Archive pour la catégorie 'PLANTES'

Une plante à fleurs ressuscitée… 32 000 ans plus tard

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Le Point.fr - 

Des chercheurs sont parvenus à faire pousser Silene stenophylla grâce à d’antiques fruits conservés dans le permafrost.

Cette Silene stenophylla est devenue la plus ancienne plante à fleurs jamais ramenée à la vie par des chercheurs. © David Gilinchisky 

C’est une prouesse scientifique qui n’aurait peut-être jamais eu lieu sans l’aide… d’un écureuil. De ceux qui s’affairent à remplir leurs multiples cachettes de victuailles pour l’hiver. Grâce à l’un d’eux, des scientifiques ont pu récupérer en Sibérie, sur une rive de la rivière Kolyma, les graines et les fruits d’une petite plante à fleurs blanches, Silene stenophylla, vieille de près de 32 000 ans! Les restes de ce spécimen, datés grâce au carbone 14, étaient conservés à près de 40 mètres de profondeur dans le permafrost (ou pergélisol), cette couche de glace perpétuelle qui s’étend sur une bonne partie de l’Arctique et des régions qui l’entourent.

De là, une équipe de chercheurs de l’Académie des sciences de Russie, dirigée par David Gilinchisky et Svetlana Yashina, a pu prélever du tissu placentaire sur trois fruits immatures particulièrement bien conservés. Grâce à une culture en laboratoire, ils sont parvenus à obtenir de jeunes pousses de cette Silene stenophylla, devenue la plus ancienne plante à fleurs jamais ramenée à la vie. Après une année de soins attentifs, celle-ci leur donna même des fleurs. Et, en l’étudiant sous tous les angles, les chercheurs, qui viennent de publier les résultats de leurs travaux dans la revue américaine Proceedings of the national academy of science (PNAS), purent constater qu’elle avait des caractéristiques propres, différentes de sa descendance qui fleurit encore dans la Sibérie du XXIe siècle.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là ! Car, dans sa frénésie de stockage, l’écureuil avait sans le savoir absolument tout prévu. Dans sa cachette, les scientifiques ont également découvert du pollen de la même antique Silene stenophylla. Ils ont donc pu polliniser leur plant né en laboratoire, qui a ainsi donné des fruits. Une résurrection parfaite qui ne sera sans doute pas la dernière tant le permafrost recèle de micro-organismes qui ne demandent qu’à être réveillés.

Publié dans:PLANTES |on 24 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

Aux remèdes de Grands-mères

Grape Leaves

Certains crieront aux « remèdes de grand-mère », de chamane, d’apothicaire… Comment vaincre la fatigue consécutive à une maladie infectieuse ? Par la prêle des champs et l’ortie. Soulager une inflammation et remonter une tension « dans les chaussettes » ? Vive la réglisse. Restaurer l’immunité et prévenir les rechutes ? Se tourner vers l’échinacée. Récupérer physiquement tout en renforçant la production d’anticorps ? Carburer au ginseng. Dans 100 questions sur la phytothérapie, le Dr Éric Lorrain, médecin à Grenoble et président de l’Institut européen des substances végétales, montre combien les plantes sont des alliées de poids de la médecine moderne, pas seulement limitées aux « petites » maladies et à la « bobologie ». 

Chimie extractive

Le développement de la pharmacologie de synthèse a permis de copier certains principes actifs particulièrement efficaces contenus dans les plantes et de produire des médicaments (comme l’aspirine, la quinine ou encore la pénicilline) accessibles au plus grand nombre. Leur rôle a été essentiel dans l’amélioration de la santé des populations. Aujourd’hui, « les plantes sont de retour, avec un nouveau visage, dans un nouveau contexte », précise Éric Lorrain. « Alors que la chimie de synthèse piétine, la chimie extractive avance à pas de géant depuis vingt ans. » 

Cette révolution est due à la découverte de nouvelles méthodes d’extraction de tous leurs principes actifs. C’est notamment le cas des extraits fluides de plantes fraîches standardisés (EPS), répondant à un cahier des charges extrêmement rigoureux et mis à la disposition des professionnels de la santé. En pratique, la plante est d’abord congelée, puis broyée à des températures négatives. Suit une multiextraction de toutes les substances, solubles aussi bien dans l’eau que dans l’alcool. Cela donne un produit stable, cinq à quinze fois plus concentré en principes actifs qu’après une extraction traditionnelle.

Combattre plus de 80 troubles et maladies

« Depuis le début des années 2000, trois à quatre références de ces nouveaux extraits enrichissent chaque année la panoplie de cesmédicaments naturels capables de restituer au mieux le potentiel thérapeutique de la plante médicinale », note le Dr Lorrain. Les 55 EPS actuellement disponibles peuvent être mélangés sous la forme d’une préparation magistrale « pour confectionner une variété phénoménale de traitements personnalisés ». Il est désormais possible d’y recourir pour soigner un nombre croissant de maladies.

Dans son livre, Éric Lorrain apporte des réponses précises pour combattre plus de 80 troubles et maladies. Mais, attention, ces « concentrés de principes actifs » doivent être prescrits par des spécialistes correctement formés. Pour les identifier, le mieux est de s’adresser à l’Institut européen des substances végétales, dont le siège est à Paris.

100 questions sur la phytothérapie du Dr Éric Lorrain, éditions La Boétie, 222 pages, 12,50 euros.

Publié dans:GUERISON, PLANTES |on 21 décembre, 2013 |1 Commentaire »

le plantain lancéolé, une mauvaise herbe aux usages multiples

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Tous les allergiques au pollen, y compris ceux aux plantes de la famille du plantain, devraient utiliser cette plante aux feuilles comestibles.

Un peu de botanique

Il existe 23 espèces de plantain en France, dont celui dit lancéolé, qui est le plus utilisé en phytothérapie. C’est une herbacée vivace aux feuilles en forme de lance, qui pousse en Europe et dans les régions tempérées d’Asie, mais pas dans le pourtour méditerranéen. Il est encore appelé « herbe à cinq coutures » ou « à cinq côtes » car ses feuilles comportent cinq nervures bien marquées.

 

Principales propriétés pharmacologiques

C’est avant tout un antihistaminique, donc une plante qui agit contre l’allergie. Mais on y trouve aussi des molécules ayant un effet antispasmodique de la musculature lisse, ce qui en fait un excellent produit contre la toux. Le plantain a également des propriétés anti-infectieuses (antibactériennes et antivirales), émollientes et un effet anti-inflammatoire sur les muqueuses.

Usages les plus fréquents

Le plantain permet de traiter les manifestions allergiques, notamment celles dues aux pollens (dont ceux de plantain !). Il soigne également les allergies oculaires et cutanées. L’ajout de cassis (anti-inflammatoire) est de mise en cas de rhume des foins avec ou sans congestion oculaire. Il est conseillé de commencer le traitement un mois avant l’arrivée des pollens auxquels on est sensible. Le plantain est aussi le traitement de fond de l’asthme, en combattant l’inflammation des muqueuses et les spasmes bronchiques. L’idéal est alors de l’associer au ginkgo biloba (vasodilatateur) et au desmodium (protecteur du foie et anti-asthmatique). C’est enfin un grand remède contre les toux sèches et dans ce cas il peut être associé à la réglisse ; si les toux sont grasses, mieux vaut y ajouter du pin. 

Précautions d’emploi

Très bien toléré, sans aucune contre-indication, ni aucun effet secondaire, ni interaction avec les médicaments.

À savoir

C’est l’une des plantes médicinales les plus utilisées. Ses feuilles, faciles à ramasser sur les bords des chemins dès que le besoin s’en fait sentir, peuvent être frictionnées sur les piqûres d’insectes ou d’orties pour calmer la douleur et en cas d’urticaire ou d’eczéma. Elles peuvent également être appliquées autour d’un doigt « foulé », après avoir été plongées quelques minutes dans l’eau chaude, pour soulager la douleur. Les même feuilles, une fois broyées, peuvent servir à réaliser un cataplasme. Les toutes jeunes feuilles récoltées au printemps peuvent être découpées en fines lanières et incorporées aux salades ; les feuilles plus âgées sont à consommer cuites, en légume. Elles apportent des sels minéraux et diverses vitamines. Quant aux graines, elles peuvent servir de condiment. En infusion, elles sont diurétiques et facilitent l’élimination de l’acide urique.

Sources : Monographie de l’Institut européen des substances végétales (IESV)

Le Guide des plantes sauvages comestibles en France, par Michel Botineau, Collection « Guides des fous de nature », éditions Belin

Publié dans:PLANTES |on 19 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

l’échinacée, pour combattre les infections de la petite enfance

 

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Ses effets sur le système immunitaire en font une plante majeure de l’arsenal des phytothérapeutes, tant en prévention qu’en traitement.

Un peu de botanique

Originaire d’Amérique du Nord, Echinacea purpurea est une plante vivace à tiges dressées, épaisses, ramifiées et velues à aspect ciré, qui mesure de 60 à 180 centimètres de hauteur. On la trouve dans les forêts rocheuses claires, les fourrés et les prairies. Ses feuilles basales sont ovales ou lancéolées, grossièrement ou nettement dentées. Les bractées sont linéaires, lancéolées et entières. Ses fleurs, pourpres, sont réunies en boule et les ligulées sont tombantes. La racine est la partie utilisée en médecine. Les Amérindiens – Sioux et Comanches notamment – furent les premiers à les employer pour soigner des blessures, les maladies vénériennes, les fièvres ou encore les morsures de serpent. Au XIXe siècle, les colons adoptèrent cette plante et en firent le commerce. Introduites en Europe vers 1895, son usage s’y est répandu dans le traitement de multiples affections.

Principales propriétés pharmacologiques

L’échinacée a une activité sur le système immunitaire qui est très bien démontrée in vitro, en laboratoire. Elle stimule notamment la production de certaines cytokines (des molécules impliquées dans la régulation des réponses immunitaires). L’un de ses composants, l’échinacoside, possède par ailleurs une action antibactérienne qui inhibe in vitro la croissance de certains germes (plus spécifiquement le staphylocoque doré, un streptocoque et le colibacille). Son activité sur le virus de l’herpès simplex est démontrée in vitro, tant en préventif qu’en curatif. Enfin, cette plante est efficace – toujours en laboratoire – sur le champignon Candida albicans et des parasites (les trichomonas).

Usages les plus fréquents

L’échinacée stimulant les mécanismes de défense non spécifiques de l’organisme, elle peut servir à la prophylaxie des états infectieux et constituer un traitement complémentaire aux médicaments des infections banales. Son tropisme particulier, son attrait pour la muqueuse ORL, explique son efficacité dans les pharyngites, les amygdalites, les phlegmons, les abcès dentaires, les sinusites, surtout chez les personnes attirées par les aliments sucrés et en surpoids. Elle est potentiellement intéressante dans les gastrites, en relais des traitements classiques. De plus, son tropisme pour la sphère uro-génitale en fait un outil thérapeutique remarquable contre les colibacilles et les mycoses, notamment dans les cystites récidivantes, les urétrites, les infections prostatiques ainsi que dans les infections génitales ayant tendance à récidiver. Pour la prévention des récidives des infections de la saison froide, on peut l’associer au cassis (anti-inflammatoire). Dès que les virus circulent dans les crèches et des écoles maternelles, il faut y ajouter du cyprès qui a démontré sa puissante activité antivirale.

Précautions d’emploi

Cette plante n’est pas toxique. Néanmoins, il convient de la consommer de manière intermittente (5 jours par semaine ou 20 jours par mois) afin de stimuler l’immunité sans l’épuiser. Et sa consommation est déconseillée sur une longue période chez les patients souffrant d’une maladie auto-immune.

À savoir

L’échinacée connaît actuellement un regain d’intérêt en Amérique du Nord, en partie à cause du développement de la résistance des micro-organismes aux antibiotiques. Les personnes souffrant d’asthme ou d’allergies sont plus susceptibles que les autres d’être réceptives à cette plante. 

Source: Monographie de l’Institut européen des substances végétales (IESV)

Publié dans:PLANTES |on 19 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

Votre programme anti-fatigue 100 % naturel

 

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Pour soutenir une fatigue passagère, la nature a inventé bien mieux que les excitants comme le café. Kola, acérola ou encore ginseng vous boostent.

