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LE TEMOIGNAGE d’une vie à travers les Univers parallèles

 

ENTREVUE AVEC DANIEL MEUROIS-GIVAUDAN – Il y a de nombreuses demeures.

A l’état de veille, nous rêvons notre monde, de la même façon que nous rêvons durant notre sommeil… jusqu’à ce que nous ayons totalement dépassé la gigantesque sphère vibratoire de la Maya. (article de Marie-Johanne Croteau)

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Marie-Johanne Croteau : Daniel Meurois, vous venez de faire paraître votre dernier livre « Il y a de nombreuses demeures » consacré aux univers parallèles. L’une de ses particularités est qu’il cite beaucoup d’événements ayant marqué votre propre cheminement. Pourquoi, après trente années de témoignages, nous confier pour la première fois vos expériences personnelles ?

Daniel Meurois : Je crois tout simplement que le moment en était vraiment venu. Jusqu’à présente, je n’avais pas souhaité exposer publiquement – même en privé d’ailleurs – les expériences dont je témoigne ici et qui ont marqué de l’intérieur mon parcours à cause d’une espèce de pudeur, me semble-t-il. A mes yeux, elles sont en effet de l’ordre de l’intime. Qu’y a-t-il de plus personnel que les articulations par lesquelles notre âme apprend à fleurir ?

Et puis aussi, je ne voyais pas en quoi ma propre vie, dans quelques-uns de ses aspects privés, pouvait être intéressante pour qui que ce soit. Je suis cependant heureux du franchissement de cette « ligne rouge » car ce pas de plus me rapproche sans doute davantage de ceux qui me lisent. Je n’ai jamais aimé les distances. C’est la proximité et la simplicité qui permettent d’enseigner au-delà de l’intellect. F’autre part, je crois que les anecdotes que je cite étaient indispensables pour inviter chacun à explorer la notion d’univers parallèles d’une façon différente. J’ai voulu que ce soit en prise avec le quotidien et non pas par le biais d’un échafaudage d’hypothèses. Comprendre clairement la notion des univers parallèles est capital dans une démarche d’ouverture de conscience. En fait le vrai sujet de ce livre est celui des « sphères de vie » virtuelles que nous construisons à chaque instant par notre façon d’être et de penser.

Sa fonction est de nous amener à comprendre que nous co-créons constamment les mondes dans lesquels nous tâtonnons et évoluons. Même si nous acceptons déjà cette vérité dans son principe, nous ignorons cependant la plupart du temps comment cela fonctionne et à quel point nous naviguons dans nos propres créations.

Mon intention a donc été de mieux mettre en évidence le fait que les mondes qui nous entourent sont la résultante directe de nos niveaux de conscience successifs. Avant tout, c’est ce concept, celui des « niveaux de conscience », qui est au centre de la réflexion. Vu comme cela, je conçois que le propos puisse sembler aride, mais par le biais des anecdotes qui font mon propre vécu, on s’aperçoit rapidement qu’il n’en est rien… même si nous frôlons constamment les considérations de la physique quantique.

« Il y a de nombreuses demeures » clame tout simplement que la Vie est passionnante et fantastique. Il nous suggère de la débanaliser en nous faisant pénétrer dans quelques-uns de ces rouages les plus mystérieux ; ceux de ce qu’on appelle la mort, bien sûr, mais aussi, entre autres, ceux du rêve, ceux des mondes elfiques, puis archangéliques et enfin des Archétypes. D’y exposer également quelques méthodes de travail sur soi afin de développer la perception multidimensionnelle de notre être et donc de nous rapprocher de notre véritable nous-même. Au fil des pages, j’invite à prendre continuellement une sorte d’ascenseur entre les différents degrés de notre réalité … Le but est de faire reculer, voire de faire exploser nos barrières mentales. C’est la condition de base de tout espoir de retrouvailles avec Soi. Redécouvrir notre rapport avec l’univers, c’est nous redéfinir et, ultimement, être amené à réinventer les lois de celui-ci… jusqu’à la nature de sa matérialité.

MJC : Pouvez-vous nous parler plus précisément des différentes demeures de l’âme auxquelles vous faites allusion ? Vous avez évoqué celle de la mort, mais cette dimension n’a-t-elle pas déjà fait l’objet de nombreux livres ? En quoi votre témoignage est-il différent, ici ?

DM : Oui, lorsqu’on parle des demeures de l’âme, on pense tout de suite à la mort, et dans notre culture, on évoque aussitôt, comme par réflexe, les notions de paradis, de purgatoire et même d’enfer. On y est soit récompensé, soit mis en quarantaine… soit radicalement puni… Cela tourne autour d’une imagerie très dualiste, puérile et stéréotypée qui ne nous aide en rien à grandir, ni à comprendre le vrai sens de la vie.  Mon souhait était de montrer que ces univers ne sont pas des lieux générés par le Divin »quelque part » dans l’univers et dans lesquels « Il » nous place arbitrairement après notre mort, mais au contraire des espaces vibratoires que nous générons nous-mêmes par la nature de nos propres pensées et au sien desquels nous nous persuadons vivre. En réalité, les demeures de l’après-vie sont des hologrammes issus des micro-univers qui peuplent notre âme. On peut donc dire qu’il y en existe autant que d’êtres humains.

Les anecdotes que je cite m’amènent à insister sur le fait que tous les mondes dans lesquels nous vivons, ou vivrons, sont d’abord des espaces mentaux et émotionnels. Ce sont des bulles vibratoires destinées à exploser dès que nos horizons intérieurs reculeront. Tout cela nous incite forcément à explorer le concept d’illusion, la Maya. Mon témoignage vise beaucoup à nous faire prendre conscience de la nature profonde de la matière ainsi que de notre rapport inconscient avec elle. On s’imagine facilement que seule la matière de notre univers quotidien offre les aspects du tangible. C’est faux… Toutes les demeures que j’investigue, pas seulement celles de l’après-vie mais aussi, par exemple, celles des rêves ou du monde elfique, présentent les caractères du tangible. On a simplement affaire à un autre état de la matière, à une matière qui est la projection directe de ce que nous sommes intérieurement.

MJC : Vous venez de parler de la Maya, l’illusion. Pour vous, la Maya serait donc, paradoxalement, une réalité et non pas un concept philosophique ou métaphysique ?

DM : Elle est une évidence et non pas un concept… Les expériences dont je témoigne parlent d’ailleurs de notre monde quotidien comme d’une demeure parmi d’autres. celle-ci n’est que le fruit d’un hologramme collectif traduisant notre niveau de conscience moyen commun. Les Orientaux, familiers avec cette approche de la vie, l’appellent le Bhur Loka… Que tous ensemble nous commencions à penser la matière autrement et celle-ci modifiera aussitôt sa structure atomique et ses lois. Elle s’ajustera aux horizons de notre âme, elle en traduira les nouvelles perspectives…

Tous les phénomènes qu’on qualifie de miracles sont la résultante de l’infinie malléabilité de la matière. C’est avec cette malléabilité que jonglent quelques êtres réalisés. Leur niveau de conscience les a entraînés dans une autre relation avec le monde. Pour moi, il est clair qu’à l’état dit de veille, nous rêvons notre monde, de la même façon que nous rêvons durant notre sommeil ou encore que nous rêvons nos différentes demeures de l’au-delà… jusqu’à ce que nous ayons totalement dépassé la gigantesque sphère vibratoire de la Maya.

MJC : La Maya est donc l’obstacle absolu,  celui qui nous empêche de nous réaliser…

DM : On peut la voir de cette façon. Il serait cependant plus juste de la considérer aussi comme l’outil d’élévation le plus incroyable qui soit. Il faut s’user dans l’illusion des rêves pour finalement comprendre que ce sont des rêves et souhaiter ardemment l’Eveil, c’est à dire le retour à la Maison, derrière la multitude des demeures. C’est de l’errance à travers les différentes strates de l ’ego que jaillit l’impérieux besoin de retrouver le chemin de l’Origine.

MJC : Vous nous racontez avoir pénétré, une certaine nuit, dans ce qu’on appelle un sanctum. Vous avez donc découvert votre propre sanctum ou sanctuaire personnel, celui qui traduit l’architecture idéale de votre âme, le point de lumière réclamé par votre être pour se ressourcer. Pouvez-vous en dire plus ?

DM : Un sanctum est une sorte de refuge… ainsi qu’une plate-forme à partir de laquelle l’âme peut envisager s’élever davantage. La zone de conscience qu’il représente en dehors du corps est un outil de croissance. Le sanctum est la traduction fidèle de l’espace de notre cœur et des aspirations profondes de notre être. Il m’a semblé intéressant de d’indiquer de quelle façon chacun peut se tisser une telle demeure de ressourcement car, en vérité, sa réalisation et son atteinte en tant que « point d’ancrage céleste » ne sont pas réservées à quelques personnes dotées de capacités psychiques.

Chacun de nous peut aisément se bâtir son propre sanctum dans l’ »Invisible » ou devenir conscient de celui qui existe déjà. Nous devons réaliser le fait que nous sommes tous, sans le savoir, des architectes, des maçons, des charpentiers, des sculpteurs, des jardiniers-paysagistes… bref des créateurs. Construire lucidement, dans l’Invisible, une demeure ou un espace qui nous ressemblent c’est une belle façon de consolider une démarche intérieure. Pour certains, cela peut s’avérer plus facile que de méditer ou de prier. Prendre un bain de lumière dans son propre royaume est une bouffée d’air pur que toute âme peut s’offrir afin de mieux apprendre à retrouver la mémoire.

MJC : Comment pouvez-vous expliquer que les anciens Egyptiens, ceux du temps d’Akhenaton, par exemple, connaissaient déjà tout cela ?

DM : Vous savez, plus j’avance, plus je m’aperçois que nous n’avons pas inventé grand-chose malgré les millénaires qui ont passé. Les Anciens avaient une connaissance de l’esprit humain, des lois du cosmos et de la vie en général qui était infiniment plus profonde que nous ne le supposons. Nous ne faisons que redécouvrir au grand jour – et avec nos propres mots – la nature énergétique du corps et une multitude de réalités d’ordre vibratoire qui étaient jadis de l’ordre de l’évidence. Aujourd’hui, considérer l’existence d’autres demeures de vie à travers l’univers nous demande une ouverture d’esprit qui nous marginalise… C’est tout à fait surprenant car c’est comme si une large part de notre humanité avait passé des siècles à rétrécir son champ de vision au lieu de l’agrandir. Je suis d’ailleurs surpris que nous ayons fait tant de percées sur le plan technologique alors que, parallèlement, nos consciences ont manifestement très peu évolué. Viscéralement, émotivement et mentalement notre espèce est la même qu’il y a des milliers d’années. Elle s’est technicisée mais elle n’a pas maturé.

La sagesse et la connaissance sont présentes depuis l’aube des Temps… Je crois que notre époque se singularise seulement par le fait qu’elle les rend disponibles plus aisément au plus grand nombre. Nous n’avons rien gagné en qualité ni en profondeur mais, par contre, nous avons grandi en nombre.

MJC : Dans « Il y a de nombreuses demeures », vous nous dites que la méditation est une voie privilégiée pour visiter non seulement les demeures de notre âme, mais pour atteindre « la Maison du Père ». Vous évoquez aussi la puissance de la prière, sœur jumelle de la méditation, au cours d’un passage qui est certainement l’un des plus marquants de votre livre. Pourriez-vous commenter ?

DM : Aborder le thème de la prière dans le contexte des univers parallèles peut surprendre, néanmoins j’ai voulu aller dans cette direction car mon propre vécu me pousse à parler de la prière comme d’un outil de construction, pour édifier et parfaire la demeure que représente tout être humain. A mon sens, elle constitue un lien entre le Divin et nous, un lien qui entretient ce que j’appelle Souvenance, c’est à dire notre proximité, notre parenté avec la Source. En Occident, nous avons trop souvent l’habitude de concevoir la prière comme une récitation dont on ne se sert que lorsqu’on a quelque chose à demander au « Ciel ». Elle est abordée comme une supplique et est généralement vécue comme un monologue figé que l’on prononce plutôt machinalement.

L’anecdote que je relate à son propos en fait au contraire quelque chose de vivant et de dynamique qui l’apparente au dialogue. Je raconte en effet de quelle façon, quelque part dans l’Himalaya et dans un lâcher-prise total, une véritable ligne téléphonique s’est établie entre les sphères supérieures de mon être et ma réalité incarnée. Redécouvrir le vrai mécanisme ainsi que la fonction prière de la prière peut être une clé déterminante nous amenant à faire un bond en avant. La prière nous réintroduit dans le Sacré… et son aide redevient ainsi très concrète.

MJC : Pour la toute première fois, vous nous relatez une expérience unique, celle d’avoir approché le Portail des Archanges. Vous en rapportez les souvenirs inoubliables.. Pourquoi avez-vous eu accès à ce monde et ne pas en avoir parlé avant ce livre ?

DM : Tout d’abord, il faut préciser que je n’y ai pas eu accès, mais que j’ai connu la grâce d’approcher ce Portail. C’est très différent… Pour qu’elle raison ? Parce que je crois qu’en me permettant de soulever très légèrement un coin du voile, les Présences qui guident mes pas me donnaient ainsi l’opportunité de témoigner un peu plus de l’infinitude de Lumière à laquelle chacun de nous est convié. Pour avancer vers l’Esprit, notre âme a besoin de perspectives de Lumière de la même façon que notre corps réclame de l’oxygène et d’eau pour vivre. Il faut entrevoir ce qui est, ce qui nous attend, ce vers quoi  nous sommes aimantés pour trouver la force d’avancer. Il faut également prendre conscience par tous les moyens que notre forme de vie ou d’expression de la vie n’est qu’une parmi une multitude d’autres.

Notre espèce est extraordinairement égocentrique ; elle se sent être la mesure de tout de la même façon qu’elle se conçoit au sommet de la Création. C’est aberrant ! Tels que nous sommes, nous ne représentons guère plus que quelques acteurs à demi conscients dans le tournage d’une série télévisée qui se diffuse sur un seul des innombrables canaux de vie de l’univers. Non seulement il existe heureusement d’autres films, d’autres scénarios sur d’autres chaînes télévisées, mais il y a aussi d’autres récepteurs de télévision dotés d’autres qualités ou capacités que les nôtres ou que celles que nous pouvons imaginer. Si je n’ai pas parlé plus tôt de mon contact avec le monde archangélique, c’est parce que je craignais de caricaturer des moments qui avaient été particulièrement sacrés pour moi. J’ai fait le pas parce que je maîtrise peut-être un peu plus l’écriture qu’autrefois et parce que le sujet abordé m’y poussait fortement. Il faut savoir que ma méthode de travail n’a rien à voir ici avec le 61pXeLRdG-L._channeling et qu’il y aura toujours des choses, des éléments ou informations qui ne seront pas communicables à travers des mots.

L’expérience directe sera à jamais irremplaçable. C’est cela qui me rend sensible, par exemple, à la pensée gnostique ; grandir non pas en croyant simplement mais en éprouvant, en expérimentant, donc en connaissant du dedans. « Il y a de nombreuses demeures » nous invite à ce type d’approche. N’est-il pas écrit qu’il faut demander pour recevoir ? Bous sommes la porte d’entrée conduisant à ne infinité de demeures… Pourquoi ne pas alors utiliser nos vies à tout mettre en œuvre afin d’en obtenir les clés ? Si nous voulons nous libérer, je crois qu’il convient d’abord d’apprendre à distinguer la nature des barreaux de notre prison.

propos recueillis par M.J.Croteau -

 

Publié dans:AME, PENSEE, REVES |on 24 novembre, 2013 |1 Commentaire »

Lamentations d’un martyr du bruit

par Marc Chevrier

Au bruit qu’elle sécrète à grande échelle, la civilisation moderne offre un contrepoison, une musique rampante et omniprésente, qui joue à toute heure, en toute situation. C’est la musique flatteuse des ascenseurs et des centres commerciaux, celle qui languit dans le cabinet du dentiste, celle qui nous afflige au téléphone ou qui bourdonne dans les gymnases et défonce les tympans dans les discothèques ou celle qui meuble nos pièces !

Lamentations d’un martyr du bruit  dans GUERISON images-21

La musique est aujourd’hui de moins en moins un acte volontaire ; elle est de plus en plus subie. La musique commerciale qui gouverne maintenant les lieux publics est une espèce de fluide insipide, jeté là pour tromper l’ennui de ces lieux ou pour masquer des rumeurs parasites. Composée pour créer une « atmosphère », elle enlève plutôt aux lieux qu’elle doit égayer leur vitalité. Au début des années 1960, l’historien américain Daniel J. Boorstin avait remarqué comment la civilisation de l’image poussait la musique à devenir une activité secondaire, servant à accompagner la relaxation, l’amour, le travail, la consommation, etc. La musique devient un « flot homogène et sans fin » qu’on n’écoute plus mais dont on se sert pour remplir nos vides.

