes et de dictons, divisé en quatre-vingt-un chapitres. Les deux autres pères du taoïsme sont Tchouang Tseu et Lie Yukou.

 

A lire aussi

Les leçons de vie du tao  Si cette voie spirituelle séduit de plus en plus en Occident, c’est sans doute parce qu’elle répond avec simplicité et modernité à nos aspirations existentielles (…).

 

Publié dans:NATURE, SEXUALITE |on 15 août, 2015 |Pas de commentaires »

Que ton aliment soit ta seule médecine

Hippocrate le disait déjà :
« Que ton aliment soit ta seule médecine » !

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Le printemps arrive,  les couvertures des magazines fleurissent de régimes miracles  et de gros titres aux promesses alléchantes  pour perdre du poids facilement et rapidement.
 
Pertes de poids faciles et régimes miracles
Chacun y va de sa recette, avec pour seul objectif vous faire maigrir. En regardant d’un peu plus près, chaque programme même s’il se présente de façon différente, repose sur l’éternel triptyque : diminuer ou modifier les apports alimentaires, bouger plus pour brûler les calories, faciliter le drainage avec des compléments alimentaires ou/et des massages avec des produits spécifiques.
 

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Au-delà des critères de poids et de l’image, la santé
Mettre l’accent uniquement sur l’apparence extérieure, en faisant résonner l’urgence parce que  l’heure ultime de se mettre en maillot de bains approche,  fini par faire oublier les éventuelles conséquences des pertes de poids rapides. Certains régimes déséquilibrés peuvent complètement dérégler l’organisme, et, à ce sujet beaucoup connaissent la sensation quasi permanente de fatigue et l’effet yoyo.Tout déséquilibre entre quantité d’aliments et nécessités du corps, a des conséquences sur l’organisme, mais aussi sur le mental et l’émotionnel. Même un régime équilibré peut générer des déceptions,  une déstabilisation, voire de la déprime. Maigrir, pourquoi ? Quel est mon poids d’équilibre physiologique ? Quels sont les éventuels bénéfices secondaires de cet excès de poids ?…
 
La qualité des aliments interfère sur la santé
Puisque notre corps physique transforme les aliments en énergie, pour stabiliser son poids et être en pleine santé, d’autres facteurs que le quota de calories sont à prendre en considération, telles que les émotions qui peuvent avoir un impact important sur la transmutation des aliments.  Mais en toute logique et simplicité, lorsque nous pensons en termes d’énergie vitale et de santé, la première chose à  laquelle nous devrions nous intéresser, n’est-elle pas la qualité des aliments que nous ingérons ? Ces aliments sont de l’énergie concentrée, ce qui fait prendre conscience que l’acte de s’alimenter n’est pas anodin pour nos conditions de vie et de survie.
 
Hygiène alimentaire et  santé vibrante
Plutôt qu’un xième régime pré-estival annuel accompagné d’effets nuisibles et se soldant souvent par un échec,  je vous encourage à faire des choix alimentaires plus simples, plus naturels et plus judicieux et à adopter une hygiène alimentaire qui favorisera votre amincissement tout en  favorisant un mieux-être et une santé vibrante d’énergie.
 
Choisir de modifier progressivement ses habitudes alimentaires

Cette vidéo de Régis Fagot, consultant en gestion du stress, démontre que choisir d’adopter une nourriture plus saine, est moins onéreux et pas plus chronophage que d’utiliser l’alimentation industrielle. Contrairement à beaucoup d’idées reçues…

 

CITATIONS

«…une sobriété libératrice, joyeuse et volontairement consentie,
pour redonner au monde légèreté et saveur »
– Pierre Rabhi -

« La majorité des gens ignorent gaiement les effets éventuellement désastreux
que peut avoir leur nourriture parce qu’il n’y a pas d’effets immédiats »
– Howard Strauss -

« L’homme sage est celui qui va bien de l’intestin »
– Bouddha -

Publié dans:MEDITATION, NATURE, VIDEOS à voir |on 25 juin, 2015 |Pas de commentaires »

La Biognose : Rencontrer le Divin dans chaque être vivant

 

 Biognose. Fred Lefaune nous dit :  Je découvris ce mot pour la première fois dans le livre de Stephen Harrod Buhner, «The secret teachings of plants : the intelligence of the heart in the direct perception of Nature».

