Archive pour la catégorie 'POLTERGEISTS et LEGENDES'

Dames Blanches, dames rouges, dames vertes

 

(D’après « Dictionnaire des superstitions, erreurs, préjugés et traditions populaires » paru en 1856)

 

DAMES BLANCHES
Les dames blanches constituent une classe de fées dont quelques-unes sont graves et bienfaisantes ; d’autres sont méchantes ou simplement espiègles. Elles correspondent à la Benshie des Écossais. Lorsqu’on les rencontre au bord des fontaines et au pied des vieux arbres, c’est toujours d’un fâcheux présage. En Bretagne, il est de ces Dames Blanches qui s’introduisent dans les écuries portant des chandelles allumées. Elles laissent tomber alors des gouttes de suif sur le crin des chevaux, ce qui leur permet de le lisser avec plus de soin.

Dames Blanches, dames rouges, dames vertes dans POLTERGEISTS et LEGENDES 330px-Les_Tr%C3%A8s_Riches_Heures_du_duc_de_Berry_mars_dragonElles agissent de même dans les contrées du Nord. En Allemagne, la Dame Blanche se montre dans les forêts et dans les prairies, et l’on prétend que dehors elle voit parfaitement clair, tandis que renfermée dans sa demeure elle est aveugle. Certaines Dames Blanches sont les protectrices de grandes familles, et elles apparaissent constamment lorsqu’un des membres de ces familles doit mourir. Telles sont entre autres les maisons de Neuchaus, de Rosenberg, de Brunswick, de Bade, de Brandebourg, de Pernstein, etc. Byron cite aussi la Dame Blanche de la famille Colalto.

S’il faut en croire les historiens contemporains, une Dame Blanche aurait contribué, en 1638, durant la guerre contre le comté de Bourgogne, à sauver la ville de Salins et à battre un corps d’armée de Louis XIII, commandé par Villeroy. « Il est remarquable, dit Girardot, l’un de ces historiens, qu’au même temps qu’on pourchassait les Français, une petite fille, nourrie au couvent des Ursules de Salins, étant près de mourir, dit aux religieuses assemblées autour de son lit, qu’elles n’eussent plus de crainte des Français, car elle les voyait fuir devant une femme blanche ».

Dans ses Traditions populaires comparées, Désiré Monnier cite un passage du journal lyonnais Le Réparateur de 1840, et affirme être frappé du singulier conflit d’idées religieuses et païennes qui se réveillèrent alors : « on reconnaîtra combien il est naturel au peuple de recourir è des prodiges pour expliquer les catastrophes qui le frappent ».

En présence des calamités que la ciel vient de faire peser sur le pays, beaucoup d’esprit sont abattus et sous l’empire d’une terreur secrète : il circule dans le peuple une foule de récits plus ou moins extraordinaires. Un correspondant du Réparateur lui adresse le résumé de tout ce qu’il a entendu raconter dans le peuple : « Voyez, dit-il, comme l’instinct populaire se rattache à tout : on vous parle de sécheresse extraordinaire qui, au printemps, a laissé nos rivières sans eau, et de cette pierre au fond du Rhône sur laquelle une main inconnue a tracé une menace qui ne s’est que trop réalisée : Qui m’a vue a pleuré, qui me verra pleurera. Les récits les plus effrayants, les contes les plus absurdes sont dans toutes les bouches. Ici, c’est le prophète de Salons, en Provence, qui annonce pour 1840 une inondation telle que les hommes n’en virent jamais depuis le déluge ; là, c’est le prince Hohenlohë qui a prédit que Lyon périra par l’eau, aussi en 1840. Les uns annoncent que, le 24 novembre, Lyon sera enseveli sous les eaux ; d’autres disent le 6 décembre. On se rit de ces sinistres prophéties ; mais on ne peut se défendre de la peur.

« On dit qu’à Grenoble, il y a quelques mois, à la veille de cette fatale année, une vieille femme apparut sur le haut de je ne sais quel clocher, tenant en ses mains deux flacons, l’un rempli d’eau, l’autre plein de sang : !’eau, vous disent les commentateurs, signifiait l’inondation ; le sang, c’était la guerre. A Fourvières, ajoute un autre, on a trouvé, la nuit, la chapelle illuminée nomme aux grands jours de fête, et la statue de la Vierge implorant, à genoux devant l’autel, la miséricorde divine en faveur de la ville dont elle est la protectrice.

« Sans doute aussi, vous aurez entendu parler d’une Dame Blanche qui s’est montrée, la nuit, sur les hauteurs, se promenant silencieusement près l’un des forts qui nous dominent. Une première fois, elle passe non loin d’une sentinelle, elle porte une coupe remplie d’eau ; au Qui vive ! du soldat, elle ne répond pas et disparaît. Bientôt elle revient, et cette fois elle porte une torche d’où jaillit une flamme livide ; même Qui vive ! Même silence ! Elle reparaît une troisième fois tenant à la main un pain ; toujours même silence ! Enfin elle revient une dernière fois un glaive flamboyant à la main. En la voyant armée, le soldat redouble ses Qui vive ! et menace de faire feu. La Dame Blanche s’arrête et répond d’une voix lugubre et solennelle : Quand j’ai passé près de toi avec une coupe pleine d’eau, c’était l’inondation et tous ses désastres ; tu vois… la torche signifiait la peste ; le pain, c’est la famine, et ce glaive, c’est la guerre. Malheur, malheur, malheur à vous tous ! Et elle disparut, sans qu’on ait pu savoir qui elle était.

220px-Bookofmelusine dans POLTERGEISTS et LEGENDES« Voilà ce qui se raconte dans le peuple, et bien autres choses encore ! Ne diriez-vous pas que nous sommes revenus au Moyen Age ? Tout cela est absurde, sans doute ; tout cela est incroyable dans le siècle des lumières, au milieu d’une révolution qui prétend avoir régénéré l’esprit humain et avoir fait justice de l’ignorance et des préjugés ; mais tout cela explique la situation des esprits, et prouve jusqu’à quel point ils sont frappés de terreur. Faut-il en croire ces rumeurs populaires, et les menaces de 1840 ne seraient-elles pas toutes accomplies ? »

Selon Xavier Marmier dans ses Souvenirs de voyages, peu de traditions anciennes sont aussi généralement répandues que celle de la Dame Blanche, et se sont aussi longtemps maintenues dans la croyance non seulement du peuple, mais des gens éclairés. Qu’elle soit fondée sur un fait historique, c’est ce dont il est impossible de douter, ajoute-t-il ; seulement, les chroniqueurs diffèrent d’opinion sur l’origine de la Dame Blanche. Les uns la font descendre de la célèbre maison de Méran, et, selon eux, elle épousa le comte Henri d’Orlamund ; d’autres disent que son image se trouve dans le château de Nehaus en Bohême. Du reste, on sait que la Dame Blanche doit apparaître dans les châteaux de Berlin, Bayreuth, Darmstadt, Carlsruhe, Bade, etc. Yung Stilling en parle comme d’une chose certaine dans saThéorie des esprits.

Or, voici ce que l’on raconte dans le pays de Bade sur la Dame Blanche : Bertha de Rosenberg épousa, en 1449, Jean de Lichtenstein. Ce mariage fut on ne peut plus malheureux ; la comtesse se sépara de son mari, et se retira avec la haine dans le cœur en Bohême, où elle fit bâtir le château de Neuhaus. L’esprit de Bertha apparaît le plus souvent pendant la nuit, quelquefois aussi pendant le jour. Elle porte une robe blanche comme celles que l’on portait de son temps ; son visage est couvert d’un voile épais, et éclairé par un pâle rayon. Ce qu’il doit surtout y avoir de terrible dans son apparition, au dire de tous ceux qui l’ont vue, est le regard fixe, perçant, immobile, de ses grands yeux noirs, qu’elle arrête en silence sur l’homme à qui elle se montre. Ce regard pénètre jusqu’au fond de l’âme et glace la pensée d’effroi. Quiconque l’a entrevue une fois ne l’oubliera de sa vie.

Quelquefois aussi la Dame Blanche apparaît avec un enfant à la main. Son apparition est toujours l’indice de la mort prochaine d’un des membres de sa famille, ou d’un grand malheur. Souvent on l’a vue se pencher sur le lit d’un jeune prince dans son sommeil, et peu de jours après l’enfant était mort. Elle se montre tantôt dans les galeries, tantôt dans la chapelle, et quelquefois aussi dans le jardin du château.

DAMES ROUGES
Nous ne croyons pas que les dames de cette couleur soient en grand nombre dans notre mythologie populaire ; mais Désiré Monnier en cite une qui habite une grotte du vallon de la Creuse, dans le département du Jura : elle y fait entendre des cris plaintifs, et l’on menace de cette Dame Rouge les petits enfants de la contrée qui ne sont point sages.

DAMES VERTES
Les Dames Vertes sont l’objet de croyances superstitieuses dans les départements du Doubs et du Jura, et qui se montrent dans les bois et les jardins. Monnier rapporte ces fées à Iana ou la Diane celtique, et désigne les lieux où elles sont le plus en réputation. Tels sont les vergers de Maizières ; les villages d’Angerans, de Relans, de Veyria, de Graye et de Gigny ; les rives des étangs du territoire de Cages, etc.

Xavier Marmier consacre à la Dame Verte cette gracieuse description : « La Dame Verte, c’est notre péri, notre sylphide, la déesse de nos bois, la fée de nos prairies : elle est belle et gracieuse ; elle a la taille mince et légère comme une tige de bouleau, les épaules blanches comme la neige de nos montagnes, et les yeux bleus comme la source de nos rochers. Les marguerites des champs lui sourient quand elle passe ; les rameaux d’arbres l’effleurent avec un frémissement de joie, car elle est la déesse bien-aimée des arbres et des fleurs, des collines et des vallées. Son regard ranime la nature comme un doux soleil, et son sourire est comme le sourire du printemps. Le jour, elle s’asseoit entre les frais taillis, tressant des couronnes de fleurs, en peignant ses blonds cheveux avec un peigne d’or, ou rêvant sur son lit de mousse au beau jeune homme qu’elle a rencontré. La nuit, elle assemble ses compagnes, et toutes s’en vont folâtres et légères, danser aux rayons de la lune, et chanter.

200px-Book_of_Melusine« Le voyageur qui s’est trouvé égaré le soir au milieu de nos montagnes a souvent été surpris d’entendre tout à coup des voix aériennes, une musique harmonieuse, qui ne ressemblait à rien de ce qu’on entend habituellement dans le monde : c’étaient les chants de la Dame Verte et de ses compagnes. Quelquefois aussi les malignes sylphides égarent à dessein le jeune paysan qu’elles aiment, afin de l’attirer dans leur cercle, et de danser avec lui. Que si alors il pouvait s’emparer du petit soulier de verre d’une de ces jolies cendrillons, il serait assez riche ; car, pour pouvoir continuer de danser avec ses compagnes, il faudrait qu’elle rachetât son soulier, et elle l’achèterait à tout prix. L’hiver, la Dame Verte habite dans ces grottes de rochers, où les géologues, avec leur malheureuse science, ne voient que des pierres et des stalactites, et qui sont, j’en suis sûr, toutes pleines de rubis et de diamants dont la fée dérobe l’éclat à nos regards profanes. C’est là que, la nuit, les fêtes recommencent à la lueur de mille flambeaux, au milieu des parois de cristal et des colonnes d’agathe. C’est là que la Dame Verte emmène, comme une autre Armide, le chevalier qu’elle s’est choisi.

« Heureux l’homme qu’elle aime ! Heureux ce sire de Montbéliard qu’elle a si souvent attendu sous les verts bosquets de Villars ou dans le val de Saint-Maurice ! C’est pour cet être privilégié qu’elle a de douces paroles et des regards ardents, et des secrets magiques ; c’est pour lui qu’elle use de toute sa beauté de femme, de tout son pouvoir de fée, de tout ce qui lui appartient sur la terre. Il y a cependant des gens qui, pour faire les esprits forts, ont l’air de rire quand vous leur parlez de la Dame Verte, et ne craindraient pas de révoquer en doute son existence. Ces êtres-là, voyez-vous, il ne faut pas discuter avec eux, il faut les abandonner à leur froid scepticisme ».

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 28 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Dame de Pique ou Dame Noire

Dame de Pique ou Dame Noire à Andouillé (Mayenne)

(D’après « Bulletin de la Commission archéologique
et historique de la Mayenne » paru en 1911)

C’est en regagnant son moulin la nuit venue, et cependant qu’il traverse le bois de la Monnerie munie d’une ferte – bâton doté d’une grosse pointe de fer à une de ses extrémités – lui donnant quelque assurance, que le meunier Baril croise le chemin de la redoutée Dame Noire et pense alors vivre ses derniers instants…

Vers la fin du XVIIIe siècle, le moulin du Châtelier était un des plus anciens moulins de la commune d’Andouillé ; bâti sur le bord de l’Ernée, rive droite, il était le dernier de la commune sur cette rivière en descendant. A cinq cents mètres au-dessous de ce moulin, le ruisseau d’Ingrande se jette dans l’Ernée, sur la rive droite, limitant le territoire de la commune d’Andouillé et celui de Saint-Jean et, au-dessous du moulin, l’Ernée longe sur la rive gauche le territoire de la commune de Saint-Jean. La demeure du meunier était bâtie sur cette rive, un peu au-dessus du moulin qui était sur Andouillé.

