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La Migraine et pharmacopée chinoise

Maux de tête, migraines, voila un état dans lequel nous détestons être et pourtant entre 10 et 15% de la population souffre à longueur d’année.

En médecine traditionnelle chinoise ce mal se produit lors d’un manque ou d’un excès de l’Essence qui nourrit l’ensemble de nos organes. Physiologiquement, les douleurs peuvent être unilatérales ou bien prendre toute la tête et être accompagnées d’autres symptômes particulièrement désagréables comme des nausées, vomissements, photophobie et troubles visuels…

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 Causes

Les Causes des maux de tête peuvent être internes ou externes :
– le climat (vent, froid, chaleur, humidité…)
- une mauvaise hygiène alimentaire
– Traumatismes, pollutions
– facteurs émotionnels, excès d’activité physique ou mentale…
– la localisation du mal de tête

 En cause, le Foie et la Rate sont les deux organes en cause de ce phénomène.

Le Foie permet à l’énergie et au sang de circuler librement dans le corps. Lorsque l’énergie du Foie se congestionne, elle ne peut plus circuler et cette stagnation se transforme en chaleur. Une pression interne s’installe et l’excès d’énergie remonte à la tête, provoquant des douleurs, principalement au niveau des tempes. Plus la congestion est grande, plus la pression est forte et pires seront les douleurs. Dans les cas les plus aigus, on observe des douleurs pulsatives sur le dessus de la tête. Ce sont souvent les frustrations de toutes sortes et l’incapacité de s’adapter à un stress qui entraînent le blocage de l’énergie du Foie. Chez la femme, une énergie du Foie qui ne s’écoule pas librement entraîne des migraines prémenstruelles. Un excès d’énergie du Foie pourra aussi attaquer l’Estomac ou la Rate et créer d’autres types de migraines ou de maux de tête.
En médecine traditionnelle chinoise, la fonction énergétique de la Rate est de transformer et de transporter les éléments nutritifs dans tout le corps. Si cet organe est affaibli, différents désordres digestifs apparaissent, les liquides stagnent, s’accumulent et bloquent la libre circulation de l’énergie.

La fatigue et de mauvais choix alimentaires entraînent un déséquilibre de la Rate. L’Humidité se développe et le Qi (ou Énergie vitale) ne peut circuler librement et donc nourrir le corps. Des maux de tête frontaux accompagnés de sensations de lourdeur à la tête et de difficultés digestives montrent une déficience de l’énergie de la Rate et une accumulation d’Humidité dans le corps.

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Quelques explications concernant les types les plus fréquemment rencontrés :

  • Mal de tête avec sensation de vide, vertiges, acouphènes, insomnie = syndrome « vide des Reins»
  • Migraines d’une douleur intense et pulsative au niveau frontal = excès de chaleur dans l’Estomac
  • Maux de tête frontaux avec une sensation de lourdeur à la tête = Humidité interne et une déficience des fonctions digestives (Rate et Estomac).
  • Mal de tête avec une douleur intense mais saccadée = « Stase de sang»
  • Migraines, douleurs aiguës et pulsatives au niveau du front (d’un seul côté en général) = Excès de l’énergie du Foie
  • Mal de tête avec irritabilité et vertiges = « montée de yang du Foie»
  • Migraines qui se manifestent sur le dessus de la tête =  excès de chaleur dans le Foie

 Diagnostic

Afin de poser le bon diagnostic, le thérapeute peut poser quelques questions concernant votre posologie en terme de douleur :
- la durée, l’évolution, la fréquence
- les caractéristiques de la douleur et son influence sur votre quotidien
- le moment d’apparition (une saison particulière, état de tension, un climat particulier, le matin, le soir, après les repas…)
- Les symptômes émotionnels et physiques accompagnants 

La Médecine Traditionnelle Chinoise
contre la migraine

 Diététique

Pour améliorer l’énergie du Foie, il faut éviter les excitants : chocolat, alcool, café, thé.
L’alimentation doit être riche : céréales, légumes verts et racines, légumineuses, poissons, viandes
Lorsque le patient est très migraineux à cause d’un déséquilibre du Foie, exclure : betterave, poireau, pêche, safran, marjolaine, basilic, gingembre. Préférez les aliments amers qui aident le foie.
Si c’est l’énergie de la Rate qui est faible, on va privilégier la carotte, le navet, l’oignon, la citrouille, la patate douce, les céréales, le bœuf.

Nous conseillons de prendre les trois repas dans le calme et de favoriser le repos le plus possible.
Peu connu, il faut savoir que les bains chauds dispersent et épuisent l’énergie du corps
Pour les femmes les méthodes de contraception supprimant l’ovulation entraînent la stagnation de l’énergie du Foie et peuvent contribuer aux migraines.

Le froid ou les aliments glacés compriment les vaisseaux ce qui provoque la mauvaise circulation de l’énergie.
L’activité physique fait circuler l’énergie et le sang, elle prévient les stagnations et permet d’évacuer la pression: une activité cardiovasculaire pratiquée tous les deux jours est donc très libératrice. 

 Acupuncture

Par le biais de ces quatre points, le thérapeute arrive à trouver les méridiens adaptés à votre migraine :
• L’observation
• Audition, Olfaction
• Interrogation
• Palpations abdominale et du pouls à l’artère radiale 

Les points choisis dépendent de la sensibilité du patient, de sa réactivité aux traitements et du bilan fait en médecine chinoise.

51860580-7de4-461d-8988-6fb221c6a3f2Céphalée par « montée de yang du Foie » > VB 20, F 2, DM 20,  GI 4
Céphalée par « vide de Qi » > E 36, GI 4, V 20, V 21, 6 Rte
Céphalée par « vide des Reins » > V 11, V 23, F 3, R 3, VB 39
Ces points sont poncturés en « dispersion » ou « tonification » selon les besoins. Il s’agit de techniques d’aiguilles : insertions, retraits, rotations etc… Chaque séance peut durer entre 20 et 40 minutes selon le thérapeute et la technique utilisée.

Voir liste des praticiens ici

 Pharmacopée chinoise

Xiao Yao Wan est principalement utilisé pour soulager les maux de tête et migraines, soigner les hépatites, la fibromyalgie.
Son principe en médecine chinoise tonifie la rate, nourrit le sang et harmonise le foie et la rate.
Prise : 8 patents matin, midi ou matin, midi et soir pendant 1 à 2 mois minimum.

Principaux ingrédients : Buplévre chinois, Pivoine blanche, Pachyme, Gingembre, Angélique chinoise, Atractylode, Réglisse de l’oural, Menthe chinoise

Source : Newsletter 31 des Laboratoires Bimont

Publié dans:GUERISON, PLANTES |on 2 août, 2014 |1 Commentaire »

La Pharmacopée chinoise dans un monde occidental

Médecine ancestrale en Chine, les plantes sont l’essence même de la pharmacopée chinoise. C’est une médication préventive et curative, elle aide le corps et l’esprit à respecter l’équilibre de l’homme avec la nature et aide à régler le déséquilibre lorsque le mal est fait.

La pharmacopée chinoise fait partie des 5 facettes thérapeutiques de la Médecine Traditionnelle Chinoise, dont une que vous connaissez très certainement l’acupuncture et d’autres moins connues : la diététique chinoise, la manipulation énergétique (Qi Gong et Tai-chi) et les massages (tuina-tuifa).

Datant de 3000 ans avant Jésus Christ, cet art s’est amélioré au fil du temps, au fil des dynasties mais aussi s’est adapté à la culture occidentale.

La pharmacopée chinoise utilisait initialement des parties de  plantes telles que les feuilles, l’écorce, les racines et les graines chinoises. Arrivée dans le monde occidental, de nombreuses plantes européennes ont finalement vu le jour dans les concoctions.
Selon la Médecine traditionnelle chinoise, le potentiel thérapeutique d’une plante dépend de l’ensemble de ses caractéristiques toujours sur la théorie des 5 éléments : sa couleur, sa nature : chaude, froide, neutre; sa saveur : sucrée, amère, douce, épicée, salée; sa configuration : forme, texture, teneur en humidité; ses propriétés : disperser, consolider, purger et tonifier.

 

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A l’origine, la pharmacopée chinoise se traduisait par une formule faite spécialement par un thérapeute spécialisé en Médecine Traditionnelle Chinoise pour le patient à l’instant T avec un bilan énergétique de son état physique et psychique, la méthode la plus efficace.

Depuis fin 2012 un décret (décret 352 du 20 mars 2006) régie la commercialisation des compléments alimentaires dans lequel s’insère la pharmacopée chinoise. Le décret implique plusieurs problématiques auxquelles les Laboratoires Bimont ont été confrontés et ont su s’adapter grâce à leur expertise et la passion de l’ancien thérapeute qu’est Bertrand Bimont.

La première nécessité a été d’exclure les nombreuses plantes interdites sur le territoire européen, de trouver et de les remplacer par des substituts aussi efficaces. Certaines plantes ont des mentions obligatoires, d’autres limitées dans leurs dosages journaliers, un gros travail de décryptage, d’analyse, d’étude pour adapter les recettes originelles à l’usage occidental.

Les Laboratoires Bimont travaillent avec des formules ayant reçu l’accord de mise sur le marché, des formules à spectre large garantissant une totale absence d’effets secondaires, la connaissance de toutes les plantes et un dosage parfait.

Issu de la Newsletter http://www.laboratoiresbimont.fr

Publié dans:PLANTES |on 20 juillet, 2014 |Pas de commentaires »

Elixirs de PERELANDRA

 

Des processus énergétiques pour le jardin et la planète


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Machaelle utilise trois processus  de nettoyage des lieux, transmis par les Intelligences de la Nature. Elle recommande de les effectuer avant même d’envisager la création d’un jardin pour préparer le terrain à tout travail environnemental ou énergétique. Ils visent à libérer les énergies négatives d’un endroit avant d’obtenir une information dévique. En raison de la situation écologique actuelle, il convient de vérifier régulièrement (tout au long de la saison) auprès du Deva de son jardin, si ces processus doivent être répétés.

Ces techniques de nettoyage sont des pratiques de jardinage à part entière et pour Machaelle, elles sont vitales non seulement pour la santé et le bien-être du jardin créée, mais aussi pour la planète ! Plus nous serons nombreux à les entreprendre, mieux la Terre s’en portera, car ce travail direct au niveau de l’énergie améliore et équilibre les conditions de tout ce qui vit dans la forme.

Le processus de nettoyage d’énergie

Les jardiniers sont confrontés à différentes sortes de pollutions et de déséquilibres environnementaux. Hormis ceux-ci, il existe une pollution énergétique induite par nos pensées et nos émotions qui ont un impact déterminant sur l’environnement. Cette énergie émotionnelle négative affecte notre équilibre et celui de tous les autres règnes. Ses effets sur le monde de la forme sont aussi tangibles que veux des insectes, de la pluie battante ou de la sécheresse.

Le processus que les Intelligences de la Nature ont enseigné à Machaelle en 1977 est conçu, en premier lieu, pour retirer l’énergie émotionnelle stagnante de l’environnement qui l’a absorbée, et en second lieu, pour déplacer cette énergie hors de l’environnement terrestre et lui permettre d’atteindre l’étape suivante de son évolution. La Nature absorbe l’énergie émotionnelle non canalisée, libérée souvent violemment par les humains. C’est un véritable servie qu’elle rend, afin de nous donner le temps nécessaire d’apprendre à nous exprimer émotionnellement d’une manière ancrée et équilibrée.

Mais, pour diverses raisons, la pollution émotionnelle a atteint un tel niveau, que la Nature a de plus en plus de difficulté à remplir cette fonction. Machaelle raconte qu’un massif de roses, jusque-là très florissant, était en train de mourir, sans raison apparente. Or, ce massif était le long d’un bâtiment o% se déroulaient de nombreuses et violentes disputes parmi les employés. Ce processus demeurera donc nécessaire tant que nous, humains, n’auront pas appris à gérer nos émotions et nos pensées.

Machaelle précise : « Notre travail consistera à maintenir notre concentration sur ce qui se passe à chaque étape. La nature se joindra automatiquement à nous et déplacera, transformera et enlèvera toute énergie touchée par le processus. Ensemble, nous accomplirons quelque chose de tangible. Elle ajoute : « … L’attitude que nous avons quand nous entrons dans un processus énergétique est extrêmement importante pour maintenir l’équilibre durant tout le travail de nettoyage. C’est vraiment un moment très spécial que de devenir des participants actifs dans le rééquilibrage de notre environnement. Cela ne devrait pas se faire de façon négligente ou à la hâte. La plus grosse erreur que nous devons éviter est de déraper vers la manipulation. Si nous oublions que notre but est d’agir de façon responsable et de participer en partenaires égaux avec la vie qui nous entoure, nous pouvons facilement glisser d’un esprit co-créatif (travailler en équipe) vers celui de manipulation (commander l’action). Le processus d’équilibre et de douceur se transformerait alors en un processus de pouvoir et de domination ».

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Le processus de nettoyage de l’Energie de bataille.

Machaelle a découvert ce processus en 1984. Malgré tout le rééquilibrage du jardin déjà accompli, elle observa une lutte entre les insectes et les plantes. Or, elle se souvint que l’emplacement de son domaine avait été témoin du passage de soldats confédérés avant d’aller combattre. Connaissant les effets du sentiment de peur et de pensées négatives sur la forme, elle émit l’hypothèse que cela avait dû affecter le lieu. Avec la Nature, elle se mit à élaborer ce processus de Libération de l’Energie de Bataille. Après l’avoir utilisé, elle vit immédiatement une énergie blanche s’élever au-dessus du jardin. Elle demanda alors à ce que cette énergie soit libérée et le nuage tout entier disparut…

Les élixirs de Perelandra

Le jardin de Perelandra permet grâce à ses fleurs, légumes et herbes aromatiques, de produire des élixirs aux propriétés étonnantes. Ces Essences sont les fruits directs de la recherche entreprise par Machaelle sur l’équilibre des énergies et de la Nature. Ils représentent le prolongement naturel du travail co-créatif qui, en 1975, a donné naissance au jardin. Cette recherche avec la Nature est une dynamique sans fin, et par conséquent, de nouvelles essences voient régulièrement le jour.

Qu’est-ce qu’un élixir ?

Un élixir ou essence florale est une solution dynamique stabilisée sous forme de teinture aqueuse et conservée dans un alcool fort (généralement du cognac). Chaque élixir, selon la variété de plantes utilisées, est porteur d’une information énergétique spécifique qui répondra d’une manière appropriée à un déséquilibre. Les élixirs sont de véritables régulateurs de notre sphère émotionnelle, qui jouent le rôle de catalyseurs, en permettant à notre corps, notre âme et notre esprit de s’unir harmonieusement.

L’un des hommes les plus connus du siècle dernier à avoir étudié les merveilles contenues dans les plantes fut le docteur Edvard Bach. Persuadé que « ce sont nos craintes, nos inquiétudes, notre anxiété qui ouvrent la voie à l’invasion de la maladie », ce bactériologiste et homéopathe anglais élabora, dans les années 1930, ses fameuses « Fleurs de Bach » destinées à nous soutenir dans notre processus d’auto-guérison.

Notre monde actuel a beaucoup changé et exige des rééquilibrages de plus en plus affinés, et spécifiques à l’afflux des énergies nouvelles. Les élixirs de Perelandra proposent leur propre champ de travail, et portent la dynamique et l’intention développées à travers tout le jardin. Ce sont de véritables vitamines de l’âme.

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« Les fleurs sont recueillies le matin, juste avant la floraison complète, au moment où leur potentiel d’énergie est à son apogée. Les pétales sont déposés dans un bol en verre rempli d’eau pur et leurs énergies sont libérées dans l’eau par un processus de coopération entre Machaelle et les Intelligences de la Nature. L’ensemble est ensuite exposé au soleil dans le jardin pour un laps de temps bien défini. Le soleil stabilise dans l’eau la dynamique qui vient d’y être libérée. Les pétales sont retirés du bol, puis l’élixirs-mère est mélangé à du cognac pour en assurer la conservation.

Il est ensuite placé pendant une heure à l’intérieur du « Genesa Crystal » situé au centre du jardin. L’élixir passe alors par son dernier processus de stabilisation. Il est renforcé et dynamisé par l’énergie tonifiante d’une pyramide, ainsi que par les énergies du cristal de roche et de la topaze ». (Extrait du « Guide d’utilisation des Essences de Perelandra »).

Comment fonctionnent les élixirs de Perelandra

Machaelle explique : « Dans sa structure, comme autour de lui, le corps humain baigne dans un champ électrique. Quand nous sommes en bonne santé, ce réseau électrique est équilibré et totalement connecté. Quand quelque chose dans notre environnement ou notre vie menace cet équilibre, le système électronique répond soit par un court-circuit, soit par une surcharge. Ce déséquilibre dans le système électrique touche immédiatement le système nerveux central. Le corps se met alors en sur-régime pour corriger le déséquilibre. S’il n‘y parvient pas, nous le ressentons dans notre corps. Cela se manifeste alors par un rhume, un mal de tête ou encore une allergie ou un mal de dos qui apparaît soudainement. On peut aussi tomber plus gravement malade. En utilisant les essences adaptées, nous rééquilibrons immédiatement le rythme électrique, nous stabilisons le système nerveux central et nous enrayons aussitôt l’effet domino qui conduit à la maladie. Et même si la maladie est déjà présente, les essences réduisent singulièrement le temps de guérisons.

