Archive pour août, 2010

Visites spirites entre personnes vivantes

 Visites spirites entre personnes vivantes dans AME 00020315Du principe de l’émancipation de l’âme pendant le sommeil, il semble résulter que nous avons une double existence simultanée : celle du corps qui nous donne la vie de relation extérieure, et celle de l’âme qui nous donne la vie de relation occulte ; cela est-il exact ? 

Dans l’état d’émancipation la vie du corps cède à la vie de l’âme ; mais ce ne sont pas, à proprement parler, deux existences ; ce sont plutôt deux phases de la même existence, car l’homme ne vit pas doublement. 

Deux personnes qui se connaissent peuvent-elles se visiter pendant le sommeil ? 

Oui, et beaucoup d’autres qui croient ne pas se connaître se réunissent et se parlent. Tu peux avoir, sans t’en douter, des amis dans un autre pays. Le fait d’aller voir, pendant le sommeil, des amis, des parents, des connaissances, des gens qui peuvent vous être utiles, est tellement fréquent, que vous l’accomplissez vous-mêmes presque toutes les nuits. 

Quelle peut être l’utilité de ces visites nocturnes, puisqu’on ne s’en souvient pas ? 

Il en reste ordinairement une intuition au réveil, et c’est souvent l’origine de certaines idées qui viennent spontanément sans qu’on se les explique, et qui ne sont autres que celles que l’on a puisées dans ces entretiens. 

L’homme peut-il provoquer les visites spirites par sa volonté ? 

Peut-il, par exemple, dire en s’endormant : Cette nuit je veux me rencontrer en Esprit avec telle personne, lui parler et lui dire telle chose ? 

Voici ce qui se passe. L’homme s’endort, son Esprit se réveille, et ce que l’homme avait résolu, l’Esprit est souvent bien loin de le suivre, car la vie de l’homme intéresse peu l’Esprit quand il est dégagé de la matière. Ceci est pour les hommes déjà assez élevés, les autres passent tout autrement leur existence spirituelle ; ils s’adonnent à leurs passions ou restent dans l’inactivité. Il peut donc se faire que, selon le motif qu’on se propose, l’Esprit aille visiter les personnes qu’il désire ; mais de ce qu’il en a la volonté étant éveillé, ce n’est pas une raison pour qu’il le fasse. 

Un certain nombre d’Esprits incarnés peuvent-ils se réunir ainsi et former des assemblées ? 

Sans aucun doute ; les liens de l’amitié, anciens ou nouveaux, réunissent souvent ainsi divers Esprits heureux de se trouver ensemble.  Par le mot ancien, il faut entendre les liens d’amitié que l’on avait contractés dans d’autres existences antérieures. Nous rapportons au réveil une intuition des idées que nous avons puisées dans ces entretiens occultes, mais dont nous ignorons la source. 

Une personne qui croirait un de ses amis mort, tandis qu’il ne le serait pas, pourrait-elle se rencontrer avec lui en Esprit et savoir ainsi qu’il est vivant ? Pourrait-elle, dans ce cas, en avoir l’intuition au réveil ? 

Comme Esprit elle peut certainement le voir et connaître son sort ; s’il ne lui est pas imposé comme épreuve de croire à la mort de son ami, elle aura un pressentiment de son existence, comme elle pourra avoir celui de sa mort.   

 

 

 

2rojexbt dans AME

 

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Publié dans:AME |on 30 août, 2010 |Pas de commentaires »

Durée de la vie sur terre

Durée de la vie sur terre dans TERRE kryonKreyon canalisé par Lee Caroll

LA DURÉE DE VIE SUR TERRE

Regardons le lignage de la planète. Le nouveau processus d’illumination a réellement commencé seulement en l’an 1900 de votre calendrier. En outre, il a fallu une autre période de 87 années pour élever la vibration de la planète à un point où vous avez dû faire un choix, concernant votre futur. La plupart des prophéties disaient que la fin du monde aurait lieu vers la fin de ce millénaire ou le début du suivant. Au lieu de cela, vous avez changé le taux vibratoire de cette planète, et les prophéties ne se sont pas réalisées. Ne vous méprenez pas, car Dieu n’a jamais planifié la fin du monde sur cette planète. C’était plutôt la vibration du test que vous aviez créé depuis des éons. Les Êtres Humains créent leur propre futur. Vous créez vos propres prophéties. C’est la conscience générale de la planète qui crée le futur. En conséquence, vous avez changé le futur que les prophètes avaient vu. Les prophéties d’avant 1987 sont devenues presque toutes désuètes. Vous êtes sur une voie complètement différente. Je vais maintenant vous dire quelque chose que vous aimerez entendre. Entre 1987 et 2007, une chose stupéfiante s’est produite. En raison de la nouvelle énergie, les cristaux de la Caverne de la Création – ceux qui portaient les noms des Lémuriens – se sont réveillés. Ils ont chuchoté, « C’est le temps de revenir ! » Ils sont au nombre de 350 millions. Écoutez bien ceci. Tous les Lémuriens qui ont déjà vécu sur cette planète sont actuellement réincarnés. Ils sont de retour et ils sont répartis partout sur votre Terre. Écoutez ! Cet auditoire est rempli de Lémuriens. Voilà pourquoi vous êtes ici ou en train de lire ces lignes, chères entités… Et vous vous demandez pourquoi vous ressentez ces choses, pourquoi elles vont font vibrer et pourquoi il y a une alliance entre votre structure cellulaire et Kryeon ? C’est parce que vous êtes des Lémuriens, d’anciennes âmes dans une nouvelle énergie. 

« Kryeon, est-ce que cela signifie que mon âme a été ici avant l’année 1900 ? » 

La réponse à cette question est compliquée. Des pièces ou fragments étaient ici, mais l’énergie Lémurienne de base n’était pas complète. Vous vous voyez comme étant une entité complète, ayant une âme, un nom et un visage, mais ce n’est pas tout à fait la réalité de qui et ce que vous êtes. Vous êtes une combinaison de plusieurs énergies. C’est difficile à expliquer, mais pas impossible. À chaque réincarnation, vous êtes comme une soupe qui est en préparation sur la planète. L’énergie de votre Soi-supérieur ne change pas, mais son environnement a une grande variété spirituelle. Toutefois, certains parmi vous sont revenus avec l’énergie Lémurienne de base. Ils sont entourés de cette énergie. Ceci ne s’était jamais réalisé depuis 50.000 ans. Ces parties de l’ADN sont réactivées. 

Souvenez-vous de ce que je vous ai dit pendant des années, « Si seulement une demie d’un pour-cent [NDT : 0,005] de la population mondiale se réveille, cela va créer une vibration différente, et toute la population mondiale sera touchée. » Vous allez entrer dans l’année 2012 avec une nouvelle vibration. Donc, si nous prenons 350 millions de Lémuriens qui sont actuellement incarnés sur la planète, versus une population mondiale de 7 milliards, nous avons 10 fois la masse critique qui était nécessaire pour changer la vibration de la planète. En d’autres termes, la masse critique de 0,005 de 7 milliards représente seulement 10 % de ces 350 millions de Lémuriens [NDT : 7.000.000.000 X 0,005 = 35 millions]. Où en êtes-vous dans ce puzzle ? Combien de temps une civilisation est-elle supposée durer ? La réponse est dans votre futur et c’est vous qui allez décider. Vous êtes aux commandes, alors elle peut durer aussi longtemps que vous le désirez. Cependant, je vais quand même vous dire ce qui avait été conçu pour ce test. Il y a beaucoup de nombres populaires qui flottent autour de votre culture, et quelques-uns sont devenus une sorte de doctrine ou de mythologie. Il arrive souvent que ces derniers soient le reflet d’une grande vérité de base, d’une vérité de grande importance. L’un de ces nombres qui apparaît souvent est le 144.000. Il est intuitif et bien connu de vous. Il représente la longueur de temps du test – 144.000 années. 

Vous êtes actuellement dans la marque du 100.000 ans (98.000 ans, selon notre calendrier). Vous voyez qu’il vous reste amplement de temps, si vous ne vous détruisez pas par vous-mêmes. Les Lémuriens peuvent changer l’ordre des choses. En fait, ils ont déjà commencé. Le temps qui est devant vous est ce que nous appelons un temps propice et approprié pour votre progression globale. Le Mayas l’avaient prophétisé. L’énergie de Gaia va commencer à changer en 2012. Elle va le faire par elle-même. Un cycle de plus de mille ans va ensuite se réaliser, et il sera plus « amical » pour votre croissance spirituelle que celui dans lequel vous êtes nés. Une question a été posée, et c’est celle-ci, « Alors, quand allons-nous rencontrer notre famille Pléiadienne ? Quand vont-ils revenir sur la planète ? » Eh bien, je ne crois pas que ce soit un mystère pour aucun de vous, car ils vous visitent régulièrement ! Certains les voient et d’autres pas. Il n’y a rien à craindre, ce n’est pas un plan sinistre. Lorsqu’ils vous observent, ils le font en tout amour, afin de constater l’évolution du jardin. À la fin du test de 144.000 ans, vous serez comme eux. Votre planète sera illuminée. Elle aura les attributs du Grand Soleil Central (Kryeon sourit). 

À présent, je vais vous dire quelque chose que plusieurs d’entre vous n’aimeront pas. Si vous êtes un Lémurien, vous serez là, à la fin du test ! Est-ce que cela vous donne une idée du nombre de réincarnations à venir, et de l’amour que vous portez envers votre Terre-mère ? Nous vous avons maintes et maintes fois dit que l’Être Humain se regarde dans le miroir et qu’il se dit, « Je suis tellement épuisé. Je souhaite quitter la 3-D, et je pense que je ne reviendrai plus. » Vous dites, « Mission accomplie ! J’ai fait un énorme travail. Je ne veux plus revivre cette expérience. » Ensuite vous vous faites une idée « Humaine », et vous avez une conversation à sens unique avec Dieu, au sujet de votre retour en incarnation sur Terre… Et c’est très drôle (Kryeon sourit). Vous allez toutes et tous revenir, un jour ou l’autre. C’est ce que vous faites, et la plupart du temps, vous vous précipitez. Le mot « épuisé » est une notion Humaine. De l’autre côté du voile, ce mot n’existe pas. Il y a seulement la compassion. Le test dans lequel vous êtes, se rapporte à la compassion. L’année 1987 a apporté la Convergence Harmonique. L’année 2002 a apporté l’accomplissement de la grille magnétique et le début de l’expérience cristalline. L’année 2004 a apporté le transit de Vénus et le tsunami. En 2012, il y aura un nouveau transit de Vénus. Ce sont des événements qui ont apporté l’énergie de la compassion féminine sur ce monde. Ils sont comme des fruits qui peuvent être cueillis et minutieusement utilisés dans le but d’entrer dans la nouvelle énergie en toute intégrité. Ils fournissent un équilibre de compassion à une planète qui n’en pas connu depuis des éons. 

« Kryeon, pourrais-tu nous donner un point de référence, afin que nous puissions voir où nous en sommes rendus et que nous sachions quoi faire ? »

 Si… En ce moment… Vous n’étiez pas au bon endroit et au bon moment, vous ne seriez pas en train de m’écouter ou de lire ces lignes. Un temps viendra où vous regarderez ces moments qui feront partie de votre « passé qui est toujours présent en vous », et vous direz que c’étaient, « Les âges obscurs de l’illumination. » Quelques-uns parmi vous le savent. Vous êtes dans un temps où la porte commence à s’ouvrir lentement, afin que la lumière de la compréhension spirituelle puisse entrer. Voici un terme ou expression qui sera peut-être difficile à traduire correctement dans toutes les langues. Le temps que vous expérimentez en ce moment sera éventuellement connu comme étant « l’âge conflictuel ou contradictoire du monothéisme ». Tout le monde est d’accord sur le fait qu’il n’existe qu’un seul Dieu, mais les conflits et contradictions sont multiples, quand il s’agit de déterminer lequel est le vrai, l’unique. C’est l’axiome qui est devant vous. Regardez votre histoire et voyez comment ils se sont débrouillés. Vous saurez comment trouver la solution. 