Dame de Pique ou Dame Noire dans POLTERGEISTS et LEGENDES AndouilleFoireSa chute d’eau n’était pas considérable ; aussi, dans les hivers pluvieux, les eaux de l’Ernée dépassaient le sommet de la roue et l’empêchaient de tourner ; la chaussée qui retenait les eaux et élevait le niveau de la rivière était construite en biais. L’Ernée, en cet endroit, est encaissée dans la vallée et dominée par les collines de la Roche et de la Foucaudière à gauche, et par la colline du Pommier et les hauteurs de la Baburière à droite. Le moulin était si bien caché dans les arbres qu’il fallait connaître son existence pour le trouver, mais il se dévoilait par le bruit de l’eau de la chaussée et par le tic-tac de son traquet qui se faisait entendre d’une demi-lieue à la ronde. Le propriétaire du moulin, le meunier Changeon, le tenait de sa femme, Anne Lefèvre, qui en avait hérité de sa mère, sœur de René et Jean Baril, célibataires, qui étaient restés au service du moulin. Avant 1789, le moulin du Châtelier, comme ses environs, dépendaient de la seigneurie d’Orange.

Le meunier Changeon, grand et sec, causant beaucoup, aimant la plaisanterie, était rarement seul dans son moulin ; tous les voisins ses clients, avaient besoin de lui : les métayers pour faire moudre leur grain, et les tisserands pour acheter de la farine, car à cette époque, chaque ménage faisait son pain, les uns le cuisant dans le four attenant à leur maison, les autres se servant d’un four banal à l’usage de plusieurs voisins. Il vendait aussi aux tisserands de la farine decarabin (sarrasin) pour faire de la galette et la meunière leur donnait par surcroît une potée de lait. Jean Baril était né au moulin du Châtelier et il y avait passé toute sa vie ; son frère et sa sœur étant morts, il était resté avec sa nièce, son héritière. Il conduisait les chevaux, allait dans les métairies chercher le grain et délivrait la farine.

Tous les samedis il allait à Laval au marché aux grains, il en achetait et le rapportait sur ses chevaux. De haute taille, fortement charpenté et musclé, habitué dès son enfance à charger les sacs de farine, il portait encore dans sa vieillesse des charges que des jeunes gens ne soulevaient qu’avec peine ; il aimait à faire plaisir au prochain : c’était un brave homme ; comme la plupart des gens à cette époque, dans les campagnes, il ne savait ni lire ni écrire, mais il aimait à raconter les histoires de sa jeunesse et c’est de lui que nous tenons l’histoire de la Dame de Pique, ou Dame Noire, que l’on rencontrait la nuit dans les bois de la Monnerie. Tous les dimanches il se rendait à la messe au bourg d’Andouillé : il y restait une partie de la journée, s’occupant de ses affaires, causant et plaisantant avec les amis, buvant du cidre dans une mogue (tasse) ou un petit verre d’eau-de-vie, ayant grand plaisir à offrir une prise de tabac de sa toubique (tabatière en grès). Il mourut de froid pendant le grand hiver de 1829-1830, à l’âge de 80 ans environ.

J’avais, disait-il, 25 ans environ, quand m’arriva l’aventure suivante : c’était un samedi. Ce jour-là était, comme il l’est encore aujourd’hui, le jour du marché aux grains à Laval. J’étais allé acheter du grain pour faire de la farine et la vendre aux tisserands, chalands habituels de notre moulin, qui s’étaient établis en grand nombre dans nos environs. Nous étions à la Toussaint : les jours sont courts et pluvieux, il faut partir de bon matin du Châtelier pour se rendre à Laval, distant de trois lieues, et arriver au commencement du marché qui s’ouvrait à cette époque à 7 heures du matin. Les chemins de ce temps-là n’étaient pas à comparer avec ceux que l’on voit maintenant ; il fallait, en sortant du moulin, passer par le village du Châtelier, monter le chemin qui conduit sur la lande de la Foucaudière en passant devant la Maison-Rouge, ce qui obligeait à faire un grand détour. Pour le retour, il fallait compter une heure de plus, les chevaux étant chargés, et puis on ne manquait jamais de s’arrêter en passant et de dire bonjour à l’aubergiste de Niafle et à celui du bourg de Saint-Jean.

AndouilleNeoMetal dans POLTERGEISTS et LEGENDESCe jour-là, j’avais acheté deux fichus (mouchoirs de poche) à Laval, sachant que Louise, la couturière habituelle du moulin, devait y venir travailler dans la journée ; j’espérais qu’après le souper qui clôt généralement le travail de la journée, elle aurait le temps de les ourler. A ma demande, elle répondit : « Je le veux bien, Jean, mais pour cela il faut que vous me reconduisiez chez moi, car malgré qu’on prétende que la Dame Noire ne s’adresse jamais aux femmes, j’ai toujours peur de me mettre en retard et de la rencontrer. – Ah ! mon Dieu, je mourrais de peur, si je la voyais. – J’ourlerai vos mouchoirs et, en les attendant, vous grellerez des châtaignes que nous mangerons en buvant du cidre doux, lorsque j’aurai terminé. Pour revenir au moulin, je vous donnerai la ferte de mon défunt père qui est encore bien capable de vous servir, si par hasard vous rencontriez la Dame de Pique ».

J’acceptai sa proposition et nous partîmes aussitôt après avoir soupé. Notre chemin était de passer les planches et le petit pont devant la roue du moulin, ensuite la petite chaussée, puis le pré de la Baburière, celui des Levrettières, les taillis de la Baburière et de la Monnerie, passer le ruisseau du Bignon et de là monter les bois de la Monnerie ; on arrivait chez elle au village des Hamardières, commune d’Andouillé. La nuit était sombre ; dès notre arrivée le premier soin de Louise fut de battre le briquet et d’allumer son lucrin (chandelle de résine fort en usage à cette époque) et elle se mit à coudre. Pendant ce temps, j’allumai du feu dans la cheminée et je grillai des châtaignes que nous mangeâmes dès qu’elle eut fini.

Louise était plus âgée que moi de quelques années, raconte-t-il ; elle avait perdu ses parents et vivait seule, du produit de son travail. La soirée se passa à bavarder et lorsque l’horloge du voisin Ricou sonna onze heures, je pris congé de Louise et j’emportai mes fichus ourlés. Je partis armé de la ferte, bâton long de six pieds, gros comme moitié du bras et ferré d’une grosse pointe de fer à une de ses extrémités, dont se servaient autrefois les sauniers pour sauter les haies et au besoin pour se défendre. Pour rentrer au moulin, je pris un autre chemin, préférant les châtaigneraies des Levrettières, ma ferte me donnant de l’assurance.

J’entrai alors dans le bois de la Monnerie, après avoir passé un petit échalier qui se trouve au haut du champ de la Monnerie, et je m’engageai dans le sentier du haut du bois, ayant à ma gauche la haie construite en pierres provenant du champ des Levrettières et à ma droite les buissons de houx et de genièvres entourant les grosses pierres qui bordent le sentier que je suivais. Cette partie du bois était à cette époque plantée de grands chênes qui donnaient beaucoup d’ombre sur le sentier. Au ciel, on n’apercevait la lune qu’entre les nuages qui passaient avec vitesse, poussés par un grand vent, lorsqu’au défaut d’un buisson, à deux pas de moi, apparut tout à coup la Dame Noire, dont la haute taille me dominait de trois pouces au moins. Je fus si subitement surpris en la voyant que la peur me fit faire un pas en arrière et j’évitai ses yeux fixés sur moi qui brillaient comme deux chandelles et qui me semblaient effrayants.

Je repris cependant un peu d’aplomb et je continuai à aller en avant, regardant continuellement de son côté afin de surveiller son attitude qui me paraissait menaçante. Ayant hâté le pas, je la vis se rapprocher de moi et me suivre à ma droite, à deux pas de distance. Je crus qu’elle allait me barrer et me bousculer contre la haie comme elle l’avait déjà fait à d’autres qui l’avaient rencontrée la nuit à pareille heure et dans le même endroit du bois : cependant elle ne me toucha pas ; je continuai à marcher, elle me suivit toujours à ma droite. Ce n’était pas la première fois que je la rencontrais : je l’avais déjà vue deux fois, mais elle s’était tenue éloignée et ne m’avait pas suivi longtemps ; malgré cela je ne pouvais me défendre de la peur qu’elle me causait.

Je n’avais jamais entendu dire qu’elle eût fait du mal à quelqu’un ; pourtant on avait raconté qu’une nuit un homme qui l’avait rencontrée lui avait porté un vigoureux coup de poing en pleine poitrine pour s’en débarrasser, mais que ce coup n’avait pas fait plus d’effet que s’il l’eut donné sur un tronc d’arbre : je n’avais pas envie de recommencer l’expérience. La ferte que Louise m’avait donnée n’aurait pu me servir de défense, car je ne me sentais pas la force d’en faire usage, même si la Dame de Pique m’avait attaqué, tant j’étais dominé par la peur. Je continuai à marcher le plus vite possible et avec précaution, j’arrivai à la barrière qui sépare les bois de la Monnerie de la châtaigneraie des Levrettières : le passage de cette clôture était un grand embarras pour moi. Arrivé à deux pas, je m’effaçai pour lui donner la liberté de passer la première ; elle fit un mouvement pareil au mien et de la main, impérieusement, me montra la barrière. Je passai le premier rapidement, et de l’autre côté, après avoir fait une vingtaine de pas à la course, je regardai de côté pour m’assurer si elle continuait à me suivre : je la vis à deux pas de moi, marchant sans gêne.

Je parcourus ainsi la châtaigneraie des Levrettières, ensuite le petit chemin qui descend vers la rivière, ayant toujours la Dame Noire pour compagne. Arrivé au haut du champ de traverse des Petites-Levrettières, dont la pente est de nature à favoriser une course rapide, je m’élançai de toute la vitesse de mes jambes, je sautai la petite barrière qui se trouve au bas du champ, je traversai le pré qui vient ensuite, avec la même vitesse, je sautai par-dessus le ruisseau qui se trouve au milieu, enfin je me retournai croyant bien avoir laissé mon revenant en chemin. Il n’en était rien : elle était à côté de moi et, en la regardant, mes yeux rencontrèrent les siens qui étaient fixes et étincelants, ce qui leur donnait une expression terrible qui renouvela ma peur.

53_Andouille.98Je n’avais plus que deux prés à traverser pour arriver au moulin, je ne cherchai plus à me soustraire par la fuite à la conduite qu’elle me faisait. Au bout du dernier pré, nous arrivâmes à l’échalier qu’il faut franchir pour gagner le moulin ; mais à ce moment la Dame de Pique, s’asseyant sur le milieu, me barra complètement le passage ; au même moment un coup de vent vint ébranler les arbres avec un bruit sinistre. Je m’empressai de passer la haie à vingt pas plus loin à droite et je me trouvai alors à la porte de mon moulin. Je respirai plus à mon aise et je me retournai plus assuré : je vis la Dame de Pique devant moi à trois pas de distance. Enhardi cependant, je lui dis : « Madame, je vous remercie de la bonne conduite que vous venez de me faire ; maintenant je suis chez moi ».

Je n’avais pas prononcé le dernier mot que je reçus un vigoureux soufflet et mes yeux se remplirent de poussière, ce qui me les fit fermer malgré moi : la main qui m’avait frappé était glacée ; j’essayai d’ouvrir les yeux, la Dame Noire avait disparu. J’entrai dans le moulin et je me couchai sans lumière, je fus longtemps à me remettre de mes émotions ; j’entendis le coq du moulin chanter trois fois : je reconnus qu’il était minuit.

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 27 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Le Poltergeist à travers les siècles

Pour les deux scientifiques, Roll et Pratt, les circonstances de ce cas semblent correspondre à la structure que présentent les nombreux comptes rendus compilés de mamfestations semblables. Le premier cas de poltergeist jamais recueilli, probablement, est rapporté dans un papyrus égyptien. Dans son ouvrage Deutsche Mythologie (1835), Jacob Grimm décrit un cas remontant à 355 après J.-C., où il est question d’une maison dans laquelle se produisirent des lancers de pierres, des coups frappés sur les murs, ses habitants se voyant même projetés hors de leurs lits.

Le Poltergeist à travers les siècles dans POLTERGEISTS et LEGENDES Poltergeist-Therese_SellesLes premiers observateurs de poltergeists voyaient dans ces manifestations mystérieuses une origine diabolique. Ainsi, en 1716-1717, un poltergeist se produisit dans la maison de Samuel Wesley, père de John Wesley, fondateur de l’Eglise méthodiste. La conclusion de la famille Wesley fut qu’un démon était à l’origine de ces manifestations.

Plus tard, les chercheurs furent conduits à émettre l’hypothèse que ce sont les vivants, plutôt que les morts, qui, au moyen de la PK, sont responsables des phénomènes de poltergeist. Parmi les premières personnes à faire ce lien entre poltergeist et PK, on trouve deux chercheurs suédois, Hjalmar Wijk et Paul Bjerre. Dans un cas de poltergeist suédois, rapporté en 1905, ils hypnotisèrent une femme, avec laquelle les événements semblaient connectés. Le poltergeist cessa, apparemment comme résultat de l’hypnose.