Comment utiliser les élixirs

De 0 à 110 ans… les élixirs de Perelandra peuvent être pris sans contre-indication à tout âge de la vie. ils sont compatibles avec les pratiques médicales traditionnelles, et ne viendront pas interférer avec les traitements, de quelque nature qu’ils soient.

Ils se prennent par voie orale, mais peuvent être déposés sur certaines parties du corps. Une goutte 1 ou 2 fois/jour généralement suffira, mais chacun doit vérifier au moyen du test musculaire.

Publié dans:GUERISON, PLANTES |on 16 juillet, 2014 |Pas de commentaires »

Décrypter le vocabulaire des plantes

 

images (1)En utilisant la sensibilité et les capacités de perception des végétaux, on peut donc recueillir des données. Ces plantes « connectées » deviennent des biocapteurs capables de mesurer des paramètres environnementaux tels que la température, le niveau d’humidité, la pollution ou encore le niveau d’acidité des pesticides.

Pour Stefano Mancuso, « il s’agit vraiment d’un vocabulaire. A chaque paramètre environnemental correspond un message électrique bien particulier. Si on réussit à les codifier, on a en main une Pierre de Rosette pour les plantes, qui nous permet de décoder ce que les plantes ressentent ». 

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=adKiyM7CQSo

 

Des arbres – équipés d’un petit dispositif électronique – se transforment alors en sentinelles de l’environnement. Mais ce sont aussi leurs interactions qui intéressent les scientifiques. « L’objectif final est de collecter les données provenant de plantes diverses et de les rassembler dans une sorte de réseau, qui sera ensuite capable de les traiter et de les agréger », ajoute Mario Paoli, chercheur en informatique au sein du projet PLEASED. « Un arbre pourra nous fournir des informations sur tous les paramètres environnementaux en temps réel, à l’instant où il les perçoit. Alors que si l’on devait utiliser des capteurs – comme on le fait d’habitude dans les stations de surveillance – on devrait en utiliser un par paramètre et cela coûterait beaucoup plus cher », indique, de son côté, Elisa Masi, agronome au sein de l’Université de Florence. 

Des applications dans la certification des cultures biologiques

Les scientifiques procédaient, en effet, jusqu’ici par prélèvement d’échantillons. Le projet PLEASED prévoit d’utiliser les plantes comme relais d’information. Le décodage des impulsions électriques qui les parcourent pourrait permettre de déterminer en temps réel la composition du sol dans lequel elles sont enracinées. Une avancée pour la surveillance de la pollution des sols et pour la certification des cultures biologiques par exemple. 

www.prettylook.com

 

Publié dans:PLANTES, VIDEOS à voir |on 12 juillet, 2014 |Pas de commentaires »

L’intelligence secrète des plantes

 

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Les plantes ne sont pas des objets inertes. Un généticien leur attribue même des facultés semblables aux nôtres : elles sauraient voir, sentir, se souvenir… Vous allez regarder vos géraniums autrement…

[EXTRAIT] Les plantes sont douées d’intelligence. Et en cela nous ressemblent. C’est ce qu’affirme Daniel Chamovitz, un généticien de l’université de Tel-Aviv pour qui la frontière entre les règnes végétal et animal est ténue. Si ténue qu’au vu des découvertes récentes en biologie végétale, on peut considérer que les plantes, sans cerveau ni neurones, sont capables d’interagir avec l’environnement à l’aide de sens identiques aux nôtres et de garder la mémoire des événements, ce qui les fait entrer dans la catégorie des êtres conscients. Vous n’y croyez pas ? Attendez de lire la suite, que Chamovitz consigne scrupuleusement dans « La Plante et ses sens »…

Le prince Charles emploierait, dit-on, une partie de ses loisirs à parler à ses plantes. Serait-il l’une des innombrables victimes du fameux livre de Peter Tompkins et Christopher Bird, ce « plaisant méli-mélo de vraie science, d’expériences bidons et de mystique de la nature qui avait enflammé les adeptes de la pensée New Age dans les années 1970 », dont Michael Pollan explore l’héritage dans une enquête du New Yorker ?

En fait, la notion d’« intelligence des plantes », fondée sur la mesure de leur stress face à la « douleur », a vite fait figure de calembredaine. « No brain, no pain » : les plantes n’ont ni cerveau ni même véritable système nerveux, a-t-on fait valoir dans la communauté scientifique. « Elles peuvent se nourrir avec de la lumière, n’est-ce déjà pas assez ? » clama le biologiste Tim Plowman, cité par Pollan. Pourquoi vouloir leur conférer en plus intelligence, voire conscience ?

Parce qu’elles en ont probablement, répondent aujourd’hui les adeptes de la « neurobiologie végétale ». 

Les plantes ont le sens de l’ouïe, elles savent se mouvoir et communiquer, elles ont l’esprit de famille et elles ont même de la mémoire ! En un mot : ce sont des êtres intelligents. Telle est l’étonnante découverte de biologistes, dont les travaux révolutionnent totalement notre regard sur le monde végétal. Ainsi s’est peu à peu constituée une nouvelle branche de la physiologie végétale, inspirée de la zoologie et basée sur l’observation objective du comportement des plantes.

Des dispositifs de plus en plus ingénieux permettent d’épier les racines, dont le rôle est essentiel. Cette exploration des capacités sensorielles et comportementales des plantes a d’abord révélé l’extrême sensibilité végétale, comparable, voire supérieure à celle des animaux.

Concernant la lumière, les plantes détectent à la fois des longueurs d’ondes (dans l’ultraviolet et dans l’infrarouge) que nous ne voyons pas, et des intensités si faibles qu’elles nous sont imperceptibles. Leur sens du toucher est sidérant : elles réagissent à des effleurements insensibles et détectent la moindre inclinaison des branches ou des racines.

Au-delà de la perception, l’éthologie végétale a surtout révélé que les plantes agissent, loin de l’image d’objet inerte qui leur colle à la peau, en modifiant sans cesse leur forme et leur composition chimique.

 Grâce aux bouquets de composés qui s’envolent du feuillage ou des signaux chimiques émis par les racines, les plantes s’envoient des messages à elles-mêmes d’une branche à l’autre, « parlant » à leurs congénères alentour, convoquant les insectes prédateurs de leurs agresseurs.

Elles ont un comportement social et distinguent le soi du non-soi, les membres de leur espèce des autres, et rivalisent plus ou moins âprement avec leurs voisines selon leur degré de parenté. En ce sens, on peut parler de familles et de tribus.

 Des expériences très variées, réalisées un peu partout dans le monde sur différentes espèces, révèlent toute une panoplie de comportements qu’il est difficile de ne pas qualifier d’intelligents.

Les arbres bougent pour s’adapter à leur environnement

Les cellules qui constituent son tronc s’allongent et se ramassent en permanence pour corriger sa posture, se servant de la pression qui règne en leur sein comme un moteur. La paroi joue un peu le rôle d’un muscle.

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Les arbres ont le sens de l’équilibre

L’oreille interne des arbres

Certaines cellules abritent des grains d’amidon qui, se déplaçant en fonction de la gravité, les informent de leur inclinaison. Les arbres disposent de capteurs qui mesurent la variation de la pente le long de leur tige : leurs cellules s’influencent de proche en proche le long du rayon de la tige et sont ainsi capables de sentir sa courbure locale.

 Les plantes combattent leurs agresseurs

Attaquées par des insectes, certaines plantes préviennent leurs gardes du corps : elles envoient des messages chimiques aux prédateurs de leur agresseur.

On savait que les acacias ou les peupliers, broutés par des ruminants, produisent des tanins qui rendent leur feuillage moins ragoûtant. Ian Baldwin a dénombré prés de 950 composés que le tabac sauvage produit en réaction à une agression. Si certains sont des toxiques connus, comme la nicotine qui est un paralysant musculaire, la fonction de la majorité de ces composés est inconnue.

La mémoire

Le tremble se souvient d’un coup de vent pendant presque une semaine. Trente minutes après que la branche de l’arbre a été pliée, l’expression d’un gène, jusqu’alors inactif, se déclenche.

Cependant, lorsque la torture se répète chaque jour, ce gène cesse de s’exprimer. Et il faut attendre entre cinq et sept jours de repos pour qu’il soit prêt à se déclencher à nouveau.

Le sens du toucher

Le concombre anguleux n’a pas l’équipement enzymatique nécessaire à la fabrication du bois : s’il s’élève de plus d’une trentaine de centimètres, sa tige se ploie et il se retrouve au ras du sol, confiné dans une lumière médiocre. Il doit donc s’agripper à d’autres plantes pour s’élever.

Afin de les trouver et de s’y accrocher, Sicyos angulatus a développé des organes d’une sensibilité au toucher fantastique : les vrilles, qui, telles des mains aux doits déployés, tournoient en s’allongeant, cherchant la rencontre avec un support salvateur autour duquel s’enrouler. Ce ont les protéines membranaires qui à chaque stimulation mécanique libèrent un flux d’ions calcium qui informe la cellule du contact.

Le sens de l’odorat

Pour la cuscute, c’est une question de survie, elle flaire sa proie. Dépourvu de chlorophylle, ce parasite doit trouver une proie dans les soixante-douze heures suivant sa germination, puis s’allonger vers elle jusqu’à y enfouir sa pointe et en sucer la sève.

Sans victime à sa portée, la tige s’allonge au hasard; mais qu’un plant de tomate se trouve à proximité, et la cuscute l’attaque en une vingtaine d’heures à peine. Plus éloquent encore : elle fonce avec la même fougue sur un leurre parfumé à l’extrait de plant de tomate ! Placée à mi chemin entre un plant de blé et un plant de tomate, la cuscute se dirige toujours vers la juteuse tige de tomate. Qui plus est, placée entre un plant de tomate sain et un autre attaqué par des bactéries, elle fond sur la tomate saine.

Le sens de l’ouïe

Le maïs capte les sons. Ce phénomène a été testé en laboratoire.

L’ouïe est une autre façon de communication moins coûteuse en énergie que l’émission de composés organiques.

Les arbres émettraient aussi certains sons, et plusieurs équipes s’intéressent déjà à cette étrange audition végétale.

La solidarité

Les vieux arbres maternent les plus jeunes, le plus souvent issus de leurs graines. Les « arbres mères » donnent de la nourriture aux plus jeunes via les racines. Cette nourriture est également transportée par les mycorhizes, des champignons du sous-sol qui relient les racines des arbres.

La communication

La communication par voie aérienne entre plantes s’est avérée très répandue. Les plantes s’alertent par l’émission de composées volatiles. Mais des signaux souterrains circulent aussi.

Lorsque la tomate tombe malade, elle prévient ses voisines via un message transporté par un champignon racinaire. En présence du champignon racinaire, la tomate saine se met à produire des enzymes de défense, habituellement synthétisées lors des attaques. A l’inverse, si la mycorhize est absente, les défenses de la tomate saine ne sont pas mobilisées.

On sait que les plantes émettent des composés volatils en permanence, et qu’à chaque stress, la comp-que ce cocktail change

 

L’esprit de famille

De nombreuses plantes sont capables de reconnaître si leur voisin est de leur famille ou de la même espèce. Cette faculté semble venir des exudats, ces cocktails de molécules sécrétées par les racines, dont les fonctions sont multiples, allant de la dissolution de la roche à la nutrition des bactéries amies.

On sait que les plantes émettent des composés volatils en permanence, et qu’à chaque stress,

la composition de ce cocktail change.

Les conseils du Pr Mihalyi Csikszentmihalyi

Publié dans:PLANTES |on 12 juillet, 2014 |Pas de commentaires »

JARDINER AVEC LES INTELLIGENCES DE LA NATURE

 

 

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Cela faisait très longtemps que j’avais entendu parler du Jardin de Perelandra. C’était à l’époque où tout le monde partait de Findhom. Le livre de Machaelle Small Wright, que j’avais pris le soin de commander en Virginie était entièrement en anglais, barrière que j’avais courageusement décidé d’escalader en me lançant dans une traduction littérale mot à mot dictionnaire à la main, laborieux travail que je n’ai jamais réalisé… Il me semblait aussi qu’il fallait avoir un don de claire audience pour espérer jardiner un jour ainsi, que cela n’était pas donné à chacun et nécessitait sans doute beaucoup de temps. Lorsque je m’y essayais, quelques informations fulgurantes un peu troubles m’apparaissaient sans que je sache vraiment s’il s’agissait de bon sens, d’instinct ou d’une réelle transmission venue des Devas. C’était trop imprécis pour être efficace et plutôt décourageant. 

Alors, en 1999, j’ai choisi d’opter pour les soins énergétiques. J’ai assis mon alignement, appris à capter la lumière, à la laisser traverser mon corps, mon cœur et mes mains, à percevoir le parfum et la note particulière de chacun, à produire des sons qui rééquilibrent la vibration des cellules, à voir et lire le corps physique, les corps subtils, les auras, les centres énergétiques et les nadis de l’organisme humain, comme on lirait un roman, avec tout le plaisir et l’amour du monde. J’ai découvert ainsi avec les autres, qu’en posant mes paumes ici ou là, le corps réagissait et les émotions, les pensées, l’âme se réajustaient ensuite d’elles-mêmes, retrouvant leur fluidité, leur équilibre et la guérison. Et à chaque fois m’a été donnée la confirmation que nous étions un Tout, un système merveilleux et relié sur lequel il était possible d’agir ici en apportant une guérison là. 

Soigner aujourd’hui en jardinant

Il en est de même pour la Terre. Tout ce qu’on y fait a une étonnante répercussion sur l’ensemble. En effet, il est possible aujourd’hui de la soigner en jardinant car, au lieu de placer une main ou une huile essentielle sur un corps, planter un jour précis un brocoli ou une variété de fèves, a un endroit déterminé permet de retrouver la géométrie sacrée du jardin que l’on sert et d’en recréer ainsi l’équilibre énergétique dont il a besoin. Cet équilibre, par la loi d’attraction, va harmoniser tout ce qui est alentour, comme si – et cela en surprendra plus d’un – une onde de guérison d’une portée qu’il est possible de mesurer et qui aura un impact sur le sol et sur tous les êtres végétaux, minéraux, animaux et humains, vivant sur ce rayon d’action se diffusait. Enthousiasmant, merveilleux et réconfortant.

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Un jardin cocréatif

 Machaelle Small Wright se consacre à l’apprentissage et à la découverte de ce qu’est réellement la Nature depuis 1976, date à laquelle elle a commencé à recevoir les enseignements, les informations et les directives des intelligences de la Nature, pour élaborer un jardin incluant toute vie, basé sur les principes de l’équilibre. Ce travail de cocréation  par une méthode de communication avec les Esprits et les Intelligences de la Nature étonnamment simple, concrète et facile, qu’elle a su rendre accessible au grand public, est réuni dans ses deux livres principaux. Elle y transmet certains messages des Devas, les aspects essentiels de cette nouvelle façon de jardiner et de cultiver. Elle y propose les questions à poser ainsi que les protocoles qui permettent d’entrer en relation avec les Esprits et les Intelligences de la Nature afin de recevoir les informations spécifiques liées au lieu de culture de celui qui va pratiquer. 

En effet, chaque petit coin de terre est spécifique et se trouve au sien d’un environnement unique. Les besoins d’équilibre et de guérison seront donc différents d’un lieu à un autre, mais aussi d’une année à l’autre. La relation avec les intelligences de la Nature qui, elles, savent ce dont le jardin a besoin, est donc essentielle pour un travail de cocréation avec la Nature qui dictera ce qu’il faut planter ou semer, de quelle manière et à quel moment. 

Le jardin thérapeutique

Chaque espèce vivante sur terre est gouvernée et développée par des Etres de Lumière d’un très haut niveau vibratoire et d’une connaissance qui va bien au-delà des connaissances humaines. Pour qu’une plante puisse exister, c’est-à-dire se développer dans le plan subtil puis dans la matière tangible, il est nécessaire qu’un architecte en ait dessiné le plan (la forme) et que les ouvriers en assemblent les éléments indispensables reconnus par l’architecte (la manifestation). Ainsi le rôle des Devas, êtres spirituels grands spécialistes de l’ordre, de l’organisation et de la vitalité, est de s’occuper de la forme de la plante. Les Esprits de la Nature, quant à eux, sont les ouvriers chargés de réaliser la manifestation de cette plante à partir des instructions données par les Dévas. L’être humain peut participer à cet ouvrage en recevant et en appliquant leurs instructions sur la forme à donner au jardin, pour révéler et redynamiser la géométrie sacrée du lieu. Les Dévas indiqueront également à chacun le type et le nombre de légumes à planter, leur emplacement ainsi que les dates de plantation. Le jardin ainsi créé, totalement équilibré, génèrera une large portée d’harmonie, de vitalité, d paix et de guérison alentour.