Dans le monde désenchanté qui est devenu le nôtre, le peuple ne se presse plus à l’église pour entendre les chœurs psalmodier. Délaissée par ses fidèles qui jadis communiaient avec elle au son des kyrie et des alléluia, la religion chrétienne entre en concurrence avec une pléiade de minorités spirituelles et de thérapeutes patentés de l’âme pour capter l’attention d’un peuple incroyant, qui écoute dans son salon des chants grégoriens, des valses viennoises, du reggae et du western, Charles Aznavour, Elton John ou les Pet Shop Boys. Pendant des siècles, le christianisme avait enseigné que la spiritualité passait par une alternance de silence et de musique. La vie monastique avait porté à sa perfection cette règle de vie. Elle s’est perdue aujourd’hui. Le recueillement, la prière et le silence paraissent des pratiques surannées et la musique, émancipée du service religieux, ne connaît plus de mesure pour arrêter de jouer à toute heure grâce au miracle technique des ondes et de la stéréophonie.

Les temples de la sonocratie

Les archéologues qui étudieront dans quelques siècles notre civilisation seront peut-être frappés d’étonnement en tombant sur nos disques, nos appareils acoustiques et ces lieux vides le jour que sont les boîtes de nuit. Peut-être croiront-ils y reconnaître les vestiges d’une religion du bruit. En effet, les danses frénétiques au son du rock’n Roll, du dance music, du techno et du rap dans l’atmosphère psychédélique des discothèques hyper-équipées et les méga-concerts dans les stades avec leurs idoles lascives déchaînant une foule en transe ont remplacé les messes comme occasion de communion collective avec la musique. En fait, ce n’est pas tant la musique qu’on célèbre dans ces grands défouloirs extatiques, que la puissance technique du son portée à son paroxysme par des appareils dont le perfectionnement n’a pas de terme et auquel les chanteurs, usant de tous leurs charmes, ajoutent une charge érotique qui subjugue les foules. Ainsi s’affirment les discothèques, les bars et les salles de concert comme les nouveaux temples du bruit où s’engouffre une jeunesse sacrifiant d’emblée la virginité de ses oreilles au grand dieu Moloch crachotant ses décibels à travers des monolithes hurlants. Ce sont des équarrissoirs des sons où s’amalgament les sensations et où tous les interdits sont levés. Le délire technique des décibels crée entre les danseurs un écran sonore qui empêche toute véritable communication de se nouer et anesthésie l’ouïe.

La musique asservie à l’image

Cet écran qui abolit la parole donne néanmoins libre cours aux fantasmes. Dans la masse indifférenciée des corps en sueur assommés par le boum-boum, on joue à touche-pipi, à presse-nichons ou on décroche du monde en sniffant quelque poudre hallucinogène. Le plus souvent, la musique qui est jouée dans ces temples est d’une grande pauvreté. À preuve, pour en mousser la valeur, on la flanque de vidéo-clips clinquants et sulfureux et on exhibe sur toutes les tribunes l’image sexy de l’idole. Asservie à l’image, la musique ne vaut que par sa stridence et sa capacité de remplir les tiroirs-caisses. Tous les vacarmistes et pétaradaires qui sévissent dans les boîtes de nuit, les hebdos culturels, les studios de télé et de vidéo vous diront qu’ils officient pour la jeunesse dont ils soulagent le désarroi. Foutaise que tout cela. L’industrie du décibel est une entreprise beaucoup trop payante pour que l’on baisse le volume. Les gens « in » s’éclatent les oreilles dans des discos, enrichissent les sonocrates de leur argent de poche et se découvrent dans la trentaine des problèmes de surdité. Les gens « out » se mettent des bouchons, se font taxer de ringards ennuyeux et aspirent à l’inaccessible silence.

Le rêve d’une écologie sonore

La souffrance causée par le bruit n’est rédemptrice de rien du tout. C’est un flot de non-sens qui enlaidit notre existence et anémie notre sensibilité. Le philosophe Schopenhauer écrivait « Le bruit est la plus importante des formes d’interruption. C’est non seulement une interruption, mais aussi une rupture de la pensée ». Le bruit est plus que l’interruption de la pensée. C’est rien de moins que l’éclipse de l’humanité en nous. Consentir au bruit, que ce soit aux détritus sonores de nos machines ou à la musique « eau de vaisselle » des magasins ou à la fournaise sonore des prytanées du décibel, c’est consentir à la barbarie que notre civilisation technicienne tolère et encourage. L’enfer, c’est le bruit en nous.

Des machines antibruit

Les martyrs du bruit sont plus nombreux qu’on croit. Ils souffrent en silence, comme des animaux blessés par l’outrageuse modernité de nos mœurs stridulantes. Bien sûr, les médias, qui sont à l’affût du moindre bruit, font peu de cas de leur malheur, et les scientifiques, si prompts à montrer les effets délétères du tabac ou des hamburgers trop gras, semblent négliger cette cause si universelle de stress. Les physiciens nous annoncent que bientôt la science mettra au point des machines antibruit, qui annuleront les effets des ondes décibelogènes. Les souffrances provoquées par la technique trouveront-elles un terme avec elle ? Pour avoir la paix, faudra-t-il se promener avec un scaphandre antibruit et fonder une association des victimes d’acharnement acoustique qui intente à tous les fouleurs de bruit de méchants procès ?

Quant à moi, le paysage sonore est une dimension aussi importante de l’écologie que le paysage visuel ou la préservation des écosystèmes. Pour en être conscient, il faut tout d’abord muscler sa sensibilité, avoir le courage du silence et savoir dire non aux paillettes brûlantes du bruit. Alors, la vraie musique, celle qui est écoutée dans sa pleine mesure, qui arrive à point et qu’on a eu le temps de désirer, n’en sonnera que meilleure.

Extraits de l’article de Marc Chevirer publié dans la revue « L’Agora » (nov.déc. 1997, vol.5, n°1, Canada) et reproduit avec l’aimable autorisation de Jacques Dufresne à la PGPRODUCTION. http://agora.qc.ca/pages.php

Publié dans:GUERISON, REVES |on 7 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

Le sommeil et les rêves


 

 Le sommeil et les rêves dans REVES images1L’Esprit incarné demeure-t-il volontiers sous son enveloppe corporelle ?
 » C’est comme si tu demandais si le prisonnier se plaît sous les verrous. L’Esprit incarné aspire sans cesse à la délivrance, et plus l’enveloppe est grossière, plus il désire en être débarrassé. « 

Pendant le sommeil, l’âme se repose-t-elle comme le corps ?
 » Non, l’Esprit n’est jamais inactif. Pendant le sommeil, les liens qui l’unissent au corps sont relâchés, et le corps n’ayant pas besoin de lui, il parcourt l’espace, et entre en relation plus directe avec les autres Esprits. « 

 Comment pouvons-nous juger de la liberté de l’Esprit pendant le sommeil ?
 » Par les rêves. Crois bien que lorsque le corps repose, l’Esprit a plus de facultés que dans la veille ; il a le souvenir du passé et quelquefois prévision de l’avenir ; il acquiert plus de puissance et peut entrer en communication avec les autres Esprits, soit dans ce monde, soit dans un autre. Souvent, tu dis : J’ai fait un rêve bizarre, un rêve affreux, mais qui n’a aucune vraisemblance ; tu te trompes ; c’est souvent un souvenir des lieux et des choses que tu as vus ou que tu verras dans une autre existence ou à un autre moment. Le corps étant engourdi, l’Esprit tâche de briser sa chaîne en cherchant dans le passé ou dans l’avenir.

« Pauvres hommes, que vous connaissez peu les phénomènes les plus ordinaires de la vie ! Vous croyez être bien savants, et les choses les plus vulgaires vous embarrassent ; à cette question de tous les enfants : qu’est-ce que nous faisons quand nous dormons ? Qu’est-ce que c’est que les rêves ? Vous restez interdits.

« Le sommeil délivre en partie l’âme du corps. Quand on dort, on est momentanément dans l’état où l’on se trouve d’une manière fixe après la mort. Les Esprits qui sont tôt dégagés de la matière à leur mort ont eu des sommeils intelligents ; ceux-là, quand ils dorment, rejoignent la société des autres êtres supérieurs à eux : ils voyagent, causent et s’instruisent avec eux ; ils travaillent même à des ouvrages qu’ils trouvent tout faits en mourant. Ceci doit vous apprendre une fois de plus à ne pas craindre la mort, puisque vous mourez tous les jours selon la parole d’un saint.

« Voilà pour les Esprits élevés ; mais pour la masse des hommes qui, à la mort, doivent rester de longues heures dans ce trouble, dans cette incertitude dont ils vous ont parlé, ceux-là vont, soit dans des mondes inférieurs à la terre, où d’anciennes affections les rappellent, soit chercher des plaisirs peut-être encore plus bas que ceux qu’ils ont ici ; ils vont puiser des doctrines encore plus viles, plus ignobles, plus nuisibles que celles qu’ils professent au milieu de vous. Et ce qui engendre la sympathie sur la terre n’est pas autre chose que ce fait qu’on se sent, au réveil, rapproché par le coeur de ceux avec qui on vient de passer huit à neuf heures de bonheur ou de plaisir. Ce qui explique aussi ces antipathies invincibles, c’est qu’on sait au fond de son coeur que ces gens-là ont une autre conscience que la nôtre, parce qu’on les connaît sans les avoir jamais vus avec les yeux. C’est encore ce qui explique l’indifférence, puisqu’on ne tient pas à faire de nouveaux amis, lorsqu’on sait qu’on en a d’autres qui nous aiment et nous chérissent. En un mot, le sommeil influe plus que vous ne pensez sur votre vie.
« Par l’effet du sommeil, les Esprits incarnés sont toujours en rapport avec le monde des Esprits, et c’est ce qui fait que les Esprits supérieurs consentent, sans trop de répulsion, à s’incarner parmi vous. Dieu a voulu que pendant leur contact avec le vice, ils pussent aller se retremper à la source du bien, pour ne pas faillir eux-mêmes, eux qui venaient instruire les autres. Le sommeil est la porte que Dieu leur a ouverte vers leurs amis du ciel ; c’est la récréation après le travail, en attendant la grande délivrance, la libération finale qui doit les rendre à leur vrai milieu.

« Le rêve est le souvenir de ce que votre Esprit a vu pendant le sommeil ; mais remarquez que vous ne rêvez pas toujours, parce que vous ne vous souvenez pas toujours de ce que vous avez vu, ou de tout ce que vous avez vu. Ce n’est pas votre âme dans tout son développement ; ce n’est souvent que le souvenir du trouble qui accompagne votre départ ou votre rentrée, auquel se joint celui de ce que vous avez fait ou de ce qui vous préoccupe dans l’état de veille ; sans cela, comment expliqueriez-vous ces rêves absurdes que font les plus savants comme les plus simples ? Les mauvais Esprits se servent aussi des rêves pour tourmenter les âmes faibles et pusillanimes.

« Au reste, vous verrez dans peu se développer une autre espèce de rêves ; elle est aussi ancienne que celle que vous connaissez, mais vous l’ignorez. Le rêve de Jeanne, le rêve de Jacob, le rêve des prophètes juifs et de quelques devins indiens : ce rêve-là est le souvenir de l’âme entièrement dégagée du corps, le souvenir de cette seconde vie dont je vous parlais tout à l’heure.

« Cherchez bien à distinguer ces deux sortes de rêves dans ceux dont vous vous souviendrez ; sans cela vous tomberiez dans des contradictions et dans des erreurs qui seraient funestes à votre foi. « 

Les rêves sont le produit de l’émancipation de l’âme rendue plus indépendante par la suspension de la vie active et de relation. De là une sorte de clairvoyance indéfinie qui s’étend aux lieux les plus éloignés ou que l’on n’a jamais vus, et quelquefois même à d’autres mondes. De là encore le souvenir qui retrace à la mémoire les événements accomplis dans l’existence présente ou dans les existences antérieures ; l’étrangeté des images de ce qui se passe ou s’est passé dans des mondes inconnus, entremêlées des choses du monde actuel, forment ces ensembles bizarres et confus qui semblent n’avoir ni sens ni liaison.

L’incohérence des rêves s’explique encore par les lacunes que produit le souvenir incomplet de ce qui nous est apparu en songe. Tel serait un récit dont on aurait tronqué au hasard des phrases ou des parties de phrases : les fragments qui resteraient étant réunis perdraient toute signification raisonnable.

Pourquoi ne se rappelle-t-on pas toujours les rêves ?
 » Dans ce que tu appelles le sommeil, ce n’est que le repos du corps, car l’Esprit est toujours en mouvement ; là, il recouvre un peu de sa liberté, et correspond avec ceux qui lui sont chers, soit dans ce monde, soit dans d’autres ; mais comme le corps est une matière lourde et grossière, il conserve difficilement les impressions qu’a reçues l’Esprit, parce que l’Esprit ne les a pas perçues par les organes du corps. « 

Que penser de la signification attribuée aux rêves ?
 » Les rêves ne sont point vrais comme l’entendent les diseurs de bonne aventure, car il est absurde de croire que rêver de telle chose annonce telle chose. Ils sont vrais en ce sens qu’ils présentent des images réelles pour l’Esprit, mais qui souvent n’ont pas de rapport avec ce qui se passe dans la vie corporelle ; souvent aussi, comme nous l’avons dit, c’est un souvenir ; ce peut être enfin quelquefois un pressentiment de l’avenir, si Dieu le permet, ou la vue de ce qui se passe à ce moment dans un autre lieu et où l’âme se transporte. N’avez-vous pas de nombreux exemples que des personnes apparaissent en songe et viennent avertir leurs parents ou leurs amis de ce qui leur arrive ? Qu’est-ce que c’est que ces apparitions, sinon l’âme ou l’Esprit de ces personnes qui vient communiquer avec le vôtre ? Quand vous acquérez la certitude que ce que vous avez vu a réellement eu lieu, n’est-ce pas une preuve que l’imagination n’y est pour rien, si surtout cette chose n’était nullement dans votre pensée pendant la veille ? « 

On voit souvent en rêve des choses qui semblent des pressentiments et qui ne s’accomplissent pas ; d’où cela vient-il ?
 » Elles peuvent s’accomplir pour l’Esprit, sinon pour le corps, c’est-à-dire que l’Esprit voit la chose qu’il désire parce qu’il va la trouver. Il ne faut pas oublier que, pendant le sommeil, l’âme est toujours plus ou moins sous l’influence de la matière, et que, par conséquent, elle ne s’affranchit jamais complètement des idées terrestres ; il en résulte que les préoccupations de la veille peuvent donner à ce que l’on voit l’apparence de ce que l’on désire ou de ce que l’on craint ; c’est là véritablement ce que l’on peut appeler un effet de l’imagination. Lorsqu’on est fortement préoccupé d’une idée, on y rattache tout ce que l’on voit. « 

Lorsque nous voyons en rêve des personnes vivantes, que nous connaissons parfaitement, accomplir des actes auxquels elles ne songent nullement, n’est-ce pas un effet de pure imagination ?
 » Auxquels elles ne songent nullement, qu’en sais-tu ? Leur Esprit peut venir visiter le tien, comme le tien peut visiter le leur, et tu ne sais pas toujours à quoi il pense. Et puis souvent aussi vous appliquez à des personnes que vous connaissez, et selon vos désirs, ce qui s’est passé ou se passe dans d’autres existences. « 

Le sommeil complet est-il nécessaire pour l’émancipation de l’Esprit ?
 » Non l’Esprit recouvre sa liberté quand les sens s’engourdissent ; il profite, pour s’émanciper, de tous les instants de répit que lui laisse le corps. Dès qu’il y a prostration des forces vitales, l’Esprit se dégage, et plus le corps est faible, plus l’Esprit est libre. « 

C’est ainsi que le demi-sommeil, ou un simple engourdissement des sens, présente souvent les mêmes images que le rêve.