On sait que les manifestations de poltergeist sont associées à des adolescents, ou bien des personnes présentant une instabilité émotionnelle. Le refoulement d’une profonde colère est présent habituellement. Les tests psychologiques concernant Julio Vasquez permirent de déceler dans son caractère d’impétuosité, de fureur et de frustration, et nous avons vu combien le comportement de son employeur l’indignait.

Lorsque les chercheurs étudiant un cas de poltergeist dans la vie réelle, tel le cas Vasquez, il leur faut examiner toutes les hypothèses possibles ayant pu causer ces événements. A l’évidence, ce n’est pas parce qu’un objet vient à se déplacer ou se briser dans des circonstances mystérieuses, que l’hypothèse d’une manifestation psi doit être retenue. Les chercheurs ont d’abord à s’assurer que les événements qu’on leur rapporte sont bien réels et ne sont pas le simple produit de l’imagination, ou même un canular délibéré des personnes impliquées. Souvent l’investigation vient révéler que les mouvements mystérieux et les bris d’objets n’ont d’autre cause qu’une farce ourdie par des personnes de la famille ou du bureau. Si aucune farce n’est décelée, alors les investigateurs doivent déterminer si les manifestations mystérieuses pourraient s’expliquer par le seul hasard, ou bien être des événements physiques normaux mal interprétés. De nombreux « poltergeists » se révèlent n’être que des craquements causés par la résolution naturelle de tensions dans les matériaux de la maison, ou bien des bruits relatifs au passage d’avions supersoniques. Les écureuils logés dans les greniers sont connus pour les bruits étranges qu’ils produisent la nuit, et les craquements nocturnes dans la maison peuvent être pris pour les pas de quelque esprit, par un dormeur soudainement éveillé. Il arrive parfois que plusieurs explications différentes soient à considérer pour le même cas, quel qu’il soit.

120px-Edouard-Isidore-Buguet-PK-spirit-photographer dans POLTERGEISTS et LEGENDESAprès élimination des hypothèses ordinaires, les investigateurs tentent de reconstituer la séquence des événements inexpliqués, en faisant la description précise et l’analyse des bruits, mouvements et autres événements. Il leur faut interroger tous les individus impliqués, llur demandant de porter sur une carte la position qu’ils avaient et les déplacements qu’ils affirment avoir observés. Afin d’accroître la précision de leurs observations, s’ils ne sont pas limités financièrement ou par le manque d’espace, les chercheurs peuvent installer, sur les lieux mêmes, un équipement de mesure et d’enregistrement sonore et vidéo (magnétophones, magnétoscopes, etc.). Hans Bender, de l’Université de Frelburg (Allemagne), une des autorités mondiales en matière de poltergeist, emploie de plus en plus largement de tels équipements. Grâce à cela, dans quelques cas rares cependant, des mouvements physiques inexpliqués ont pu être filmés (8).

L’activité de tyre poltergeist pourrait être une forme de PK inconsciente. Etant donné que cette PK survient apparemment de façon spontanée – indépendamment de la volonté consciente de l’homme – et qu’elle peut se produire de façon répétitive, on l’a dénommée psychocinèse spontanée et répétitive (PKSR). Roll pense que le terme de PKSR convient parfaitement pour décrire les événements produits dans l’entourage de Vasquez ; pour lui, « les troubles constatés à Miami peuvent très raisonnablement être interprétés comme un cas de PKSR (9) ». Cette dénomination de Roll permet d’envisager une relation entre un aspect du psi démontré en laboratoire, la PK, et un phénomène étrange observé sur le terrain. Si des personnes sont capables d’influencer par PK la chute d’un dé, peut-être qu’en certaines occasions des personnes seraient susceptibles, sans en avoir conscience, de provoquer par cette même PK des mouvements d’objets relativement lourds, comme lors des événements survenus autour de Vasquez. Ces incidents de Miami ne seront probablement jamais élucidés complètement, mais ils ne doivent pas être ignorés pour autant car les chercheurs peuvent très bien, de l’étude de tels événements aujourd’hui inexpliqués, acquérir des informations sur la façon dont le psi se manifeste. Cependant, il faut rappeler l’extrême difficulté qu’on rencontre pour décider ce qui peut ou non être du psi.


Références :

1) Rogo, S. (1974), Apparitions, Hauntings and Poltergeists, in : Mitchell, E., Psychic Exploration, New York : Putnam.

2) Roll, W.G. (1977), Poltergeists, Handbook of Parapsychology.

3) Bender, H. (1969), New developments in poltergeist research, Proceedings of the PA, 6 (81-102).

4) Flammarion, C. (1923), Les maisons hantées, Paris, Lib. Ernest Flammarion.

5) Bozzano, E. (1923), Les phénomènes de hantise au moment de la mort, Paris, Ed. de la B.P.S.

Cet article est extrait du Cd-rom Psi-explorer réalisé par Mario Varvoglis en 1995, et ayant pour but de présenter au grand public de façon vulgarisée les recherches parapsychologiques et leurs implications.

Site originel : http://www.metapsychique.org/

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 22 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Le Poltergeist

Par Mario Varvoglis  

Quand les chercheurs poussent l’investigation du psi hors du laboratoire, ils voient leurs problèmes s’accroître considérablement. Les contrôles en laboratoire qu’ils ont minutieusement mis au point afin de contrer la fraude s’avèrent inadéquats ; ils doivent en créer d’autres, de toutes pièces, sur les lieux mêmes de leur recherche, afin de répondre à chaque situation spécifique, ceci dans le tourbillon de la vie et le cours habituel des affaires du monde. Lorsqu’ils étudient des manifestations apparemment spontanées, les chercheurs n’ont pas la possibilité de sélectionner le sujet ou de rendre les cibles aléatoires. Il leur faut adapter leur investigation aux circonstances. Cela relève parfois d’une gageure comparable à celle consistant, en plein milieu d’un ouragan, à empêcher sa pelouse d’être maculée de feuilles.

Afin de préciser les difficultés propres à la recherche psi sur le terrain, évoquons en détail l’investigation menée par deux chercheurs psi, à propos de certaines manifestations mystérieuses.

Le Poltergeist de Miami

Le Poltergeist dans POLTERGEISTS et LEGENDES 51wCB3osneL._SL500_AA300_Vers la mi-décembre 1966, Alvin Laubheim, gérant et copropriétaire d’une société de distribution d’articles de fantaisie, remarqua, dans son entrepôt, une augmentation notable de la casse. La firme employait deux commis, Curt Hagenmayer, un homme âgé, et Julio Vasquez, réfugié cubain de dix-neuf ans. Laubheim pensa que ces deux employés faisaient preuve de négligence, notamment en ce qui concerne le stockage sur les étagères des verres et autres articles de Chine.

Malgré les recommandations qu’il adressa à ses deux commis d’être à l’avenir plus soigneux, les bris se poursuivirent. Afin d’enrayer la casse, Laubheim fit une visite à l’entrepôt, le 12 janvier, dans le but de leur montrer par lui-même l’art et la manière de bien ranger les articles. Les pertes parmi les chopes de bière étant particulièrement élevées, Laubheim mit un soin tout spécial à les disposer, en retrait de l’étagère, couchées, l’anse reposant. Ayant invité les deux commis à observer attentivement sa méthode de rangement, Laubheim déclara qu’ainsi ils éviteraient de nouvelles casses. A peine avait-il atteint l’extrémité de l’étagère, qu’une chope se brisa sur le sol derrière lui. Se retournant aussitôt, il vit les deux employés éloignés d’au moins cinq mètres des étagères. Comment ce pot à bière avait-il bien pu faire pour parcourir la largeur du rayon d’environ vingt centimètres – avant de tomber par terre ?

Au 14 janvier, le volume des bris était devenu tellement sérieux que, sous l’incitation du second directeur, Laubheim décida d’avertir la police. L’ayant entendu raconter cette étrange histoire d’un fantôme mystérieux passant son temps à projeter des verres hors des étagères, la première réaction des policiers fut de le prendre pour un fou. Mais, peu après l’arrivée de l’agent de police William Killin dans l’entrepôt, suite à la plainte de Laubheim, celui-ci fut témoin de la chute et du bris d’un verre. Deux autres agents et un brigadier furent appelés. Ces policiers étaient tous les quatre présents lorsqu’une boîte de carnets d’adresses, entreposée à environ vingt centimètres du bord de l’étagère, vint à dégringoler dans le passage.

A partir de ce moment, les événements évoluèrent rapidement. Inspecteurs d’assurance, équipes télévisées, journalistes, écrivains, et même un magicien, vinrent mener leur enquête. Mais les investigateurs probablement les plus importants furent les deux éminents parapsychologues W. G. Roll et J. Gaither Pratt, comme en témoignent les nombreux comptes rendus de leurs observations, parmi lesquels certains furent publiés dans les revues spécialisées (1).

En plus de la rédaction de plusieurs articles scientifiques, Roll a consacré à ce cas une longue analyse dans son livre Le Poltergeist (2). Pratt a écrit sur le même sujet, isolément ou en collaboration avec Roll (3).

Les parapsychologues émirent l’hypothèse qu’ils avaient affaire à un phénomène assez rare, appelé poltergeist (mot allemand signifiant « esprit frappeur »). Sur toute la période des désordres, ils décomptèrent un total de 224 bris mystérieux, que ce soit avant leur arrivée à Miami ou après.

Les investigateurs, de même que les employés, remarquèrent vite que ces mystérieuses casses se produisaient quand le jeune Vasquez était présent dans le magasin, et seulement alors. Ne rejetant pas l’hypothèse d’une vaste tricherie, les deux scientifiques élaborèrent des modalités permettant de déterminer si Vasquez avait ou non monté un canular. Le secteur fut interdit d’accès, et des appareils d’enregistrement spéciaux furent employés.

Le résultat ? On ne put jamais détecter aucune tricherie, ni quelque indice de fraude, consciente ou inconsciente, ou quelque petit coup de pouce de la part de Vasquez ou de toute autre personne impliquée dans ce cas. Cependant, aucun des deux parapsychologues ne fut lui-même témoin d’un déplacement d’objet, partant de sa position de repos, traversant les airs pour choir enfin sur le sol.

L’observation faite par les parapsychologues, ressemblant le plus à un mouvement extraordinaire d’objets, eut lieu le samedi 28 janvier. Les deux scientifiques se trouvaient à plus d’un mètre de Vasquez ; le plus âgé des commis était placé devant un poste d’emballage, en arrière d’eux. Personne d’autre ne se trouvait dans l’entrepôt. Les quatre hommes commentaient les événements liés au poltergeist, lorsque soudain ils entendirent le bruit d’un verre se brisant dans une allée, dans le dos de Vasquez, et découvrirent en effet les morceaux d’un grand verre, jonchant le sol. Bien que n’ayant pas vu la trajectoire de l’objet, ils eurent la conviction de l’impossibilité pour ce verre d’être tombé par des moyens ordinaires.

 dans POLTERGEISTS et LEGENDESPlusieurs personnes non scientifiques ont prétendu avoir observé des mouvements d’objets dans l’entrepôt. Une fois, deux personnes placées selon des angles différents affirmèrent ensemble avoir assisté à un tel déplacement. Madame Joyce M. George, sœur de M. Laubheim, et Madame Ruth May, une des employées chargées de la décoration des articles de souvenir, décrivirent toutes deux la chute d’une bouteille de jus d’orange. Mme George déclara à un autre visiteur de l’entrepôt qu’elle vit la bouteille quitter son étagère, « s’élancer dans les airs, puis heurter le sol avec fracas au niveau du col, avant de rebondir par trois fois, couchée sur le côté 4 ».

L’un des aspects les plus intéressants de ce cas portait sur la personnalité de Julio Vasquez, l’individu auquel tous ces événements se trouvaient associés. Vasquez éprouvait de l’antipathie pour un de ses employeurs. Un jour que ce dernier était en train de réprimander un autre employé, Vasquez confia à un chercheur : « Ce n’est pas une manière de parler à un homme. »

Les scientifiques pensent que, étant lui-même soumis à ce type de remontrances, il pouvait se sentir incapable de manifester sa réprobation, de peur de perdre son travail. L’issue de ce cas fut regrettable. Vasquez fut renvoyé le 1er février, en partie à cause de l’arrêt quasi complet des activités régulières de l’entrepôt, produit par les manifestations paranormales, et en partie parce que Vasquez fut soupçonné d’avoir pénétré dans l’entrepôt par effraction, quelques jours auparavant, pour fins de cambriolage. Invité par le parapsychologue Roll, il se rendit à Durham, en Caroline du Nord, en vue d’une étude approfondie. Pendant son séjour, on rapporte que « son » poltergeist provoqua le bris d’un vase, dans le laboratoire même de J .B. Rhine (il s’agit de la seule manifestation, apparemment de type poltergeist, survenue à ce jour dans un laboratoire de parapsychologie). Roll lui proposa de le faire inscrire dans une école pour qu’il apprenne l’électronique ; mais Vasquez refusa cette offre et retourna à Miami. Des manifestations de type poltergeist se produisirent dans les diverses autres places où il trouva un emploi. Aux dernières nouvelles, Vasguez était en prison à Porto Rico. Roll ne sait pour quel motif.

Considérant cette étrange série d’événements, Pratt déclare :

Etant donné les conditions dans lesquelles nous avions pu effectuer nos observations, il ne fait, pour moi, aucun doute que ce cas était authentique (5).