Travail, examens, transports, restauration rapide ou tout simplement manque de sommeil : nos rythmes de vie mettent notre corps à rude épreuve. Et quand le froid et la bise arrivent, nous nous trouvons fort dépourvus en énergie ! Rien de plus normal. Physiologiquement, nous ne devrions travailler qu’à la lumière du jour et l’hiver devrait être une période de repos, contrairement à l’été. Un rythme qu’adoptaient d’ailleurs nos ancêtres. Durant l’hiver, en plus de la baisse de luminosité, les contrastes de température entre nos intérieurs chauffés et le froid extérieur fatiguent notre organisme. 

Pour retrouver de la vitalité, on peut déjà commencer par marcher tous les jours au moins 30 minutes, avant le petit déjeuner ou encore à l’heure du déjeuner. Limiter le café et le thé vous permettra par ailleurs de mieux régulariser votre énergie en évitant les à-coups qu’ils provoquent. Débutez plutôt la journée par une tisane de thym ou de sarriette, à laquelle vous pouvez ajouter de la menthe. Ces plantes toniques ont un goût agréable et cumulent les avantages d’être revigorantes, digestives et antiseptiques. Autre alternative tonique du matin : le lait et les flocons d’avoine en porridge. Ils assureront rapidement, après quelques jours, un vrai regain d’énergie. Idéal pour les enfants comme pour les grands avec comme seule contre-indication les hyperthyroïdies et les intolérances vraies au gluten.

Regain d’énergie avec les produits de la ruche

Pour compenser une fatigue passagère, le Dr Jean-Christophe Charrié, médecin généraliste et enseignant en phytothérapie clinique, conseille d’alterner des cures de gelée royale, de pollens, de kola et d’acérola. La gelée royale, sécrétée par les abeilles nourricières, est l’aliment exclusif des reines. Ce superaliment riche en vitamines, minéraux et oligo-éléments est utilisé depuis longtemps pour lutter contre la fatigue, le stress, les infections hivernales et comme tonifiant général pour les convalescents. On dit que les anciens empereurs de Chine y puisaient le secret de leur longévité et leur vigueur. C’est le régénérant idéal après une chirurgie ou un accident, ou tout simplement pour se redynamiser face au froid, optimiser son immunité ou renforcer l’énergie des adolescents et des étudiants. Le Dr Charrié le recommande en cure de trois semaines, une fois par trimestre. En revanche, il le déconseille formellement aux personnes souffrant ou ayant souffert d’un cancer, car la gelée royale, selon lui, favoriserait la multiplication cellulaire. La plupart des gelées sont fabriquées en Chine et la qualité n’est malheureusement pas toujours au rendez-vous. Méfiez-vous donc des produits vendus sur Internet et préférez ceux conseillés par votre pharmacien ou votre magasin de diététique. Une bonne gelée royale doit être conservée au frais après la récolte, surtout pas congelée ni transformée.

Les abeilles ont plus d’un tour dans leurs alvéoles et le pollen sera un autre allié précieux de l’hiver, tant pour gommer la fatigue que pour soutenir l’immunité. Là encore, approvisionnez-vous de préférence en pharmacie et faites des cures de dix à quinze jours à raison d’une à trois cuillers à café le matin. Il est conseillé aux personnes allergiques, mais peut, en revanche, soutenir les personnes confrontées au cancer.

Le plein de vitamine C

La vitamine C sous la forme de comprimés d’acérola (Malpighia punicifolia) est un autre grand classique anti-fatigue très efficace. Contrairement à la vitamine C synthétisée, cette forme naturelle, issue d’une petite cerise des Antilles, s’assimile totalement et décuple l’énergie. On trouve l’acérola sous la forme de comprimés dosés à 500 mg en pharmacie ou en magasin bio, et il est généralement conseillé d’en prendre une dose le matin et éventuellement une deuxième à 10 heures si on éprouve des difficultés à démarrer la journée. À partir de 13 ans, toute la famille peut y recourir durant tout l’hiver, car nous sommes généralement tous carencés en vitamine C. De même, chaque matin, on peut commencer la journée avec une ou deux cuillers à soupe de jus d’argousier. Ce petit arbuste qui donne des baies orange est une autre belle source de vitamine C et d’oligo-éléments multiples.

Noix de kola

Plutôt qu’un café, les noix de kola pourront vous aider à réveiller votre énergie. Elles sont utilisées depuis des millénaires en Afrique pour leurs vertus tonifiantes et aphrodisiaques. Leur efficacité comme stimulant physique et mental est aujourd’hui effectivement reconnue. En revanche, les effets sur la libido restent à démontrer ! Comme le café, les noix de kola contiennent de la caféine, mais elle est combinée à des polyphénols et se libère donc plus lentement que celle du café. Au final, l’effet est moins tonique mais dure plus longtemps, ce qui permet de mieux gérer son énergie sur la durée. « Pour suivre une cure de kola, explique le Dr Charrié, demandez à votre pharmacien une préparation de gélules d’extrait sec de Kola à raison de 50 mg pour une gélule. Selon votre fatigue, vous pouvez prendre une ou deux gélules de kola chaque matin durant tout l’hiver. » Si vous souffrez d’ulcères gastriques ou duodénaux, si vous êtes nerveux ou sous traitement médical, les noix de kola ne sont pas pour vous, ou alors il faut en parler à votre médecin, car elles peuvent renforcer l’effet de certains médicaments. De même, il est inutile et dangereux de se composer un supercocktail avec de multiples boosters : vitamine C ou kola, il faut choisir ou alterner !

Cannelle, gingembre, ginseng et avoine

Le citron et la cannelle seront parfaits pour les coups de fatigue durant les épisodes de rhume, et vous pouvez tout simplement profiter de leurs bienfaits sous la forme de tisanes bien chaudes. Le gingembre râpé en infusion avec un peu de miel est également un tonifiant idéal pour tout le monde, sauf pour les personnes ayant un terrain cancéreux d’après le Dr Charrié. Tout comme l’éleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus) et le ginseng (Ginseng panax), qui sont de puissants toniques à l’action très rapide, mais avec les mêmes contre-indications que le gingembre. Le ginseng est la plus énergisante des plantes : utilisée depuis des millénaires, elle est parfaite et rapide comme stimulant intellectuel et physique, lors des phases de convalescence ou en cas d’épuisement important.

La fatigue au cas par cas

Pour une action plus précise, identifiez votre fatigue et n’hésitez pas à consulter, surtout si cela persiste. Si vous êtes surmené, que vous avez tendance à prendre du poids dans le haut du corps ou que vous vous sentez près du burn-out, la rhodiola, qui est une plante adaptogène, sera votre alliée pour remonter la pente (sous la forme de gélules en cure de dix à quinze jours). Si vous êtes sujet au coup de barre postprandial (après le repas du midi), pensez tout d’abord à bien mastiquer votre repas et à limiter les graisses cuites pour épargner au pancréas un surplus de travail. Vous pouvez aussi améliorer votre digestion en adoptant la chicorée le matin, voire le midi, et prendre aussi une tisane d’aigremoine après le déjeuner.

Consultez notre dossier : Les plantes qui font du bien

Publié dans:ENERGIES, GUERISON, NATURE, PLANTES |on 14 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

Allergies : le bouleau

 

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On assiste à une libération massive de différents pollens dans l’air en raison d’un printemps tardif. Notre carte des risques région par région.

Après un hiver terriblement long, seuls les allergiques aux pollens se plaignent de l’arrivée du printemps. Depuis quelques jours, ils éternuent par salves, se mouchent et pleurent beaucoup, car de nombreuses espèces végétales libèrent simultanément, en ce moment, leurs pollens. Et selon le dernier bulletin « allergo-pollinique » du réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA), les passages pluvieux prévus pour le week-end et le début de la semaine prochaine seront une bénédiction pour les allergiques. Ces intempéries vont leur apporter un léger répit pendant la pollinisation, mais attention, celle-ci a toutes les chances (!) de revenir en force une fois les nuages dissipés.

Un record absolu a été établi par le site de Limoges pour la semaine qui vient de s’écouler : il a comptabilisé en une seule journée plus de 1 000 grains/m3 d’air de pollens de bouleau. Cela n’a évidemment pas échappé aux malheureux Limousins qui sont sensibles à ces allergènes particulièrement gênants. Pour les jours à venir, les pollens de peuplier, de charme et de saule seront présents après la pluie avec un risque allergique très faible à faible sur la France. Ceux de frêne pourront atteindre un risque moyen lors des périodes ensoleillées. Ceux de chêne seront très présents sur la côte atlantique de Bordeaux à Bayonne avec un risque allergique élevé et ceux de platane s’imposeront sur tout le sud du territoire. « Ces deux pollens seront de plus en plus présents sur l’ensemble de la France », prévient Charlotte Sindt dans son éditorial hebdomadaire. Enfin, les pollens de graminées seront aussi à surveiller. Le risque est pour l’instant faible, et principalement localisé sur un quart Sud-Ouest, mais il peut devenir plus fort si les conditions météorologiques favorisent la croissance de ces herbes.



Victimes du rhume des foins restez chez vous

« Le printemps est arrivé, sors de ta maison », disait la chanson. Or c’est le contraire que les médecins conseillent aux victimes du rhume des foins. Ils leur recommandent d’éviter de se promener ou de faire du sport aux heures chaudes de la journée, quand les pollens volent allègrement. Si tel n’a pas été le cas, les personnes les plus allergiques ont tout intérêt à bien secouer leurs vêtements avant de regagner leur domicile, ainsi qu’à prendre une douche et se laver les cheveux en arrivant chez elles. Elles doivent aussi suivre correctement leur traitement médical. Mais les « habitués » n’attendent pas les beaux jours pour agir. Bon nombre d’entre eux – les plus sévèrement atteints – ont recours à la désensibilisation préventive pour éviter de passer cette période un mouchoir à la main. Les autres devront y penser pour l’an prochain, car il faut plusieurs mois de traitement (voire plusieurs années consécutives) avant de commencer à en bénéficier.

Pollinisation de bouleau du RNSA 

Publié dans:MALADIE, PLANTES |on 11 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

Ambroisie : danger

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Les allergiques au pollen de cette plante doivent prendre leurs précautions, car le pic estival est toujours une période très pénible pour eux.

De plus en plus de personnes revendiquant des régimes particuliers, le partage des repas devient un véritable casse-tête, nuisant à la convivialité.

 

L’alerte vient d’être lancée par le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) et relayée par le Comité parlementaire de suivi du risque ambroisie qui appelle à ne pas baisser les bras contre ces « végétaux nuisibles pour la santé publique » : le pic d’ambroisie aura lieu entre le 14 et le 18 août prochains. À ce moment-là, chaque pied de cette mauvaise herbe pourra produire jusqu’à 2,5 milliards de grains de pollen par jour, que le vent pourra disperser jusqu’à 100 kilomètres de distance.

Ne pas baisser les bras, c’est utiliser au maximum son « huile de coude » avant cette période fatidique pour arracher le plus possible de plants sur les bords des routes, dans les jardins privés ou les espaces verts. En revanche, l’invasion des cultures est plus problématique. Un désherbage inexistant ou mal maîtrisé peut provoquer des ravages notamment dans les champs de tournesols, qui sont les plus sensibles à l’ambroisie. Les parlementaires impliqués dans ce combat rappellent que les raisons du développement de l’ambroisie sont multifactorielles (environnementales, climatiques, agronomiques). Mais les observations sur le terrain et les témoignages du monde agricole montrent que de nouvelles variétés de tournesol introduites depuis 2010 permettent de mieux gérer l’ambroisie. 

« Guerre »

Une proposition de loi a été déposée en avril dernier et elle devrait être examinée dans les prochains mois. Son but est l’éradication de cette plante originaire du continent américain, introduite involontairement en France au milieu du XIXe siècle et disséminée sur notre territoire à la faveur des grands travaux des années 1950. Après avoir colonisé la vallée du Rhône, elle s’étend désormais sur tout le territoire. Avec la future loi, la lutte deviendra « obligatoire et permanente sur le territoire métropolitain » et tous les acteurs concernés (État, régions, départements, communes, propriétaires privés, agriculteurs….) devront y participer. Par ailleurs, le combat contre l’ambroisie est inscrit dans le deuxième plan national santé environnement et les préfets peuvent doter leurs départements d’un plan spécifique, comme c’est déjà le cas dans la Drôme, l’Isère ou encore l’Ardèche.