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Un jardin participatif

 La collaboration avec les Esprits de la Nature se fera au moment des plantations. A l’heure de semer la graine, le jardinier thérapeute pourra se mettre en contact avec le Deva de cette espèce. Il demandera que tous les composants d’énergie individuelle de la plante soient rassemblés, ce qui, sans cette intervention, n’est pas toujours le cas car la plupart des graines – y compris bio – ont une structure énergétique altérée par les destructions et l’émotionnel humain. Puis il s’adressera aux Esprits de la Nature pour leur demander de recevoir ces énergies et de les faire converger, en essence, vers la graine qui détient le potentiel de perfection de la plante afin que ce potentiel soit activé et transformé en réalité sensorielle ? tous les gestes concrets visant à mettre la graine dans le sol, à arroser (en ayant bien pris soin de demander avec quoi et en quelle quantité) sont ensuite effectués par l’homme. Le fruit de ce travail trinitaire donnera une plante vigoureuse, équilibrée, joyeuse et pleine de vitalité, qui partagera son harmonie, son équilibre et sa communication personnels avec les autres plantes et tous les êtres vivants du jardin.

 

Coopération efficace

En collaborant avec le Deva du Sol, par exemple, le jardinier thérapeute peut aussi recevoir des indications sur la façon de le préparer. Selon le moment et l’endroit, il sera parfois nécessaire d’apporter des feuilles sèches, un certain paillage ou quelques crottes de poules, mais l’équilibre et la stabilisation du sol peut aussi se faire très facilement de façon énergétique. En suivant un protocole précis, le jardinier thérapeute recueille différents échantillons (sel de mer, algues, argile, levure de bière, etc.) et teste avec le Deva du Sol ce dont la terre a besoin à un emplacement déterminé. Le responsable des Esprits de la Nature est ensuite sollicité pour transférer l’énergie des échantillons retenus à l’endroit souhaité, en quantité et à la profondeur nécessaires. Ce sont les Esprits de la Nature qui vont réaliser « concrètement » ce travail de transfert énergétique dans le plan subtil. Bien que chacun d’eux interagisse sur des plans vibratoires différents, à partir du moment où les procédés de communication sont dans – le test kinésiologique proposé par Machaelle Small Wright les rend aisés, précis et efficaces – les choses se passent comme dans une équipe d’amis qui coopèrent, où chacun accomplit avec soin et en conscience la tâche qui lui incombe, et ce dans un but commun. 

Paroles des intelligences de la Nature.

« Dans le cadre de l’évolution de notre développement sur la planète Terre, il est trop tard pour que l’homme se contente de reconnaître simplement sin ingérence et se retire complètement de la scène pour permettre à la nature de se reconstruire elle-même et de suivre à nouveau sa route. L’interdépendance entre l’homme et la nature est trop étendue et le développement de la technologie trop sophistiqué pour permettre un tel mouvement. Entrer ensemble dans un partenariat co-créatif est à présent l’action appropriée et recherchée (…). Plutôt que de nous reléguer à vous divertir et à vous charmer dans vos représentations artistiques, je vous suggère d’essayer de nous considérer comme vos professeurs. Nous désirons ardemment ce contact avec vous. Tout ce que vous avez à faire est de nous ouvrir votre cœur et votre intention. Vous serez très surpris de la rapidité avec laquelle nous nous emploierons à vous communiquer notre savoir et ce dont vous avez besoin ».

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Un jardin de paix

Les emplacements préconisés ou les instructions données par les Devas ne correspondent pas toujours à la logique humaine et demandent de l’humilité et une grande confiance en la très haute connaissance des intelligences de la nature. Mais au fur et à mesure du son engagement, le jardinier thérapeute d’émerveille de la guérison du lieu et découvre quelle est sa propre place et la valeur de celle-ci. Il reçoit intuitivement et par déduction, une nouvelle et profonde compréhension de ce qu’est réellement la Nature, sa grâce, sa beauté et ses merveilleuses interactions. Cette guidance douce et naturelle est un cadeau, d’une valeur inestimable qui, personnellement, me touche à chaque fois profondément et m’emplit de gratitude pour ces Etres sublimes, si souvent négligés, et pour toutes les manifestations qu’ils développent. Il est aussi extrêmement émouvant d’entrer en relation avec la note particulière de chaque légume et de l’Etre qui le gouverne. Chacun a son caractère, sa tonalité, sa particularité et toujours cet immense amour. Cultiver ainsi permet de créer un jardin de paix où chacun est reconnu pour ce qu’il est, a le droit d’être et se trouve à sa juste place. 

Dans cette nouvelle étape de transition où chacun est invité à se responsabiliser et à créer concrètement le nouveau monde, cet outil merveilleux plus novateur que les « nouvelles techniques » (comme la permaculture où l’homme décide arbitrairement de l’emplacement du jardin, de son contenu, de l’emplacement des légumes et des amendements) propose à chacun de se mettre entièrement à l’écoute des conseils des intelligences de la Nature. Un partenariat joyeux et humble est possible avec les Devas et les Esprits de la Nature pour réparer les erreurs de la destruction humaine, féconder le sol et les êtres vivants dans un esprit de beauté et de guérison durable. Pratiqué comme un jeu d’enfants par les spécialistes des soins énergétiques qui peuvent ainsi étendre leurs compétences des soins subtils de l’humain aux soins à la Nature. Il peut aussi être utilisé par tous ceux qui souhaitent cultiver leur jardin et apporter leur contribution à la guérison de Gaïa. Il peut même se réaliser en ville avec les plantes d’appartement. 

Nous sommes en 2014, le temps de la guérison responsable de la planète est arrivé et les clés sont là. A nous d’accepter de les accueillir et de les utiliser en agissant concrètement, sans précipitation mais avec engagement, amour, disponibilité et plaisir.

 

Un site à visiter : http://www.jardins-cocreatifs.com/

Tome I et II, de Machaelle Small Wright, traduits en français par François Deporte, Ed. Co-créatives.

 

 

Publié dans:CO-CREATION, PLANTES, TERRE |on 5 juillet, 2014 |Pas de commentaires »

Ho Shou Wu, la plante de jouvence du Général Ho

 

La médecine traditionnelle chinoise utilise depuis des siècles le Ho Shou Wu, une plante connue pour son action capillaire bienfaisante qui relance l’énergie du foie et du rein. Ces deux organes filtres de l’organisme sont en effet capables, lorsqu’ils sont stimulés, d’entraîner une régénération profonde du corps.

Polygonum-He-Shou-Wu-July19-10-006La plante Ho Shou Wu (mot qui signifie littéralement « Monsieur Ho a des cheveux noirs ») est l’une des plus précieuses de la pharmacopée chinoise. Son nom vient d’une légende millénaire qui raconte que le général Ho avait été condamné à mourir dans une cellule sans eau et sans nourriture. Le général ne trouva à manger qu’une plante au développement rapide qui pourrait dans sa prison et dont il consomma chaque jour une petite quantité de racines ou de feuilles : le polygonum multiflorum (renouée multiflore).  Au bout d’un an , les geôliers qui évacuaient les cadavres découvrent avec surprise un général Ho non seulement rajeuni mais également doté d’une magnifique crinière d’un noir d’ébène. 

Le foie et le rein, organes de la régénération
La beauté des cheveux dépend en médecine traditionnelle chinoise du bon fonctionnement du foie et du rein. Or la chevelure est très importante chez les chinois car elle témoigne d’une grande énergie. La qualité du cheveu est révélatrice de l’état interne du corps : quand le rein ou le foie sont en déséquilibre énergétique les cheveux tombent, grisonnent ou se cassent. Ho Shou Wu fortifie les cheveux par son aspect tonifiant. La plante renforce l’énergie du foie, organe qui filtre le sang et par là gouverne les muscles et les tendons. De plus, elle alimente et purifie le sang, qui à son tour, nourrit et hydrate les muscles, la peau et les cheveux. Son pouvoir tonifiant s’exerce également sur le rein qui contrôle les os et les moelles (en médecine chinoise, le cerveau est une moelle) et agit sur le cerveau, la sexualité et la fertilité.

Le Ho Shou Wu protège également le shen, c’est-à-dire l’esprit qui, pour les chinois, regroupe la psychologie et l’émotionnel, et circule grâce au sang. En même temps, elle favorise et retient le jing cette énergie vitale qui s’épuise avec l’âge pour disparaitre quand vient la mort. Le jing diminue avec le temps mais aussi à cause des excès émotifs, physiques ou alimentaires qui favorisent le développement de pathologies.

Toutes ces qualités ont fait du Ho Shou Wu une plante très prisée en médecine chinoise dans de nombreuses pathologies allant des douleurs musculaires en passant par les migraines, les spasmes intestinaux, la baisse de libido, les infections urinaires, l’irritabilité, les hémorroïdes, sans oublier la fatigue généralisée ou une transpiration trop abondante … La plupart de ces bienfaits connus des Anciens ont d’ailleurs été confirmés par la médecine moderne. 

Roots_of_He_Shou_Wu_444388032Lécithine, émodine et rhéine : les trois secrets du Ho Shou Wu
Le Polygonum multiflorum est riche en lécithine. Un lipide naturellement produit par le foie dont le nom vient du grec lekithos, jaune d’œuf, car ce dernier en contient une grande quantité. En tant que phospholipide, la lécithine renforce la membrane des cellules et préserve leur élasticité. La lécithine permet également de diminuer le cholestérol dans le foie en stimulant l’assimilation des graisses. Elle protège ainsi la paroi des vaisseaux sanguins et réduit les risques d’artériosclérose. La lécithine est également un composant essentiel du système nerveux et constitue près de 30% du poids sec du cerveau et  15% des nerfs. Elle renforce le tissu cellulaire du cerveau, des tissus nerveux et de la moelle épinière. On trouve également dans le Ho Shou Wu de l’émodine, le principe actif de la rhubarbe et de la bourdaine, dont l’action laxative et purgative est aujourd’hui scientifiquement reconnue. Mais la substance la plus rare du Polugonum multiflorum est la rhéine (dont on retrouve la racine dans le mot diarrhée). Ce principe actif naturel (également laxatif) renforce le cartilage osseux et entre actuellement dans les traitements classiques pour prévenir la dégradation du cartilage dans l’arthrose. Il est conseillé de faire des cures de 2 mois minimum à raison de 4 à 6 comprimés par jour.

Légende chinoise de l’Homme, il Shou Wu

Peut-être pas d’autre culture a été plus influencé par les fins bénéfiques des plantes dans nos vies, alors la culture chinoise. Parmis la liste de beaucoup est une légende à propos de He Shou Wu , comme écrit par Li Ao de la dynastie Tang (618-907). Selon la légende, le He Shou Wuherbe a été nommé d’après l’homme qui l’a découvert. Il était un homme amer, souffrant de nombreux troubles physiques et avait l’air beaucoup plus âgée que lui. Il ne pouvait pas trouver l’amour et tourné vers l’alcool pour résoudre ses problèmes et est devenu encore plus en lambeaux recherche. Dans un frustré rage ivre tard dans la nuit, il s’enfuit dans le désert et il semblait qu’il avait complètement perdu son chemin.

Rédemption de He Shou Wu

Quand tout espoir semble perdu, il Shou Wu tombé sur cette plante regardant drôle, entrelacés d’une manière qui rappelle l’étreinte d’amoureux. Rire à la pure ironie de cela, il arracha la plante entière par les racines et ramené à la maison avec lui. Un moine a vu la réalisation à la maison et il lui a conseillé d’utiliser la plante pour améliorer sa vie. Il a commencé à l’utiliser et après quelques mois, il se sentait fort et a commencé à chercher une fois de plus jeune. Il a trouvé une femme et que son désir sexuel est devenu plus fort et de l’herbe, il eut avec ses 19 enfants. Dans la légende de He Shou Wu , il vit à plus de 160 et passe cette grande sagesse de la plante avec des résultats merveilleux sur de génération en génération.

 Source http://www.laboratoiresbimont.fr/ho-shou-wu_351.68.htm


Publié dans:PLANTES |on 29 juin, 2014 |1 Commentaire »

Soigner les enfants par les plantes

 

 

images (14)En traitement de fond ou comme alternative aux antibiotiques, les plantes accompagnent parfaitement les maux bénins de l’enfance. Elles sont tellement efficaces que parfois les parents n’en mesurent pas la puissance et donc les éventuels risques. Ainsi, comme l’explique le Dr Jean-Michel Morel, président du Syndicat national de la phyto-aromathérapie, les suppositoires à base d’huiles essentielles pour les enfants de moins de 30 mois ont récemment été interdits à cause des risques de convulsions. 

« C’est dommage, explique le Dr Jean-Michel Morel, qui pratique la phytothérapie depuis plus de trente ans. Sous le contrôle d’un médecin phytothérapeute, avec les bons choix d’huiles essentielles aux bonnes doses, on obtenait des traitements efficaces en alternative aux antibiotiques. Cependant, pour le grand public et les professionnels non formés, la prudence est de mise et les huiles essentielles sont déconseillées avant 3 ans, même en massage. Les parents ne se rendent pas toujours compte de la concentration des huiles essentielles et quelques gouttes de trop n’ont rien d’anodin ! » Certaines huiles essentielles sont déconseillées avant 6 ans (eucalyptus, menthe…) ou avant 8 ans (camphre, certains romarins, hysope, inule…), car elles contiennent des cétones qui sont neurotoxiques. La dénomination précise des huiles essentielles est également importante. Ainsi, il existe différentes variétés de romarin : celui à camphre est réservé à une utilisation locale pour les adultes (rhumatismes), tandis que le romarin à cinéol est, lui, indiqué en cas d’infections ORL chez les adultes et enfants de plus de 30 mois.

S’il paraît séduisant et sain de distiller ces agréables odeurs dans la maison en spray ou en diffusion, quelques précautions d’usage s’imposent quand il y a de jeunes enfants. Tout d’abord, la diffusion d’huiles essentielles ne se fait jamais en présence d’un bébé. Dans ce cas, il vaut mieux diffuser quelques minutes en son absence puis aérer avant de pouvoir le faire entrer dans la pièce en question. Pour désinfecter une pièce, le Dr Morel conseille, par exemple, un mélange de quelques gouttes d’eucalyptus radié, de lavande fine et d’aiguilles de pin.

Petites blessures et brûlures

Pour les jeunes enfants, l’arnica sous forme de crème, d’huile ou en granules homéopathiques est bien connue des mamans. Ces préparations sont issues de l’arnica des montagnes, une plante toxique par voie orale et à n’utiliser donc qu’en application extérieure (sauf les préparations homéopathiques). Pour les blessures ou brûlures, une ou deux gouttes d’huile essentielle de lavande officinale pure cicatrise et apaise. A partir de 3-4 ans, l’huile essentielle d’hélicryse italienne ou immortelle (Helichrysum italicum ssp serotinum) est parfaite pour les bleus et les bosses fréquents à cet âge : une goutte pure à bien étaler sur le bleu, deux à trois fois par jour. En cas de piqûre d’insecte ou comme répulsif, on peut associer l’huile essentielle de lavande aspic (Lavandula spica) et de géranium rosat (Pelargonium x asperum cv bourbon), diluée dans une huile végétale (à partir de 8-10 ans). Associées à l’huile essentielle de citronnelle de Ceylan, lavande fine et géranium rosat sont également utiles en diffusion comme répulsifs (attendre ensuite 15 min pour laisser entrer l’enfant dans la pièce).

Rhinites, otites et autres infections ORL

Pour prévenir les infections hivernales, dès la rentrée, le Dr Morel prescrit à ses jeunes patients des traitements de fond incluant notamment la gemmothérapie. Ces préparations phytothérapiques à base de bourgeons (macérats glycérinés) sont dispensées en pharmacie et particulièrement adaptées aux enfants. En cas de terrain inflammatoire avec des problèmes allergiques et de fatigue, les macérats glycérinés de bourgeons de cassis (Ribes nigrum) sont tout à fait indiqués, à raison d’une goutte par kilo et par jour, le matin dans un peu d’eau (pour un enfant de 20 kilos, 20 gouttes, ou en macérat-mère, 2 à 3 gouttes). 

Rhinites, otites et pharyngites récurrentes ? Le Dr Morel conseille alors les bourgeons d’églantier (Rosa canina) aux mêmes doses prises cette fois le soir. La gemmothérapie permet aussi de répondre aux infections installées. Ainsi, le macérat de bouleau est indiqué en cas d’écoulement nasal clair, tandis qu’un écoulement nasal ou bronchique plus épais orientera vers les macérats d’aulne glutineux. Une otite ? Massez le contour de l’oreille avec de l’huile essentielle de giroflier (Eugenia caryophyllata) diluée dans une huile végétale (10 à 20 %), associée à de l’huile essentielle de tea-tree (Melaleuca alternifolia) et de lavande (pour les très jeunes enfants, tea-tree et lavande suffisent). On peut aussi proposer à l’enfant une tisane anti-infectieuse à base de sureau, serpolet, mauve et violettes à quantités égales avec un peu de miel ou de sirop d’agave.