Je termine mon message en vous posant quelques questions et en répondant à quelques-unes. Qu’elle est l’énergie de ce moment ? C’est l’énergie de compassion et de synchronicité. Quelle quantité de lumière pouvez-vous distribuer autour de vous ? Pouvez-vous envoyer de la lumière à un Être Humain qui est sur ce navire et qui en a besoin, même s’il ne participe pas à cette réunion ? Même s’il ne connaît rien au sujet de cette énergie ou s’il n’a aucune idée au sujet de Dieu ? Pouvez-vous être vraiment compatissants envers quelqu’un qui est affligé ? [NDT : Je pense que Kryeon veut dire ; ne pas le juger ni le prendre en pitié dans le sens de nous sentir supérieur, et ne pas nous sacrifier.] Pouvez-vous lui tenir la main et lui adresser de la lumière ? Permettez-moi de vous dire une chose. Le système l’a amené ici dans le but de vous aider à développer votre compassion. L’acceptez-vous ? Alors, faites-le, vous les Lémuriens. Faites-le ! Soyez les bienvenues et les bienvenus dans ce nouvel âge. 

Et c’est ainsi. 

 

 

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« Channeling » présenté lors de la huitième croisière annuelle, sur la mer Méditerranée, en août & septembre 2007. Ce texte est adapté au lectorat, car l’ambiance ou l’énergie d’une canalisation en direct est différente. Kryeon 

 

Publié dans:TERRE |on 29 août, 2010 |Pas de commentaires »

Les Mots dans les rêves

 Les Mots dans les rêves dans REVES 00020317Il nous semble quelquefois entendre en nous-mêmes des mots prononcés distinctement et qui n’ont aucun rapport avec ce qui nous préoccupe, d’où cela vient-il ? 

« Oui, et même des phrases tout entières, surtout quand les sens commencent à s’engourdir. C’est quelquefois un faible écho d’un Esprit qui veut communiquer avec toi. » 

Souvent, dans un état qui n’est pas encore le demi-sommeil, lorsque nous avons les yeux fermés, nous voyons des images distinctes, des figures dont nous saisissons les plus minutieux détails ; est-ce un effet de vision ou d’imagination ? 

Le corps étant engourdi, l’Esprit cherche à briser sa chaîne : il se transporte et voit ; si le sommeil était complet, ce serait un rêve. 

On a quelquefois pendant le sommeil ou le demi-sommeil des idées qui semblent très bonnes, et qui, malgré les efforts que l’on fait pour se les rappeler, s’effacent de la mémoire ; d’où viennent ces idées ? 

Elles sont le résultat de la liberté de l’Esprit qui s’émancipe et jouit de plus de facultés pendant ce moment. Ce sont souvent aussi des conseils que donnent d’autres Esprits.   

- A quoi servent ces idées et ces conseils, puisqu’on en perd le souvenir et qu’on ne peut en profiter ? 

Ces idées appartiennent quelquefois plus au monde des Esprits qu’au monde corporel ; mais le plus souvent si le corps oublie, l’Esprit se souvient, et l’idée revient au moment nécessaire comme une inspiration du moment. 

L’Esprit incarné, dans les moments où il est dégagé de la matière et agit comme Esprit, sait-il l’époque de sa mort ? 

Souvent il la pressent ; quelquefois il en a la conscience très nette, et c’est ce qui, dans l’état de veille, lui en donne l’intuition ; de là vient que certaines personnes prévoient quelquefois leur mort avec une grande exactitude.   

L’activité de l’Esprit pendant le repos ou le sommeil du corps, peut-elle faire éprouver de la fatigue à ce dernier ? 

Oui, car l’Esprit tient au corps, comme le ballon captif tient au poteau ; or, de même que les secousses du ballon ébranlent le poteau, l’activité de l’Esprit réagit sur le corps, et peut lui faire éprouver de la fatigue.   

 

 

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Publié dans:REVES |on 28 août, 2010 |Pas de commentaires »

Le sommeil et les rêves

 Le sommeil et les rêves dans REVES 0002033D L’Esprit incarné demeure-t-il volontiers sous son enveloppe corporelle ? 

« C’est comme si tu demandais si le prisonnier se plaît sous les verrous. L’Esprit incarné aspire sans cesse à la délivrance, et plus l’enveloppe est grossière, plus il désire en être débarrassé. » 

Pendant le sommeil, l’âme se repose-t-elle comme le corps ? 

« Non, l’Esprit n’est jamais inactif. Pendant le sommeil, les liens qui l’unissent au corps sont relâchés, et le corps n’ayant pas besoin de lui, il parcourt l’espace, et entre en relation plus directe avec les autres Esprits. » 

Comment pouvons-nous juger de la liberté de l’Esprit pendant le sommeil ? 

Par les rêves. Crois bien que lorsque le corps repose, l’Esprit a plus de facultés que dans la veille ; il a le souvenir du passé et quelquefois prévision de l’avenir ; il acquiert plus de puissance et peut entrer en communication avec les autres Esprits, soit dans ce monde, soit dans un autre. Souvent, tu dis : J’ai fait un rêve bizarre, un rêve affreux, mais qui n’a aucune vraisemblance ; tu te trompes ; c’est souvent un souvenir des lieux et des choses que tu as vus ou que tu verras dans une autre existence ou à un autre moment. Le corps étant engourdi, l’Esprit tâche de briser sa chaîne en cherchant dans le passé ou dans l’avenir. 

Pauvres hommes, que vous connaissez peu les phénomènes les plus ordinaires de la vie ! Vous croyez être bien savants, et les choses les plus vulgaires vous embarrassent ; à cette question de tous les enfants : qu’est-ce que nous faisons quand nous dormons ? Qu’est-ce que c’est que les rêves ? Vous restez interdits. 

Le sommeil délivre en partie l’âme du corps. Quand on dort, on est momentanément dans l’état où l’on se trouve d’une manière fixe après la mort. Les Esprits qui sont tôt dégagés de la matière à leur mort ont eu des sommeils intelligents ; ceux-là, quand ils dorment, rejoignent la société des autres êtres supérieurs à eux : ils voyagent, causent et s’instruisent avec eux ; ils travaillent même à des ouvrages qu’ils trouvent tout faits en mourant. Ceci doit vous apprendre une fois de plus à ne pas craindre la mort, puisque vous mourez tous les jours selon la parole d’un saint. 

Voilà pour les Esprits élevés ; mais pour la masse des hommes qui, à la mort, doivent rester de longues heures dans ce trouble, dans cette incertitude dont ils vous ont parlé, ceux-là vont, soit dans des mondes inférieurs à la terre, où d’anciennes affections les rappellent, soit chercher des plaisirs peut-être encore plus bas que ceux qu’ils ont ici ; ils vont puiser des doctrines encore plus viles, plus ignobles, plus nuisibles que celles qu’ils professent au milieu de vous. Et ce qui engendre la sympathie sur la terre n’est pas autre chose que ce fait qu’on se sent, au réveil, rapproché par le coeur de ceux avec qui on vient de passer huit à neuf heures de bonheur ou de plaisir. Ce qui explique aussi ces antipathies invincibles, c’est qu’on sait au fond de son coeur que ces gens-là ont une autre conscience que la nôtre, parce qu’on les connaît sans les avoir jamais vus avec les yeux. 

C’est encore ce qui explique l’indifférence, puisqu’on ne tient pas à faire de nouveaux amis, lorsqu’on sait qu’on en a d’autres qui nous aiment et nous chérissent. En un mot, le sommeil influe plus que vous ne pensez sur votre vie. 

Par l’effet du sommeil, les Esprits incarnés sont toujours en rapport avec le monde des Esprits, et c’est ce qui fait que les Esprits supérieurs consentent, sans trop de répulsion, à s’incarner parmi vous. Dieu a voulu que pendant leur contact avec le vice, ils pussent aller se retremper à la source du bien, pour ne pas faillir eux-mêmes, eux qui venaient instruire les autres. Le sommeil est la porte que Dieu leur a ouverte vers leurs amis du ciel ; c’est la récréation après le travail, en attendant la grande délivrance, la libération finale qui doit les rendre à leur vrai milieu. 

Le rêve est le souvenir de ce que votre Esprit a vu pendant le sommeil ; mais remarquez que vous ne rêvez pas toujours, parce que vous ne vous souvenez pas toujours de ce que vous avez vu, ou de tout ce que vous avez vu. Ce n’est pas votre âme dans tout son développement ; ce n’est souvent que le souvenir du trouble qui accompagne votre départ ou votre rentrée, auquel se joint celui de ce que vous avez fait ou de ce qui vous préoccupe dans l’état de veille ; sans cela, comment expliqueriez-vous ces rêves absurdes que font les plus savants comme les plus simples ? Les mauvais Esprits se servent aussi des rêves pour tourmenter les âmes faibles et pusillanimes. 

Au reste, vous verrez dans peu se développer une autre espèce de rêves ; elle est aussi ancienne que celle que vous connaissez, mais vous l’ignorez. Le rêve de Jeanne, le rêve de Jacob, le rêve des prophètes juifs et de quelques devins indiens : ce rêve-là est le souvenir de l’âme entièrement dégagée du corps, le souvenir de cette seconde vie dont je vous parlais tout à l’heure. 

Cherchez bien à distinguer ces deux sortes de rêves dans ceux dont vous vous souviendrez ; sans cela vous tomberiez dans des contradictions et dans des erreurs qui seraient funestes à votre foi. 

Les rêves sont le produit de l’émancipation de l’âme rendue plus indépendante par la suspension de la vie active et de relation. De là une sorte de clairvoyance indéfinie qui s’étend aux lieux les plus éloignés ou que l’on n’a jamais vus, et quelquefois même à d’autres mondes. De là encore le souvenir qui retrace à la mémoire les événements accomplis dans l’existence présente ou dans les existences antérieures ; l’étrangeté des images de ce qui se passe ou s’est passé dans des mondes inconnus, entremêlées des choses du monde actuel, forment ces ensembles bizarres et confus qui semblent n’avoir ni sens ni liaison. 

L’incohérence des rêves s’explique encore par les lacunes que produit le souvenir incomplet de ce qui nous est apparu en songe. Tel serait un récit dont on aurait tronqué au hasard des phrases ou des parties de phrases : les fragments qui resteraient étant réunis perdraient toute signification raisonnable. 

Pourquoi ne se rappelle-t-on pas toujours les rêves ? 

Dans ce que tu appelles le sommeil, ce n’est que le repos du corps, car l’Esprit est toujours en mouvement ; là, il recouvre un peu de sa liberté, et correspond avec ceux qui lui sont chers, soit dans ce monde, soit dans d’autres ; mais comme le corps est une matière lourde et grossière, il conserve difficilement les impressions qu’a reçues l’Esprit, parce que l’Esprit ne les a pas perçues par les organes du corps.   

Que penser de la signification attribuée aux rêves ? 

Les rêves ne sont point vrais comme l’entendent les diseurs de bonne aventure, car il est absurde de croire que rêver de telle chose annonce telle chose. Ils sont vrais en ce sens qu’ils présentent des images réelles pour l’Esprit, mais qui souvent n’ont pas de rapport avec ce qui se passe dans la vie corporelle ; souvent aussi, comme nous l’avons dit, c’est un souvenir ; ce peut être enfin quelquefois un pressentiment de l’avenir, si Dieu le permet, ou la vue de ce qui se passe à ce moment dans un autre lieu et où l’âme se transporte. 

N’avez-vous pas de nombreux exemples que des personnes apparaissent en songe et viennent avertir leurs parents ou leurs amis de ce qui leur arrive ? Qu’est-ce que c’est que ces apparitions, sinon l’âme ou l’Esprit de ces personnes qui vient communiquer avec le vôtre ? Quand vous acquérez la certitude que ce que vous avez vu a réellement eu lieu, n’est-ce pas une preuve que l’imagination n’y est pour rien, si surtout cette chose n’était nullement dans votre pensée pendant la veille ? 

On voit souvent en rêve des choses qui semblent des pressentiments et qui ne s’accomplissent pas ; d’où cela vient-il ? 

Elles peuvent s’accomplir pour l’Esprit, sinon pour le corps, c’est-à-dire que l’Esprit voit la chose qu’il désire parce qu’il va la trouver. Il ne faut pas oublier que, pendant le sommeil, l’âme est toujours plus ou moins sous l’influence de la matière, et que, par conséquent, elle ne s’affranchit jamais complètement des idées terrestres ; il en résulte que les préoccupations de la veille peuvent donner à ce que l’on voit l’apparence de ce que l’on désire ou de ce que l’on craint ; c’est là véritablement ce que l’on peut appeler un effet de l’imagination. 

Lorsqu’on est fortement préoccupé d’une idée, on y rattache tout ce que l’on voit. 

Lorsque nous voyons en rêve des personnes vivantes, que nous connaissons parfaitement, accomplir des actes auxquels elles ne songent nullement, n’est-ce pas un effet de pure imagination ? 