La « guerre » doit être à la hauteur des dommages entraînés par l’ambroisie. Ses victimes connaissent bien la violence des réactions à ces pollens : conjonctivite, écoulement nasal, toux, problèmes respiratoires, eczéma, les symptômes sont nombreux. En Rhône-Alpes, la région française la plus touchée, 10 à 20 % de la population subit ce fléau tous les ans. La caisse primaire d’assurance maladie de cette zone géographique a estimé à 20 millions d’euros, en 2011, les seuls frais de remboursement liés aux conséquences sanitaires de l’ambroisie. Un coût en hausse de 90 % depuis 2008, tandis que la population touchée augmentait de 70 % sur la même période.

En attendant la loi et ses effets, les allergiques à l’ambroisie devront, cet été encore, se contenter de quelques conseils de prudence : éviter de circuler en voiture vitres baissées, de faire sécher son linge dehors, de sortir en début de matinée, quand la libération des pollens est la plus forte, et se laver les cheveux tous les soirs.

Publié dans:PLANTES |on 8 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

des Plantes pour l’hiver

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Autant se faire une raison : les virus et les microbes sont partout ! Plutôt que de partir en guerre contre eux, mieux vaut faire confiance aux ressources végétales. D’abord, en intégrant régulièrement à vos plats des aromates : ail, oignon, échalote, ciboulette, thym, romarin, basilic, cumin, marjolaine, laurier, cannelle, clous de girofle… Ensuite, en se tournant vers des remèdes plus spécifiques sous forme de tisanes, gélules, gouttes de teinture ou d’extrait fluide de plantes standardisé (EPS) en respectant les précautions d’usage classiques (enfants, femmes enceintes, personnes sensibles ou sous médicaments…) La posologie est à déterminer avec votre médecin ou pharmacien. Le Point.fr vous confie sa liste de 7 plantes pour renforcer votre immunité.

Très populaire aux États-Unis et en Allemagne, c’est la première plante recommandée par les médecins phytothérapeutes dans la prévention des infections et des épisodes de récidive. Originaire d’Amérique du Nord, les Comanche et les Sioux l’utilisaient pour guérir les plaies infectées ou les morsures de serpent. Plus tard, au XIXe siècle, elle est importée en Europe, puis cultivée sur le continent. Depuis que les bactéries font de la résistance aux antibiotiques, elle fait l’objet d’un grand regain d’intérêt. De nombreuses études ont d’ailleurs cherché à comprendre son mécanisme d’action. Celui-ci demeure complexe – à l’image de notre système immunitaire -, car l’echinacea agit sur plusieurs domaines : stimulation des macrophages (cellules tueuses de toxines et d’intrus), augmentation du nombre de globules blancs, protection des cellules saines contre les germes… C’est surtout sous forme d’EPS qu’elle serait le plus efficace, de 6 à 8 semaines maximum, car au long cours elle diminue au contraire l’immunité. Elle est contre-indiquée pour certaines maladies (maladies auto-immunes, VIH/sida…) ou dans certains traitements (corticoïdes, chimiothérapie, etc).

Le ginseng (Panax ginsenget l’éleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus)

La célèbre racine, panacée de la médecine traditionnelle chinoise depuis 2 000 ans, est surtout connue pour ses vertus anti-fatigue. De fait, c’est cette action dite adaptogène (qui aide l’organisme à s’adapter et à répondre aux agressions) qui en fait un précieux allié durant l’hiver. Ses capacités à réduire la fréquence des rhumes et de la grippe et à accroître l’immunité ont été bien étayées. On le trouve sous forme de gélules ou de décoctions et il est important de s’assurer de sa qualité, très variable selon son origine. À consommer le matin, avis aux insomniaques ! Quant à l’éleuthérocoque, c’est un cousin du ginseng qui stimule également l’immunité et augmente ainsi la résistance de l’organisme aux virus et bactéries.

Le sureau noir (Sambucus nigra)

On a oublié les bienfaits de cet arbuste commun en Europe, alors qu’autrefois on le considérait comme une véritable pharmacie des campagnes. Ses fleurs et ses baies sont utilisées en phytothérapie sous forme de tisane (fleurs uniquement), de teinture mère de sommités fleuries ou d’EPS de baies. Cet antiviral est surtout indiqué en cas de fièvre, de rhume, de refroidissement, de début de grippe, de rhinopharyngite et de toux sèche. Il est notamment reconnu par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) dans son usage traditionnel « pour lutter contre la fièvre, soulager les symptômes du rhume et comme expectorant dans les infections mineures des bronches ». Ce stimulant naturel de l’immunité pourra être introduit dans une démarche préventive ou intégrée dans une tisane en début de rhume ou de grippe. On le retrouve aussi sous forme de sirop pour soulager les infections respiratoires. Il est contre-indiqué chez les personnes diabétiques.

Le cyprès (Cupressus sempervirens)

Cet arbre était jusqu’alors plutôt connu pour ses vertus circulatoires, et c’est assez récemment que l’on a découvert ses propriétés antivirales à large spectre (contre la grippe notamment) surtout sous la forme d’EPS. Ce procédé d’extraction n’existait pas auparavant et il permettrait aujourd’hui d’augmenter sa concentration en polyphénols par quinze. On peut utiliser le cyprès en tisane en prévention. En EPS, il sera plus puissant, notamment lors des affections virales aiguës.

Le thym (Thymus vulgaris) et la sarriette (Satureja montana)

Antiseptiques naturels, le thym et sa cousine la sarriette ont tous les deux leur place dans les tisanes familiales régulières durant l’hiver. Les agences de santé européennes reconnaissent au thym ses propriétés traditionnelles contre le rhume, les bronchites, les laryngites et les toux productives. Thym et sarriette n’ont pas de contre-indications particulières, sauf pour les femmes enceintes et les jeunes enfants par simple mesure de précaution. En revanche, sous forme d’huiles essentielles, ces deux plantes sont de véritables bombes végétales, puissantes, mais à manier avec prudence et sur conseil médical.

Publié dans:PLANTES |on 6 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

les épinards riches en fer ?

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En réalité, ce sont le boudin et les abats qui apportent le plus de cet oligoélément indispensable à l’oxygénation des tissus.

Popeye tire sa force des épinards, c’est bien connu. Plus de 80 ans après sa création par Elzie Crisler Segar, la légende de ce marin de fiction reste intacte. Pour des générations de parents, son exemple justifiait l’obligation de faire manger ce légume à leur progéniture. Même s’il a été rapidement prouvé que les vertus accordées aux épinards étaient dues à une erreur de transcription de leur teneur en fer. Une virgule mal placée, dont le « père » de Popeye puis tous les parents (et les enfants qui n’apprécient en général guère ce plat) ont été victimes.

En clair, la légende de Popeye a traversé les générations, alors que les scientifiques savent bien que pour tirer autant de bénéfices des épinards qu’il consomme sous forme de conserves, c’est la boîte qu’il aurait dû avaler plutôt que son contenu ! Quoi qu’il en soit, cet oligoélément est indispensable à l’organisme. 

Besoins élevés chez les adolescents

Absorbé par l’intestin, le fer entre dans la composition de l’hémoglobine contenue dans les globules rouges qui servent principalement au transport de l’oxygène dans tout l’organisme. Le fer est aussi présent dans la myoglobine qui permet à l’oxygène d’être utilisée par les muscles. Il participe également à l’activité de plusieurs enzymes et protéines.

Il faut savoir que notre corps ne synthétise pas de fer. C’est donc dans les aliments que l’organisme trouve les quantités nécessaires à son bon fonctionnement. Les besoins sont élevés chez les adolescents, plus encore chez les femmes en âge de procréer, et importants lors des grossesses. Si les apports ne sont pas suffisants, la personne risque de souffrir d’anémie, source de fatigue.

Dans la nourriture, le fer est présent sous forme « héminique » dans les produits animaux (boudin, foie, abats, viande et poissons) et sous forme « non héminique » surtout dans les végétaux (germe de blé, pistache, soja, lentilles…) Le premier est bien mieux absorbé que le second, surtout quand l’alimentation est riche en vitamine C. En revanche, son absorption est réduite par la consommation de grandes quantités de thé ou de café. Mais l’histoire ne dit pas si Popeye avait tiré un trait sur ces deux breuvages.

Par ANNE JEANBLANC sur Le Point.fr –  http://www.lepoint.fr/dossiers/sante/idees-recues-sur-la-sante/

Publié dans:PLANTES |on 1 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

contre la dépression saisonnière

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Face au syndrome qui nous sape régulièrement le moral chaque année entre novembre et janvier, trouvez des alliés parmi les plantes.

À la fin de l’automne, le nombre quotidien d’heures de lumière décroît pour atteindre son minimum fin décembre. Jours plus courts et grisaille nous sapent régulièrement le moral avec notamment une sensation de fatigue, de tristesse, des problèmes de concentration, de sommeil et des fringales. Point de lumière, point de salut ? Le docteur Daniel Scimeca, qui enseigne la phytothérapie et est l’auteur de Chasser la déprime avec les plantes (éd. Alpen), explique que, en effet, « cette lumière nous est nécessaire pour élaborer nos précieuses hormones cérébrales, au premier rang desquelles la sérotonine, notre hormone du bonheur ». D’après lui, certaines plantes peuvent remplacer le soleil qui fait défaut dans notre environnement. En tête de ses substances végétales, le millepertuis et la bergamote. 

La bergamote (Citrus bergamia) pour remplacer le soleil

Durant la journée, notre cerveau, stimulé par la lumière, fabrique de la sérotonine, l’hormone du bonheur et de l’action. La nuit, l’obscurité incite le cerveau à transformer la sérotonine en mélatonine, l’hormone du repos. La baisse d’intensité lumineuse durant l’hiver et nos vies urbaines peuvent dérégler ce fragile mécanisme. Alors que la production de mélatonine devrait se bloquer le matin pour passer le relais à la sérotonine, la faible luminosité perturbe tout : fatigués la journée, nous arrivons épuisés le soir sans pouvoir trouver le sommeil ! « L’huile essentielle de bergamote est un concentré de bonheur et un soutien efficace pour retrouver un sommeil réparateur, explique le docteur Scimeca. Grâce au 5-MOP qu’elle renferme, elle stimule la fabrication de la mélatonine durant la nuit à partir de la sérotonine. »

L’huile essentielle de bergamote est en effet particulièrement concentrée en 5-MOP (5-méthoxypsoralène), une molécule qui stimule notre peau. C’est dans le zeste du fruit du bergamotier, un agrume, que se trouvent les précieuses essences utilisées pour les parfums, les arômes alimentaires ou la fabrication des huiles essentielles. Le docteur Scimeca conseille, si on n’a pas l’aide d’un médecin spécialisé, de se contenter d’une goutte par jour d’huile essentielle de bergamote sur un demi-sucre ou une pointe de miel, 20 jours par mois, de novembre à fin février. Des précautions s’imposent et cette huile essentielle est interdite aux enfants et aux femmes enceintes. De plus, elle est photosensibilisante, aussi faut-il l’éviter avant une exposition solaire et impérativement proscrire les séances d’UV durant sa prise.

Le millepertuis (Hypericum perforatum), la fleur du soleil

Cette jolie plante sauvage aux fleurs jaunes en étoiles est vraiment la plante phare du soleil, et on la surnomme d’ailleurs « herbe de Saint-Jean », en référence à sa floraison à la fin du mois de juin au moment du solstice d’été. Elle est reconnue pour ses propriétés antidépressives et elle a fait l’objet de nombreuses études pour son action sur le système nerveux en général. En fait, ses molécules sont très réactives à la lumière et le millepertuis permettrait d’empêcher la dégradation de la sérotonine qui se forme entre nos neurones, sans avoir les effets secondaires des antidépresseurs. C’est donc une alliée de choix pour accompagner la dépression saisonnière. On peut la prendre en tisane ou en teinture mère, mais son utilisation la plus classique est en poudre sous forme de gélules à raison de 900 mg par jour (généralement un comprimé le matin et un le soir).