Il nous semble quelquefois entendre en nous-mêmes des mots prononcés distinctement et qui n’ont aucun rapport avec ce qui nous préoccupe, d’où cela vient-il ?
 » Oui, et même des phrases tout entières, surtout quand les sens commencent à s’engourdir. C’est quelquefois un faible écho d’un Esprit qui veut communiquer avec toi. « 

Souvent, dans un état qui n’est pas encore le demi-sommeil, lorsque nous avons les yeux fermés, nous voyons des images distinctes, des figures dont nous saisissons les plus minutieux détails ; est-ce un effet de vision ou d’imagination ?
 » Le corps étant engourdi, l’Esprit cherche à briser sa chaîne : il se transporte et voit ; si le sommeil était complet, ce serait un rêve. « 

On a quelquefois pendant le sommeil ou le demi-sommeil des idées qui semblent très bonnes, et qui, malgré les efforts que l’on fait pour se les rappeler, s’effacent de la mémoire ; d’où viennent ces idées ?
 » Elles sont le résultat de la liberté de l’Esprit qui s’émancipe et jouit de plus de facultés pendant ce moment. Ce sont souvent aussi des conseils que donnent d’autres Esprits. « 


- A quoi servent ces idées et ces conseils, puisqu’on en perd le souvenir et qu’on ne peut en profiter ?

 » Ces idées appartiennent quelquefois plus au monde des Esprits qu’au monde corporel ; mais le plus souvent si le corps oublie, l’Esprit se souvient, et l’idée revient au moment nécessaire comme une inspiration du moment. « 

L’Esprit incarné, dans les moments où il est dégagé de la matière et agit comme Esprit, sait-il l’époque de sa mort ?
 » Souvent il la pressent ; quelquefois il en a la conscience très nette, et c’est ce qui, dans l’état de veille, lui en donne l’intuition ; de là vient que certaines personnes prévoient quelquefois leur mort avec une grande exactitude. « 

L’activité de l’Esprit pendant le repos ou le sommeil du corps, peut-elle faire éprouver de la fatigue à ce dernier ?

 » Oui, car l’Esprit tient au corps, comme le ballon captif tient au poteau ; or, de même que les secousses du ballon ébranlent le poteau, l’activité de l’Esprit réagit sur le corps, et peut lui faire éprouver de la fatigue. « 

Issu du livre d’Allan Kardec : Le livre des Esprits – Livre II

Publié dans:REVES |on 20 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Techniques secrètes issues du yoga tibétain

Les hauts pouvoirs spirituels 
par la maîtrise des rêves

Techniques secrètes issues du yoga tibétain dans EXERCICES DEVELOPPEMENT images-101

Depuis des centaines et des centaines d’années, le yoga tibétain, forme particulière de yoga mental, a permis à ses adeptes d’atteindre les plus hauts pouvoirs spirituels et psychiques.

Une des techniques utilisées et certainement la plus efficace est celle qui consiste à garder une conscience claire et lucide pendant que le corps est parfaitement au repos.

Le yoga nidra donne également de formidables résultats, bien qu’ils soient plus longs à acquérir que par les enseignements tibétains dont il est question ici.

L’appellation moderne de ces techniques a été regroupée sous le vocable de « rêve lucide ». Il s’agit, ni plus ni moins, d’une forme de contrôle qui, malheureusement, s’arrête au simple niveau des amusettes mentales.

Les adeptes du rêve lucide se contentent bien souvent de reproduire, dans le domaine du rêve contrôlé, les actes qu’ils souhaiteraient accomplir dans le domaine de la conscience quotidienne.

Rien de répréhensible à cela, bien sûr, mais il est dommage de se contenter de si peu quand de si belles et grandes choses peuvent être accomplies par le biais de la maîtrise des rêves à son plus haut niveau.

Plusieurs ouvrages ont paru ces dernières années, expliquant, avec plus ou moins de compétence, comment atteindre le niveau parfait de contrôle des rêves et ainsi passer à volonté du domaine de la conscience ordinaire à celui de la conscience intermédiaire, puis à celui de la conscience parfaite, celle des grands lamas et autres véritables initiés.

Il est pourtant dommage que ces ouvrages ne soient, bien souvent, écrits que pour des personnes ayant déjà une connaissance assez avancée des enseignements tibétains et des implications mentales profondes des termes utilisés.

Ces techniques, simples, mais formidablement efficaces devraient être mises à la portée de quiconque cherche à développer sa perception du monde environnant et ses facultés mentales et spirituelles.

Les hauteurs spirituelles, que ces techniques permettent d’atteindre, n’ont pour seule limite que celle que s’imposera à lui-même celui qui suivra ces enseignements.

Rendre ces enseignements accessibles à tous, sans avoir à se rendre dans une lamaserie, ou bien suivre avec dévotion les directives d’un gourou, plus ou moins compétent, au risque de perdre de précieuses années sur le sentier de sa propre progression, voilà ce qu’il conviendrait de réaliser.

Les sommets de la maîtrise personnelle que confèrent ces techniques n’ont rien d’équivalent dans toutes les cultures spirituelles du monde.

Ici, nul besoin d’adopter une croyance quelconque, ni de renier ses propres croyances si l’on en a. Le sommeil et l’état de conscience qu’il engendre sont commun à tous les êtres humains !

Quelle que soit sa race, sa couleur, sa religion, chaque humain de cette planète connaît le même état de conscience dans chaque période de sa vie qu’il consacre au sommeil et aux rêves.

Ces derniers sont si importants pour le bien-être global d’un individu que, si l´on prive quelqu’un de rêves pendant une certaine période, par des stimuli extérieurs, il est possible que cette personne finisse par mourir.

Les résultats d’expériences semblables, menées sur des rats, ont été une confirmation de ces suppositions scientifiques, basées sur des constatations relatives à la détérioration psychique des individus soumis à ce stress de privation des rêves pendant quelques jours seulement.

Ceci démontre à quel point la période de sommeil et de rêves est importante pour un individu.

Apprendre à maîtriser cette période qui, rappelons-le, représente près du tiers de la vie d’une personne, est donc d’une importance capitale pour que l’ensemble de la vie se déroule de manière harmonieuse.

Permettant ainsi d’atteindre des états donnant la parfaite maîtrise des facultés supérieures de la conscience.

Toute personne désireuse de se développer complètement, dans tous les domaines qui lui tiennent à cœur, devrait pouvoir avoir accès à ces enseignements, sans risquer de tomber dans des pièges de fausses croyances.

Le sommeil est une activité humaine normale, faisant partie de la vie de tout individu.

Il est donc d’une importance capitale que chacun arrive à la maîtrise de cette période importante de sa vie et en fasse une voie d’évolution spirituelle rapide, ne dépendant que de sa propre volonté.

DC Braibant
Auteur de la méthode « Maîtrise de votre conscience et de vos rêves« 

Publié dans:EXERCICES DEVELOPPEMENT, GUERISON, REVES |on 10 septembre, 2013 |Pas de commentaires »

Le symbolisme des animaux

Barbara Hannah – Postface
d’Élisabeth de Fontenay

Le symbolisme des animaux dans ANIMAUX animauxCet ouvrage prend sa source dans plusieurs séries de cours sur le symbolisme des animaux, données par Barbara Hannah à l’Institut C.G. Jung de Zurich, entre 1950 et 1960. 

David Eldred, éditeur en langue anglaise, donne le ton : « Assister aux cours de Barbara Hannah relevait du pur plaisir. Il suffisait de bien s’installer, de goûter à la présentation et au développement du sujet et de se laisser stimuler par sa chaleur, son sens dramatique et son humour, son ironie. On n’avait aucune peine à suivre ses cours du début à la fin, et l’on n’avait pas besoin de laisser vagabonder son esprit.

Elle connaissait parfaitement bien son sujet, ajoutait spontanément des réflexions et des anecdotes, et improvisait librement. Elle n’était pas du genre à être impressionnée par la prolixité et l’érudition et avait le don de rendre la psychologie analytique vivante, pour les savants comme pour les nouveaux venus qui abordaient la pensée junguienne. »

Monique et Michel Bacchetta précisent dans l’avant-propos : « C.G. Jung lui-même s’est très souvent penché sur le symbolisme des animaux, et Barbara Hannah s’appuie également sur les écrits de Jung et des alchimistes pour tenter d’éclairer, à l’aide de la chatte ou du cheval, du taureau ou du lion, des mouvements d’humeur ou des états d’esprit mystérieux, des passions comme des paresses, des aspirations créatrices ou des profondes détresses. Ce que nous vivons, qui nous habite, plonge des racines dans les profondeurs de l’inconscient. Grâce à la présence d’animaux secourables ou redoutables, le dynamisme qui est à l’œuvre en nous trouve à s’exprimer, il s’apprivoise, son langage se déchiffre, et un dialogue s’instaure, comme si un lien de plus en plus étroit parvenait à se forger entre le conscient et l’inconscient, comme si une complicité se créait, une connivence. »

Quelques extraits
Page 34 : « Je ne crois pas que ce soit aller trop loin que de dire que la véritable raison d’être si attentifs aux animaux de nos rêves et de nos imaginations actives est qu’ils représentent des formes de vie restées en contact avec une forme de savoir absolu. Les «animaux» dans nos rêves et nos imaginations actives sont ceux-là mêmes qui peuvent nous conduire à cette source de vie naturelle. »

Page 95 : « La question de savoir si l’inconscient nous accepte est donc une vraie question. Il n’y a rien que nous puissions faire dans le processus d’individuation, ou dans le problème de la fonction inférieure, à moins que l’inconscient ne soit d’accord. S’il le ne veut pas, il ne nous enverra ni rêves ni aide instinctive. » 

Page 171/172 : « Sauf si l’on a affaire à des situations très rationnelles et sophistiquées, nous ne pouvons pas faire grand-chose sans l’aide de nos instincts, et l’un des symptômes les plus menaçants aujourd’hui est l’énorme fossé qui s’est creusé entre eux et nous. Nous pourrions aller jusqu’à dire sans exagérer que la condition sine qua non de la survie de notre civilisation est de renforcer consciemment nos liens avec nos instincts et notre nature intérieure. »

Page 238 : « Jung a fait remarquer un jour dans un séminaire que, dans toute analyse profonde, l’heure vient, si brève soit-elle, où l’importance du moi ne compte tout simplement plus et s’efface devant une expérience fondée sur l’éternel. Si vous pouvez en faire l’expérience, vous vous sentez alors mieux enraciné et plus sûr de vous ; si vous faites vraiment l’expérience de l’éternel un bref instant, alors ce qui arrive à votre moi extérieur, transitoire et changeant, perd toute son importance. »

Page 344 : « J’ai souvent cité Emma Jung qui m’a dit quelque chose qui s’est avéré d’une grande aide pour moi, au bout d’un an ou deux passés ici. Elle croyait beaucoup dans les émotions négatives et pensait que l’on pouvait en tirer un grand profit si l’on trouvait le moyen de les laisser s’exprimer elles-mêmes au lieu de se soumettre à elles ou de les combattre. La lutte que chaque femme engage contre l’animus quand celui-ci tente de se rendre maître de ses émotions serait un exemple du forgeron travaillant le feu du lion sur l’enclume. Cette idée dont je lui suis redevable a été l’une des plus utiles au cours de mon analyse. »

Page 355 : « Si nous ne pouvons pas accepter l’émotion et l’instinct, nous ne pouvons pas nous ouvrir à la transformation. C’est la raison pour laquelle les intellectuels purs sont parfois si infantiles. Nous devons nous réconcilier avec le lion – l’instinct – car, après tout, nul ne peut franchir les grandes étapes de la vie, comme le mariage, la mort, ou un examen particulièrement difficile, sans l’aide de son instinct et de son émotivité — sauf peut-être un examen. Quoique ! »

Éditions La Fontaine de Pierre – 490 pages – 15 cm x 22 cm
Traduit de l’anglais par Françoise de Coudenhove
avec la participation de Monique Bacchetta

Publié dans:ANIMAUX, HUMANITE, REVES |on 11 juillet, 2013 |Pas de commentaires »

Capteurs de rêves

 

Il y a longtemps, lorsque le monde était jeune, un vieux Sioux du Lakota, dirigeant Spirituel était sur une haute montage et eut une vision. Dans sa vision, Iktomi, le grand professeur de sagesse, paru sous la forme d’une araignée. Iktomi s’adressait à lui dans une langue sacrée que seulement les dirigeants spirituels du Lakota pouvaient comprendre. Pendant qu’il parlait, Iktomi l’araignée, prenait un cerveau de saule avec des plumes, de la chevelure d’un cheval et des perles et ainsi, il commençait à tournoyer et à tisser une toile. Il parlait au saule des cycles de la vie… et de quelle manière ont commencé nos vies, comme nourrisson puis vient l’enfance et l’âge adulte, enfin nous allons vers la vieillesse où nous devons être soignés comme des nourrissons, complétant ainsi le cycle. Mais Iktomi dit pendant qu’il continuait à fabriquer sa toile « dans la vie, il y a beaucoup de forces – en bien et en mal. Si vous écouter les forces du Bien, elles vous dirigeront dans la bonne direction. Mais si vous écoutez les forces Négatives, elles vous blesseront et vous dirigeront dans la direction fausse ».

 Il continuait : « il y a beaucoup de forces de directions différentes qui peuvent aider ou interférer avec l’harmonie de la nature, et aussi avec le Grand Esprit et ses enseignements merveilleux ».

 Capteurs de rêves dans AMERINDIENS reve

Il tissa sa toile de l’extérieur vers le centre. Quand Iktomi eut fini de parler, il donna au Sioux son travail et dit … « vois, la toile est un cercle parfait, mais il y a un trou dans le centre du cercle. Employez la toile pour vous aider ainsi que votre peuple à atteindre vs buts et à faire bon emploi des idées de votre peuple, rêves et visions. Si vous croyez dans le Grand Esprit, la toile attrapera vos bonnes idées et les mauvaises seront dirigées dans le trou du néant ».

 Le Sioux refit le même objet qu’il avait vu dans sa vision et le donna à la tribu. Maintenant, les Sioux et les Indiens emploient le « Dream Catcher » comme toile de leur vie. Il est pendu au-dessus de leurs lits ou dans leur logement pour purifier rêves et visions. Les forces du Bien de leurs rêves sont capturées dans la toile de vie et de cette façon, ils pourront en profiter… et les forces du mal sont captées et éjectées par le trou dans le centre de la toile. La légende du Dream Catcher détient le Destin de l’avenir et procure protection.

En application avec les coutumes Amérindiennes, le Dream Catcher (capteur de rêves) sera employé afin de bénéficier des forces positives. Il vous permettra de ne pas descendre dans le creux de la vague et vous protégera. Vos idées seront claires et vos idées noires s’atténueront. Les forces du mal seront éjectées dans le trou du Néant.

Dans la culture amérindienne, le capteur de rêves est l’un des objets le plus important. Il est surtout utilisé par les tribus Ojybwas, les Sioux, les Creek, les Zunis, les Tinglits, mais les tribus du sud (Apache, Cherokee, Natchez, Napochi Algonquin etc.) et même les Hopis évoquent eux aussi des légendes concernant l’Araignée Femme.

Le capteur de rêve servait à filtrer les bons des mauvais rêves. Celui-ci laissait passer à travers les mailles les bons rêves et les songes utiles et emprisonnait dans ses mailles les cauchemars et tout ce qui pouvait perturber le dormeur. Et lorsque venait le jour grand-père soleil détruisait toutes les mauvaises énergies à l’aide de ses rayons du soleil. Selon la culture amérindienne le rêve est le véhicule qui permet l’échange entre les hommes et le grand Esprit et l’expression des besoins de l’âme. Il est essentiel de satisfaire les besoins de son âme comme ceux de son corps. Le rêve permet de se libérer et assurer l’équilibre.

Le capteur de rêves est principalement de forme ronde, mais dans certaines tribus comme chez les Iroquois, ils étaient en forme de goutte. Le capteur de rêves était tressé d’une toile en fibre d’ortie ou de tendons d’animal, qu’ils teignaient ensuite en rouge à l’aide d’écorce de prunier sauvage. On note que cette façon de faire concernait la période du début du siècle car de nos jours la méthode de tressage a bien changé et les matériaux aussi, surtout avec l’arrivée des hommes blancs.

 Au 20ème siècle, la fibre d’ortie et les tendons d’animal on été remplacés par de la fibre d’autres plantes, puis quelques années plus tard, par des matériaux synthétiques. Lors de l’arrivée des hommes blancs, les perles de verres sont venues ajouter une touche de couleur, mais sur des lacets de cuir elles ont d’abord servi de décors. Puis les Amérindiens y ont inséré des plumes pur aider à guider les bons rêves sur le dormeur.