Auxquels elles ne songent nullement, qu’en sais-tu ? Leur Esprit peut venir visiter le tien, comme le tien peut visiter le leur, et tu ne sais pas toujours à quoi il pense. Et puis souvent aussi vous appliquez à des personnes que vous connaissez, et selon vos désirs, ce qui s’est passé ou se passe dans d’autres existences. 

Le sommeil complet est-il nécessaire pour l’émancipation de l’Esprit ? 

Non l’Esprit recouvre sa liberté quand les sens s’engourdissent ; il profite, pour s’émanciper, de tous les instants de répit que lui laisse le corps. Dès qu’il y a prostration des forces vitales, l’Esprit se dégage, et plus le corps est faible, plus l’Esprit est libre. 

C’est ainsi que le demi-sommeil, ou un simple engourdissement des sens, présente souvent les mêmes images que le rêve. 

 

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Publié dans:REVES |on 28 août, 2010 |Pas de commentaires »

O.V.N.I vidéos

 O.V.N.I vidéos dans O.V.N.I et E.T. papillon-mini-parmeDes preuves…. Des vidéos

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·         Ovni filmé depuis la navette spatiale   

000206AC dans O.V.N.I et E.T.

·         Jimmy Guieu (l’intégrale : 14 vidéos)   

 

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·         Ovnis en formation   

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·         OVNIS : Quand l’armée enquête 

 

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·         Les Cercles de Culture  

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·         Les O.V.N.I. et les E.T. sont une réalité !  

 

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·         Les extra-terrestres et nous(interview d’Anne Givaudan réalisée en Espagne en août 2009) 

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Publié dans:O.V.N.I et E.T. |on 27 août, 2010 |Pas de commentaires »

Calendrier Maya Vidéos

 Calendrier Maya Vidéos dans MAYAS 000206A0     VOIR LES VIDEOS….. au choix  000206A0 dans MAYAS 

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 ·         Le calendrier Maya – L’évolution continue (vo st fr) conférence de Ian Xel Lungold (2005) 

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   ·         Le calendrier Maya arrive dans le Nord (vo st fr) conférence de Ian Xel Lungold (2004) 

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  ·         Le calendrier Maya et l’argent (vo st fr) par Carl Johan Calleman (13 août 2009)  

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 Merci de votre visite !

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Publié dans:MAYAS |on 27 août, 2010 |Pas de commentaires »

Souvenirs de vies antérieures

  Souvenirs de vies antérieures dans VIES ANTERIEURES 0002060D Pourquoi l’Esprit incarné perd-il le souvenir de son passé ? 

L’homme ne peut ni ne doit tout savoir ; Dieu le veut ainsi dans sa sagesse. Sans le voile qui lui couvre certaines choses, l’homme serait ébloui, comme celui qui passe sans transition de l’obscurité à la lumière. 

Par l’oubli du passé il est plus lui-même

   Comment l’homme peut-il être responsable d’actes et racheter des fautes dont il n’a pas le souvenir ? Comment peut-il profiter de l’expérience acquise dans des existences tombées dans l’oubli ? On concevrait que les tribulations de la vie fussent une leçon pour lui s’il se rappelait ce qui a pu les lui attirer ; mais du moment qu’il ne s’en souvient pas, chaque existence est pour lui comme si elle était la première, et c’est ainsi toujours à recommencer. Comment concilier cela avec la justice de Dieu ? 

A chaque existence nouvelle, l’homme a plus d’intelligence et peut mieux distinguer le bien et le mal. Où serait le mérite, s’il se rappelait tout le passé ? Lorsque l’Esprit rentre dans sa vie primitive (la vie spirite), toute sa vie passée se déroule devant lui ; il voit les fautes qu’il a commises et qui sont cause de sa souffrance, et ce qui aurait pu l’empêcher de les commettre ; il comprend que la position qui lui est donnée est juste, et cherche alors l’existence qui pourrait réparer celle qui vient de s’écouler. Il cherche des épreuves analogues à celles par lesquelles il a passé, ou les luttes qu’il croit propres à son avancement, et demande à des Esprits qui lui sont supérieurs de l’aider dans cette nouvelle tâche qu’il entreprend, car il sait que l’Esprit qui lui sera donné pour guide dans cette nouvelle existence cherchera à lui faire réparer ses fautes en lui donnant une espèce d’intuition de celles qu’il a commises. 

Cette même intuition est la pensée, le désir criminel qui vous vient souvent, et auquel vous résistez instinctivement, attribuant la plupart du temps votre résistance aux principes que vous avez reçus de vos parents, tandis que c’est la voix de la conscience qui vous parle, et cette voix est le souvenir du passé, voix qui vous avertit de ne pas retomber dans les fautes que vous avez déjà commises.

 L’Esprit entré dans cette nouvelle existence, s’il subit ces épreuves avec courage et s’il résiste, s’élève et monte dans la hiérarchie des Esprits, lorsqu’il revient parmi eux. 

Si nous n’avons pas, pendant la vie corporelle, un souvenir précis de ce que nous avons été, et de ce que nous avons fait de bien ou de mal dans nos existences antérieures, nous en avons l’intuition, et nos tendances instinctives sont une réminiscence de notre passé, auxquelles notre conscience, qui est le désir que nous avons conçu de ne plus commettre les mêmes fautes, nous avertit de résister. 

Dans les mondes plus avancés que le nôtre, où l’on n’est point en proie à tous nos besoins physiques, à nos infirmités, les hommes comprennent-ils qu’ils sont plus heureux que nous ? 

Le bonheur, en général, est relatif ; on le sent par comparaison avec un état moinsheureux. Comme en définitive quelques-uns de ces mondes, quoique meilleurs que le nôtre, ne sont pas à l’état de perfection, les hommes qui les habitent doivent avoir des sujets d’ennui dans leur genre. Parmi nous, le riche, de ce qu’il n’a pas les angoisses des besoins matériels comme le pauvre, n’en a pas moins des tribulations qui rendent sa vie amère. Or, je demande si, dans leur position, les habitants de ces mondes ne se croient pas aussi malheureux que nous et ne se plaignent pas de leur sort, n’ayant pas le souvenir d’une existence inférieure pour comparaison ? 

A cela, il faut faire deux réponses différentes. Il y a des mondes, parmi ceux dont tu parles, dont les habitants ont un souvenir très net et très précis de leurs existences passées ; ceux-là, tu le comprends, peuvent et savent apprécier le bonheur que Dieu leur permet de savourer ; mais il y en a d’autres où les habitants placés, comme tu le dis, dans de meilleures conditions que vous, n’en ont pas moins de grands ennuis, des malheurs même ; ceux-là n’apprécient pas leur bonheur par cela même qu’ils n’ont pas le souvenir d’un état encore plus malheureux. 

S’ils ne l’apprécient pas comme hommes, ils l’apprécient comme Esprits.   

N’y a-t-il pas dans l’oubli de ces existences passées, alors surtout qu’elles ont été pénibles, quelque chose de providentiel, et où se révèle la sagesse divine ? C’est dans les mondes supérieurs, lorsque le souvenir des existences malheureuses n’est plus qu’un mauvais rêve, qu’elles se présentent à la mémoire. Dans les mondes inférieurs, les malheurs présents ne seraient-ils pas aggravés par le souvenir de tous ceux que l’on a pu endurer ? 

Concluons donc de là que tout ce que Dieu a fait est bien fait, et qu’il ne nous appartient pas de critiquer ses oeuvres, et de dire comment il aurait dû régler l’univers. 

Le souvenir de nos individualités antérieures aurait des inconvénients très graves ; il pourrait, dans certains cas, nous humilier étrangement ; dans d’autres, exalter notre orgueil, et, par cela même, entraver notre libre arbitre. Dieu nous a donné, pour nous améliorer, juste ce qui nous est nécessaire et peut nous suffire : la voix de la conscience et nos tendances instinctives ; il nous ôte ce qui pourrait nous nuire. Ajoutons encore que si nous avions le souvenir de nos actes antérieurs personnels, nous aurions également celui des actes d’autrui, et que cette  connaissance pourrait avoir les plus fâcheux effets sur les relations sociales ; n’ayant pas toujours lieu de nous glorifier de notre passé, il est souvent heureux qu’un voile soit jeté dessus. Ceci concorde parfaitement avec la doctrine des Esprits sur les mondes supérieurs au nôtre. Dans ces mondes, où ne règne que le bien, le souvenir du passé n’a rien de pénible ; voilà pourquoi on s’y souvient de son existence précédente comme nous nous souvenons de ce que nous avons fait la veille. Quant au séjour qu’on a pu faire dans les mondes inférieurs, ce n’est plus, comme nous l’avons dit, qu’un mauvais rêve. 

Pouvons-nous avoir quelques révélations sur nos existences antérieures ? 

Pas toujours. Plusieurs savent cependant ce qu’ils ont été et ce qu’ils faisaient ; s’il leur était permis de le dire hautement, ils feraient de singulières révélations sur le passé.   

Certaines personnes croient avoir un vague souvenir d’un passé inconnu qui se présente à elles comme l’image fugitive d’un songe que l’on cherche en vain à saisir. Cette idée n’est-elle qu’une illusion ? 

C’est quelquefois réel ; mais souvent aussi c’est une illusion contre laquelle il faut se mettre en garde, car cela peut être l’effet d’une imagination surexcitée.   

Dans les existences corporelles d’une nature plus élevée que la nôtre, le souvenir des existences antérieures est-il plus précis ? 

Oui, à mesure que le corps est moins matériel on se souvient mieux. 

Le souvenir du passé est plus clair pour ceux qui habitent les mondes d’un ordre supérieur. 

Les tendances instinctives de l’homme étant une réminiscence de son passé, s’ensuit-il que, par l’étude de ces tendances, il puisse connaître les fautes qu’il a commises ? 

Sans doute, jusqu’à un certain point ; mais il faut tenir compte de l’amélioration qui a pu s’opérer dans l’Esprit et des résolutions qu’il a prises à l’état errant ; l’existence actuelle peut être de beaucoup meilleure que la précédente.   

- Peut-elle être plus mauvaise ; c’est-à-dire l’homme peut-il commettre dans une existence des fautes qu’il n’a pas commises dans l’existence précédente ? 

Cela dépend de son avancement ; s’il ne sait pas résister aux épreuves, il peut être entraîné à de nouvelles fautes qui sont la conséquence de la position qu’il a choisie ; mais en général, ces fautes accusent plutôt un état stationnaire qu’un état rétrograde, car l’Esprit peut avancer ou s’arrêter, mais il ne recule pas. 

Les vicissitudes de la vie corporelle étant à la fois une expiation pour les fautes passées et des épreuves pour l’avenir, s’ensuit-il que, de la nature de ces vicissitudes on puisse en induire le genre de l’existence antérieure ? 

Très souvent, puisque chacun est puni par où il a péché ; cependant, il ne faudrait pas en faire une règle absolue ; les tendances instinctives sont un indice plus certain, car les épreuves que subit l’Esprit sont autant pour l’avenir que pour le passé. 

Arrivé au terme marqué par la Providence pour sa vie errante, l’Esprit choisit lui-même les épreuves auxquelles il veut se soumettre pour hâter son avancement, c’est-à-dire le genre d’existence qu’il croit le plus propre à lui en fournir les moyens, et ces épreuves sont toujours en rapport avec les fautes qu’il doit expier. 

S’il en triomphe, il s’élève ; s’il succombe, c’est à recommencer. L’Esprit jouit toujours de son libre arbitre ; c’est en vertu de cette liberté qu’à l’état d’Esprit il choisit les épreuves de la vie corporelle, et qu’à l’état d’incarnation il délibère s’il fera ou s’il ne fera pas, et choisit entre le bien et le mal. Dénier à l’homme le libre arbitre, serait le réduire à l’état de machine. 

Rentré dans la vie corporelle, l’Esprit perd momentanément le souvenir de ses existences antérieures, comme si un voile les lui dérobait ; toutefois, il en a quelquefois une vague conscience, et elles peuvent même lui être révélées en certaines circonstances ; mais alors ce n’est que par la volonté des Esprits supérieurs qui le font spontanément, dans un but utile, et jamais pour satisfaire une vaine curiosité. 

Les existences futures ne peuvent être révélées dans aucun cas, par la raison qu’elles dépendent de la manière dont on accomplit l’existence présente, et du choix ultérieur de l’Esprit. 