Références :

1) Rogo, S. (1974), Apparitions, Hauntings and Poltergeists, in : Mitchell, E., Psychic Exploration, New York : Putnam.

2) Roll, W.G. (1977), Poltergeists, Handbook of Parapsychology.

3) Bender, H. (1969), New developments in poltergeist research, Proceedings of the PA, 6 (81-102).

4) Flammarion, C. (1923), Les maisons hantées, Paris, Lib. Ernest Flammarion.

5) Bozzano, E. (1923), Les phénomènes de hantise au moment de la mort, Paris, Ed. de la B.P.S.

Cet article est extrait du Cd-rom Psi-explorer réalisé par Mario Varvoglis en 1995, et ayant pour but de présenter au grand public de façon vulgarisée les recherches parapsychologiques et leurs implications.

Site originel : http://www.metapsychique.org/

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 22 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Barques des Morts


Un vaisseau fantôme est un navire maudit qui, selon la légende, est condamné à errer sur les océans, conduit par un équipage de squelettes et de fantômes. Le plus célèbre des vaisseaux fantômes est le Hollandais volant, jadis appelé quelquefois Le voltigeur hollandais, également connu sous les noms anglaisThe Flying Dutchman ou allemand Der Fliegende Hollander, ce dernier étant le titre original du premier des dix opéras majeurs de Richard Wagner.

Barques des Morts dans La MORT 310px-Flying-DutchmanIl en existe d’autres, tels le Vaisseau fantôme de la baie des Chaleurs au Canada ou le Caleuche, vaisseau fantôme appartenant au folklore de l’archipel des îles Chiloé au Chili ou encore le Princess Augusta près de l’île américaine de Block Island, près de New York aux États-Unis.

On connait aussi de nombreuses traditions, notamment celtiques, concernant des barques peuplées de défunts.

La baie des Chaleurs est un bras du golfe du Saint-Laurent au Canada. Au xviiie siècle, lorsqu’un navire voulait entrer dans la baie, pour venir commercer avec un des nombreux villages indiens, il hissait un drapeau pour demander la venue d’un pilote pour le guider. Il s’agissait généralement de pirates, dont un des plus célèbres était le capitaine Craig. Cette assistance était indispensable autant pour entrer que pour ressortir de la baie.

Un jour où le capitaine Craig avait demandé l’assistance d’un pilote pour guider sa sortie, celui-ci, une fois à bord entendit des cris. Sous la menace d’être balancé à la mer par le pilote doté d’une carrure impressionnante, le pirate accepta de jeter l’ancre. Le pilote découvrit alors deux jeunes indiennes qui avaient été enlevées et qu’il s’empressa de libérer et ramener à terre. Une fois hors de danger, elles conjurèrent leur sauveteur de ne pas retourner sur le navire parce qu’elles pressentaient une catastrophe. Peu crédule, le pilote retourna à bord, mais une vague projeta effectivement le bateau sur les rochers. L’équipage fut tué sur le coup, Craig et son premier lieutenant se noyèrent, seul le pilote en réchappa. Le soir même, par un temps calme mais orageux, des témoins virent glisser sur la baie une boule de feu qui prit la forme du navire de Craig. Le même phénomène se fût reproduit à plusieurs reprises, mais toujours par un temps identique

Le Caleuche Caleuche est un vaisseau fantôme appartenant au folklore de l’archipel des îles Chiloé au Chili. Son apparence la plus fréquente est celle d’un grand bateau blanc illuminé d’où proviennent les échos d’une musique de fête et qui peut disparaître rapidement sous les eaux. Selon la légende, il s’agirait de la dernière demeure des personnes noyées en mer. Une de ses caractéristiques est de changer continuellement d’aspect, ce qui lui a valu son nom,Caleuche venant de Kaleuntun en Mapudungun, qui signifie se transformer, changer de peau. Il est parfois considéré comme un repaire pour les sorciers et les démons locaux. Sa rencontre en mer est interprétée comme un très mauvais présage.

Il n’existe aucun accord sur l’origine de cette légende. Il pourrait s’agir d’une adaptation locale des croyances européennes concernant les barques des morts, les vaisseaux fantômes et le célèbre Hollandais volant. Toutefois, il pourrait tout aussi s’agir d’élucubrations à partir de faits réels tels que la disparition du navire hollandais « Calanche », de l’occupation temporaire de l’île par le corsaire hollandais Baltazar de Cordes ou d’une pure invention destinée à masquer des opérations de contrebande.

220px-Mary_Celeste_as_Amazon_in_1861 dans POLTERGEISTS et LEGENDESLe Mary Celeste (1872)

Le Mary Celeste, souvent appelé à tort La Marie-Céleste, est incontestablement le plus célèbre des vaisseaux fantômes réels. C’était un brick de 198 tonneaux construit en 1860 en Nouvelle-Écosse au Canada. Il avait appareillé, chargé d’une cargaison de 1 701 fûts d’alcool dénaturé, avec à son bord le capitaine Benjamin Briggs, sa femme, sa fille Sophia âgée de 2 ans et sept hommes d’équipage. Il fut découvert abandonné, le 5 décembre 1872, entre le Portugal et les Açores par le Dei Gratia, commandé par le capitaine Morehouse. Les dernières indications notées sur le livre de bord du navire remontaient au 24 novembre et une ardoise indiquait qu’il avait atteint l’île de Santa Maria aux Açores le 25. Le navire était intact, voiles partiellement carguées, mais avec une certaine quantité d’eau dans la coque. La barre n’était pas amarrée, il manquait à bord le canot, un hunier, les instruments de navigation, des vivres et une certaine quantité d’eau. Tout laisse à penser que le bateau avait été abandonné dans la panique pour une raison inconnue. L’équipage, embarqué dans le canot, avait ensuite probablement disparu en mer.

En 1884, Arthur Conan Doyle fit de cette découverte un récit romancé, en y ajoutant de nombreux détails imaginaires. Ces derniers furent repris comme des éléments réels dans des relations ultérieures et contribuèrent à alimenter les hypothèses les plus diverses.

Le J. C. Cousins (1883)

La goélette J. C. Cousins était un luxueux yacht de 49 tonnes, long de 20 mètres, construit à San-Francisco en 1863. Après divers emplois, le navire avait été acheté pour être utilisé comme bateau-pilote à Astoria (Oregon), à l’embouchure de la Columbia. Le soir du 6 octobre 1883, la goélette avait appareillé vers l’est d’Astoria pour aller prendre son poste en mer, afin de pouvoir guider les navires devant éviter les bancs de sable à l’embouchure du fleuve. Son équipage de quatre marins fraîchement recrutés, sans fauteur de troubles connu, était sous le commandement du capitaine Joshua Zeiber. Une fois parvenu au milieu de la rivière, le capitaine avait noté dans le livre de bord, outre sa position et l’heure, que « tout allait bien à bord ».

220px-Bluffs-_Block_Island%2C_RILe lendemain matin, 7 octobre 1883, il faisait un temps clair et un vent léger. Très tôt le navire avait été observé virant à trois miles au large, en direction deClatstop Spit, près d’Ilwaco, dans l’État de Washington. Brusquement, vers 13 heures, suite à un changement de vent, le navire a brusquement pivoté sur lui-même et s’est dirigé, toutes voiles dehors, droit sur la côte, pour finalement s’échouer brutalement sur un banc de sable. Les témoins se sont immédiatement précipité à son secours et ont découvert, une fois montés à bord, une situation incompréhensible : le navire avait été manifestement abandonné avec précipitation. Il y restait un repas intact servi sur la table du carré et, dans la cuisine, des pommes de terres cuisaient dans un casserole, sur une cuisinière encore chaude. Dans le poste d’équipage, tous les effets des marins étaient proprement pendus. Il n’y avait pas la moindre trace de lutte ou de désordre. Dans la cabine du capitaine un révolver Colt était rangé avec ses six balles de calibre .45 dans le barillet. Le canot du bord était arrimé à son poste et, sur le pont près du grand mât, une caisse contenant une pile de bouées de sauvetage en liège était intacte. Aucun corps n’a été repêché et, à terre ou en mer, il n’y avait la moindre trace de l’équipage. Une commission d’enquête a exploré en vain toutes les hypothèses possibles mais le mystère n’a jamais été éclairci. Le navire a finalement été remorqué, puis vendu aux enchères…

Les moyens de transport fantômes

Il existe de nombreux récits relatant des phénomènes de hantise, réels ou légendaires, survenus à bord de bateaux, de trains, d’avions et même de sous-marins. Mais il arrive aussi parfois que ce soit les véhicules eux-mêmes qui se comportent comme des fantômes.

Les moyens de transport fantômes dans POLTERGEISTS et LEGENDES 220px-Ghost_Ship_20La découverte de certaines épaves réelles, dans des circonstances particulièrement lugubres, peut avoir marqué durablement les esprits et contribué à la légende de bateaux conduits par des équipages de fantômes et de squelettes. Une telle sinistre rencontre s’est déroulée en 1913. Le Marlborough, un trois-mâts à coque en fer, long de 70 m, avait été lancé à Glasgow en 1876 et était devenu la propriété de la Shaw, Saville & Albion Company. Il était armé par un équipage de 29 hommes commandé jusqu’en 1883 par le capitaine Anderson, puis par le capitaine Herd. Entre 1876 à 1890, le Marborough avait assuré avec succès quatorze traversées d’immigrés entre Londres et la Nouvelle-Zélande. Chargé d’une cargaison de viande congelée et de laine, il partit de Lyttelton en Nouvelle-Zélande le 11 janvier 1890, et a été vu pour la dernière fois le 13 janvier, avant de disparaitre sans laisser de traces. Il a été retrouvé 23 ans plus tard, en 1913, intégralement recouvert de moisissure verte, dans des circonstances particulièrement tragiques :

« Un navire anglais se rendant à Lyttleton a fait, à Punta Arenas (près du cap Horn) une découverte macabre. Il a aperçu un navire qui semblait désemparé. Aucune réponse n’étant fait à ses signaux il s’est approché ; des matelots ont pénétré à bord de ce navire. Ils y ont trouvé vingt squelettes humains. Le bateau portait le nom de Marlborough, du port de Glasgow. Or, en 1890, un voilier de ce nom qui se rendait au Chili fut aperçu, pour la dernière fois auprès du détroit de Magellan, puis on demeura sans aucune nouvelle de lui et il fut classé comme perdu. »

Les épaves dérivantes

220px-Ghost_Ship_133 dans POLTERGEISTS et LEGENDESÀ partir du xviiie siècle, de nombreux navires furent abandonnés en haute mer par leur équipage pour diverses raisons :

« Ou bien le navire coulait bas envahi par l’eau et, après abandon, il a continué à flotter entre deux eaux : ou bien, il a été incendié, son équipage s’est enfui épouvanté, et le feu s’est arrêté lorsque l’eau est arrivée au niveau du pont. Parfois, à n’en pas douter, et le cas est heureusement rare, le choléra, la peste ou toute autre maladie ont fait périr tout le monde à bord : voila donc le navire qui continue sa route, encore gréé, au hasard, dangereux à aborder à tous points de vue. »

Bien que redoutablement réels, se crée une habitude de les qualifier de « vaisseaux fantômes » en référence aux diverses légendes. À la fin du xixe siècle, le bureau hydrographique de Washington, aux États-Unis, a créé un service spécial chargé de recenser ces épaves errantes. Selon cet organisme, il y avait à cette époque une vingtaine d’épaves à flot en permanence sur les grandes routes maritimes de l’Atlantique nord, occasionnant environ 230 rencontres à hauts risques chaque année. La situation empira ensuite à tel point qu’en 1913 l’administration américaine construisit un navire spécifiquement destiné à les couler à l’aide d’explosifs :

« Scientific American nous dit que les États-Unis viennent de mettre en service, pour la protection de leur côte atlantique contre les épaves flottantes, le navire spécial destructeur d’épaves Seneca. Le Seneca a son champ d’opérations limité en latitude par les parallèles de l’île des Sables et des Bermudes. Muni de la télégraphie sans fil, il est immédiatement prévenu soit d’un naufrage en tel ou tel point, soit de la rencontre par un navire d’une de ces dangereuses épaves, navire abandonné par son équipage, mature coupée avec son gréement, ou navire flottant entre deux eaux, qui ont si souvent joué le terrible rôle de « vaisseau-fantôme. »

Baychimo (1931)

220px-BaychimoLe Baychimo, surnommé le bateau-fantôme de l’Arctique entre dans la catégorie des vaisseaux fantômes par la durée exceptionnelle de sa survie, bien que les circonstances de son abandon soient parfaitement connues. C’était un cargo à vapeur en acier, construit en Suède en 1914, long de 70 mètres et pesant 1 300 tonnes. Il appartenait à la Compagnie de la Baie d’Hudson et était affecté au transport des fourrures le long de l’île Victoria et de la côte nord-ouest du Canada, au-delà du cercle Arctique. Le 1er octobre 1931, il fut pris une première fois dans les glaces de la banquise puis, après quelques péripéties, définitivement abandonné le 24 novembre 1931. L’opinion générale était qu’il allait rapidement couler et disparaitre, mais il n’en fut rien. Quelques mois plus tard, il fut aperçu à 300 milles à l’est de sa dernière position connue. Il a ensuite été revu à de nombreuses reprises et, pour la dernière fois, par un groupe d’Inuits en 1969, soit 38 ans après son abandon. Il était alors prisonnier de la banquise de la mer de Beaufort. Il n’existe plus d’informations à son sujet depuis cette date et il est présumé avoir finalement coulé. En 2006, le gouvernement de l’Alaska a lancé un projet pour retrouver le Baychimo, qu’il soit à flot ou au fond des mers.