Il n’y a pas eu que l’aspect du capteur de rêves qui a changé, mais aussi sa signification. Chacun interprète le capteur à sa façon (porte bonheur, aide à décrie l’avenir etc..)  Certaines personnes disent aussi que le capteur de rêves doit être surtout placé devant une fenêtre pour qu’il puise fonctionner, mais faut bien se rappeler que les Amérindiens n’avaient pas de fenêtre dans leur tipi. Celui-ci doit être placé de façon à avoir les premières lueurs du soleil pour que les mauvais rêves pris au piège soient brûlés. Il ne faut pas oublier que le capteur de rêves sert de filtre pour empêcher les cauchemars de venir troubler les dormeurs.

Publié dans:AMERINDIENS, REVES |on 26 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

La douceur et le rêve

 

Par le Collectif Ashtar 
Reçu le 25 avril 2012 par Simon Leclerc 

Nous vous saluons chers amis. Nous sommes ravis de vous retrouver de nouveau en ce jour. 

En présence des vibrations de la «Famille Universelle», beaucoup d’Êtres ressentent une reconnaissance d’Âme qui leur rappelle un thème de nostalgie. Et ce thème réveille une envie que plusieurs ont de fusionner avec une conscience supérieure, comme s’il s’agissait d’un refuge pour éviter de ressentir les lourdeurs de l’incarnation. Mais vous aurez compris que cela est une illusion. Aucun Être ne peut véritablement se réfugier en l’Univers pour quitter sa réalité terrestre. Car ce faisant, il ne sera ni présent à l’Univers, ni présent à sa dimension humaine. 

Comprendre que vous êtes des Êtres multiples est le premier pas pour comprendre la réalité de votre essence divine. La multiple présence vous amène à réaliser que peu importe où vous êtes, vous n’avez jamais quitté l’Univers. Une partie de vous y demeure en permanence lié consciemment. Mais pour vraiment fusionner avec l’Univers, tout débute par un mouvement de fusion avec soi. Et puisque vous êtes incarné, cette fusion passe nécessairement par la fusion avec l’Être humain que vous êtes. Il y a donc un lien direct entre la présence à la matière et la présence à l’Univers. 

La douceur et le rêve dans REVES bulle-saturne-300x173Vibration subtile 
Nous comprenons que le contact avec une vibration plus subtile réveille chez les Êtres une tristesse d’enfance où, à plusieurs reprises, ils se sont tournés vers les étoiles pour demander d’être invités à s’y rendre. Et voilà que cet appel a créé chez eux une compréhension distorsionnée de la réalité des Univers, comme si les étoiles représentaient l’ultime libération. 

Il est compréhensible qu’un Être humain, qui se rappelle cellulairement comment était sa vie dans l’Univers, une fois incarné, après avoir oublié qu’il est toujours un Être universel, se souvienne de l’Univers comme d’un élément nostalgique. Et voilà qu’à partir de cette sensation, l’Être ne comprend plus sa vie terrestre. Pourquoi quitter cet état si harmonieux pour ensuite se précipiter dans un corps physique et vivre tant de tension, de déséquilibre et de rudesse? 

Et voilà que l’envie de douceur chez les Êtres humains devient le moyen de reproduire au niveau terrestre le lien qu’ils entretiennent avec leur fréquence universelle. La douceur rappelle aux Êtres leur réalité divine, qu’ils en soient conscients ou non. Et vous aurez compris chers amis que votre plan de vie vous destine, vous condamne même, à reproduire sur Terre la douceur ressentie au niveau universel. 

Une énergie de douceur 
Toute cette humanité se dirige véritablement vers un Nouveau Monde qui sera représenté par une énergie de douceur associée à l’énergie de l’Âme. Lorsque les Êtres touchent à la douceur du cœur, ils se rappellent qu’ils sont en lien avec l’Univers. 

Il devient alors intéressant de regarder votre envie de douceur non pas comme un élément de refuge, mais comme un élément qui réveille la nostalgie d’une réalité parallèle en vous, pour mieux rencontrer les inconforts ressentis. Parce qu’à priori, dès qu’un Être cherche à recréer la douceur dans sa vie pour compenser un malaise, une réaction ou une envie de fuite, ce qu’il reproduit en réalité c’est le thème de la douceur-refuge. Son envie de créer la douceur est alors utilisée pour compenser sa tristesse de vivre. 

À partir de la 5e dimension, tout n’est que douceur, lumière et enveloppement. Cela ne veut pas dire que les Êtres ne sont pas bousculés, car même dans la 5e dimension il y a des dépassements. Les Êtres y sont invités à dépasser certaines limites. Ce ne sont pas des limites comme vous les connaissez humainement, mais le concept d’évolution se poursuit. Nous rectifions cette idée pour ceux qui croient qu’une fois dans la 5e dimension ils seront «rendus». Cela n’arrêtera pas votre progression. 

Les Maîtres continuent d’évoluer et cela est magnifique. Demandez à un Maître s’il aimerait cesser d’évoluer et il vous répondrait que la vie n’aurait alors plus aucun sens. Certes, les Maîtres évoluent à partir de leur réalité unifiée, mais l’expansion se poursuit toujours. 

Lire la suite ici 

Publié dans:REVES |on 22 novembre, 2012 |Pas de commentaires »

PROGRAMMER LA MAGIE

Alors, systémisme ou psychanalyse ? 

Chaque école propose sa clé au mystère familial.
Et le poltergeist ?
Chaque école apporte son explication. 

Selon le systémisme, exprimer les tensions trop fortes étant devenu impossible tant elles mettent en péril son homéostasie, la famille les répercute sur sa demeure, interface du système, par le biais d’un « adolescent coupable » jouant le rôle de patient identifié sans symptôme. 

Pour les psychanalystes, c’est l’inconscient groupal qui, sous l’effet de pulsions archaïques contradictoires et inavouables, est projeté et explose sur les murs de la maison, membrane matérialisée de l’appareil psychique familial.

PROGRAMMER LA MAGIE dans PENSEE meriusQuel modèle adopter ? La famille, système ou entité rêvante ? Le réseau de liens, de mythes et de croyances ou l’ectoplasme hirsute ? 

Faut-il d’ailleurs choisir ? Après tout, les deux visions paraissent compatibles. Si elles cultivent des images différentes de l’individu, toutes deux considèrent la résistance au changement et la nécessité d’évoluer comme les tendances opposées du fragile équilibre familial, et voient dans le poltergeist un symptôme comme les autres, bien que plus marqué d’irrationnel. 
Un débat fait pourtant rage entre psychanalystes et systémistes, particulièrement quant aux méthodes d’intervention applicables aux familles.

Travailler uniquement sur le présent et sur la communication, disent les psychanalystes, sans mettre à jour les processus inconscients, c’est courir le risque de voir apparaître le « syndrome pop-corn » : la fille anorexique devient boulimique, si elle va mieux son frère développe soudain un autre symptôme, ou bien le malaise devient général et éventuellement un poltergeist éclate. Pour les analystes, une thérapie doit restituer aux patients leur histoire par la levée des refoulements et aboutir à « l’insight », prise de conscience des pulsions fondamentales en jeu dans la situation, sans laquelle aucun problème ne peut-être définitivement résolu.

Mais que dirait-on d’un médecin qui prétendrait rendre pour toujours la santé à ses patients, d’un mécanicien annonçant que sa réparation tiendra éternellement ?, rétorquent les systémistes. Pourquoi demander aux psychologues une disparition permanente des problèmes, que l’on n’exige de personne d’autre ? La vie comporte une montagne de difficultés, qu’il vaut mieux apprendre à gérer que vouloir résoudre àjamais, espoir vain dont l’échec renforce la famille dans son sentiment d’impuissance, excusant toutes ses résistances ! De plus, les systémistes considèrent comme dangereux, voire malsain, le récit des rêves en famille, ouverture d’une boîte de Pandore sur des pensées qui gagneraient à rester ignorées, notamment des enfants. L’inconscient est volage et parfois agressif. Imaginez les conséquences de l’aveu d’un rêve meurtrier ou sexuel ! Le partage des rêves, s’il est possible dans certaines sociétés où l’habitude entraîne à faire la part des choses, représente chez nous le risque de les voir pris au pied de la lettre. Pire encore, il est contre-productif. Violer le jardin secret propre àchacun va à l’encontre du processus d’individuation. Et lever des refoulements qui forment souvent la base des croyances familiales, c’est s’opposer aux conceptions du monde qu’elles sous-tendent au lieu de s’en servir. Quant à la prise de conscience, si elle permet de connaître en profondeur tous les éléments d’un problème, aide rarement à en sortir, comme le rapporte la blague du bègue qui, au bout de dix ans d’analyse, bégaye toujours, « mais maintenant sait pourquoi » ! L’insight dépend des capacités de chacun, et de nombreuses familles ont plus besoin d’outils pratiques pour changer que des interprétations parfois fort compliquées que leur propose la psychanalyse. 

Ce conflit oppose aussi deux conceptions de la psyché, et du monde. Pour la psychanalyse, le psychisme demeure principalement individuel, sa cartographie est verticale, montant de l’inconscient au préconscient puis au conscient. Le monde est le reflet du dialogue entre ces éléments, dans l’opposition entre individu et collectif. Pour le systémisme l’individu existe avant tout dans les relations, son psychisme est commandé horizontalement par l’action complémentaire et parfois contradictoire des deux hémisphères cérébraux, et le monde est le lieu de la communication entre différents éléments d’un système. 

Au delà d’un accord fragile sur les pathologies, ces points de vue semblent inconciliables, entraînant avec eux des divergences sur les images du monde, le vocabulaire et les méthodes. 

Pourtant, les dissentions s’affirment moins vigoureuses lorsqu’on approche les praticiens qui se préoccupent de travailler sur le terrain plutôt que de théoriser. Le systémisme, arrivé tardivement et encore peu reconnu en France, a été adopté par des professionnels qui avaient pour la plupart reçu auparavant une formation freudienne, contrairement à d’autres pays où furent formés à la thérapie des néophytes venus d’horizons divers, sans aucune connaissance psychologique préalable, pratique inimaginable dans un pays aux structures rigides comme le nôtre. Bien qu’elle enflamme les théoriciens, la lutte entre les deux écoles ne passionne guère les praticiens français et beaucoup conjuguent pratique de l’analyse individuelle et thérapie familiale. 

Ainsi Nicole, thérapeute analytique à l’hôpital psychiatrique de Laborde, la Mecque de l’antipsychiatrie française, et praticienne familiale systémiste dans la ville voisine : 

 » Ma formation de systémiste, avoue-t-elle sans embarras, m’a surtout servi personnellement. Elle m’a permis d’acquérir une vision plus large de la vie, de relativiser le contenu transmis par les mots, de m’ouvrir à l’analogique, aux gestes, aux regards, aux positions, au ton de la voix, à tout ce qui permet de recadrer le langage dans un contexte qui l’éclaire et parfois le modifie. 
 » Cela m’aide tout le temps, ajoute-t-elle, même devant le journal télévisé, je peux recadrer les problèmes, car je sais qu’il y a dix façons de présenter les choses, que cela dépend par quelle porte on les aborde. Face à une famille, on utilise sans cesse cette approche, on tente une hypothèse, c’est une porte, et si cela ne marche pas, on entre par une autre. Impossible dans les pathologies lourdes rencontrées à Laborde, pour des raisons tant pratiques qu’institutionnelles, la thérapie familiale fait d’abord l’objet d’une séance d’évaluation, en fonction de laquelle nous proposerons soit une thérapie individuelle si le problème est personnel et relève de la psychanalyse classique, soit une thérapie de couple, soit une thérapie familiale. Celle-ci nous paraît indiquée et semble efficace dans tous les cas de problèmes collectifs, de symptômes circulants, dans la majorité des problèmes enfantins, comme l’énurésie, les angoisses et phobies, l’anorexie, mais aussi dans les pathologies dites comportementales comme l’alcoolisme, la toxicomanie ou l’agressivité. Mais ce n’est ni la panacée universelle ni même le garant du succès.

– D’autant plus, fait remarquer Anne Michel qui travaille dans un centre médico-social de la région parisienne, que le problème pratique fondamental ne se situe pas dans le choix entre systémisme et analyse, mais dans la population à laquelle on a affaire. Dès que vous mettez en péril l’homéostasie d’une famille particulièrement rigide, elle sabote la thérapie familiale, par abandon, ou par des actes manqués, des absences de l’un ou de l’autre sous de faux prétextes, ou encore par une aggravation de l’état du patient identifié justifiant une hospitalisation. Nous en sommes réduits, surtout dans le cadre médico-social où la thérapie est souvent imposée de l’extérieur par l’école ou les organismes sociaux, à revenir à une thérapie individuelle alors que nous savons bien qu’un traitement familial serait la meilleure solution. Qu’elle soit systémiste ou analytique, la thérapie familiale a ses limites, qui sont celles de la famille elle-même.

Pour Xavier Colle, psychologue au Centre Monceau de thérapie familiale spécialisé dans le traitement de la toxicomanie, la différence théorique est pourtant fondamentale. 

– Le systémisme, dit-il, peut englober la psychanalyse car il se trouve à un niveau d’abstraction supérieur. Comme le montre von Bertalanffy dans sa Théorie générale des systèmes, le systémisme utilise des modèles et peut effectuer des transferts d’un savoir à un autre car il s’intéresse aux interactions plus qu’aux caractéristiques individuelles. Un systémiste observera les relations, les communications, les réseaux et les coalitions, les phénomènes de causalité linéaire et circulaire dans lesquels la famille est prise, ce que la psychanalyse ne peut faire, puisque son objet est l’inconscient, considéré dans une logique intra-psychique de causalité linéaire. 

 » Cela dit, la rivalité entre les deux écoles de thérapie familiale est placée sur un plan intellectuel alors que sur le terrain elle se situe sur un plan commercial, c’est une défense de territoires, de bastions, de privilèges, un débat typiquement franco-français, sans intérêt. Certains thérapeutes du centre où je travaille ont une approche psychanalytique, sans aucune formation systémique. Je suis en désaccord avec eux, mais parfois je me rends compte qu’en fait, ils travaillent pratiquement comme moi, la pertinence et la finesse de leurs interventions sont totales. Un bon clinicien est un bon clinicien quel que soit son modèle. »

Rassurante réconciliation. Mais, si les conceptions d’un clinicien sur la famille et la thérapie importent peu, quels facteurs déterminent sa valeur et son efficacité ?

C’est pour répondre à cette question que John Grinder, psychologue et linguiste, et Richard Bandler, psychologue et mathématicien, décidèrent dans les années soixante-dix d’observer méthodiquement des interventions thérapeutiques. Par une démarche typiquement nord-américaine, ils choisirent des psychologues reconnus comme étant les meilleurs, sans se préoccuper de leurs écoles ou de leurs chapelles, filmèrent et analysèrent avec minutie leurs pratiques. Surprise ! En concentrant leur attention sur ce que les thérapeutes faisaient vraiment, sans tenir compte de ce qu’ils disaient faire, ils découvrirent certains types d’interactions communs à tous, et pour la plupart inconscients, comme s’il existait, au delà des théories divergentes, de grands schémas directeurs de l’activité thérapeutique. Partant du principe, après tout discutable, que l’on peut enseigner ce à quoi certains excellent sans en être conscients, ils reprirent ces grands shémas, pour en extraire des données susceptibles de « modéliser l’excellence ». On pense aussitôt à l’écoute, indispensable préalable àtoute relation d’aide. Pourquoi certains semblent-ils posséder un talent inné pour susciter la confiance et inviter autrui à s’épancher librement ?
Mais la question est plutôt de savoir comment. Et précisément, Grinder et Bandler cherchaient à élaborer un modèle, non une théorie. Une théorie essaye d’expliquer pourquoi un système fonctionne comme il le fait. Eux s’intéressaient au comment, voulaient décrire le fonctionnement du système, tentaient d’en dégager un modèle, puis d’en élaborer une réplique plus performante. D’abord limité au système thérapeutique, leur modèle fut rapidement étendu à toutes les communications, et baptisé Programmation Neuro-Linguistique (PNL). Le terme paraît quelque peu ostensiblement cybernétique et post-moderne. Il suffit de le décortiquer pour en comprendre le sens. 

La programmation constitue l’ensemble des croyances, souvenirs, façons de penser, de ressentir et de se comporter à partir duquel une famille, un individu ou un groupe construisent cette réalité de deuxième ordre dont parle Watzlawick. C’est le produit de cette écologie des liens dont parle Jacques Miermont.

Toute programmation nécessite un « hardware » sur lequel s’imprimer, un support physique, constitué chez l’être humain par le système neurologique. L’activité humaine repose sur l’utilisation des cinq sens et sur l’excitation neuro-cérébrale, d’où le « neuro » de cette programmation.

