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A CEUX QUI ONT PEUR DES MONDES MULTIDIMENSIONNELS – N°1

 

L’être humain est multidimensionnel. Plusieurs sont fort atterrés par la seule dimension dans laquelle ils vivent et certains sont même submergés. Alors, la perspective de multiples dimensions peut créer certaines tensions. Toutefois, cela peut aussi créer une euphorie chez l’être qui en ressent une véritable clé de libération de l’illusion de la prison de l’incarnation.

C’est une clé de réalisation. Or, dans sa dimension ou dans les dimensions dans lesquelles il vibre, l’être est une énergie en mouvement qui émet et capte des ondes.

La Terre et son atmosphère, son champ magnétique et toute la matrice dans laquelle elle évolue existent dans un univers infini où il y a de multiples galaxies, systèmes solaires, planètes et une infinité de formes de vie. Tous sont énergie et tous émettent et reçoivent. En ce moment, la Terre est vraiment un lieu de convergence dans la galaxie, voire dans le cosmos. C’est un lieu de convergence majeur en raison du changement de rythme, qui cause les changements de formes et de fréquences de la vie qui y sont associés. C’est un lieu de convergence de vies, de transformation de la vie qui vibre.

Vous êtes au rendez-vous. Vous n’êtes pas que spectateurs, bien que certains veuille l’être. Vous êtes au cœur de ce grand mouvement et toute cette convergence, associée à cette évolution et cette révolution de la vie sur Terre, fait en sorte que les ondes sont de plus en plus présentes, intenses, de différentes fréquences et même de différentes natures. Si vous voyez autour de vous des objets qui bougent, ce que vous ne voyez pas, et même ce que vous n’entendez pas, est beaucoup plus présent et beaucoup plus influent sur vous que ce que vous voyez ou entendez.

BOUDDHAN

Ce que vous pouvez capter ou ressentir du subtil a maintenant plus d’influence et crée plus de turbulence que tous les gestes, les comportements ou toutes les paroles que vous pouvez voir ou entendre. Et dans ce subtil en mouvement, nous incluons même les pensées des humains. Leurs pensées génèrent à ce jour plus d’influence que leurs paroles et leurs gestes. Les paroles et les gestes ne sont que quelques infimes expressions de la pensée.

Actuellement, les pensées se libèrent deviennent des ondes libres en raison d’une transformation des glandes épiphyse, hypophyse et de l’hypothalamus, qui sont les grandes gestionnaires du système neuro-moteur de l’être humain ou de son système nerveux central.

Chères Ames, si les humains émettent, ils reçoivent aussi, et sur Terre il y a maintenant une saturation des ondes.

Souvent, vous entendez ou ressentez des mouvements vibratoires, vous avez l’impression d’être touchés par des ondes qui circulent dans l’atmosphère, et ces impressions sont réelles. Qui plus est, ces ondes ne circulent pas que dans l’atmosphère, mais aussi dans l’eau, dans la terre, dans des réseaux parallèles et dans d’autres dimensions. Par ces termes, nous entendons que l’espace et l’atmosphère autour de vous sont bien chargés d’ondes et de vibrations. Plus encore, il y a les différentes dimensions dans lesquelles les ondes circulent aussi à diverses fréquences. Alors, vous n’êtes pas seuls. Il est essentiel maintenant que vous puissiez mieux concevoir l’influence et les effets de tous ces mouvements, toutes ces vibrations, toutes ces ondes, puisque maintes personnes parmi vous, jour après jour, consciemment ou non, ont à se rééquilibrer parce que les ondes ont affecté un ou plusieurs de leurs systèmes, créant même des souffrances.

Nous vous proposons en cette rencontre d’abord d’approfondir votre regard sur les sources très différentes d’émissions d’ondes pour aussi ressentir que certaines de ces ondes sont vraiment bénéfiques pour l’être humain, alors que d’autres sont néfastes. Tout comme certaines de vos bactéries qui se logent dans vos entrailles et constituent une partie importante de votre système de défense alors que d’autres créent beaucoup de turbulence, d’agitation, de perturbations, voire de malaises. Il en est de même pour les ondes. Certaines vous permettent d’accentuer votre puissance, tandis que d’autres vous vulnérabilisent et provoquent de très grandes destructions.

Voyons d’abord les sources de ces ondes, puis leurs effets sur tous les humains selon la captation et la réaction de ces derniers à ces ondes. Par la suite, nous vous entretiendrons des voies pour œuvrer avec ces ondes et vous protéger de celles qui sont néfastes (cliquez ICI….).

La vie est génératrice d’ondes, de vibrations. Les ondes sont naturelles. L’énergie en émet et les humains, constitués d’énergie, en émettent aussi. Ces ondes sont lumineuses, sonores et sont une offrande aux êtres qui vous entourent. Imaginez pour un moment que vous leur donnez une forme un peu palpable dans votre souffle. Imaginez que votre souffle est vibrant d’ondes. Vous expirez depuis votre arrivée dans ce lieu ; vous émettez continuellement des ondes et vous captez les ondes de tous ces êtres autour de vous. Regardez-les, car de par les ondes qu’ils émettent, vous êtes beaucoup plus intimes que vous ne pourriez le croire puisque les ondes transportent les informations totales d’un humain. Les humains ont découvert par leur science qu’en retirant une cellule, un peu de salive ou un peu de tissu humain, ils peuvent en reconnaître la signature. Ils peuvent reconnaitre une multitude de ses attributs. Bientôt, ils découvriront que dans le souffle ils peuvent aussi découvrir beaucoup de choses sur chaque individu. Il n’y a pas un seul d’entre vous dont les ondes soient identiques, et ces ondes circulent par votre souffle et rayonnent par tout votre être.

Retournez-vous vers votre voisin de droite. Votre regard émet des ondes. Vous émettez des ondes parce que vous vivez. Alors, soufflez dans sa direction. Comme un baiser vibratoire, bous lui transmettez qui vous êtes car vos ondes, que nous associons à votre souffle pour que ce soit plus palpable, transmettent ce que vous êtes. Toute la beauté qui est en vous, toute la magnificence de votre être, est ainsi transmise aux humains. Peut-être aussi vos ombres et quelques poussières. Un être peut vous connaître parc ce que vous vibrez. La Terre est vibrante d’humains qui émettent des ondes et cela est naturel. Cela est aussi bénéfique car, par ces ondes, l’humain contribue au bon fonctionnement de la loi d’attraction. Vous émettez des ondes et la loi d’attraction fait en sorte que, par les ondes émises et reçues, vous ressentez une attraction vers un individu. Est-ce votre voisin de droite ?

C’eût été une synchronicité agréable. Vous êtes attirés par des individus, par ce que vous voyez et par ce que vous ressentez surtout. Réalisez-le, chères Ames, de manière à ne pas crainte les ondes et à développer vos capacités pour mieux les distinguer.

chez francesca

Réalisez que les ondes émises par les humains sont bénéfiques et qu’elles vous permettent d’entrer en relation, en communion, de vous reconnaitre, de vous ressentir et de vous attirer mutuellement. Si les humains émettent des ondes parce qu’ils vivent, ils en émettent aussi par les pensées qu’ils génèrent. Nous insistons sur ce fait puisque nous allons nous entretenir de plusieurs autres sources d’ondes moins naturelles. Il est important que vous conceviez que l’univers est en soi un univers d’énergies et d’ondes et que c’est par les ondes que vous allez vous équilibrer, vous harmoniser, vous rencontrer, vous unir avec vous-mêmes et avec les autres. C’est aussi par les ondes que vous allez vous séparer, vous distancier, vous provoquer, et rompre la relation. Le moment est venu pour vous de choisir de devenir maîtres des ondes – du moins de celles que vous captez et émettez.

Chaque élément et chaque tissu humain a une fréquence particulière. Voilà qui est merveilleux dans l’univers. Lorsque deux fréquences s’associent bien, vous avez une sensation de bien-être. Vous dites alors que vous êtes sur la même longueur d’onde, sur une même fréquence. Parfois, c’est après quelques jours que vous constatez cette même longueur d’onde.

Lorsque les ondes se rencontrent et qu’il y a un bien-être, cela signifie que votre communication est plus libre, que vous pouvez beaucoup mieux communier, et que vous pourrez dès lors croître, évoluer plus en harmonie et en équilibre. Voilà. Vous comprenez qu’avec certains individus vous avez l’impression d ‘évoluer et avec certains autres… d’involuer. C’est une question de longueur d’onde, de fréquence entre vous. Peut-être n’est-ce pas romantique, poétique, mais cela a l’avantage d’être réel.

 

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Ce texte est la retranscription d’une canalisation publique devant auditoire, de Sanctus Hermanus canalisé par Pierre Lessard 

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source de retranscription de Francesca : A l’ère de la Multidimensionnalité

Publié dans:ENERGIES, MULTIDIMENSIONNALITE, PENSEE, PEUR |on 2 novembre, 2016 |Pas de commentaires »

A CEUX QUI ONT PEUR DES MONDES MULTIDIMENSIONNELS –N°2

 

Ceci est la suite du N°1 – ICI …  (en 1 clic)

Autour de vous, il y a la nature. Elle est vivante. Les animaux, les plantes, les pierres émettent tous des ondes. Chaque onde est associée à un rythme particulier, à une fréquence donnée. Vous êtes dans un environnement où tout vous parle par les ondes. Ainsi, vous pouvez apprécier le parfum d’une fleur, ressentir la puissance d’une pierre, capter qu’une relation se crée avec un animal. Voilà pourquoi nous vous demandons que les ondes que vous émettez soient votre offrande, qu’elles soient vibrantes d’amour et de lumière, qu’elles influencent les êtres à se reconnaître et à se déployer dans toute leur beauté.

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Les dévas émettent aussi des ondes. Il y a différents types de vie dans la nature : la vie humaine, mais aussi la vie naturelle animale, végétale, minérale. Les dévas permettent que toutes puissent s’harmoniser. Par exemple, ils aideront les humains à mieux ressentir ce que les forêts transmettent, ce que leurs fruits émettent, ce que les pierres représentent. Ce sont les ambassadeurs, les médiateurs, les capteurs. Ils émettent des ondes et vous pouvez les reconnaitre par celles-ci. Si un humain veut absolument voir les êtres invisibles, il cherchera en vain puisqu’ils sont invisibles. Tant et aussi longtemps qu’un humains cherche la preuve physique de la présence des dévas, il est en difficulté, car ceux-ci se présentent sur un plan subtil. Toutefois, à partir de l’instant où un individu est attentif aux sensations tout autant qu’aux vibrations qu’il reçoit, il peut mieux constater que la vie existe autour de lui.

Puis, il y a des sources d’émissions d’ondes moins naturelles. Débutons par certaines des créations des hommes. L’homme émet à partir de son propre champ d’énergie, de son propre champ magnétique. Tout en émettant, il a la capacité de créer des structures énergétiques, des formes énergétiques, des mouvements énergétiques et, par conséquent, des  circulations d’ondes dans des structures données. Il en est de même dans la nature. Par ses émissions, la nature va parfois créer des champs électromagnétiques intenses et des spirales particulières d’énergie. Par sn mouvement, elle va aussi créer une émission d’ondes différente de ce qu’elle est par sa nature même.

Saisissez bien nos paroles. Un humain émet par son corps physique, par ses corps de Lumière et par sa structure énergétique. Ses émissions sont naturelles. Toutefois, par ses intentions et sa volonté, il peut générer des ondes à un rythme, à une fréquence et dans une structure autre que les ondes qu’il émet naturellement. Il en est de même pour les autres formes de vie terrestres. Ainsi, la nature minérale, végétale ou animale qui émet naturellement peut créer des vortex et se rassembler en un lieu pour émettre à une fréquence différente qui influence les humains.

Ainsi, les humains ont la faculté de créer des structures énergétiques rendant possibles des émanations vibratoires différentes de ce qu’ils sont. Ils se rassemblent et, par leur intention commune, ils créent une forme d’antenne complexe. Ces ondes sont différentes de leurs propres ondes, car elles proviennent des champs électromagnétiques de la Terre, de l’au-delà, ou de l’intraterre.

Pourquoi créer des structures énergétiques.

Pour mieux communiquer à divers fréquences, au-delà des peurs, des attentes, dans un espace plus ultime, plus libre avec les autres formes de vie terrestres, intraterrestres et extraterrestres. Ces communications contribuent à l’équilibre de l’humain. De même, ce dernier peut créer des spirales d’énergies ascendantes et descendantes utiles à son équilibre, son rééquilibrage, son ouverture, son expansion, ou à son changement de taux vibratoire et de fréquence pour sa santé physique, psychique, énergétique et spirituelle.

Il créée en vue de favoriser son expansion. De façon générale, toutes les structures qu’un être peut créer ne devraient avoir pour but que son émancipation. Par exemple, pour se libérer des limites de la matrice terrestre. Si l’humain peut ainsi construire des structures énergétiques, d’autres formes de vie qui convergent vers la Terre ont aussi ces facultés. Appelons ces autres formes de vie les Frères de l’Au-Delà, si cela vous convient. 

thymus

Les hommes ont toujours su que ces Frères de l’au-delà étaient présents. Depuis le début de notre humanité, les humains regardent le ciel, les planètes, les étoiles, car cela est merveilleux, enchanteur et aussi parce qu’ils savent que la vie y est présente. Même au-delà de ce qu’ils voient, les humains ressentent la vie. L’homme ne peut être seul dans un univers infini. S’il est parvenu à se rendre jusqu’à la Lune, il parviendra un jour à se rendre jusqu’à une autre étoile de la galaxie. Ce n’est qu’une question de temps, un temps relatif à notre planète et à la troisième dimension. Et si l’homme arrive à se propulser jusqu’ à une étole de cette galaxie, il va de soi que sur certaines autres planètes, ailleurs dans cette galaxie ou dans les autres, des êtres peuvent aussi se propulser jusqu’à la Terre. Non seulement ils le peuvent, mais ils le font, et depuis très longtemps, les humains sont en relation avec eux.

Vous terminez actuellement une période de votre histoire où la science a évolué rapidement. Par son évolution, la science a permis d’ouvrir des perspectives, de repousser les frontières du possible, mais elle a aussi fait en sorte que quelques milliards d’hommes ont concentré leurs croyances sur ce qu’elle pouvait leur prouver. Durant les derniers siècles, un pourcentage important d’humains ont en effet refermé leur système de réceptivité  pour ne reconnaître que ce que la science pouvait leur démontrer. Vous le croirez difficilement, mais certains humains réfutent l’idée que d’autres formes de vie existent, alors qu’elles se présentent sans cesse dans la matrice terrestre et même dans l’atmosphère terrestre. 

Ce texte est la retranscription d’une canalisation publique devant auditoire, de Sanctus Hermanus canalisé par Pierre Lessard 

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Publié dans:ENERGIES, MULTIDIMENSIONNALITE, PENSEE, PEUR |on 2 novembre, 2016 |Pas de commentaires »

DELAISSEZ VOS PERSONNAGES ARTIFICIELS

 

Quand nous nous retirons d’une situation, le sentiment de perception cesse automatiquement. Mais il est important qu’il soit clair pour nous qu’en nous retirant ainsi de la situation, nous cessons également de nous rendre disponibles.

Pour ce faire, nous pouvons nous dire cette phrase intérieurement: « Je ne me rends plus disponible à ceci. » Nous partons parfois quand même avec l’espoir que l’autre souffre de notre départ et modifie son comportement. Ou encore voulons-nous, en mettant de la distance entre nous et l’autre, nous venger et obtenir réparation de notre souffrance. Nous partons avec une rancœur intérieure, et peut-être notre sentiment porte-t-il même un « Tu peux bien aller … ! » Ou encore, nous avons peur, craignant sans cesse que l’autre nous pourSUIve.

Faire tomber les masques

Nous réagissons violemment contre le vécu. Ou nous craignons que notre départ ne nous libère pas du tout. Dans tous ces cas, notre départ n’en est pas vraiment un. Nous restons avec nos déséquilibres, disponibles à l’autre et à la situation, et nous voulons absolument changer quelque chose en partant. C’est ainsi que nos sentiments désagréables persistent ou réapparaissent après de courtes périodes.

Un départ qui nous libère complètement de notre sentiment de perception doit en être un au cours duquel nous acceptons respectueusement la situation et ne voulons plus la changer. Nous devons totalement abandonner notre désir de changement – et ne pouvons le faire qu’en appréciant la situation et en la considérant telle qu’elle est. Ne donnant aucune valeur négative à la situation, nous partons simplement en nous disant intérieurement, comme un être équilibré, chaleureux, respectueux, reconnaissant et humble: « Je la considère comme elle est et je ne me mets plus à sa disposition. Je laisse les déséquilibres tels qu’ils sont. Ils ont une place dans mon cœur. » Je m’aide parfois de l’image suivante: une pièce musicale inachevée ou un poème appris à moitié que je laisse ainsi ont toujours leur place. Puis-je en sourire affectueusement?