L’oubli des fautes commises n’est pas un obstacle à l’amélioration de l’Esprit, car s’il n’en a pas un souvenir précis, la connaissance qu’il en avait à l’état errant et le désir qu’il a conçu de les réparer, le guident par intuition et lui donnent la pensée de résister au mal ; cette pensée est la voix de la conscience, dans laquelle il est secondé par les Esprits qui l’assistent s’il écoute les bonnes inspirations qu’ils lui suggèrent. 

Si l’homme ne connaît pas les actes mêmes qu’il a commis dans ses existences antérieures, il peut toujours savoir de quel genre de fautes il s’est rendu coupable et quel était son caractère dominant. Il lui suffit de s’étudier lui-même, et il peut juger de ce qu’il a été, non par ce qu’il est, mais par ses tendances. 

Les vicissitudes de la vie corporelle sont à la fois une expiation pour les fautes passées et des épreuves pour l’avenir. Elles nous épurent et nous élèvent, selon que nous les subissons avec résignation et sans murmure. 

La nature des vicissitudes et des épreuves que nous subissons peut aussi nous éclairer sur ce que nous avons été et sur ce que nous avons fait, comme ici-bas nous jugeons les faits d’un coupable par le châtiment que lui inflige la loi. Ainsi, tel sera châtié dans son orgueil par l’humiliation d’une existence subalterne ; le mauvais riche et l’avare, par la misère ; celui qui a été dur pour les autres, par les duretés qu’il subira ; le tyran, par l’esclavage ; le mauvais fils, par l’ingratitude de ses enfants ; le paresseux, par un travail forcé, etc.. 

 

 

moustique231202711782 dans VIES ANTERIEURES

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Publié dans:VIES ANTERIEURES |on 27 août, 2010 |Pas de commentaires »

Esprit et Corps

  Esprit et Corps dans REINCARNATION 000202EAL’Esprit, en s’unissant au corps, s’identifie-t-il avec la matière La matière n’est que l’enveloppe de l’Esprit, comme l’habit est l’enveloppe du corps. L’Esprit, en s’unissant au corps, conserve les attributs de la nature spirituelle. 

Les facultés de l’Esprit s’exercent-elles en toute liberté après son union avec le corps ? 

L’exercice des facultés dépend des organes qui leur servent d’instrument ; elles sont affaiblies par la grossièreté de la matière. 

- D’après cela, l’enveloppe matérielle serait un obstacle à la libre manifestation des facultés de l’Esprit, comme un verre opaque s’oppose à la libre émission de la lumière ? 

Oui, et très opaque. 

On peut encore comparer l’action de la matière grossière du corps sur l’Esprit à celle d’une eau bourbeuse qui ôte la liberté des mouvements au corps qui s’y trouve plongé. 

Le libre exercice des facultés de l’âme est-il subordonné au développement des organes ? 

Les organes sont les instruments de la manifestation des facultés de l’âme ; cette manifestation se trouve subordonnée au développement et au degré de perfection de ces mêmes organes, comme la bonté d’un travail à la bonté de l’outil. 

Peut-on induire de l’influence des organes un rapport entre le développement des organes cérébraux et celui des facultés morales et intellectuelles ? 

Ne confondez pas l’effet avec la cause. L’Esprit a toujours les facultés qui lui sont propres ; or, ce ne sont pas les organes qui donnent les facultés, mais les facultés qui poussent au développement des organes. 

- D’après cela, la diversité des aptitudes chez l’homme tient uniquement à l’état de l’Esprit ? 

Uniquement n’est pas tout à fait exact ; les qualités de l’Esprit, qui peut être plus ou moins avancé, c’est là le principe ; mais il faut tenir compte de l’influence de la matière qui entrave plus ou moins l’exercice de ses facultés.   

L’Esprit, en s’incarnant, apporte certaines prédispositions, et si l’on admet pour chacune un organe correspondant dans le cerveau, le développement de ces organes sera un effet et non une cause. Si les facultés avaient leur principe dans les organes, l’homme serait une machine sans libre arbitre et sans responsabilité de ses actes. Il faudrait admettre que les plus grands génies, savants, poètes, artistes, ne sont des génies que parce que le hasard leur a donné des organes spéciaux, d’où il suit que, sans ces organes, ils n’auraient pas été des génies, et que le dernier imbécile aurait pu être un Newton, un Virgile ou un Raphaël s’il avait été pourvu de certains organes ; supposition plus absurde encore quand on l’applique aux qualités morales. Ainsi d’après ce système, saint Vincent de Paul, doué par la nature de tel ou tel organe, aurait pu être un scélérat, et il ne manquerait au plus grand scélérat qu’un organe pour être un saint Vincent de Paul. Admettez au contraire que les organes spéciaux, si tant est qu’ils existent, sont consécutifs, qu’ils se développent par l’exercice de la faculté, comme les muscles par le mouvement, et vous n’aurez rien d’irrationnel. Prenons une comparaison triviale à force de vérité. A certains signes physiognomoniques, vous reconnaissez l’homme adonné à la boisson ; sont-ce ces signes qui le rendent ivrogne, ou l’ivrognerie qui fait naître ces signes ? On peut dire que les organes reçoivent l’empreinte des facultés. 

 

 

vixsq7ie dans REINCARNATION

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Publié dans:REINCARNATION |on 27 août, 2010 |Pas de commentaires »

Qualités de l’âme

 Qualités de l'âme dans AME 0002024DD’où viennent à l’homme ses qualités morales, bonnes ou mauvaises ? Ce sont celles de l’Esprit qui est incarné en lui ; plus cet Esprit est pur, plus l’homme est porté au bien. 

- Il semble résulter de là que l’homme de bien est l’incarnation d’un bon Esprit, et l’homme vicieux celle d’un mauvais Esprit ? Oui, mais dis plutôt que c’est un Esprit imparfait, autrement on pourrait croire à des Esprits toujours mauvais, à ce que vous appelez démons. 

Quel est le caractère des individus dans lesquels s’incarnent les Esprits follets et légers ? Des étourdis, des espiègles, et quelquefois des êtres malfaisants. 

Les Esprits ont-ils des passions qui n’appartiennent pas à l’humanité ? Non, autrement ils vous les auraient communiquées. 

Est-ce le même Esprit qui donne à l’homme les qualités morales et celles de l’intelligence ? Assurément c’est le même, et cela en raison du degré auquel il est parvenu. L’homme n’a pas deux Esprits en lui. 

Pourquoi des hommes très intelligents, ce qui annonce en eux un Esprit supérieur, sont-ils quelquefois, en même temps, profondément vicieux ? C’est que l’Esprit incarné n’est pas assez pur, et l’homme cède à l’influence d’autres Esprits plus mauvais. L’Esprit progresse par une marche ascendante insensible, mais le progrès ne s’accomplit pas simultanément en tous sens ; dans une période, il peut avancer en science, dans une autre en moralité.   

Que penser de l’opinion d’après laquelle les différentes facultés intellectuelles et morales de l’homme seraient le produit d’autant d’Esprits divers incarnés en lui, et ayant chacun une aptitude spéciale ? En réfléchissant, on reconnaît qu’elle est absurde. L’Esprit doit avoir toutes les aptitudes ; pour pouvoir progresser, il lui faut une volonté unique ; si l’homme était un amalgame d’Esprits, cette volonté n’existerait pas, et il n’y aurait point pour lui d’individualité, puisqu’à sa mort tous ces Esprits seraient comme une volée d’oiseaux échappés d’une cage. L’homme se plaint souvent de ne pas comprendre certaines choses, et il est curieux de voir comme il multiplie les difficultés, tandis qu’il a sous la main une explication toute simple et toute naturelle. C’est encore là prendre l’effet pour la cause ; c’est faire pour l’homme ce que les païens faisaient pour Dieu. Ils croyaient à autant de dieux qu’il y a de phénomènes dans l’univers, mais parmi eux les gens sensés ne voyaient dans ces phénomènes que des effets ayant pour cause un Dieu unique. 

Le monde physique et le monde moral nous offrent sur ce sujet de nombreux points de comparaison. On a cru à l’existence multiple de la matière, tant qu’on s’est arrêté à l’apparence des phénomènes ; aujourd’hui on comprend que ces phénomènes si variés peuvent très bien n’être que des modifications d’une matière élémentaire unique. Les diverses facultés sont des manifestations d’une même cause qui est l’âme, ou de l’Esprit incarné, et non de plusieurs âmes, comme les différents sons de l’orgue sont le produit d’une même espèce d’air, et non d’autant de sortes d’airs qu’il y a de sons. Il résulterait de ce système que lorsqu’un homme perd ou acquiert certaines aptitudes, certains penchants, ce serait le fait d’autant d’Esprits qui viennent ou qui s’en vont, ce qui ferait de lui un être multiple sans individualité, et par conséquent sans responsabilité. Il est en outre contredit par les exemples si nombreux de manifestations par lesquels les Esprits prouvent leur personnalité et leur identité. 

 

vixsq7ie dans AME

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Publié dans:AME |on 26 août, 2010 |Pas de commentaires »

Union de l’AME au CORPS

 Union de l'AME au CORPS  dans AME 000206ADA quel moment l’âme s’unit-elle au corps ? L’union commence à la conception, mais elle n’est complète qu’au moment de la naissance. Du moment de la conception, l’Esprit désigné pour habiter tel corps y tient par un lien fluidique qui va se resserrant de plus en plus jusqu’à l’instant où l’enfant voit le jour ; le cri qui s’échappe alors de l’enfant annonce qu’il fait nombre parmi les vivants et les serviteurs de Dieu. 

L’union entre l’Esprit et le corps est-elle définitive du moment de la conception ? Pendant cette première période, l’Esprit pourrait-il renoncer à habiter le corps désigné ? 

L’union est définitive, en ce sens qu’un autre Esprit ne pourrait remplacer celui qui est désigné pour ce corps ; mais comme les liens qui l’y tiennent sont très faibles, ils sont facilement rompus, et ils peuvent l’être par la volonté de l’Esprit qui recule devant l’épreuve qu’il a choisie ; mais alors l’enfant ne vit pas. 

Qu’arrive-t-il, pour l’Esprit, si le corps qu’il a choisi vient à mourir avant de naître ? 

« Il en choisit un autre. » 

- Quelle peut être l’utilité de ces morts prématurées ? 

« Ce sont les imperfections de la matière qui sont le plus souvent la 

cause de ces morts. » 

De quelle utilité peut être pour un Esprit son incarnation dans un corps qui meurt peu de jours après sa naissance ? 

L’être n’a pas la conscience de son existence assez développée ; l’importance de la mort est presque nulle ; c’est souvent, comme nous l’avons dit, une épreuve pour les parents. 

L’Esprit sait-il d’avance que le corps qu’il choisit n’a pas de chance de vie ?

Il le sait quelquefois, mais s’il le choisit pour ce motif, c’est qu’il recule devant l’épreuve.  

 Lorsqu’une incarnation est manquée pour l’Esprit, par une cause quelconque, y est-il suppléé immédiatement par une autre existence ? 

Pas toujours immédiatement ; il faut à l’Esprit le temps de choisir de nouveau, à moins que la réincarnation instantanée ne provienne d’une détermination antérieure.   

L’Esprit une fois uni au corps de l’enfant, et alors qu’il n’y a plus à s’en dédire, regrette-t-il quelquefois le choix qu’il a fait ? 

Veux-tu dire si, comme homme, il se plaint de la vie qu’il a ? S’il la voudrait autre ? Oui ; s’il regrette le choix qu’il a fait ? Non ; il ne sait pas qu’il l’a choisie. L’Esprit, une fois incarné, ne peut regretter un choix dont il n’a pas conscience ; mais il peut trouver la charge trop lourde, et s’il la croit au-dessus de ses forces, c’est alors qu’il a recours au suicide. 

Dans l’intervalle de la conception à la naissance, l’Esprit jouit-il de toutes ses facultés ? 

Plus ou moins suivant l’époque, car il n’est pas encore incarné, mais attaché. Dès l’instant de la conception, le trouble commence à saisir l’Esprit averti par là que le moment est venu de prendre une nouvelle existence ; ce trouble va croissant jusqu’à la naissance ; dans cet intervalle, son état est à peu près celui d’un Esprit incarné pendant le sommeil du corps ; à mesure que le moment de la naissance approche, ses idées s’effacent ainsi que le souvenir du passé, dont il n’a plus conscience, comme homme, une fois entré dans la vie ; mais ce souvenir lui revient peu à peu à la mémoire dans son état d’Esprit. 

