LES EXPERIENCES AU SEUIL DE LA MORT
J’ai déjà consacré, dans la même rubrique, quatre pages au sujet des expériences au seuil de la mort (NDE, EMI ). J’y mets notamment l’accent sur la critique des explications psychologiques, neurologiques, pharmacologiques, mises en avant par les tenants des explications prétendument « rationnelles », et donc matérialistes et athées. Cette cinquième partie apporte des informations nouvelles et complémentaires.
1. Le film « Au-delà »et le numéro 9 (janvier 2011) du magazine de l’INREES:
En janvier 2011 est sorti un très intéressant film du réalisateur Clint Eastwood : « Au-delà », avec, parmi les interprètes principaux, Cécile de France et Matt Damon. C’est l’histoire de « trois destins croisés » : une rescapée de la mort (lors du tsunami de décembre 2004) ayant vécu une EMI (Marie, interprétée par Cécile de France), un médium (interprété par Matt Damon), et un frère jumeau cherchant à renouer contact avec son frère décédé… Il s’agit d’un film très réaliste sur le sujet, ce qui est très rare en la matière !
On trouve, dans le numéro 9 (janvier 2011), du magazine de l’INREES, une interview de Cécile de France et de Peter Morgan (« l’homme derrière l’histoire de ‘‘Au-delà’’). Dans ce même numéro, notons :
- Un article de Virginie Gomez sur les EMI, avec le témoignage de Nicole Dron et de Joseph McMoneagle (le célèbre « visualiseur à distance »).
- « Cinq questions au cardiologue hollandais Pim Van Lommel ».
- Un texte sur les médiums, une interview du médium Henry Vignaud, et « deux questions à Julie Beischel » (qui étudie les communications entre des médiums et des défunts, et que l’on a vue, ainsi qu’Henry Vignaud, dans l’une des émissions de la série documentaire « Enquêtes extraordinaires », sur M6 en juin 2010).
- « Apprendre à utiliser son sixième sens », avec Maud Kristen.
En 1968, Nicole Dron était âgée de 26 ans. Trois semaines après la naissance de son deuxième enfant, elle a fait coup sur coup deux hémorragies, et son cœur s’est arrêté pendant 45 secondes. Et durant ce bref laps de temps elle a vécu une expérience décrite comme « profonde et inoubliable ».
« Tout d’abord, je me souviens m’être trouvée à la hauteur du profond. J’étais là avec toutes mes pensées, mes émotions, mes impressions, avec tout ce qui constitue mon être profond. J’ai pris conscience de voir de tous les côtés à la fois, mais surtout j’éprouvais un sentiment nouveau et incroyable : celui d’exister en dehors de mon corps. Je l’ai regardé et je ne l’ai pas trouvé beau. J’étais cadavérique, j’avais des tuyaux qui me sortaient du nez et de la bouche, je n’étais pas du tout à mon avantage ! J’ai entendu le chirurgien s’exclamer : ‘‘Elle me pète entre les mains !’’ Ces propos m’ont été confirmés plus tard par une infirmière.
Je ne me suis pas trop attardée dans cette salle d’opération, car j’ai pensé à mon mari et à mon beau-père qui attendaient dans la salle d’attente, et instantanément je me suis trouvée près d’eux. J’ai pris conscience de traverser les murs.
Dans cette salle d’attente, j’ai constaté qu’il n’y avait pas de siège. Mon mari me l’a confirmé plus tard. J’ai vu que mon beau-père et lui arpentaient la pièce et j’ai essayé de me manifester à eux, en vain. Ils ne me voyaient pas. Je ne comprenais pas. De ne pas pouvoir communiquer avec eux me désolait. En désespoir de cause, j’ai posé la main sur l’épaule de mon beau-père et ma main a traversé son corps !
Je me suis ensuite trouvée dans un abîme de ténèbres, de silence. J’étais seule au monde, dans un néant infini, et j’aurais tout donné pour entendre un bruit et voir quelque chose. Je ne sais pas combien de temps cela a duré. Peut-être une fraction de seconde ? J’ai pensé : ‘‘Cela y est, ma fille, tu es morte.’’ Et pourtant, je n’étais pas morte puisque j’existais. L’idée de vivre dans ce néant et ces ténèbres m’est apparue insupportable.
Quelque chose en moi a appelé à l’aide, et au loin j’ai vu une lumière. A partir de ce moment je n’étais plus seule au monde. J’ai été propulsée à une vitesse prodigieuse vers cette lumière et, au fur et à mesure que j’en approchais, elle grandissait jusqu’à occuper tout l’espace. Les ténèbres s’éclaircissaient, je sentais des présences autour de moi sans les voir distinctement. Surtout, une joie inouïe s’élevait de mon cœur, mille fois plus grande que toutes les joies que j’ai pu éprouver sur cette Terre.
Et je suis rentrée dans la lumière. Là, il n’y a plus de mots. Cette lumière était aussi un océan d’Amour pur, de celui qui s’offre sans rien demander en retour. J’étais immergée dans cet océan, totalement comprise, comblée et aimée telle que j’étais, et si loin des soucis et des agitations de cette Terre ! Je n’avais plus conscience du temps et de l’espace, mais d’être, d’avoir toujours été. J’ai compris que j’étais une partie de cette lumière, que j’étais éternelle. Dans cette plénitude et cette paix immense, j’ai compris le sens des mots : ‘‘Je suis’’. C’est comme si, tout en étant moi, je devenais tout et que je retrouvais ma nature réelle. Mon Dieu, comment partager cette expérience ? Si chacun pouvait la vivre, ne serait-ce qu’un instant, il n’y aurait plus de misère ni de violence, ni de guerre sur cette planète. Le sens de l’existence serait perçu et la beauté serait son accomplissement.
Dans cette lumière j’ai vu un jeune homme resplendissant de lumière venir vers moi. Mon cœur a bondi de joie quand j’ai reconnu mon frère, mort lorsqu’il avait sept mois et moi onze ans. J’adorais cet enfant, j’étais sa petite maman. Comment pouvais-je être certaine que cet être était mon frère ? Il y a évidemment une grande différence entre les traits physiques d’un bébé et ceux d’un adolescent. Pourtant je sais de façon absolue que c’était lui. J’ai revécu ma vie à l’envers, de mes 26 ans de l’époque jusqu’à ma naissance. Près de moi il y avait un être de lumière. Je ne peux pas décrire le rayonnement et la force d’amour qu’il dégageait. J’ai entendu sa voix qui semblait venir du fond de l’univers, puissante et douce à la fois.
Il m’a demandé : ‘‘Comment as-tu aimé et qu’as-tu fait pour les autres ? » J’ai senti tout de suite l’exigence de la question. C’était troublant car, pendant le déroulement de ce bilan, j’étais à la fois celle qui revivait chaque situation avec toutes les émotions qui l’accompagnaient, et l’autre partie de moi, celle qui n’était pas du tout affectée par les émotions, qui était toute sagesse, connaissance, amour et justice. Lorsque j’avais accompli un acte de bonté, j’étais dans le cœur de la personne à qui j’avais fait du bien et je recevais le bien que je lui avais fait. Il en était de même lorsque j’avais été désagréable envers autrui. J’éprouvais en moi-même les souffrances que j’avais infligées à cette personne.
Je me rappelle aussi avoir été en possession d’une grande connaissance. En quelques secondes j’ai vécu des millénaires.
Je ne me rappelle pas être sortie de mon corps, mais je me rappelle l’avoir réintégré en passant par ma tête et m’y être glissée comme dans une chaussette.
Toute l’expérience s’effaçait. Je ne pouvais pas la retenir.
Et pour moi, c’est cela le drame de l’existence. Finie la plénitude, finie la liberté, fini le fait de se sentir un et tout à la fois. On rentre dans son corps comme si l’on rentrait dans une boîte. On oublie que les autres sont nous et l’on se fait du mal…
Mais je sais depuis que l’amour est le secret de la vie. » (N. Dron) (1)