Allergies, eczéma sec

Les infusions de pensée sauvage (Viola tricolor) sont bien indiquées pour les enfants souffrant d’eczéma sec. Cette même tisane peut être appliquée froide localement sur les plaques d’eczéma des tout-petits. Quand l’enfant est plus âgé, il peut prendre la pensée sauvage sous forme de gélules ou de gouttes d’EPS (extraits fluides de plantes fraîches, en pharmacie) en association avec des EPS de plantain en cas de démangeaisons (1 ml pour 10 kilos de poids). Le plantain est également bien indiqué aux petits allergiques : EPS de plantain associés à des macérats glycérinés de cassis, 1 à 2 mois avant l’arrivée des pollens (1 goutte par kilo et par jour).

Sommeil et rentrée zen

Pour une bonne nuit, on peut déposer une à deux gouttes de lavande sur l’oreiller de l’enfant ou encore lui proposer de l’eau florale de fleur d’oranger ou de lavande dans un peu d’eau le soir. En cas de problème de sommeil, l’incontournable tilleul, sous forme de macérats glycérinés, sera de circonstance, tout comme les pétales de coquelicots en une amusante tisane rose. Angoisse de la rentrée ? Le gelsemium sempervirens 9 CH est un produit homéopathique tiré du jasmin de Caroline. C’est un remède phare de l’anxiété bien adapté les veilles de rentrée (trois granules trois fois par jour les jours qui précèdent la rentrée et les premiers jours, par exemple). Pour passer les caps difficiles comme la rentrée ou une séparation des parents, par exemple, outre bien sûr une écoute adaptée, les macérats de bourgeons glycérinés de figuier seront utiles aux enfants hypersensibles et stressés.

source : LePoint fr

 

Publié dans:ENFANTS, PLANTES |on 24 juin, 2014 |Pas de commentaires »

Les Champignons magiques

 

téléchargement (2)Nombre de fables et de chansons font allusion à des champignons colorés, aux pouvoirs magiques. Ils sont parmi nous. Mais étrangement, nos connaissances sur leur histoire et sur l’influence qu’ils ont pu avoir sur notre culture occidentale restent sporadiques. Les champignons jouent-ils à cache-cache ?

Dans sa recherche de transcendance, l’homme s’aperçoit dès la préhistoire que certains champignons semblent produire en lui des visions fantastiques. « Les plus vieilles traces représentant des hommes et des champignons à psilocybine remontent à 2500-5000 ans avant notre ère. C’est au sud-est de l’Algérie sur le plateau du Tassili qu’ont été retrouvées dans des cavernes des peintures rupestres. Ces fresques représentent des hommes couverts de champignons ou encore des hommes entourés de motifs géométriques et dansant avec des champignons à la main », rapporte William Belvie, ethnobotaniste et ethnomycologue, dans Le Jardin défendu des fruits de la connaissance

Considérant que ces substances sont des portes précieuses vers des mondes sacrés dont il peut recevoir des enseignements, l’homme élabore alors des cultes en leur honneur. Cueillettes, recettes et usages sont ritualisés de manière précise. De nombreux symboles et objets sont élaborés pour leur rendre hommage. Des histoires sont racontées pour évoquer leur présence et leurs effets. Des petites sculptures en forme de champignons trouvées en Amérique centrale, aux gravures sur pierre représentant des hommes coiffés de champignons en Sibérie, certaines traces de ces rites ancestraux perdurent. Si bien que l’influence de ces cultes sur le folklore de nos ancêtres est avérée. 

Cependant, toucher à ces champignons hallucinogènes n’est pas anodin. « Les champignons hallucinogènes ouvrent un accès à un monde psychédélique et, nous pouvons penser, à tout ce qui constitue la psyché humaine profonde », nous dit Jeremy Narby, docteur en anthropologie à l’université de Stanford. Les sociétés ressentent alors la nécessité d’en réguler l’usage, de le cacher, voir de l’interdire. Ainsi certains cultes disparaissent au fil de l’histoire, notamment en Europe. D’autres ne perdurent que par l’entremise d’initiés utilisant des symboles codés pour les transmettre. Reste-t-il des influences de ces rites et de ces légendes dans notre culture contemporaine ? Un héritage serait-il parvenu jusqu’à nous ? 

Les champignons, le retour

Après avoir passé des siècles à voyager incognito et à rester quasi invisibles à l’œil occidental, les champignons hallucinogènes vont ressurgir de manière assez fortuite au beau milieu… de New-York. Dans les années 50, Robert Gordon Wasson, un banquier et sa femme, se prennent d’une véritable passion pour les champignons – quels qu’ils soient. Recherches et expéditions deviennent des maîtres mots pour ce couple de New-Yorkais. Se rendant notamment au Mexique, ils y trouvent la trace d’une guérisseuse mexicaine, Maria Sabina, qui les initie aux champignons hallucinogènes. Les voilà intrigués. 

Cherchant à mieux comprendre leur expérience, ils emmènent dans leurs aventures des experts tels que Roger Heim, mycologue français qui était par ailleurs directeur du Muséum d’histoire naturelle de Paris, Richard Evans Shultes, conservateur du Musée de botanique de Cambridge et considéré comme le père de l’ethnobotanique, ou Albert Hoffman, le chimiste découvreur de la molécule du LSD. Les Wasson sont aussi amis avec le rédacteur en chef de Life, un important magazine américain de l’époque. L’histoire des champignons magiques se retrouve en couverture dudit magazine. Nous sommes en 1956, à la veille des années beatnik, hippies, et leur envie d’ouverture psychédélique. Les champignons font un retour en force en Occident. 

Des charades à décrypter

Cette découverte de l’existence d’un savoir ancestral autour des champignons va aiguiser la curiosité des spécialistes réunis par les Wasson. Voyageant à travers le monde tout autant qu’à travers les livres, ils se mettent à la recherche des traces des champignons hallucinogènes dans l’histoire de l’humanité. Leur principale difficulté est de déchiffrer un savoir qui fut longtemps caché et qui s’est parfois éteint. Mais qui cherche trouve. 

Premier constat : les cultes aux champignons ont été étonnamment bien camouflés au long de l’histoire. « Par exemple, bien que le peyotl était connu au Mexique, le culte des champignons est resté caché pendant 5 siècles de colonisation. Ce qui est extraordinaire, parce qu’il est très répandu », explique Michel Sitbon, fondateur des Editions du Lézard. En effet, rares sont les observateurs européens de l’époque qui signalent ces substances dans leurs recherches. Pourquoi plus de mystère autour de ces substances plutôt que d’autres ? Les champignons auraient-ils l’esprit cachotier ? Quoi qu’il en soit, leurs adeptes ont su longtemps préserver leur secret. 

Deuxième constat : leur usage semble pourtant être véritablement répandu. « L’équipe réunie par les Wasson découvre des éléments liés aux champignons bien sûr dans les traditions amérindiennes, mais aussi dans le chamanisme continental, dans l’Inde ancienne, l’Egypte antique, dans la Grèce antique…» , poursuit Michel Sitbon. En fait, partout où poussent les champignons hallucinogènes, les hommes semblent les avoir utilisés dans des rituels sacrés. « Et ces chercheurs constatent non seulement que de nombreux peuples utilisent encore les champignons pour certains rites, mais que, bien que leur usage ait été stoppé en Occident, un noyau culturel continue à y perdurer inconsciemment », poursuit William Belvie. 

Des champignons dans la culture occidentale

Influence d’un héritage ancestral ? Apparition d’une nouvelle iconographie beatnik ? Présence d’archétypes fondamentaux et impermanents liés aux champignons dans la psyché humaine ? Le constat est qu’une iconographie des champignons est aussi présente dans notre culture contemporaine. Elle semble même bénéficier d’un certain capital sympathie parmi les jeunes générations. Livres et dessins animés d’enfants sont remplis de champignons colorés – souvent des Amanites-tue-mouche, l’un des champignons hallucinogènes principaux. 

Du Petit chaperon rouge, qui se disait en allemand et en anglais Le petit chapeau rouge, aux lutins et gnomes généralement représentés assis sur des champignons. De Tintin qui est confronté à d’énormes champignons rouges et blancs dans L’Etoile mystérieuse, aux Schtroumpfs, petits personnages vivant dans des champignons que Gargamel cherche à mettre dans une potion magique. De Rantanplan qui mange des champignons rouges tachetés de blanc dans La ballade des Daltons et hallucine des saucisses, à Astérix et Obélix qui boivent une potion magique dont les ingrédients sont secrets… la liste est longue. « Aldous Huxley, un auteur visionnaire qui s’est beaucoup intéressé aux psychédéliques, a participé au scénario deFantasia de Walt Disney, dans lequel à un moment des champignons type Amanite-tue-mouche dansent en rond. Il faut aussi savoir que Lewis Caroll, qui a écrit Alice au pays des merveilles, était ami avec un anthropologue qui a étudié le chamanisme sibérien de l’Amanite-tue-mouche. Il s’en serait inspiré notamment quand Alice mange du fameux champignon et quand elle boit du liquide qui s’appelle « boit-moi ». Aussi lorsqu’elle rétrécit et qu’elle passe sous une porte, et qu’elle grandit de nouveau jusqu’à devenir géante, car certains effets de l’Amanite-tue-mouche provoquent des sensations de déformation corporelle – il peut paraître plus grand ou plus petit », raconte William Belvie. 

« Nous retrouvons l’Amanite-tue-mouche dans de nombreuses mythologies européennes jusqu’aux jardins d’enfants où ils sont fréquemment représentés », conclut Jeremy Narby. Il semblerait que notre culture contemporaine n’ait pas fini de jouer avec la représentation de ces petits champignons colorés, qui continuent de garder un certain mystère.

source INREES
Publié dans:NATURE, PLANTES |on 13 juin, 2014 |Pas de commentaires »

Les pouvoirs de la RACINE de l’IBOGA

 

Et si une plante avait le pouvoir de sevrer les toxicomanes en l’espace de quelques heures ? Certains consommateurs d’Iboga, un psychotrope très puissant, lui vouent des vertus thérapeutiques. Considérée comme une drogue dans de nombreux pays, elle suscite la polémique et n’a probablement pas fini de faire parler d’elle. Enquête.
Les pouvoirs de la RACINE de l'IBOGA dans PLANTES 543

En 1962, un jeune toxicomane, Howard Lotsof, expérimente avec six compagnons une nouvelle substance hallucinogène dont lui a parlé un ami chimiste : l’ibogaïne. Contre toute attente, après trente-six heures d’expérience, le jeune Américain et ses amis, tous accros à l’héroïne ou à la cocaïne, se sont libérés de leur dépendance. Un sevrage définitif pour Howard Lotsof et d’au moins six mois pour les autres, période durant laquelle ils sont restés en contact.

Hasard ou grande découverte ? Depuis les années 1980 et jusqu’à sa mort en 2010, Howard Lotsof n’a pas cessé de tenter de convaincre scientifiques, laboratoires, politiques et société civile de soigner les toxicomanes avec de l’ibogaïne. Cette molécule de la famille des alcaloïdes est extraite de l’iboga (Tabernanthe iboga), un arbuste endémique de l’Afrique centrale équatoriale. L’écorce de sa racine concentre une douzaine d’alcaloïdes très actifs utilisés dans la médecine traditionnelle et les cérémonies initiatiques bwiti au Gabon.« Lorsque j’ai entendu parler de l’ibogaïne, je suis devenu très curieux, et sceptique. Et plus j’ai fait des expériences, plus cela est devenu intéressant », confie Stanley Glick, professeur et directeur de recherche au Centre de neuropharmacologie et de neurosciences à l’Albany Medical College à New York. En expérimentant la molécule sur des rats dépendants à la cocaïne et à la morphine, Stanley Glick a prouvé, en 1991, que l’ibogaïne réduit l’autoadministration de ces substances deux jours seulement après le traitement.

Propriétés anti-addictives

Depuis, les recherches, principalement américaines, menées sur des animaux et sur des cultures de cellules humaines ont précisé ses effets. L’ibogaïne est une tryptamine, proche de la psilocine et de la psilocybine (substances présentes dans les champignons hallucinogènes), psychostimulante et hallucinogène à forte dose. Cette molécule interagit avec des neurotransmetteurs, principalement la sérotonine et le glutamate, et bloque des récepteurs aux opiacés. C’est un antagoniste des récepteurs NMDA (activés par le glutamate), ce qui expliquerait ses propriétés anti-addictives.

Iboga« Elle est efficace dans le sevrage aux opiacés pratiquement la plupart du temps. Certains patients ont des effets persistants après. Mais il n’y a jamais eu une étude en double aveugle, ce qui est nécessaire pour définir les taux de réussite réels », explique Deborah Mash, professeure de neurologie et de pharmacologie moléculaire et cellulaire à l’université de médecine de Miami.

Les dernières études ont quant à elles mis en évidence de nouvelles propriétés importantes : l’iboga a des effets stimulants sur le métabolisme énergétique et, selon le professeur Dorit Ron en Israël, l’ibogaïne stimule la synthèse et la libération de neurotrophine, qui aide les voies nerveuses à se régénérer et le cerveau à se réorganiser.

Des témoignages confirment son efficacité : « Ma vie a complètement changé, douze heures après mon traitement à l’ibogaïne, j’étais sevré de dix-sept ans d’addiction. C’était incroyable, je ne peux pas l’expliquer », témoigne Roberto, 45 ans, un italien qui vivait à New York et avait une consommation quotidienne d’héroïne, de cocaïne et de méthadone, clean depuis sept ans. « J’ai été sevré de trois ans de dépendance à la cocaïne en un week-end en 2004. Depuis, je n’ai jamais rechuté », souligne Eric, un français de 37 ans. « Mon sevrage a été immédiat. Alors qu’il m’était inimaginable de ne pas prendre de doses car j’en étais à plusieurs grammes par jour », précise Nicolas, ancien dépendant à la cocaïne, sevré depuis trois ans.

« Pas une substance récréative »

Mais les échecs existent aussi : « Pour moi, ça n’a pas marché », confie Daniel, dépendant depuis plus de trente ans à l’héroïne, à la cocaïne et « à toutes sortes de drogues »« Je prenais des doses industrielles, et j’ai touché le fond avec la méthadone, cette drogue que les médecins ont l’impression de te donner comme solution… », ironise Daniel, qui a repris de la méthadone deux semaines après son traitement.

Même si, aujourd’hui, les principales actions de l’ibogaïne ont été identifiées, son fonctionnement pharmacodynamique très complexe n’a pas été entièrement expliqué. Mais le grand tabou que l’iboga et l’ibogaïne soulèvent est en réalité celui de leurs propriétés hallucinogènes. « L’iboga n’entre pas dans les cases, elle n’a pas le profil des drogues psychotropes. Ce n’est pas une substance récréative, et ses actions sont différentes et plus compliquées que celles de la plupart des hallucinogènes », souligne Yann Guignon, consultant en médiation interculturelle et développement durable au Gabon.

Un effet « psychosocial »

De plus, « l’ibogaïne s’est fait connaître d’une manière inhabituelle, elle n’a pas été découverte par un scientifique ; c’est pourquoi, dès le début, elle a été accueillie avec scepticisme par la communauté scientifique. Son histoire en Afrique lui a aussi donné une dimension mystique que les gens ne prennent pas au sérieux. Et parce qu’elle a des effets hallucinogènes, les gens pensent qu’elle ne sera jamais un médicament approuvé », résume Stanley Glick.

« L’iboga s’inscrit dans un tout, elle m’a ouvert la conscience, nettoyé l’esprit et le corps », ajoute Eric. Au-delà du sevrage physiologique, de nombreux témoins insistent en effet sur les visions qu’ils ont eues pendant le traitement. Charles Kaplan, ancien directeur de l’Institut de recherche sur les addictions, à Rotterdam, les relie à l’aspect psychiatrique : « Il y a un effet psychosocial. Ces effets sont très proches de ce que les psychanalystes appellent l »abréaction’. Ils apportent à la surface les souvenirs perdus et les expériences chargées d’émotions liées aux processus d’addiction qui peuvent être travaillés avec des thérapeutes. »

Deborah Mash explique que l’ibogaïne est « une molécule psychoactive, mais pas un hallucinogène comme le LSD. Elle met en état de rêve éveillé pendant trente-six heures et, durant cet état de conscience altérée, le patient revit des expériences de son enfance et découvre les racines de son addiction »« C’est comme faire dix ans de psychanalyse en trois jours », déclarait souvent Howard Lotsof.

Manque de suivi thérapeutique

Ce processus subjectif, non mesurable scientifiquement, contribue en réalité à alimenter les craintes et les réserves sur les traitements à l’iboga ou à l’ibogaïne. Pour Atome Ribenga, tradipraticien gabonais, la notion d’« hallucinogène se réfère à des visions ou auditions de choses totalement irréelles, alors que ces visions sont révélatrices de réalités, fussent-elles symboliques, pour celui qui les vit dans l’initiation ».

Les patients sont invités à verbaliser ensuite leur expérience pour un accompagnement thérapeutique. « Après six mois de bien-être, j’ai fait une dépression car, en réalité, l’iboga te soigne et te donne la chance de te dire : « OK, tu peux te remettre dans la vie si tu le veux » », confie Roberto. Selon la littérature scientifique et sociologique sur l’iboga, les rechutes surviennent souvent six mois après le traitement, à la suite d’un manque de suivi thérapeutique ou en raison d’un environnement social défavorable – la fréquentation du milieu de l’addiction suscitant de nouvelles tentations.