Quand, dans un partenariat, l’autre perçoit notre recul dans un certain domaine et ne peut le gérer, il réagit presque toujours en créant une distance intérieure. Il est blessé ou il pense qu’il doit de toute façon s’éloigner quelque peu de nous. Tout cela est perçu au niveau des sentiments. Puis, cela se manifeste par notre capacité à nous retirer avec affection, par un sentiment de distance ensuite ressenti par l’un et l’autre – et souvent, par une mauvaise conscience.

J’ai souvent demandé à l’autre individu comment il gérait la situation. Il exprimait alors sa distance intérieure, et je pouvais lui expliquer que je ne prenais pas de distance, mais que je ne me rendais tout simplement plus disponible à la situation en question, tout en restant respectueux et ouvert envers lui.

Si la personne ne peut comprendre ou accepter notre explication, nous devons alors considérer sa distance et son sentiment de distance pour ce qu’ils sont. Si elle peut la concevoir et s’ouvrir à nouveau, alors notre recul est ressenti de façon plus agréable. Cela survient quand il y a compréhension mutuelle, sans distance intérieure, avec une ouverture d’esprit mutuelle et chaleureuse.

Mais dès que nous cédons à la rancœur ou à d’autres sentiments du genre, notre premier sentiment de perception désagréable persiste, parce que nous restons en contact avec cette perception et disponibles à celle-ci. Nous combattons. Peut-être cela arrive-t-il pour que nous allions plus en profondeur dans cette situation. Pour une raison, une partie de nous y reste attachée ou cherche encore quelque chose. Nous avons toujours des désirs de changement ou d’amélioration, sans pouvoir vraiment lâcher prise. C’est pourquoi nous sommes intérieurement encore ouverts et demeurons en résonance.

Chaque affrontement, chaque dénigrement à notre égard signifie que nous sommes devant une responsabilité non souhaitée. Mais comme nous nous imposons cette obligation, nous nous sentons libres de prime abord, pour autant que nous puissions triomphalement nous en sortir complètement par nous-mêmes. Nous nous disons: « Je ne suis plus disponible à cette obligation », et vient alors le soulagement. Le combat cesse, nous pouvons être ouverts et chaleureux. Et sans sombrer encore dans l’obligation, nous pouvons même nous occuper de l’autre avec affection. Nous avons le choix chaque fois. Voilà pourquoi la phrase « Je ne suis plus disponible » est faite d’amour pur. Elle nous ouvre à des attitudes et des sentiments chaleureux, qui ne viennent que de nous-mêmes, si nous ne nous mettons plus à la disposition de déséquilibres étrangers. Être chaleureux envers quelqu’un et se conduire chaleureusement ne veulent pas également dire s’attacher à cette personne. Beaucoup de gens entretiennent cette confusion et créent accessoirement des liens – et des sentiments d’obligation. Si vous n’arrivez plus à vous défaire de ces sentiments, vous commencerez, à un moment donné, à combattre ces liens. La décision de ne plus être disponible à ce sentiment de lien vous ramène alors à votre côté chaleureux et vous ouvre à autrui.

Cette phrase – Je ne suis plus disponible à ce sentiment de lien – me comble d’énergie et de bonheur. Quand je l’emploie de façon ciblée et respectueuse, je peux toujours choisir quand, à quelle fréquence, et pour combien de temps je me rends disponible. Tentez aussi l’expérience avec la phrase « Je ne suis plus disponible à ton désir de changement ». Comment vous sentez-vous après l’avoir formulée? Par ailleurs, et selon la situation, il peut être important de se rendre disponible au désir de changement de quelqu’un quand il s’agit de soutenir cette personne, d’établir avec elle une relation humaine pleine de compréhension, car une transformation peut réellement prendre place dans ce contexte. Il était bon de suivre votre sentiment de perception, de résoudre quelque chose grâce à votre aide et de vivre avec cette personne un heureux dénouement.

Vous avez toujours le choix.

Le bonheur naît quand nous avons un désir de changement, nous le vivons et nous parvenons avec succès à une transformation. Le bonheur naît également quand nous reconnaissons quelque chose ou quelqu’un comme il est, nous ne voulons plus le changer et nous nous sentons soulagés de cela.

La souffrance découle de notre volonté de changer ce qui ne peut l’être, du fait de nous sentir incapables de lâcher prise par rapport à notre désir de changement, de refuser de reconnaître les circonstances du moment (parce que nous n’avons pas encore pris le temps, peut-être, d’aller en profondeur dans ce désir de changement). La souffrance vient également quand nous avons un désir de changement, mais que nous ignorons comment le satisfaire (ici aussi cela dépendra de notre capacité d’approfondir le problème).

Le bonheur est au rendez-vous quand nous avons appris comment réaliser nous-mêmes ce désir de changement au bon moment, quand nous pouvons lâcher prise au bon moment par rapport à ce désir de changement, que nous pouvons le reconnaître tel qu’il est et au bon moment réaliser un nouveau désir de changement et de nouveau, que nous pouvons lâcher prise au bon moment … tout en sachant que tout vient à point nommé.

La souffrance naît parfois du fait de ne pas avoir appris une chose très importante, soit le lâcher-prise. Apprendre et se détacher de quelque chose, c’est atteindre un meilleur équilibre et faire l’expérience du bonheur. Le bonheur absolu, c’est connaître toutes ces connexions et pouvoir se dire à chaque situation: « Et ceci en fait également partie. » Même au plus profond d’une crise ou dans la pire douleur, je sais que cela aussi fait partie de ma vie, que cela montre la transformation éternelle et la perfection de l’univers. Je ressens ce savoir et cette foi en l’univers – malgré toutes les souffrances – comme le bonheur absolu…

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Extraits du livre : Je ne suis plus disponible, p. 88-105
Ariane Éditions, 2010 sur le blog de FRANCESCA http://channelconscience.unblog.fr/

LA PEUR, PORTE D’ACCÈS À L’INCONNU

Diffusé avec l’autorisation exceptionnelle de Pamela Kribbe

Chers amis,
Je suis Marie, mère de Jeshua. Je suis ici pour vous venir en aide et vous apporter l’aspect féminin de l’énergie de Christ. Elle est terriblement nécessaire pour la plupart d’entre vous en ce moment où vous traversez un processus de profonde transformation.

6 - Marie Fév. 1992Actuellement, il y a sur Terre un groupe important de travailleurs de Lumière et certains sont partiellement éveillés, certains se souviennent de qui ils sont. En fait, il est possible de distinguer trois groupes de travailleurs de Lumière, trois phases dans lesquelles vous pouvez vous retrouver au cours de ce processus de transformation.

Le premier groupe de travailleurs de Lumière n’est pas encore éveillé. Ils ne réalisent pas encore qui ils sont et se sentent très seuls et perdus à cause de cela. Ils se sentent différents, en fait, ils ont l’impression de ne pas être adaptés à la société humaine. Ils se sentent seuls et étrangers au courant principal de la société. Ces êtres souffrent. Ils croient avoir échoué. Ils sont souvent d’une grande sensibilité. Ce sont des rêveurs, comme vous tous : ils rêvent d’un autre monde, ils s’en souviennent au fond de leur âme, mais ils sont incapables d’établir une connexion entre leur rêve et la réalité quotidienne. Ils vivent donc en retrait, dans leur monde intérieur. Parce que leur lumière ne rayonne pas à l’extérieur, ils se sentent malheureux, voire étouffés.

Puis il y a un autre groupe de travailleurs de Lumière, qui commencent à se souvenir de qui ils sont. Peu à peu, ils se souviennent de leur véritable force, du fait qu’ils sont en réalité des anges incarnés dans un corps humain pour apporter la Lumière sur Terre. Cette Lumière est si nécessaire en ce moment. Dès que vous réalisez que vous êtes une âme éternelle, non attachée à la sphère matérielle, vous avez plus de force. Il se peut que vous vous sentiez encore différents, en marge, mais à présent, vous vous sentez connectés à un autre monde, un monde de beauté et d’harmonie. C’est votre foyer, le monde d’où vous venez en réalité. Sachant cela, il n’y a plus de raison de vous sentir seuls. Aujourd’hui, nous voulons vous rappeler l’énergie du foyer.

Ceux dont je parle dans ce message, ceux qui entendront ou liront ce message, font partie du groupe de travailleurs de Lumière qui sont éveillés, qui se sont déjà connectés à leur soi véritable, à leur âme. Ils savent qu’ils sont ici pour une raison, ils savent qu’ils sont ici pour créer la différence sur Terre. Nous vous bénissons pour cette intention, cette ferveur à apporter la Lumière sur Terre, et nous savons à quel point il est difficile d’être fidèle à soi-même, au milieu d’une réalité qui semble hostile à la sorte d’énergie que vous apportez.

Il y a encore un autre groupe de travailleurs de Lumière. Nous pouvons les appeler « les seniors ». Ce sont ceux qui participent au processus d’éveil depuis fort longtemps. Cela fait des années, voire des dizaines d’années, qu’ils travaillent sur eux, et ils ont traversé de nombreuses phases de transformation intérieure. Ils savent ce que c’est que de changer intérieurement, de prendre conscience de fardeaux émotionnels profondément enracinés et de croyances négatives. Ils ont fait l’expérience de ce que signifie se libérer de leur vieille identité et s’ouvrir à une nouvelle, plus proche de leur véritable nature. Beaucoup d’entre vous qui entendez ou lisez ce message font partie de ce troisième groupe de travailleurs de Lumière. Vous vous sentez très vieux… Vous avez traversé beaucoup de choses, dans cette vie et dans de nombreuses autres. À nos yeux, vous êtes vénérés pour votre courage et la profondeur de votre sagesse. Vous êtes les trésors de la Terre, même si vous avez l’impression d’être vieux et usés. C’est à vous en particulier que nous nous adressons.

Au cours de votre vie, vous avez transformé beaucoup d’émotions. Vous avez permis à la peur et à d’autres émotions difficiles de venir à la surface de votre conscience, vous les avez regardées dans les yeux et ainsi, elles se sont libérées. Vous avez eu des expériences spirituelles tout au long de votre chemin, des expériences de béatitude où vous étiez en unité avec Tout-Ce Qui-Est. Beaucoup d’entre vous ont déjà entrepris l’œuvre de leur vie, qui est d’enseigner et de soigner d’autres êtres en chemin spirituel. Dans votre vie quotidienne, vous exercez le travail de Lumière qui était l’intention de votre âme.

Aujourd’hui, je m’adresse à vous qui appartenez à ce troisième groupe de travailleurs de Lumière, et je m’adresse également à ceux qui font partie du second groupe. Il n’existe pas de démarcation entre ces deux groupes, c’est plutôt un développement graduel de l’un à l’autre. Il n’est pas utile de s’attarder sur la question de savoir à quel groupe vous appartenez, nous ne sommes pas là pour décerner des titres. L’essentiel est de vous reconnaître comme quelqu’un qui est engagé cœur et âme dans ce processus de croissance intérieure. Je souhaite expliquer à tous pourquoi ce processus d’éveil peut sembler si difficile par moments.

Voyez-vous, la croissance spirituelle, l’évolution, ne suit pas un tracé linéaire. Ce n’est pas comme s’il y avait un escalier que vous gravissez marche après marche. La croissance et l’évolution s’effectuent en cycles. Prenez par exemple, le cycle du jour et de la nuit. Pendant la nuit, vous sombrez dans votre subconscient. La relative obscurité de votre subconscient se présente sous forme de rêves, qui vous sortent de l’ordinaire, du connu. Ce faisant, il vous est permis d’aller au fond de vous et d’y découvrir des sentiments et des émotions qui ne se montrent pas facilement pendant les heures de veille. Pendant la journée, vous accumulez des expériences, car vous participez à la réalité de la Terre. La nuit vous intériorise et vous aide à faire face aux énergies émotionnelles dont vous n’aviez pas conscience le jour.

Ce cycle du jour et de la nuit vous permet d’intégrer des expériences à un niveau plus profond que le niveau mental. Une croissance s’effectue grâce à cette alternance, même si vous ne vous souvenez pas de vos rêves. Cette croissance s’effectue en cycles répétés, et il en va de même pour la croissance spirituelle. Vous à qui je m’adresse, vous savez bien ce que signifie s’intérioriser, contacter de vieilles peines émotionnelles, de vieilles peurs, et les relâcher. Vous savez bien ce que c’est que d’être submergés par une vieille peine et d’éprouver la joie de la relâcher, de vous sentir plus libres et plus puissants après. Vous à qui je m’adresse, vous êtes avancés. Vous avez bien progressé, mais là encore, même à ce stade, après le jour vient la nuit. De nouvelles strates d’in-conscience veulent être vues, contactées et libérées. En ce moment, beaucoup d’entre vous sont au milieu d’une nuit profonde qui fait remonter à la surface une strate de peur très enfouie qui veut être vue à la lumière du jour. Elle veut être libérée pour que vous puissiez faire briller votre lumière sur le monde de façon encore plus étincelante et paisible.

PrièreDans votre vie, vous êtes influencés par vos cycles personnels de développement, selon votre âge, votre sexe et les accords de votre âme. Mais vous recevez aussi les influences de courants d’énergie plus vastes qui participent aux transformations que subissent la Terre et l’humanité dans son ensemble. Il y a des courants d’énergie à l’œuvre actuellement qui propulsent à la surface de vieilles énergies sombres à un rythme qui peut sembler implacable, si vous ne faites pas confiance en ce processus. L’humanité dans son ensemble n’est pas prête pour cette libération de la vieille énergie qui remonte à la surface en ce moment. La majorité des gens ne sait pas comment gérer la peine émotionnelle profonde et l’énergie destructrice qui peut en résulter. Vous êtes experts en cela. Cependant, cela peut aussi très bien vous submerger. Il se peut que vous vous sentiez submergés par des strates de vous-mêmes qui vous paraissent purement ingérables et étrangères. Au point d’avoir l’impression de devenir fous. Peut-être pensiez-vous en avoir fini avec la plupart des questions qui se trouvaient dans votre assiette, en cette vie, et maintenant, une autre strate de peur ou d’ignorance vient frapper à votre porte, que vous n’attendiez pas. Vous êtes peut-être indignés, vous avez le sentiment de vous être suffisamment transformés et que vous êtes prêts pour une vie meilleure. Ce nouveau puits d’obscurité peut sembler trop lourd à gérer. Je suis ici aujourd’hui pour vous dire de ne pas perdre courage et de garder foi en votre périple. Vous entrez maintenant dans une phase de votre développement où vous ne pouvez plus exercer de contrôle sur votre croissance. La sphère d’expansion de conscience où vous entrez est celle de l’abandonnement et du lâcher-prise. Il ne s’agit pas de faire certains exercices ou visualisations, de suivre certains régimes ou disciplines par lesquelles vous cherchez à contrôler la vie. Il est impossible de contrôler la gigantesque vague d’énergie qui veut s’écouler par votre être.

Votre âme veut vous élever jusqu’à cette vague d’énergie parce qu’elle est consciente que c’est un bon courant. Toutefois, votre personnalité humaine est incapable de voir où cela mène. L’esprit humain est incapable de comprendre vers quoi se dirige le courant de l’âme, c’est pourquoi vous avez peut-être le sentiment d’être désespérés, et d’être coupés de votre intuition, de votre passion et du sens d’orientation général. Si c’est ainsi que vous vous sentez, s’il-vous-plaît, sachez que vous ne faites rien de travers. Ce sentiment de désorientation et de chaos est toujours présent quand vous êtes sur le point de prendre un nouveau départ. En vérité, les nouveaux débuts sont toujours précédés d’une période de chaos et de crise. Ce qui est neuf ne peut entrer avant que l’ancien s’en soit allé. Vous pensiez avoir lâché prise de tant de choses, mais maintenant, il vous faut encore en lâcher davantage. S’il-vous-plaît, prenez conscience qu’il s’agit d’un processus pertinent même s’il n’y paraît pas. Essayez de rester dans un espace de confiance et d’abandonnement, parce que de cette façon, vous vous alignez sur le courant de votre âme, et que vous vous rendez le voyage un peu plus facile.

Vous êtes des enseignants. Vous faites entrer la nouvelle énergie sur Terre en ce moment, même si vous avez l’impression d’être dans l’obscurité, même si vous avez le sentiment d’être au plus bas, déprimés, et n’avez aucune idée quant à votre destination. Vous faites le travail de Lumière pour lequel vous êtes venus. Le travail de Lumière signifie souvent que vous voyagez de nuit, dans les coins les plus sombres de votre âme, ne sachant pas ce qui va arriver. Vous voyagez dans l’obscurité, sans mode d’emploi ni carte pour vous guider. Vous êtes jetés dans l’obscurité et tout ce que vous pouvez faire, c’est vous abandonner à l’expérience et faire confiance que vous allez la traverser et que cela aura un sens.

croix 3Dès que vous serez sortis de l’obscurité et reviendrez à la lumière du jour, vous comprendrez le sens de votre voyage, pas seulement avec votre tête, mais avec votre cœur. Le côté obscur a toujours un trésor à vous offrir. Les émotions sombres sont des parts cachées de vous-mêmes qui veulent se ré-unir à vous. La négativité que vous rencontrez en vous est une part de votre énergie qui est restée coincée, qui n’a pas pu bouger pendant longtemps. S’il-vous-plaît, comprenez bien que votre âme a eu de très nombreuses vies, sur Terre aussi bien qu’en d’autres lieux de l’univers. À présent que votre cycle de vies terrestres tire à sa fin, les parties les plus tourmentées de votre âme, celles qui se sont coincées en des vies très différentes, viennent à vous pour être relâchées et libérées. Souvent, vous ne comprenez pas d’où proviennent tous ces traumas émotionnels. Mais en définitive, cela revient toujours à la même chose : la peur veut que vous la contactiez. La peur veut que vous la regardiez dans les yeux et elle veut que vous l’accueilliez. C’est une part de vous, et une part valable, assurément. La peur fait partie de ce jeu de la dualité que vous jouez dans ce coin de l’univers.