Le millepertuis nécessite des précautions d’usage qu’il est important de connaître. En effet, il faut éviter de s’exposer au soleil, car une photosensibilisation est possible. Par ailleurs, en cas de traitement, il est important d’en parler avec son médecin, cette plante interagissant avec certains médicaments (anticoagulants, immunosuppresseurs, contraceptifs, certains antidépresseurs…). Le millepertuis peut faire baisser l’efficacité de ces médicaments, mais son interruption brutale pourrait au contraire provoquer une augmentation de la concentration des molécules. À propos de la bergamote et du millepertuis, le docteur Scimeca souligne qu’ »il est amusant de constater que les plantes qui luttent contre notre manque de soleil sont légèrement photosensibilisantes. C’est assez logique finalement et conforte tout leur intérêt lorsque les fameux mois gris arrivent. »

Le bénéfice de la passiflore et de la griffonia

D’autres plantes peuvent accompagner ces mois de grisaille. En cas d’anxiété associée, la passiflore pourra être utile, et pour les fringales de sucre, la griffonia (Griffonia simplicifolia) permet de mieux réguler la sérotonine (en gélules en fin d’après-midi). À côté des plantes, une bonne hygiène de vie permet aussi de limiter ces désagréments de l’hiver : se coucher assez tôt, éviter les grignotages, sortir et marcher pour profiter des quelques rayons de soleil. Enfin, la luminothérapie, qui reproduit la lumière du jour, est également un soutien efficace.

 

Publié dans:PLANTES |on 28 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

Dix plantes idéales pour la femme

 

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Depuis des millénaires, certaines plantes régulent les cycles, soulagent les douleurs ou accompagnent la ménopause. Revue de leurs vertus. 

Il y a 5 000 ans, les Égyptiens avaient déjà déterminé les plantes bénéfiques pour la femme. Depuis, les recherches et la pratique ont validé de nombreux usages traditionnels. Si la prudence est toujours de mise – en cas de maladie grave, de symptômes aigus et durant la grossesse ou l’allaitement, un avis médical s’impose -, les femmes peuvent aujourd’hui encore trouver des plantes pour les accompagner à chaque étape de leur féminité. 

Le gattilier (Vitex agnus-castus) 

Troubles de l’humeur, migraines, tensions abdominales… Ces désagréments apparaissent quelques jours avant les règles et caractérisent le fameux syndrome prémenstruel qui touche près d’une femme sur deux. Le gattilier permet de réguler les variations hormonales responsables de ces malaises. Ses baies ont été longtemps considérées comme des calmants de la libido et on les surnommait le « poivre des moines ». Aujourd’hui, on lui reconnaît des vertus sédatives et de régulation du syndrome prémenstruel ou de la pré-ménopause, ainsi qu’un soutien dans certains cas d’infertilité. Le docteur Bérengère Arnal, gynécologue phytothérapeute et auteur du Syndrome prémenstruel (éditions T. Souccar), conseille le gattilier sous forme de teinture mère ou de gélules entre le 8e et le 21e jour du cycle, durant au moins trois mois. 

L’alchémille (Alchemilla vulgaris) 

Considérée comme une plante sacrée depuis l’Antiquité, elle a donné son nom aux alchimistes, qui recueillaient ses gouttes de rosée nocturne. On lui prêtait la vertu de raffermir l’appareil génital féminin et de redonner ainsi leur virginité aux femmes, d’où son surnom de « manteau de Notre Dame ». Son action progestérone-like (qui mime la progestérone) en fait un excellent remède hormonal pour les syndromes prémenstruels, la pré-ménopause, les cycles irréguliers ou hyperménorrhées (règles abondantes). Elle est également antihémorragique et veino-constrictrice (jambes lourdes, hémorroïdes). On l’utilise sous forme de teinture mère, gélules et tout simplement en tisane, du milieu de cycle (14e jour) aux règles. 

L’achillée millefeuille (Achillea millefolium) 

Si elle tient son nom d’Achille qui aurait soigné son talon grâce à elle, l’achillée n’en est pas moins une plante phare de la femme. Elle est connue pour son pouvoir hémostatique et cicatrisant, mais c’est surtout son action contre les douleurs pelviennes et abdominales et sur le syndrome prémenstruel qui lui vaut sa place dans les soins gynécologiques. On peut la consommer en gélules, en teinture mère et tout simplement en infusion. 

L’armoise (Artemisia vulgaris) 

Elle tient son nom d’Artemis, déesse de la nature et de la chasse, en hommage à ses bienfaits pour les femmes. Déjà, Hippocrate l’indiquait pour les troubles du cycle féminin. En tisane, on peut la consommer sans danger durant quelques jours (6 jours maximum) en cas d’absence de règles par exemple ou encore de douleurs menstruelles. Elle stimule également la digestion et tonifie les nerfs. En revanche, elle est contre-indiquée en cas d’inflammation utérine ou d’infection récente du petit bassin et interdite aux femmes enceintes.

La matricaire ou camomille allemande (Matricaria recutita)

Déjà utilisée par les Germains, les Grecs et les Romains, la matricaire, qui dérive de matrix (la matrice), est souvent considérée comme une panacée. De par son effet sédatif, elle calme l’esprit et apaise les douleurs et crampes menstruelles. Ses fleurs se préparent facilement en tisane à prendre entre les repas.

La mélisse (Melissa officinalis) 

Son parfum doux citronné la rend facile et agréable à utiliser en tisane, ou même fraîche en cuisine. Depuis la Grèce antique, on fait appel à elle pour ses propriétés apaisantes du système nerveux et digestif. Pour la femme, c’est une alliée intéressante, car elle calme les dysménorrhées (règles douloureuses) associées à un fond d’anxiété ou d’agitation. Elle est déconseillée en cas d’hypothyroïdie.

L’hamamélis (Hamamelis virginiana) 

Dénommée autrefois noisetier des sorcières, l’hamamélis est la plante antalgique du système veineux, elle tonifie les parois vasculaires par vasoconstriction. De fait, c’est un grand remède antihémorragique, reconnu aussi en cas d’insuffisance veineuse et de varices, qui touchent particulièrement les femmes. Elle diminue aussi la congestion pelvienne, améliorant ainsi la qualité des cycles féminins. On peut la consommer en décoction, en infusion, en teinture mère ou en gélules.

La prêle (Equisetum arvense) 

Sa forte teneur en silice et autres minéraux en fait un reminéralisant de choix pour les femmes, notamment en période de ménopause. Son action diurétique douce la rend également utile en cas d’oedème ou d’infection des voies urinaires. On la consomme généralement sous forme de gélules.

La sauge 

« Celle qui sauve » était considérée comme une panacée au Moyen Âge. Toutes les traditions anciennes, à commencer par celles des Égyptiens, lui ont attribué des vertus magiques pour la fertilité notamment. La sauge sclarée (Salvia sclarea) et la sauge officinale (Salvia officinalis) ont toutes les deux des propriétés oestrogène-like. Pour cette raison, elles sont particulièrement adaptées à la puberté (pour mettre en places les menstruations) et à la ménopause (contre les bouffées de chaleur), accompagnant ainsi les grandes étapes de la vie d’une femme en lui procurant le plein d’énergie. Elles sont contre-indiquées pour tous les cas d’hyperoestrogénie et de cancers hormono-dépendants (sein, utérus…). Pour cette raison, il vaut mieux ne pas les utiliser au long cours sans avis médical. Elles se consomment facilement en tisane ou fraîches, en les évitant pour les hommes (troubles de l’érection éventuels). 

Le houblon (Humulus lupulus) 

Les cônes de houblon qui sont utilisés plutôt en teinture mère ou en gélules ont la même action oestrogène-like que la sauge et donc les mêmes indications et contre-indications – il est notamment déconseillé pour les hommes (le houblon est anti-androgénique, anti-hormones mâles). Il est plus particulièrement indiqué chez les femmes ménopausées souffrant d’acné ou en cas d’insomnies associées au stress, car c’est un sédatif puissant. 

Les infusions du Dr Bérengère Arnal en cas de syndrome prémenstruel 

On pourra faire confectionner deux mélanges de tisane en pharmacie ou en herboristerie à consommer durant les deux semaines qui précèdent les règles et pendant les règles. Pour le matin, un mélange composé d’hamamélis (feuilles), mélisse (feuilles), aubépine (sommités fleuries), frêne (feuilles), vigne rouge (feuilles), alchémille (parties aériennes) et achillée millefeuille (sommités fleuries) pourra être pris à raison de 3 cuillères à soupe du mélange à parts égales pour 50 cl d’eau. Pour le soir, une décoction de valériane (racines) et de viorne (écorce) à raison de 2 cuillères à soupe du mélange à parts égales pour 50 cl d’eau.

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Publié dans:PLANTES |on 23 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

MATALO, l’arbre gardien de la nature

L’œil profane ne perçoit pas le véritable sens des événements qui se déroulent dans la nature. Celle-ci garde jalousement ses secrets derrière des apparences souvent trompeuses. Mais elle sait aussi donner quelques indices à ceux qui savent l’écouter.

Récit d’une expérience peu commune avec un châtaigner millénaire.

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Matalo est le nom qu’un ami des arbres a donné à « son » châtaigner millénaire. Celui-ci trône à l’abri des regards, dans la vallée de la Roya, à la lisière du parc du Mercantour. “J’aimerais que vous me disiez si Matalo est en train de mourir.” J’accepte naïvement d’aller à la rencontre de l’ancêtre végétal, sans arrière-pensée. J’ai déjà “ dialogué avec la nature ”, mais jamais en tête-à-tête avec un arbre-maître.

Après une marche silencieuse de quelques dizaines de minutes, nous approchons de l’hôte. Mon ami m’observe du coin de l’œil pour savoir si je serai accepté, si je ressens déjà quelque chose… Les apparences sont bien trompeuses, Matalo ne semble pas en grande forme ! Je m’approche alors respectueusement car je sens bien que je suis sur “ son ” territoire, dans son rayonnement et que la rencontre a déjà lieu. Je vais devoir mettre des mots sur mon ressenti, sur cette onde d’un autre monde, mais qui touche délicatement le cœur. Je pose ma main sur son tronc et recherche l’appui nécessaire à ma concentration. Peu à peu, les informations extérieures ne m’atteignent plus, je suis accueilli, véritablement absorbé par une force… et les premiers mots viennent sans effort.

Gardien de la nature 

Ce qui est montré en surface n’est que très peu de chose comparé à ma puissance dans le royaume souterrain car la véritable vie que je possède est celle que me donne la terre. La force que je reçois d’elle, je la lui redonne. La nature est ainsi faite, il ne s’agit que d’un prêt, d’un échange, d’un partage.
J’ai résisté au temps, parce qu’il le fallait, mais maintenant je transmets toute ma force à d’autres pousses qui prennent le relais. Je suis comme un gardien de la nature. Si je suis resté en vie jusqu’à maintenant, c’est que je suis placé sur l’alignement d’un courant puissant en correspondance avec les montagnes. Mon rôle “extraterrestre” est de veiller à ce qu’une vibration soit maintenue. Mon apparence (de mort) détourne l’attention de l’être humain, mais ma véritable puissance est dans la terre à laquelle j’ai transmis une nourriture vibratoire au fil des temps. Je nourris aussi la pierre, mes racines enveloppent les roches et c’est ainsi que l’alchimie s’effectue naturellement. Je m’efface peu à peu et transmets à d’autres, dans un autre lieu, car les temps changent, la vibration bouge et on ne peut me déplacer. Je transmets donc par les racines ma force de gardien, maître des lieux (au niveau de la nature), à une autre pousse qui aura le même rôle que moi à un autre endroit.

En haut comme en bas

Dans toute cette période, la Terre a changé un peu d’orientation, il faut donc “changer les ondes”, modifier les vibrations car la nature a pour fonction de maintenir constant le taux vibratoire. C’est par le sol que l’on “déplace” la puissance terrestre de l’apparence ! En toute saison, ce lieu a été protégé, réservé à une fonction naturelle de cette vallée. Le ciel a sa correspondance sur terre, j’en suis une porte vibratoire. Pendant un temps, j’ai assumé la fonction de gardien de cette “ligne vibratoire” car la terre comme le ciel se trouve “quadrillés” de vibrations et il faut régulièrement que l’énergie tellurique soit en correspondance. J’ai vu la vie se maintenir et se transformer, évoluer, continuant un cycle cosmique bien établi mais aussi en accord avec l’être humain. La nature est faite de la force humaine et de la force vierge cosmique. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, ce que vous voyez de mon tronc et de la force de mes branches a sa correspondance dans le sol. L’homme est composé des éléments de la nature et il est construit à la manière de l’arbre, sauf que ses racines sont intérieures.