Les disparitions d’équipages

320px-Saturday_night_at_seaDans la plupart des cas de bateaux abandonnés, tout ou une partie de l’équipage a heureusement réussi à échapper au sinistre ayant provoqué cet abandon. Leurs récits permettent d’en connaître les motifs. Mais, pour quelques navires, les causes et les modalités de cet abandon restent une énigme, laissant la porte ouverte à de multiples hypothèses, y compris les plus excentriques.

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 27 mars, 2012 |Pas de commentaires »

Légende des Elfes


La mythologie nordique est constituée des légendes provenant de la religion pratiquée autrefois dans une grande partie de l’Europe du Nord (Allemagne, Scandinavie, Islande, mais aussi Angleterre). Ces légendes restent mal connues, notamment du fait de la fragilité des sources dont on dispose (la plupart étant constituées d’écrits rédigés par des chrétiens à partir du Xe siècle – date à partir de laquelle la religion nordique cède progressivement devant le christianisme).

Légende des Elfes dans POLTERGEISTS et LEGENDES 220px-Poor_little_birdie_teased_by_Richard_Doyle
Dans la mythologie nordique, l’univers était composé de trois étages. Au premier était Asgard, royaume des dieux, les Ases et les Vanes. Vraisemblablement apparus à deux époques différentes et amalgamés au tout début de l’antiquité nordique (avant le IIe siècle av. J.-C.). Les dieux les plus anciens, les Vanes, sont des dieux de la nature, de la fécondité et de la prospérité. Les plus récents sont des dieux plus typiquement indo-européens, et en cela plus proche des dieux gréco-romains, tel Odin, associé à Hermès/Mercure, et Thor, associé à Zeus/Jupiter. Au centre d’Asgard se trouvait le Walhalla, il s’agissait du paradis des guerriers morts au combat mais aussi du palais d’Odin. A ses cotés était Vanaheim, pays des dieux Aves. Enfin, à se plus haut niveau, on pouvait également trouvé Lightalfaheim, la terre des elfes ou Alfes de Lumière. 

Au niveau intermédiaire se trouvait Midgar, royaume des hommes, Jothunheim, celui des géants et Svartalfheim, pays des nains et des elfes noirs.

A l’étage le plus bas se trouvait Niflheim, royaume de la glace et des brumes, mais aussi Muspellsheim, monde de feu, gardé par le géant Surt et enfin Helheim gouverné par Hel, ce lieu recueillait les âmes des morts qui avaient péris de vieillesse, de maladie ou d’accident. 

Asgardr et Midgar étaient reliés par le mythique pont de Bifrost, qui apparaissait aux humains sous la forme d’un arc en ciel.
Le tout était porté par l’arbre géant Yggdrasil, qui était plus vieux que l’univers et qui serait la seule chose survivante de Ragnarök ( : « destin fatal des dieux » en vieux scandinave).

Ce que l’on dit sur les elfes

440px-Elf_markwoman_by_Kitty dans POLTERGEISTS et LEGENDES

 Les elfes ressemblent aux humains, mais sont plus intelligents. Ils portent souvent des vêtements plus voyants que les humains. Ils vivent également comme les humains et travaillent avec les mêmes choses. Ils passent parmi nous à l’époque de Nöel, et dansent et s´amusent dans les maisons des hommes, pendant que ces derniers vont à l´église. Les elfes peuvent être bons ou mauvais, selon la façon dont ils sont traités. Ils demandent souvent l´aide des humains, par exemple lorsqu’une femme elfe a des difficultés à mettre au monde un enfant. Ils remercient généreusement ceux qui les aident en leur offrant un trésor. 

Plusieurs contes populaires racontent l´histoire d´un elfe et d´un humain qui tombent amoureux. Un humain peut bien se marier avec un elfe, mais dans ce cas, l´humain doit rester avec les elfes pour le reste de la vie, étant invisible aux autres humains. Dans la situation inverse, l´elfe peut choisir de quitter son monde, d’aller vivre avec les humains et de faire comme eux.

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 22 mars, 2012 |Pas de commentaires »

Invitation FORUM de discussion

 BONJOUR A TOUS ET TOUTES !

Invitation FORUM de discussion dans 2007 - PREDICTIONS 150157_979163764_coeur-rouge_H224046_L

Pour ceux qui apprécient ce blog et les autres, vous pouvez nous rejoindre sur Le forum que je viens de créer, c’est un nouvel espace de discussion supplémentaire et complémentaire….

Voici son adresse : http://devantsoi.forumgratuit.org/        

       Venez nombreux ! Je serai heureuse de vous y accueillir !

Vous pourrez toujours reprendre des éléments contenus sur ce blog afin de pouvoir en discuter ensemble sur le forum !

Je vous dis donc à TRES BIENTOT !

877c29ca dans 2008 - PREDICTIONS

Les fantômes d’animaux

Dans ses Mémoires d’outre-tombeChateaubriand fait état d’un chat noir qui hanterait l’escalier d’une tour du château de Combourg, appelée de ce fait « la tour du chat ». En 1876, lors de travaux de restauration, on découvrit dans un mur les restes desséchés d’un chat, probablement emmuré vivant au moyen-âge pour conjurer le mauvais sort selon les coutumes de l’époque.

Les fantômes d'animaux dans POLTERGEISTS et LEGENDES 220px-Wodan%27s_wilde_Jagd_by_F._W._HeineLe folklore anglo-saxon est riche en légendes concernant des fantômes de chiens noirs, presque toujours malveillants. C’est une d’elle, provenant du Dartmoor, qui aurait inspiré à Arthur Conan Doyle son roman Le Chien des Baskerville.

Dans un de ses ouvrages, Jean Prieur relate une douzaine de témoignages de la manifestation post-mortem d’animaux familiers. Dans un de ceux-ci, une chienne sauvage nommée Polka se laissait caresser et nourrir par une famille, mais repartait ensuite loger dans une carrière au fond d’un bois. Un jour, la chienne disparut et l’on apprit qu’elle avait été gravement blessée par une voiture à la suite de quoi elle était probablement partie agoniser dans un fourré. Toutefois les trois membres de la famille continuèrent à entendre des gémissements et des grattements à leur porte sans voir l’animal. Intrigués, ils se rendirent à sa cachette habituelle et la découvrirent morte depuis plusieurs jours, avec auprès d’elle trois chiots nouveau-nés, dont un vivait encore.

Ernest Bozzano fait état de neuf cas de fantômes d’animaux, tout en notant :

« On comprendra que les fantômes d’animaux présentent rarement la même valeur probante que ceux d’êtres humains, soit parce qu’on peut plus difficilement les séparer des fantômes purement hallucinatoires, soit parce qu’il n’est pas toujours facile d’exclure que les percipients se soient trompés, en prenant des animaux vivants pour des fantômes d’animaux. »

Pour mémoire, on peut citer également les chasses fantastiques qui associent les fantômes des composantes classiques des chasses à cour : cavaliers, chevaux et meutes de chiens.

Dans la majorité des cas, un personnage enfreint une loi sacrée : grand chasseur, il assiste à la messe, lorsqu’il entend un signal, ses valets ont levé un gibier. Le personnage n’écoutant que son instinct de chasseur quitte la messe, suivi de tout son entourage, pour sauter sur son cheval et partir à la chasse. Le punition du sacrilège ne se fait pas attendre : le personnage, ses compagnons, leurs valets, chevaux et chiens, sont emportés par une puissante tempête qui ne prend jamais fin, souvent à la poursuite d’un gibier qu’ils n’atteignent jamais, dans un supplice semblable à celui de Tantale. C’est cette chasse hurlante que l’on entend passer, la nuit, quand se déchaîne la tempête. Chaque version développe ensuite des détails différents.

300px-Lachassegalerie dans POLTERGEISTS et LEGENDESOn évoque parfois le sort des personnes qui se trouvent présentes lors du passage de la chasse, et des moyens d’échapper à une mort certaine : en faisant des moulinets au-dessus de sa tête avec un bâton ou avec son bras, en traçant un cercle sur le sol, en présentant une croix, etc. Les imprudents qui réclament une part du gibier (Part à la chasse !) voient tomber des cadavres humains, entiers ou en morceaux.

En Bretagne bretonnante, la légende est peu présente, c’est parfois le passage de l’Ankou et de son char qui est aérien, ou bien, près de la baie des Trépassés, les chiens des équinoxes (chas an Geidell), qui de l’enfer tentent vainement d’atteindre le ciel. Les chasses constituées uniquement de chiens sont fréquentes (la chasse à Briquet, Poitou) : en ce cas il faut attacher le chien de la maison, sinon il rejoindrait ses congénères. En dehors d’une chasse proprement dite (poursuite d’un gibier), on a alors un cortège de damnés errants, ou conduits en enfer ; ou des enfants morts sans baptême, à qui le Paradis a été refusé, et qui errent sans fin en gémissant.

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 19 mars, 2012 |Pas de commentaires »

Fantômes de vivants

C’est le titre original anglais (Phantasms of the Living) d’un ouvrage, rédigé en 1886 et paru en France en 1891 sous le titre modifié « Les hallucinations télépathiques », rédigé par Frederic Myers et Edmund Gurney, avec la participation de Frank Podmore, tous trois membres de la Society for Psychical Research anglaise.

Fantômes de vivants dans POLTERGEISTS et LEGENDES 220px-Athenodorus_-_The_Greek_Stoic_Philosopher_Athenodorus_Rents_a_Haunted_HouseIl arrive parfois, qu’en dehors de tout motif grave, des individus apparaissent à leurs proches, ou dans des lieux qui leurs sont familiers, tout en étant physiquement à des distances considérables. Une telle aventure est survenue à Goethe : un jour qu’il se promenait sur une route avec un ami, il eut la surprise de rencontrer un autre ami du nom de Frédéric. Il l’interpela, mais celui-ci disparut sans répondre. De retour à son domicile, Goethe eut la surprise d’y trouver ledit Frédéric qui, assoupit, lui dit avoir rêvé leur rencontre sur la route.

Ce phénomène de dédoublement est connu sous le nom de bilocation lorsqu’il concerne des mystiques, des bienheureux ou des saint tel le Padre Pio. Pour les ésotéristes, il pourrait s’agir de cas de dédoublement astral, le corps astral étant perçu exceptionnellement par des tiers.

«Nous ne les voyons point mais voyons-nous l’air?», écrivait l’Abbé Prévost dans « Les revenants de la terre de Cleray». La question du fantôme ou plus généralement celle du revenant hante tout le 19e siècle. Sa littérature également. Si cette époque est l’âge d’or du fantastique, tous les auteurs de ce temps se sont penchés sur le sujet, de Maupassant à George Sand en passant par Hugo. Un essai en synthétise les diverses manifestations: «Fantômes, esprits et autres morts vivants».

«Mon nom me prédestinait à m’intéresser aux vampires», sourit l’auteur, Daniel Sangsue, professeur de Lettres modernes à l’Université de Neuchâtel. «Je m’étais intéressé à ce type particulier de revenants, il y a quelques années déjà. Cette fois, j’avais envie de balayer plus large», explique- t-il. «Si de nombreux articles ont été publiés sur le sujet, aucun livre n’en faisait la synthèse. J’ai donc écrit celui que j’aurais aimé trouver», poursuit-il avant de se lancer dans le vif de la problématique. Un intérêt originel L’intérêt pour les phénomènes de revenance n’est pas propre au 19e. La question de l’après-vie traverse la littérature dès ses origines. Cependant, le rapport à la mort change à cette époque. «Si elle était bien intégrée jusque-là dans la vie quotidienne, on l’occulte soudain. Et qui dit peur de la mort, dit peur du retour des morts.» Cette phobie soudaine trouve plusieurs explications qui se traduisent dans la littérature par diverses formes de revenance: spectre, vampire, réincarnation, etc. L’une des plus marquantes est celle du revenant en morceaux.

Gravure de l'ouvrage de Collin de Plancy : Histoire des vampires et des spectres malfaisans avec un examen du vampirisme, 1820Et plus particulièrement, celle de la tête guillotinée qui, retrouvant «vie», attaque le vivant. Une culpabilité traverse le siècle. Autour de la guillotine, qui était censée offrir une mort humaine au condamné, naît une polémique: la personne meurt-elle sur le coup, ou garde-t-elle conscience quelques secondes, voire en-quelques minutes ? Les revenants ne sont pas l’apanage de la littérature. Au 19e siècle, les peintres s’intéressent également à eux. Ici, «Le vampire» d’Edvard Munch, qui date de 1893.