Si vous pouviez juste la laisser être, si vous n’aviez pas peur de votre propre peur, vous verriez bien qu’elle est inoffensive. Cela peut paraître étrange de dire cela, parce que la peur est capable de vous déstabiliser si profondément. Mais la peur est inoffensive. Elle est innocente comme un enfant. La peur est simplement une réaction face à l’inconnu. Si un enfant affronte quelque chose qu’il ne connaît pas encore, il réagit souvent par la peur : il lui faut s’habituer à ce qui est nouveau. Il lui faut l’explorer, être à l’aise et apprendre à lui faire confiance. Réellement, la peur est innocente. Il est tout à fait compréhensible de ne pas se sentir à l’aise immédiatement avec ce que nous ne connaissons pas encore. Il n’y a rien de mauvais dans la peur. Toutefois, si vous portez un jugement sur elle, si vous n’êtes pas à l’aise avec la peur et que vous la rejetez, elle devient alors cette chose énorme et sombre, un démon qui vous terrorise et qui vous paralyse contre votre volonté. Ne faites pas de la peur votre ennemie, parce qu’alors, vous en faites une énergie sombre et étrangère. La peur en elle-même n’est pas sombre, ce n’est que la réaction émotionnelle au fait de se sentir déstabilisé par quelque chose de différent et de nouveau.

Chers amis, vous êtes sages. Du tréfonds de votre cœur, là où vous êtes Esprit, là où vous êtes lumière étincelante, éternelle et pleine d’amour, venez en aide à la peur qui est en vous. Vous êtes bien plus vastes et bien plus forts que votre peur. Vous pouvez lui venir en aide, comme vous le feriez avec un enfant, et lui dire qu’elle est en sécurité avec vous, que vous n’avez pas peur d’elle, que vous n’avez pas peur de votre propre peur. N’essayez pas de vous en débarrasser, parce que l’intention d’éliminer la peur contient en elle un jugement. La part de vous qui est effrayée le sera encore davantage si vous vous dressez contre elle, car en faisant cela, elle reçoit le message qu’elle n’est pas bonne, qu’elle n’est pas digne d’intérêt.

S’il-vous-plaît, comprenez bien que la peur est un élément nécessaire dans l’univers. Autrement, il ne vous serait pas possible d’explorer et de faire l’expérience de choses nouvelles. La peur marque la frontière de ce qui pour vous représente la sécurité, de ce qui vous est familier. Au-delà de cette limite, se trouve quelque chose de neuf, que vous ne comprenez pas encore ou que vous n’avez pas encore expérimenté. Si vous pouviez considérer la peur de cette façon, cela enlèverait le jugement que vous portez sur elle, et il y aurait même un potentiel de joie, parce que la peur vous promet une nouvelle contrée à découvrir, un nouveau lieu où votre lumière pourra briller. Faites donc confiance en la peur, qu’elle soit votre lumière ! S’il y a dans votre vie une situation qui génère de la peur, remarquez-la, simplement. Faites briller la lumière de votre conscience sur votre peur. La peur ne va pas se dissoudre immédiatement, mais si vous ne la considérez pas comme une énergie effrayante, vous serez plus détendus et par conséquent, vous serez ouverts à la possibilité qu’il y a un trésor présent au cœur de la peur.

Vous savez, la peur sera toujours là, elle fait partie de la création. Même si vous êtes très évolués, il y a toujours un élément inconnu qui veut être exploré. S’il n’en était pas ainsi, l’univers stagnerait et perdrait sa vitalité et sa vivacité. Ce serait comme vivre dans un beau pays que vous aimez et avec qui vous êtes en résonance, mais d’où il ne serait pas possible de sortir, de franchir ses limites. Vous ne seriez jamais capables d’explorer de nouveaux territoires. Est-ce qu’à long terme, cela vous comblerait ? Bien, je sais que vous vous connaissez suffisamment pour réaliser que vous aimez explorer la nouveauté. Vous avez tous l’esprit d’aventure. Par conséquent, s’il-vous-plaît, ne condamnez pas votre peur, car en définitive, elle fait partie de votre part aventureuse, exploratrice. La peur vous montre où il y a de nouvelles contrées à découvrir. Dès lors que vous traverserez cette nouvelle contrée, en tenant votre peur par la main, vous connaîtrez une beauté et une joie qui dépassent votre entendement actuel. Le secret est : vous ne savez jamais par avance ce que vous allez découvrir, autrement, ce ne serait pas neuf pour vous.

Nouveau christAinsi, cette délicieuse expérience de vous aventurer en terre vierge, d’avoir des expériences nouvelles et toujours plus belles de l’amour, de la beauté et de la joie, peut se produire uniquement si vous acceptez la réalité de la peur, qui n’est autre que la réalité de l’inconnu, ce qui se trouve au-delà de votre connaissance et de votre expérience actuelles. Accueillez la peur qui est en vous, même si elle vous semble irrationnelle et que vous n’en connaissez pas la cause. De nombreuses peurs proviennent de parts très anciennes, d’autres vies très lointaines. Elles portent même la promesse d’une compréhension nouvelle, de quelque chose que vous n’avez pas encore découvert. Peut-être y-a-t-il là une expérience de violent rejet qui vous effraie et que vous ne voulez pas ressentir. Cependant, si vous n’aviez pas peur de l’expérience, si vous vous donniez la permission de ressentir ce que cela fait d’être violemment rejeté, et laisser l’émotion remonter à la surface, vous ressentiriez de la compassion envers vous, et pourquoi certaines choses sont difficiles pour vous maintenant. Vous vous pardonneriez cela et ne vous jugeriez plus aussi durement. Se pardonner à soi-même est une expérience édifiante. Si vous vous permettez d’accueillir une expérience qui, vue de l’extérieur, semble horrible, si vous la traversez avec confiance et sans aucun jugement, alors cette expérience pourrait devenir édifiante, voire joyeuse. Cela pourrait vous permettre de goûter à la libération et à la détente qui accompagnent l’acceptation de soi. Voyez à quel point l’univers est flexible, à quel point l’expérience est flexible.

Si vous connaissez la peur dans votre vie, sachez que son autre face recèle un grand potentiel d’amour, de beauté et de joie à expérimenter. Ce n’est pas lointain. Comme je l’ai mentionné, la croissance spirituelle n’est pas un processus linéaire, dans lequel vous relâchez un peu de peur à chaque pas. Au contraire, la peur s’accumule puis atteint un summum, qui probablement transforme votre vie en crise, et vous vous sentez alors incapables de gérer votre vie quotidienne. Arrivés à ce point, vous êtes confrontés à votre peur en tête-à-tête, vous ne pouvez plus la supprimer ni l’éviter. Elle vous traverse et vous perdez le contrôle. À ce point, vous avez l’air d’être vaincus. La digue cède et vous êtes incapables de contenir l’eau. Cela peut paraître désastreux mais ça ne l’est pas !

La peur veut briser les portes qui vous ont enfermés, qui vous ont emprisonnés. La peur veut s’écouler et vous traverser, et si vous allez avec ce flot, il vous emportera vers une nouvelle réalité, bien plus libératrice que celle que vous vivez actuellement. Donc, si vous avez l’impression que votre peur est incontrôlable, si vous n’y comprenez rien, félicitations ! C’est là que vous voulez être. Vous êtes juste au seuil de la nouveauté et très proches d’une avancée évolutive.

Laissez-la être, laissez la peur être, ne luttez pas. Ne pensez pas : « Qu’est-ce que j’ai fait de travers ?Tout ce que j’ai fait sur mon chemin spirituel est-il vain ? Pourquoi je me sens complètement perdu(e) ? Ai-je fait une erreur ? » C’est du bavardage mental. Votre esprit mental essaie de comprendre quelque chose qu’il ne peut saisir. Votre âme sait ce qu’elle fait. Elle veut vous libérer de la peine en profondeur et cela se fait si vous gardez confiance et que vous n’essayez pas de garder le contrôle. Plus vous êtes alignés avec votre âme, moins vous pouvez garder le contrôle sur votre vie, et vous savez quoi ? C’est une telle libération ! Le lâcher-prise fait entrer la nouveauté, fait entrer la belle énergie raffinée de ce qui est Vous, non-réprimé. La peur est la porte d’accès à une version agrandie de vous, qui veut s’incarner sur la Terre actuelle.

Je vous demande de respecter votre processus intérieur, même s’il semble vous mener dans l’obscurité, même si toute logique semble avoir disparu. Gardez toujours ouverte la possibilité que vous n’êtes pas en mesure de comprendre dans votre état d’esprit actuel, que vous n’avez pas besoin de comprendre, et que sa signification vous sera révélée plus tard. Ouvrez-vous à la réalité plus vaste de votre âme, soyez l’explorateur (trice) de la conscience que vous êtes en réalité et que vous voulez être !

Nous vous bénissons d’accueillir l’aventure d’être sur Terre en ces temps de changement et de bouleversement. Vous êtes courageux (ses). Vous aimez la vie, même si vous avez l’impression d’être déprimés et solitaires. Si vous n’aviez pas cet amour de la vie, vous ne seriez pas ici, en ce moment.

Nous sommes proches de vous. Je représente l’énergie maternelle de la conscience de Christ. Ressentez-vous enveloppés de cette énergie. Peut-être la voyez-vous d’un rose très doux, brillant, à la fois espiègle et très tendre, délicate et douce. Permettez-lui d’entrer dans votre espace énergétique, elle peut vous apporter la guérison. Et par « guérison », je ne veux pas dire « enlever votre peur », je veux dire, l’accepter comme porte d’accès à une autre réalité, une réalité plus légère et pleine d’amour.

Soyez vous-mêmes. Soyez simplement vous-mêmes. N’essayez pas de vous changer. Vous êtes déjà parfaits. Vous êtes adorables. Nous vous voyons et nous reconnaissons votre combat. Nous avons beaucoup de respect pour vous, nous vous honorons. S’il-vous-plaît, permettez à mon énergie de vous réconforter. Je ne veux rien changer en vous. Je veux juste que vous vous regardiez différemment. Même au cœur de votre combat, vous restez des anges. Vous êtes merveilleux.

MARIESouvenez-vous : après chaque nuit, un nouveau jour viendra. Le soleil brillera de nouveau. C’est la vie qui achève son cours naturel. De même que vous ne pouvez empêcher la nuit de tomber, vous ne pouvez empêcher le jour de se lever. Alors, permettez-vous de suivre ce mouvement et vous vous retrouverez dans une aurore resplendissante.

En faisant ce voyage intérieur, vous aidez un grand nombre de gens sur Terre qui essaient de trouver leur chemin vers la liberté. Vous préparez la voie pour d’autres travailleurs de Lumière qui en sont aux premiers stades de leur éveil, et qui à leur tour, aideront ceux qui deviennent plus perceptifs, et qui veulent s’ouvrir à la réalité de leur âme.

Nous vous remercions pour votre travail, votre travail de Lumière sur cette Terre, en ce moment. Vous n’êtes jamais seuls. Nous nous joignons à vous depuis l’autre côté, s’il-vous-plaît, acceptez notre amour. C’est une très grande joie de vous rappeler qui vous êtes.

par
PAMELA KRIBBE ET MARIE

SOURCE: Site web Jeshua Challelings, « La peur, porte d’accès à l’inconnu ».
http://www.jeshua.net/fr/
Traduction française par Christelle Schoette
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Publié dans:JESUS, MAITRISE, PEUR |on 24 juillet, 2016 |3 Commentaires »

La peur provoque des Interdits

 

Il arrive que certaines personnes se laissent envahir par leur peur au point de perdre toutes leurs autres ressources. C’est le cas chez certaines personnes dont l’état de panique se traduit par l’incapacité de voir clair dans ce qui leur arrive, l’incapacité de perdre quelque décision que ce soit ou même de recourir à un quelconque moyen de protection.

 

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Si par exemple, un étudiant a peur de parler en public et si son professeur de langue étrangère annonce que tous doivent faire un exposé oral devant la classe, il lui est toujours possible de se boucher les oreilles ou de rêver d’une exemption personnelle de cette consigne générale. Si un conducteur débutant a peur de mener son véhicule sur les routes glissantes, en hivers, il peut toujours fermer son téléviseur à la maison ou l’appareil radio de son automobile chaque fois qu’on y parle de météo…  Si, une mère craint que son enfant ne consomme de la drogue, elle peut fermer les yeux sur ses sorties, ses fréquentations, ses besoins d’argent nouveaux et fréquents… la personne qui a peur de devenir alcoolique, ou d’être jugée alcoolique, peut toujours interdire à sa conjointe et à ses amis de lui en parler… ; etc.

Sur le plan relationnel, une personne avisée protège son intimité en ne révélant pas les détails de sa vie privée à un voisin dont elle craint le manque de discrétion. Par contre la fuite et l’évitement dans le non-dit seront nuisibles à une personne qui se laisse dominer par la peur du conflit et qui, en conséquence, tait ses insatisfactions en attendant d’être devinée par son partenaire… Lorsqu’elle devient excédée d’un trop-plein de frustrations accumulée s, elle explose dans une colère irresponsable : elle concourt alors à la détérioration de sa relation… et à la validation rétrospective de sa peur des conflits.

La méfiance et le discrédit à l’égard de l’émotion de peur reposent, en partie, sur une observation juste de la réalité. En effet, la peur peut :

-          Entraîner, par la fuit et l’évitement, à se priver inutilement

-          Porter la personne à se juger, à se blâmer, à se déprécier, à diminuer son estime de soi

-          Porter à accuser, à juger, à blâmer, à tenir la situation ou l’autre personne est responsable de sa peur.

-          Nuit à la personne qui l’éprouve et nuire à ses relations affectives.

Ces inconvénients ne sont pas inévitables : ils sont plutôt les conséquences de la réaction négative à la peur.

Si l’on traire sa peur en ennemie et si on lui fait la guerre, la peur aura effectivement des effets destructeurs dans sa vie. Traiter sa peur en ennemie, c’est s’épuiser à entretenir un conflit à l’intérieur de soi-même entre son affectivité et sa rationalité, c’est s’épuiser à gaspiller de précieuses énergies qui pourraient être plus avantageusement utilisée à la satisfaction de ses besoins.

Traitez votre peur en alliée : vous bénéficierez de sa valeur inestimable. Il n’est pas nécessaire que la peur soit très grande pour avoir une importance vitale. J’ai appris par expérience qu’en osant dire avec honnêteté les peurs éprouvées dans une relation, en partageant sa vérité profonde, même désagréable ou souffrante, du moment, cela rapproche. L’expression courageuse de nos peur créé un climat de sécurité et de confiance qui a fait grandir l’amour.

Etre conscient de sa peur dans l’ici et maintenant demande un effort de conscience tune disponibilité intérieure qui ne sont pas spontanés ni habituels à la plupart des personnes. Mais au fil d’un apprentissage, qui passe par le travail sur soi, il devient possible d’y parvenir de mieux en mieux.

Une réflexion, alimentée de concepts théoriques et d’exemples concrets peut favoriser cet apprentissage et la transformation de vos peurs en alliées. C’est le type de réflexion que je vous propose…

La façon la plus sûre de réagir à la peur de façon satisfaisante commence par l’écoute de soi. Etre à l’écoute de son vécu émotif, voilà ce qui signifie, à mes yeux, être en relation avec soi-même.

Les individus qui valorisent l’insensibilité affichent souvent une attitude intolérante et dépréciatrice à l’égard de toute personne qui manifeste sa peur. Ils adopteraient la même attitude à l’égard ‘eux-mêmes s’ils prenaient conscience de ressentir cette « méprisable » émotion. Les personnes « insensibles » ne sont pas les seules à s’interdire de ressentir la peur.

Les personnes qui se donnent le droit d’éprouver leur peur sans se juger, s’évitent d’y ajouter la honte, la culpabilité, l’autodérision, la perte d’estime personnelle. Parce que ces personnes ne se jugent pas et ne se déprécient pas elles-mêmes, elles sont également moins vulnérables à la peur d’être ridicules, d’être jugées et humiliées sous le qualificatif de « peureuses » ; elles sont moins vulnérables à craindre d’être contrôlées, de perdre la face, de perdre l’autonomie ou la liberté parce qu’elles auraient manifesté ouvertement une autre peur. Bref, elles évitent de s’accabler davantage avec d’autres émotions souffrantes ou avec des peurs additionnelles en donnant du pouvoir à l’évaluation dépréciatrice d’individus insensibles.