Classées comme drogues aux Etats-Unis depuis 1967, l’iboga et l’ibogaïne ont toutefois été autorisées par l’Institut national sur l’abus des drogues (NIDA) pour être prescrites dans le cadre d’un protocole de traitement sur l’homme au début des années 1990. Après une rencontre avec Howard Lotsof et des observations empiriques menées à cette époque à l’Institut de recherche sur les addictions aux Pays-Bas et dans une clinique au Panama, Deborah Mash, sceptique puis impressionnée, fut autorisée à mener les premiers essais cliniques aux Etats-Unis pour la phase I. Mais en 1995, à la suite d’une présentation auprès de représentants de laboratoires pharmaceutiques, le NIDA a décidé de stopper ses financements.

« L’avis de l’industrie pharmaceutique a été dans l’ensemble critique et a eu une influence importante dans la décision de ne plus financer les essais. Le NIDA a donc arrêté son projet sur l’ibogaïne, mais continue à soutenir des recherches précliniques sur des alcaloïdes de l’iboga », explique Kenneth Alper, professeur de psychiatrie et de neurologie à l’université de médecine de New York.

Moins rentable qu’un traitement à vie pour l’industrie pharmaceutique

images (20)Comment expliquer une telle résistance ? « La plupart des compagnies pharmaceutiques ne veulent rien avoir à faire avec l’ibogaïne, ni avec les traitements contre la dépendance en général. La plupart des entreprises croient, à tort, qu’elles ne peuvent pas gagner beaucoup d’argent dans le traitement de la toxicomanie. De plus, elles pensent que cela pourrait entraîner une mauvaise image pour elles, parce que les gens stigmatisent la dépendance et pensent qu’elle ne mérite pas d’être traitée comme les autres maladies », soutient Stanley Glick. Traiter une maladie en un ou deux soins est beaucoup moins rentable qu’un traitement à vie. C’est avec des fonds privés que Deborah Mash a pu poursuivre ses recherches, entre son laboratoire à Miami et une clinique de désintoxication sur les îles Saint-Christophe, dans les Caraïbes.

Aujourd’hui, la communauté internationale diverge sur le statut des recherches à propos de l’iboga et l’ibogaïne. Si dans la plupart des pays aucune législation n’existe, les Etats-Unis, la Belgique, la Pologne, le Danemark, la Suisse et, depuis 2007, la France, ont classé ces deux substances comme drogues. L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) notait en outre que l’iboga tendait « à se développer dans le cadre d’activités sectaires au travers de séminaires de ‘revalorisation de soi’ et de « voyage intérieur » ». Elle notait que la plante faisait l’objet d’une « promotion active » sur Internet.

Intéressés par les observations scientifiques et empiriques, d’autres gouvernements ont lancé des programmes de recherche ou autorisé des centres de soins à l’ibogaïne. En Israël et en Inde, des essais cliniques sont menés avec l’accord des ministères de la santé ; au Brésil, au Mexique, au Panama et dans les Caraïbes, des centres de soins officiels ont été mis en place ; en Slovénie, un centre de recherche pluridisciplinaire mène des travaux depuis 2005 et, depuis 2009, la Nouvelle-Zélande autorise la prescription médicale de l’ibogaïne.

« Patrimoine national » au Gabon

Au Gabon, après être longtemps resté dans le secret des initiés, l’iboga a été décrétée « patrimoine national et réserve stratégique » en 2000. Pour Bernadette Rebienot, présidente de l’Union des tradipraticiens de la santé au Gabon, « le traitement à l’ibogaïne enlève la partie initiatique de l’iboga, on n’est donc pas vraiment à la source. En Occident, les chercheurs pensent connaître l’iboga, mais ils me font rigoler… Nous, nous la connaissons depuis la nuit des temps. Il faut une collaboration entre nous, c’est complémentaire et c’est pour le bien de l’humanité », prévient la nganga (« tradipraticienne »), qui plaide auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la reconnaissance de la pharmacopée traditionnelle.

En Slovénie, « l’Institut pour la médecine anthropologique [OMI] aspire à rétablir la qualité et la réputation de la guérison traditionnelle et des remèdes naturels par la voie de l’évaluation scientifique de ces méthodes, de leur efficacité et de leur sécurité, explique Roman Paskulin, addictologue et directeur de l’OMI. Nous offrons nos conseils sur la réduction des risques des traitements à l’ibogaïne, mais n’assurons pas de soins pour l’instant. » L’objectif est de développer une approche globale de la santé dans sa dimension physique, mentale et sociale, en regroupant des universités de médecine, de sciences humaines et de biotechnologie, avec le soutien du ministère de la santé et de l’Office des drogues.

Quel est alors le taux de réussite de ce traitement atypique ? Aujourd’hui, aucun chercheur ne s’avance sur la question des chiffres, si ce n’est pour dire que ce traitement semble l’un des meilleurs contre les addictions aux opiacées. Seules des estimations officieuses circulent. Pourquoi ? D’abord parce qu’aucune étude scientifique n’a été menée à long terme, ensuite parce que la grande majorité des traitements s’effectue dans un cadre informel. L’efficacité thérapeutique de l’iboga ou de l’ibogaïne relève avant tout d’observations empiriques et de témoignages que la science n’a pas encore réussi à évaluer, faute de moyens et de volonté économico-politique.

Les « fournisseurs d’iboga »

Depuis les années 1960, aux Etats-Unis, puis en Europe et dans le monde, des réseaux de soins alternatifs se sont développés illégalement parce que l’ibogaïne n’était pas reconnue : patients traités par initiation au Gabon, par des réseaux informels en Occident, dans un centre de cure en Amérique latine…

Ces soins se sont constitués autour des iboga providers (« fournisseurs d’iboga »), des thérapeutes informels qui, pour la plupart, n’ont pas de formation médicale. Aucune donnée n’existe sur ces derniers, et rares sont ceux qui témoignent. A New York, l’un d’eux, Dimitri, assume sa fonction et milite pour la reconnaissance des soins à l’iboga. Ancien junkie accro à l’héroïne et à la cocaïne pendant près de vingt ans, sevré grâce à l’iboga, Dimitri s’est formé à plusieurs reprises au Gabon auprès de tradipraticiens. Dans l’anonymat de simples chambres d’hôtel, il reconstitue des cérémonies bwiti avec rites, musiques et prières pour donner une dimension spirituelle. « Beaucoup de fournisseurs d’ibogaïne sont foutus car tu ne peux pas prendre ces choses et penser que tout ira bien. Le bwiti exige un engagement, un travail et, si possible, une vie saine », soutient-il. Or, dans ce type de soins informel, le danger réside dans l’incompétence de certains thérapeutes et le manque de suivi médical.

Morts accidentelles

Le traitement n’est donc pas sans risques : depuis le début des années 1990 on a relevé plusieurs morts accidentelles. Selon Deborah Mash, « tous les décès sont survenus dans des milieux à risque ». L’issue fatale advient souvent chez des patients présentant une maladie cardiaque ou à la suite d’une prise de drogue en même temps que l’iboga, et ce, à l’insu de thérapeutes parfois négligents. « Dans les cas rapportés, il était difficile, voire impossible, d’attribuer la cause de la mort à l’ibogaïne, et cela a été un autre obstacle à de nouvelles recherches », explique Stanley Glick. Si les autopsies n’ont en effet jamais prouvé le rôle fatal de l’iboga, pour le professeur Jean-Noël Gassita, pharmacologue gabonais qui étudie cette substance depuis cinquante ans, le traitement est contre-indiqué pour les cardiaques car la prise de la plante accélère le rythme du cœur.

La question de la toxicité de l’iboga a aussi fait l’objet d’études scientifiques ; une seule a relevé une toxicité dangereuse, mais à des doses si élevées que l’on ne pourrait pas en prescrire au patient. « L’iboga a été accusée d’être une substance dangereuse, alors qu’elle tue moins que l’aspirine », remarque Laurence Gassita, pharmacienne, enseignante à la faculté de médecine de Libreville au Gabon.

« C’est une plante miraculeuse, inédite, même si c’est une plante de la polémique », soutient Jean-Noël Gassita. Trop polémique pour Stanley Glick, qui préfère désormais travailler sur la molécule de synthèse 18-methoxycoronaridine (18-MC), très proche de l’ibogaïne et sans effets hallucinogènes. « Je crois que l’ibogaïne restera illégale aux Etats-Unis, mais je suis optimiste pour que le 18-MC soit un jour un médicament approuvé », confie le chercheur, toujours en attente d’essais cliniques.

Deborah Mash a suivi la même démarche en développant une autre variante de l’ibogaïne, la noribogaïne. Au Gabon, Bernadette Rebienot préfère commenter ces recherches lointaines à l’aide d’un proverbe africain : « On peut être le meilleur chanteur, mais on ne peut pas dépasser le compositeur. Alors attention aux fausses notes… »

Lire l’article sur Le Monde.fr

Publié dans:PLANTES |on 1 juin, 2014 |Pas de commentaires »

Les plantes et les migraines

 

Café, camomille, fumeterre, menthe ou écorce de saule : découvrez la plante qui vous convient le mieux pour lutter contre la migraine.

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Environ une personne sur deux souffrirait de maux de tête au moins une fois par an et 10 % de la population serait affectée par des migraines régulières. Si les maux de tête sont rarement graves, leurs causes sont multiples et peuvent relever d’un traitement spécifique : sinusite, glaucome, rhumatismes, anémie… Devant un mal de tête qui dure plus de quarante-huit heures, il vaut mieux consulter, d’autant plus lorsque l’on souffre d’hypertension notamment. Si certaines plantes peuvent soulager les céphalées, il est donc plus prudent de consulter au préalable un médecin afin d’établir un diagnostic précis.

Il existe différentes formes de maux de tête. Les céphalées de tension sont ponctuelles et se manifestent surtout au front et à la nuque, tandis que la migraine, moins fréquente, est surtout localisée du côté droit ou gauche de la tête et est souvent précédée de nausées ou de fatigue. La vraie migraine est souvent d’origine familiale et touche surtout les femmes. En crise ou en traitement de fond, cinq plantes phares peuvent accompagner maux de tête et migraines et permettent de réduire les symptômes et les douleurs. 

La caféine

Les plantes riches en caféine comme le café, le thé et le maté sont fréquemment conseillées contre les maux de tête, lors des crises. Ainsi, une tasse de café serré, dès les premiers symptômes, permettrait de limiter l’intensité de la migraine. Cela fonctionnerait surtout chez les consommateurs occasionnels de café. En effet, à l’inverse, consommer régulièrement de grandes quantités de café ou d’autres produits contenant de la caféine n’améliore pas le fond migraineux et entraîne une dépendance dont le sevrage occasionne justement des maux de tête. 

La menthe poivrée (Mentha piperita)

Sous la forme d’huile essentielle, la menthe poivrée soulage rapidement les céphalées de tension et cet usage est d’ailleurs reconnu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Agence européenne du médicament. Des études ont en effet démontré qu’une application répétée d’huile essentielle de menthe poivrée sur le front, les tempes, la nuque et les lobes de l’oreille serait aussi efficace que le paracétamol, et cela, en quinze minutes seulement. En pratique, diluer quelques gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée dans un peu d’huile d’amande douce et appliquer tout en évitant le contact avec les yeux. Renouveler toutes les 15 à 30 minutes jusqu’à amélioration. Par prudence, cette huile essentielle est à éviter chez les femmes enceintes et le jeune enfant.

La grande camomille (Tanacetum parthenium)

C’est la plante emblématique de la migraine et des maux de tête et elle était déjà employée pour cette indication dès le XIXe siècle en cataplasme. Depuis, plusieurs essais menés auprès de patients ont permis de constater l’efficacité de la grande camomille sur la migraine et l’OMS reconnaît son utilité pour soulager cette pathologie. Prise en traitement de fond sur plusieurs mois, cette plante permettrait de réduire la fréquence et l’intensité des symptômes (douleurs, nausées, vomissements, sensibilité aux bruits et à la lumière…). En pratique, on peut la prendre en tisanes ou sous la forme d’EPS (en pharmacie) à raison d’une cuillère à café le matin dans un grand verre d’eau avant le petit déjeuner, durant plusieurs mois. Elle est contre-indiquée pour les femmes enceintes et allaitantes et les enfants de moins de 18 ans.

L’écorce de saule blanc (Salix alba)

Véritable aspirine naturelle, voici près de 2 000 ans que l’écorce de saule blanc est utilisée à des fins médicinales. C’est un antidouleur notoire traditionnellement employé pour soulager les maux de tête, notamment lorsqu’ils sont accompagnés de fièvre. L’écorce de saule blanc peut s’utiliser sous la forme de décoction (à raison de trois à cinq tasses par jour) avec une à deux cuillères à café d’écorce pour une tasse d’eau froide que l’on porte à ébullition durant cinq minutes avant de filtrer. On peut également la trouver en gélules ou en extraits secs ou liquides en pharmacie. Sans effet concluant après une journée de ce traitement, il est recommandé de consulter un médecin. Ses contre-indications sont les mêmes que celles de l’aspirine (ulcères, allergies aux anti-inflammatoires non stéroïdiens…) et elle est déconseillée aux femmes enceintes, allaitantes, aux moins de 18 ans ainsi qu’aux asthmatiques et aux personnes souffrant d’une maladie des reins.

La fumeterre (Fumaria officinalis)

De nombreux patients pensent que leur migraine provient de la sphère hépatique, c’est-à-dire du foie et de la vésicule biliaire. Si, à ce jour, la corrélation foie-migraine n’a pas été scientifiquement établie, plusieurs médecins conseillent de soutenir cet organe dans une stratégie anti-migraine globale. Dans cette perspective, la fumeterre est une plante phare de la fonction hépatique qui possède aussi des propriétés intéressantes plus spécifiques en cas de maux de tête et de migraines (antidouleur, antihistaminique et relaxante). Cette plante commune que l’on trouve fréquemment le long des chemins peut se consommer en infusion, en gélules ou encore sous la forme de teinture mère.

article Le Point.fr 

Publié dans:PLANTES |on 12 mai, 2014 |Pas de commentaires »

contre les allergies saisonnières

Pour de nombreuses personnes, l’arrivée des beaux jours rime avec rhinite allergique. Heureusement, certaines plantes permettent de limiter ces désagréments.

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Éternuements, écoulement nasal, larmoiements, brûlures à la gorge et aux yeux… Dès le mois d’avril, la kyrielle de symptômes de la rhinite allergique gâche les belles journées de printemps et d’été de ceux qui en souffrent. Dès les premiers beaux jours, c’est d’abord le pollen des arbres (cyprès, bouleau, thuya…) qui commence à grattouiller, puis les graminées passent à l’attaque (gazon, foins) jusqu’à l’été, suivis de la redoutée ambroisie, de l’armoise ou du plantain plus tard dans l’été.

Ces réactions immunitaires excessives, qui entraînent la libération d’histamine, révèlent une fragilité organique, immunitaire ou digestive, notamment. L’augmentation de la pollution serait aussi en cause, fragilisant les muqueuses et déroutant le système immunitaire en l’exposant à des combinaisons polluants-pollen. Les médecins phytothérapeutes proposent généralement des traitements agissant sur les symptômes et sur le fond en stimulant l’immunité et en drainant le foie et les intestins.

Bleuet et ortie

Tout d’abord, quelques précautions s’imposent pour limiter l’exposition aux pollens : aérer votre intérieur de préférence le matin ou le soir, éviter les longues balades lorsque le temps est sec et très venté, s’équiper de lunettes bien couvrantes, se laver les cheveux le soir… Ensuite, localement, on aura tout intérêt à nettoyer le nez avec du sérum physiologique régulièrement ou encore avec une décoction d’euphraise. Cette petite fleur est également utilisée en homéopathie (Euphrasia) et préconisée dans les cas d’éternuements fréquents et de larmoiements ou d’irritations oculaires. Respirer fréquemment certaines huiles essentielles comme l’estragon ou la menthe peut également soulager. Pour les yeux qui picotent, l’eau florale de bleuet en usage local apportera du réconfort. Cette jolie fleur bleue, qui porte aussi le nom de centaurée bleue, devient plus rare du fait des pesticides dans les zones agricoles. Elle est utilisée en collyre depuis le XIXe siècle pour ses effets apaisants sur les irritations oculaires, ce qui lui a valu le surnom de « casse-lunettes ». De récentes recherches indiquent que les extraits des fleurs de bleuet auraient des vertus anti-inflammatoires, modérant le système immunitaire et ses manifestations excessives, tels que les oedèmes.

Pollen bienfaiteur

Enfin, bien que ses pollens soient allergènes, le plantain possède une action antihistaminique connue et est fréquemment recommandé lors des rhinites allergiques. Cette plante si commune était déjà employée par les Grecs et les Arabes et faisait partie de la pharmacopée de Dioscoride et de Galien. Grâce à leurs molécules anti-inflammatoires et à leurs tanins protecteurs de la muqueuse, les feuilles de plantain soulagent les affections respiratoires, sont cicatrisantes et calment aussi bien les irritations des yeux que de la peau et des muqueuses. Il existe plusieurs variétés de plantain, et c’est généralement le plantain lancéolé qui est utilisé soit en infusion pour apaiser les voies respiratoires, soit sous forme de gélules, d’extrait fluide, voire de collyre pour les yeux. Tout comme le plantain, l’ortie piquante serait également un anti-inflammatoire efficace contre les symptômes des allergies saisonnières.