Monde souterrain 

Je subis une transmutation et je suis aidé par tout l’entourage, accompagné comme vous-mêmes pouvez le faire entre vous. La terre a sa propre philosophie. Je suis respecté et, tranquillement, ce respect sera transmis à un autre. La nature tout entière semblera se “déplacer” pour s’ajuster vibratoirement à l’autorité qui me remplacera. Le monde est ainsi fait, il fonctionne par “tranches”. Mon temps est terminé, une autre “tranche” prend place. Ma vie n’est pas dans ce que vous voyez. Elle est dans ce que je représente et dans ce que je suis en énergie dans le sol. Ma vie se déplace donc. C’est ainsi que fonctionne la nature, tout cela tourne, comme le soleil. C’est le même principe, mais les tranches vibratoires dont je parle ne bougent qu’au bout de plusieurs centaines d’années. Cela correspond à des “tranches” d’évolution de la nature par rapport à l’homme. La nature s’ajuste toujours à l’homme, tout en ayant une partie dite “sauvage” où elle ne respecte que le divin et le naturel. Si les êtres étaient obéissants, ils pourraient vivre plus longtemps, parce qu’en fait, j’obéis à tout ce qui est vibration, vertu. Vous parlez bien des vertus de la nature, n’est-ce pas ? Je vis la patience, l’obéissance – tout ce que vous connaissez – mais dans son sens le plus noble et le plus pur. Je suis toujours en contact avec le divin, donc avec la Mère Nature. C’est ce que vous ne savez pas faire car vous prenez votre ego pour une intelligence et il vous trompe. Alors que mon “ego” à moi n’est qu’apparence et obéit à ce qui est vie dans la sève, dans les racines, dans ce monde souterrain qu’il vous faudra connaître un jour vibratoirement, puisque votre ego vous empêche de “passer la matière”. Mais dans les plans d’intelligence, de conscience, vous pouvez explorer la Terre dans ses mouvements. C’est ce que font concrètement mes racines.

Arbres inversés 

La communication s’est arrêtée nette. Revenu à la conscience objective, j’ai pu témoigner des images que Matalo m’a transmises pour m’aider à suivre son message. A propos de ces fameuses “tranches ”, j’ai vu la Terre semblable à un gâteau découpé en zones par l’action vibratoire du cosmos. Dans le monde souterrain, je me suis senti marcher sur des racines. Je n’avais pas la sensation de quelque chose de compact et de racines imbriquées à la terre. C’est comme si la terre n’existait pas car la vie des racines est plus “ forte ” que la terre – elle vibre à une autre fréquence.

Cela m’a aidé à comprendre que les hommes viennent de la terre et qu’ils sont semblables à des “arbres inversés”. Nous sommes des “pousses” de la terre, seul notre ego nous fait croire que l’on se déplace ! Nous emmenons partout avec nous nos racines intérieures, terrestres, qui communiquent avec les forces du ciel ; et c’est ce qui nous maintient debout.

Paru au magzine http://www.gproductions.fr/presse

Publié dans:PLANTES |on 19 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

plantes anti stress

 

La lavande présente de nombreuses vertus contre le stress

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Le stress n’est pas une maladie. Être stressé, c’est réagir et s’adapter au changement ! C’est justement ce qui nous fait avancer. La tension devient un problème quand l’organisme n’arrive plus à gérer l’équilibre entre phases de réaction et de décompression. Nos capacités à réagir sont alors défaillantes (prises de décision, problèmes de concentration…), tandis que nous récupérons moins bien (insomnies, difficulté à se détendre et à se reposer…) Les plantes peuvent agir sur ces deux tableaux à la fois – récupération et soutien dans l’action – grâce à leurs multiples vertus : là où un médicament de synthèse ne contient que quelques molécules, les végétaux en comptent bien souvent plus de deux cents !

Calmer les spasmes

D’après le docteur Jean-Christophe Charrié, auteur de Se soigner toute l’année au naturel (éd. Prat), la lavande est la plante reine pour nous aider à mieux tempérer nos réactions. Antispasmodique majeur, elle est très utile pour détendre les muscles, les tensions de la sphère digestive, de la vessie, du coeur ou encore des poumons (asthme). « Les thérapeutes utilisent l’huile essentielle de lavande en voie interne, explique le Dr Charrié, mais je le déconseille en automédication, car les huiles essentielles sont des concentrés de molécules puissantes. »

En revanche, en diluer quelques gouttes dans une huile végétale et s’en frictionner les poignets, la colonne vertébrale, la plante des pieds sera une alternative sans danger pour bénéficier de ses bienfaits. On pourra aussi tout agréablement la respirer à tout moment de la journée ou le soir. Enfin, la lavande peut être aussi bénéfique sous forme d’infusions. Plus adaptée aux spasmes du coeur, l’aubépine est une autre plante-phare pour ramener le calme. On la trouve essentiellement sous forme de gélules en pharmacie. Autre grande plante : la mélisse. Apaisante, elle agit surtout sur les tensions digestives (maux de ventre, diarrhées…), et l’on peut facilement l’intégrer fraîche dans la cuisine, ou sèche en tisanes le soir, par exemple.

Du thym pour bien démarrer la journée

« Avant de recourir à certaines plantes, encore faut-il savoir éviter celles qui nous intoxiquent, complète le Dr Charrié. Le thé et surtout le café sont des faux amis qui nous apportent une énergie sans dynamisme durable. » Le café excite dans un premier temps mais pas durablement : trois heures plus tard, nous voilà revenus à la case départ et condamnés à un autre café, dans un cycle sans fin, qui, de stimulation en coup de barre, nous épuise et nous déprime. Diminuer progressivement le café et le thé, surtout ceux du matin, sera un des premiers gestes essentiels pour réduire son stress, jusqu’à ce que la consommation de ceux-ci devienne plus espacée (deux à trois fois par semaine par exemple). « Une tisane de thym le matin permet un vrai réveil durable de l’organisme, dans le respect et le soutien de son fonctionnement, et non en force comme le fameux coup de fouet du café, souligne le Dr Charrié. Les amateurs de thé pourront se tourner vers le thé rouge, et ceux de café peuvent le remplacer par la chicorée, qui a les mêmes bénéfices de vidange biliaire sans ses inconvénients. »

La passiflore pour traverser les épreuves

Deuil, examens à préparer, irritabilité répétée, la passiflore est la plante du calme par excellence. Elle permet d’apaiser, de pacifier et de traverser les épreuves. « On la connaît surtout pour ses vertus sédatives, pourtant la passiflore ne fait pas à proprement dormir, mais elle potentialise les effets sédatifs des plantes ou des médicaments qui lui sont associés », met en avant le Dr Charrié. Elle était traditionnellement utilisée en bains pour calmer les états anxieux.

Plantes adaptogènes

Des tensions répétées et chroniques ont des répercussions plus profondes sur l’organisme. Dans les mécanismes du stress, les surrénales, petites glandes endocrines situées au-dessus des reins, sont stimulées en fabriquant des corticoïdes et de l’adrénaline. Dans un deuxième temps, quand le stress dure, la thyroïde prend le relais et se trouve à son tour très sollicitée, ce qui peut entraîner des désordres immunitaires et psychologiques. À ce stade, des manifestations physiques plus notoires apparaissent, comme des palpitations, des tensions musculaires, des douleurs, de l’eczéma ou encore des infections à répétition, dues à un terrain immunitaire affaibli. Le recours aux plantes dites adaptogènes pour soutenir l’organisme et l’aider à faire face est alors nécessaire.

« Les plantes adaptogènes comme le ginseng, l’éleuthérocoque ou le gingembre sont à éviter sur des terrains cancéreux, et donc il est indispensable d’avoir un avis médical. Mieux vaut se tourner vers le cassis (Ribes nigrum) et l’églantier (Rosa canina) sous forme de macérats glycérinés de bourgeons (en pharmacie) qui sont les deux plantes majeures et sans risques dans ces cas », précise le Dr Charrié.

Pour renforcer l’immunité de certaines personnes, une tisane de thym le matin et une de romarin le soir seront également un bon soutien. Toutes les algues – fucus et laminaire en compléments alimentaires, ou sous forme d’algues dans l’alimentation – aideront les thyroïdes fatiguées (à déconseiller, bien sûr, en cas d’hyperthyroïdie). L’avoine en cure de quinze jours, à chaque changement de saison, renforce aussi les fonctions de la thyroïde. Le Dr Charrié conseille un porridge aux flocons d’avoine pour faire le plein d’énergie : il suffit de mélanger des flocons d’avoine à du lait d’avoine que l’on porte à ébullition et que l’on remue. Une fois qu’il est prêt, on peut y ajouter du miel foncé, des graines de sésame ou de pavot et des fruits secs en morceaux. Effet régénérant garanti ! Enfin, pour les enfants comme pour les grands, l’eau de fleur d’oranger sur un gant pour soulager des migraines liées au stress, ou en tisane le soir, sera un efficace et agréable réconfort…

 

Publié dans:PLANTES |on 19 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

la plante miraculeuse

 

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Selon la légende, c’est parce qu’il fut le théâtre d’un drame mettant en scène deux fils bravant vent des glaciers, soleil ardent, fatigue et animaux hostiles pour quérir aux sommets des montagnes pyrénéennes l’herbe qui sauve afin d’arracher leur père à une mort certaine, que le pays des Quatre Vallées a cessé de donner vie à cette plante miraculeuse…

Autrefois au pays de la Neste d’Aure – pays également appelé pays des Quatre Vallées et formé des quatre vallées : d’Aure, de la Neste, de la Barousse et de Magnoac -, on se répétait, non sans frémir, cette histoire, comme celle d’Abel et de Caïn chez les patriarches, celle de Rémus et de Romulus chez les Romains.

A l’époque primitive où tout était encore et mystère et enchantement, une famille de montagnards vivait tranquille et heureuse dans sa maisonnette flanquée en plein mont. Le père et la mère étaient unis d’une affection sainte et les deux fils grandissaient vigoureux et forts. Devant eux ils avaient le plus beau des spectacles ; les cirques de montagnes éternellement blanches et miroitantes, ou brunes. ou vertes les entouraient à perte de vue et les plaçaient dans un monde a part ; monde immense et ferme, surnaturel et splendide que les yeux, si longue que soit la vie, ne sont jamais las de contempler. La terre subvenait avec largesse tous leurs besoins, leur champ de blé tout en bas, en terrain presque plat, leur donnait plus que le grain nécessaire à leur pain : ce grain écrasé entre deux grosses meules e ! cuit ensuite dans la « fournère » sombre, derrière la maison.

Le cresson poussait au bord de la source claire qui dans leur verger était d’abord leur fontaine, et un peu plus bas leur salle de bain, puis leur buanderie. Les légumes, sans grand soin, montaient vivaces, nombreux, les fruits mûrissaient aux poiriers, aux pommiers, aux châtaigniers, aux noisetiers, sans qu’on s’en aperçût, et au printemps et en été toute la montagne embaumait de l’odeur des fraises, des framboises et des aoyous !

Les prairies naturelles où le foin n’était coupé que pour donner un regain encore plus dense nourrissaient leur bétail. Avec le lait des vaches, des chèvres et des brebis ils faisaient du fromage, et les poules, dont ils n’avaient même pas besoin de s’occuper, leur donnaient leurs œufs. Avec la laine que leur fournissait leurs troupeaux, ou la peau des bêtes, ils avaient des vêtements et des chaussures, avec le lin des champs, la mère filait à la quenouille le fil dont elle tissait la toile de tout le linge de la maison. Avec le bois des forêts sans fin, ils faisaient l’hiver des feux merveilleux.

Et les saisons se succédaient toutes généreuses et agréables, leur apportant leurs inépuisables dons et leur charme particulier. Les jours, que le grand soleil dardant les fît immenses, ou que lui absent, ils fussent trop brefs, passaient remplis d’une tâche égale, empreints d’une paix parfaite. Un bonheur régulier semblait donc devoir être le lot de cette sage famille, pendant des suites d’années, comme il l’était alors, comme il l’avait été dans le passé.