Le refus de s’accorder le droit d’avoir peur risque également rendre plus vulnérable à la manipulation. Confronté une accusation manipulatrice l’individu qui juge cette émotion inadmissible serait d’autant plus susceptible d’agir à l’encontre du respect de lui-même, en dépassant ses limites en acceptant  des défis au-delà de ses capacités, en s’exposant inutilement au danger.

En nous donnant le droit d’éprouver la peur, nous demeurons ouverts à l’identifier de façon précise.

La première étape consiste à s’arrêter pour faire un effort conscient et volontaire d’écoute de Soi. S’arrêter, dans ce contexte, peut signifier arrêter de parler, mais surtout arrêter son propre discours rationnel intérieur. Il ne s’agit pas de réfléchir, il s’agit de se créer un silence intérieur qui favorise l’accueil du ressenti. Une fois intégrée, avec du temps, de la pratique, de la patience et de la persévérance, l’habitude de ressentir ses émotions demande de moins en moins d’efforts. La perception du vécu corporel et émotif, ou même la perception immédiate de l’émotion, peut arriver à se transformer en un quasi-réflexe.

L’identification de l’émotion devient effective à partir du nom qu’on lui attribue. Exprimer son vécu et le nom de son émotion à une personne de confiance, respectueuse de la subjectivité de chacun peut contribuer à valider sa propre perception ou inciter à poursuivre l’effort d’identification vers plus de précision.

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Publié dans:PEUR |on 18 juin, 2016 |Pas de commentaires »

Les peurs : agir sur le déclencheur

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Pour une personne qui s’en croît exemptée, chacune des peurs énumérées ci-dessus peut sembler banale, mais pour la personne qui en est affectée, la façon de vivre l’une ou l’autre de ces peurs revêt une importance significative en raison de son impact sur sa qualité de vie.

La peur est une émotion. Tout le monde, sinon la très grande majorité d’entres-nous seront d’accord avec cette affirmation. Et pourtant, si je tiens compte des réactions négatives fréquentes à l’endroit de la peur, il m’apparait pertinent de rappeler que la peur est une émotion et non pas un comportement. Nos peurs sont alimentées par nos croyances, par notre imagination et par nos rêves.  Si par exemple, quelqu’un crève un ballon alors que je ne m’y attends pas, je vais sûrement sursauter. J’éprouve alors, tout à fait involontairement et sans intervention d’autre croyance, une sensation auditive et une émotion de peur. Je considère comme important d’établir cette analogie entre l’émotion et la sensation comme point de départ de notre réflexion pour briser les préjugés négatifs à l’endroit de la peur.

Les sensations sont utiles : elles sont des signaux corporels qui guident la conduite en lien avec la satisfaction de besoins corporels. Lorsque je ressens la faim, je me prépare à manger et je savoure ma nourriture. Après un bon repas, j’éprouve une agréable sensation de satiété. Is ma nourriture avait dégagé une odeur suspecte ou une saveur désagréable, les sensations de mon odorat ou de mon goût m’auraient incité à ne pas la consommer. Il ne fait aucun doute, dans ce contexte, que mes sensations guident ma conduite dans le meilleur intérêt de ma santé.

L’émotion est analogue à la sensation, on ne la choisit pas, on la ressent. L’émotion relève d’une perception – conscientisée ou non – qui atteint la sensibilité psychique et aussi, chez la personne qui perçoit, de l’appréciation instantanée – conscientisée ou non – de son impact par la personne atteinte. En ce sens, non choisie mais sentie, la peur est une réalité involontaire. Il n’y a pas de « bonnes » ou de « mauvaises » émotions. Il y a celles que l’on ressent, il y a celles qui nous habitent plus ou moins consciemment.

En effet, les émotions appartiennent à notre monde intérieur, à notre dimension affective et psychologique. Elles signalent, au plus intime de la personne, son état de bien-être ou, au contraire, ses malaises existentiels et relationnels. Elles informent la personne si elle est en état de manque ou si ses besoins psychiques (sécurité physique et affective – amour – estime de soi – reconnaissance – affirmation …) du moment sont davantage comblés.

Si par exemple, par peur de ne pas être aimé, une personne se nie et ne se respecte pas elle-même, elle en retirera des insatisfactions et des frustrations, parce qu’elle manque d’amour pour elle-même. Si au contraire, une personne se préoccupe quasi exclusivement de ses intérêts individuels, elle sacrifie la satisfaction de son besoin d’amour en négligeant la dimension rationnelle de ce même besoin, elle manque alors d’amour dans ses relations interpersonnelles.

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Dans notre relation à nous-mêmes ou dans nos relations avec les autres, certes tous les besoins fondamentaux ne sont pas insatisfaits chaque fois que nous ressentons une peur. Mais chaque fois que se manifeste une peur, il y a, au minimum, le besoin d’être sécurité face à la crainte spécifique qui la constitue.

-          L’enfant qui a peur des chiens a besoin d’être rassuré face ce chien-là qui lui fait face.

-          L’homme qui criante de parler en public a besoin de se sécuriser en acquérant une confiance accrue en ses ressources et/ou en la réaction bienveillante de l’auditoire.

Chaque fois qu’une personne éprouve une peur, elle a besoin de se rassurer elle-même, ou d’être rassurée par rapport au risque, au danger ou à la menace qui l’avait inquiété.

Il est donc utile et nécessaire d’adopter une attitude d’ouverture et d’accueil envers toutes ses émotions, dont la peur. Reconnaître sa peur, c’est s’ouvrir à la possibilité d’identifier ses besoins alors insatisfaits, pour ensuite arriver à les combler au mieux de ses possibilités. L’accueil de l a peur est d’autant plus justifié que cette émotion n’est jamais éprouvée sans raison. La peur peut très bien n’avoir aucun fondement dans la réalité extérieure, elle a toujours un fondement dans la réalité émotionnelle ; la peur : une émotion – signal d’alarme.

La première étape consiste à identifier spécifiquement le signal d’alarme entendu. La deuxième étape est de répondre adéquatement à ce signal. La sonnerie du micro-onde, combinée à la minuterie ou à un détecteur de chaleur, existe pour éviter que la nourriture ne soit trop cuite ou pour éviter qu’on ne l’oublie dans l’appareil et qu’elle ne perde ses qualités alimentaires ou gustatives. Ignorer la sonnerie du micro-onde entraine généralement des effets de peu de conséquences, ce qui n’est pas nécessairement le cas dans le détecteur de fumée.

En vérité, le fonctionnement satisfaisant ne se situe ni dans le fait de ne jamais éprouver une peur ni dans celui d’être toujours en état de peur. L’idéal serait de développer une sensibilité suffisante pour éprouver une peur salutaire lorsqu’un risque ou un danger réel nous menace. L’idéal serait d’atténuer, par une capacité progressive de réponses sécurisantes, l’intensité initialement excessive de certaines peurs. Malheureusement, c’est que l’on ne choisit ni l’intensité ni le fait de ressentir ou non la peur, lorsqu’elle est déclenchée en soi.

Dans son livre Relation d’aide et amour de soi, Colette Portelance a défini les étapes d’un changement qui respecte le fonctionnement psychique de la personne et qui lui permet de passer d’une émotion désagréable ou souffrante à la satisfaction de ses besoins. Les étapes du processus de changement créateur sont les suivantes :

-          La prise de conscient du vécu

-          L’acception de soi et de son vécu

-          La responsabilité

-          L’expression de son vécu

-          L’observation de soi

-          Le choix de mécanisme de protection

-          Le passage à l’action.

La peur, qu’elle que soit sa nature signale à la personne qui l’éprouve un danger, réel ou imaginaire, qui menace sa sécurité physique, émotionnelle ou relationnelle. Selon le contexte où la peur est ressentie, elle parle aussi d’une menace pour la satisfaction de certains autres besoins ; alors dès à présent, afin que vos peurs ne vous gâchent plus la vie, faites un travail sur Vous en profondeur, utilisez l’introspection s’il le faut, mais TRAVAILLEZ sur VOUS !

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Publié dans:EXERCICES DEVELOPPEMENT, PEUR |on 7 juin, 2016 |Pas de commentaires »

LA MALADIE LA PLUS CONTAGIEUSE

Non, ce n’est pas une infection, une dégénérescence, une tumeur ou autre dans la palette des pertes de santé.

On pourrait dire qu’il s’agit d’une perte d’équilibre, mais la vérité est qu’elle n’a pas d’origine facilement détectable, même si plus de la moitié des adultes en souffrent et la transmettent à leurs enfants et à leurs proches.

Il s’agit de LA PEUR !!!

CYCLE

Elle est d’autant plus difficile à déceler qu’elle revêt beaucoup d’apparences : peur de la mort, de la misère, de la maladie, peur de perdre ceux que l’on aime, ses biens, sa réputation, son travail, etc. Et avec tout cela elle est extrêmement contagieuse. Par exemple :

Un homme respectable et respecté a perdu un enfant qu’il aimait parce qu’il croyait l’enfant empoisonné par ingestion d’un médicament qui ne lui était pas destiné. Il lui fit faire un lavage d’estomac. Ce lavage causa un oedème pulmonaire et l’enfant en est mort en peu de temps, même s’il avait été mis sous une tente d’oxygène, mais hèlas trop tard.

Le plus difficile pour toute la famille a été de se rendre compte que l’enfant n’avait pas ingéré ledit médicament. Et le père ne s’en est jamais totalement remis. Sa peur de le perdre avait causé le décès de son enfant de 2 ans.

Autre exemple : Une femme pleine de qualités, aussi bien physiques qu’intellectuelles, passa les meilleures années de sa vie dans une lutte de tous les instants pour conserver une maison à laquelle elle croyait avoir droit.

Comme elle, bien d’autres personnes, hommes ou femmes, se brouillent avec toute leur famille et amis et en veulent au monde entier pour investir toutes leurs énergies dans quelque chose de périssable. L’important dans ce cas n’est pas de savoir si elles ont raison ou tort, mais plutôt de vérifier qu’en concentrant toutes leurs forces dans un objectif fragile, elles finissent par en faire une prison. Et il est souvent trop tard lorsqu’elles s’aperçoivent de l’inutilité de leur sacrifice, de tout ce qu’elles ont manqué pour ne pas perdre ces murs, quelle que soit leur valeur financière, car tout l’argent du monde ne vaut pas notre liberté.

Les oiseaux nous le diraient s’ils pouvaient parler. Une branche d’arbre au soleil, quelques graines ou petits fruits cueillis sur une plante valent plus qu’une cage, même dorée, n’est-ce pas ?

Mais la pire des peurs est la peur de la mort. Pendant des millénaires on nous a convaincus que la mort était la fin de tout, ou pire encore, que par nos fautes et nos erreurs nous irions brûler en enfer pour l’éternité.

Encore de nos jours, même ceux qui se disent athées ont au fond de leur inconscient cette vision terrible qui les conditionne. A l’heure où ceux qui ont connu une NDE (en français « expérience de mort iminente ») racontent toute la lumière, la beauté et l’amour dont ils ils ont été entourés au cours de cette expérience, pourquoi on ne les écoute pas? Pourquoi on ne croit pas en eux lorsque de grands médecins ont compris que LE CERVEAU NE CREE PAS LA CONSCIENCE MAIS QUE LA CONSCIENCE SE SERT DU CERVEAU pendant nos vies dans le monde physique?

Et quel objectif poursuivent ceux qui essayent, par leurs mots, leurs écrits, leurs interprétations érronées de documents anciens qui ont été mal compris pendant plusieurs siècles et sont aujourd’hui rendus à leur vrai sens, quelle est la raisons de leur insistance? Pourquoi s’efforcent-ils d’instiller leurs doutes et leurs peurs chez leur entourage, proche ou moins proche?

Quand nous aurons récupéré la mémoire de tout ce que nous avons vécu, ici et ailleurs, au long des siècles et des millénaires, alors nous pourrons comprendre que la mort n’existe pas et cette compréhension nous libérera de nos peurs enfantilles. La Lumière Divine chassera nos doutes et nous rendra LIBRES.

Je donnerais cher pour ne pas voir propager ce mensonge qui est la croyance en la fin du monde pour bientôt. D’autant plus que nous sommes des êtres éternels, et de toute façon le seul regret que nous devons avoir par rapport à notre Terre est celui d’avoir contribué, ne fut-ce que par notre silence, à l’état où elle se trouve.

Chassons de nos coeurs (ou plutôt de notre mental pollué) toutes les peurs qui s’y sont logées et vivons de plus en plus LIBRES, tels que Dieu nous a voulus.

Avec tout mon amour

                                            Marlice d’Allance sur le blog de Francesca http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:MALADIE, PEUR |on 30 mai, 2016 |1 Commentaire »

Les peurs liées à notre enfant intérieur blessé

 

Notre voyage commence en explorant la conscience de notre enfant intérieur. C’est la base de la guérison, de rentrer chez soi. Notre innocence enfantine – notre confiance et notre spontanéité – avec laquelle nous sommes tous nés, a été occultée à cause des traumas que nous entretenons. Maintenant, ce que nous trouvons quand nous entrons dans notre vulnérabilité, c’est un noyau de peur – un monde de peurs profondes, de panique et même de terreur. Nous avons appris depuis tout petit à trouver des moyens pour compenser ces peurs profondes bien installées, afin de survivre, mais cela ne veut pas dire que ces peurs ont disparu. Au contraire, elles se sont installées plus profondément dans notre inconscient.

enfant blessé

Notre enfant intérieur blessé a un mental qui a son propre fonctionnement et qui est complètement indépendant de celui de l’adulte qui compense. Il ou elle vit dans son propre monde, un monde basé sur les expériences et les souvenirs de ce passé lointain. Il ou elle est encore intensément vivant et influence très fortement le présent. Dans mon cas, pendant la plus grande partie de ma vie, il s’est manifesté inconsciemment, mais très puissamment. Je suis maintenant plus conscient de ce qu’il ressent, de pourquoi il fait ce qu’il fait, et de comment il fonctionne. Explorons le monde de cet enfant blessé.

Au fond de la conscience de l’enfant blessé se trouve la peur – une peur non reconnue, et pas acceptée. La peur elle-même n’est pas le problème. C’est notre manque de conscience et d’acceptation de cette peur qui crée les difficultés. On sabote notre créativité, notre estime de nous-même, et nos relations, parce que, caché dans notre inconscient, se trouve un enfant qui a perdu sa confiance en lui ou en elle, et dans les autres. Un enfant qui a profondément peur et qui a toujours souffert d’être privé d’amour. Cet enfant réagit à partir de cette peur, de cette privation, de ce manque d’amour, par de nombreux comportements différents, et inconscients. L’agitation, la précipitation avec laquelle la plupart d’entre nous mangeons, parlons, agissons et nous maintenons occupés, sont quelques-unes des attitudes que montre l’enfant paniqué.

Cela m’a demandé beaucoup de travail avant que l’enfant commence à ressentir, et à regarder avec ses propres yeux. J’ai dû affronter des montagnes de dénis et de protections. Quand j’ai finalement réussi, j’ai pu voir pourquoi j’avais caché tout cela derrière tellement de dénis. J’ai découvert un enfant paniqué, portant tellement de peur, que parfois je me demande comment j’y ai survécu. Comment chacun de nous y survit. Mais je vois que je ne suis pas seul à avoir cette sorte de peur. Notre enfant intérieur blessé ne connaît aucune méditation, et n’a aucune distance par rapport à ses peurs. C’est juste que nous avons recouvert ces peurs par un système de protection inconscient qui a duré toute notre vie. Notre comportement, fait de dépendances, n’est rien d’autre qu’un effort pour tenir à distance la peur terrible que nous gardons à l’intérieur de nous, et ne rien ressentir.

Pendant des années et des années, j’ai masqué mes peurs et ma vulnérabilité par des compensations. J’étais engagé dans une course à la performance, essayant mais réussissant rarement… d’être le meilleur dans tout ce que je faisais ! Maintenant je peux voir que l’enfant intérieur paniqué revenait à la surface durant ces moments de stress et de pression.

Il réapparaissait quand je pensais que j’allais être en retard quelque part, quand j’avais peur de faire quelque chose de mal ou quand j’étais sous pression pour essayer de ‘bien’ faire. Naturellement, je pensais toujours que je n’avais rien à voir avec le fait d’être paniqué, que je n’avais aucune idée d’où cette panique pouvait venir, et j’essayais de réprimer mes peurs autant que je le pouvais (avec peu de succès). La peur n’était pas quelque chose dont on tenait compte dans les cercles que je fréquentais.

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Qu’est-ce que la peur ?