Elle est dite « linguistique » parce que c’est le langage, verbal ou non, qui structure l’activité mentale et reflète la programmation spécifique à chacun. 

Prise au pied de la lettre, la PNL ressemble fort à une nouvelle version des vieilles conceptions réductrices de l’humain, le comparant aujourd’hui aux ordinateurs après en avoir fait une mécanique horlogère ou une cellule. Elle présente pourtant deux avantages : elle ne prétend pas être autre chose qu’une grille de lecture, et elle englobe la communication comme caractéristique fondamentale de l’activité humaine. Loin de définir la nature profonde de l’être humain, elle s’attache à montrer comment il fonctionne, et surtout communique.

C’est en effet à partir de l’observation de la façon dont les thérapeutes communiquaient avec leurs patients que Grinder et Bandler dégagèrent des concepts plus généraux, destinés selon eux à rendre les relations plus harmonieuses, quels que soient leur cadre et le système de croyances qui les sous-tendent. Ils remarquèrent par exemple que, malgré les différences de discours et de méthodes d’intervention, tous les thérapeutes particulièrement efficaces semblaient copier leur attitude, leur vocabulaire, souvent même leurs gestes, sur ceux de leurs patients, par cette sorte de mimétisme naturel immédiat dont le guérisseur Jean Favier nous avait montré l’efficacité et Laurent Corbin souligné l’importance. 

tempete-en-mer-189x300 dans POLTERGEISTS et LEGENDESLes fondateurs de la PNL en déduisirent le modèle et les méthodes de la « synchronisation », que le bon sens populaire illustre par l’adage bien connu « chez les Romains, faites comme les Romains ». Hypocrisie, proclameront certains, considérant avec dédain les vertus du caméléon comme une manipulation, une faiblesse de caractère ou une perte d’identité. Certitude à la vue bien courte, répondent les PNListes (pé-ène-elle-iste), qui conduit à passer sans cesse à côté de l’autre et à ne pouvoir communiquer que dans le ghetto relationnel de ceux qui pensent, parlent et se comportent comme vous. Certitude commune, ajoutent les thérapeutes familiaux familiers des idées PNListes, aux membres de familles à transactions rigides et illusion puissante, incapables de se démarquer de leur milieu et de s’ouvrir au monde. 

Se synchroniser demande en effet de sortir de soi-même, impose l’observation, la prise en compte et l’imitation, inconscientes chez certains, du mode de perception sensorielle de l’autre que la PNL dénomme système VAKO, pour Visuel, Auditif, Kinesthésique ou Olfactif. Chaque individu privilégie l’un ou l’autre de ces modes de perception, qui transparaît dans son langage. D’un même propos un Visuel dira « Je vois clairement de quoi vous voulez parler », un Auditif : « J’entends bien que vous me dites », un Kinesthésique : « Vos propos me touchent », et un Olfactif : « Je sens que nous pourrions collaborer ». Les membres d’une famille partagent en général un même type de vocabulaire spécifique. Tout comme le mode de perception qu’il transcrit, celui-ci traduit leur façon d’appréhender la réalité, de construire le réel, et véhicule leur système de croyances. 
La PNL apporte de lumineuses précisions sur le processus de construction du système de croyances propre à l’écologie familiale. Avant de se construire un monde, une famille doit approcher celui qui existe, et dépend pour ce faire de limitations d’ordre neurologique, sociologique et personnel. Approche du monde et limitations sont loin d’être des concepts abstraits. Ce n’est pas pour rien, par exemple, que l’on dit souvent d’ene maison qu’elle reflète le mode de pensée de ses habitants. Avant de la choisir ou de la faire construire, une famille en visite plusieurs, examine des plans : c’est l’approche. L’être humain diffère de l’animal, il lui est impossible de vivre en pleine nature, à l’air libre : c’est sa limitation neuro-physiologique. Le choix sera déterminé par des critères de prix, de confort, d’esthétisme qui sont le reflet de limitations sociologiques. Il y entrera enfin des préférences irrationnelles éminemment personnelles.

A partir de leurs limitations, une famille et les individus qui la composent construisent leur univers, intérieur autant qu’extérieur, grâce à trois facultés que possède la pensée pour se fabriquer des modèles à partir du réel. 
La généralisation dirige l’apprentissage. Savoir monter un escalier ou rouler à bicyclette signifie pouvoir monter tous les escaliers et enfourcher n’importe quel vélo. 

La sélection évite d’être submergé par toutes les informations que rapportent les sens, permet d’enregistrer celles qui sont utiles. Un automobiliste concentre son regard sur l’essentiel et délaisse le superflu. 

La distorsion, enfin, représente le travail de l’imagination, transforme la réalité et change l’expérience sensorielle. Les ciels fous de Van Gogh transmettent l’émotion, on « voit » la belle maison que donnera une ruine une fois bien rebâtie. 
Déterminantes dans le mode de fonctionnement et le système de croyances que se constitue une famille, ces trois capacités illustrent le paradoxe inhérent au phénomène familial, car autant elles contribuent à fabriquer sa vision du monde, autant elles peuvent en appauvrir les ressources et rétrécir les dimensions, par un processus de boucles auto-justifiantes caractéristique de la causalité circulaire. Chacune possède aussi en effet ses aspects négatifs. Avoir vécu une relation tendue avec son père peut entraîner à rencontrer des difficultés avec tous les hommes. Une sélection morbide peut inciter à ne relever dans les situations que leur côté dramatique et à oublier ce qui va bien. La distorsion négative conduit à prendre la critique d’un comportement pour un rejet de la personnalité, à se mettre martel en tête, « elle ne m’a pas souri, ô pleurs, elle ne m’aime plus ».

Pour la PNL toute communication, familiale ou autre, se situe sur deux niveaux : le contenu de ce qui est dit, et le processus, qui représente comment les choses sont dites et détermine à l’insu des interlocuteurs la relation qu’ils vivent, comme la « ponctuation » des systémistes. Pour être efficace et durable, un changement doit concerner le processus, car le comment est le plus fondamental, en particulier dans les tensions. Une famille n’est pas rigide par plaisir, elle ne vit pas avec bonheur ses problèmes ou la pathologie de l’un de ses membres, elle ne crée pas un patient identifié par volonté de vengeance ou d’échec, mais parce qu’elle ne sait pas comment faire autrement. 

Sur ce point encore, la PNL et le systémisme se rejoignent. La deuxième génération de systémistes affirme en effet que le symptôme, s’il est la preuve d’un dysfonctionnement du système tout entier, représente surtout une formidable adaptation à ce dysfonctionnement. « C’est la solution qui pose problème, pas le problème ! », disent-ils.
Plus encore, affirment les PNListes, les ressources nécessaires au changement sont présentes dans la dynamique même de la pathologie. 

Devant de telles affirmations l’esprit logique se rebiffe. Bon, d’accord, admettons : bien que son origine collective ne paraisse pas toujours évidente, le symptôme n’est qu’un signal. Le patient identifié joue le rôle de disjoncteur d’un système sous tension, le poltergeist sert à exprimer le malaise familial. Mais de là à penser qu’une pathologie recèle, en elle-même, le remède aux problèmes qu’elle dénonce, ne serait-ce pas pousser le bouchon un peu loin ?

La question méritait d’être posée à des représentants de cette nouvelle école aux affirmations bien surprenantes.

Jane Turner et Bernard Hévin, psychologues et PNListes parisiens, animent le « Dôjô », centre de formation aux techniques de la PNL. Dans ce duo parfait, chacun reprend les paroles de l’autre pour en renforcer l’impact. Bernard, agitant sans cesse son corps compact de judoka, fourrage d’une main nerveuse une barbe touffue dont il semble sortir soudain, comme des lapins d’un chapeau, les bons mots, anecdotes et histoires drôles dont il fleurit son discours avec la voix forte et posée de l’homme habitué à parler en public. Jane, impeccable de blancheur, si droite sur sa chaise qu’elle en paraît immobile, lui donne le répons d’un ton doux agrémenté d’une pointe d’accent anglais, qu’elle ponctue parfois d’un geste élégant. 

Jane et Bernard furent les seuls psychologues rencontrés dans cette enquête à spontanément s’intéresser au poltergeist, que les autres, exceptée bien sûr Djohar Si Ahmed qui les connaît de près, semblèrent considérer comme un symptôme parmi d’autres, sans signification ni teneur particulières, pour certains plus proche du délire hallucinatoire collectif que d’un phénomène remettant en question nos certitudes (croyances ?) sur la nature de la matière et les capacités du psychisme.
 » N’ayant pu observer directement de tels phénomènes, dit Bernard Hévin, je peux réfléchir uniquement sur ce qu’ils indiquent quant au système de croyances des familles qui les vivent. Et pour un PNListe, c’est particulièrement intéressant : comment une famille arrive-t-elle à un moment donné à produire un événement pareil, négatif, perturbateur, désagréable et surtout en apparence étranger à elle-même ? Si elle est capable de le produire négativement, elle doit pouvoir le produire avec des effets positifs, à l’utiliser d’une autre manière. Quelles que soient les choses que l’on fait, ce n’est pas pour qu’elles nous nuisent.

– C’est l’idée de base, la croyance fondamentale de la PNL, intervient Jane Turner. Une intention positive existe dans tout phénomène. La question posée ne sera évidemment pas : en quoi est-il positif ?, mais : quel est le besoin sous-jacent qui demande une réponse et a pour l’instant trouvé cette issue-là ?

– Vous rejoignez donc la conception systémiste du malaise ?
– Tout à fait. La PNL reprend d’ailleurs toutes les techniques systémistes, la prescription du symptôme, l’injonction paradoxale de ne surtout rien changer, etc. Mais nous allons plus loin dans l’utilisation du symptôme ou, si vous préférez, nous en restons là où est la famille, c’est-à-dire avec son problème, sans chercher à savoir quelles en sont les raisons, ni à changer son système de pensée et de croyance.

– Imaginons que nous intervenions dans l’affaire des apparitions de poteries que vous décriviez, reprend Bernard. Dans un premier temps, nous nous efforcerions d’établir une relation avec cette famille, pour adopter son langage, ses croyances, nous synchroniser avec elle, la mettre en confiance. Il ne s’agit pas d’arriver dans la pièce et de leur conseiller gentiment d’accepter la mort de leur fils, ni de leur dire : « Vous êtes encore plus fous que les fantômes que vous inventez », ni de proclamer : « Vous savez, ce phénomène, c’est vous qui le produisez, et devinez quoi ?, derrière lui se cache une intention positive ! » Ça ne marcherait jamais ! Ensuite nous chercherions à leur faire préciser quelle est leur demande. Arrêter ce vacarme et ces apparitions ? Avant d’élaborer une tactique d’intervention, nous travaillerions sur leurs points de repère, pour faire émerger le rôle que joue le phénomène. Si, parce que le guérisseur est venu et a mis fin aux troubles, ils sont incapables de préciser cette demande, je leur demanderais par exemple : « Qu’est-ce que vous allez mettre à la place ? ». Cela les surprendrait, et s’ils ne savent pas, nous réfléchirions ensemble là-dessus, ce qui les amènerait à rechercher en quoi ce poltergeist leur servait. Ma question est au présent, et dirigée vers l’avenir, donc positive, mais elle conduit à remonter la Ligne de Temps, dont Jane est une grande spécialiste.

– La Ligne de Temps, poursuit Jane avec un sourire indulgent envers son partenaire, rejoint les délégations trans-générationnelles dont parlent les systémistes, et le système d’allégeances qui en découlent. Un événement passé n’a pas de véracité absolue, il n’existe que dans l’intériorisation que chacun en fait, en termes non seulement de souvenirs, mais aussi de signification. Il s’agit de trouver un sens qui soit plus efficace, compte tenu de ce que la famille est en train de vivre et veut obtenir. Pour cela, on l’amène à percevoir quelle est son organisation spatio-temporelle.

– A l’aide des génogrammes systémistes, ces arbres généalogiques un peu particuliers ?
– C’est une option complémentaire. Mais on utilisera plutôt la visualisation. Dans ce cas, par exemple, puisqu’ils hésitent entre le fantôme de leur fils et un égrégore de leur belle-fille, on va d’abord demander à cet « esprit » quel qu’il soit s’il est d’accord pour dialoguer. On va trouver une acceptation, sous une forme ou une autre. Par le biais du fantôme, le symptôme va « parler », et finira par nous dire pourquoi il est là. En dialoguant avec lui, on lui demandera àquoi il sert, quelle est son intention positive. Et il va répondre, tout simplement ! Il va se déclarer. Peu importe comment. Des bruits, des déplacements d’objet, un coup pour oui, deux coups pour non, je ne sais pas, je n’ai pas vécu de poltergeist. Mais j’ai l’expérience de phénomènes analogues, d’individus ayant subi des chocs épouvantables. Et le travail qui m’était demandé concernait les deux bouts, en quelque sorte, de la Ligne de Temps : aidez-moi à ce que cela ne se reproduise pas, et : aidez-moi à reconstruire ma vie. 
Alors on travaille sur les repères. Comment cela a-t-il commencé ? Comment pointer un redémarrage du phénomène ? Que faire pour retrouver les repères d’avant ? Et le fantôme va répondre, on va pouvoir amorcer une négociation, que nous appelons « gagnant – gagnant », où nous proposerons des moyens qui conviennent à tous, y compris au fantôme, ou aux bruits, ou à tout ce qu’on veut, pour que ce qu’ils expriment soit reconnu, mais par d’autres moyens que ceux qu’ils utilisent.
– Si on prend cette famille dont vous parlez, intervient Bernard, même sans la connaître je pense qu’il sont très soudés autour de ce phénomène, contre quelque chose, la peur de voir leur fils cadet partir comme l’aîné l’avait fait, la mort de leur fils, la belle-fille, que sais-je. Le moyen est franchement désagréable. Mais on peut penser que si le phénomène cessait, la famille éclaterait. Eviter la dispersion représente l’intention positive. On pourrait comparer cela avec des problèmes dans une entreprise, excepté que la famille ne peut pas déposer le bilan ! Alors la question sera : comment faire pour rester tous ensemble, et plutôt que de lutter contre, lutter pour quelque chose ? A partir de là, on peut travailler sur l’acquisition de nouveaux moyens de préserver cette unité, ou bien la famille décide qu’elle n’a rien envie de mettre à la place de ce phénomène, et le hasard devient volonté. Ils réalisent que cela permet d’avoir une vie plus individuelle, moins reliée à leur fils mort, moins confinée, et simplement d’être heureux, ensemble mais séparés.

– Le travail de toute thérapie est d’aider les individus à se placer côté cause, à devenir initiateurs de l’action, sujets de leurs vies.

– Bien sûr, mais comment faire ?
– Multiples tactiques qui se résument en une : il faut augmenter les choix, aussi bien de définitions du problème que de ses solutions.

– Un exemple ! s’exclame Bernard. Samuel, mon fils de cinq ans, se réveillait toutes les nuits à cause de cauchemars, un horrible sorcière qui venait le tourmenter. Je lui ai prêté mon boken, le sabre en bois d’entraînement aux arts martiaux, en l’autorisant à s’en servir contre la sorcière. « Bon, écoute, lui ai-je dit ensuite, cette sorcière est peut-être très forte, tu n’es pas certain de gagner. Alors on va fabriquer un piège avec une boîte dans laquelle on mettra une pomme que je vais empoisonner, je connais la formule, je te la donnerai quand tu seras plus grand. Si la sorcière prend la pomme, elle tombera dans la boîte. »

La nuit passe sans cauchemar. « Parfait, à mon avis elle est très maligne, elle a vu le piège, elle a compris qu’elle risquait gros. Elle ne reviendra plus, mais on va laisser le piège une semaine pour plus de sûreté. » Et elle n’est jamais revenue ! Quand Samuel est persuadé de voir une sorcière, il voit vraiment une sorcière. Le faire agir dans son rêve, c’est accepter le fait que ce rêve soit pour lui une réalité. Une autre réalité. Comme le poltergeist. Peu importe qu’il soit réel ou non.

– Vous tenez les mêmes propos que les guérisseurs qui interviennent dans les cas de poltergeist ! Mais c’est de la magie, tout ça. Efficace avec des enfants, ou même des adultes qui vous croient investis d’un pouvoir. Mais dans les autres cas ?