 94928987Le titre du bouquin est en soi très révélateur. Il exprime le fait que si l’on souhaite accéder à l’enseignement des maîtres végétaux, il convient de développer une forme d’intelligence, celle du cœur, laquelle nous ouvre à une perception différente de la nature. La gnose postule la possibilité d’appréhender le divin par l’expérience directe. Par la biognose, c’est le divin qui habite tout être vivant qui se donne à connaître. En parcourant le livre de cet auteur, je parvins pour la première fois à me reconnaître moi-même sur le plan spirituel. Je n’étais donc pas le seul à interroger le monde végétal. Je ne parle pas d’une connaissance biologique, mais bien d’une démarche spirituelle. 

La plupart de mes expériences cherchent à comprendre les  plantes, pas seulement sur un plan botanique, voire médicinal, mais bien sous un point de  vue spirituel. Je crois, personnellement, que le divin se manifeste à travers chaque être vivant. Je crois aussi que cette partie divine se donne elle-même à connaître. Et qu’elle se manifeste pour peu qu’on l’approche avec un esprit libre et ouvert. Si tous les êtres vivants sont interconnectés, nous pouvons parcourir ces fils qui nous relient et diminuer du même coup la distance qui nous sépare les uns des autres. Croire la chose possible est une première étape. Recevoir l’enseignement en est une autre.` 

J’emploie plusieurs méthodes pour cela. La première passe par l’observation de la plante. Cela suppose de l’approcher physiquement, dans son milieu de vie. On l’observe. 

Comment sont ses feuilles ? Les perd-elle en hiver ? Comment se comporte-t-elle ? Est-elle seule ? De quelles plantes s’entoure-t-elle ? Où pousse-t-elle ? Comment sont ses fleurs et ses fruits ? Quel est leur parfum, leur couleur, leur goût ? Est-elle comestible ? Toxique ? Si oui, en quoi ? A la voir, quel trait de caractère semble-t-elle posséder ? Est-elle massive ? Elancée ? Rampante ? A quelle période de l’année se réveille-t-elle ? 

Ensuite, il faut laisser se dissoudre les frontières et croire qu’il est possible de rencontrer la plante sur un plan plus spirituel. Interroger la plante. Accepterait-elle de dialoguer ? Si le moindre malaise surgit, autant abandonner. Si ce n’est pas le cas, pourquoi ne pas poursuivre ? On peut entrer dans un état méditatif et laisser surgir les images. La tentation serait de croire qu’elles naissent de notre propre imaginaire. Qu’elles ne signifient rien. Qu’elles ne sont que tromperies. Avec le temps, je me suis libéré de cette tentation. Les images ont un sens. 

 Il est très fréquent qu’une  plante communique au moyen  d’images. Dans son livre, «Plant Spirit Familiar», Christopher Penczak nous le souligne. Après tout, les plantes ne se nourrissent-elles pas de lumière ? En général, je procède à une méditation guidée. Ce n’est pas nécessaire. Peut-être même cela est-il limitatif dans certains cas. On peut tout aussi bien se laisser aller à une méditation libre et laisser faire les choses. Toutefois, cet exercice guidé me donne un canevas que je juge utile. Avec le temps, ce guidage s’est ancré dans ma mémoire et s’opère de lui-même sans besoin d’écouter un enregistrement. Je commence tout bêtement par me détendre. Je m’ancre à la terre qui me porte, je me centre et je laisse les pensées s’en aller. Le plus souvent, je réalise alors des exercices de rééquilibrage des chakras. Si je le sens nécessaire, j’appelle la protection de mes gardiens et le conseil de mes guides. 