Je peux voir maintenant que ces sortes de situations étaient juste le sommet de l’iceberg. Notre peur va beaucoup plus profond. Elle est intense. Nous avons des peurs profondes concernant notre survie – gagner assez d’argent, être capable d’être indépendant. Nous avons des peurs concernant un éventuel dysfonctionnement sexuel, être insuffisant, impuissant. Nous avons des peurs profondes d’être mal aimé, des peurs d’être rejeté, indésirable. Nous avons peur qu’on nous manque de respect, d’être injurié, ignoré, ridiculisé. Nous avons peur d’affronter quelqu’un, peur de ne pas savoir qui nous sommes. Nous avons des peurs concernant le fait de ne pas être capable de nous exprimer, d’être insignifiant… À un niveau, plus profond, il y a toujours les peurs du vide et de la mort qui sont probablement à la base de toutes les autres peurs.

Les peurs de notre être, et les peurs de notre enfant intérieur sont différentes. Les peurs de notre être concernent la mort et la dissolution, les peurs de notre enfant intérieur concernent plus notre participation à la vie de tous les jours. Nous travaillons sur les quatre peurs basiques de l’enfant intérieur, toutes ayant leur origine d’une façon ou d’une autre dans le trauma de nos premières années.

Les quatre grosses peurs de l’enfant intérieur blessé :

1. les peurs de pressions, et d’attentes,
2. les peurs de rejet et d’abandon,
3. les peurs de ne pas avoir son espace, d’être incompris ou ignoré,
4. les peurs de maltraitance physique ou énergétique, ou de violation.

J’ai découvert que lorsque j’explore la peur cachée derrière ma capacité d’ouverture et de confiance, j’en trouve toujours une de ces quatre. La même chose est vraie pour les gens avec qui je travaille. Elles se manifestent dans tous les domaines de notre vie, notre sexualité, notre créativité, notre affirmation de soi, notre capacité à ressentir, et dans notre façon d’être en relation avec les partenaires amoureux, avec les amis, les relations diverses et les personnes détenant l’autorité. Mais au lieu de s’y arrêter et de les ressentir, nous avons l’habitude de nous en éloigner par tous les moyens. À bien des égards, beaucoup de façons de vivre des Occidentaux ne sont qu’une énorme compensation contre l’éventualité de ressentir cette peur. Nous évitons de nous occuper de la mort en nous entourant de tellement de sécurités et de luxe, que l’on n’a pas à ressentir notre vulnérabilité face à l’imprévu.

C’est dans notre culture, cela nous est transmis par nos parents, nos professeurs, nos leaders religieux, nos politiciens, toute personne que l’on admire.

Si on avait été élevé dans une atmosphère de grande confiance dans la vie, il est très probable que l’on n’aurait pas un tel enfant paniqué à l’intérieur de nous. Je peux imaginer que si j’avais été élevé dans un environnement profondément spirituel et harmonieux où tout mon conditionnement aurait été nourri par une profonde connexion à l’existence et à la terre, j’aurais appris à ne pas avoir autant de peurs. Mais ce n’est pas ce que j’ai eu, et dans ce domaine, pas ce que la plupart d’entre nous ont connu. Si nous voulons guérir, nous devons affronter nos peurs – toutes. Et la meilleure chose à faire est de commencer avec les peurs de l’enfant blessé.

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Nos peurs sont cachées par le déni.

Pour affronter nos peurs nous devons les reconnaître ; nous devons admettre qu’elles sont bien là et regarder d’où elles viennent. Dans notre conditionnement il n’y a aucune place pour la peur – on nous a enseigné de cacher nos peurs. Notre culture ne nous encourage pas à être honnête en ce qui concerne nos peurs, pas plus qu’elle ne réalise combien la peur nous a été inculquée. De toute façon comment pourrait-on exprimer ce avec quoi on n’est même pas en contact ? On l’élimine par des mesures de protection, le déni et l’inconscience, cachant notre vulnérabilité sous un masque, car c’est ce dont on a besoin pour survivre. D’une façon ou d’une autre, on s’arrange, en prétendant que tout va bien. On apprend à se débrouiller. On reste hypnotisé par notre ‘débrouillardise’ sur ce sujet, sans reconnaître combien de peur on cache à l’intérieur de nous. Tant que nous sommes dans cette hypnose, on se trompe soi-même en croyant que c’est moins douloureux de nier la peur que de lui permettre de faire surface.

Notre peur nous entraîne dans de plus en plus d’isolement, et habituellement on ne le sait même pas. On s’isole parce que l’enfant intérieur vit dans la peur. Puisque nous sommes si souvent déconnectés de cet enfant effrayé, nous nous réfugions dans un mode de survie, où il y a peu ou pas du tout de relation intime.

Récemment, à une réunion d’information pour l’un de mes ateliers, je faisais faire un exercice préliminaire pour aider les gens à se connecter à leurs peurs, face à l’intimité. La suggestion était de partager avec la personne qui vous faisait face, et en supposant que cette personne était votre amoureux-se ou un-e ami-e très proche, de partager n’importe quelle peur que vous aviez par le fait d’être proche de cette personne. Après un moment, une femme leva la main et dit qu’elle ne voyait rien dont elle aurait pu avoir peur. J’ai un peu éclairci la situation et elle a admis que son mari l’écoutait rarement quand elle parlait, et qu’habituellement il continuait à lire son journal ou à faire quelque chose d’autre. Il s’avéra qu’enfant, personne ne s’intéressait à elle et en fait elle ne pouvait pas imaginer que quelqu’un puisse prendre le temps ou montrer de l’intérêt pour l’écouter. Personne ne l’avait vraiment aimée. Sans soutien, pas reconnue, elle perdit contact avec son enfant intérieur et s’arrangea pour vivre sans aucune communication intime.

Elle a étouffé toutes ses peurs avec un système de survie routinier basé sur cette carence affective précoce. Cette sorte de phénomène est très commun.

Un autre exemple : dans l’un de mes ateliers, un homme n’avait aucune notion d’avoir peur. Il admit avoir peur en faisant des exploits dans la nature mais ne pouvait pas voir de peur en liaison avec les gens. J’ai découvert que c’était une forme habituelle de déni. (Peu d’années avant, cela aurait pu être moi.) Il parla très mécaniquement des choses de sa vie. Il avait expérimenté tellement peu d’intimité dans sa vie qu’il n’avait aucune idée de ce que cela pouvait être que d’avoir un partage intime avec quelqu’un. Il était venu dans ce stage parce que son mariage battait de l’aile, mais il ne comprenait pas bien pourquoi. Son enfant intérieur restait complètement caché et il était dans un déni total de son monde émotionnel. Doucement et précautionneusement, alors que le stage se poursuivait, il réussit de plus en plus à entrer en contact avec sa souffrance et son angoisse intérieures : la souffrance d’un enfant qui a nié l’importance de recevoir de la tendresse et d’être accepté, et qui a grandi dans un environnement où personne n’exprimait ses sentiments.

Ce sont seulement ceux qui ont commencé à explorer leurs ressentis, et à faire un travail intérieur, qui découvrent qu’ils ont des peurs plus profondes bien cachées, à l’intérieur d’eux. Pour moi, aussi bien que pour beaucoup de mes amis proches, ce ne fut pas avant qu’on se sépare d’une personne aimée que l’on a pu commencer à se connecter avec l’immensité de nos peurs intérieures. Un de mes proches amis qui a fait des millions de stages et a médité laborieusement pendant vingt ans est en train de vivre la fin d’une relation de quatorze ans, et il commence à toucher une peur primale dont il n’avait aucune idée.

Notre peur et notre vulnérabilité se tiennent juste sous la surface de notre mental conscient, toujours prêtes à se réveiller. Elles peuvent faire surface lorsqu’on s’autorise à devenir proche de quelqu’un, quand on doit prendre un risque, faire preuve de créativité, ou quand on prend le risque de s’exposer personnellement. Elles se montrent quand on fait quelque chose qui nous sort de la routine habituelle, qui nous sort de ce qui est sans danger, du connu. L’intimité est peut-être la plus fréquente occasion que nous avons d’affronter notre enfant paniqué et c’est pourquoi nous l’évitons.

Si nous vivons dans un cocon protecteur, ne libérant jamais notre énergie, ne prenant jamais de risques en terrain inconnu, inexploré, nous n’aurons jamais à affronter la terrible peur qui se tient cachée en nous. Mais alors nous sombrerons dans l’ennui, la frustration et la dépression. Cela demande une certaine clarté et de s’engager, pour sortir du déni, pour arrêter les addictions et ré-expérimenter cet espace.

les peurs

D’où viennent les peurs ?

Probablement sommes-nous nés avec. Je pense que je suis né avec. Pendant les premiers jours de ma vie, j’ai failli mourir de faim, car je ne pouvais pas digérer le lait de ma mère. Ma mère m’a dit que j’avais la ‘diarrhée du nouveau né’, mais j’étais probablement en train de dire :

« À l’aide ! Laissez-moi retourner où c’était si chaleureux et sûr ! » Le choc originel de quitter la matrice, de la façon dont la plupart d’entre nous naissons, donnent des raisons suffisantes d’avoir peur ! Quelques soient les traumatismes émotionnels, physiques, sexuels dont nous avons soufferts après cela, ils ne font que s’ajouter au trauma originel de la naissance. La carence affective et les mauvais traitements que nous expérimentons pendant notre enfance – le manque d’approbation, d’attention, d’amour, de respect et de soins, dont nous avons fait l’expérience d’une façon ou d’une autre – est clairement une autre source majeure de notre panique. Maintenant notre enfant intérieur s’attend toujours – en fait redoute – encore davantage de mauvais traitements, et d’abandons.

Nous avons un profond besoin d’être reconnu et que notre survie soit garantie, mais ces besoins n’ont pas été satisfaits et nous avons perdu confiance. Notre besoin d’amour, de protection, d’acceptation, de reconnaissance et d’approbation – qu’on nous donne des références et des directions – et les besoins de tendresse et d’amour inconditionnel, n’ont pas été satisfaits. Notre enfant intérieur blessé a eu peur de ne pas recevoir ce dont il avait absolument besoin. Les chocs subis par notre innocence et notre confiance se sont produits tellement tôt qu’il y a une peur basique que nous n’y survivions pas.

Malheureusement, en tant qu’enfant, on n’était pas en position de conclure : « Bien, je peux voir que maman et papa ont un réel problème dans ce domaine. Ils ne peuvent même pas s’entendre entre eux, et ils ne semblent pas être très intéressés par moi. Et d’abord ils n’auraient pas dû m’avoir. C’est évident que je n’obtiendrai pas ce dont j’ai besoin, ici, aussi je pense que ce que je devrais faire c’est tirer ma révérence et trouver une situation meilleure. » Plus que probablement, n’importe où ailleurs, ç’aurait été pareil ou pire !

Avec la base de carence affective que la plupart d’entre nous avons, entrer dans notre vulnérabilité maintenant peut entraîner une grande confusion, de la panique, de la peur, du jugement contre soi, un effondrement, et parfois une terreur totale. Pourquoi ? Parce que notre vulnérabilité et notre innocence ont été trahies.

Maintenant que j’ai acquis plus de compréhension au sujet de mon extrême vulnérabilité, qui a toujours été enfouie sous des tas d’efforts, je peux apprécier de mieux en mieux les raisons de ma panique. Je peux voir que la peur de l’échec, de la désapprobation, de ne pas remplir les attentes placées en moi par ma famille et ma culture, faisaient remonter de profondes peurs d’être abandonné ; et pour mon enfant intérieur de telles peurs ont dû être dévastatrices. La partie de moi la plus consciente ne s’investit plus dans la recherche permanente du succès qui fait partie de mon conditionnement et reconnaît que lorsqu’un partenaire me quitte ou menace de le faire, je peux rester serein. Mais mon enfant intérieur ne sait rien de tout cela. Il démarre toujours au quart de tour.

Et bien au-delà de toutes ces raisons psychologiques de notre panique se trouve la raison la plus simple et la plus puissante de toutes – la réalisation que nous allons mourir.
On est toujours face à l’insécurité, l’incertitude, et finalement à la mort qui est entre les mains de forces qui sont bien au-delà de ce que l’on peut contrôler. Peu importe le montant de nos assurances et nos systèmes de protection, rien ne peut nous protéger de cette peur. Et en profondeur, nous le savons. Sans une base d’acceptation et de méditation, tout ce que nous avons c’est de la peur, recouverte par des compensations. Du point de vue de l’enfant, vulnérabilité égale panique – la panique d’être abandonné et d’être détruit. C’est seulement le méditant intérieur qui est assez vaste et assez confiant pour tenir le coup face à la vulnérabilité, à l’insécurité et à l’imprévisibilité, parce que la méditation apporte de la compréhension et de la distance. Notre enfant, à l’intérieur, n’a pas ces qualités. On doit apporter ces qualités pour guérir l’enfant paniqué. On peut alors transformer cette vulnérabilité : de la panique aller vers l’acceptation. Mais d’abord, on doit commencer par reconnaître cette partie profondément anxieuse qui vit à l’intérieur de nous.

le mot âme

Le premier pas consiste à accepter la peur

La première guérison essentielle de notre co-dépendance et de notre enfant blessé vient quand nous pouvons reconnaître, accepter et donner de l’espace à cette panique. Habituellement nous ne faisons pas cela. Nous nous enfuyons de notre sentiment de peur :

1. En prétendant qu’il n’existe pas
2. En le repoussant par des compensations
3. En étant une victime, en devenant impatient, en colère contre l’existence ou contre toute personne proche de nous, pour avoir à ressentir cette peur et cette panique
4. En remettant à plus tard
5. En jugeant
6. En régressant inconsciemment et en essayant de trouver quelqu’un d’autre pour prendre soin de notre enfant paniqué.

Cela me demande encore beaucoup de courage pour permettre à ces sentiments de se manifester. Il y a une telle peur que je ne puisse pas y faire face, que je ne sois plus capable de gérer la situation, que je sois jugé faible et impuissant ou que la peur n’ait jamais de fin. Quand elle arrive, même après tellement de temps consacré au travail sur l’enfant intérieur, mon mental rationnel ne comprend toujours pas pourquoi elle doit encore être là et il voudrait la voir disparaître ! J’ai peur de la ressentir, et peur de la partager. Je la juge encore, et je me condamne d’avoir de tels ressentis. Heureusement mon soi profond sait qu’il y a beaucoup plus à gagner en permettant à ces peurs d’être là, afin que tout ce processus continue à m’emmener dans ma profondeur et m’apporte un silence intérieur plus intense.

Il y a toujours une inquiétude, que si l’on admet l’existence de ces peurs elles nous dépassent et qu’elles dirigent notre vie. C’est pourquoi je m’échappe d’elles. Mais j’ai découvert qu’en entrant en elles, cela me rendait plus fort, et que j’acquérais davantage de respect de moi. Pour leur faire face, nous devons boucher les fuites – les façons que l’on a de s’enfuir. Certaines des plus grosse fuites viennent de nos stratégies et de nos attentes.

ascension

Exercice : explorer les peurs de l’enfant blessé

Examinez à nouveau les quatre peurs de base :
1. pressions et attentes,
2. rejet et abandon,
3. on ne vous donne pas votre espace, vous êtes ignoré ou incompris
4. maltraitance physique ou énergétique, violation.

En les prenant chacune en considération, l’une après l’autre, demandez-vous :
– Avez-vous ces peurs ?
– Qu’est-ce qui les provoque dans votre vie d’aujourd’hui ?
– Que vous rappelez-vous de votre passé qui aurait pu contribuer à ces peurs ?
– Comment ces peurs affectent-elle les différents aspects de votre vie – votre sexualité, votre capacité à vous affirmer vous-même, votre créativité, votre relationnel ?

Krishnananda : Face to face with fear – Koregaon – 2nd, revised edition 1998 – Chap. 2
http://www.learningloveinstitute.com/home.php

Publié dans:DEVELOPPEMENT, ENFANTS, MEDITATION, PEUR |on 21 avril, 2016 |Pas de commentaires »

MAITRISER DES PEURS CONSCIENTES ET INCONSCIENTES

 

Il est dangereux d’éliminer la peur. Mieux vaut la conserver pour les circonstances où elle se révèle indispensable. La peur, comme l’angoisse, la colère, l’agressivité, est liée à la survie. Elle assure votre protection en prévenant les dangers. Vouloir la supprimer, c’est risquer de la renforcer. Menacé dans sa survie, vote inconscient sabotera les tentatives non écologiques dans les six mois.

En revanche, vous pouvez la maîtriser grâce aux exercices suivants, qui donnent confiance et rassurent. Connaissance et pratique sont les antidotes de la peur, souvent infondée.

DIEU

PEUR DE PERDRE LE CONTACT AVEC LA REALITE : Au contraire, de telles expériences enracinent, affirment les perceptions, vous mettent davantage en contact avec le monde, élargissent votre vision de la vie, développent votre intuition et votre créativité. Ces expériences facilitent l’évolution spirituelle et favorisent la rencontre de personnes ayant les mêmes orientations que les vôtres.