– Un autre exemple. Voilà ce que me raconte l’autre jour un participant dans un séminaire d’entreprise. « Mon couple vivait de graves problèmes. Le divorce semblait inéluctable. Nous décidons d’aller voir un psychologue. Nous tombons sur un bonhomme incroyable, vraiment un âne, qui nous écoute pendant une heure, puis nous dit : bon, écoutez, vous me devez cinq cents francs, moi je ne peux rien faire pour vous, trouvez-vous de bons avocats. On est ressortis scandalisés, on n’est bien sûr jamais retournés le voir, les psys sont vraiment d’incroyables charlatans ! » J’approuve et je lui demande : – Et c’était il y a combien de temps ? – Oh, une dizaine d’années – Et comment cela va-t-il avec votre femme ? – Eh bien, on est toujours ensemble – Donnez-moi vite l’adresse de ce psy, parce que pour arriver à cela en une seule séance, il doit être vraiment fort ! – Je ne comprends pas ce que vous voulez dire – Vous êtes allés le voir parce que vous hésitiez entre rester ensemble et divorcer, et en une heure il a réalisé le tour de force de vous souder si bien contre lui que depuis dix ans vous êtes restés ensemble. Ce type est un génie ! » Et tout d’un coup, mon bonhomme a réalisé que j’avais raison, et qu’il ne s’en était jamais rendu compte ! 

Tiens donc ! La magie redeviendrait-elle en odeur de sainteté dans certains milieux psy ?

Micky Reeman n’est pas près d’oublier le séminaire d’initiation à la PNL auquel il participa l’automne dernier. Organisé dans le somptueux décor des montagnes cévenoles par un organisme allemand, le Centre d’Entraînement à la Communication de Wiesbaden, ce fut, avoue-t-il, l’expérience la plus enrichissante mais aussi la plus inconfortable de sa vie. Certes, on l’avait prévenu que l’aventure ne serait pas théorique et qu’il serait demandé aux participants un travail sur eux-mêmes, notamment sur leurs « représentations familiales ». Mais il ne s’attendait pas à ce que de simples représentations puissent prendre un caractère aussi vivant ! 

L’affaire démarra sans fioritures ni longs préliminaires. Après une première prise de contact et une rapide présentation des grands principes, on demanda un volontaire. Intrépide, Micky s’avança. 

Et se retrouva seul au milieu d’un grand cercle, autour duquel les autres participants s’alignèrent.
Le principe est très simple, lui expliqua-t-on, tu vas choisir parmi nous des personnes qui joueront le rôle de membres de ta famille, les placer où tu veux, leur faire prendre toutes les positions que tu désires et estimes symboliques de ce qu’ils représentent pour toi, bref animer une pièce de théâtre silencieuse dont la troupe serait ta propre famille. 

Ces « sculptures », empruntées à la thérapie systémiste, ne permettent pas seulement de repérer les éventuelles délégations trans-générationnelles, mais aussi de se positionner soi-même par rapport aux différents membres de sa famille, et aux grands courants relationnels qu’elles font rapidement apparaître, en déclenchant parfois une vague d’émotions insoutenables.
Un stagiaire put ainsi affronter son grand père, disparu depuis longtemps, mais dont le passé nazi entachait d’une culpabilité inavouée le souvenir conservé par sa famille. Se rendant compte à quel point il l’avait éloigné de la sculpture familiale en l’isolant à l’écart des autres dans un exil symbolique, il put enfin s’en approcher pour lui dire, après de longues hésitations et avec beaucoup de difficulté : « je te reconnais, grand père, comme un quart de moi-même. Mais je ne partage pas tes idées, et si je condamne tes actions, je t’invite à rejoindre la lignée de mes ancêtres, tout assassin que tu aies été ».

Le processus va encore plus loin, car il permet aussi de renouer cette Ligne du Temps dont parle Jane Turner, d’en ravauder les « trous noirs », événements toujours dramatiques que la famille a rejetés, dont elle ne parle jamais, mais qui restent non résolus, inexplicables béances dans la trame de son histoire. On invita Micky et ses partenaires à se concentrer non plus sur leur position personnelle dans la famille, mais sur les lignes interactives qui la traversent et le rôle qu’y joue chaque membre. Pour cela, plus de sculpture, mais chacun dut s’asseoir à une table et dessiner, sous l’oeil vigilant d’un observateur, sa cartographie familiale, à l’aide de ficelles et de pièces de monnaie. Spectacle cocasse et parfois poignant, comme lorsque Micky éclata soudain en sanglots en réalisant combien la famille de sa mère avait vécu sans jamais en parler dans le souvenir permanent d’un jeune frère disparu prématurément, cause profonde de l’éternelle tristesse mêlée de sur-investissement affectif dont Micky avait tant souffert pendant son enfance.

C’est là qu’intervient vraiment la PNL, qui ose prétendre à la possibilité de se refabriquer un réel à partir de ce que l’on en ressent et voudrait qu’il soit. Il est possible, et permis, de changer ces lignes d’échanges, d’imaginer ce qui serait advenu si les événements avaient été différents, de se fabriquer une autre histoire, en réintroduisant par exemple des membres absents parce que reniés, rejetés ou morts dans des circonstances inacceptables. Grâce àl’intervention des animateurs du séminaire, le jeune homme fit revivre cet oncle disparu depuis si longtemps, enfant lointain à l’influence mystérieuse et, imaginant un autre réel, se reconstitua une ascendance positive.

Cette expérience, avoue aujourd’hui Micky, bouleversa les souvenirs qu’il gardait de son enfance, transforma les rapports avec sa famille. Plus encore, elle le conduisit à entrevoir d’une façon différente ses relations, à en rompre certaines qu’il n’entretenait que pour mieux se protéger du monde, à affronter celui-ci avec plus d’autonomie et de maturité.
Là, la thérapie rejoint le chamanisme, dans le sens où elle permet de se créer un réseau d’aides, de faire de ses ancêtres des « alliés », comme disent les chamans.

A ses débuts la psychanalyse, emportée par son désir de scientisme, évacua l’irrationnel hors de son champ en l’assimilant à un « esprit magique » fondamentalement primitif et archaïque, que l’introspection logique permettait de rendre conscient et rationnel et que la connaissance scientifique du psychisme finirait par chasser de la nature humaine. Cependant l’aspect magique de toute thérapie, incompréhensible alchimie de la transformation mentale, est mentionné de ci de là dans de nombreux ouvrages, et certains analystes ne renient pas le caractère parfois surnaturel de leurs interventions. Son importance était-elle au coeur de l’aveu de Freud lorsqu’il disait que s’il devait refaire sa vie il la consacrerait au paranormal ? 

Le systémisme, moins imprégné d’esprit rationaliste, marque le début d’un abandon de cette véritable croyance dans le pouvoir de la science à expliciter le phénomène humain, qui relève plus de la foi que de la raison et est d’ailleurs abandonnée par les scientifiques les plus modernes. Certes, pour les systémistes, les phénomènes paranormaux ne constituent pas un sujet d’intérêt en soi, puisque le problème n’est pas le symptôme mais la dynamique familiale qui l’a fabriqué, le rôle qu’il y joue, les solutions cherchées pour le résoudre ou les moyens parfois trouvés pour s’en satisfaire. Schizophrénie, toxicomanie, poltergeist ou pipi au lit seront considérés de la même façon, les différences d’intervention portant sur la spécificité de chaque famille plutôt que sur les particularités des pathologies. Mais les systémistes se montrent ouverts à la dimension irrationnelle présente à des degrés divers dans toute famille, plus que la psychanalyse dont ils inversent la démarche. Au lieu de faire remonter l’inconscient vers le conscient comme dans l’interprétation des rêves, ils s’efforcent de bloquer le rationnel cerveau gauche pour atteindre le cerveau droit, à l’aide de métaphores, de paradoxes, et au besoin d’objets symboliques, tels le fusible et le réseau électrique hâtivement confectionnés par Alain dans la thérapie du jeune homme hébéphrène. L’utilisation d’objets chargés de sens, propre aux pratiques magiques, rejoint le scarabée d’or et la synchronicité de Jung, à ceci près qu’ils sont employés sciemment et font partie intégrante des méthodes systémistes, d’ailleurs plus rarement explicitées que ne le laissait penser la thérapie prise pour exemple.

La PNL franchit une autre étape, et se sert de la dynamique même du symptôme, invité à coopérer dans une recherche commune de son message positif et une mutation de ses manifestations. Malgré la froideur apparente de modèles très rationnels, la pratique s’inspire franchement du chamanisme où le malade, presque toujours entouré de ses proches, est entraîné dans une descente jusqu’aux racines de son mal dont le chamane le libère en luttant, pour lui mais aussi avec lui et avec le symptôme, contre les esprits qui en sont la cause.

Le premier traité de PNL écrit par Grinder et Bandler en 1976 s’appelait The Sructure of Magic. Derrière la Magie, la PNL, de Josiane de Saint Paul et Alain Cayrol, introduisit, onze ans plus tard, la PNL en France.

A l’extrême opposé de la psychanalyse, dont elles acceptent le savoir à défaut d’en partager les méthodes et croyances, de nouvelles pratiques thérapeutiques apparues ces dernières années tentent délibérément d’établir la synthèse entre recettes magiques et découvertes récentes sur le fonctionnement mental. 

C’est là que nous retrouvons Djohar Si Ahmed et l’Institut des Champs Limites de la Psyché. 
Les entraînements à la télépathie mettent effectivement en valeur le caractère insolite, inconnu, secret et magique des communications humaines. Ils repoussent aussi la frontière entre individu et collectif, en permettant par exemple à quelqu’un ayant une tendance paranoïaque de faire la part entre ce qui vient de lui et ce qui vient d’ailleurs, de mesurer combien les processus inconscients qui déforment le message télépathique proviennent de son histoire personnelle et non de l’extérieur.

Ce n’est donc pas à une vision annihilée de l’individu qu’ils invitent, mais à un recadrage des positions respectives de l’individu et du collectif.

transforme-237x300 dans POUVOIRLa respiration holotropique, mise au point par le psychiatre d’origine tchèque Stanislas Grof à partir de travaux effectués dans les années soixante sur l’utilisation thérapeutique du LSD, représente la dernière née de ces techniques d’exploration des dimensions collectives de la psyché humaine. Atteignant un état modifié de conscience grâce à la relaxation, à une hyper-ventilation respiratoire et à l’influence quasi hypnotique d’une musique soigneusement sélectionnée, le « respirant » refait l’expérience de sa naissance. Il la revit littéralement, avec une intensité souvent pathétique et des découvertes parfois lumineuses, comme lorsqu’un participant comprit que la peur d’être étranglé qui le tourmentait depuis toujours provenait de ce qu’il était né avec le cordon ombilical enroulé autour de son cou. Certains respirants remontent jusqu’à leur vie intra-utérine, dont ils retrouvent alors cette ambiance symbiotique qui revêt une telle importance pour la psychanalyse familiale. Là aussi, l’expérience peut apporter de féconds éclaircissements, en informant sur l’état d’esprit de la mère pendant la grossesse. Plus encore, certains franchissent parfois une frontière étrange, au delà de laquelle ils atteignent un autre univers, dont ils reviennent en racontant d’incroyables histoires de vies antérieures ou d’expériences animales, trop précises, réelles et chargées de vécu pour être seulement considérées comme hallucinatoires.

Ainsi donc, s’éloignant d’une conception classique de l’individu, la psychologie semble appelée par la pensée de système et la découverte des dimensions transpersonnelles de la psyché, à intégrer toujours plus l’être humain dans les réseaux de liens et de communications dont il est membre, à le relier au monde, aux autres et à ses origines, à en accepter le caractère irrationnel et magique. 

Mais, ce faisant, elle remet en question toute notre conception de la réalité. Que reste-t-il de l’individu ? De quelle nature sont les liens qui le relient à ses ancêtres ? Qu’est-ce que la pensée ? Quels rapports entretient-elle avec la matière ?
En réhabilitant des pratiques quasiment chamaniques, les nouvelles thérapies, familiales ou pas, conduisent aussi à se poser une autre question : en quoi la pensée moderne rejoint-elle les pensées traditionnelles ? Nous avions quitté un mystère moyen-âgeux pour un mystère moderne, qui s’avère finalement presque aussi insoluble. Quels éléments de réponse les « Moyen-Ageux », les « Primitifs », auraient-ils à apporter, eux qui, après tout, jouaient avec aisance de ces notions que les « Modernes » ne réussissent à aborder que par un détour ?

Il restait à interroger un autre de ces psychanalystes « pas comme les autres », dont nous avons déjà rencontré quelques specimens et qui, en approfondissant la recherche sur le psychisme, en élargissent les limites.

Agitateur iconoclaste n’hésitant pas à dénoncer les lacunes de la théorie freudienne, sans toutefois la répudier, Didier Dumas va nous permettre, grâce à sa théorie du fantôme et à sa connaissance du taoïsme, de relier chamanisme moderne et traditions antiques. Il va aussi, au passage, jeter un dernier coup de projecteur sur quelques questions laissées en suspens au cours de cette enquête.

             Extrait de Lorsque la Maison crie, phénomènes paranormaux et thérapie familiale, Robert Laffont, Paris, 1994

Les rêves prémonitoires

Connaître l’avenir n’a rien d’exceptionnel si on sait qu’il ne s’agit que d’une résultante du présent. Pendant la nuit votre être se calque à des énergies qui régissent l’univers, les Hommes. Il existe plusieurs niveaux d’énergies, plusieurs sortes de vibrations. Votre être va aller à l’encontre de ces énergies et y puiser les informations qui les intéressent. Ces informations sont des probabilités, c’est à dire que l’avenir n’est pas quelque chose de fixe, l’avenir découle directement du présent, de vous, donc il faut toujours garder un esprit critique quand on parle d’avenir et surtout savoir qu’on a le pouvoir de le changer si on veut et si notre conscience est assez développée pour cela. 

Pendant la nuit, une partie de vous, votre conscience, part rejoindre ces énergies qui contiennent ces informations et c’est au matin, en vous souvenant de vos  » rêves  » que vous pouvez savoir ce qui se passera dans cet avenir. Mais toujours garder dans l’esprit que cet avenir n’est en rien fixé puisqu’il dépend de chacun de nous. Il existe dans l’Univers des lieux regroupant des mémoires collectives de toutes les consciences humaines depuis l’origine et même avant. Il est possible de connaître le passé de ces peuples. On peut aussi savoir le présent de personnes que l’on aime par exemple et bien sûr le futur probable.

Les rêves prémonitoires dans REVES douceur-pink-109x150

Pourquoi se rendre dans ces lieux ?

Connaître une variante du futur signifie que, à partir de ce que vous vivez maintenant, au moment présent, il y aura en conséquence, dans la majorité des cas, le futur vu par ces  » rêves « . Donc connaître le futur sert à mieux se connaître dans l’ici et maintenant, seul moment important pour l’Homme. L’Homme ne peut bâtir sa vie que dans l’ici et maintenant. Il existe différents types de rêves prémonitoires. Ils peuvent être plus ou moins symboliques. C’est à la personne elle-même de faire des recherches pour savoir le degré de symbolisme et de réalité dans son rêve.

 Article 50 – source-lumiere.net – 2002-2008

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Publié dans:REVES |on 11 août, 2012 |Pas de commentaires »

Des signes et des rêves

Ecrit  Par aigle Bleu

 

1. Le Grand Esprit nous parle

Des signes et des rêves dans POUVOIR faucon-300x217Le Créateur, le Grand Esprit, l’Intelligence primordiale qui crée et ordonne l’univers, nous parle. Il est en constante communication avec nous. Son langage est celui de la création. Il ne parle pas en français, ni en anglais, ni en innu aïmun. Il nous parle par le monde qu’il a créé pour nous. Il est aussi en nous, c’est la partie la plus intime, l’essence de ce que nous sommes. C’est cette partie de nous qui peut comprendre les messages inscrits sur les paysages du monde. 

Son langage est le plus limpide et le plus vrai de tous : il est directement dans la nature puisque tous les éléments naturels répondent constamment à sa volonté. Dans un monde humain, nous pouvons aussi lire les signes, mais ils sont moins faciles à lire et peuvent parfois tromper. Mais ils sont présents et à notre disposition aussi. Par exemple, en trouvant la soeur d’une chaussette qui était orpheline, la journée de l’accident de ma femme, j’ai compris qu’elle allait retrouver un aspect d’elle-même qu’elle allait pouvoir réintégrer grâce à l’accident. Cela s’est avéré juste.

 

2. Comment comprendre les signes?

Mais comment pouvons-nous savoir qu’un événement est un signe? Comme la blague que nous faisons souvent lorsque des événements cocasses se produisent, nous proclamons avec beaucoup de sérieux « C’est un signe! » avant de pouffer de rire. Effectivement, tous les événements ne sont pas des signes. Sans quoi chaque vol d’oiseau, chaque fleur et chaque arbre qui bouge nous plongeraient dans des interrogations incessantes.