Au moment de la naissance, l’Esprit recouvre-t-il immédiatement la plénitude de ses facultés ? 

Non, elles se développent graduellement avec les organes. C’est pour lui une nouvelle existence ; il faut qu’il apprenne à se servir de ses instruments ; les idées lui reviennent peu à peu comme chez un homme qui sort du sommeil et qui se trouve dans une position différente de celle qu’il avait la veille. 

L’union de l’Esprit et du corps n’étant complète et définitivement consommée qu’après la naissance, peut-on considérer le foetus comme ayant une âme ? 

L’Esprit qui doit l’animer existe en quelque sorte en dehors de lui ; il n’a donc pas, à proprement parler, une âme, puisque l’incarnation est seulement en voie de s’opérer ; mais il est lié à celle qu’il doit posséder.   

Comment expliquer la vie intra-utérine ? 

C’est celle de la plante qui végète. L’enfant vit de la vie animale. L’homme possède en lui la vie animale et la vie végétale, qu’il complète à la naissance par la vie spirituelle. 

Y a-t-il, comme l’indique la science, des enfants qui, dès le sein de la mère, ne sont pas nés viables ; et dans quel but cela a-t-il lieu ? 

Ceci arrive souvent, Dieu le permet comme épreuve, soit pour les parents, soit pour l’Esprit désigné à prendre place. 

Y a-t-il des enfants mort-nés qui n’ont point été destinés à l’incarnation d’un Esprit ? 

Oui, il y en a qui n’eurent jamais un Esprit destiné pour leur corps : rien ne devait s’accomplir pour eux. C’est alors seulement pour les parents que cet enfant est venu. 

- Un être de cette nature peut-il venir à terme ? 

« Oui, quelquefois, mais alors il ne vit pas. » 

- Tout enfant qui survit à sa naissance a donc nécessairement un Esprit incarné en lui ? 

« Que serait-il sans cela ? Ce ne serait pas un être humain. » 

Quelles sont, pour l’Esprit, les conséquences de l’avortement ? 

« C’est une existence nulle et à recommencer. » 

L’avortement volontaire est-il un crime, quelle que soit l’époque de la conception ? 

Il y a toujours crime du moment que vous transgressez la loi de Dieu. La mère, ou tout autre, commettra toujours un crime en ôtant la vie à l’enfant avant sa naissance, car c’est empêcher l’âme de supporter les épreuves dont le corps devait être l’instrument.   

Dans le cas où la vie de la mère serait en danger par la naissance de l’enfant, y a-t-il crime à sacrifier l’enfant pour sauver la mère ? 

Il vaut mieux sacrifier l’être qui n’existe pas à l’être qui existe.   

Est-il rationnel d’avoir pour le foetus les mêmes égards que pour le corps d’un enfant qui aurait vécu ? 

Dans tout ceci, voyez la volonté de Dieu et son ouvrage ; ne traitez donc pas légèrement des choses que vous devez respecter. Pourquoi ne pas respecter les ouvrages de la création, qui sont incomplets quelquefois par la volonté du Créateur ? Ceci entre dans ses desseins que personne n’est appelé à juger. 

 

 

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Publié dans:AME |on 26 août, 2010 |Pas de commentaires »

REINCARNATION

Les Esprits connaissent-ils l’époque à laquelle ils seront réincarnés ? 

Ils la pressentent, comme un aveugle sent le feu dont il s’approche. Ils savent qu’ils doivent reprendre un corps, comme vous savez que vous devez mourir un jour, mais sans savoir quand cela arrivera. 

- La réincarnation est donc une nécessité de la vie spirite, comme la mort est une nécessité de la vie corporelle ? 

« Assurément, il en est ainsi. » 

Tous les Esprits se préoccupent-ils de leur réincarnation ? 

Il en est qui n’y songent nullement, qui même ne la comprennent pas ; cela dépend de leur nature plus ou moins avancée. Pour quelques uns l’incertitude où ils sont de leur avenir est une punition. 

L’Esprit peut-il rapprocher ou retarder le moment de sa réincarnation ? 

Il peut le rapprocher en l’appelant de ses vœux  ; il peut aussi l’éloigner s’il recule devant l’épreuve, car parmi les Esprits il y a aussi des lâches et des indifférents, mais il ne le fait pas impunément ; il en souffre comme celui qui recule devant le remède salutaire qui peut le guérir. 

Si un Esprit se trouvait assez heureux d’une condition moyenne parmi les Esprits errants, et qu’il n’eût pas l’ambition de monter, pourrait-il prolonger cet état indéfiniment ? 

« Non, pas indéfiniment ; l’avancement est un besoin que l’Esprit éprouve tôt ou tard ; tous doivent monter, c’est leur destinée. » 

L’union de l’âme avec tel ou tel corps est-elle prédestinée, ou bien n’est-ce qu’au dernier moment que le choix se fait ? 

L’Esprit est toujours désigné d’avance. L’Esprit, en choisissant l’épreuve qu’il veut subir, demande à s’incarner ; or Dieu, qui sait tout et voit tout, a su et vu d’avance que telle âme s’unirait à tel corps. 

L’Esprit a-t-il le choix du corps dans lequel il doit entrer, ou seulement du genre de vie qui doit lui servir d’épreuve ? 

Il peut aussi choisir le corps, car les imperfections de ce corps sont pour lui des épreuves qui aident à son avancement s’il dompte les obstacles qu’il y rencontre, mais le choix ne dépend pas toujours de lui ; il peut demander. 

- L’Esprit pourrait-il, au dernier moment, refuser d’entrer dans le corps choisi par lui ? 

S’il refusait, il en souffrirait beaucoup plus que celui qui n’aurait tenté aucune épreuve. 

 Pourrait-il arriver qu’un enfant qui doit naître ne trouvât pas d’Esprit qui voulût s’incarner en lui ? 

Dieu y pourvoirait. L’enfant, lorsqu’il doit naître viable, est toujours prédestiné à avoir une âme ; rien n’a été créé sans dessein. 

L’union de l’Esprit avec tel corps peut-elle être imposée par Dieu ? 

Elle peut être imposée, de même que les différentes épreuves, surtout lorsque l’Esprit n’est pas encore apte à faire un choix avec connaissance de cause. Comme expiation, l’Esprit peut être contraint de s’unir au corps de tel enfant qui, par sa naissance et la position qu’il aura dans le monde, pourra devenir pour lui un sujet de châtiment. 

S’il arrivait que plusieurs Esprits se présentassent pour un même corps qui doit naître, qu’est-ce qui déciderait entre eux ? 

Plusieurs peuvent le demander ; c’est Dieu qui juge en pareil cas celui qui est le plus capable de remplir la mission à laquelle l’enfant est destiné ; mais, je l’ai dit, l’Esprit est désigné avant l’instant où il doit s’unir au corps. 

Le moment de l’incarnation est-il accompagné d’un trouble semblable à celui qui a lieu à la sortie du corps ? 

Beaucoup plus grand et surtout plus long. A la mort, l’Esprit sort de l’esclavage ; à la naissance, il y rentre. 

L’instant où un Esprit doit s’incarner est-il pour lui un instant solennel ? Accomplit-il cet acte comme une chose grave et importante pour lui ? 

Il est comme un voyageur qui s’embarque pour une traversée périlleuse, et qui ne sait s’il ne doit pas trouver la mort dans les vagues qu’il affronte. Le voyageur qui s’embarque sait à quels périls il s’expose, mais il ne sait s’il fera naufrage ; il en est ainsi de l’Esprit : il connaît le genre des épreuves auxquelles il se soumet, mais il ne sait s’il succombera. De même que la mort du corps est une sorte de renaissance pour l’Esprit, la réincarnation est pour celui-ci une sorte de mort, ou plutôt d’exil et de claustration. Il quitte le monde des Esprits pour le monde corporel, comme l’homme quitte le monde corporel pour le monde des Esprits. 

L’Esprit sait qu’il se réincarnera, comme l’homme sait qu’il mourra ; mais, comme celui-ci, il n’en a conscience qu’au dernier moment, quand le temps voulu est arrivé ; alors, à ce moment suprême, le trouble s’empare de lui, comme chez l’homme qui est à l’agonie, et ce trouble persiste jusqu’à ce que la nouvelle existence soit nettement formée. Les approches de la réincarnation sont une sorte d’agonie pour l’Esprit. 

 

 

 

REINCARNATION  dans REINCARNATION 27abujcq

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Publié dans:REINCARNATION |on 25 août, 2010 |Pas de commentaires »

EXISTENCE CORPORELLE

 EXISTENCE CORPORELLE dans REINCARNATION 000206AE L’Esprit se souvient-il de son existence corporelle ? 

Oui, c’est-à-dire qu’ayant vécu plusieurs fois comme homme, il se rappelle ce qu’il a été, et je t’assure que, parfois, il rit de pitié de lui-même. 

Comme l’homme qui a atteint l’âge de raison rit des folies de sa jeunesse ou des puérilités de son enfance. 

Le souvenir de l’existence corporelle se présente-t-il à l’Esprit d’une manière complète et inopinée après la mort ? 

Non, il lui revient peu à peu, comme quelque chose qui sort du brouillard, et à mesure qu’il y fixe son attention. 

L’Esprit se souvient-il, en détail, de tous les événements de sa vie ; en embrasse-t-il l’ensemble d’un coup d’oeil rétrospectif ? 

Il se souvient des choses en raison des conséquences qu’elles ont sur son état d’Esprit ; mais tu conçois qu’il y a des circonstances de sa vie auxquelles il n’attache aucune importance, et dont il ne cherche même pas à se souvenir.   

- Pourrait-il s’en souvenir s’il le voulait ? 

Il peut se souvenir des détails et des incidents les plus minutieux, soit des événements, soit même de ses pensées ; mais quand c’est sans utilité il ne le fait pas. 

  - Entrevoit-il le but de la vie terrestre par rapport à la vie future ? 

Assurément il le voit et le comprend bien mieux que du vivant de son corps ; il comprend le besoin d’épuration pour arriver à l’infini, et il sait qu’à chaque existence il laisse quelques impuretés. 

Comment la vie passée se retrace-t-elle à la mémoire de l’Esprit ? Est-ce par un effort de son imagination ou comme un tableau qu’il a devant les yeux ? 

L’un et l’autre ; tous les actes dont il a intérêt à se souvenir sont pour lui comme s’ils étaient présents ; les autres sont plus ou moins dans le vague de la pensée, ou tout à fait oubliés. Plus il est dématérialisé, moins il attache d’importance aux choses matérielles. Tu fais souvent l’évocation d’un Esprit errant qui vient de quitter la terre et qui ne se rappelle pas les noms des personnes qu’il aimait, ni bien des détails qui, pour toi, paraissent importants ; il s’en soucie peu et cela tombe dans l’oubli. Ce dont il se rappelle très bien, ce sont les faits principaux qui 

l’aident à s’améliorer. 

L’Esprit se souvient-il de toutes les existences qui ont précédé la dernière qu’il vient de quitter ? 

Tout son passé se déroule devant lui, comme les étapes qu’a parcourues le voyageur ; mais, nous l’avons dit, il ne se souvient pas d’une manière absolue de tous les actes ; il s’en souvient en raison de l’influence qu’ils ont sur son état présent. Quant aux premières existences, celles qu’on peut regarder comme l’enfance de l’Esprit, elles se perdent dans le vague et disparaissent dans la nuit de l’oubli. 

Comment l’Esprit considère-t-il le corps qu’il vient de quitter ? 

Comme un mauvais habit qui le gênait et dont il est heureux d’être débarrassé.   

- Quel sentiment lui fait éprouver la vue de son corps en décomposition ? 

Presque toujours de l’indifférence, comme pour une chose à laquelle il ne tient plus. 

Au bout d’un certain laps de temps, l’Esprit reconnaît-il des ossements ou autres objets comme lui ayant appartenu ? 

Quelquefois ; cela dépend du point de vue plus ou moins élevé sous lequel il considère les choses terrestres. 

  Le respect que l’on a pour les choses matérielles qui restent de l’Esprit attire-t-il son attention sur ces mêmes objets, et voit-il ce respect avec plaisir ? 

L’Esprit est toujours heureux du souvenir qu’on a de lui ; les choses que l’on conserve de lui le rappellent à la mémoire, mais c’est la pensée qui l’attire vers vous, et non ces objets.   

L’Esprit s’intéresse-t-il encore aux travaux qui se font sur la terre, au progrès des arts et des sciences ? 