PEUR D’ETRE MALADE : Au contraire, le contact avec soi-même, avec son âme, les exercices de relaxation, d’hypnose, de circulation d’énergie, améliorent la santé. De toute façon, les périodes de maladie ou les accidents favorisent la sortie du corps. Lorsqu’on est malheureux lorsque la réalité est opprimante, ou quand la douleur est trop vive, on se réfugie dans ses rêves ou dans ses pensées. La conscience s’échappe du corps physique et se dissocie, pour rendre la situation tolérable. Des personnes soumises à des souffrances ont trouvé une force fabuleuse dans la transfiguration.

Ces mécanismes se retrouvent lors des expériences aux frontières de la mort. Très souvent, le corps aussi sort du corps physique. Le cerveau libère des substances euphorisantes pour apaiser la douleur. Des visions se produisent. Le dédoublement, comme les autres états de transe, a des effets bénéfiques, principalement pour deux raisons : tout d’abord, ces expériences développent une profonde relaxation physique et permettent au cerveau de créer une nouvelle métaphore de vie, en puisant des images fertiles dans l’inconscient. Les exercices de détente, de respiration, sont bienvenus dans le quotidien. D’autre part, elles facilitent la transformation des parties obscures ou méconnues. Le dédoubleur se sent plus à l’aise dans sa peau, dont il n’est pas prisonnier. Subsiste, au retour, la merveilleuse certitude que l’esprit guide la matière, qu’il existe un aspect de soi qui ne meurt jamais.

Le vrai danger serait de se couper de la réalité, des amis, de son travail. Les expériences spirituelles n’ont guère de portée si elles demeurent sans incidence sur la vie quotidienne. Certains s’investissent totalement dans le sport, les jeux vidéo, ou telle autre passion.  Cela ne dure qu’un temps. Après la fascination, l’exaltation, vient l’heure de la moisson. Cependant, pour les personnes malades, hospitalisées, handicapées ou assaillies de problèmes, la sortie du corps es tune excellente échappatoire, mais non une panacée durable. L’idéal est d’approfondir les techniques de guérison et de communication à distance.

PEUR DE S’EPUISER : Au contraire, en dialoguant avec votre âme, en vous entraînant à rayonner, vous disposerez de beaucoup plus d’énergie. Celle-ci s’éteint lorsqu’elle stagne, et augmente lorsqu’on s’en sert. La sortie du corps n’entraîne pas de dépense d’énergie. La plupart du temps, elle agit plutôt comme un « rechargement » des accumulateurs.

PEUR DE DEVENIR FOU : Au contraire, c’est en luttant contre des forces intérieures que vous risquez de devenir fou. En acceptant les différents aspects de votre personnalité, y compris les aspects invisibles, vous facilitez l’intégration et l’harmonisation. Se situer dans le perspective d’un temps éternel relativise également nombre de difficultés courantes.

PEUR DE MOURIR : Jamais personne n’est mort d’une sortie du corps. On ne meurt que dans la vie physique, de maladie ou par la faute des autres humains (accidents, guerres, crimes). On ne meurt pas dans la vie spirituelle. L’expansion de conscience amenuise la peur de mourir. Le corps redoute l’inconnu ; l’âme est confiante.

PEUR D’ETRE DIFFERENT : Pourquoi faudrait-il suivre les désirs des foules, s’ils ne vous correspondent pas. Vous êtes un être unique, votre destin es tunique, vous vous devez de vous respecter, de tout mettre en œuvre pour votre épanouissement. Si vous ne vivez pas votre différence, qui la vivra. Par ailleurs, vous pouvez arrêter vos recherches, provisoirement ou définitivement, si elles ne vous conviennent pas.

le  blog de Francesca http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:MAITRISE, PEUR |on 12 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Lâchez la peur !

 

Lacher la peur​« Lâchez la peur ! Vous avez inconsciemment adopté la peur dans votre enfance, maintenant lâchez-la consciemment et soyez adulte. Et alors la vie peut être une lumière qui devient plus intense à mesure que vous grandissez.          

​Un enfant est faible, vulnérable, inquiet. De lui-même il commence à se créer une armure, une protection, de différentes façons. Par exemple, il doit dormir seul. Il fait noir et il a peur, mais il a son ours en peluche et il croit qu’il n’est pas seul, son ami est avec lui. Vous verrez des enfants traîner leur ours à l’aéroport, à la gare. Pensez-vous que c’est juste un jouet ? Pour vous c’en est un, mais pour l’enfant c’est un ami. Et un ami quand personne d’autre n’est d’aide, dans l’obscurité de la nuit, seul dans son lit, il est toujours avec lui. Il créera des nounours psychologiques.

​Il faut avoir en tête que bien qu’un homme adulte puisse penser qu’il n’a pas de nounours, il se trompe. Qu’est-ce que son Dieu ? Juste un nounours. De sa peur enfantine, l’homme a créé une figure de père qui connaît tout, qui est tout puissant, qui est omniprésent, si vous avez suffisamment de foi en lui il vous protègera. Mais l’idée même de protection, l’idée même qu’un protecteur est nécessaire, est puérile. Alors vous apprenez à prier, elles font juste partie de votre armure psychologique. La prière sert à rappeler à Dieu que vous êtes là, seul dans la nuit.

​Regardez attentivement et derrière vos croyances vous trouverez la peur.

​Une personne mature devrait se détacher de tout ce qui est connecté à la peur. C’est ainsi que vient la maturité.

​Observez juste tous vos actes, toutes vos croyances et découvrez si elles sont basées sur la réalité, sur l’expérience, ou basées sur la peur. Et quoi que ce soit qui est basé sur la peur doit être immédiatement lâché, sans arrière pensées. C’est votre armure. Je ne peux pas la faire disparaître. Je peux simplement vous montrer comment vous pouvez la lâcher. » 

Osho, Extrait de: Beyond Psychology 

Publié dans:PEUR |on 24 novembre, 2015 |Pas de commentaires »

LA PEUR EST MAUVAISE CONSEILLERE

 

La peurBeaucoup se trouvent démunis, ne sachant comment vivre mieux et apporter leur pierre … 
En ce moment du monde, tout bouge, tout se transforme, les peurs pointent leur nez et la sagesse populaire nous dit que la peur est mauvaise conseillère, c’est vrai, (sauf quand elle nous permet de courir assez vite pour nous éloigner d’un tigre affamé).

Comment faire pour ne pas avoir peur, plus précisément, comment faire pour gérer nos peurs ?

  • Les ignorer contribue à alimenter un stress caché.
  • Ne pas les ignorer pousse certains à se rendre dingue en écoutant sans répits le babil incessant de notre mental, imaginant les pires scénarios possibles (ce qui donne du grain à moudre à beaucoup d’extrêmes).

Dès que la question se pose en soi, il semble essentiel de trouver les techniques qui nous conviennent personnellement. Aucune n’est meilleure qu’une autre, il s’agit de trouver Celle qui nous convient.

Un outil vous met en rapport avec les énergies qui vous conviennent. Ces énergies prennent souvent la forme d’un animal, c’est la raison pour laquelle on part à la recherche de notre Animal de Pouvoir. (Personnellement je ne parle pas d’Animal Totem ce qui, selon ma compréhension est un terme spécifique aux clans. Les amérindiens  faisaient parti du clan de l’Ours par exemple, c’était le Totem du clan. Lorsqu’un enfant naissait, le chamane lui donnait son Animal Totem. Hors, nous ne vivons rien de tout cela dans nos villes).  Dès que l’on arrive à communiquer avec notre Animal de Pouvoir, on prend conscience de la qualité de l’énergie dans laquelle on pénètre. Et peu à peu, nous découvrons une réelle différence entre les voix de nos guides et celle de notre mental (ce babil incessant dont je parlais au début de ce mot). Notre mental aime à entretenir les doutes, les peurs, les certitudes par son bavardage. L’origine du mot mental est d’ailleurs intéressante : elle vient du mot latin, mens, mentis – esprit, intelligence – et du verbe mentiri – mentir. Si une partie de notre mental nous est essentielle, le rapport à l’esprit, à l’intelligence, l’autre déteste avant tout les changements, déteste l’incertitude et ce mental-là met souvent tout en œuvre pour nous empêcher de changer, jusqu’à nous mentir pour nous garder dans ce qu’il connaît. Il nous est donc nécessaire d’apprendre à le remettre à sa place, à nos ordres, tout comme son grand ami, l’Ego.

Ces outils sont simple, ils font appel, entre autres, à un registre que nous connaissons bien, que nous utilisons rarement hors de son expression la plus commune : l’imaginaire. Nous rêvons de voyager, réussir, trouver le ou la compagne idéale etc., et, avouons-le, nous nous en servons souvent pour fuir le quotidien. Pourtant, si nous remettons cet « Imaginaire » entre les mains de l’Univers nous pénétrons dans le grand « Rêve », l’un des outils les plus efficaces des chamanes, qui nous révèle bien des secrets. Cet outil est ce que l’on appelle « Le Voyage Chamanique ».

Nous sommes des parts d’éternité, et en dehors de ce qui fait notre vie de tous les jours, nous faisons également partie de cet ensemble merveilleux qu’est l’univers, partie de chaque famille de vie qui habite notre planète. Et pour pouvoir avancer dans ces domaines, nous mettrons en œuvre un autre registre, celui de l’Intention. Je ne parle bien sûr pas de l’intention d’aller au cinéma, de partir en vacances ou de faire un taboulé ce soir. L’intention … force que nous utilisons parfois contre nous-mêmes lorsque nous nous baignons dans notre soi-disant médiocrité en nous traitant nous même de tous les noms possibles ! L’Intention… une des plus grandes forces dont nous disposons… L’intention, cette tension de tout notre être vers… Les chamanes disent : « une fois l’Intention envoyée, tout l’univers conspire à sa réalisation. » D’où la nécessité de devenir les maîtres de nos pensées ! Sandra Ingerman* nous avait raconté qu’elle avait fait une liste de toutes les pensées négatives qu’elle pouvait avoir. Puis, elle en a écrit la balance positive sur des post-its qu’elle avait collé autour de son ordinateur afin de s’en souvenir pour ne plus être victime de ce type de pensées. 

Nous avons tous quelque chose à faire ici, là où nous sommes… sinon, nous ne serions pas là. Et si nous pensons que nous devrions être ailleurs, alors allons ailleurs… après s’être assuré que ce n’est pas une fuite.
Nous avons cette chance de pouvoir devenir acteur de nous même. Et je constate que plus les personnes « deviennent », plus elles rayonnent alentour, plus elles aident d’autres à désirer « devenir », à « être ». 
En fait, quel est le but d’une vie ? Gagner de l’argent ? Réussir ? Que veut dire réussir ? Penser à lier l’harmonie à ses intentions permet d’allier le nécessaire vital à la réalisation intérieure, sans limites.

Tout a changé dans ma vie le jour où j’ai compris pourquoi mes livres ou films favoris avaient été du fantastique ou de la SF… pourquoi mon premier livre de chevet avait été « La Quête du Graal ». De cette conscience j’ai senti à quel point notre vie peut être exceptionnelle si on la vit, au quotidien, comme une quête… 

Je voulais être artiste… j’ai fait du théâtre, du chant, du dessin… la vie est drôle, bizarre… à chaque fois j’ai arrêté, à chaque fois, j’ai peu après rencontré sur mon chemin des personnes qui auraient pu m’aider si j’étais restée dans tel domaine. Que me disait la vie ? – tu vois, tu aurais pu, ce n’est pas un ratage… il y a autre chose pour toi. – Oui, mais quoi ? Alors j’ai regardé mon chemin et vu comment j’ai sauté sur chaque opportunité en confiance, quitte à me « planter » en pensant : c’est une partie du voyage, oui, même les passages les plus noirs. Et pour la petite histoire, comme mon intention d’enfant a dû être forte, le théâtre est venu me retrouver, pour le plaisir.

En sus de l’harmonie, j’ajoute l’intention de l’autonomie… s’en approcher au plus près possible, approcher et goûter l’alliance de ces deux états pour soi-même et pour celles et ceux qui le désirent. Devenir autonome permet de ne plus attendre de solutions de l’extérieur et l’on constate vite, qu’elles arrivent les solutions, par des biais auxquels nous n’aurions jamais pensé. Alors on commence à mieux vivre le moment présent, mieux y déceler les opportunités qui s’ouvrent à soi et on trouve le courage de s’y engager. Tout cela m’est arrivé en grande partie grâce à un maître soufi, Omar Ali Shah et depuis vingt ans, grâce à la pratique chamanique. Pour certains autre ce sera par le soufisme, le yoga, la méditation, le bouddhisme, le tantrisme, que sais-je, en tous cas, ce que je sais c’est que c’est un « boulot » continu et un « boulot » passionnant.

* Sandra Ingerman : Chamane, auteur de plusieurs livres dont « Médecine pour la Terre ».

olga BrixOlga Brix – Initiation uniquement individuelle sur deux jours en week-end ou hors week-end. 
Dates fixées à la demande.  Avec Olga Brix en région centre - Email
Contact : www.pluiedautomne.com

Publié dans:PEUR |on 15 novembre, 2015 |Pas de commentaires »

A propos de l’état de non-peur

lumière

​« Nous pouvons penser qu’en ignorant nos peurs, elles disparaîtront. Mais même si nous ensevelissons soucis et anxiétés, ils continuent de nous affecter et nous rendre plus tristes encore. Nous craignons d’être impuissants. Pourtant nous avons le pouvoir de regarder nos peurs intensément afin que la peur cesse de nous contrôler. Nous pouvons transformer notre peur. Les peurs nous maintiennent focalisés sur le passé ou préoccupés par l’avenir. Mais si nous acceptons notre peur, nous pouvons  prendre conscience qu’à l’heure actuelle, tout va bien.

​Tout de suite, aujourd’hui: nous sommes encore en vie et nos corps fonctionnent à merveille. Nos yeux peuvent encore admirer ce ciel magnifique. Nos oreilles peuvent encore entendre les voix de nos êtres chers.

​La première phase dans le ressenti d’une  peur consiste à l’inviter dans notre conscience sans la juger. Nous reconnaissons sa présence en douceur. C’est déjà un grand soulagement. Puis, une fois son intensité diminuée, nous l’accueillons avec tendresse et en recherchons les racines profondes, la raison initiale. Comprendre les origine de nos inquiétudes et de nos peur nous aidera à nous en délester. Cette peur résulte-t-elle de quelque chose qui est en train de se produire, ou est-ce une vieille peur, une peur résultant de notre enfance que nous gardions à l’intérieur? Quand nous multiplions les confrontations avec nos peurs, nous devenons conscients d’être toujours en vie et de tout ce que nous avons encore à chérir et à apprécier. Si nous ne sommes pas préoccupés à neutraliser et gérer nos peurs, nous pouvons apprécier le soleil, le brouillard, l’air et l’eau. Si vous pouvez regarder vos peurs dans les yeux et en avoir une vision claire, alors vous pouvez vivre pleinement une vie qui en vaille la peine.

Par Thich Nhat Hanh

Publié dans:PEUR |on 14 novembre, 2015 |Pas de commentaires »

Méditer pour faire face aux peurs

Faire face à la peur


La peur habite chaque être humain mais elle a de nombreux visages… peur de l’avenir, de souffrir, peur de vieillir, de la mort, peur de ne pas être à la hauteur, peur de manquer, peur de l’abandon, peur d’aimer ou d’être aimé par exemple.

​Comme l’explique Eckart Tolle, il y a une peur résiduelle qui existe toujours en nous, c’est la peur ressentie face à un danger concret, réel et immédiat.

​Et il y a la peur psychologique qui se présente sous une multitude de formes : un malaise, une inquiétude, de l’anxiété, de la nervosité, une tension, de l’appréhension, une phobie, etc. Cette peur est la conséquence de nos pensées au sujet du futur : un futur que notre ego veut contrôler et commander.

​La peur psychologique est un produit de l’identification qui peut nous amener à nous perdre dans la colère, le stress,  ou même la panique. Et même si vous pensez que certaines personnes n’ont pas de peurs, souvent, intérieurement elles tremblent.

Nous devons apprendre à gérer nos peurs et c’est l’objet de cet article.

COMPRENDRE LES ORIGINES ET MÉCANISMES DE LA PEUR 

Extrait de Eckart Tolle :
Le Pouvoir du Moment Présent

​« La peur semble avoir bien des causes : une perte, un échec, une blessure, etc. Mais en définitive, toute peur revient à la peur qu’a l’ego de la mort, de l’anéantissement. Pour l’ego, la mort est toujours au détour du chemin. Dans cet état d’identification au mental, la peur de la mort se répercute sur chaque aspect de votre vie. Par exemple, même une chose apparemment aussi insignifiante et « normale » que le besoin compulsif d’avoir raison et de vouloir donner tort à l’autre – en défendant la position mentale à laquelle vous vous êtes identifié – est due à la peur de la mort. Si vous vous identifiez à cette position mentale et que vous ayez tort, le sens de votre moi, qui est fondé sur le mental, est sérieusement menacé d’anéantissement. En tant qu’ego, vous ne pouvez alors vous permettre d’avoir tort, puisque cela signifie mourir. Cet enjeu a engendré des guerres et d’innombrables ruptures.