Puis j’observe longuement la plante. Ensuite, je ferme les yeux et la laisse apparaître en esprit. En général, une sorte d’abri apparaît. Qui est une forme de métaphore de son corps. J’ai vu des abris incroyables et totalement loufoques. Un gâteau par exemple. Ou des fenêtres ornées de paupières. Ensuite, un personnage se montre. Ce personnage est une autre métaphore qui permet d’appréhender cette fois l’âme de la plante. Que fait-elle ? A quoi sert-elle ? Quelle est sa fonction en ce monde ? Souvent, je laisse des images de bougies et de coupes apparaître. Je note leur aspect souvent riche d’informations. Je bois alors le liquide de la coupe, en esprit, et laisse d’autres visions surgir, qui seront un conseil personnel délivré par la plante elle-même. Des éléments d’une nature plus spirituelle encore peuvent se manifester sous la forme d’une phrase, de quelques mots, souvent parcimonieux. Puis vient l’instant où je laisse mon esprit offrir quelque chose à la plante. Le cadeau qui lui est offert, ainsi que la réaction du personnage, sont très révélateurs. C’est un remerciement, bien sûr.

Mais c’est aussi, parfois, la métaphore de moyens très humains avec lesquels nous pouvons nous rapprocher de la plante en question, coopérer avec elle. J’ai découvert énormément de choses avec cette méthode. Je consigne ensuite tous les éléments que j’ai aperçus. Tout de suite. Afin de ne rien oublier. Puis, seulement, j’effectue des recherches sur la plante rencontrée. Je parcours des livres. Ou encore internet. Je compare mes interprétations aux connaissances déjà existantes. Au fil du temps, j’ai découvert que je ne suis pas le seul à pratiquer ce genre d’expérience, loin de là. A chaque fois, je les vis comme un vrai cadeau. Un bonheur. Une rencontre. Un partage. J’éprouve une intense gratitude pour ces végétaux. Il est utile, bien sûr, d’effectuer cet exercice en étant soi-même assis ou couché, voire debout, à côté de la plante elle-même. 

Ce n’est toutefois pas nécessaire. Un des plus extraordinaires moyens de communication que les végétaux utilisent est leur parfum. Il ne faut pas hésiter à fermer les yeux en se penchant sur leurs fleurs. Surtout, il faut rester ouvert aux images révélées. Humer un parfum d’huile essentielle est également porteur. Une autre méthode que j’utilise fait appel au pendule. J’étale alors une liste de divinités devant moi. Des dieux et des déesses provenant de divers panthéons. J’ai peu de goût pour la mythologie, je le confesse. J’en connais peu de choses. Toutefois, par le biais du pendule, je parviens à trouver un dieu ou une déesse associé(e) à la plante étudiée. Parfois, la divinité désignée par le pendule sera très différente de celle que la culture populaire lui a attribuée. Pour prendre un exemple, il se peut que le pendule montre une autre déesse qu’Artémis lorsque l’on étudie l’Armoise. C’est que la divinité désignée possède elle-même un attribut, une caractéristique qu’elle partage avec le végétal concerné. La plupart du temps, cela nous ouvre des horizons insoupçonnés. Quand on parcourt le monde de la magie verte (comme certains la dénomment), un triste constat s’impose très vite. Les auteurs, et ils sont nombreux, vous enseignent comment telle plante attirera sur vous l’amour. Ou bien encore la chance. Ou guérira telle ou telle maladie. Des préoccupations somme toute très anthropocentristes. C’est égoïste, je regrette. On peut tout aussi bien se poser d’autres questions. D’abord, quelle place spirituelle la plante occupe de manière générale dans le monde. Ou, pour le dire autrement, quelle lumière du divin elle rayonne, manifeste, rend réelle. Souvent, c’est vrai, les végétaux ont un double visage. Je l’ai fréquemment constaté. 