Cassis et églantier en toile de fond

Grâce à leur action polyvalente, les bourgeons de cassis (Ribes nigrum) ont une action de fond particulièrement intéressante et sont régulièrement recommandés aux personnes souffrant de rhinite allergique. En cas d’affection légère, ils remplacent avantageusement les corticoïdes, neutralisant l’histamine, sans leurs effets secondaires. En même temps qu’ils réduisent l’inflammation, ils stimulent l’immunité. On les recommande en cure sous forme de macérats glycérinés (pharmacies ou magasins de diététique). Pour les enfants, les bourgeons d’églantier (Rosa canina) ont une action tout aussi efficace mais plus douce.

Drainage du foie et des intestins

De nombreux médecins phytothérapeutes préconisent des drainages réguliers du foie et des intestins en cas d’allergies. À cet effet, on peut se tourner par exemple vers des cures de Chardon-Marie, d’artichaut ou de romarin, pris sous forme de tisane une ou deux semaines par trimestre. D’après Claudine Luu, docteur en pharmacie et fondatrice de l’Institut de formation aux plantes médicinales Imderplam, préserver une bonne écologie intestinale est également primordial. Pour cela, elle conseille une tisane comportant des semences de fenouil, de l’anis vert, de la coriandre, des feuilles de menthe poivrée et de frêne ainsi que des fleurs de camomille, en parts égales, à raison de quatre cuillerées à soupe du mélange pour un litre d’eau bouillante à boire tout au long de la journée. Enfin, optez pour les aliments antiallergiques, comme les radis, les carottes, la laitue, l’oignon, le persil ou le cerfeuil. En mettant en place ces différentes mesures, si possible avant les premiers symptômes, vous devriez traverser le printemps et l’été plus sereinement.

 

SOURCE : LePoint;fr

Publié dans:PLANTES |on 11 avril, 2014 |Pas de commentaires »

Pour le bien-être de notre Thyroïde

 

290px-Blackcurrant_1Les troubles de la thyroïde touchent six millions de Français. Découvrez les plantes qui peuvent vous aider à mieux vivre ces dérèglements.

Hyperthyroïdie, hypothyroïdie, maladie de Basedow, thyroïdite de Hashimoto, voire cancer : les troubles de la thyroïde touchent 6 millions de Français, et en majorité les femmes. Située à l’avant du cou, la glande en forme de papillon est la plus grande du corps humain. Son rôle est fondamental puisqu’elle préside un nombre considérable de fonctions. Véritable chaudière du corps humain, elle fournit l’énergie nécessaire à toutes nos activités. À travers ses hormones T3 et T4, qui se diffusent dans le sang, elle est impliquée dans l’ensemble de la gestion de notre corps : cerveau et émotions, coeur, consommation de lipides et de cholestérol, glycémie et fabrication d’insuline, muscles, os, peau, cheveux, ongles, système immunitaire ou encore libido.

Pas étonnant que ses dérèglements puissent mettre le feu à notre organisme quand elle est hyperactive, ou, au contraire, nous vident de toute énergie quand elle est en berne. Mieux la connaître, savoir en prendre soin et repérer les signes d’alerte peut éviter des dérèglements majeurs entraînant des traitements à vie. En plus de la composante génétique, notre mode de vie joue aussi un rôle, à commencer par notre gestion du stress, le tabac, les polluants ou encore notre alimentation. Certaines plantes permettent d’activer ou de freiner la thyroïde. Les connaître permet de les privilégier ou de les éviter si vous êtes en légère hyperthyroïdie ou en hypothyroïdie. Modération et prudence s’imposent, et mieux vaut consulter aux premiers signes et agir en concertation avec votre médecin qui pourra procéder à des analyses de sang ou d’autres examens médicaux.

Tempérer les thyroïdes en surchauffe

Nos vies stressantes associées à des bouleversements hormonaux (cycles, grossesses, ménopause) conduisent bien souvent les femmes à sursolliciter leur thyroïde, ce qui peut entraîner une hyperthyroïdie. Avant d’en arriver là, certains symptômes peuvent mettre en alerte comme l’irritabilité, l’hyperactivité, les insomnies, les battements de coeur accélérés, les diarrhées, l’amaigrissement, les faiblesses musculaires, les cheveux cassants, une sensation excessive de chaleur accompagnée de soif ou de suées fréquentes, ou encore un désir sexuel diminué. Autant de signes qui doivent amener à consulter.

En attendant, il est bon de connaître les plantes qui aident à freiner la thyroïde. Nombre d’entre elles se trouvent tout simplement dans notre alimentation, on aura donc tout intérêt à les consommer dans les périodes de surexcitation ! Ainsi, le chou et toutes les crucifères (brocoli, choux de Bruxelles, chou, chou frisé) figurent en bonne place parmi ces plantes, de même que le maïs qui freine modérément la thyroïde en plus d’agir comme anti-inflammatoire et draineur hépatorénal. Le navet, les patates douces, le raifort ou encore les rutabagas (espèce de chou-navet) peuvent également calmer la thyroïde, tout comme l’oignon, qui a aussi une action hypoglycémiante tout à fait intéressante. Enfin, le lycope (Lycopus europaeus) occupe une place de choix parmi les plantes susceptibles d’accompagner des hyperthyroïdies débutantes. En plus de son action sur la thyroïde, elle freine aussi l’activité des gonades fortement interconnectées avec la thyroïde. 

Soutenir les thyroïdes fatiguées

En cas de fatigue de la thyroïde – fatigue généralisée, besoin excessif de sommeil, prise de poids, frilosité excessive, troubles de mémoire, chute de cheveux… -, il faut consulter et éviter les aliments freinant l’activité de cette glande (choux, patates douces…). En revanche, certains aliments et plantes peuvent la stimuler, comme l’ail. Des algues, comme le fucus ou les algues brunes, ont également ces propriétés, tout comme l’avoine ou la sauge officinale, qu’il faut consommer avec la plus grande prudence et sur avis médical. En effet, ces derniers (sauge et avoine) sont également oestrogéniques et sont à éviter sur des terrains cancérigènes. Il faut par ailleurs comprendre que la thyroïde fait partie intégrante de tout notre système hormonal, véritable chef d’orchestre de notre corps, réglant tout son fonctionnement avec la minutie d’un horloger. 

Interaction de la thyroïde avec les autres glandes hormonales

Le Dr Jean-Claude Lapraz, président de la Société internationale de médecine endobiogénique et de physiologie intégrative (SIMEPI), a fondé ses recherches autour du système endocrinien depuis plus de quarante ans, tout en étudiant l’action hormonale des plantes. Il invite à une approche plus globale du patient afin de mieux comprendre comment la défaillance apparente d’une glande endocrine peut révéler de profonds dysfonctionnements cachés d’une autre. « Il faut replacer la thyroïde dans l’ensemble du système hormonal, explique-t-il. Actuellement, notre médecine ne considère pas suffisamment les relations entre les divers systèmes hormonaux, et, devant un trouble de la thyroïde (soit en excès, soit en manque), elle se contente d’agir sur la seule thyroïde avec des médicaments qui la freinent ou la stimulent. Ces traitements sont parfois nécessaires, mais au préalable il serait bon de rechercher quels autres éléments hormonaux participent à l’installation et au développement des dérèglements de cette glande. » Les problèmes de thyroïde sont souvent provoqués par des stress répétés ou des chocs émotionnels. Le stress induit une augmentation du cortisol, l’hormone du stress, et déclenche des sécrétions de neuromédiateurs qui perturbent l’activité de la thyroïde. En fonction de l’état de base de l’individu, des effets négatifs plus ou moins importants, immédiats ou retardés, peuvent alors se manifester. « Le traitement idéal devrait alors tenir compte des diverses anomalies qui les ont générés : état de la surrénale, de la thyroïde, de la dopamine, de la noradrénaline… », complète le docteur.

Les périodes de changement hormonal sont également particulièrement délicates chez la femme. Puberté, cycles, grossesse, ménopause font constamment appel à des fluctuations hormonales subtiles. Ainsi, l’apparition d’un goitre au moment de la ménopause n’est pas le fait du hasard, mais peut traduire une diminution de l’activité de la thyroïde consécutive à la baisse des oestrogènes qui survient à cette période de la vie de la femme. Face à cette baisse, la commande hormonale centrale (hypothalamus, hypophyse) tente de relancer l’activité de la thyroïde, ce qui peut conduire à l’apparition d’un goitre. De même, les modifications de volume de la thyroïde ou l’apparition de nodules au moment des changements de saison évoquent une mauvaise adaptation de la glande surrénale. Le traitement devra alors tenir compte non seulement de la thyroïde, mais aussi de l’état fonctionnel de la surrénale. 

Pour le bien-être de notre Thyroïde dans PLANTES 220px-Schwarze_Johannisbeeren_MakroCassis, maca et plantes calmantes

En cas de thyroïde fatiguée, le Dr Lapraz conseille d’être attentif aux changements de saison, printemps et surtout automne, car c’est le moment où cette glande est la plus sollicitée pour s’adapter aux différences de conditions climatiques. Des plantes adaptatives comme le cassis, l’éleuthérocoque ou la maca peuvent la soutenir sur de courtes périodes, de même que les algues à l’automne. Les fruits de mer, riches en iode, la matière première de la thyroïde, sont quant à eux de bons régulateurs que l’on peut consommer régulièrement tout en faisant attention à ne pas surcharger l’organisme en iode, ce qui aurait un effet inverse à celui recherché. Enfin, le Dr Lapraz rappelle que les plantes doivent être prescrites avec une grande prudence. Les considérer comme une « médecine douce » est un non-sens, car elles sont douées d’une activité pharmacologique complexe sur le corps humain. Seules quelques-unes peuvent être conseillées sans risque, comme les tisanes calmantes de lavande, mélisse ou passiflore qui agissent sur le stress et les émotions, et donc indirectement sur les thyroïdes emballées.

Le Point.fr – Publié le 20/03/2014 

Publié dans:PLANTES |on 20 mars, 2014 |Pas de commentaires »

Soin par gémmothérapie

 

220px-Bourgeon_roseDe tout temps, l’être humain s’est soigné par les plantes. Aujourd’hui, la phytothérapie sort de l’ombre que lui ont fait les molécules de synthèse, employées en allopathie. Ces dernières ont montré leurs limites et surtout leurs effets secondaires ; elles ne peuvent se substituer au vivant. En effet, nous savons que la molécule en tant que matière seule ne fait pas le principe. Celui-ci est la résultante de molécules spécifiques certes, mais également d’un ensemble complexe de liaisons entre elles, et de fréquences vibratoires particulières. 

Le corps reconnaît et assimile davantage, des molécules végétales, préparées en conscience et respect qui gardent la signature du vivant, que des agents chimiques «étrangers et morts» que l’organisme peut analyser comme intrusifs et/ou agressifs. La phytothérapie, comme d’autres médecines dites douces, s’appuie sur une philosophie globale d’un être humain vivant en symbiose avec lui-même et son environnement. L’homme est un «écosystème» appelé homéostasie, à l’origine équilibré. Tout au long de sa vie, le corps cherche à maintenir ce parfait équilibre qui n’est rien d’autre que la santé. 

Parmi les voies de la phytothérapie, «Sacrée Planète » s’est intéressée à l’une d’elles en plein essor : la gemmothérapie, qui bien qu’existant depuis plus de 40 ans, reste encore assez peu connue.

 

QUEST-CE QUE LA GEMMOTHERAPIE ?

C’est une thérapie qui utilise les bourgeons végétaux et d’autres tissus embryonnaires (jeunes pousses d’arbres ou d’arbustes, radicelles), à l’état frais, pour élaborer des préparations thérapeutiques. 

Le mot gemmothérapie vient du latin «gemma» qui signifie, à la fois bourgeon de plante et pierre précieuse. 

«Gemme» est également à l’origine du mot «gemmule», qui défi nit la partie sommitale de l’embryon d’une graine, le germe. Récoltés au printemps, à un moment clé de leur cycle de développement naturel, les bourgeons sont préparés sous forme d’extraits concentrés. Ils peuvent être dilués dans l’eau pour être administrés par voie interne ou ingérés à l’état pur. Le but de la gemmothérapie est de prévenir et de traiter une variété de dysfonctionnement de santé. 

QUI EST A L’ORIGINE DE CETTE THERAPIE ?

L’utilisation des bourgeons dans la pharmacopée remonte au Moyen Âge, à l’ère des alchimistes. On se servait alors des bourgeons de peuplier pour fabriquer des onguents. Ces recherches empiriques disparurent assez rapidement, en partie à cause de l’imperfection des techniques de préparation (fixation des principes). 

En 1712, nous trouvons trace de l’elixir de bourgeons de cassis comme elixir de vie recommandé par l’abbé Montaran. Il faudra attendre les années 1950 pour que le docteur Niehans s’intéresse sérieusement aux cellules fraîches embryonnaires d’origine animale et relance l’intérêt des tissus embryonnaires. Dans les années 1960, le Dr. Pol Henry, médecin belge, mena ses recherches sur l’embryon végétal et publia le résultat de ses tests cliniques. 

Sa méthode est alors qualifiée de «phytoembryothérapie». Il est considéré comme le père fondateur de cette thérapie qui a été reprise et développée ultérieurement par le Dr. Max Tétau, un homéopathe

français, qui l’a alors nommée «gemmothérapie».

 

QUEL EST L’INTERET DES BOURGEONS ?

Nous pouvons qualifier la gemmothérapie de phytothérapie cellulaire énergétique globale grâce aux qualités intrinsèques des tissus embryonnaires : • Une énergie particulièrement concentrée

Soin par gémmothérapie dans GUERISON 320px-Pear-flower-budLe bourgeon ou les jeunes pousses, composés de tissus embryonnaires en plein développement, renferment le totum de la plante, toute la puissance et l’énergie de la future plante. Ils constituent donc un véritable concentré d’énergie. Cette concentration naturelle des molécules donne une  suractivation. Pour ne citer qu’un exemple, les feuilles de cassis connues pour leurs propriétés anti-inflammatoires ne révèlent pas un taux de principes actifs aussi concentré qu’à l’état de bourgeon. 

Dans le bourgeon, la matière est très réduite tant en poids qu’en volume (yin petit). Dans le yin yang, un petit yin correspond à un grand yang. Elément très petit sur le plan matériel, il est donc compensé par une grande énergie potentielle, celle de l’arbre dont il est issu.

 • Un Tout-en-un

Le bourgeon contient plus d’information génétique que les autres tissus. En plus des phyto-hormones, vitamines, oligo-éléments, minéraux… il renferme des cellules totipotentes indifférenciées : l’équivalent des cellules souches animales ! Citons dans les principes actifs des bourgeons : les flavonoïdes et les acides phénols. Le bourgeon porte en lui seul le potentiel de développement de la plante, un peu comme s’il était à la fois les racines, les tiges, les feuilles, les fleurs et les fruits. Une seule de ces cellules embryonnaires peut, in vitro, reconstituer le végétal dans son entier. Ainsi, le macérat de bourgeons de tilleul (Tilia tomentosa) possède à la fois les propriétés sédatives liées aux fleurs mais également les vertus dépuratives et diurétiques de l’aubier. Il en va de même pour l’extrait de bourgeon d’aubépine (Crataegus oxyacantha) qui possède les propriétés apaisantes des fleurs (détente) et l’action vitalisante du fruit (circulation). 

• Un atout capital : son stade «embryonnaire»

À son tout premier âge, la vie organique possède la plus grande vitalité étant donné qu’elle a tout à construire. Au stade adulte, les principes actifs sont toujours présents mais moins concentrés car le corps se maintient mais n’a plus à croître de façon si importante. Au stade embryonnaire, les principes sont plus riches en acides nucléiques et hormones de croissance que les autres tissus. Certains oligo-éléments, vitamines et minéraux contenus dans les bourgeons, disparaîtront au fur et à mesure du développement de la plante.

 • L’empreinte vibratoire du vivant

La compréhension totale du vivant nécessite d’investiguer d’autres domaines que l’analyse biochimique des principes actifs et d’aller au coeur de l’essence de la plante. Pour cela, nous avons recours au symbolisme, à l’étymologie et à la mythologie sans omettre les observations thérapeutiques anciennes. L’extrait gemmothérapie constitue un véritable concentré d’informations et renferme tout le génie de la plante ou de l’arbre. Depuis Albert Popp, physicien allemand (voir SP n°17, p.18), nous savons que nous émettons de la lumière, une énergie qui va véhiculer l’information.

Il est important de capter cette énergie dès la récolte. Les laboratoires qui travaillent en conscience du vivant mettent donc les bourgeons en solution immédiatement sur le lieu de récolte1. La  gemmothérapie est donc d’abord une médecine énergétique (énergie biologique potentielle) avec un support matériel, avant d’être une phytothérapie de principes actifs.