​Lorsque vous vous serez désidentifié de votre mental, avoir tort ou raison n’aura aucun impact sur le sens que vous avez de votre identité. Et le besoin si fortement compulsif et si profondément inconscient d’avoir raison, qui est une forme de violence, ne sera plus là. Vous pourrez énoncer clairement et fermement la façon dont vous vous sentez ou ce que vous pensez, mais sans agressivité ni en étant sur la défensive. Le sens de votre identité proviendra alors d’un espace intérieur plus profond et plus vrai que le mental. Prenez garde à toute manifestation de défensive chez vous. Que défendez-vous alors ? Une identité illusoire, une représentation mentale, une entité fictive ? En conscientisant ce scénario, en en étant le témoin, vous vous désidentifierez de lui. À la lumière de votre conscience, le scénario inconscient disparaîtra alors rapidement. Ce sera la fin des querelles et des jeux de pouvoir, si corrosifs pour les relations. Le pouvoir sur les autres, c’est de la faiblesse déguisée en force. Le véritable pouvoir est à l’intérieur et il est déjà vôtre. »

Quelques techniques de méditation 
qui aident à faire face aux peurs
 :

Les techniques de méditation peuvent nous aider à nous libérer des peurs psychologiques car toutes les techniques de méditation aident fondamentalement à détruire le faux, l’illusion. Or les peurs psychologiques sont une forme d’illusion, ce sont des pensées et des émotions créées par notre mental.

- La technique de la respiration de Robert Piper pour réduire la peur.

Régulièrement, méditez simplement et pratiquez la respiration abdominale :

1. Placez votre attention dans votre abdomen
2. Placez vos deux mains sur votre abdomen
3. À l’inspiration, laissez tout votre corps s’ouvrir
4. À l’expiration, refermez tout votre corps, laissez-le se replier sur lui-même
5. Respirez toujours par le nez
6. Faites de chaque mouvement respiratoire un massage des organes internes
7. Vous devez avoir l’impression que votre ventre se remplit d’eau

Pratiquez ainsi plusieurs fois et vous pourrez apprendre à sentir l’énergie circuler en vous et stimuler le centre d’énergie de l’estomac. À terme, vous apprendrez à reconnaître celle de la peur pour la canaliser et en faire une force plutôt qu’un poids. C’est un travail long mais toujours payant. Apprenez à être plus fort face à la peur et vous pourrez l’être face à la vie plus généralement, pour que la peur ne soit plus qu’un signal supplémentaire que vous touchez à vos limites. Libre à vous alors de les dépasser ou de les respecter, mais vous aurez au moins pu le choisir.

- La méditation Vipassana ou assis en silence L’observation silencieuse et sans jugement permet de se détacher des peurs.

- La méditation Dynamique d’Osho
L’étape de respiration chaotique et celle du lâcher prise suppriment certains blocages et libèrent notre énergie corporelle. Idéal pour retrouver un espace de témoin et de pleine conscience.

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Petite conclusion :

Rappelez-vous comme le dit Osho dans la citation qui suit que le courage ne signifie pas une absence de peur. 
« Le courage signifie aller dans l’inconnu en dépit de toutes ses peurs. Et la peur disparaît quand le courage augmente. C’est l’ultime expérience du courage. L’absence de peur est le parfum d’un courage qui est devenu absolu. Mais au début il n’y a pas de grande différence entre le couard et la personne courageuse. La seule différence c’est que le couard écoute ses peurs et les suit tandis que la personne courageuse les met de côté et continue ».

SOURCE http://www.meditationfrance.com

Publié dans:MEDITATION, PEUR |on 8 novembre, 2015 |Pas de commentaires »

La peur de la souffrance

 

La souffranceUne partie de notre être se rebellera toujours contre la souffrance physique ou morale car nous sommes de simples êtres humains qui aimons la vie et le bonheur.

Nous ne pouvons assumer la peur de la souffrance qu’en fonction de l’amour que nous portons aux autres. Comme une mère qui par amour de son enfant n’a pas peur d’affronter mille dangers pour le sauver. De même celui qui pense aux autres, celui qui se dévoue pour un noble idéal, pour servir la volonté divine, celui-là n’a pas peur pour lui-même. Il peut tout, et souvent fortifié par la foi et la justesse de sa cause, il devient inébranlable.

Si par l’offrande de notre souffrance personnelle nous savons que nous pouvons soulager celle des autres êtres, nous l’accepterons et malgré elle nous aurons une sorte de certitude, sinon de joie, qui justifiera encore notre vie ; et peut-être qu’il est possible d’être à la fois joyeux et souffrant en même temps à deux niveaux de conscience différents. Comme une mère qui souffre en mettant au monde son enfant et pourtant reste joyeuse.

La souffrance que nous craignons tous reste, l’instructeur dont nous avons besoin pour comprendre celle des autres et ne pas rester insensible dans notre égoïsme. C’est en faisant dans son corps l’expérience de la maladie que l’on s’aperçoit combien on était heureux avant sans le savoir et que l’on peut être amené plus tard à vouloir aider les autres.

La souffrance est le moteur essentiel de toute progression spirituelle. Beaucoup de grands saints l’ont affirmé en disant à la fin de leur vie : « Ce qu’il faut c’est toujours assumer plus de souffrance par amour des autres. »

Chacun a un type de peur à surmonter pour donner un sens à sa vie et avancer sur son chemin. Il est normal d’avoir peur, car même les saints ou les êtres réalisés ont eu peur dans leur vie. Il faudrait être complètement insensible pour ne pas connaître la peur.

La vie est une grande aventure où parfois nous connaissons de nombreux déboires. Mais il ne faut pas avoir peur de l’échec, car ce sont ceux-ci qui nous instruisent et nous enrichissent.

Savoir réfléchir calmement, accepter la vérité et recommencer immédiatement à partir de son expérience acquise, c’est se prémunir de la peur de l’échec et augmenter sa confiance en soi.

Notre vie est le reflet de notre maturité intérieure, et il convient donc de toujours travailler sur soi. Celui qui prend conscience de la présence du Bouddha en lui et dans l’univers ne perd jamais confiance ni courage. Celui-là il peut faire face car il croit en son destin. La vie devient pour lui une grande aventure joyeuse, le Jeu de Dieu, où l’incertitude joue au contraire le rôle d’un stimulant.

Plus nous descendons profondément en nous-même et plus la richesse de nos découvertes nous permet d’affronter des problèmes difficiles comme la souffrance physique, la maladie, la vieillesse et la mort. La vraie spiritualité doit permettre d’accepter ou de vivre différemment la souffrance. D’ailleurs celle-ci peut être l’occasion d’un éveil spirituel, certains ayant beaucoup souffert physiquement ou moralement n’ont pu assumer leur vie qu’en se tournant vers leur être intérieur.

Docteur Billaud et Révérend Yukaï sur le blog de Francesca http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:GUERISON, PEUR, POUVOIR |on 24 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

Des peurs ancestrales

 

Ça rampe, ça grouille, et parfois ça pique ou ça mord. Ça s’immisce sous la couette, vous frôle l’épaule, vrille autour de votre assiette et finit par un piqué sur le pot de confiture maison. Aucun scrupule chez les abeilles, aucune morale chez les araignées, intrusion caractérisée dans votre espace vital. Malheureux citadins qui cherchiez le calme à la campagne… Toutes ces bébêtes ont de quoi polluer sérieusement vos vacances. Sans aller jusqu’à la phobie véritable, rare, les insectes n’ont vraiment pas la cote. Et si certains les ignorent nombreux sont ceux qui, à la vue d’un scarabée, éprouvent une peur viscérale et un dégoût tenace.

 Peurs ancestrales

Un monde étrange

Comment de si petites bêtes peuvent-elles nous faire partir ventre à terre ou battre l’air en hurlant ? Cette réaction s’explique, pour une part, par la connaissance du danger (il est vrai minime dans nos contrées). La peur dite normale fonctionne comme un système d’alarme : l’abeille pique, donc on s’en écarte. Mais surtout, notre aversion « tient à la nature même des insectes, explique Béatrice Copper-Royer, psychologue clinicienne. Ils appartiennent au monde de l’infiniment petit, qui nous est totalement étranger. Or, tout ce qui est inconnu dérange. D’autant que leurs mouvements sont imprévisibles : on a peur d’être attaqué par surprise. C’est l’absence de contrôle qui est la chose la plus désagréable ».

 

Des peurs ancestrales

D’après les thèses psycho-évolutionnistes, la mémoire collective a imprimé dans son inconscient une série de menaces qui ont pesé sur l’homme au cours de son évolution. « Se méfier des insectes a permis à nos lointains ancêtres de survivre, souligne le psychiatre Christophe André. Aujourd’hui, leurs piqûres ne sont pour la plupart plus mortelles, mais nous en gardons le souvenir. Les espèces rampantes provoquent, elles, un dégoût tout aussi instinctif. Les vers ou les cafards sont associés à la saleté, à la contamination de la nourriture, donc à la maladie. » Par la suite, ces peurs ancestrales ont été installées dans l’imaginaire collectif, rappelle Béatrice Copper-Royer : « A travers les contes, qui associent toujours les insectes à des images négatives. Dans une maison hantée, par exemple, il y a forcément des araignées. Puis les formules toutes faites prennent le relais : avoir le cafard, ou le bourdon, ça n’est pas très positif… »

Une transmission parentale

Mais tout le monde ne développe pas le même degré de peur ou d’aversion. La mémoire collective ne saurait donc tout expliquer. Ici interviennent « l’éducation et le vécu de chacun, qui jouent à plusieurs niveaux, précise Christophe André. Pour certains, c’est un épisode traumatisant, pour d’autres un modèle parental peu rassurant ». Béatrice Copper-Royer renchérit : « Ce sont les parents qui transmettent la peur. L’enfant est toujours curieux de nature. Il explore tout ce qui se présente à ses yeux… jusqu’à ce qu’on le freine avec nos angoisses d’adultes. » Par la suite, ces peurs peuvent persister, à des degrés divers : « Quand on est peu sûr de soi, de façon générale, on se sent beaucoup plus facilement menacé par le monde extérieur », conclut-elle. Et on se persuade que les petites bêtes peuvent très bien manger les grosses !

 

Que faire ?

Apprivoisez
Moins on connaît l’objet de ses peurs, plus on le craint. Plus on laisse de place au fantasme, plus la panique grandit. En un mot : rationalisez vos peurs et désensibilisez-vous. Avant de partir à la campagne, habituez-vous en regardant régulièrement des photos, voire des vidéos d’insectes. Documentez-vous, pour évaluer leur danger réel. La peur devrait logiquement se moduler.

Respirez
Une fois sur place, ne partez pas en courant à la vue de la moindre abeille. La fuite augmente toujours la peur. Se laisser envahir par l’émotion peut transformer une simple peur en crise de panique. Respirez à fond et évaluez sereinement la situation : qui est vraiment la plus forte ? Qui court un réel danger ? Cette toute petite chose misérable, ou vous, grande chose armée d’un journal ? A vous de voir…

Conseils à l’entourage
Pensez à vos propres peurs – vous en avez forcément – avant de vous moquer de celui qui tremble devant une araignée. Inutile de le contraindre ou de lui faire une mauvaise blague : il transformera sa peur en hostilité à votre égard, plutôt que de réfléchir sur lui. En revanche, pas question de se sacrifier et de renoncer aux sorties en plein air. A force de voir les autres prendre du bon temps, il lui prendra peut-être l’envie d’en finir avec ses propres peurs pour partager ces moments de plaisir

 Sur le blog de Francesca http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:PEUR |on 18 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

Traverser nos peurs

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A la naissance, séparez un caneton des siens, élevez-le en laboratoire. Après quelques jours, projetez au-dessus de sa tête l’ombre d’un faucon : le caneton s’aplatit, corps et bec contre terre, signe qu’il a peur. Projetez l’ombre d’un oiseau migrateur : il n’a rien à craindre, et ne s’aplatit pas.

A l’instar des petits palmipèdes, chaque espèce a ses peurs, qui ont un sens en regard de sa survie. L’humain est ainsi naturellement prédisposé à redouter le noir, le vide, le froid, l’eau, la foudre, les animaux féroces, les regards fixes, les endroits clos… Mais qu’il développe une peur panique des coccinelles ou qu’il redoute le regard des autres au point de ne plus pouvoir sortir de chez lui, et l’on peut légitimement supposer que son « trouillomètre » est déréglé.

Pendant longtemps, l’explication dominante de ces terreurs incongrues a été celle de la psychanalyse. Freud voyait dans les phobies ou l’anxiété chronique la marque de l’échec du refoulement de pulsions sexuelles ou agressives inacceptables. Aujourd’hui, les comportementalistes privilégient plutôt l’explication « biopsychosociale ».

Ne pas dissimuler

D’un point de vue génétique, il semblerait en effet que le seuil d’acceptation physiologique et émotionnel de la peur varie d’un individu à l’autre. Dans cette perspective, les peureux seraient en réalité… des allergiques à la peur : s’ils paniquent à l’idée de prendre l’avion, ils redoutent plus que tout de ressentir les manifestations de la panique, convaincus qu’elle aura raison d’eux. Leur fragilité constitutive serait ensuite renforcée par des expériences malheureuses ou par une éducation qui surestime les dangers du monde et sous-estime leur capacité à y faire face.

Il n’est pas une peur que l’on ne puisse surmonter, même si son objet (les serpents, le regard des autres ou la mort) ne peut être effacé. Encore faut-il se résoudre à s’attaquer au problème. Malheureusement, le principal ennemi des grands anxieux et des phobiques, c’est la honte. Outre qu’ils consacrent une énergie colossale à éviter les situations anxiogènes, ils se compliquent terriblement l’existence en essayant de dissimuler leur peur à leur entourage. Leur vie devient ainsi une suite d’occasions manquées (un déplacement professionnel que l’on refuse par crainte de l’avion, un rendez-vous galant que l’on décline par peur de paraître idiot…) et beaucoup se réfugient dans la consommation d’alcool ou de psychotropes. Or, on est aussi peu responsable d’une peur maladive qu’on le serait de son diabète. En revanche, ce dont on peut prendre la responsabilité, c’est de se soigner.

S’exprimer

Parler de ses peurs permet de les dédramatiser. D’abord, parce que l’on a de fortes chances de constater que l’on n’est pas aussi seul qu’on le pensait. Ensuite, parce qu’il s’agit de sortir d’un monologue dans lequel on produit des pensées plus terrifiantes les unes que les autres (« Et si j’oubliais de me réveiller ? Et si j’avais laissé la porte ouverte ? Et si le ciel me tombait sur la tête ? »), auxquelles on apporte le plus souvent des réponses décourageantes (« Je ne m’en sortirai jamais, ce sera encore pire… »). Enfin, parce que ceux qui, dans notre entourage, sont parvenus à surmonter leur trac, leur phobie ou leur anxiété, ne manqueront pas de nous faire bénéficier de leurs stratégies. Ou de nous communiquer les coordonnées de leur thérapeute.

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Les mots de la peur

 La peur : c’est une réaction normale face à un danger réel (un molosse agressif, un ascenseur en chute libre…). Salutaire, elle permet de se protéger par l’immobilisation, la fuite ou le combat. Elle peut être surmontée par une explication logique ou lorsque le danger est circonscrit. 

L’anxiété : c’est l’appréhension d’un danger qui n’est pas encore apparu, qui peut ne pas survenir (tomber malade, échouer, ne plus être aimé…). Modérée, elle permet de prendre des précautions pour éviter les ennuis. Excessive, elle enferme le sujet dans une spirale d’inquiétudes et d’activisme destinés à réduire toute forme de risque. 

Le trac : c’est une anxiété d’évaluation déclenchée par le regard d’autrui : on craint d’être maladroit, jugé négativement. Elle devient maladive quand elle entraîne une véritable panique, une terrible honte de soi et un évitement chronique de situations banales (dîners, réunions, magasins). Le sujet souffre alors de phobie sociale. 

La phobie : c’est une peur disproportionnée devant ce que l’individu ressent comme un danger (un caniche joyeux, un ascenseur en fonctionnement…). Paniqué, le phobique perd tous ses moyens. Aucun raisonnement ne peut le rassurer. Sa liberté est restreinte par des stratégies d’évitement. 

A lire

Petites Angoisses et grosses phobies de Christophe André, illustrations de Muzo.
Pour affronter ses peurs avec humour, grâce à la pédagogie du psychiatre et le talent du dessinateur de BD (Le Seuil, 2002).

La Peur de tout d’Evelyne Mollard. 
Un ouvrage pointu, pour mieux comprendre les mécanismes de la peur et des thérapies comportementales et cognitives (Odile Jacob, 2003).

Arrêtez de vous faire du souci de Robert Ladouceur.
Agrémenté de tests et d’exercices, un guide pour s’aider soi-même (Odile Jacob, 2003).