Mais, un soir, le père rentra à sa maison, le pas pesant, l’air morose, malade en un mot de cette maladie étrange qui fait qu’on est tout fièvre, tout tristesse et qu’on se sent chaque jour plus lourd sur la terre et plus près de s’anéantir. Il n’y avait pas de doute, chaque heure qui passait emportait un peu des forces du père et le laissait sur son lit plus pâle et plus alangui. Quelque temps encore et la mère au désespoir, les fils en larmes auraient à fermer ses chers yeux pour l’éternité.

Cela ne pouvait être, sans que tous trois aient au moins tenté une lutte sans trêve. On donna au malade tous les soins usités aux pays des montagnes. On mit à son bras le « sang boit », irritant emplâtre de feuilles, mais on le renouvelait sans qu’un mieux, le moindre fût-il, se produisît. On lui fit boire le vin pur, chauffé et parfumé, on lui donna du lait de chèvre et des infusions d’hysope et de racines de plantain ; mais il restait toujours blême et sans force.

La mère, les deux fils, rivaux dans leur amour pour le père vénéré, se disputaient à son chevet ; mais les yeux de la mère avaient beau fondre de larmes, ceux des deux garçons avaient beau jeter des éclairs de défi et de colère impuissante, le malade semblait comme s’effacer chaque jour davantage. Rien ne pouvait plus le sauver, rien ! et voilà qu’à l’instant où l’on s’y attendait le moins, il ouvrit tout grands ses yeux de fièvre et qu’il appela sa femme et ses fils. Pendant leur absence, était-ce un esprit des montagnes ? Etait-ce quelque vieille fée ? Mais une apparition indéfinissable ; il ne savait qui, lui avait dit, en réalité ou en rêve, que sur les montagnes, plus loin, plus haut, croissait l’herbe salvatrice qui guérissait ces âpres maux.

Aux jeunes fils vigoureux, dont l’affection pour lui était si grande, incombait la rude tâche d’aller à sa recherche. Le père en connaissait et le nom et l’aspect, c’était l’herbe « qe sauvo », si difficile à trouver, et il la décrivit si exactement aux adolescents attentifs qu’ils croyaient déjà l’avoir tenue dans leurs mains.

Pourtant, cette herbe merveilleuse était étrangement rare. Auprès d’elle, le romarin, l’herbe prime (sorte de thym), même la couronne de roi (sorte de splendide saxifrage qui ne croît qu’aux Pyrénées et tombe en pendeloques et en couronnes de roches arides) pouvaient s’oublier, et la nature sévère ne la laissait pousser qu’aux endroits les plus inaccessibles. Comme tout ce qui a une valeur très grande, elle était presque impossible à acquérir.

Rassemblant ses forces mourantes, le père apprit à ses fils les chemins de montagnes par où ils atteindraient avec le moins de peines et le moins de danger les lieux escarpés où peut-être ils pourraient la cueillir. Il leur recommanda de s’entraider. de ne se séparer que par nécessité et pour explorer plus vite deux endroits différents et non très distants. Puis, tandis que s’agenouillaient les enfants, il leva, au-dessus de leurs têtes respectueuses et baissées, ses mains défaillantes et il les bénit en leur disant adieu et leur souhaitant au revoir.

Les deux fils partirent, leur bâton de montagnard à la main, leur gourde pleine à la ceinture, sur l’épaule la courroie de leur sac rempli de provisions et leur grand manteau de laine blanche. Ils allèrent longtemps par des chemins montueux, ils franchirent des ruisseaux où l’eau transparente laissait voir les pierres de leur fond, les anguilles glissantes, les truites argentées qui nageaient et se cachaient entre les gros cailloux. L’un des deux frères, infatigable, rasséréné par cette grande espérance, par l’action qui le rendait utile, tandis qu’à la maison il n’avait plus qu’à pleurer, marchait sans relâche, entraînant l’autre qui par instant se trouvait las.

Ils campèrent peu, ils dormirent seulement quand la nuit était obscure et les chemins diminuaient vite sous leurs pieds. Bientôt ils ne rencontrèrent plus nulle part ni châtaigniers, ni noisetiers : les hêtraies vertes ou pourpres faisaient place aux chênaies séculaires, les chants d’oiseaux du départ se faisaient plus rares ; tantôt ils se trouvaient dans des espaces pierreux, tantôt ils arrivaient dans de verdoyantes prairies.

Quand les pierres déchiraient leurs pieds, l’un plus courageux redoublait ses pas pour arriver plus tôt aux tapis d herbes, mais son frère, qui l’aurait cru ? – se laissait aller à se plaindre et à trouver par trop terrible la tâche imposée. Dans les forêts de sapins sombres et silencieuses, perchés souvent sur des pentes dont un côté à pic s’enfonçait dans un précipice sans fond, empêtrés dans les fougères, écartant les plantes sauvages pour y chercher déjà l’herbe promise, ils étouffaient d’une chaleur insoutenable.

Mais soudain la forêt s’ouvrait sur un col entre de hauts pics, le vent des glaciers y soufflait, puissant et large, et un froid presque polaire faisait claquer leurs dents ; ils couraient s’abriter derrière quelque roche hors du passage du vent où une tiède température les ranimait. L’un, de plus en plus joyeux, de plus en plus ardent à la recherche à mesure qu’il approchait du but, l’autre plus maussade et plus furieux à mesure que se doublaient fatigues et dangers.

Après avoir entendu les grognements des sangliers, les grondements des ours, après avoir évité les morsures des grands scorpions, des vipères et des aspics, les deux frères n’apercevaient plus guère que quelque isard farouche ou quelque aigle planant. Ils traversaient les nuages, l’orage tonnait sous leurs pieds ou sur leur tête, ils étaient brûlés de l’ardent soleil, ils tutoyaient les abîmes sur des rebords de mont de la largeur de leurs semelles mais ils atteignaient pourtant les sommets où naissent les sources, où limpides elles sortent goutte a goutte du roc colossal et perpendiculaire, où grondantes elles jaillissent en torrent de la terre entrouverte et s’en vont bondissantes, tantôt entre des bords de marbre, tantôt entre des rives fleuries d’herbes embaumées.

Les deux jeunes montagnards saluèrent avec des cris de joie la verdure des rochers. L’un, toujours le même, suivait, sans plus s’arrêter, le long des vertes rives, ses yeux irradiés semblaient avoir acquis une double vue, ses mains prestes et habiles écartaient, fouillaient tes tiges fragiles, accrochées aux pierres branlantes, débordant de leurs fissures.

Il chercha. Longtemps, longtemps il chercha ; accroupi, penché ou suspendu lui-même aux bords des eaux et des grondants abîmes ; mais enfin, tandis que ses doigts tremblants montraient au ciel l’herbe de guérison, l’écho des montagnes, roulant joyeusement de proche en proche son cri de bonheur et de triomphe, l’apporta au fils lassé qui depuis longtemps, longtemps se reposait et qui maintenant bondissait de jalousie.

Sur son lit, le père, depuis le départ de ses fils, semblait n’avoir plus fait un geste ni plus parlé. Toujours inanimé, toujours blême il était resté dans un état absolument semblable à celui où il était à la minute même où ses enfants avaient franchi la porte. La mère, ombre inquiète et attentive, allait silencieuse du lit au seuil de sa maison et ses yeux ne quittaient le visage de son mari que pour regarder le lointain par où ses fils devaient revenir.

Des jours, des nuits interminables avaient passé sur la triste demeure et rien n’y avait apporté le plus petit changement. Mais, par ce jour d’ombre grise, ce jour où les nuages, en couronne de deuil autour des montagnes, n’avaient pas voulu se dissiper, tandis que le père, statue humaine, sans voix, sans mouvement, mettait le peu de vie qui lui restait à contempler sa femme abîmée de tristesse, la porte de la chambre s’ouvrit. Un des fils, un paquet d’herbes à la main, était debout sur le seuil, la mine sombre et le regard perdu.

 Où est ton frère ? cria la mère palpitante, en serrant son enfant dans ses bras.
– Où est ton frère ? dit le père, ranimé par la vue de son fils.
– Mon père, dit le jeune voyageur, non sans trouble, nous nous sommes séparés pour trouver plus vite l’herbe merveilleuse, je suis revenu aussitôt pour vous sauver plus vite, mon frère sans doute ne sera pas long à rentrer.

Le père, avant de saisir l’herbe, leva cette fois encore ses mains tremblantes et bénit son fils, celui à l’effort duquel il devait à son tour la vie. Et la vie lui revint en effet ; peu à peu une jeunesse nouvelle sembla s’épanouir en lui, ses membres retrouvaient toute leur force passée et son visage reprenait sa belle expression de fière énergie, mais il gardait pourtant l’empreinte d’un tenace souci. Une pensée douloureuse ne le quittait plus, le hantait à tout moment.

Un de ses fils, son fils si courageux, si vaillant n’avait pas reparu. Et cela mettait- dans son bonheur de reconnaissance envers son autre enfant, un chagrin, un regret ineffaçable. Dans quels lieux sauvages errait-il encore ? Ou plutôt, malédiction ! Sur quels rochers s’était brisé l’enfant valeureux, quelle eau traîtresse avait enseveli son jeune corps souple, quel animal malfaisant avait détruit cette vie en fleur ?

Le sombre et taciturne fils qui lui restait, pas plus que lui ne pouvait répondre ; mais, pour retrouver son autre enfant, vivant ou mort, le père referait tous les pas qu’il avait faits. Il interrogerait les échos, il sonderait les précipices, il plongerait au fond des torrents. Et seul, le père, sa gourde à sa ceinture, son sac à l’épaule, son bâton de montagnard à la main, partit à travers les montagnes à la recherche de son fils.

Il l’appela dans les sentiers bordés de châtaigniers, de noisetiers et les pommiers ; il l’appela dans les hêtraies, dans les chênaies séculaires, il cria son nom dans les forêts de sapins où tout semble mort. Il se pencha aux bords des précipices, il interrogea les eaux transparentes, mais seul l’écho répétait ses paroles.

Il parcourut en tous sens les cols où souffle le vent de glace, il fouilla chaque coin, chaque abri de rocher, il cria partout : Moun hilj, moun hilj, mon fils, mon fils ! Partout l’écho répondit : mon fils, mon fils ! mais nulle voix humaine ne se leva sur les monts. Le père, ardent à la poursuite, assuré, tant sa volonté était forte, qu’il finirait par découvrir son enfant, arriva, après un temps qu’il n’aurait pu calculer, au versant du sommet à pic où naissent les sources, où croissent les herbes rares.

Longtemps, longtemps il marcha le long des rives dangereuses ; une grande lassitude s’emparait de lui ; ses yeux pourtant interrogeaient encore l’eau, les herbes et les roches avec une telle intensité, que rien ne pouvait leur échapper. Et tout à coup il eut un choc : ses regards s’arrêtèrent sur une espèce de petite baguette d’ivoire qui gisait à ses pieds et qui semblait avoir vibré au frôlement de ses pas. Le père, qui n aurait pu dire ce qu’était cette chose blanche, lisse et creuse, la ramassa pensivement et il lui sembla tenir en ses mains quelque objet étrange et mystérieux.

Emu jusqu’au fond de l’âme et sans se rendre compte de ce qu’il faisait, il porta à ses lèvres sa trouvaille inconnue, ses soupirs y passèrent et alors une faible voix en sortit :

C’est vous, Papa,
Qui me touchez,
Qui m’appelez ?
Mon frère m’a tué
Au bord de l’eau.
Quand je cherchais
L’herbe qui sauve !

Es vous, Papay,
Que mi toucat,
Que mi sounat ?
Moun Fray m’a tuat
AI bord de l’Auvo
Quan cercavi
L’Herbo qe sauvo !

Le malheureux père, en larmes, condamné à porter désormais la vie comme une importune charge et à maudire le fils qui lui restait, mit sur son cœur cet os, la seule chose qu’il retrouvait de son enfant perdu. Et les échos des montagnes jetaient partout la lugubre plainte du fils assassiné et les gémissements paternels. C’est ainsi que, pour les races de ces monts altiers, si caché que soit le mal, si enfoui qu’il soit au fond des abîmes, il arrive à se découvrir un jour, et que l’anathème et la malédiction atteignent les coupables, sans que rien paisse les sauver.