 

En pharmacopée de gemmothérapie, il faut 5% d’équivalent poids sec de matière dans les préparations. Dans un bourgeon, il y a davantage d’information que dans la manifestation. Par exemple, pour le chêne (manifestation) et le gland (information), c’est ce dernier qui comprend davantage d’informations que le chêne entier ! 

L’information précède la manifestation. Selon les chercheurs ayant fait des travaux sur les champs de formes, on peut supposer qu’un champ morphogénétique  important détermine la forme d’un arbre. Il est le contre-espace qui modèle dans l’invisible la forme future visible un peu comme les mains du potier (le contre-espace) lorsqu’il modèle un pot (espace).

 

FONCTIONNEMENT DE LA GEMMOTHERAPIE SUR L’ETRE HUMAIN ?

La gemmothérapie agit au niveau cellulaire. Elle stimule tout l’organisme humain et animal. Elle possède une action de drainage, active le fonctionnement cellulaire, régénère les cellules et améliore les liaisons entre ces dernières. Trois grands principes actifs sont utilisés : la régénération, la stimulation et le drainage cellulaire (désintoxication de l’organisme, circulation…). Nous travaillons  sur le terrain global qui a amène la pathologie. Dans le bourgeon, nous avons toutes les parties de la plante, cest le corps qui va lui-même prendre ce dont il a besoin. 

La gemmothérapie concentrée, par les faibles volumes ingérés et son mode de préparation, ne présente pas d’effets secondaires de type intoxications graves. Néanmoins, comme pour toute substance, alimentaire ou autre, des réactions peuvent se produire mais elles restent ponctuelles et toujours très sporadiques (avance de règles, migraines, etc.). Il s’agit davantage de réactions physiologiques excessives plutôt que d’une intoxication au produit. Elles sont du même ordre que celles qui sont observées en phytothérapie classique ou en homéopathie.

 

PREPARATIONS EN GEMMOTHERAPIE

Un processus 100% naturel qui respecte la vie est pratiqué dans certains laboratoires2. Les bourgeons sont récoltés au printemps et aussitôt stabilisés dans un mélange eau + alcool + glycérine3 sur le lieu de récolte parce qu’ils sont encore frais, et les tissus embryonnaires transmettent leur empreinte énergétique au liquide. L’énergie ainsi fixée donne l’impact vibratoire maximal. Les macérats seront réalisés par macération à froid au fur et à mesure de l’année. 

• Macérats mères unitaires de bourgeons ou jeunes pousses

À partir du macérat mère, deux types de préparation sont proposés 

- Des complexes de gemmothérapie

320px-Prunus-buds-1 dans PLANTESSi les macérats mères unitaires de bourgeons contiennent toutes les propriétés d’un seul bourgeon, les complexes de gemmothérapie, associations harmonieuses de différents macérats mères sont des combinaisons de principes complémentaires qui vont répondre à un problème ciblé. Par exemple, le complexe Arthro-Gemmo contient du Ribes Nigrum (cassis) qui grâce à son effet drainant est

bénéfique sur les phénoménes de douleur et ankylose ; il améliore la souplesse des ligaments et des tendons et procure un soulagement rapide de la gêne articulaire. Il est associé au Rubus Fructicosus (Ronce) qui améliore la trophicité4 des cellules osseuses pour préserver le capital osseux tandis que le Pinus Montana (Pin) fortifie celles des cartilages. Ces 3 macérats sont associés au Vaccinium

Vitis-Idéa (Airelle) qui reminéralise et facilite l’assimilation du calcium et donc favorisera la fixation sur les os. Le laboratoire «Herbalgem» est pionnier dans la production des complexes de gemmothérapie. Jusqu’alors, le patient faisait son propre mélange au moment de la prise. 

- À propos de la dilution homéopathique

La gemmothérapie est vendue sous forme de macérats mères concentrés car dès qu’il y a dilution, le produit est dit homéopathique et doit être vendu en pharmacie car considéré comme médicament. La gemmothérapie est vendue en boutique diététique, magasin biologique, etc, sous forme de macérats mères pour une question de législation et d’efficacité.

 

LA GEMMOTHERAPIE, UN ALLIE POUR D’AUTRES THERAPIES

Il est possible d’associer la phytothérapie classique et l’homéopathie avec la gemmothérapie. La gemmothérapie peut aider l’assimilation de compléments alimentaires par exemple. Ils forment avec certains minéraux des sels qui traversent facilement la barrière intestinale. Une fois dans le sang, les transporteurs distribuent les minéraux charriés à travers l’organisme. Ils sont électriquement neutres et leur dissociation se réalise dans les cellules cibles. La qualité du minéral transporteur et le fait qu’il appartienne au patrimoine biologique de l’organisme permet une excellente assimilation. De plus, ces transporteurs n’altèrent pas chimiquement la qualité du minéral transporté, qui conserve son état biologiquement actif.

 Article issu de Sacrée Planète   SPM AOUT / SEPTEMBRE 2010 :

Laboratoire HerbalGem

28 bihain B – 6690 VIELSALM ( Tel. : 00 32 80 41 81 54 – fax : 00 32 80 41 81 53 – www.herbalgem.com )

Publié dans:GUERISON, PLANTES |on 27 février, 2014 |Pas de commentaires »

Contre le vieillissement cérébral

 

 

Pour se prémunir du vieillissement cérébral et de la maladie d’Alzheimer, le monde végétal recèle de trésors dont la plupart sont encore à découvrir !

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Perte de la notion du temps, changements d’humeur fréquents, oubli d’événements récents, difficultés à reconnaître certaines personnes… En France, plus de 850 000 personnes souffrent de la maladie d’Alzheimer, avec 20 000 nouveaux cas chaque mois. Parmi les Français de plus de 65 ans, un sur quatre est concerné par cette maladie, et, à ce jour, aucun traitement curatif ou préventif n’existe. Cette affection neurodégénérative entraîne la disparition progressive des neurones, ce qui altère peu à peu les fonctions cognitives. Et les bénéfices des traitements demeurent faibles : ils ne guérissent pas, génèrent des effets secondaires et permettent tout au plus de ralentir la progression de la maladie.

Le Dr Kurt Hostettmann, professeur honoraire dans des universités suisses et chinoises et auteur de l’ouvrage Tout savoir sur les plantes anti-âge (Éd. Favre), a longtemps dirigé des études phytothérapeutiques, pour combattre la maladie d’Alzheimer notamment. D’après lui, les recherches n’en sont qu’à leurs balbutiements : sur 350 000 plantes sur terre, seulement 10 % ont été étudiées complètement, en sachant que chaque plante peut contenir plusieurs milliers de molécules. C’est le règne végétal qui a permis ces dernières années la découverte de certains médicaments contre Alzheimer. Ainsi la rivastigmine est un dérivé synthétique d’une substance d’une liane africaine (Physostigma venenosum) et est disponible sous forme de patch transdermique. Le perce-neige (Galanthus nivalis), cette jolie plante à clochettes blanches, fournit la galanthamine, un alcaloïde susceptible de retarder de douze mois la perte des fonctions cognitives. « D’autres plantes contiennent cette même substance, et certaines espèces de sauge, de menthe et de gentiane pourraient devenir également intéressantes dans les cas de maladie d’Alzheimer », explique le Dr Hostettmann.

Ginkgo et romarin

En attendant la découverte d’un médicament pour soigner cette maladie, certains végétaux peuvent contribuer au maintien cognitif en général. Le premier d’entre eux est sans conteste le ginkgo (Ginkgo biloba). Plusieurs études mettent en évidence son efficacité pour améliorer la fonction cognitive (attention, concentration, mémoire, raisonnement…) et pour retarder sa détérioration dans la maladie d’Alzheimer, ainsi que dans les cas de démence vasculaire. « Le ginkgo n’est pas seulement destiné aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, explique le Dr Hostettmann, il peut être également un soutien en cas d’activité intellectuelle importante (période d’examens…), et l’on peut en faire une cure de un ou deux mois, sauf pour les personnes sous anticoagulants oraux, qui doivent en parler à leur médecin. » La consommation régulière de thé vert, un très bon neuroprotecteur, améliore également la mémoire et la fonction cognitive, et pourrait prévenir la démence sénile selon différentes publications.

Le romarin est une plante depuis longtemps associée à la mémoire. Déjà dans la Grèce antique, pour rendre plus intelligents les enfants, on leur frottait le front avec du romarin, et les étudiants connaissaient bien cette plante pour ces vertus. Même Shakespeare y fait référence dans Hamlet :« There’s rosemary, that’s for remembrance ! » dit Ophélie. « Des travaux récents confirment et suggèrent que le romarin peut atténuer les problèmes de concentration et prévenir les maladies dégénératives », affirme le Dr Hostettmann. Ainsi, les dernières recherches montrent que le romarin pourrait favoriser la croissance nerveuse, protéger les cellules cérébrales des effets toxiques de la bêta-amyloïde et renforcer la mémoire à court et à long terme. Consommer régulièrement du romarin sous forme d’épices ou en tisane contribuerait au maintien d’un bon cerveau. L’inhalation d’huile essentielle de romarin semble également prometteuse. Récemment, une vingtaine de volontaires, enfermés dans des cabines, ont respiré différentes concentrations d’huile essentielle de romarin puis ont eu des prises de sang ainsi que des tests neuropsychologiques : les performances cognitives étaient supérieures chez ceux dont la concentration en 1,8 cinéol – la substance principale de l’huile essentielle de romarin – était la plus importante.

Améliorations cognitives

Le curcuma, cette épice jaune emblématique de la cuisine indienne, pourrait, quant à elle, améliorer la qualité de vie des patients touchés par la maladie d’Alzheimer et aurait même un potentiel préventif. C’est ce qu’ont suggéré plusieurs études ces dernières années. « Jusqu’à présent, on s’intéressait surtout aux propriétés anticancéreuses de cette épice, explique le Dr Béliveau, un célèbre chercheur canadien, mais plusieurs études ont montré que la curcumine possède également la propriété d’empêcher la formation de plaques amyloïdes (plaques séniles) impliquées dans le développement de la maladie d’Alzheimer. » Cela pourrait expliquer pourquoi l’Inde est l’une des régions du monde les moins touchées par la maladie d’Alzheimer d’après le chercheur. 

Par ailleurs, cette « épice santé » pourrait aussi se révéler intéressante pour accompagner les malades, selon une première étude japonaise qui révèle une nette amélioration des patients après trois mois de supplémentation en curcuma : moins d’agitation, d’irritabilité, d’hallucinations, d’anxiété et de dépression – des symptômes associés à la maladie. Après douze mois de traitement, des améliorations cognitives ont même été notées, puisque les patients commençaient à reconnaître les membres de leur famille. Ces premiers résultats très encourageants restent à confirmer par des études à plus grande échelle.

Au-delà du monde végétal, c’est aussi le mode de vie qui permet de conserver le plus longtemps possible toutes nos facultés intellectuelles, en mêlant activités physiques et intellectuelles au quotidien, vie sociale active et alimentation équilibrée riche en légumes et en fruits comme les myrtilles, les fraises et les pommes (et limitée en viande rouge, sucre et fromages gras).

 Source lepoint.fr

Publié dans:PLANTES |on 15 janvier, 2014 |Pas de commentaires »

Les vertus de la caféine

Une étude scientifique vient enfin confirmer une des vertus de la caféine : elle améliore la mémoire à long terme.

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Quel est le meilleur ami des étudiants durant les longues nuits de travail acharné ? Le café, évidemment. Un choix judicieux, pas seulement parce que le breuvage permet de rester éveillé comme chacun le croit, il apporte en réalité bien plus : la mémoire ! Tout est question de dosage… C’est la première fois qu’une équipe de chercheurs réussit à apporter la preuve convaincante de ce que l’on soupçonnait depuis longtemps dans le monde savant sans réussir à le prouver : la caféine améliore la mémoire à long terme chez l’homme. Un effet déjà observé chez les abeilles pour qui un nectar chargé en caféine stimule la mémoire afin de les aider à retrouver certaines plantes.

Si jusqu’ici les études n’ont pas été concluantes sur notre espèce, c’est qu’il est difficile de savoir à qui attribuer les bénéfices de mémoire. À la caféine directement ou à une attention accrue, autre effet connu de la caféine ? Pour en avoir le coeur net, Michael Yassa, un neuroscientifique de l’université de Californie, a recruté 160 bénévoles adultes habitués à ne consommer que des doses très minimes de caféine. Il leur a ensuite demandé d’étudier diverses images d’objets avant de leur administrer de façon aléatoire soit un comprimé contenant 200 mg de caféine, soit un placebo. Recevoir de la caféine après avoir étudié les images permet d’isoler le réel effet de la caféine sur la mémoire et d’écarter tout bénéfice de mémoire due à une attention accrue par la caféine.

Attention à l’abus de café…

Au bout de 24 heures, les bénévoles ont été soumis à un test de mémoire en images incluant des photos inédites, des photos rencontrées la veille ou d’autres leur ressemblant sans pourtant être identiques. Il s’agissait alors de les classer en trois catégories : « ancien », « nouveau », « similaire ». Et qu’ils aient ou non reçu de la caféine, les volontaires obtiennent des résultats plutôt identiques lorsqu’il s’agit de distinguer les « anciens » objets des « nouveaux », la partie du jeu la plus simple. En revanche, le groupe ayant reçu de la caféine obtient de bien meilleurs résultats dans le classement des « similaires ».

L’équipe de Yassa conclut alors que la caféine améliore le processus de consolidation de la mémoire. Ce qui ne signifie pas, selon les chercheurs, que les étudiants devraient se ruer sur la cafetière après avoir étudié leurs cours plutôt qu’avant, pas du tout, cela ferait peu de différence. Le processus de consolidation de la mémoire commence dès lors que le souvenir se forme. Cependant, une fois que ce processus est achevé, la caféine n’est plus très utile. L’équipe a mené une seconde expérience lors de laquelle de la caféine est administrée une heure avant le test de mémoire, pour vérifier les effets éventuels de la substance sur la récupération de la mémoire et n’a obtenu aucun résultat intéressant. Le café ne permet pas de retrouver la mémoire.

Enfin, l’étude menée par Yassa révèle aussi que la dose de caféine est importante. En répétant l’expérience avec un dosage de 100 milligrammes de caféine ou 300, les résultats ne sont pas significativement différents du placebo. Moralité, pour booster la mémoire, il faut prendre exactement deux expressos, au-delà il n’y a plus de bénéfice pour l’apprentissage. Cette étude, parue dans la revue de référence, Nature Neuroscience, est aussi l’occasion de rappeler qu’à haute dose le café produit des effets indésirables : maux de tête, nervosité… ou pire. Balzac est mort d’en avoir trop siroté.

article LePoint.fr

 

Publié dans:PLANTES |on 14 janvier, 2014 |Pas de commentaires »

Pourquoi il faut manger des fibres

 

Une équipe franco-suédoise vient de découvrir le rôle exact des fibres dans le maintien de la glycémie et donc dans la prévention du diabète et de l’obésité.

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Cela fait bien longtemps qu’une alimentation riche en fibres est recommandée, car elle protège – entre autres – contre l’obésité et le diabète. Même si, jusqu’ici, on ne connaissait pas exactement les mécanismes expliquant ses effets bénéfiques. C’est désormais chose faite grâce aux travaux d’une équipe franco-suédoise* qui a montré le rôle de la flore intestinale et la capacité de l’intestin à produire du glucose (sucre) entre les repas. Ces résultats, qui viennent d’être publiés dans la revue Cell, précisent également l’implication de l’intestin et de ses micro-organismes associés dans le maintien de la glycémie (taux de sucre dans le sang).

La plupart des fruits sucrés et différents légumes – notamment les salsifis, les choux ou les fèves – sont riches en fibres dites fermentescibles. Elles ne sont pas digérées directement par l’intestin, mais elles sont fermentées par certaines bactéries intestinales (comme le propionate et le butyrate) qui les rendent assimilables par notre organisme. De nombreuses études scientifiques montrent que des animaux recevant une alimentation riche en fibres grossissent moins et sont moins enclins à développer un diabète que ceux qui n’en consomment pas.

Effets protecteurs face au diabète et à l’obésité

Pour tenter de comprendre le mécanisme en jeu, une équipe menée par Gilles Mithieux, de l’unité Nutrition et cerveau à Lyon, s’est demandé s’il était en rapport avec la capacité de l’intestin à produire du glucose. Pour mémoire, l’intestin peut synthétiser ce sucre et le libérer dans le sang entre les repas ainsi qu’au cours de la nuit. Or, ce glucose possède des vertus particulières : il est détecté par le système nerveux présent dans les parois de la veine porte (celle qui collecte le sang provenant de l’intestin), qui à son tour envoie un signal nerveux au cerveau. En réponse, le cerveau déclenche un faisceau d’effets protecteurs face au diabète et à l’obésité : la sensation de faim diminue, la dépense énergétique de repos augmente et le foie produit moins de glucose.