 Francesca du blog http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:GUERISON, PEUR |on 13 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

Le Noir qui fait souvent peur

nuit-peurEn pleine nuit, il se réveille, traverse l’appartement. Pas de lumière, il faut faire vite : « Je crains de voir des yeux brillants dans la nuit ou des ombres sur les murs. Je me force à ne pas y penser, mais j’ai peur. » Pourtant, Paul est un grand garçon, il a 50 ans. Enfant, il pouvait appeler au secours, on le rassurait. Aujourd’hui, il n’en parle plus à personne : l’angoisse est restée, et la honte s’y est ajoutée. «Contrairement à la peur, qui avertit d’un danger réel, la phobie se développe sans raison apparente et provoque l’incompréhension de l’entourage », note la psychologue Béatrice Copper-Royer. Du coup, ceux qui en souffrent restent enfermés dans leur angoisse jusqu’au lever du jour. Le ventre noué, ils n’ont d’autre solution que de multiplier les stratégies pour éviter toute situation anxiogène : laisser les lumières allumées, regarder dix fois de suite sous leur lit, refuser de sortir seuls le soir… « Or, l’évitement ne fait que renforcer la peur, souligne le psychothérapeute Luis Véra. Les rituels mis en place pour se protéger finissent par devenir obsessionnels et empêchent de vivre normalement. » 

Une absence de repères

Mais de quoi ont-ils peur ? D’un agresseur au coin d’une rue, d’un monstre derrière le rideau… « Plus que tout, ils craignent d’être surpris, poursuit Luis Véra, de se retrouver démunis face à un danger imprévu et de perdre la tête. Et si, tout à coup, les monstres existaient réellement ? Et si l’irrationnel faisait irruption dans le réel, bouleversant ses règles et ses lois ? C’est cette perte de contrôle qui suscite l’angoisse. » Aussi, ces phobiques anticipent-ils le danger, croyant pouvoir y échapper. Ils sont vigilants à l’extrême car l’obscurité les prive de tout repère. « Ils se retrouvent face à eux-mêmes, explique le psychanalyste Paul Denis. Les conflits internes prennent alors toute la place. Le monstre ou l’agresseur symbolisent ces démons intérieurs. Qui viennent en outre combler un vide angoissant : avec eux, on n’est plus seul…» 

Un grand vide intérieur

« Pour l’enfant, la nuit est une rupture dans la relation avec sa mère, affirme Paul Denis. Pour retrouver celle-ci, il utilise ses ressources psychiques : il pense à elle et, même s’il ne la voit pas, il sait qu’elle est toujours là. » Il peut s’endormir tranquille, elle lui tient la main… Sauf quand le lien mère-enfant est trop distendu ou trop fusionnel : ces séparations sont alors source de profonde angoisse. « Une mère fragilisée ne peut pas communiquer à son enfant la sécurité intérieure suffisante pour lui permettre d’affronter la nuit et la solitude, remarque Béatrice Copper-Royer. Dans l’esprit de ce dernier, quand tout disparaît de son champ de vision, tout meurt. » L’angoisse de la mort, séparation ultime, se trouve donc au cœur de cette peur du noir. 

Chez certaines personnes, les terreurs nocturnes de l’enfance ne se sont jamais véritablement apaisées. « N’ayant pas reçu les armes nécessaires, l’adulte ne sait pas comment calmer son anxiété, constate Paul Denis. Il n’est, en fait, pas devenu une personne rassurante pour lui-même. » Chez d’autres, ces terreurs vont être brutalement réactivées par un accident de la vie – difficultés professionnelles, séparation, deuil. « Démuni, seul dans le noir, c’est alors l’enfant en eux qui appelle sa mère », conclut Béatrice Copper-Royer. 

Que faire ?

Luis Véra, psychothérapeute
« Apprivoisez le noir progressivement. Installez-vous d’abord pendant quelques minutes dans une pénombre relative. Respirez, réalisez qu’il ne vous arrive rien. Répétez l’exercice, en augmentant graduellement sa durée et l’intensité de l’obscurité. Chaque fois, ayez bien conscience de le faire dans un but thérapeutique. »

Paul Denis, psychanalyste
« N’ayez pas honte d’utiliser une veilleuse la nuit. Lisez un bon roman, pensez à vos projets de vacances : se nourrir d’images positives empêche de donner prise à la panique. Mais si l’angoisse perdure, consultez. Il faut en comprendre les causes profondes. »

Béatrice Copper-Royer, psychologue
« Interrogez-vous, seul ou avec un thérapeute. Ai-je connu une nuit effrayante ? Comment se passait le moment du coucher, enfant ? Remonter le fil de ses peurs permet de les désamorcer. »

 

Publié dans:PEUR |on 10 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

Naître à la mort

 

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« L’expérience de la naissance est la première expérience de l’émergence de la mort », déclarait Françoise Dolto dans Parler de la mort (Mercure de France, 1998). Notre venue au monde nous installe parmi ceux qui vont mourir. Elle implique d’emblée une perte : celle du placenta protecteur vécu par le nouveau-né comme une part de lui-même. Dès l’âge de 2-3 ans, l’enfant peut réaliser qu’une personne de son entourage est morte. Mais il s’imagine qu’elle est partie habiter dans un autre univers d’où elle reviendra peut-être. Pour un petit, mourir c’est vivre autrement. Inutile de s’inquiéter s’il ne pleure pas toutes les larmes de son corps et manifeste surtout de la curiosité (« Où il est papy, maintenant ? »). La mort intrigue les enfants, comme la sexualité et la procréation. En revanche, une absence de questionnements de sa part signale une difficulté : l’enfant se tait pour ménager ses parents s’il saisit leur incapacité à parler de ce décès. Or ce silence risque de le rendre inapte, plus tard, à assumer la confrontation avec la mort… sans se mortifier.

La peur s’installe

C’est une étape normale du développement de l’enfant. Vers 7 ans, l’idée de la mort devient très active. « J’y pensais tous les soirs avant de m’endormir, se souvient Delphine. J’étais angoissée à l’idée que j’allais mourir un jour. Pour me rassurer, j’ai imaginé un personnage, Monsieur Tout-le-Monde, nécessairement promis à la mort. Puis je me suis identifiée à lui. Alors, j’ai pu me dire que mourir était une chose normale et ma peur s’est atténuée. » Certains enfants, eux, ne cessent de craindre que « maman meurt ». Cette inquiétude provient d’un malaise ressenti par le tout-petit qui, lorsque sa mère s’absente, a peur qu’elle ne revienne pas, analyse Ginette Raimbault, psychanalyste et auteur de L’Enfant et la mort (Dunod, 1998). D’ordinaire, ce type d’angoisse s’apaise avec l’apprentissage de la solitude. 

Très tôt la conscience de la mort donne lieu à une peur des morts inspirée, selon Freud, par la culpabilité : nos relations aux autres sont toujours teintées d’ambivalence, l’être le mieux aimé est simultanément haï. Aussi, quand une personne proche s’en va, nous nous sentons coupables – plus ou moins consciemment – des sentiments hostiles que nous lui portions. D’où les scénarios d’enfants et les dessins campant monstres et fantômes. Ceux-là mêmes que nous retrouvons dans la littérature fantastique et les films d’épouvante. Toutefois, sauf situation névrotique où la culpabilité demeure inentamable, notre psychisme sait aussi se protéger et transformer les morts en êtres bienveillants. Mais, d’une façon générale, les morts impressionnent. Les précautions oratoires adoptées pour les désigner témoignent de notre embarras. D’un défunt, on préfère dire qu’il est parti ou plongé dans le sommeil de l’éternité. Saint Paul nommait les morts « ceux qui dorment ».

Publié dans:La MORT, PEUR |on 10 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

Un lien qui ne s’est pas créé

 

« Les animaux nous ramènent à la simplicité et apportent une affection constante, sans retenue », affirme la psychologue. Une idée difficile à accepter si l’on n’a pas été habitué précocement à leur contact. Une enfance passée sans animaux pourrait être l’une des explications à leur rejet. Car, comme le rappelle Annique Lavergne, les prémices de la capacité d’attachement se fondent, pour beaucoup, dans la petite enfance. Mais rien n’est immuable et on peut tout à fait apprendre à aimer les animaux. 

jour_du_jugement

Un miroir de nous-mêmes

« L’animal peut nous renvoyer à l’image que nous avons de nous-même », nous renseigne la psychanalyste Marjolaine Heymes. Etant avant tout « un être sensitif, il s’imprègne des traits essentiels de notre personnalité. Il peut alors jouer ce rôle de miroir puisqu’il est souvent la projection – inconsciente – de son maître. » Ainsi, quand une personne déclare détester, par exemple, les chats, qui sont des animaux indépendants, cela pourrait signifier qu’elle est en conflit, non pas avec cette espèce, mais avec ce qu’elle représente inconsciemment pour elle.
Deux cas de figure se présentent alors : soit l’individu n’a pas le tempérament qu’il attribue au chat et souhaiterait l’acquérir (il est trop dépendant – d’une personne, de son travail – et désirerait ne plus l’être) ; soit il possède ce trait de caractère mais il voudrait en changer (son indépendance l’isole et le fait souffrir).

Une difficulté à ressentir

« De nature instinctuelle, l’animal recherche le toucher. Il nous interroge donc sur notre propre capacité de contact », précise Marjolaine Heymes. Et comme celui-ci passe par le corps, lorsqu’une personne n’apprécie pas les animaux, cela peut signifier qu’elle est mal dans son enveloppe corporelle, coupée de ses sensations. Le contact et les échanges physiques deviennent ainsi, pour la personne qui n’aime pas les bêtes, une source d’appréhension, voire d’angoisse. Une peur d’investir son corps, et par là même de laisser trop de place à ses émotions, l’envahit, et c’est ce surinvestissement de son mental au détriment de son ressenti qui l’empêche d’avoir accès à l’animal. 

Faites preuve d’empathie
Essayez de vous mettre à la place d’une personne que vous connaissez bien et qui possède un animal. En vous plaçant de son point de vue, vous pourrez entrapercevoir ce que son compagnon lui apporte et saisirez ainsi mieux pourquoi votre ami l’aime. 
Peut-être commencerez-vous alors à considérer l’animal autrement et à estimer qu’il est digne d’intérêt, voire d’amour. Dites vous aussi que la tendresse peut s’apprendre.

Réappropriez-vous votre corps
Le contact avec un animal engage le corps. S’il vous est désagréable, c’est peut-être que le toucher d’une manière générale, celui des bêtes comme des humains, vous met mal à l’aise. Commencez par vous octroyer le droit de ressentir du plaisir par la peau. Le massage d’un professionnel, les caresses de votre compagnon ou les crèmes que vous appliquez sur votre corps peuvent vous donner accès à cette sensualité.

Conseils à l’entourage
Rien ne sert de juger celui qui n’aime pas les animaux, il a ses raisons. Vous pouvez en revanche essayer, doucement, de les lui faire apprécier. Pour ce faire, expliquez-lui ce que votre animal vous apporte. En comprenant l’importance de sa présence à vos yeux et de la tendresse qu’il vous donne, il saisira plus aisément le lien qui peut unir un être humain à un animal. Vous pouvez aussi approcher, petit à petit, votre compagnon de sa main en lui montrant les caresses que celui-ci affectionne particulièrement. L’essentiel est d’y aller progressivement.

Francesca du Blog http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:ANIMAUX, PEUR |on 8 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

Avoir moins peur de la vie et de la mort

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« Même pas peur ! » Dans les cours d’école, la formule marche encore. Mais, adulte, on a du mal à croire ceux qui font mine de ne rien craindre, car on a appris que s’engager dans la vie, construire, ne sont pas des chemins semés de roses. Sur notre route se présentent des petites peurs irrationnelles et gênantes : les insectes, le noir… Puis d’inévitables « dragons » : les changements imprévus, la maladie et, pour couronner le tout, celui devant lequel tous les autres s’inclinent, la mort. Bien sûr, on peut chercher à fuir nos peurs. Mais, généralement, celles-ci courent plus vite que nous et nous rattrapent. Qu’en faire, alors ? Certains optent pour une réponse spirituelle, d’autres, au contraire, aiment ressentir tant d’émotions. D’autres encore, prenant le risque de plonger dans leurs terreurs, s’en libèrent. Quelle sera votre stratégie pour ne plus avoir peur ?

Vous vous croyez épargné ? Pourtant, sans que nous en soyons toujours conscients, la peur est présente dès les premières heures de la vie. Rejetés du giron maternel, si confortable, si protecteur, nous naissons nus, vulnérables, et totalement dépendants. Comment ne pas être terrifiés ? Plus tard, grandir revient le plus souvent non pas à oublier la peur, mais plutôt à apprendre à avancer malgré ses freins : peur du loup, du noir, des grands dans la cour d’école, des examens, du premier baiser…

Et puis, à l’âge adulte, la peur de perdre son enfant. C’est en effet la réponse des internautes qui revient le plus souvent lorsqu’on les interroge sur leurs peurs. Parce que devenir parent, c’est aussi réaliser combien la vie est précieuse et précaire. 

Terrible paradoxe ! Plus nous nous installons dans la vie, plus nous prenons conscience de tous les risques qu’il y a à vivre… et plus nous nous rapprochons des trois « impensables », la maladie, la vieillesse, la mort, contre lesquelles nous ne pouvons rien. Et la boucle se referme : « Peut-être la peur de la mort n’est-elle que le souvenir de la peur de naître », disait l’écrivain russe Iouri Olecha (Pas de jour sans une ligne, L’Âge d’homme, 1995). 

Une peur peut en cacher une autre

Chacun a aussi son histoire personnelle avec la peur, une liaison qui s’est construite à partir des épisodes les plus marquants de sa vie. D’où les multiples objets sur lesquelles peut venir se « fixer » notre sentiment d’insécurité. 

Dans son dernier livre (Victime des autres, bourreau de soi-même, Robert Laffont, 2003), le psychanalyste Guy Corneau raconte qu’il avait été demandé aux participants d’un groupe thérapeutique d’établir une liste commune de leurs peurs. Au final, il en ressortait plus d’une centaine : celle de l’autorité, des OGM, des camions, ou encore d’être nu, de se salir, d’étouffer… La liste, bien que très variée, se rallongeait dès qu’un nouveau participant arrivait… avec ses propres sources d’angoisse. 

Pour Guy Corneau, l’exercice offrait un autre intérêt : montrer qu’une peur dite « de surface » ou circonstancielle nous protège toujours d’une autre plus profonde. Ainsi, la crainte obsédante de perdre ses cheveux préserve-t-elle l’un des participants du groupe thérapeutique d’entrer en contact avec sa peur de ne pas être aimé (une peur essentielle) qui, elle-même, masque sa peur existentielle de la solitude… Pour être apaisé, une seule solution : « Se délivrer des petites peurs pour aller vers des peurs plus grandes n’est pas, en soi, une perspective très alléchante, reconnaît le psychanalyste. Il s’agit pourtant du chemin que chacun est invité à suivre. » 

Cette lecture peut aussi aider à comprendre les paniques collectives, si irrationnelles. En effet, nos sociétés ont mis en place des systèmes perfectionnés pour sécuriser les populations – sécurité sociale, assurance chômage, antibiotiques… Rien n’y fait : notre sentiment de panique peut redémarrer dès le premier cas de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Pourquoi ? Lorsqu’on ne prend pas conscience de ses petites peurs personnelles, les menaces collectives nous atteignent deux fois plus fort. 

Ne pas avoir peur de sa peur

Catherine Aimelet-Périssol (auteur de Comment apprivoiser son crocodile, Robert Laffont, 2002), psychothérapeute, docteur en médecine et disciple de Henri Laborit (biologiste spécialiste des comportements, notamment liés à la peur, et auteur, entre autres, d’Eloge de la fuite, Gallimard, 1985), milite contre la tendance naturelle de chacun à refouler ses peurs, et à « zapper » ses angoisses à coups de médicaments ou d’alcool… « Si l’on se place du point de vue du cerveau “reptilien” et de nos besoins fondamentaux, une peur est toujours fondée, explique-t-elle. Elle a une fonction vitale. Grâce à elle, l’être est informé qu’il ne se fonde pas assez sur ses propres ressources. »

Dans cet esprit, même nos petites peurs doivent être considérées avec bienveillance. Et même si elles sont gênantes et impuissantes à changer le réel, « mieux elles sont accueillies, “reconnues”, moins on se ment à soi-même, plus on est en accord avec soi… et moins on a peur ! » conclut la thérapeute. Il s’agit alors de ne pas se voiler la face… pour être encore vraiment dans la vie. Et continuer à avancer, comme dans les chansons d’enfants : « Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas… Si le loup y était, il nous mangerait. Mais comme il n’y est pas, il nous mangera pas. » 

A lire

Guérir de ses peurs de Nathalie Jean.
Douze méthodes pour lutter contre les peurs paralysantes. Par une psychothérapeute, agoraphobe pendant treize ans (Le Dauphin blanc, 2003).

L’Audace de vivre d’Arnaud Desjardins. 
Imprégné par l’enseignement du sage indien Swâmi Prajnânpad, l’auteur, chercheur spirituel, explique pourquoi l’audace de vivre, c’est l’audace d’être soi-même (Pocket, 2000)

Francesca du blog http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:La MORT, PEUR |on 8 octobre, 2015 |Pas de commentaires »
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