SP encore? La question de la délimitation entre la vie et la mort se pose donc en même temps que naissent des récits légendaires – la tête de Charlotte Corday aurait rougi après avoir reçu un soufflet de son bourreau – puis littéraires tels que «La femme au collier de velours» de Dumas. La nouvelle raconte comment un jeune homme découvre les plaisirs de la chair auprès d’une courtisane. Mais au petit matin, il se réveille au côté d’un cadavre. La femme en question avait été guillotinée la veille. Une fascination… Ce texte de Dumas rend également compte de la fascination qu’exerce la mort, car s’il y a répulsion, il y a également attirance. Attirance qu’illustre encore dès le milieu du siècle – à partir de 1847 aux Etats-Unis et de 1853 en Europe – l’engouement pour le spiritisme «qui, au travers des tables tournantes, ouvre à un rapport actif aux morts puisque soudain, on les appelle», explique Daniel Sangsue.

Le phénomène imprègne toutes les classes sociales. Il s’ancre aussi bien dans le milieu ouvrier qu’aristocratique. Dans la famille de Victor Hugo, le fils Charles menait les séances de spiritisme. «Par la suite, on s’est rendu compte que les voix entendues pastichaient toutes le style du père. On découvrait alors la voix intérieure qui ouvrait la voie à la psychanalyse. » Si le 20e siècle tend à la rationalisation avec l’émergence du «ça», les croyances en la revenance, mais également leur présence dans la littérature, puis le cinéma et les séries télé est toujours aussi vive. «Dans notre société actuelle, nous occultons toujours autant la mort», avance le professeur. «Il n’y a qu’à penser aux rituels que l’on instaure autour des cendres d’un être cher, pour comprendre notre besoin de réinjecter du sens dans le trépas.»

Livre académique, «Fantômes, esprits et autres morts-vivants» s’adresse néanmoins à un public plus large. Il ouvre à une réflexion qui dépasse la littérature, car celle-ci donne corps à ce qui, comme l’air, ne se voit pas. Elle sublime ainsi nos préoccupations les plus intimes.

Christelle Magarotto, L’Express, Lausanne, 15 décembre 2011

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 18 mars, 2012 |Pas de commentaires »

Lavandières de la nuit

 

Les lavandières de la nuit, souvent considérées comme des revenantes condamnées à expier leurs fautes passées.

Selon Collin de Plancy :

« En Bretagne, des femmes blanches, qu’on appelle lavandières ou chanteuses de nuit, lavent leur linge en chantant, au clair de lune, dans les fontaines écartées; elles réclament l’aide des passants pour tordre leur linge et cassent les bras à qui les aide de mauvaise grâce.»

Selon le dictionnaire Littré :

« Nom donné en Normandie et en Bretagne à des fées qui, d’après la superstition populaire, battent le linge avec une main de fer dont elles assomment le curieux indiscret. »

Lavandières de la nuit dans POLTERGEISTS et LEGENDES 300px-Lavandi%C3%A8res

En fait le mythe des lavandières de nuit est présent dans de nombreuses régions, sous des noms divers :

  • Angleterre : Night washerwoman
  • Bretagne : Kannerez-noz(Breton)
  • Écosse : Bean nighe
  • Ile de Man : Ben niaghyn
  • Irlande : Bean niochain
  • Pays Basque : Lamina
  • Portugal : Lavandeira Da Noite
  • Suisse romande : Gollières à noz

La légende

Les lavandières nocturnes appartiennent à la grande famille des dames blanches. Si la raison de leur présence connait de nombreuses variantes, elles ont pour l’essentiel des caractéristiques communes :

  • Elles ne se manifestent que la nuit, et plutôt les nuits de pleine lune ou de la Toussaint.
  • Elles n’apparaissent qu’aux hommes seuls.
  • Elles sont un mauvais présage et sont dangereuses si on les approche.
  • Elles sont souvent âgées, d’un aspect pitoyable, mais restent robustes.
  • Elles sont les fantômes de femmes mortes qui reviennent pour expier une faute dont l’origine varie

Salem witch2.jpgCitation de George Sand : « Les véritables lavandières sont les âmes des mères infanticides. Elles battent et tordent incessamment quelque objet qui ressemble à du linge mouillé, mais qui, vu de près, n’est qu’un cadavre d’enfant. Chacune a le sien ou les siens, si elle a été plusieurs fois criminelle. Il faut se garder de les observer ou de les déranger ; car, eussiez-vous six pieds de haut et des muscles en proportion, elles vous saisiraient, vous battraient dans l’eau et vous tordraient ni plus ni moins qu’une paire de bas. »

Selon les légendes des Corbières occidentales en Languedoc, les fées lavandières peuplent les grottes et les endroits ténébreux, sortent la nuit et vont laver leur linge avec des battoirs d’or dans le Lauquet (rivière affluant de l’Aude) ou les ruisseaux voisins. Elles sont terrifiantes d’aspect et peuvent avoir deux têtes. On les trouve largement représentées dans toutes les Corbières occidentales et le Limouxin (Rennes-les-BainsSougraigneFourtouLaroque-de-FaGinolesCouizaLimouxBrugairollesMalviès, etc.).

Les risques encourus

Lorsqu’un passant s’approche, les lavandières lui demandent de les aider à essorer en les tordant leurs linges ou linceuls. Il faut alors impérativement le tordre dans le même sens qu’elles pour qu’elles se lassent et abandonnent. Malheur à celui qui se trompe, il a les bras happés et brisés par le linge qui finit par l’entourer jusqu’à l’étouffer. S’il refuse de les aider elles l’enroulent dans les linges et le noient dans le lavoir, tout en le frappant avec leurs battoirs.

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 18 mars, 2012 |Pas de commentaires »

Un défi à Satan


(conte philosophique et moral gaspésien)

Le village de Barachois est situé près de la ville de Percé et du parc de Forillon.

Un matin, deux pêcheurs ivrognes partent de Barachois en bateau pour rejoindre des amis à cap Bon-Ami sur la pointe de Forillon. Déjà ivres au départ, les deux amis emportent avec eux une cargaison de whisky. Arrivés devant le cap, un des marins croit apercevoir Satan en haut de la falaise. Il se met à blasphémer, lance sa bouteille sur le cap et crie des injures à celui-ci.

Un défi à Satan dans POLTERGEISTS et LEGENDES 275px-GustaveDoreParadiseLostSatanProfileUne grosse voix grave venant de la falaise leur fixe alors un rendez-vous en mer en leur promettant «un régal qu’ils n’oublieront jamais.»

Revenus à Barachois, ils racontent leur rencontre avec le diable et son invitation. Le lendemain matin, par une mer très calme, ils partent pour la pêche. Dès qu’ils arrivent au large, une vague géante renverse le bateau, les deux hommes se noient et la mer redevient calme subitement.

Lorsqu’on retrouve les corps de malheureux un peu plus tard, ils tiennent encore leur bouteille à la main!

Conclusion:
Prenez la mer, pas les risques! Si vous buvez, restez chez vous! La mer est dangereuse.

Pour compléter la lecture :

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 18 mars, 2012 |Pas de commentaires »

Dame Blanche

 

Parmi les différentes sortes de dames blanches, certaines entrent incontestablement dans la catégorie des fantômes. Ce sont :

L’appellation dame blanche est donnée à des mythes ou apparitions de natures diverses. Il peut s’agir :

  • d’entités surnaturelles tenant les rôles de fées, de sorcières, de lavandières de la nuit ou d’annonciatrices de mort prochaine ;
  • de fantômes de femmes décédées lorsqu’il s’agit de spectres hantant des châteaux ou d’auto-stoppeuse fantômes.

Quelles que soient leurs formes, les légendes des dames blanches se retrouvent un peu partout en Europe et aux États-Unis.

Elles ont une parenté évidente avec la reine Guenièvre de la légende arthurienne et la fée Mélusine. Elles habitent les nuits des landes et les forêts et s’attaquent parfois aux rares passants.

Pour le savant jésuite Martín Antonio Delrío :

Dame Blanche dans POLTERGEISTS et LEGENDES 310px-Apparition_Ch%C3%A2teau_des_Carpathes« Il y a une sorte de spectres peu dangereux qui apparaissent en femmes toutes blanches dans les bois et dans les prairies; parfois on les voit dans les écuries, tenant des chandelles allumées dont elles laissent tomber des gouttes sur le toupet et les crins des chevaux, qu’elles peignent et qu’elle tressent ensuite fort proprement. »

Elles sont encore connues dans les sites suivants:

  • la chute Montmorency (Québec) ;
  • Tonneville (France, Manche) ;
  • le lac de Paladru (France, Isère) ;
  • de nombreux lieux dans les Pyrénées (daunas blancasdamas blancas), notamment des grottes ayant constitué des habitats préhistoriques. En Comminges, les Aubegas, en Barousse, les Blanquetas.

 dans POLTERGEISTS et LEGENDESDans le légendaire pyrénéen, on trouve des dames blanches, assimilables à des personnes de sang royal ou princier (ou à leurs spectres), qui jouent un rôle protecteur. C’est le cas en Andorre, où une dame blanche apparaissait près de la cascade d’Auvinyà. Elle habitait une tour voisine et est apparue à plusieurs reprises pour défendre le territoire andorran contre les visées d’un évêque d’Urgel, puis contre les attaques d’un loup monstrueux qui n’était autre que cet évêque métamorphosé.

En Ariège, une dame blanche, princesse aragonaise, vivait au château de Puivert, au pied d’un lac. En 1289, une violente crue de l’Hers provoqua la rupture du verrou du lac de Puivert. Les eaux se répandirent dans la vallée, détruisant l’ancienne ville de Mirepoix. La catastrophe fut imputée à l’intervention de la dame blanche.

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 13 mars, 2012 |Pas de commentaires »

Ectoplasmes et Médiums


Le spiritisme est considéré comme la forme contemporaine d’invocation de l’esprit des morts et, à ce titre, l’héritier d’une tradition de nécromancie qui remonte à l’antiquité. Les communications se font par l’intermédiaire d’un médium en état de transe, à l’aide de divers supports tels que les tables tournantes, le Ouijal’écriture automatique, etc.

Ectoplasmes et Médiums dans MEDIUM John_Beattie_Eugene_Rochas_seanceLa forme la plus aboutie est la matérialisation d’une substance, de nature indéterminée appelée ectoplasme (ou périsprit pour Allan Kardec), qui peut prendre des formes variées, censées représenter la manifestation d’un défunt. Bien que relatée par de nombreux témoins dignes de foi, l’existence des ectoplasmes n’a jamais été scientifiquement démontrée. À l’évidence, les apparitions des supposés revenants ectoplasmiques sont souvent constituées de morceaux de gaze ou de tissus légers entourant des photographies ou des dessins. Beaucoup de médiums on été surpris en pleine fraude manifeste. Le médium Florence Cookréussissait l’exploit de provoquer, par trucage, la manifestation d’un ectoplasme extrèmement réaliste (on pouvait le toucher et même lui prendre le pouls !) appelé « Katie King », qui n’était autre que Florence Cook elle-même déguisée.

Les ectoplasmes se distinguent fondamentalement des fantômes dans la mesure où, exclusivement émis par le corps du médium, ils n’ont aucune autonomie, et disparaissent dès sa sortie de transe.

Selon le docteur Geley, président de l’Institut métapsychique international, la substance primordiale se présente sous deux aspects principaux : substance solide ou liquide et substance gazeuse, cette dernière étant prédominante. Les manifestations étaient fréquemment accompagnées d’une odeur d’ozone. Souvent légèrement phosphorescentes, ces émanations pouvaient parvenir à se condenser et se transformer en mains, visages, etc. Comme l’indique le professeur Richet :« Pour ce qui est de la substance des matérialisations, nous sommes dans une ignorance effroyable, douloureuse ».

L’existence des ectoplasmes n’a jamais été démontrée de façon irréfutable. Les nombreuses photographies prises pendant les séances spirites, qui se réalisaient généralement dans une obscurité totale propice aux trucages, font apparaître des formes qui sont, à l’évidence, des morceaux de gaze ou de tissus légers, entourant parfois des photographies ou des dessins. La quasi-totalité des médiums, et particulièrement la célèbre Eusapia Palladino, ont été surpris à plusieurs reprises en flagrant délit de trucage. En dépit des contrôles, cette dernière arrivait à libérer une main ou une jambe, ou bien parvenait à déplacer des objets légers en les prenant au lasso avec un de ses cheveux.

192px-Medium-Eva-Carriere-1912 dans POLTERGEISTS et LEGENDESLes chercheurs sérieux n’ont jamais nié la possibilité d’être victimes de fraudes. Le professeur Richet consacre un chapitre entier de son Traité de métapsychiqueà la « Fraude dans les expériences d’ectoplasmie ». Mais la plupart estimaient que, dans certaines circonstances, toute tricherie avait été impossible.

Ses manifestations ont été étudiées pendant plusieurs années par le physicien William Crookes, membre puis président de la Royal Society. Home produisait surtout des mains et – cas a priori unique – le faisait en pleine lumière. Crookes relate ainsi une de ses expériences :

« Une petite main d’une forme très belle s’éleva d’une table de salle à manger et me donna une fleur; elle apparut puis disparut à trois reprises différentes, en me donnant toute facilité de me convaincre que cette apparition était aussi réelle que ma propre main. Cela se passa à la lumière, dans ma propre chambre, les pieds et les mains du médium étant tenues par moi pendant ce temps. » « Les mains et les doigts ne m’ont pas toujours paru être solides et comme vivantes. Quelquefois, il faut le dire, ils offraient plutôt l’apparence d’un nuage vaporeux condensé en partie en forme de main. »

Si beaucoup d’explications rationnelles ont été avancées à l’époque pour expliquer les prodiges réalisés par Daniel Dunglas Home, personne n’a réussi à prouver qu’il avait effectivement triché

Pour les sceptiques, essentiellement représentés par les mouvements rationalistes et zététiques, tenants du scepticisme scientifique, ces phénomènes, qui défient les bases de la physique et de la raison, ne peuvent avoir été réalisés que grâce à des techniques d’illusionnistes qui ont réussies à abuser les observateurs les plus avertis. Ce point de vue, appliqué à l’ensemble des phénomènes paranormaux, est partagé par une large partie de la communauté scientifique.