Ce qui nous indique qu’un événement s’adresse directement à nous, c’est l’émotion. Lorsqu’un événement nous interpelle, que nous ressentons en nous quelque chose qui bouge, alors nous avons une indication que cela est un signe. Habituellement, si nous avons la compréhension des signes, sa signification apparaît immédiatement. Son sens est, en fait, contenu dans l’émotion et non pas dans l’événement qui se produit. L’événement n’est que la piste qui nous mène à la compréhension qui se fait en nous.

 

3. Qui peut lire les signes?

Il est impossible de lire les signes pour les autres. Combien de fois ai-je reçu des messages de personnes qui ont vécu des événements spéciaux et qui me demandent ce que cela veut dire? Comment voulez-vous que je sache? Je n’ai pas vécu l’émotion qui est venue avec l’événement. C’est dans cette émotion que se tient le sens de ce que vous avez vécu. C’est là, dans l’émotion, que l’interprétation se fait, ainsi que dans la relation avec le symbole que renferme l’événement. La chaussette orpheline a un sens pour moi dans mon expérience de vie qu’elle n’a pas pour vous. Chaque personne a son propre symbolisme qui vient de sa vie et de son vécu. Alors, ne vous tournez pas vers l’autre pour le sens de votre dialogue avec le Grand Esprit. Regardez en vous, c’est là que la communion se passe.

 

4. Le Grand Livre de Vie

Il y a aussi un langage plus profond inscrit dans les êtres vivants et la nature. Cette écriture se lit comme un livre et ses symboles sont comme des lettres qui donnent le sens de la vie et de la création. Chaque famille inscrit dans le monde une page de ce grand livre de vie en concevant et réalisant son domaine familial, son havre de paix et de bonheur. Cette écriture-là se transmet dans la famille. Apprendre à lire et à écrire ce livre est la science spirituelle la plus élevée qui soit. Nous avons été coupés de ce livre par les forces de l’ombre. Tranquillement nous recommençons à écrire ce livre sacré et c’est un bonheur aussi vaste que l’univers qu’il décrit.

 

5. L’interprétation des rêves

chef-indien dans REVESLes rêves nous parlent avec un langage symbolique. En général, chaque élément du rêve désigne un aspect de nous-mêmes. Nos rêves trouvent leur origine dans notre inconscient, cette partie de nous qui est rattachée au Grand Tout et qui semble moins accessible lorsque nous sommes éveillés. Les voiles du conditionnement obscurcissent notre compréhension. Parfois, dans la grande détente du sommeil, ces voiles tombent et la vérité nous est révélée.

La compréhension que les Premières Nations ont des rêves, dit qu’il existe plusieurs dimensions dans le rêve ainsi que plusieurs sortes de rêves. Le songe est un message direct du monde spirituel et se caractérise par une grande clarté. Le début, la progression et la fin d’un songe laissent un souvenir très net, aussi réel, sinon plus, que ceux de notre vie diurne. Son message est important pour toute la communauté. C’est pourquoi les songes étaient racontés à un sage dans les communautés autochtones. Le sage pouvait nous aider à les interpréter et évaluer leurs implications pour la communauté. Avec son aide, nous déterminions de quelle manière ils doivent se traduire pour les autres membres de notre communauté, soit par des gestes précis, des avertissements, des suggestions ou simplement une modification de nos comportements au quotidien.

Nous avons un symbolisme qui peut se rattacher à ce que Jung appelait l’inconscient collectif. Mais ce symbolisme est aussi influencé par notre expérience. Aussi, il n’y a pas de meilleur guide pour interpréter les symboles dans nos rêves que nous-mêmes.

Voici quelques suggestions utiles d’Aigle Bleu pour l’interprétation des rêves.

Nous pouvons noter sur une feuille tous les éléments du rêve et faire ensuite un exercice d’écriture automatique. Nous prenons notre liste et écrivons la première chose qui nous vient à l’esprit à côté de chacun des symboles. Avec ce début comme piste, nous trions les souvenirs et les images qui remontent à la surface de notre conscience. Avec ces pistes, nous pouvons commencer a interpréter nos rêves.

Nous pouvons aussi consulter un dictionnaire de symboles. L’une des propriétés du symbole est d’être plus vaste que notre mental. Nous n’épuiserons jamais leurs ramifications significatives dans l’expérience humaine. Par contre, il faut adapter ces informations à notre expérience. Ce n’est pas parce que des informations se retrouvent dans un livre qu’elles s’appliquent nécessairement à nous.

Dans les familles indiennes, le matin au lever était souvent un moment pour raconter les rêves, sans chercher à les interpréter. Lorsque nous les racontons, ils deviennent beaucoup plus clairs et nous nous en souvenons davantage. Cependant, nous ne racontons nos rêves qu’aux membres de notre famille proche. Nous leur faisons suffisamment confiance pour leur livrer ces éléments intimes de notre conscience.

Écrire nos rêves est une autre démarche intéressante qui remplit les mêmes objectifs, c’est-à-dire amener à la conscience ce qui vient de l’inconscient, soit amener au petit soi de la journée les messages du Grand Soi qui est lié au Grand Tout.

 

6. Conclusion

Qu’il s’agisse de signes ou de rêves, évitez de laisser autrui les interpréter à votre place! Vous seuls êtes capables de les lire puisque c’est à vous qu’ils sont « adressés ». Les forces de l’ombre ont si bien manipulés l’humanité qu’aujourd’hui, beaucoup de personnes se sentent démunies et incapables de lire les messages qui leur sont adressés. Je vous ai donné ici quelques pistes pour vous aider. J’ajoute qu’il est important de passer du temps au contact de la nature. C’est elle qui aidera le mieux ceux qui ont à reprendre confiance en eux et en leur capacité à décoder les signes qui leur sont envoyés.

ISSU du site de AIGLE BLEU : http://www.aiglebleu.net/36-index.html

Publié dans:POUVOIR, REVES |on 2 août, 2012 |Pas de commentaires »

Rêve prophétique sur 2012

 

2012, tout le monde en parle. Tout le monde prévoit la catastrophe planétaire. Qu’en penser ?

Conjonction néfaste des planètes, comme l’établissent aujourd’hui les astrologues ; renversement des pôles, comme l’a vu le clairvoyant Edgar Cayce au siècle dernier ; funeste prophétie de la Vierge Marie apparue à la Salette en 1846, qui annonça en pleurant les derniers temps. Nostradamus, lui, il y a cinq siècles, a, dit-on, dévoilé la fin du monde pour nos jours ; avant lui il y a bientôt 2000 ans, St Jean l’apôtre, inspiré sur l’île de Patmos en Asie Mineure, l’a prédit dans son Apocalypse, le dernier livre de la Bible. Et même, bien avant encore, les Mayas, en Amérique du Sud, ont calculé cette fin du monde dans leur calendrier, qui s’arrête justement en 2012. Les uns ont peur, les autres sont curieux, mais chacun se demande si dans trois ans les pôles terrestres vont s’inverser, une comète faire éclater la planète, une bombe atomique anéantir notre monde, un cataclysme monstrueux détruire l’humanité.

Au niveau extérieur.

Si le sens du rêve est à prendre au sens propre et non symbolique, je n’ai rien à traduire. Il me reste alors à annoncer honnêtement ce rêve sur mon blog comme une prophétie. Mais avant de choisir cette première interprétation directe et facile, cette interprétation pour « les nuls », il est indispensable de procéder méthodiquement à l’analyse au niveau intérieur.

Pour cela il faut :

1)étudier les images les unes après les autres et examiner si elles pourraient avoir un sens symbolique individuel.

 

2) vérifier rigoureusement que l’interprétation de chaque image correspond bien de façon cohérente au vécu de la rêveuse.

 

3) Si cette cohérence ne peut pas être établie, c’est que cette deuxième interprétation au niveau symbolique ne convient pas. Alors, et alors seulement, on pourra adopter l’interprétation au sens propre.

Cela exige en priorité un travail d’analyse auquel nous allons nous soumettre.

 Interprétation symbolique au niveau intérieur

 

Publié dans:REVES |on 1 juin, 2012 |Pas de commentaires »

Invitation FORUM de discussion

 BONJOUR A TOUS ET TOUTES !

Invitation FORUM de discussion dans 2007 - PREDICTIONS 150157_979163764_coeur-rouge_H224046_L

Pour ceux qui apprécient ce blog et les autres, vous pouvez nous rejoindre sur Le forum que je viens de créer, c’est un nouvel espace de discussion supplémentaire et complémentaire….

Voici son adresse : http://devantsoi.forumgratuit.org/        

       Venez nombreux ! Je serai heureuse de vous y accueillir !

Vous pourrez toujours reprendre des éléments contenus sur ce blog afin de pouvoir en discuter ensemble sur le forum !

Je vous dis donc à TRES BIENTOT !

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La fonction du Rêve

Les différents points de vue de la fonction du rêve : par Tristan-Frédéric MOIR  

La fonction du Rêve dans REVES 220px-AtrapasuenosDès la seconde moitié du XVIIIème, le philosophe allemand Lichtenberg imagine que les rêves seraient un retour à un état précédant la conscience individuelle 

1 – Selon Freud : les rêves sont les gardiens du sommeil. Les images oniriques sont l’expression de désirs travestis, de désirs refoulés et donc inconscients, qui peuvent s’accomplir ici sans danger. Si les rêves n’existaient pas, l’homme serait confronté à des pulsions animales venant s’exprimer librement. Les rêves sont donc le réceptacle de l’énergie psychique qui se limite à celle de la libido. Ils sont l’expression même du désir. D’une manière générale, Freud considère que le rêve est insignifiant, qu’il est indéchiffrable sans le secours de l’histoire personnelle du rêveur. Dans son ouvrage, « Le rêve et son interprétation », il fait la démonstration d’une analyse basée sur ce principe. Il se réfère à la notion d’inconscient individuel. 

Même si Freud admet l’existence d’une symbolique universelle utilisée pendant le rêve, celle-ci reste souvent obscure et est encombrée d’images personnelles liées à une lente assimilation des événements dans un souvenir incohérent. La lecture du rêve – ou son interprétation – est faite par le rêveur lui-même qui se livre à un jeu d’associations d’idées devant le mener à verbaliser les raisons de son trouble, névrose, psychose, angoisse ou trouble plus profond. 

2 – Pour Jung : les rêves ouvrent sur un univers beaucoup plus vaste qu’il nomme l’inconscient collectif. Les images du rêve sont une suite d’archétypes et de symboles précis qui exer­cent une influence très forte sur le psychisme. Les archétypes contiennent une énergie extrêmement puissante propre à chacun d’eux. Même si le rêveur n’est pas capable de comprendre leur contenu, les symboles utilisés sont communs à l’humanité et possèdent une énergie préexistant au moi ou à la conscience. Pour Jung, les images du rêve sont plus que signifiantes. L’interprétation du rêve sera toujours en deçà de sa véritable portée. Ici, il apparaît que l’histoire relatée par le rêve devient seulement déchiffrable pour un observateur expérimenté, mais qu’elle restera limitée par son orientation.250px-Dickensdream dans REVES 

D’une manière générale, pour Jung, le rêve est le cliché instantané de ce que nous sommes au moment présent. Il participe à notre processus d’individuation. Le rêve agit ainsi comme un œil vigilant et impartial qui peut nous guider, nous rappelant sans cesse à notre nature fondamentale et nous évitant de nous égarer sur des chemins qui ne seraient pas ceux de notre véritable personnalité. 

Pour Jung, comme pour Freud, le rêve est la voie royale menant à l’inconscient. 

3 – Selon Crick & Mitchison qui comparent le cerveau à un super ordina­teur, le sommeil paradoxal servirait à effacer les blocs mémoire des événements de la journée saturés par un flot d’informations inutiles, les images du rêve étant le reflet du stockage des informa­tions choisies et retenues, (hypothèse déjà émise par l’Allemand Robert en 1886 : le rêve-oubli). Cet effacement de mémoires inutiles servirait à préserver une mé­moire plus fondamentale, celle de notre individualité, le souvenir de notre identité. 

4 – Pour Michel Jouvet : le sommeil paradoxal est nécessaire à la maintenance et à la sauvegarde de notre identité première. Selon lui, le moment du sommeil, serait le meilleur moment pour une reprogrammation du système nerveux, une reprogrammation génétique définissant nos traits particuliers face au conditionnement et à l’oubli. Certaines images du rêve seraient les traces du message contenant les informations primitives de notre Moi, celui que nous étions à la naissance, celui qu’il faut préserver et sans cesse redéfinir face à notre transformation physique et intellectuelle. Michel Jouvet nous rappelle que nos cellules et leur empreinte géné­tique se renouvellent sans cesse. Nous ne possédons donc plus une seule cellule originelle, celles dont nous étions faits au pre­mier jour. Le rêve intervient pour transmettre les informations nécessaires à la reproduction des cellules et à leur program­mation génétique. 

                         ET ….. 

5 – Pour l’auteur : 

170px-Pierre-C%C3%A9cile_Puvis_de_Chavannes_0031- D’un point de vue formel, les rêves sont la continuité de la vie. Ils peuvent être comparés au désir de la vie qui s’oppose à la mort, une énergie positive écrite sous forme de symboles qui vient résoudre l’angoisse générée par la dissolution de l’ego pendant le temps du sommeil. Le rêve qui est le moment de la plus grande activité cérébrale, vient fixer les pensées abstraites dans une forme, sans volonté du conscient. Il est morphogène. Cette fixation dans une forme, au travers des images du rêve, assure la cohésion de l’individu et de sa pensée pendant la période du sommeil. La tendance vers la forme construite stable est une des caractéristiques de la nature. Si cette détermination de la forme – et de sa cohésion une fois atteinte – n’existait pas, rien n’existerait. Le rêve vient donc résoudre une angoisse fondamentale de l’homme, la perte de son unité, de sa forme ou de sa conscience individuelle au moment du sommeil. 

 2 – Le rêve est une perception objective de la réalité, la seule qui puisse nous permettre de discerner le mensonge intrinsèque à la réalité subjective de l’état de veille : Culture, éducation, conditionne­ment, croyances, intox, projections, certitudes, peurs, culpabilité, mauvaise foi, convoitise, jalousie.


Le rêve est un langage authentique qui délivre des messages de l’inconscient vers le conscient. S’il est bien interprété, il nous reconnecte avec notre désir fondamental, notre point initial de cristallisation. 
 

Il est bien évident que tous ces modèles se complètent et que le rêve peut assumer chacune de ces fonctions.

Barre de Séparation

: “Radio Ici & Maintenant !” 95.2 FM C’est ainsi que j’ai appris que Tristan-Frédéric MOIR est Psychanalyste – Psychothérapeute – Onirologue – Analyse et interprète des rêves ; également l’auteur de nombreux ouvrages et aussi que l’on peut le retrouver  en direct chaque mercredi de 23h à 1h30 sur cette RADIO 

Publié dans:REVES |on 27 octobre, 2011 |Pas de commentaires »

Les fonctions du rêve

Que nous nous en souvenions clairement, peu ou pas du tout, nous rêvons tous chaque nuit, au moins un quart de notre temps de sommeil. Cette autre vie est-elle dépourvue de sens ? Quelles sont les fonctions inhérentes au rêve ?  

Feu art.MauveD’un point de vue purement physiologique et d’après les recherches et observations récentes, il apparaît que le rêve serait le moteur principal de la maturation cérébrale. Le rêve aide au développement du système nerveux. Pendant le sommeil pa­radoxal (la phase active du rêve pendant le temps de sommeil) se formeraient les outils nécessaires à la communication. Ainsi, le temps très important de sommeil paradoxal chez le nourrisson est indispensable à sa croissante mentale, à son apprentissage et à la mémorisation de ses acquis, comme à son développement et à sa structuration nerveuse. 

Chez l’adulte, le rêve aide au maintien de l’équilibre nerveux et semble régénérer celui-ci. Le rêve aide aussi à l’assimilation des nouvelles connaissances et serait un des facteurs importants du processus de mémorisation. Chaque expérience, chaque acquisition et chaque connaissance nouvelle sont emmagasinées ou filtrées par le processus des rêves. 