Mais, d’un bout à l’autre de la chaîne pyrénéenne, on chercherait vainement aujourd’hui l’herbe merveilleuse qui guérissait tous les maux. Depuis ce jour de crime, elle a cessé de pousser.

Publié dans:GUERISON, PLANTES, POLTERGEISTS et LEGENDES |on 14 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

plantes pour mieux dormir ?

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Un tiers de notre vie, soit en moyenne 25 ans, se passe… au lit ! Mais pour huit personnes qui partagent leurs nuits avec Morphée, deux ne connaîtront pas le Graal d’un sommeil réparateur. L’insomnie touche de 20 à 30 % des Français, et près de 10 % consomment régulièrement un anxiolytique ou un hypnotique. Et pourtant, sans sommeil point de salut ! Il est aussi indispensable que l’air ou la nourriture, et en être privé altère rapidement notre santé. Quelques mauvaises nuits entraînent tout de suite des difficultés de concentration, de mémoire et des troubles de l’humeur, et, en cas de privation de sommeil chronique, des troubles plus graves surviennent : baisse de l’immunité, hypertension, diabète, prise de poids, vulnérabilité au stress et dépression. Le cercle vicieux s’installe alors, car anxiété et dépression sont justement à l’origine des insomnies dans 50 % des cas. Pour éviter l’insomnie chronique – quand les cycles du sommeil sont déréglés -, le recours aux plantes, associé à une meilleure hygiène de vie, permet souvent de passer ce cap et d’éviter la spirale infernale des somnifères.

S’endormir avec la valériane

La valériane ou « herbe à chat » (Valeriana officinalis) est la plante la plus fameuse des troubles du sommeil : son usage remonte à l’Antiquité, et Hippocrate, Dioscoride ou Galien la recommandaient déjà pour cet usage. Jusqu’à la découverte des somnifères, elle était très populaire, ce qui lui vaut aujourd’hui encore le surnom de « Valium végétal ». Elle agit plutôt comme antidépresseur ou pour contrer l’anxiété et, à dose plus forte, devient somnifère et sédatif. Idéale en cas de ruminations sans fin, elle est surtout conseillée pour les problèmes d’endormissement liés à l’anxiété ou à un stress prolongé. Il faut souvent attendre de 2 à 4 semaines pour voir ses effets. En revanche, elle agit peu sur les réveils nocturnes. On peut la prendre en tisane, à raison de deux ou trois tasses en soirée, ou sinon en gélules, son goût n’étant pas toujours très apprécié. Elle présente peu d’effets indésirables, sauf en cas de troubles du foie, mais il faut éviter de la consommer plus de six semaines d’affilée, et il convient d’être prudent si on conduit (baisse de vigilance possible). En cas de traitement, demandez un avis médical, car elle peut interagir avec certains médicaments (anticoagulants, molécules qui augmentent la somnolence, etc.).

Pavot de Californie et cônes de houblon

Pavot et cône de houblon, duo gagnant ? Détrompez-vous, il ne s’agit nullement d’un cocktail pour soirée déjantée mais bien de substances végétales reconnues pour leur efficacité ! S’il fallait choisir une seule plante pour accompagner vos nuits, ce serait le pavot de Californie (Eschscholzia californica). « Elle agit comme la valériane, mais son action hypnotique est plus intense, et elle peut être prescrite aux enfants de moins de 12 ans, contrairement à la valériane », explique le Dr Lorrain, phytothérapeute et auteur de 100 questions sur la phytothérapie (Éd. La Boétie). L’Eschsholzia était déjà connue des Amérindiens, qui la consommaient pour soulager maux de dents et coliques. Elle a fait l’objet de nombreuses études qui ont démontré son efficacité comme sédatif, surtout en cas d’anxiété ou d’hyperactivité. Grâce à elle, l’endormissement est plus rapide et la durée du sommeil augmente… à condition d’attendre quelques semaines pour les premiers résultats. On la trouve surtout sous forme de teinture mère ou d’extraits fluides, mais les fleurs peuvent aussi être utilisées en tisane.

Le houblon, quant à lui, peut être consommé en tisane ou gélules, plutôt que sous forme de bière, l’alcool n’étant pas le meilleur ami du marchand de sable… Ce sont les cônes de houblon qui sont utilisés traditionnellement : ils contiennent une huile essentielle sédative et hypnotique si parfumée que les ouvriers des brasseries qui la respirent auraient parfois d’irrépressibles envies de dormir ! Pour passer une nuit tranquille, une tradition anglaise consiste d’ailleurs à glisser quelques cônes de houblon à côté de son oreiller. Plus particulièrement, on conseille le houblon lors des insomnies liées aux troubles de la ménopause comme les bouffées de chaleur. Une tisane une heure avant le coucher est traditionnellement recommandée. Là encore, il convient d’être prudent en cas de traitement médicamenteux et d’en parler avec son médecin. Par mesure de précaution, on le déconseille lors d’antécédents de cancer du sein en raison de son action oestrogénique.

Réveils nocturnes

En cas de réveils nocturnes, d’autres plantes pourront venir à votre rescousse. Prudence cependant : l’insomnie de seconde partie de nuit avec réveil précoce ou sommeil morcelé en fin de nuit peut être le symptôme d’une dépression, qui nécessite alors une autre prise en charge. L’association du lotier corniculé (Lotus corniculatus) et du mélilot (Melilotus officinalis) est la plus souvent citée pour réduire les réveils nocturnes.

Pour les enfants, une jolie tisane de coquelicots (Papaver rhoeas) permettra de calmer les garnements excités, car c’est, dit-on, le somnifère des enfants. Enfin, la traditionnelle tisane de tilleul le soir a bien sûr toute sa place pour favoriser une bonne nuit. Rarement, chez certaines personnes très sensibles, elle aurait un effet paradoxalement excitant. Enfin, en cas de stress, respirer quelques gouttes d’huile essentielle d’orange amère améliore aussi notablement le sommeil. Faites de beaux rêves…

 

Publié dans:PLANTES |on 6 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

la patate douce


L’analyse génétique de différentes variétés de tubercules confirme que les Polynésiens avaient découvert l’Amérique bien avant les Européens.

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Le mythe de la découverte de l’Amérique par les Européens,Christophe Colomb et Amerigo Vespucci, a de plus en plus de plomb dans l’aile. Il semble bien que ce soient les Polynésiens qui aient pour la première fois foulé le sol du Nouveau Monde. L’hypothèse n’est pas nouvelle, mais la science vient de faire sérieusement pencher la balance en sa faveur en lisant dans l’ADN de… la patate douce. Il faut dire que la présence de cette plante endémique du continent américain en Polynésie, attestée par des restes archéologiques datés de plusieurs siècles avant Christophe Colomb, intriguait depuis longtemps les scientifiques et les historiens. 

Une première étude, réalisée dans les années 1970 sur une base morphologique, n’avait cependant pas permis de retracer clairement l’histoire de la dispersion du doucereux tubercule. Aujourd’hui, c’est grâce à la génétique que la thésarde Caroline Roullier du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive du CNRS, basé à Montpellier, a pu faire la lumière sur cette obscure affaire. Et rien ne serait sans doute arrivé non plus sans les précieux herbiers du botaniste Joseph Banks, qui accompagna le capitaine James Cook lors de son premier voyage d’exploration de l’Océanie, dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Car c’est en comparant le génome des patates douces américaines actuelles aux échantillons polynésiens collectés par Joseph Banks, conservés au Muséum d’histoire naturelle de Londres, que Caroline Roullier a pu établir entre elles une sorte d’arbre généalogique.

Dans un premier temps, la scientifique a d’abord étudié l’ADN des patates douces américaines présentes en Amérique du Sud, en Amérique centrale et dans les Caraïbes. Une tâche d’autant plus fastidieuse que la patate douce a la particularité de posséder non pas une mais trois paires de chaque chromosome, et donc six copies de chaque gène. Caroline Roullier a alors découvert que ces plantes, difficiles à différencier à l’oeil nu, étaient de deux groupes génétiques distincts, les unes poussant dans une zone Pérou-Équateur, les autres étant établies dans une zone Mexique-Caraïbes. Dans un second temps, la chercheuse a tenté de comparer l’ADN des spécimens de ces deux familles avec les plantes actuellement présentes en Polynésie. Et là, déception : impossible d’établir clairement la filiation de ces patates, en grande partie hybrides. En revanche, en se penchant sur les feuilles ramenées par James Cook au XVIIIe siècle, les choses sont devenues beaucoup plus claires. Ces patates douces, présentes sur les îles avant la venue des Européens, avaient pour ancêtre la patate douce de la zone Pérou-Équateur.

La dernière pièce d’un puzzle 

Cependant, comment être certain que des graines n’avaient pas tout simplement été apportées là, par la mer ou par les oiseaux ? Et comment savoir si c’était bien les Polynésiens qui l’avaient ramenée d’Amérique et pas l’inverse ? À ces questions, la génétique ne répond pas. Mais la linguistique et l’histoire peuvent les éclairer d’une manière significative. D’une part parce qu’en Polynésie la patate douce a été baptisée kumara, c’est-à-dire exactement de la même façon que dans la langue quechua de la zone Pérou-Équateur. Le hasard étant hautement improbable, les oiseaux et la mer peu bavards, cela signifie que ce sont bien des hommes qui ont « échangé » cette espèce. 

Ensuite, on sait que les Polynésiens, ces insulaires, étaient de très bons navigateurs, bien meilleurs que les Amérindiens. Il est donc plus probable que ce soient eux qui aient fait le voyage. « Autre élément, la patate douce n’est pas du tout une plante essentielle pour les Amérindiens. Ils cultivaient plutôt le maïs ou le manioc. S’ils s’étaient rendus en Polynésie, pourquoi auraient-ils apporté cette plante-là, et pas le maïs ou le manioc », explique Caroline Roullier. « Cela laisse encore une fois penser que ce sont les Polynésiens qui ont importé la patate douce, parce qu’elle ressemble beaucoup à l’igname, l’une des bases de leur alimentation traditionnelle », affirme la scientifique. 

Si l’on ajoute à cela que les premières traces de la patate douce dans les îles du Pacifique datent de 900 après Jésus-Christ, on tient la preuve quasi certaine que les Polynésiens avaient posé le pied en Amérique du Sud bien avant les Européens, probablement autour de 800 après Jésus-Christ. N’en déplaise aux WASP (White Anglo-Saxon Protestant) ! 

 

Publié dans:PLANTES |on 1 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

passiflora contre l’anxiété

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Passiflora incarnata serait un véritable « don de Dieu » pour calmer les anxieux et améliorer la qualité du sommeil du commun des mortels.

Un peu de botanique

Cultivée en Amérique du Sud par les Aztèques, la passiflore fut découverte par les missionnaires espagnols au Pérou en 1569. Son nom vient du latin passio, passion et flor, fleur, c’est-à-dire « Fleur de la passion » ; incarnata vient de carne, la chair, la carnation, nom attribué par les jésuites en raison de l’aspect particulier de la fleur, qui présentait une analogie curieuse avec les instruments de la Passion du Christ.

Rapportée en Europe, elle fut d’emblée utilisée comme remède universel et son usage médical devint si abusif qu’elle fut ensuite abandonnée. À la fin du XIXe siècle, des chercheurs ayant démontré les propriétés sédatives et antispasmodiques de ses parties aériennes, elle est à nouveau utilisée dans certains cas de pathologies neurologiques.

Cette plante grimpante à feuilles alternes se rencontre essentiellement en Amérique centrale et du Sud, mais aussi en Asie tropicale, en Australie et en Polynésie.

Principales propriétés pharmacologiques

La passiflore est sédative, anxiolytique, anticonvulsivante et analgésique, Elle commence par diminuer le niveau d’anxiété, puis elle entraîne un ralentissement net de l’activité générale, cet effet sédatif augmente la durée du sommeil et potentialise l’action des somnifères.

Par ailleurs, la passiflore diminue la température corporelle, condition favorable à l’entrée dans le sommeil.

La passiflore est aussi un antispasmodique musculaire. Elle augmente l’amplitude des contractions, diminue leur fréquence et abaisse le tonus général. Enfin, elle exerce une action sédative sur le coeur.