images (1)La Rose a des épines. Ce n’est pas par hasard. Il serait fou d’imaginer que le peuple végétal soit totalement gorgé de bienveillance pour les humains. Certaines plantes s’intéressent bien peu à l’humanité.   Une plante peut néanmoins  adopter une forme humaine quand elle se manifeste à nous  en esprit. Mais cela s’explique uniquement par le fait que sous cette forme nous la comprendrons peut-être mieux. Ce que je verrai n’est pas ce que vous verrez. Cependant, il se peut que les enseignements retirés concordent, si tant est que nous devions collaborer avec cette plante de la même manière. Ce n’est pas forcément le cas. Les plantes ont de nombreuses facettes. Une autre démarche intéressante est de comprendre comment l’humain peut soutenir le peuple végétal en esprit. Si telle plante est connue pour purifier un lieu, en enlever les pollutions énergétiques, pourquoi ne pas la soutenir ? 

On peut le faire matériellement, bien sûr. Dans cet exemple, il s’agira de retrousser ses manches et de nettoyer l’endroit pollué. Mais on peut également opérer cette aide par la visualisation par exemple. Si les plantes communiquent avec nous par le biais des images, je suis persuadé que cette communication fonctionne dans les deux sens. Une visualisation diversifiée sera plus efficace, à mon sens, qu’une prière. Si telle plante est liée à l’amour maternel, il s’agit par exemple d’imaginer toute une série de scènes par lesquelles cet amour-là se manifeste. On pourrait m’objecter que ce n’est pas forcément l’esprit de la plante que je rencontre lors de ces exercices. Que c’est peut-être un cadeau de mes guides. Que ce sont eux qui m’enseignent et pas les plantes elles-mêmes. C’est possible. Mais je ne le crois pas. Je crois qu’une époque est venue. Un temps où l’homme va cesser de se croire supérieur aux autres êtres vivants. Un temps où l’homme va re-découvrir que le divin habite chaque être de la nature. Et qu’il est également possible de les rencontrer.

Qui sont ces esprits végétaux ? Des élémentaires ? Autre chose ? Je l’ignore. Je suis par contre convaincu qu’ils sont très étroitement liés aux plantes qu’ils protègent. Certaines personnes opèrent une sorte de communication «verticale». Elles s’intéressent à une forme de divin céleste et se moquent complètement du reste des êtres vivants. Ils ne les perçoivent pas comme habités par le divin. Beaucoup de religions monothéistes procèdent de cette manière.

 Je pratique pour ma part une communication «horizontale». Je ne recherche pas à contacter un divin totalement désincarné. Mais au contraire à trouver la lumière divine exprimée en chaque être vivant. Ce Dieu qui est au ciel ne me concerne pas.

 Le divin qui vit dans la mousse, l’Hellébore, le Pommier m’interpelle beaucoup plus. C’est une façon pour moi d’expérimenter le paradoxe immanence-transcendance. Contacter le divin qui s’exprime chez une plante revient à admettre que nous sommes différents, qu’une distance nous sépare. Sans cela, il n’y a pas de contact possible, à mon sens. Rejoindre ce divin, le vivre, le célébrer, accepter qu’il procède de la même source que le divin qui habite l’être humain relève par contre de l’immanence. Nous faisons partie du Vivant. Nous faisons partie du Divin. Quand une plante et moi unissons nos lumières divines, cela, oui, c’est de la Magie.

Cette union de l’humain et du végétal possède son symbole : l’homme vert. Au Royaume Uni, ces masques à la fois humains et végétaux sont nombreux. Ceux que vous admirez sur cette page proviennent d’un site où il est possible d’en acheter. Il y en a de superbes, vraiment. 

Retrouvez les articles de Fred Lefaune sur son blog : http://sentierdesfaunes.canalblog.com

 

Publié dans:HUMANITE, NATURE, POUVOIR |on 31 mai, 2015 |Pas de commentaires »
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