Aujourd’hui, le rêve est abordé d’un point de vue scientifique et psychologique. La psychanalyse issue de la psychologie et de la psychiatrie jette un regard nouveau sur le rêve et essaie d’aborder ce domaine de façon plus rationnelle que ne l’avaient fait les siècles précédents. Ainsi, depuis la fin du dix-neuvième, grâce aux travaux de quelques hommes, nous pouvons observer que le rêve possède un sens profond et des déclencheurs identifiables. Ce sens devient compréhensible non plus grâce à une clef des songes arbitraire et fantasmagorique, mais selon une grille de décodage plus sérieuse et l’intégration d’un nouveau concept, celui de l’inconscient. L’inconscient utilise un langage qui se manifeste dans le rêve. Ce langage est construit autour des symboles. Les symboles ont fonction de support pour des pensées qui n’ont, par défini­tion, pas de forme. Le rêve apparaît alors comme une émanation de notre inconscient. C’est à partir de 1790 (Lichtenberg) que la notion d’inconscient et que le mot lui-même entrent dans la langue allemande. 

Le rêve peut donc être envisagé selon un point de vue physiologique et un point de vue psychologique. Les fonctions du rêve peuvent, elles aussi, être envisagées selon différents points de vue. Voici les principales approches du rêve selon quelques noms de la psychanalyse, de la neuropsychologie ou de la neurophysiologie. Ces différentes visions ne divergent pas fondamentalement. Elles ouvrent sur un champ de possibles et de réflexion.

 

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Publié dans:REVES |on 15 octobre, 2011 |Pas de commentaires »

Lire les rêves

Les images du rêve sont des symboles qui possèdent un sens caché mais fixe 

    Il ne faut donc pas les envisager au pied de la lettre ni leur accorder le crédit que la tradition populaire veut bien leur prêter.  

Exemple: Les rêves de chute de dents sont très fréquents. Selon nos grands-mères, perdre ses dents est prémonitoire de la perte d’un être proche. Cette interprétation, si elle était juste, ne nous apporte pas grand-chose à un niveau personnel. C’est toujours cette approche personnelle qui doit être retenue. A ce moment, le rêve est un avertissement qui nous concerne. L’expérience et l’observation permettent de déchiffrer le rêve autrement. Celui qui rêve qu’il perd ses dents est, au moment du rêve, en perte de vitalité. Il doit donc être dans une période de surmenage et de stress qui l’épuise. Littéralement, il perd ses forces et son appétit de vivre. Si cette fatigue devait se prolonger, elle conduirait à une dégradation physique. 

 Autre exemple: La maison est une image onirique fréquente. Si la vision de la maison n’a que peu souvent de rapport avec notre lieu d’habitation, c’est qu’elle symbolise autre chose. En effet, en rêve, c’est d’abord nous-mêmes qu’elle représente, notre dimension psychique, l’espace intérieur que nous habitons. Son apparence, le nombre de pièces, ses ouvertures sur l’extérieur, sa décoration, tout cela est représentatif de notre réelle dimension intérieure ainsi que de l’aspect que nous offrons aux autres (la façade peut représenter notre apparence). Chaque pièce est liée à une fonction particulière de notre psychisme. Les pièces que nous découvrons en rêve sont autant d’espaces intérieurs auxquels nous accédons. Les étages représentent nos différents niveaux de conscience. 

 

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Publié dans:REVES |on 9 octobre, 2011 |Pas de commentaires »

Interpréter des rêves

Annales Akashiques sur l’Interprétation des Rêves
Jen Eramith – Traduction Anne Duquesne

Comment pouvons-nous interpréter et comprendre nos rêves ? 

Interpréter des rêves dans REVES k3396109La clé pour interpréter vos rêves est d’apprendre à reconnaître et à comprendre votre propre langue spirituelle intérieure. Votre langue spirituelle intérieure est basée sur le sens que vous associez à des symboles et à des actions. Vous trouverez de nombreux dictionnaires différents de symbolique des rêves et d’autres ressources extérieures pour examiner vos rêves. Ils peuvent tous être utiles, mais finalement la vérité sur vos rêves apparaîtra lorsque vous explorerez votre propre signification personnelle. Par exemple, si un dictionnaire des rêves vous dit que rêver d’une tornade représente le chaos. Mais vous vous interrogez : « à quoi me fait penser une tornade ? » et la première chose à laquelle vous pensez est de l’excitation. Alors dans votre rêve la tornade vous parle d’excitation. Il se peut que votre rêve vous parle à la fois de l’excitation et du chaos et de la manière dont ils co-existent, mais il inclura toujours votre signification personnelle pour le symbole. 

Vous devez toujours commencer par vous référer à votre langue personnelle, au sens que vous donnez au monde qui vous entoure. Tel est le principe premier et le plus important pour l’interprétation des rêves. C’est aussi le premier principe et le plus important pour l’interprétation de vos propres Annales Akashiques ou pour votre propre intuition. Il est important de toujours commencer par vous demander : « Qu’est-ce que cela signifie pour moi ? Quels mots me viennent à l’esprit quand je pense à cette chose ? Quels sentiments apparaissent ? Est-ce que j’associe cela à une couleur, à une odeur, ou à un souvenir particulier dans ma vie ? » Lorsque vous obtenez des informations à partir de vos rêves, elles viennent grâce à votre esprit et en fonction de votre langue spirituelle personnelle, de sorte que votre interprétation personnelle des choses doit être explorée en premier. 

Voici un exercice que vous pouvez utiliser pour découvrir votre langue personnelle. Il est souvent utile de décomposer vos rêves en éléments simples. Faites une liste des objets qui apparaissent dans votre rêve. Faites une liste des gens ou des personnages qui apparaissent dans votre rêve. Faites une liste simple des événements qui se produisent. Assurez-vous que cela est simple — il suffit de deux ou trois mots qui décrivent ce que c’est. Décomposez-le en éléments simples, puis passez à un exercice d’association libre en écrivant, pour chacun de ces éléments, les quatre ou cinq premiers mots qui vous viennent à l’esprit. Par exemple, si vous avez vu un oiseau dans votre rêve, écrivez « oiseau » dans votre liste, puis à côté de lui écrivez une liste de cinq mots qui vous viennent à l’esprit quand vous pensez à des oiseaux. Pensez-vous à la liberté ? À la joie ? À la légèreté ? Ou pensez-vous qu’ils font peur ? Qu’ils sont imprévisibles ? Sages ? Tout ce qui vous vient à l’esprit, écrivez-le à côté du symbole d’origine. Il n’y a pas de jugement et cela ne doit pas nécessairement avoir du sens. Ne jugez pas ce que vous voyez, car vous manqueriez alors une partie des informations. Si vous faites cela, alors, en séparant les différents éléments de votre rêve, vous pouvez commencer à comprendre certaines des significations qu’il renferme. Par exemple, si vous associez les oiseaux avec la liberté, et si l’oiseau de votre rêve s’envolait, votre rêve vous dit peut-être que vous êtes en train de perdre votre liberté. Cet exercice donne de meilleurs résultats si vous pouvez rendre les symboles aussi simples que possible. Les objets, les personnages et les actions sont des symboles. Ainsi que les couleurs, les mouvements (vers le haut ou vers le bas) et autres éléments descriptifs. 

Enfin, il est souvent utile de considérer que chaque élément présent dans le rêve est un aspect de vous. Parfois, les gens ont des rêves prophétiques dans lesquels ils reçoivent des informations sur les autres ou sur ce qui va arriver à d’autres, mais dans 90 % des cas vos rêves vous donnent des informations sur vous. Ils vous parlent de certains  aspects de vous-mêmes et de votre cheminement. Ainsi, vous pouvez généralement supposer que toute personne, objet ou événement qui arrive dans le rêve est un aspect de vous. Si vous voyez votre sœur dans le rêve, explorez la signification que vous attribuez à votre sœur et puis demandez-vous : « comment ces éléments font-ils partie de moi ? » Quel que soit ce que fait votre sœur fait dans le rêve, cela vous dit comment se comportent ces parties de vous-mêmes et comment elles opèrent dans votre vie. 

Ce sont là trois principes essentiels que vous pouvez appliquer à l’interprétation des rêves. Ensuite, lorsque vous êtes prêts, vous pouvez appliquer ces mêmes principes à l’interprétation de votre intuition, y compris ce qui vient des Annales Akashiques. Souvenez-vous toujours que les différents livres et autres ressources pour vous aider à interpréter vos rêves peuvent être utiles pour autant que vous écoutiez d’abord votre langue personnelle. Ensuite, vous trouverez que des ressources extérieures telles que les livres vous donneront un éclairage supplémentaire et qu’elles enrichiront votre interprétation. Veillez à choisir des livres et des ressources qui vous conviennent et de laisser tomber les autres. Amusez-vous ! L’interprétation des rêves peut être incroyablement joyeuse et curieuse. Ne vous inquiétez pas trop de bien faire. Faites-en une exploration de ce qui est votre droit de naissance — voir au-delà du voile et comprendre ! (Janvier 2011)

 

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Page d’origine : http://www.anneduquesne.com/article-annales-akashiques-sur-65659419.html 

 

Publié dans:REVES |on 8 octobre, 2011 |Pas de commentaires »

Les symboles du rêve

Bougie bleuTous nos rêves sont emplis d’images nombreuses, mais récurrentes, qui sont communes à toute l’humanité. Ces images – ou symboles – peuvent être envisagées comme étant porteuses d’un sens fixe, qui que nous soyons, et donc articulées dans un langage qui peut être déchiffré ou interprété. A ce moment, le moment du rêve apparaît comme un moment privilégié de perceptions différentes, de connexion avec soi et une dimension au delà, le moment où l’inconscient individuel rejoint l’inconscient collectif.

L’inconscient collectif est un fond commun d’informations et de données, les archétypes qui donnent sa dynamique au psychisme humain. C’est aussi une somme de connaissances stockées sous forme de symboles issus d’une histoire antérieure à l’homme, celle de sa préhistoire, puis celle de son histoire – passée ou contemporaine – et enfin celle d’une histoire en gestation.

 Si cet inconscient collectif existe, le rêve permet donc de s’ouvrir à une dimension beaucoup plus vaste que celle du psychisme individuel. Chaque homme peut ainsi se relier chaque nuit à cette somme de connaissances et de directions qu’il capte sous leurs formes d’archétypes et de symboles avant de les ressentir avec sa propre sensibilité. Les symboles peuvent être alors perçus comme des mots précis dont la connaissance est cependant nécessaire pour en comprendre le sens. Ce sens est très simple, mais toujours analogique, bien qu’il semble peu apparent. Il est régi par une sémantique comme le langage parlé. C’est la mise en présence des symboles d’un même rêve qui permet de dégager un sens fixe. 

 

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Publié dans:REVES |on 5 octobre, 2011 |Pas de commentaires »

Un rêve

Qui d’entre nous ne s’est jamais réveillé un matin en se demandant quelle pouvait être la signification d’un rêve particulier et fort ?  

gifs étoilesEn effet, qu’ils nous réveillent avec soulagement ou avec déception, certains rêves véhiculent une telle charge émotionnelle, qu’ils tournent longtemps dans notre tête – parfois des années après – et que nous ressentons le besoin de les raconter autour de nous dans l’espoir que quelqu’un pourra nous en donner une interprétation plausible.  L’homme s’est toujours interrogé sur le sens de ses rêves. Depuis les temps les plus reculés, les rêves sont interprétés par d’autres hommes. Si dans l’Antiquité, le rêve était porteur d’un sens divin, depuis la fin du siècle dernier, grâce au travaux de Freud et de Jung, le rêve est envisagé et interprété dans un sens psychanalytique. Pourtant, beaucoup d’entre nous se demandent encore si le rêve a un sens et si oui, quel est celui-ci ? Une approche scientifique et une réflexion approfondie sur le phénomène onirique permettent de répondre oui tout en faisant prendre conscience de l’importance de cette fonction du sommeil. La principale est une communication de l’inconscient vers le conscient. Le rêve utilise un langage particulier, signifiant et utile au-delà de sa forme apparente.  

L’étude de la psychologie, de la psychanalyse, de la symbolique ainsi qu’une approche historique et traditionnelle du rêve permettent de le décoder. Cette investigation dans un sens psychanalytique mène à se découvrir soi-même et à évoluer dans un sens positif. Notre évolution personnelle est bien souvent entravée par des blocages ou des traumatismes refoulés que l’interprétation du rêve fait remonter à la surface. Cette résurgence n’est pas vaine. Elle permet de comprendre la raison de difficulté ou de mise en échec répétitive. Le rêve vient aussi redonner une image positive et juste à certaines personnes qui doutent d’elle.   

Le rêve est un message de notre inconscient d’autant plus important qu’il frappe notre mémoire. Faire interpréter ses rêves, c’est se pencher sur cette part obscure et importante de nous-mêmes. Si nous songeons que l’inconscient représente presque 90% de notre personnalité, plus nous sommes attentifs à ses messages, et plus nous sommes en accord avec nous-mêmes, plus notre intelligence accroît son champ de possible.

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Publié dans:REVES |on 3 octobre, 2011 |Pas de commentaires »

Interprétation des Rêves, Signes et Symboles

 

 KAYA se présente ici www.ucm.ca 


Interprétation des Rêves, Signes et Symboles dans REVES ima-les-revesQuand on commence à s’intéresser à nos rêves, des portes extraordinaires de notre inconscient s’ouvrent… Vos rêves sont ce que vous recevez de plus important pour vous connaître. Ils représentent l’activation de votre plan de vie. Ils sont les mémoires de votre passé, les clés de votre présent… et le chemin de votre futur. Kaya et Christiane Muller nous aident à comprendre que chaque difficulté de notre vie est toujours déclenchée par des mémoires intérieures. Sur le web, chaque semaine: « Séminaire d’interprétation de rêves-signes-symboles » par Kaya. 

 

UN RENDEZ-VOUS À NE PAS MANQUER… Rencontrez Kaya en direct sur internet et discutez avec lui par ‘chat’ lors des SéminaireWeb : Vous pouvez poser des questions, demander des interprétations de rêves, signes ou symboles en direct… des événements uniques au monde pour l’apprentissage des rêves et symboles… partagez un témoignage ou écoutez tout simplement, de façon anonyme en simultané avec des personnes de plusieurs pays.  

  

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Publié dans:REVES |on 26 septembre, 2011 |Pas de commentaires »

La thérapie par le rêve

L’onirologie permet d’accéder au langage du rêve pour le comprendre dans un sens psychanalytique. L’onirologie est donc capable de donner les outils nécessaires à une interprétation et une analyse du rêve porteuse d’un message clair qui concerne réellement le patient.  L’onirologue peut donc produire ensuite une action thérapeutique grâce à la compréhension de ce langage. 

nuageSachant que le rêve est bien porteur d’un message, le rêve analysé permet au patient de se reconnecter avec son désir personnel. La plupart du temps, les personnes qui consultent ont perdu cette capacité de connexion avec leur désir de vie inné (Eros) et sont parfois submergés par la pulsion de mort acquise (Thanatos). C’est à ce moment que la souffrance apparaît et que le désir de l’individu peut se voir altéré par des comportements de blocage ou d’échec. Dans les cas plus difficiles, la personne peut ne même plus avoir accès à son désir de vie (dépression, tendances suicidaires). 

De façon nette et précise, les rêves vont donc délivrer des indications permettant de comprendre l’origine de certains troubles et des directions pour arriver à les résoudre chez le patient. 

Il est évident que la connaissance de la psychologie, de la psychanalyse et de la psychopathologie sont des domaines nécessaires à l’onirologue pour augmenter son efficacité et éviter des erreurs d’orientation. 

La thérapie par le rêve va donc permettre de poser un diagnostic intelligible et rapide sur la problématique du patient et pouvoir ensuite mener à deux actions précises : 

- Découverte et exposition des éléments négatifs psychologiques : blocages, traumas, complexes, phobies, peurs, addictions, angoisses, conflits irrésolus. 

- Révélation des points forts de la personne, de ses qualités et potentiels, cette phase étant nécessaire conjointement à aider le patient dans son travail sur les points négatifs. 

nuageCette mise en évidence va ainsi permettre un travail thérapeutique (interaction entre le patient et le thérapeute) efficace et rapide. Le travail se compte alors en mois et non pas en années, quelquefois en trois ou quatre séances pour une problématique légère ou ponctuelle. 

L’interprétation et l’analyse des rêves mènent donc le patient à recouvrer une image forte et stable de lui-même et l’invitent à entrer dans le processus d’individuation, c’est à dire à devenir une personne unique et en harmonie avec les autres et le monde extérieur.   

 

Barre coeur

D’après Tristan-Frédéric MOIR: Psychanalyste – Psychothérapeute – Onirologue – Analyse et interprétation de rêves

En direct chaque mercredi de 23h à 1h30 sur
“Radio Ici & Maintenant !” 95.2 FM

Publié dans:REVES |on 24 septembre, 2011 |Pas de commentaires »
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