Cela dépend de son élévation ou de la mission qu’il peut avoir à remplir. Ce qui vous paraît magnifique est souvent bien peu de choses pour certains Esprits ; ils l’admirent, comme le savant admire l’ouvrage d’un écolier. Il examine ce qui peut prouver l’élévation des Esprits incarnés et leurs progrès. 

  

Les Esprits, après la mort, conservent-ils l’amour de la patrie ? 

C’est toujours le même principe : pour les Esprits élevés la patrie c’est l’univers ; sur la terre, elle est où ils ont le plus de personnes sympathiques. 

La situation des Esprits et leur manière de voir les choses varient à l’infini en raison du degré de leur développement moral et intellectuel. Les Esprits d’un ordre élevé ne font généralement sur la terre que des séjours de courte durée ; tout ce qui s’y fait est si mesquin en comparaison des grandeurs de l’infini, les choses auxquelles les hommes attachent le plus d’importance sont si puériles à leurs yeux, qu’ils y trouvent peu d’attraits, à moins qu’ils n’y soient appelés en vue de concourir au progrès de l’humanité. Les Esprits d’un ordre moyen y séjournent plus fréquemment, quoiqu’ils considèrent les choses d’un point de vue plus élevé que de leur vivant. 

Les Esprits vulgaires y sont en quelque sorte sédentaires, et constituent la masse de la population ambiante du monde invisible ; ils ont conservé à peu de chose près les mêmes idées, les mêmes goûts et les mêmes penchants qu’ils avaient sous leur enveloppe corporelle ; ils se mêlent à nos réunions, à nos affaires, à nos amusements, auxquels ils prennent une part plus ou moins active, selon leur caractère. Ne pouvant satisfaire leurs passions, ils jouissent de ceux qui s’y abandonnent et les y excitent. Dans le nombre, il en est de plus sérieux qui voient et observent pour s’instruire et se perfectionner.

 

 

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Publié dans:REINCARNATION |on 25 août, 2010 |Pas de commentaires »

La progression

 La progression dans REINCARNATION 000206ADDans l’état errant, l’Esprit étudiant les diverses conditions dans lesquelles il pourra progresser, comment pense-t-il pouvoir le faire en naissant, par exemple, parmi les peuples cannibales ? Ce ne sont pas les Esprits déjà avancés qui naissent parmi les cannibales, mais des Esprits de la nature de ceux des cannibales ou qui leur sont inférieures. 

Nous savons que nos anthropophages ne sont pas au dernier degré de l’échelle, et qu’il y a des mondes où l’abrutissement et la férocité n’ont pas d’analogue sur la terre. Ces Esprits sont donc encore inférieurs aux plus inférieurs de notre monde, et venir parmi nos sauvages, c’est pour eux un progrès, comme ce serait un progrès pour nos anthropophages d’exercer parmi nous une profession qui les obligerait à verser le sang. S’ils ne visent pas plus haut, c’est que leur infériorité morale ne leur permet pas de comprendre un progrès plus complet. L’Esprit ne peut avancer que graduellement ; il ne peut franchir d’un bond la distance qui sépare la barbarie de la civilisation, et c’est en cela que nous voyons une des nécessités de la réincarnation, qui est bien véritablement selon la justice de Dieu ; autrement, que deviendraient ces millions d’êtres qui meurent chaque jour dans le dernier état de dégradation, s’ils n’avaient les moyens d’atteindre à la supériorité ? Pourquoi Dieu les auraient-ils déshérités des faveurs accordées aux autres hommes ? 

Des Esprits venant d’un monde inférieur à la terre, ou d’un peuple très arriéré, comme les cannibales, par exemple, pourraient-ils naître parmi nos peuples civilisés ? 

« Oui, il y en a qui se fourvoient en voulant monter trop haut ; mais alors ils sont déplacés parmi vous, parce qu’ils ont des moeurs et des instincts qui jurent avec les vôtres. » 

Ces êtres nous donnent le triste spectacle de la férocité au milieu de la civilisation ; en retournant parmi les cannibales, ce ne sera pas une déchéance, ils ne feront que reprendre leur place et ils y gagneront peut-être encore. 

Un homme appartenant à une race civilisée pourrait-il, par expiation, être réincarné dans une race sauvage ? 

« Oui, mais cela dépend du genre d’expiation ; un maître qui aura été dur pour ses esclaves pourra devenir esclave à son tour et subir les mauvais traitements qu’il aura fait endurer. Celui qui a commandé à une époque peut, dans une nouvelle existence, obéir à ceux-là mêmes qui se courbaient sous sa volonté. C’est une expiation s’il a abusé de son pouvoir, et Dieu peut la lui imposer. Un bon Esprit peut aussi, pour les faire avancer, choisir une existence influente parmi ces peuples, et alors c’est une mission. »

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Publié dans:REINCARNATION |on 25 août, 2010 |Pas de commentaires »

Le choix des épreuves

 Le choix des épreuves dans REINCARNATION 000204A2 i l’Esprit a le choix du genre d’épreuve qu’il doit subir, s’ensuit-il que toutes les tribulations que nos éprouvons dans la vie ont été prévues et choisies par nous ? 

Toutes n’est pas le mot, car ce n’est pas à dire que vous avez choisi et prévu tout ce qui vous arrive dans le monde, jusque dans les moindres choses, vous avez choisi le genre d’épreuve, les faits de détail sont la conséquence de la position et souvent de vos propres actions. Si l’Esprit a voulu naître parmi des malfaiteurs, par exemple, il savait à quels entraînements il s’exposait, mais non chacun des actes qu’il accomplirait ; ces actes sont l’effet de sa volonté ou de son libre arbitre. L’Esprit sait qu’en choisissant telle route il aura tel genre de lutte à subir ; il sait donc la nature des vicissitudes qu’il rencontrera, mais il ne sait pas si ce sera plutôt tel événement que tel autre. Les événements de détail naissent des circonstances et de la force des choses. Il n’y a que les grands événements, ceux qui influent sur la destinée, qui sont prévus. Si tu prends une route remplie d’ornières, tu sais que tu as de grandes précautions à prendre, parce que tu as la chance de tomber, mais si ne sais pas dans quel endroit tu tomberas, et il se peut que tu ne tombes pas, si tu es assez prudent. Si en passant dans la rue il te tombe une tuile sur la tête, ne crois pas que c’était écrit, comme on le dit vulgairement. 

Comment l’Esprit peut-il vouloir naître parmi des gens de mauvaise vie ?

 

Il faut bien qu’il soit envoyé dans un milieu où il puisse subir l’épreuve qu’il a demandée. Eh bien ! il faut donc qu’il y ait de l’analogie ; pour lutter contre l’instinct du brigandage, il faut qu’il se trouve avec des gens de cette sorte. 

L’Esprit, dans les épreuves qu’il doit subir pour arriver à la perfection, doit-il éprouver tous les genres de tentations ; doit-il passer par toutes les circonstances qui peuvent exciter en lui l’orgueil, la jalousie, l’avarice, la sensualité etc…

Certainement non, puisque vous savez qu’il y en a qui prennent, dès le début, une route qui les affranchit de bien des épreuves, mais celui qui se laisse entraîner dans la mauvaise route, court tous les dangers de cette route. Un Esprit, par exemple, peut demander la richesse, et cela peut lui être accordé ; alors, suivant son caractère, il pourra devenir avare ou prodigue, égoïste ou généreux, ou bien il se livrera à toutes les jouissances de la sensualité ; mais ce n’est pas à dire qu’il devra passer forcément par la filière de tous ces penchants. 

L’Esprit fait-il son choix immédiatement après la mort ? 

Non, plusieurs croient à l’éternité des peines ; on vous l’a dit : c’est un châtiment. 

Qu’est-ce qui dirige l’Esprit dans le choix des épreuves qu’il veut subir ? 

Il choisit celles qui peuvent être pour lui une expiation, par la nature de ses fautes, et le faire avancer plus vite. Les uns peuvent donc s’imposer une vie de misère et de privations pour essayer de la supporter avec courage ; d’autres vouloir s’éprouver par les tentations de la fortune et de la puissance, bien plus dangereuse par l’abus et le mauvais usage que l’on en peut faire, et par les mauvaises passions quelles développent ; d’autres, enfin, veulent s’éprouver par les luttes qu’ils ont à soutenir dans le contact du vice.

Ne semble-t-il pas naturel de choisir les épreuves les moins pénibles ? 

Pour vous oui ; pour l’Esprit, non : lorsqu’il est dégagé de la matière l’illusion cesse, et il pense autrement.

L’homme sur la terre, et placé sous l’influence des idées charnelles, ne voit dans ces épreuves que le côté pénible ; c’est pourquoi il lui semble naturel de choisir celles qui, à son point de vue, peuvent s’allier aux jouissances matérielles ; mais dans la vie spirituelle, il compare ces jouissances fugitives et grossières avec la félicité inaltérable qu’il entrevoit, et dès lors que lui font quelques souffrances, passagères ? L’Esprit peut donc choisir l’épreuve la plus rude, et, par conséquent, l’existence la plus pénible dans l’espoir d’arriver plus vite à un état meilleur, comme le malade choisit souvent le remède le plus désagréable pour se guérir plus tôt. Celui qui veut attacher son nom à la découverte d’un pays inconnu ne choisit pas une route fleurie ; il sait les dangers qu’il court, mais il sait aussi la gloire qui l’attend s’il réussit.

La doctrine de la liberté dans le choix de nos existences et des épreuves que nous devons subir cesse de paraître extraordinaire si l’on considère que les Esprits dégagés de la matière apprécient les choses d’une manière différente que nous ne le faisons nous-mêmes. Ils aperçoivent le but, bien autrement sérieux pour eux que les jouissances fugitives du monde ; après chaque existence, ils voient le pas qu’ils ont fait, et comprennent ce qui leur manque encore en pureté pour l’attendre : voilà pourquoi ils se soumettent volontairement à toutes les vicissitudes de la vie corporelle en demandant eux-mêmes celles qui peuvent les faire arriver le plus promptement. C’est donc à tort que l’on s’étonne de ne pas voir l’Esprit donner la préférence à l’existence la plus douce. Cette vie exempte d’amertume, il ne peut en jouir dans son état d’imperfection ; il l’entrevoit et c’est pour y arriver qu’il cherche à s’améliorer.

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Publié dans:REINCARNATION |on 24 août, 2010 |Pas de commentaires »

Mondes transitoires

  Mondes transitoires  dans VIES ANTERIEURES 00020494 xiste-t-il comme cela a été dit, des mondes qui servent aux Esprits errants de stations et de moins de repos ? 

Oui, il y a des mondes particulièrement affectés aux êtres errants, mondes dans lesquels ils peuvent habiter temporairement ; sortes de bivouacs, de camps pour se reposer d’une trop longue erraticité (inconstance) état toujours un peu pénible. Ce sont des positions intermédiaires parmi les autres mondes, graduées suivant la nature des Esprits qui peuvent s’y rendre, et ceux-ci puisent d’un bien-être plus ou moins grand ». 

Les Esprits qui habitent ces mondes peuvent-ils les quitter à volonté ? 

Oui, les Esprits qui se trouvent dans ces mondes peuvent s’en détacher pour aller où ils doivent se rendre. Figurez-vous des oiseaux de passage s’abattants sur une île, en attendant d’avoir repris des forces pour se rendre à leur destination. 

Les Esprits progressent-ils pendant leurs stations dans les mondes transitoires ? 

Certainement ; ceux qui se réunissent ainsi, c’est dans le but de s’instruire et de pouvoir plus facilement obtenir la permission de se rendre dans des lieux meilleurs, et parvenir à la position qu’obtiennent les élus. 

Les mondes transitoires sont-ils perpétuellement, et par leur nature spéciale, affectés aux Esprits errants ? 

Non leur position n’est que temporaire. 

Sont-ils en même temps habités par des êtres corporels ? 

Non, la surface est stérile. Ceux qui les habitent n’ont besoin de rien. 

Cette stérilité est-elle permanente et tient-elle à leur nature spéciale ? 

Non, ils sont stériles par transition. 

Ces mondes doivent alors être dépourvus de beautés naturelles ? 

La nature se traduit par les beautés de l’immensité qui ne sont pas moins admirables que ce que vous appelez les beautés naturelles. 

Puisque l’état de ces mondes est transitoire, notre terre sera-t-elle un jour de ce nombre ? 

Elle l’a été. 

A quelle époque ? 

Pendant sa formation. 