Publié dans:MEDIUM, POLTERGEISTS et LEGENDES |on 13 mars, 2012 |Pas de commentaires »

Les revenants

 

Claude Lecouteux distingue les « vrais » revenants, défunts qui décident délibérément de revenir pour diverses raisons, par opposition aux « faux » revenants, constitués par des morts dont la présence semble perdurer quelque temps après leur décès, comme s’ils n’arrivaient pas à disparaître définitivement, ou bien tirés de l’au-delà pour défendre leur sépulture ou répondre à un appel de nécromancie.

Les vrais revenants - Pour Xavier Yvanoff :

Fichier:Dame blanche opéra.jpg« Le revenant est un mort qui apparaît revêtu de son enveloppe corporelle. Il est rarement anonyme. C’est un mort que l’on connu au village et qui « revient » en chair et en os pour se présenter devant les vivants, le plus souvent à l’endroit où il a vécu. Physiquement, il possède le même corps qu’un vivant. C’est parfois à s’y méprendre et sa pâleur supposée est une idée fausse. »

On peut a priori classer dans cette catégorie les Auto-stoppeuses fantômes, si toutefois elles ne sont pas seulement légendaires, qui paraissent suffisamment réelles pour être prises en stop par des automobilistes abusés.

Parfois, les âmes des morts existent dans les habitations. La preuve c’est qu’on éprouve littéralement le phénomène du « poil qui se hérisse ». Il y a des gens qui n’ont pas peur de les rencontrer et le font de leur propre gré pour les rencontrer. Il  y a des maisons qui renferment toujours les ombres du passé, tel que les passions, les amours, les haines, les intrigues les avaient marquées de manière indélébile. Parfois, la rencontre entre l’âme et l’être humain est le résultat des émotions violentes qui auront des impacts ineffaçables. Les messages sont à considérer pour que l’âme puisse reposer en paix.

 

Les revenants dans POLTERGEISTS et LEGENDES 400px-The_Canterville_Ghost_illustration

Les revenants sont des manifestations d’esprits. Ils peuvent se manifester à une personne par le biais de faits étranges. La majorité des revenants ont des actes inachevés ou encore des messages à faire passer, ce qui les pousse à être bloqué sur terre et à leurs âmes de ne pas se reposer en paix. Randy raconte : « J’ai eu la peur de ma vie lorsque je me suis retrouvée confrontée à un revenant. J’ai d’abord entendu des bruits bizarres que je ne sais expliquer, les portes claquaient et les rideaux bougeaient étrangement. Je n’y prêtais pas grande attention que lorsque je sentis une vague de froid me traverser le corps. J’ai décidé de faire appel à un voyant pour m’aider et il a réussi à faire partir l’esprit.»

Le mâcheur est une sorte de mort affamé. De sa tombe sort un bruit de mastication qui entraîne de nouveaux décès dans sa famille ou dans son village, et même parfois parmi le bétail. Quand on ouvre cette tombe, on découvre qu’il a dévoré ses mains ou qu’il est en train d’avaler son linceul. Pour s’en débarrasser, soit on procède comme avec l’appeleur, soit on place une motte de terre dans sa bouche ; on peut aussi lui lier la mâchoire ou le replacer dans le tombeau face contre terre afin qu’il se procure une nourriture de substitution. Des protocoles officiels d’exhumation datant des XVIIe et XVIIIe siècles décrivent ces mesures avec précision et même la révolte du cadavre qui s’agite et crie !

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 11 mars, 2012 |2 Commentaires »

Poltergeists

Les poltergeists, ou esprit frappeurs, sont souvent qualifiés de « fantômes », bien qu’ils constituent une catégorie particulière. « On regroupe traditionnellement toutes ces manifestations sous le terme générique de petite hantise, qui diffère de la grande en ce quelle exclut les apparitions, les revenants, les fantômes. ».

Il s’agit essentiellement de mouvements d’objets inexplicables, de jets de pierres, de bruits sans cause physique apparente, de perturbations des appareillages électriques, de lumières, de départs de feux, etc. Les apparitions de formes floues sont très rares, ainsi que la référence possible à un ou plusieurs défunts. Ces phénomènes sont le plus souvent liés à la présence d’un ou d’une adolescent(e) perturbé(e).

Des bruits mystérieux, des craquements sinistres, des odeurs infectes, …..

Fichier:BorleyRectory1892.jpg

On appelle poltergeists ces phénomènes anormaux. Le mot est très ancien : il vient du folklore allemand et dérive de polter (« bruit ») et geist (« esprit »). Avec un peu plus de rigueur, les chercheurs en parapsychologie ont proposé de définir toutes ces manifestations d’esprits frappeurs par le concept de psychokinésie spontanée récurrente, ou PKSR.

 Des bruits mystérieux, des craquements sinistres, des odeurs infectes, des meubles qui s’envolent, des courants d’air glacés, des bruits de voix inexplicables, des jets de pierres, des lévitations involontaires, des installations électriques qui tombent en panne, des objets qui disparaissent : les « esprits frappeurs » ont une imagination féconde quand ils veulent manifester leur présence. 

Les premières relations de poltergeists viennent d’Allemagne : peu avant l’an 1000, des chutes de pierre, des coups et des grands bruits ont troublé la tranquillité de Bingen, une petite ville des bords du Rhin. A partir du XIIe siècle, sous l’influence de l’Église, on classe les poltergeists dans la catégorie des phénomènes d’origine diabolique. 

En 1184, au pays de Galles, le domicile d’un certain William Nott est ravagé par une force mystérieuse qui lacère les tentures et répand des ordures. Au XIIIe siècle, Gerald of Walles note l’existence d’un « esprit » qui apostrophe les gens. En 1599, Martin del Rio tente de classer tous les incidents connus : il compte dix-huit .sortes de démons, chacune se spécialisant dans le déclenchement d’un trouble particulier. D’après lui : « La seizième sorte de démons se compose de spectres qui, à certains moments et en certains lieux, notam ment dans des maisons, sont susceptibles de créer des bruits et des troubles divers. Je ne donnerai pas d’exemples ici, ce phénomène étant parfaitement connu. Certains réveillent le dormeur en cognant sur le matelas et en faisant tomber ledit dormeur du lit. »

Poltergeists dans POLTERGEISTS et LEGENDES 293px-Marley%27s_Ghost-John_Leech%2C_1843 L’étude scientifique des cas de poltergeists commence. Petit à petit, on délaisse l’explication des cas de PKSR par l’influence de « certains éléments ou esprits » pour se tourner alors vers des hypothèses beaucoup plus « naturelles ».

Dans les années quarante, on commence à expérimenter la psychokinésie, ou PK, au laboratoire de parapsychologie de l’université de Duke, aux États-Unis. En Angleterre, les recherches sur les phénomènes de PKSR sont menées par la Société pour la Recherche Psychique. Sir William Barrett est un des animateurs de cette recherche. Il étudie suffisamment de cas pour que les phénomènes de poltergeists soient reconnus comme indubitables. Ce qui ne donnait pas, pour autant, d’explications. En Allemagne fédérale et aux États-Unis, les recherches sont beaucoup plus récentes. Elles sont aussi plus rigoureuses et plus systématiques : le recoupement de leurs résultats ai dera d’ailleurs à se faire une idée plus précise du phénomène. En France, enfin, quelques cas célèbres ont longtemps défrayé la chronique, notamment celui du fameux curé d’Ars, régulièrement poursuivi par des esprits frappeurs, in cendiaires ou destructeurs. Quand ils n’étaient pas tentateurs… 

La plupart des données contemporaines sont centralisées par la Gendarmerie nationale, qui les étudie attentivement et qui leur a consacré un petit bureau d’études. Le cas de poltergeists le plus spectaculaire est très récent : il s’est manifesté d’août 1977 à septembre 1978, à Enfield, dans la banlieue nord de Londres. Plus de mille cinq cents incidents de nature PKSR ont été enregistrés, en présence de nombreux spécialistes venus étudier le problème. On a vu, parmi eux, des assistantes sociales, des thérapeutes du langage, des photographes, des psychologues, des prêtres et, bien entendu, des journalistes, entendit le corps tomber lourdement au fond de la baignoire et sauva Lady Eardiey.

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 11 mars, 2012 |Pas de commentaires »

Origine des Fées

Plusieurs théories, plus ou moins sérieuses, coexistent pour expliquer l’origine des fées. La plus largement reconnue par les folkloristes, historiens, ethnologues, archéologues et écrivains voit dans les fées la survivance des divinités et esprits mentionnés dans les croyances païennes, notamment greco-romaines et celtiques, dont la fonction s’est trouvée modifiée avec la venue du monothéisme et surtout du christianisme en Europe, diabolisant ou rationalisant ces êtres.

Fichier:FairiesGothicArch.jpgAinsi, dès le vie siècle, Martin de Braga dit que les esprits des arbres et des eaux sont des démons chassés du ciel. L’érudit Alfred Maury explique qu’à son époque, les auteurs faisaient descendre les fées des nymphes, des Parques et des druidesses Walter Scott fait des sylvainssatyres et faunes, créatures sylvestres et champêtres des mythologies, les ancêtres des fées écossaises :

« Ces sylvains, ces satyres et ces faunes, dont la superstition peuplait les rives touffues et les bois élevés de cette contrée romantique, furent obligés de faire place à des déités dont le caractère ressemblait beaucoup au leur, et qui probablement tiennent quelques-uns de leurs attributs de leurs prédécesseurs classiques [...] nous voulons parler des fées [...]. »

— Walter ScottHistoire de la démonologie et de la sorcellerie

Origine des Fées dans POLTERGEISTS et LEGENDES 220px-LastDruidsLes différentes théories ne sont pas forcément exclusives, le mélange de certaines d’entre elles peut expliquer l’origine de divers personnages féeriques en Europe de l’Ouest. D’autres auteurs restent dans le domaine mythologique, tel l’Irlandais William Butler Yeats pour qui les Tuatha Dé Danann devinrent les fées lorsqu’ils furent vaincus, certains se faisant invisibles, d’autres gagnant Tir Na Nog et les derniers se cachant sous les tertresPierre Dubois remonte à la cosmogonie de la mythologie nordique, où le géant Ymir, démembré, donne naissance aux alfes (alfes sombresalfes noirs etalfes lumineux), qui eux-mêmes engendrent tout le petit peuple.

Les écrivains ont parfois livré leurs propres visions, souvent poétiques, de l’origine des fées. C’est le cas de J. M. Barrie qui raconte dans un chapitre du roman The Little White Bird au sujet de Peter Pan, en 1902, que « lorsque le premier bébé rit pour la première fois, son rire éclata en un million de fragments qui se dispersèrent en tous sens. Ce fut le commencement des fées ».

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 11 mars, 2012 |Pas de commentaires »

Le Fantôme

Un fantôme est une apparition, une vision ou une illusion interprétée comme la manifestation surnaturelle d’une personne décédée. Les fantômes sont également appelés revenantsspectres ou, plus rarement, ombres. Toutefois les termes ne sont pas rigoureusement synonymes : un revenant est l’apparition d’un mort connu, dans une apparence identique à celle qu’il avait de son vivant et qui se comporte comme un vivant, tandis qu’un fantôme est une image floue, lumineuse, brumeuse et inconsistante, qui paraît flotter au-dessus du sol. Les fantômes peuvent prendre un nom spécifique en raison de leurs origines et de leurs caractéristiques, tels les lémures romains ou les wilis slaves.

Le Fantôme dans POLTERGEISTS et LEGENDES Katie_King1On qualifie souvent de « fantôme » le phénomène connu sous le nom de poltergeist, ou « esprit frappeur », qui se manifeste par des bruits et des déplacements inexplicables d’objets, et qui est généralement lié à la présence d’un enfant perturbé, mais n’implique pas de lien avec un défunt.

« Fantôme » est un nom fréquemment associé à d’autres formes d’apparitions telles qu’auto-stoppeuse fantôme ou vaisseau fantôme. Par extension, le terme est souvent ajouté à des noms de choses matérielles abandonnées (ville fantômestations fantômes du métro de Paris), disparues (membre fantômeîle fantôme), ou échappant à la perception directe (cabinet fantômeénergie fantômealimentation fantôme) ou encore clandestines (détenus fantômes).

Le nom fantôme dérive du Grec ancien φάντασμα (fadazma), transcrit en phantasma en latin. Il a été ensuite repris d’une version méridionale fantauma, pour se fixer en fantosme au XIIe siècle, puis ultérieurement en fantôme par transposition classique du s en ^. Ses origines sont identiques à celles de fantasme. Il désigne initialement une illusion trompeuse avant de prendre, en 1165, son sens courant actuel.