Afin d’établir le lien entre fibres fermentescibles et production de glucose par l’intestin, les chercheurs ont soumis des rats et des souris à des régimes enrichis en fibres fermentescibles, en propionate ou en butyrate. Ils ont alors observé que leur intestin augmentait sa production de glucose en utilisant le propionate comme précurseur. Alimentées avec un régime riche en graisse et en sucres, mais avec des fibres en plus, les souris ont moins grossi que les animaux témoins. Elles ont aussi été protégées du développement du diabète grâce à une sensibilité très augmentée à l’insuline.

Importance de l’intestin

L’équipe a répété l’expérience avec des souris génétiquement modifiées dont l’intestin ne pouvait plus produire de glucose. Aucun effet protecteur n’a alors été observé : ces animaux ont grossi et sont devenus diabétiques, comme les souris alimentées sans apport en fibres. C’est donc bien la production de glucose par l’intestin à partir du propionate et du butyrate qui est à l’origine des effets positifs sur l’organisme des fibres fermentescibles.

Outre ce mécanisme inédit, ces travaux mettent en lumière le rôle de la flore intestinale qui, en fermentant les fibres alimentaires, offre à l’intestin les précurseurs pour produire du glucose. Ils établissent par ailleurs l’importance de l’intestin dans la régulation du glucose dans l’organisme. Enfin, ils devraient permettre de proposer de nouvelles recommandations nutritionnelles afin de se prémunir contre le diabète et l’obésité. 

* Elle comprend notamment des chercheurs du CNRS, de l’Inserm et de l’Université Claude Bernard Lyon 1 (Inserm U855  » Nutrition et cerveau « ) parution lePoint.fr ce jour.

Publié dans:PLANTES |on 14 janvier, 2014 |Pas de commentaires »

Quelle herbe utiliser

 

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La menthe s’utilise dans tous les plats, qu’ils soient sucrés ou salés. En entrée, associez-la par exemple avec le concombre. En plat, elle se marie parfaitement avec les viandes comme le canard ou l’agneau. Essayez aussi les fameux petits pois à la menthe : un délice. En dessert, elle apporte de la fraicheur et du piquant à une simple salade de fraises. Sans oublier d’en ajouter quelques feuilles dans le thé, à la mode marocaine…

Le basilic aime les accords italiens : tomate, mozzarella, parmesan, poivrons, aubergines, courgettes… Son parfum se marie aussi très bien avec une viande (veau, volaille, lapin) ou un poisson. Comme la menthe, il est aussi excellent dans une salade de fruits rouges bien fraiches. Notre conseil : comme il s’oxyde très vite, ciselez-le et parsemez-en vos plats au tout dernier moment.

Le thym peut s’utiliser frais ou séché pour cuire une viande ou un poisson au four. Il parfume aussi très bien les poissons grillés, les salades de tomates… N’oubliez pas d’en ajouter une branche dans l’eau de cuisson de vos légumes.

L’estragon s’utilise par petites touches (car son goût est très prononcé !), de préférence sous forme fraiche, dans les salades (concombre ou tomate par exemple), sur les pommes de terre… Il est également incontournable dans certaines sauces comme la béarnaise. Vous pouvez aussi en ajouter quelques feuilles dans votre bouteille de vinaigre blanc pour le parfumer délicatement.

L’origan est indissociable de la cuisine italienne, et notamment des pizzas. On peut aussi en ajouter dans la sauce tomate, dans les plats à base d’aubergines, sur une volaille, dans une omelette, une salade de tomates… Parsemez-en également vos légumes grillés (courgettes, aubergines, poivrons…) : un délice !

La ciboulette est la petite sœur de la ciboule. Cette herbe croquante se parsème dans les salades, les omelettes, les fromages frais… Notre conseil : ciselez-la avec des ciseaux plutôt qu’un couteau, pour ne pas l’écraser.

L’aneth est très utilisée dans la cuisine du nord de l’Europe : on l’associe notamment avec le poisson cru ou fumé, les salades de pommes de terre ou de chou… Très parfumée, cette herbe aux petites feuilles longues et fines se marie aussi très bien avec les œufs durs, les betteraves… Elle entre aussi dans la composition de l’Aquavit, une eau-de-vie consommée dans les pays nordiques.

La coriandre est une incontournable dans la cuisine asiatique. Elle s’utilise un peu partout : dans les salades, les plats de pâtes ou de riz, les viandes et les poissons, les bouillons… Elle fait aussi des merveilles en dessert, associée à des fruits exotiques (banane, orange, ananas…).

Le persil est sûrement l’une des herbes que l’on utilise le plus au quotidien, et pas seulement pour décorer ! Il parfume aussi bien les salades que les plats chauds ou les sauces. C’est également un ingrédient incontournable des bouquets garnis ou du beurre maître d’hôtel. Notre conseil : préférez le persil plat au persil frisé, car le premier est beaucoup plus aromatique.

La sauge parfume les plats de viande, de poisson ou de pommes de terre. C’est par exemple un ingrédient incontournable dans certains plats italiens comme la piccata ou la saltimbocca. On peut aussi la faire frire, elle devient alors croustillante : un régal dans les pâtes ! Vous pouvez également en ajouter quelques feuilles dans votre bouteille de vinaigre blanc pour le parfumer.

 

les bons plans de http://nutrition.aujourdhui.com

Publié dans:PLANTES |on 10 janvier, 2014 |Pas de commentaires »

plantes contre les douleurs rhumatismales

 

Certaines plantes apportent un soulagement réel aux articulations douloureuses et à l’inflammation, voire pourraient retarder l’évolution de la maladie.

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La reine-des-prés, à l’origine de l’aspirine, est un anti-inflammatoire et un antalgique bien connu. © WITT/COEURS DE NATURE/SIPA – paru sur le LePoint.fr

Vieillissement, chocs, mouvements répétés, stress, fatigue, sédentarité et aussi malbouffe mettent nos articulations à rude épreuve. Les rhumatismes – sous forme d’inflammation ou d’usure des cartilages – touchent plus d’un Français sur trois avec un cortège de douleurs parfois très invalidantes. Dos, nuque, épaules, colonne vertébrale, genoux, hanches, pieds, mains…, toutes les articulations peuvent être affectées et les douleurs obligent parfois à des traitements anti-inflammatoires et antalgiques au long cours. Ces derniers soulagent, mais entraînent des effets secondaires, comme des gastrites, des ulcères, voire des hémorragies digestives. Avant d’y avoir recours, plusieurs plantes reconnues peuvent vous accompagner, soulager les douleurs, voire retarder l’évolution des rhumatismes. Consultez bien sûr votre médecin, car toute douleur qui dure peut aussi révéler une autre pathologie non rhumatismale.

La griffe du diable ou harpagophyton (Harpagophytum procumbens) 

Ce grand anti-inflammatoire naturel est à ce jour la plante qui a montré le plus d’efficacité dans le traitement des douleurs liées à l’arthrose. Le docteur Claudine Luu, auteur du livre Arthrite, arthrose et douleurs articulaires (éd. Dangles), explique que les Bantous d’Afrique du Sud l’utilisent pour soigner les rhumatismes, l’arthrite et aussi les troubles de la digestion. Découverte assez récemment en Europe, elle est désormais utilisée fréquemment dans les maladies rhumatismales ainsi qu’en cas d’inflammations, de douleurs musculaires, de crises de goutte et de douleurs de dos, pour son effet tant anti-inflammatoire qu’antalgique. On peut la trouver sous forme de teinture mère en pharmacie et également en tisane (son goût n’est cependant pas très agréable). Elle a peu d’effets secondaires, mais on la déconseille en cas d’ulcères de l’estomac ou du duodénum. Prudence aussi en cas de troubles cardio-vasculaires et en cas de grossesse ou d’allaitement. 

Le cassis (Ribes nigrum) 

L’usage traditionnel des feuilles de cassis contre les douleurs articulaires a été validé par quelques études qui ont montré son action anti-inflammatoire, analgésique, mais aussi diurétique (favorise l’élimination de l’eau par les reins). Plus encore que dans les feuilles, c’est dans les bourgeons de cassis que l’on trouve les concentrations plus importantes de principes actifs anti-inflammatoires. Pour profiter des bienfaits du cassis, on peut donc avoir recours à un macérât glycériné de bourgeons frais (en pharmacie) ou également prendre des tisanes de feuilles à raison de 2 à 4 cuillères à café par tasse et de 3 à 4 tasses par jour.

La reine-des-prés (Filipendula ulmaria)

Cette célèbre plante à l’origine de l’aspirine est un anti-inflammatoire et un antalgique bien connu qui soulage les douleurs des rhumatismes et de l’arthrite aiguë. Contrairement à l’aspirine, elle n’entraîne pas de risques d’ulcère de l’estomac et régule les flux acides de l’organisme suspectés de jouer un rôle dans les problèmes inflammatoires. On peut consommer la reine-des-prés fraîche dans une salade ou dans de nombreuses préparations culinaires et également en tisane à condition de ne pas la faire bouillir (elle perd alors ses vertus). Les personnes allergiques à l’aspirine doivent l’éviter ainsi que celles sous anticoagulants, car la reine-des-prés pourrait potentialiser les effets. 

Le saule blanc (Salix alba) 

Ce petit arbuste aux feuilles argentées est considéré comme l’une des plus anciennes plantes médicinales, puisque déjà Hippocrate et Galien vantaient ses vertus. Tout comme la reine-des-prés, l’écorce de saule contient des dérivés d’acide salicylique, anti-inflammatoires et analgésiques. C’est en étudiant les propriétés du saule (puis plus tard de la reine-des-prés) que l’aspirine fut découverte. L’Agence européenne du médicament reconnaît les vertus de l’arbuste comme « cliniquement établies » pour soulager « les douleurs lombaires » et comme « traditionnelles » contre les « douleurs articulaires mineures, la fièvre liée au rhume et les maux de tête ». Un traitement maximum de quatre semaines est recommandé, si les symptômes persistent ensuite, il faut consulter. Les décoctions d’écorce de saule se prennent généralement 4 ou 5 fois par jour à raison de 2 ou 3 grammes par tasse en portant à ébullition durant 5 minutes. Les contre-indications sont les mêmes que celles pour l’aspirine ou la reine-des-prés (ulcères, allergies aux anti-inflammatoires non stéroïdiens, prises d’anticoagulants…). L’écorce de saule est aussi déconseillée aux femmes enceintes, aux enfants et en cas d’asthme, de goutte ou de maladie des reins. 

Le curcuma (Curcuma longa) 

Cette vieille épice est l’ingrédient principal du curry et ses propriétés médicinales sont connues de l’Asie et de l’Inde depuis des siècles. Traditionnellement, le rhizome (tige souterraine) du curcuma est utilisé en cas de problèmes de peau ou pour toute la sphère intestinale (brûlures d’estomac, ballonnements…), mais les différentes études dont il a fait l’objet ces dernières années mettent également en avant des effets anti-inflammatoires prometteurs. Il réduirait notamment les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde ainsi que les douleurs arthritiques ou rhumatismales en général. Le moyen le plus simple pour le consommer est de l’intégrer régulièrement dans la cuisine sous forme fraîche (rhizomes en tranches ou râpés) ou en poudre, voire en tisane. Il est contre-indiqué en cas de calculs biliaires. D’autres plantes sont également connues pour soulager les douleurs rhumatismales et l’arthrose. Ainsi l’encens (oliban), une résine issue d’un arbuste indien, est utilisé depuis des siècles par la médecine ayurvédique pour soulager les douleurs articulaires et une étude clinique a souligné son efficacité dans l’ostéo-arthrite du genou. Les feuilles de bouleau sont aussi reconnues comme traitement d’appoint des rhumatismes par la Commission européenne. Enfin, l’ortie, le bambou ou la prêle des champs sont également souvent cités, entre autres pour leurs propriétés reminéralisantes.

Publié dans:PLANTES |on 8 janvier, 2014 |Pas de commentaires »

5 plantes pour prendre soin de son foie après les fêtes

 

Le Point.fr – Publié le 26/12/2013 à 06:34

Après la succession de festivités, se refaire une santé fait partie des bonnes résolutions de l’année. Voici 5 plantes pour drainer et régénérer votre foie.

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Fatigue, maux de tête ou nausées : après quelques verres d’alcool, la gueule de bois nous guette et la succession d’agapes de fin d’année laisse notre foie débordé dans son travail d’élimination. Quelques conseils permettent de prévenir les dégâts : boire doucement et jamais à jeun, éviter les mélanges, les spiritueux de couleur foncée, limiter les quantités d’alcool, l’excès de graisses et la déshydratation en buvant régulièrement de l’eau. Après les fêtes, on peut retrouver plus vite la pleine santé en prenant soin de se reposer, de marcher, en buvant beaucoup d’eau, de bouillons ou de tisanes et en se mettant à la diète avec des aliments faciles à digérer, comme une salade de cresson ou de roquette, qui sont de très bons dépuratifs. Enfin, quelques plantes sont connues pour leurs propriétés drainantes et régénérantes pour le foie, comme le chardon-Marie, l’artichaut, le radis noir…

L’artichaut

Les feuilles d’artichaut stimulent la production de bile par la vésicule biliaire et contribuent ainsi à la digestion des graisses alimentaires en facilitant leur évacuation vers l’intestin. Par ailleurs, certaines études indiquent que les feuilles d’artichaut peuvent faire baisser le taux de lipides dans le sang (dont le cholestérol), ce qui semble bienvenu après les fêtes et contribue à la protection cardio-vasculaire. On peut les utiliser en infusion à raison d’une cuillère à café par tasse et d’une à trois tasses par jour avant les repas. Des gélules ou un extrait fluide de plantes seront peut-être plus adaptés à ceux que le goût amer de la tisane rebute. En cas de calculs dans les voies biliaires ou d’allergie aux astéracées (arnica, pissenlit, tournesol…), il faut cependant l’éviter.

Le radis noir

Ce célèbre détoxifiant a toute sa place dans nos repas qui suivent les fêtes, surtout en cas de migraines hépatiques. Grâce à ses molécules soufrées, il aidera efficacement le foie à éliminer le trop-plein de déchets tout en favorisant aussi la production de la bile et son évacuation dans l’intestin. Acheter un ou deux radis noirs au marché et le consommer en salade est le moyen le plus simple de profiter de ses bienfaits. Pour mieux digérer et comme détoxifiant, on peut en faire aussi un jus à l’aide d’une centrifugeuse. Celui-ci atténuerait les effets d’une alimentation trop grasse. Enfin, une autre alternative consiste à se procurer des préparations en pharmacie utilisant les racines et les feuilles de radis sous forme d’ampoules qui permettent d’augmenter le pouvoir de détoxification des cellules du foie. Comme pour l’artichaut, en cas de calculs biliaires, il faut être prudent.

Le chardon-Marie

Ce puissant détoxifiant est sans doute un des meilleurs protecteurs et régénérants du foie et il serait d’ailleurs utilisé dans certains hôpitaux belges pour traiter les intoxications à l’amanite phalloïde. L’OMS le reconnaît comme « traitement complémentaire des hépatites aiguës et chroniques provoquées par l’abus d’alcool, certains médicaments et des substances toxiques ». Le chardon-Marie peut être pris avant et après les agapes (une semaine avant pour protéger le foie par exemple) sous forme d’infusions (il est assez amer) ou d’extrait fluide, de gélules ou de teinture mère en pharmacie. Comme pour les plantes amères, il est déconseillé en cas de crise de calculs biliaires et, bien sûr, en cas de traitement, il faut demander conseil à votre médecin. De même, il est déconseillé pour les femmes enceintes et les enfants (moins de 18 ans).

Le romarin

Les Grecs connaissaient déjà les vertus de cette plante emblématique des régions méditerranéennes. Tonique et anti-infectieux, il soulage aussi les digestions difficiles, stimule la vésicule biliaire et régénère le foie. Cette polyvalence en fait une plante idéale pour accompagner les excès et la fatigue de la fin d’année. Une à trois tasses de tisane par jour seront parfaites et agréables pour détoxifier et mieux digérer.

La fumeterre

En plus d’être diurétique, facilitant ainsi l’élimination urinaire, la fumeterre permet de soulager les douleurs digestives légères (spasmes de la vésicule et des voies biliaires notamment). C’est aussi un bon dépuratif du foie qui stimule la production de la bile et facilite son évacuation. En prime, elle améliorerait la mémoire et aurait des effets intéressants en cas d’affections dermatologiques. On la trouve sous forme de gélules, d’extraits fluides ou de sirops en pharmacie et bien sûr en infusion à raison d’une à trois tasses par jour environ une demi-heure avant les repas.

D’autres plantes peuvent soulager le foie et la vésicule biliaire comme le curcuma, le pissenlit, l’orthosiphon et le boldo et l’on peut les retrouver facilement dans des mélanges de tisanes spécifiques en pharmacie ou herboristerie. En prenant les précautions d’usage (éviter chez les femmes enceintes, les enfants et en cas de traitement) et en restant vigilant en cas de symptômes aigus ou persistants (consultez votre médecin), quelques jours de cure pendant ou après les fêtes vous permettront de commencer l’année du bon pied !

Pour aller plus loin : »200 plantes qui vous veulent du bien », de Carole Minker, pharmacienne, éd. Larousse.

Publié dans:PLANTES |on 28 décembre, 2013 |Pas de commentaires »
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