Rien n’est inutile dans la nature ; chaque chose a son but, sa destination ; rien n’est vide, tout est habité, la vie est partout. Ainsi pendant la longue série des siècles qui se sont écoulés avant l’apparition de l’homme sur la terre, durant ces lentes périodes de transition attestées par les couches géologiques, avant même la formation des premiers êtres organiques, sur cette masse informe, dans cet aride chaos où les éléments étaient confondus, il n’y avait pas absence de vie ; des êtres qui n’avaient ni nos besoins, ni nos sensations physiques y trouvaient un refuge. Dieu a voulu que, même dans cet état imparfait, elle servit à quelque chose. 

Qui donc oserait dire que, parmi ces milliards de mondes qui circulent dans l’immensité, un seul, un des plus petits, perdu dans la foule, eût le privilège exclusif d’être peuplé ? Quelle serait donc l’utilité des autres ? Dieu ne les aurait-il fait qu’en vue de recréer nos yeux ? Supposition absurde, incompatible avec la sagesse qui éclate dans toutes ses œuvres, et inadmissible quand on songe à tous ceux que nous ne pouvons apercevoir. Personne ne contestera qu’il y a dans cette idée des mondes encore impropres à la vie matérielle, et pourtant peuplés d’êtres vivants appropriés à ce milieu, quelque chose de grand et de sublime où se trouve peut-être la solution de plus d’un problème. 

 

 

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Publié dans:VIES ANTERIEURES |on 24 août, 2010 |Pas de commentaires »

Transition

Le corps est l’instrument de la douleur ; c’est sinon la cause première, au moins la cause immédiate. L’âme a la perception de cette douleur ; cette perception est l’effet. Le souvenir qu’elle en conserve peut être très pénible, mais ne peut avoir d’action physique. En effet, le froid ni la chaleur ne peuvent désorganiser les tissus de l’âme ; l’âme ne peut ni se geler, ni brûler. Ne voyons-nous pas tous les jours le souvenir ou l’appréhension d’un mal physique produire l’effet de la réalité, occasionner même la mort ? 

 

 Tout le monde sait que les personnes amputées ressentent de la douleur dans le membre qui n’existe plus. Assurément, ce n’est point ce membre qui est le siège, ni même le point de départ de la douleur ; le cerveau en a conservé l’impression voilà tout. On peut donc croire qu’il y a quelque choses d’analogue dans les souffrances de l’Esprit après la mort. 

 

Une étude plus approfondie du périsprit, qui joue un rôle si important dans tous les phénomènes spirites, les apparitions vaporeuses ou tangibles, l’état de l’Esprit au moment de la mort, l’idée si fréquente chez lui qu’il est encore vivant, le tableau si saisissant des suicidés, des suppliciés, des gens qui se sont absorbés dans les jouissances matérielles, et tant d’autres faits sont venus jeter la lumière sur cette question et ont donné lieu à des explications dont nous donnons ici le résumé. 

 

Le périsprit est le lien qui unit l’Esprit à la matière du corps ; il est puisé dans le milieu ambiant, dans le fluide universel ; il tient à la fois de l’électricité, du fluide magnétique et, jusqu’à un certain point, de la matière inerte. On pourrait dire que c’est la quintessence de la matière ; c’est le principe de la vie organique, mais ce n’est pas celui de la vie intellectuelle : la vie intellectuelle est dans l’Esprit. 

 

L’expérience nous apprend qu’au moment de la mort le périsprit se dégage plus ou moins lentement du corps ; pendant les premiers instants, l’Esprit ne s’explique pas sa situation ; il ne croit pas être mort, il se sent vivre ; il voit son corps d’un côté, il sait qu’il est à lui, et il ne comprend pas qu’il en soit séparé ; cet état dure aussi longtemps qu’il existe en lien entre le corps et le périsprit. Un suicidé nous disait : non, je ne suis pas mort, et il ajoutait : et cependant je sens les vers qui me rongent. Or, assurément, les vers ne rongeait pas le périsprit, et encore moins l’Esprit, ils ne rongeait que le corps. C’est plutôt la vue de ce qui se passait dans son corps auquel le rattachait son périsprit, qui produisait en lui une illusion qu’il prenait pour une réalité. 

 

Pendant le vie, le corps reçoit des expressions extérieures et les transmet à l’Esprit par l’intermédiaire du périsprit qui constitue, probablement, ce que l’on appelle le fluide nerveux. Le corps étant mort ne ressent plus rien, parce qu’il n’y a plus en lui ni Esprit ni périsprit. Le périsprit, dégagé du corps, éprouve la sensation ; mais comme elle ne lui arrive plus par un canal limité, elle est générale. Or, comme il n’est en réalité, qu’un agent de transmission, puisque c’est l’Esprit qui a la conscience, il en résulte que s’il pouvait existe un périsprit sans Esprit, il ne ressentirait pas plus que le corps lorsqu’il est mort ; de même que si l’Esprit n’avait point de périsprit, il serait inaccessible à toute sensation pénible ; c’est ce qui a lieu pour les Esprits complètement épurée. 

 

Nous pensions qu’une fois débarrassés de notre grossière enveloppe, instrument de nos douleurs, nous ne souffrions plus, et voilà que vous nous apprenez que nous souffrons encore ; que ce soit d’une manière ou d’une autre, ce n’en est pas moins souffrir. Hélas ! oui, nous pouvons encore souffrir, et beaucoup, et longtemps, mais nous pouvons aussi ne plus souffrir, même dès l’instant où nous quittons cette vie corporelle. 

 

 

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Publié dans:AME |on 23 août, 2010 |Pas de commentaires »

La souffrance

Les souffrances d’ici-bas sont quelque fois indépendantes de nous, mais beaucoup sont les conséquences de notre volonté. Qu’on remonte à la source, et l’on verra que le plus grand nombre est la suite de causes que nous aurions pu éviter. Que de maux, que d’infirmités, l’homme ne doit-il pas à ses excès, à son ambition, à des passions en un mot . 

L’homme qui aurait toujours vécu sobrement, qui n’aurait abusé de rien, qui aurait toujours été simple dans ses gouts, modeste dans ses désirs, s’épargnerait bien des tribulations. Il en est de même de l’Esprit ; les souffrances qu’il endures sont toujours la conséquence de la manière dont il a vécu sur la terre ; il n’aura plus sans doute la goutte et les rhumatismes, mais il ara d’autres souffrances qui ne valent pas mieux. 

Nous avons vu que ses souffrances sont le résultat des liens qui existent encore entre lui et la matière ; que plus il est dégagé de l’influence de la matière, autrement di plus il est dématérialisé, moins il a de sensations pénibles ; or, il dépend de lui de s’affranchir de cette influence dès cette vie ; il a son libre arbitre et, par conséquent, le choix entre faire et ne pas faire ; qu’il dompte ses passions animales, qu’il n’ait ni haine, ni envie, ni jalousie, ni orgueil ; qu’il ne soit pas dominé par l’égoïsme ; qu’il purifie son âme par les bons sentiments ; qu’il fasse le bien ; qu’il n’attache aux choses de ce monde que l’importance qu’elles méritent, alors, même sous son enveloppe corporelle, il est déjà épuré, il est déjà dégagé de la matière, et quand il quitte cette enveloppe, il n’en subit plus l’influence ; les souffrances physiques qu’il a éprouvées ne lui laissent aucun souvenir pénible ; il ne lui en reste aucune impression désagréable, parce qu’elle n’ont affecté que le corps et non l’Esprit ; il est heureux d’en être délivré, et le calme de sa conscience l’affranchit  de toute souffrance morale.

Nous en avons interrogé des milliers, ayant appartenu à tous les rangs de la société à toutes les positions sociales ; nous les avons étudiés à toutes les périodes de leur vie spirite, depuis l’instant où ils ont quitté leur corps ; nous les avons suivis pas à pas dans cette vie d’outre-tombe pour observer les changements qui s’opéraient en eux, dans leurs idées, dans leurs sensations, et sous ce rapport les hommes les plus vulgaires ne sont pas ceux qui nous ont fourni les sujets d’étude les moins précieux. 

Or, nous avons toujours vu que les souffrances sont en rapport avec la conduite dont ils subissent les conséquences, et que cette nouvelle existence est la source d’un bonheur ineffable pour ceux qui ont suivi la bonne route ; d’où il suit que ceux qui souffrent, c’est qu’ils l’ont bien voulu, et qu’ils ne doivent s’en prendre qu’à eux, tout aussi bien dans l’autre monde que dans celui-ci. 

La souffrance dans AME tfx7f1zr

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Publié dans:AME |on 23 août, 2010 |Pas de commentaires »

L’âme et ses perceptions

L’âme une fois dans le monde des esprits, a-t-elle encore les perceptions qu’elle avait de son vivant ? 

Oui, et d’autres qu’elle ne possédait pas, parce que son corps était comme un voile qui les obscurcissait. L’intelligence est un attribut de l’Esprit, mais qui se manifeste plus librement quand il n’a pas d’entraves. 

Les perceptions et les connaissances de Esprits sont-elles indéfinies, en un mot, savent-ils toutes choses ? 

Plus ils approchent de la perfection, plus ils savent ; s’ils sont supérieurs, ils savent beaucoup ; les Esprits inférieurs sont plus ou moins ignorants sur toutes choses. 

Les Esprits connaissent-ils le principe des choses ? 

C’est selon leur élévation et leur pureté ; les Esprits inférieurs n’en savent pas plus que les hommes. 

Les Esprits comprennent-ils la durée comme nous ? 

Non, et c’est ce qui fait que vous ne nous comprenez pas toujours quand il s’agit de fixer des dates ou des époques. 

Les Esprits vivent en dehors du temps tel que nous le comprenons ; la durée, pour eux, s’annule pour ainsi dire, et les siècles, si longs pour nous, ne sont à leurs yeux que des instants qui s’effacent dans l’éternité, de même que les inégalités du sol s’effacent et disparaissent pour celui qui s’élève dans l’espace. 

Les Esprits ont-ils du présent une idée plus précise et plus juste que nous ? 

A peu près comme celui qui voit clair a une idée plus juste des choses que l’aveugle. Les Esprits voient ce que vous ne voyez pas ; ils jugent donc autrement que vous, mais encore une fois cela dépend de leur élévation. 

Comment les Esprits ont-ils la connaissance du passé, et cette connaissance est-elle sans limite pour eux ? 

Le passé, quand nous nous en occupons, est un présent, absolument comme toi tu te rappelles une chose qui t’a frappé dans le cours de ton exil. Seulement, comme nous n’avons plus le voile matériel qui obscurcit ton intelligence, nous nous rappelons des choses qui sont effacées pour toi, mais tout n’est pas connu des Esprits : leur création d ‘abord. 

Les Esprits connaissent-ils l’avenir ? 

Cela dépend encore de la perfection ; souvent ils ne font que l’entrevoir, mais il ne leur est pas toujours permis de le révéler ; quand ils le voient, il leur semble présent. L’Esprit voit l’avenir plus clairement à mesure qu’il se rapproche de Dieu. Après la mort, l’âme voit et embrasse d’un coup d’œil ses émigrations passées, mais elle ne peut voir ce que Dieu lui prépare ; il faut pour cela qu’elle soit tout entière en lui après bien des existences. 

Les Esprit arrivés à la perfection absolue ont-ils une connaissance complète de l’avenir ? 

Complète n’est pas le mot, car Dieu seul est le souverain maître, et nul ne peut l’égaler ». 

Les Esprits voient-ils Dieu ? 

Les Esprits supérieurs, seuls le voient et le comprennent ; les Esprits inférieurs le sentent et le devinent. 

Quand un Esprit inférieur dit que Dieu lui défend ou lui permet une chose, comment sait-il que cela vient de lui ? 

Il ne voit pas Dieu, mais il sent sa souveraineté et, lorsqu’une chose ne doit pas être faite ou une parole dite, il ressent comme une intuition, un avertissement invisible qui lui défend de le faire. Vous-mêmes n’avez-vous pas des pressentiments qui sont pour vous comme des avertissements secrets de faire ou de ne pas faire telle ou telle chose ? Il en est de même pour nous, seulement à un degré supérieur, car tu comprends que l’essence des Esprits étant plus subtile que la vôtre ils peuvent mieux recevoir les avertissements divins. 

Gifs...Papillons

Comme l’Esprit se transporte avec la rapidité de la pensée, on peut dire qu’il voit partout à la fois ; sa pensée peut rayonner et se porter en même temps sur plusieurs points différents, mais cette faculté dépend de sa pureté : moins il est épuré, plus sa vue est bornée ; les Esprits supérieurs seuls peuvent embrasser un ensemble. 