Selon le professeur Charles Richet :

220px-Athenodorus_-_The_Greek_Stoic_Philosopher_Athenodorus_Rents_a_Haunted_House dans POLTERGEISTS et LEGENDES« Les fantômes, sauf de rarissimes apparitions d’animaux, ont une forme humaine, vêtus des vêtements qu’ils portaient à l’époque de leur vie terrestre. Tantôt ils ont l’apparence parfaite de la vie, tantôt ils sont transparents et nuageux comme des ombres ; généralement ils semblent entrer par une porte, et poursuivre leur route jusqu’à une autre chambre, où ils disparaissent. Souvent ils naissent à l’improviste et se résolvent en vapeur, en passant à travers les murs et les portes closes. Tantôt ils marchent, tantôt ils sont comme suspendus dans l’air. L’arrivée du fantôme se révèle presque toujours par un vague sentiment d’horreur, la sensation d’une présence, coïncidant avec un souffle glacé : presque toujours ils semblent être totalement indifférents aux personnes vivantes qui sont là à les regarder. Parfois ils se livrent à quelque occupation domestique, parfois ils font des gestes désespérés. On observe de grandes différences dans leur allure. »

La tradition voudrait que les apparitions soient vêtues de blanc, au motif probable que les défunts reviennent, assez logiquement, enveloppés dans le linceul dans lequel ils ont été inhumés. En fait, toutes les tenues ou presque sont recensées, à l’exception notoire de la nudité qui est rarissime. Les revenants revêtent le plus souvent le costume qu’ils portaient habituellement de leur vivant. Pour expliquer ce fait, Frank Podmore, membre du comité directeur de la Society for Psychical Research d’Angleterre (Société pour la recherche psychique ou SPR), a avancé que les apparitions, n’existant que dans l’esprit du visionnaire, celui-ci leur faisait porter la tenue qui lui paraissait convenir au personnage.

La classique image du fantôme traînant des chaînes est due à l’antique description de Pline le jeune (voir ci-dessous) et ne figure pratiquement jamais dans les récits ultérieurs. Le linceuil blanc n’est apparu dans l’iconographie médiévale qu’à partir du XIIIe siècle.

Depuis la nuit des temps, la plupart des traditions, des religions et des philosophies considèrent que l’être humain est composé d’un corps mortel et d’une âme immortelle ou encore, d’un corps, d’un esprit et d’une âme. l’Égypte antique avait une conception de l’être de l’être beaucoup plus complexe, mais distinguait entre autres le corps (djet) et l’âme . On retrouve une pensée analogue dans la plupart des civilisations du monde, avec des liens plus ou établis entre les notions d’âme, d’esprit, d’ombre ou de double.

Le thème de morts revenant hanter les vivants est aussi ancien qu’universel. Le  égyptien possède la faculté de manifester sur le plan terrestre pour venger le défunt.

En occident, on trouve la trace du mythe des fantômes dès l’antiquité : Ulysse dialogue avec eux dans le chant XI de l’Odyssée à la fin du viiie siècleav. J.‑C., et ils ont un rôle dans les tragédies Électre et Ajax, écrites par Sophocle au ive siècle av. J.‑C. : « Je vois bien que nous ne sommes, nous tous qui vivons ici, rien de plus que des fantômes ou que des ombres légères. »

Un des plus anciens récits concret qui nous soit parvenu, est du à Pline le Jeune (61-114). Il relate dans une de ses lettres l’incident survenu au philosophe Athénodore le Cananite, dans une maison qu’il venait de louer à très bon marché car elle était hantée par un terrible spectre qui faisait fuir ses habitants :

« Dans le silence de la nuit, on entendait un froissement de fers, et, en écoutant avec attention, le retentissement de chaînes agitées. Le bruit semblait d’abord venir de loin, et ensuite s’approcher ; bientôt apparaissait le spectre : c’était un vieillard maigre et hideux, à la barbe longue, aux cheveux hérissés; ses pieds et ses mains étaient chargés de fers qu’il secouait. »

Athénodore s’installe dans la maison et attends l’arrivée du fantôme. Celui-ci ne tarde pas à se manifester bruyamment et l’invite à le suivre :

220px-Apparition_Ch%C3%A2teau_des_Carpathes« Le fantôme marchait d’un pas lent ; il semblait accablé par le poids des chaînes. Arrivé dans la cour de la maison, il s’évanouit tout à coup aux yeux du philosophe. Celui-ci marque le lieu où il a disparu par un amas d’herbes et de feuilles. Le lendemain, il va trouver les magistrats et leur demande de faire fouiller en cet endroit. On trouve des ossements encore enlacés dans des chaînes, le corps, consumé par le temps et par la terre, n’avait laissé aux fers que ces restes nus et dépouillés. On les rassemble, on les ensevelit publiquement et, après ces derniers devoirs, le mort ne troubla plus le repos de la maison. »

Hantises et apparitions sont des évènements qui sont signalés en tous temps et en tous lieux, non seulement chez les grecs et les romains de l’antiquité, mais aussi dans toute l’Europe médiévale, et ce jusqu’à nos jours.

 Les fantômes sont des apparitions, d’une forme généralement humaines (très rarement animale), entière ou partielle, ou des phénomènes lumineux telles que boules colorées, lueurs, etc. Ils sont, le plus souvent, flous et diffus. Ces phénomènes sont parfois vus par plusieurs personnes simultanément mais, dans quelques cas, avec des différences dans les détails observés.

Il arrive que ces manifestations se répètent aux mêmes endroits, sans qu’on puisse déterminer le personnage 

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dont il pourrait s’agir, ni du motif de sa localisation dans un lieu précis. Les parapsychologues utilisent alors le terme « d’apparition récurrente localisée ».

Dans de nombreux cas, les témoins disent ne pas avoir été effrayés par l’apparition elle-même, mais s’inquiètent du sens qu’elle pourrait éventuellement avoir, pour eux ou leurs proches, tel l’annonce d’un décès. C’est le rôle qui est traditionnellement tenu par certaines dames blanches. Pour Érasme : « Un des faits les plus connus demeure l’apparition de la dame blanche aux familles princières. »

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 10 mars, 2012 |Pas de commentaires »

La Femme Bisons Blanc


 Un été, il y a si longtemps que personne ne saurait dire quand cela s’est passé, les Oceti-Shawokin, les sept feux de conseil sacrés de la nation Lakota se réunirent et s’installèrent en un même endroit. Le soleil brillait tout le temps, mais il n’y avait pas de gibier et les Sioux mouraient de faim. Tous les jours, ils envoyaient des chasseurs en reconnaissance, mais ceux-ci revenaient toujours bredouilles. Parmi les groupes qui s’étaient rassemblés se trouvaient les Itazipchos, les Sans Arc, dont les tipis étaient regroupés autour de leur chef, Corne-Creuse-Debout. Un matin, très tôt, le chef envoya deux de ses jeunes chasseurs à la recherche de gibier. Ils s’en allèrent à pied, car à cette époque, les Sioux n’avaient pas encore de chevaux. Ils cherchèrent de tous côtés, mais en vain. Arrivés près d’une grande colline, ils décidèrent d’y grimper pour essayer de voir le pays alentour.

La Femme Bisons Blanc dans POLTERGEISTS et LEGENDES 220px-Charles_Deas_A_group_of_SiouxQuand ils furent à mi-pente, ils virent venir à eux, de très loin, quelqu’un qui ne marchait pas mais qui flottait dans l’air. C’est à cela qu’ils reconnurent que cette personne était Wakan, sacrée. Au début, ils ne pouvaient distinguer qu’une tout petite forme et il leur fallut faire de gros efforts pour voir que c’était une forme humaine. Mais quand elle fut plus près, ils s’aperçurent que c’était une très belle jeune femme, plus belle que ce qu’ils avaient vu jusque là, avec deux ronds de peinture rouge sur les joues. Elle portait une splendide robe blanche qui laissait un sillage brillant dans le soleil.

Cette étrangère Wakan était Ptesan-Wi, Femme-bison-blanc. Elle portait un sac en peau et un éventail de feuilles de sauge. Elle avait de longs cheveux d’un noir bleuté, qu’elle portait flottants, sauf une mèche sur le côté droit attachée avec de la fourrure de bison.

Ses yeux étaient sombres et brillants et on y lisait un grand pouvoir. Les deux hommes la regardaient bouche bée. Le premier était frappé d’une terreur sacrée, mais l’autre éprouvait du désir pour son corps, et il tendit la main pour la toucher. Cette femme était Lila Wakan, très sacrée, et on ne pouvait lui manquer de respect. Immédiatement, un éclair le foudroya et le brûla entièrement.

 A l’autre jeune homme dont le comportement avait été correct, Femme-bison-blanc dit : « ce sont de bonnes choses que j’apporte ici, un objet sacré pour ton peuple. Retourne au campement et dis à tous de se préparer à me recevoir. Dis à ton chef de dresser un tipi-médecine à 24 mats. Qu’il soit purifié pour ma venue. » Le jeune chasseur retourna donc au camp. Il dit au chef ce que la femme sacrée avait ordonné et il le dit à tous. Les gens réparèrent donc le grand tipi et attendirent. Quatre jours plus tard, ils virent venir à eux Femme-bison-blanc, avec son sac de peau. Le chef l’invita à pénétrer dans le tipi-médecine. Elle entra et en fit le tour dans le même sens que le soleil. Le chef s’adressa à elle respectueusement : « Sœur, nous sommes heureux que tu sois venue à nous pour nous instruire. »

Elle lui dit ce qu’elle voulait qu’ils fassent. Au centre du tipi, il fallait placer un owanka wakan, un autel sacré, en terre rouge, avec au-dessus un crâne de bison et un support à trois branches pour un objet sacré qu’elle avait apporté. Ils firent comme elle le demandait, et du bout du doigt elle traça un dessin sur la terre bien lissée de l’autel . Elle leur montra comment il fallait faire tout cela, puis elle fit à nouveau tout le tour du tipi, dans le sens de la course du soleil. Ensuite elle s’arrêta devant le chef et ouvrit son sac. L’objet sacré qui s’y trouvait était la chanunpa, la pipe sacrée. Elle la tendit vers l’assemblée et laissa chacun la regarder. Elle tenait fermement le tuyau dans sa main droite et le fourneau dans sa main gauche et depuis ce temps là, c’est toujours de cette manière qu’on la tient.

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 Le chef parla à nouveau et dit : « Sœur, nous somme heureux. Voilà quelque temps que nous n’avons pas de viande, tout ce que nous pouvons t’offrir c’est de l’eau. » Ils trempèrent de la wacanga, de l’eau-de-miel dans une gourde d’eau et la lui donnèrent. Femme-bison-blanc montra comment se servir de la pipe. Elle la remplit de chan-shasha, du tabac d’écorce de bouleau rouge. Elle fit quatre fois le tour du tipi dans le sens du soleil. C’était le symbole du cercle sans fin, du cercle sacré, du chemin de la vie. Elle mit un petit morceau de bison sec sur le feu et alluma sa pipe avec. C’était le feu éternel, la flamme qu’on doit transmettre de génération en génération. Elle leur révéla que la fumée qui s élevait de la pipe était le souffle de Tunkashila, le souffle vivant de Grand-Père Mystère.

Femme-bison-blanc montra aux Sioux comment prier, quels mots il fallait employer et quels gestes faire. Elle leur apprit le chant qu’on chante pour remplir la pipe et comment on doit la lever vers Grand-Père, le ciel et la baisser vers Grand-Mère ; la terre et puis la tendre vers les quatre points cardinaux, les quatre directions de l’univers. « Avec cette pipe sacrée, dit-elle, vous irez telle une prière vivante. Avec vos pieds posés sur la terre et le tuyau de la pipe qui atteint le ciel, votre corps forme un pont vivant entre le Monde sacré du dessous et le Monde sacré du dessus. Le tuyau de bois de cette pipe symbolise tout ce qui pousse sur la Terre.


Femme bison-blanc s’adressa ensuite aux femmes et leur dit : « Vous venez de la Terre-Mère, ce que vous accomplissez est aussi grand que ce que font les guerriers. » Elle leur apporta aussi le maïs et leur apprit à faire le feu du foyer. Puis, elle s’adressa à tout le monde : « la pipe est vivante ; c’est une être rouge qui vous montre une vie rouge et un chemin rouge, par son intermédiaire, vous pourrez parler à Wakan Tanka, l’Esprit du Grand Mystère. Elle leur apprit à abattre l’arbre sacré pour la danse du Soleil. Elle dit aux Lakotas qu’ils avaient été choisis par Tunkashila pour prendre soin de la pipe sacrée. Puis, une dernière fois, elle s’adressa au chef et lui dit : « Souviens toi, cette pipe est très sacrée, respectez la et elle vous amènera au bout du chemin. Les quatre étapes de la création sont en moi ; je suis les quatre époques. Je viendrai vous voir à chaque nouvelle génération. La femme sacrée prit congé et dit « toksha ake wacinyanktin ktelo, ce qui veut dire je reviendrai vous voir. Elle partit vers le soleil couchant, puis elle s’arrêta et se transforma en bison noir, puis en bison brun, en bison rouge et la quatrième fois elle se changea en bison blanc, l’animal le plus sacré. Puis elle disparut. Alors apparurent des troupeaux de bisons qui se laissèrent tuer et la nation Sioux eut à manger

Légende Sioux

Publié dans:POLTERGEISTS et LEGENDES |on 9 mars, 2012 |Pas de commentaires »
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