Usages les plus fréquents

La passiflore est principalement indiquée chez les patients stressés, hyperactifs, excitables, sujets aux tachycardies et dont l’endormissement est difficile. Mais elle est aussi conseillée aux patients alternant les périodes d’asthénie et d’agressivité, souffrant d’insomnie associée à des fringales nocturnes, des migraines, et éventuellement soumises à un comportement de dépendance (sucres, alcool, toxiques…).

Elle peut être associée avec l’aubépine, en cas de stress occasionnel, d’hyperémotivité et de palpitations cardiaques, avec du millepertuis pour combattre la dépression saisonnière ou encore avec de la mélisse en cas de troubles digestifs d’origine nerveuse (colite spasmodique, douleurs abdominales psychogènes…).

Précautions d’emploi

La passiflore est très bien tolérée. Elle est non toxique, et ne provoque pas d’accoutumance. Néanmoins, des doses supérieures à 3 grammes d’extrait par jour peuvent éventuellement provoquer des céphalées et des troubles de la vision.

À savoir

À ce jour, on a répertorié plus de 400 espèces, provenant à 95 % de l’Amérique du Sud. Les Amérindiens se servaient des feuilles en cataplasmes pour soigner les blessures et les ecchymoses. Quant au jus du fruit, il leur permettait de soigner les douleurs oculaires. Les feuilles broyées avaient la réputation de soulager les hémorroïdes, les brûlures et les éruptions cutanées.

La grenadille (Passiflora edulis) donne un fruit comestible à la saveur acidulée (le bien connu fruit de la passion) qui entre dans la composition de sorbets, de jus ou de coulis.

Publié dans:PLANTES |on 28 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

le curcuma ou « safran des Indes » pour une bonne digestion


La croissance exponentielle des études scientifiques publiées à son sujet prouve l’intérêt de cette plante digestive, si souvent employée en cuisine.

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 Un peu de botanique

Connu depuis des millénaires, le curcuma est une plante herbacée et vivace. Le rhizome (la tige souterraine) donne naissance à une tige portant à la base des gaines foliaires et de très grandes feuilles pétiolées, acuminées et oblongues. Les fleurs apparaissent au niveau du sol et possèdent trois sépales soudés et trois grands pétales jaunes.

Originaire d’Inde, cette plante ne supporte pas le gel et elle exige une culture sous climat tropical (Asie tropicale, Afrique et Antilles). La récolte du rhizome est pratiquée une fois que les parties aériennes sont fanées, soit environ 8 à 10 mois après la mise en culture. C’est cette tige souterraine qui est employée en médecine.

Principales propriétés pharmacologiques

Le curcuma a constitué l’un des piliers essentiels de la médecine ayurvédique indienne. Son rhizome contient notamment des polyphénols (molécules organiques complexes), des polysaccharides (sucres complexes) solubles dans l’eau, des huiles essentielles et d’autres lipides.

L’Agence du médicament reconnaît qu’il a des propriétés cholagogues (facilitant l’évacuation de la bile) et qu’il stimule l’appétit. Mais il a également une activité anti-inflammatoire et antioxydante prouvée par différentes études. Le curcuma freine aussi le processus athéromateux qui obstrue les artères, en diminuant les dépôts lipidiques aortiques et les teneurs sanguines en graisses oxydées. Qui plus est, cette racine horizontale protège le système digestif et notamment le foie en cas d’agression.

Usages les plus fréquents

Rien ne vaut le curcuma pour lutter contre les troubles fonctionnels intestinaux (douleurs abdominales, ballonnements, diarrhée, constipation ou alternance des deux). Le rhizome de ce « safran des Indes » est un puissant antioxydant et anti-inflammatoire à visée générale et digestive. Il cicatrise la muqueuse intestinale et restaure ses fonctions. Antispasmodique, il améliore le travail du foie, de la vésicule biliaire et du pancréas.

Il se mélange avec l’artichaut, le radis noir et la fumeterre en cas de constipation d’origine biliaire (nausées, digestion difficile). Et avec le pissenlit, voire avec la gentiane, en cas de selles dures ou rares, notamment avec ballonnements. Quant au noyer, c’est un complément utile en cas de diarrhée.

Pour combattre les douleurs et brûlures intestinales, il est conseillé d’y ajouter de la réglisse, puissant anti-inflammatoire de la muqueuse.

D’autre part, il permet de combattre l’arthrose et les rhumatismes inflammatoires. Et l’ingestion d’un extrait alcoolique de curcuma pendant 30 jours abaisse les taux du mauvais et augmente ceux du bon cholestérol.

Précautions d’emploi

Comme toutes les plantes agissant sur le flux biliaire, le curcuma est à consommer avec prudence en cas de présence de calculs dans la vésicule biliaire. De plus, il est déconseillé lors de la prise de médicaments anticoagulants, ainsi que chez les femmes enceintes (mais pas celles qui allaitent).

À savoir

Le curcuma est également une épice très prisée. C’est l’un des constituants du curry, avec la coriandre, la cannelle, le piment de Cayenne, le girofle, la muscade et le gingembre. L’une de ses molécules actives, la curcumine, est un colorant jaune (E100) très utilisé dans l’alimentation (les moutardes, les fromages et les pâtisseries). 

Source

Monographie de l’Institut européen des substances végétales (IESV)

Publié dans:PLANTES |on 27 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

La Grenade, symbole de santé par excellence.

La grenade est originaire de Perse (Iran). La résistance de son écorce en fait un fruit de longue conservation et peu susceptible d’être abîmé pendant le transport. Raison pour laquelle elle a été l´un des aliments de base des nomades, qui l´appréciaient particulièrement lors des déplacements dans le désert, car sa pulpe, gorgée d´eau, permettait d´étancher la soif lors des grandes traversées du désert. C´est de cette façon qu´elle voyagea dans tout le moyen-Orient, vers l´Inde et même la Chine.

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Elle débarque en Europe par l´Espagne grâce aux Maures. D´ailleurs, ce fruit aux mille vertus donnera son nom à la ville de Grenade au Xème siècle.

Du fait de ses nombreux arilles (ainsi se nomment ses pépins gorgés de jus), elle est symbole d´amour, de fertilité et de prospérité dans la Grèce et la Rome antique, en Mésopotamie et même en Asie. La grenade apparaît dans les trois grandes religions monothéistes : pour les chrétiens, elle est le symbole des perfections divines (il se pourrait même qu´Ève mangea une grenade, fruit de la connaissance, et non une pomme…) ; pour les musulmans, elle permet de lutter contre la haine et l´envie ; pour les hébreux loin de leur patrie, elle représente la Terre Divine.

Aujourd´hui, la grenade est cultivée dans la plupart des pays du sud de l´Europe, en Asie, en Afrique et même en Amérique du Nord et Amérique du Sud. Outre le fait qu´elle soit devenu un fruit à la mode, la grenade suscite un intérêt de plus en plus grand pour les chercheurs.

Voici les dernières découvertes de chercheurs concernant ce fruit :

D´après une étude récente, la grenade est un des fruits possédant le plus d´antioxydants, parmi lesquels les flavonoïdes, les tannins et l’acide ellagique. Sa teneur en antioxydants est supérieure à celle du thé vert et du vin rouge. Rappelons que les antioxydants permettent de freiner le vieillissement, de lutter contre les maladies cardiovasculaires et certains cancers.
>> Consommez un quart de tasse par jour.

La consommation régulière de jus de grenade s´est avérée bénéfique dans la prévention de diverses maladies cardiovasculaires : réduction de lésions d’athérosclérose, amélioration de la circulation sanguine chez des patients atteints d´une maladie coronarienne, une diminution des taux sanguins de cholestérol total et de cholestérol-LDL, diminution de l´hypertension.
>> Consommez un quart à une tasse par jour.

La grenade permet également de lutter efficacement contre certains cancers tels le cancer de la prostate, le cancer du côlon et le cancer du sein. De nouvelles études ont démontré que chez des patients atteints de cancer de la prostate, les cellules cancéreuses diminuaient et que la résistance des lipides à l´oxydation augmentait. Tout cela grâce à l´absorption d´une tasse quotidienne de jus de grenade.
>> Consommez une tasse par jour.

De récentes études (réalisées chez l´animal) ont démontré que le jus de grenade a un effet sur les troubles neurologiques car il permet de protéger le cerveau du fœtus de lésions causées par un manque d´oxygène à la naissance. Il aurait un effet bénéfique notamment sur la maladie d´Alzheimer.
>>Consommez deux tasses par jour.

En médecine traditionnelle, la grenade est utilisée depuis des siècles pour lutter contre les troubles d´érection, les diarrhées, les coliques, la fièvre. Elle est utilisée comme vermifuge. Il existe même une boisson, le  » sambu  » élaborée à base de jus de grenade, permettant de lutter contre le surpoids, mais pouvant aussi être utilisée en cure de nettoyage interne.

Comme vous pouvez le constater, la grenade est un fruit aux mille vertus. Alors n´hésitez pas à en consommer le plus régulièrement possible.

Sirop de grenadine Maison

Coupez quatre grenades en deux et évidez-les dans un saladier à l´aide d´une petite cuillère. Passez les arilles au mixer. Puis passez le jus au chinois afin d´en retirer les graines. N´hésitez pas à presser avec vos mains afin d´obtenir le maximum de jus. Versez le jus dans une petite casserole. Ajoutez 400g de sucre et un bâton de cannelle. Faites cuire à feu doux jusqu`a la formation d´une écume sur le dessus quand le jus bouillonne. Retirez la casserole du feu et ôtez le bâton de cannelle. Filtrez le jus très finement. Transvasez le jus de préférence dans une bouteille en verre. Laissez refroidir. Votre Sirop de grenadine est prêt !

Publié dans:PLANTES |on 20 septembre, 2013 |Pas de commentaires »

Les plantes entendent

Les plantes entendent dans PLANTES plantes-entendent

Ceux qui, comme moi, aiment Franquin, ont probablement le souvenir de cette planche savoureuse où Gaston Lagaffe, pensant que les plantes sont sensibles à la musique et désireux d’accroître le bien-être d’un pied de lierre, veut lui jouer un petit air. Mais aux premières notes affreuses émises par le tristement célèbre gaffophone, la plante tente de s’échapper par la fenêtre ouverte… Ce que dit le gag, c’est que le son de cet instrument générateur de catastrophes doit vraiment être horrible si « même un végétal » ne le supporte pas. Encore faut-il que les plantes ne soient pas sourdes comme leurs pots et qu’elles puissent percevoir les vibrations sonores.

La notion de communication dans le monde végétal a longtemps été tenue pour marginale (voire inexistante) quand elle n’a pas été raillée. Depuis quelques décennies, cette vision des choses a évolué et les chercheurs ont pu constater que la communication chez les plantes pouvait prendre plusieurs formes et se faire sous terre, par le biais des racines, comme dans les parties aériennes, les plantes disposant par exemple de récepteurs pour les composés organiques volatils émis par d’autres plantes. Elles sont ainsi capables de repérer leurs apparentés, ce qui leur évite de les prendre pour des concurrentes et de dépenser inutilement des ressources à lutter contre elles. Plusieurs études ont aussi montré qu’en cas d’attaque par des herbivores, certains végétaux envoient des signaux chimiques qui, une fois captés par leurs voisins, les aident à mettre en place des stratégies de défense, ce qui n’est pas sans rappeler le film Phénomènes de M. Night Shyamalan. On sait également que les récepteurs de lumière des plantes sont assez perfectionnés pour qu’elles reconnaissent les longueurs d’ondes renvoyées par les plantes qui les côtoient, ce qui leur donne des informations sur leur environnement et la présence d’éventuels concurrents. Point n’est besoin d’avoir des yeux pour voir…

Dans une nouvelle étude publiée le 22 mai par PLoS ONE, une équipe italo-australienne a voulu explorer tous les modes de communication possibles entre deux plantes, le piment et le fenouil. Ce dernier a en effet la propriété d’émettre de puissants signaux chimiques par ses racines et ses parties aériennes, qui inhibent la croissance de certains de ses voisins (comme les tomates et les piments) quand ils ne les tuent pas.  Les chercheurs ont employé un dispositif expérimental simple mais ingénieux pour tester leurs hypothèses (voir schéma ci-dessous).

 

Lire la suite ici…. 

Publié dans:PLANTES |on 4 septembre, 2013 |Pas de commentaires »
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