La faculté de voir, chez les Esprits, est une propriété inhérente à leur nature, et qui réside dans tout leur être, comme la lumière réside dans toutes les parties d’un corps lumineux ; c’est une sorte de lucidité universelle qui s’étend à tout, embrasse à la fois l’espace, les temps et les choses, et pour laquelle il n’y a ni ténèbres ni obstacles matériels. On comprend qu’il doit en être ainsi ; chez l’homme, la vue s’opérant par le jeu d’un organe frappé par la lumière, sans lumière il est dans l’obscurité ; chez l’Esprit, la faculté de voir étant un attribut de lui-même, abstraction faite de tout agent extérieur, la vue est indépendante de la lumière. 

Lorsqu’un Esprit dit qu’il souffre, quelle nature de souffrance éprouve-t-il ? 

Angoisses morales qui le torturent plus douloureusement que les souffrances physiques. 

D’où vient alors que des Esprit se sont plaints de souffrir du froid ou de la chaleur ? 

Souvenir de ce qu’ils avaient enduré pendant la vie, aussi pénible quelquefois que la réalité ; c’est souvent une comparaison par laquelle, faute de mieux, ils expriment leur situation. Lorsqu’ils se souviennent de leur corps, ils éprouvent une sorte d’impression, comme lorsqu’on quitte un manteau, et qu’on croit encore le porter quelque temps après. 

 

 

L'âme et ses perceptions dans AME 868873

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Publié dans:AME |on 23 août, 2010 |Pas de commentaires »

Esprits errants

L’âme se réincarne-t-elle immédiatement après sa séparation du corps ? 

« quelquefois immédiatement, mais le plus souvent après des intervalles plus ou moins longs. Dans les mondes supérieurs, la réincarnation est presque toujours immédiate ; la matière corporelle étant moins grossière, l’Esprit incarné y jouit presque de toutes ses facultés d’Esprit ; son état normal est celui de vos somnambules lucides ». 

Que devient l’âme dans l’intervalle des incarnations ? 

« Esprit errant qui aspire après sa nouvelle destinée ; il attend ». 

Quelle peut être la durée de ces intervalles ? 

« De quelques heures à quelques milliers de siècles. Au reste, il n’y a point , à proprement parler, de limite extrême assignée à l’état errant, qui peut se prolonger fort longtemps, mais qui cependant n’est jamais perpétuel ; l’Esprit trouve toujours, tôt ou tard, à recommencer une existence qui sert à la purification de ses existences précédentes ». 

Cette durée est-elle subordonnée à la volonté de l’Esprit, ou peut-elle être imposée comme expiation ? 

« c’est une conséquence du libre arbitre ; les Esprits savent parfaitement ce qu’ils font, mais il y en a aussi pour qui c’est une punition infligée par Dieu ; d’autres demandent à la prolonger pour suivre des études qui ne peuvent se faire avec fruit qu’à l’état d’Esprit ». 

L’erraticité (inconstance)  est-elle, par elle-même, un signe d’infériorité chez les Esprits ? 

« non, car il y a des Esprits errants de tous les degrés. L’incarnation est n état transitoire, nous l’avons dit : dans son état normal, l’Esprit est dégagé de la matière ». 

Peut-ont dire que tous les Esprits qui ne sont pas incarnés sont errants ? 

« ceux qui doivent se réincarner, oui ; mais les purs Esprits qui sont arrivés à la perfection ne sont pas errants ; leur état est définitif ». 

Sous le rapport des qualités intimes, les Esprits sont de différents ordres ou degrés qu’ils parcourent successivement à mesure qu’ils s’épurent. Comme état, ils peuvent être ; incarnés, c’est-à-dire unis à un corps ; errants, c’est-à-dire dégagés du corps matériel et attendant une nouvelle incarnation pour s’améliorer ; purs Esprits, c’es-à-dire parfaits et n’ayant plus besoin d’incarnation. 

De quelle manière les Esprits errants s’instruisent-ils ; ils ne le font sans doute pas de la même manière que nous ? 

« Ils étudient leur passé et cherchent les moyens de s’élever. Ils voient, observent ce qui se passe dans les lieux qu’ils parcourent ; ils écoutent les discours des hommes éclairés et les avis des Esprits plus élevés qu’eux, et cela leur donne des idées qu’ils n’avaient pas ». 

Les Esprits conservent-ils quelques-unes des passions humaines ? 

« Les Esprits élevés, en perdant leur enveloppe, laissent les mauvaises passions et ne gardent que celle du bien ; mais les Esprits inférieurs les conservent ; autrement, ils seraient du premier ordre ». 

Pourquoi les Esprits en quittant la terre n’y laissent-ils pas toutes leurs mauvaises passions, puisqu’ils en voient les inconvénients ? 

« Tu as dans ce monde des gens qui sont excessivement jaloux ; crois-tu que dès qu’ils le quittent ils perdent ce défaut ? Il reste après le départ d’ici, surtout à ceux qui ont eu des passions bien tranchées, une sorte d’atmosphère qui les enveloppe et leur laisse toutes ces mauvaises choses, car l’Esprit n’est pas dégagé entièrement ; ce n’est que par moments qu’il entrevoit la vérité, comme pour lui montrer le bon chemin ». 

L’Esprit progresse-t-il à l’état errant ? 

« Il peut s’améliorer beaucoup, toujours selon sa volonté et son désir ; mais c’est dans l’existence corporelle qu’il met en pratique les nouvelles idées qu’il a acquise ». 

Les Esprits errants sont-il heureux ou malheureux ? 

« Plus ou moins selon leur mérite. Ils souffrent des passions dont ils ont conservé le principe, ou bien ils sont heureux selon qu’ils sont plus ou moins dématérialisés. Dans l’état errant, l’Esprit entrevoit ce qui lui manque pour être plus heureux ; c’est alors qu’il cherche les moyens d’y atteindre ; mais il ne lui est pas toujours permis de se réincarner à son gré, et c’est alors une punition ». 

A l’état errant, les Esprits peuvent-ils aller dans tous les mondes ? 

« C’est selon ; lorsque l’Esprit a quitté le corps, il n’est pas pour cela, complètement dégagé de la matière, et il appartient encore au monde où il a vécu, ou à un monde du même degré, à moins que, pendant sa vie, il ne se soit élevé, et c’est là le but auquel il doit tendre, sans cela il ne se perfectionnerait jamais. Il peut cependant aller dans certains mondes supérieurs, mais alors il y est comme étranger ; il ne fait pour ainsi dire que les entrevoir, et c’est ce qui lui donne le désir de s’améliorer pour être digne de la félicité dont on y jouit, et pouvoir les habiter plus tard ». 

Les Esprits déjà épurés viennent-ils dans les mondes inférieurs ? 

« ils y viennent souvent afin de les aider à progresser ; sans cela, ces mondes seraient livrés à eux-mêmes sans guides pour les diriger ». 

 

 

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Publié dans:VIES ANTERIEURES |on 22 août, 2010 |Pas de commentaires »

Réincarnation

Certaines personnes repoussent l’idée de la réincarnation par ce seul moteur qu’elle ne leur convient pas, disant qu’elles ont bien assez d’une existence et qu’elles n’en voudraient pas recommencer une pareille ; nous en connaissons que la seule pensée de reparaître sur la terre fait bondir de fureur. Nous n’avons qu’une chose à leur demander, c’est si elles pensent que Dieu ait pris leur avis et consulté leur goût pour régler l’univers. 

Or, de deux choses l’une, ou la réincarnation existe, ou elle n’existe pas ; si elle existe, elle a beau les contrarier, il leur faudra la subir. Dieu ne leur en demandera pas la permission. Il nous semble entendre un malade dire : « J’ai assez souffert aujourd’hui, je ne veux plus souffrir demain« . Quelle que soit sa mauvaise humeur, il ne lui faudra pas moins souffrir le lendemain et les jours suivants, jusqu’à ce qu’il soit guéri ; donc, s’ils doivent revivre corporellement, ils revivront, ils se réincarneront ; ils auront beau se mutiner, comme un enfant qui ne veut pas aller à l’école, ou un condamné en prison, il faudra qu’ils en passent par là. De pareilles objectifs sont trop puériles pour mériter un pus sérieux examen. Nous leur dirons cependant, pour les rassurer, que la doctrine spirite sur la réincarnation n’est pas aussi terrible qu’ils le croient, et s’ils l’avaient étudiée à fond ils n’en seraient pas si effrayés ; ils sauraient que la condition de cette nouvelle existence dépend d’eux ; elle sera heureuse ou malheureuse selon ce qu’ils auront fait ici-bas, et ils peuvent dès cette vie s’élever si haut, qu’ils n’auront plus à craindre de retomber dans le bourbier. 

Admettons donc une succession d’existences antérieures progressives, et tout est expliqué. Les hommes apportent en naissant l’intuition de ce qu’ils ont acquis ; ils sont plus ou moins avancés, selon le nombre d’existences qu’ils ont parcourues, selon qu’ils sont plus ou moins éloignés du point de départ ; absolument comme dans une réunion d’individus de tous âges, chacun aura un développement proportionné au nombre d’années qu’il aura vécu ; les existences successives seront, pour la vie de l’âme, ce que les années sont pour la vie du corps. Rassemblez un jour mille individus, depuis un an jusqu’à quatre-vingt ; supposez qu’un voile soit jeté sur tous les jours qui ont précédés, et que, dans votre ignorance vous les croyiez ainsi tous nés le même jour ; vous vous demanderez naturellement comment il se fait que les uns soient grands et les autres petits, les uns vieux et les autres jeunes, les uns instruits et les autres encore ignorants : mais si le nuage qui vous cache le passé vient à se lever, si vous apprenez qu’ils ont tous vécu plus ou moins longtemps, tout vous sera expliqué. 

Dieu, dans sa justice, n’a pas créé des âmes plus ou moins parfaites ; mais, « avec la pluralité des existences, l’inégalité que nous voyons n’a lus rien de contraire à l’équité la plus rigoureuse : c’est que nous ne voyons que le présente et non le passé. 

Nous avons raisonné, abstraction faite de tout enseignement spirite qui, pour certaines personnes, n’est pas une autorité. Si nous, et tant d’autres, avons adopté l’opinion de la pluralité des existences, ce n’est pas seulement parce qu’elle nous vient des Esprits, c’est parce qu’elle nous a paru la plus logique, et qu’elle seule résout des questions jusqu’alors insolubles. 

Elle nous serait venue d’un simple mortel que nous l’aurions adoptée de même, et que nous n’aurions pas hésité davantage à renoncer à nos propres idées ; du moment qu’une erreur est démontrée, l’amour-propre a plus à perdre qu’à gagner à s’entêter dans une idée fausse. De même, nous l’eussions repoussée, quoique venant des Esprits, si elle nous eût semblé contraire à la raison, comme nous en avons repoussé bien d’autres ; car nous savons par expérience qu’il ne faut pas accepter en aveugle tout ce qui vient de leur part, pas plus que ce qui vient de la part des hommes. Son premier titre à nos yeux est donc avant tout d’être logique : elle en a un autre, c’est d’être confirmée par les faits : faits positifs et pour ainsi dire matériels, qu’une étude attentive et raisonnée peut révéler à quiconque se donne la peine d’observer avec patience et persévérance, et en présence desquels le doute n’est plus permis. 

Quand ces faits seront popularisés comme ceux de la formation et du mouvement de la terre, il faudra bien se rendre à l’évidence, et les opposants en auront été pour leurs frais de contradiction. 

Reconnaissons donc, en résumé, que la doctrine de la pluralité des existences explique seule ce qui, sans elle, est inexplicable ; qu’elle est éminemment consolante et conforme à la justice la plus rigoureuse, et qu’elle est pour l’homme l’ancre de salut que Dieu lui a donnée dans sa miséricorde. 

Les paroles mêmes de Jésus ne peuvent laisser de doute sous ce rapport. Voici ce qu’on dit dans l’Evangile selon saint Jean, chapitre III

Jésus répondant à Nicodème, dit : « En vérité, en vérité, je te le dis, que si un homme ne nait de nouveau, il ne peut avoir le royaume de Dieu« . 

Nicodème lui dit : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le ventre de sa mère, et naître une seconde fois ? » 

Jésus répondit : « En vérité, en vérité, je te dis que si un homme ne naît d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’esprit est esprit. Ne t’étonne point de ce que je t’ai dit : Il faut que vous naissiez de nouveau« . 

 

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