Nicole Dron est l’auteure de : « 45 secondes d’éternité », Kymzo éditions, 2009.
Voici le témoignage de Joseph McMoneagle que vous pouvez lire ici… http://www.mondenouveau.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=233&Itemid=48

Quand l’amour rend visite… (première partie)

À partir de juillet 1913, Augustin Lesage interrompt son travail à la mine pour se consacrer à des activités de guérisseur. Des dizaines de malades affirment avoir été guéris par lui, et parviennent à obtenir son acquittement devant le tribunal qui, en janvier 1914, le poursuit pour 
Les différentes variétés de médiums reposent sur des aptitudes spéciales, et jusqu’à présent on ne sait trop quel en est le principe. Au premier abord, et pour les personnes qui n’ont pas fait de cette science une étude suivie, il ne semble pas plus difficile à un médium d’écrire des vers que de la prose ; s’il est mécanique surtout, l’Esprit, dira-t-on, peut tout aussi bien le faire écrire dans une langue étrangère, le faire dessiner ou lui dicter de la musique. Il n’en est rien pourtant. Bien que l’on voie à chaque instant des dessins, des vers, de la musique faits par des médiums qui, dans leur état normal, ne sont ni dessinateurs, ni poètes, ni musiciens, tous ne sont pas aptes à produire ces choses. Malgré leur ignorance, il y a en eux une faculté intuitive, une flexibilité qui en fait des instruments plus dociles. C’est ce qu’a très bien exprimé Bernard Palissy quand on lui a demandé pourquoi il avait choisi, pour faire ses admirables dessins, M. Victorien Sardou, qui ne sait pas dessiner ; c’est parce que, a-t-il dit, je le trouve plus souple. Il en est de même des autres aptitudes ; et chose bizarre, nous avons vu des Esprits se refuser à dicter des vers à des médiums qui connaissaient la poésie, et en donner de charmants à des personnes qui n’en savaient pas les premières règles ; ce qui prouve une fois de plus que les Esprits ont leur libre arbitre, et que c’est en vain que nous voudrions les soumettre à nos caprices.
La faculté de produire des effets physiques forme une catégorie bien tranchée qui s’allie rarement avec les communications intelligentes, surtout avec celles d’une haute portée. On sait que les effets physiques sont dévolus aux Esprits de bas étage, comme chez nous les tours de force aux saltimbanques ; or, les Esprits frappeurs appartiennent à cette classe inférieure ; ils agissent le plus souvent pour leur propre compte, pour s’amuser ou vexer, mais quelquefois aussi par l’ordre d’Esprits élevés qui s’en servent, comme nous nous servons de manœuvres ; il serait absurde de croire que des Esprits supérieurs vinssent s’amuser à faire tourner ou frapper des tables. Ils se servent de ces moyens, disons-nous, par des intermédiaires, soit dans le but de convaincre, soit pour communiquer avec nous quand nous n’en avons pas d’autres ; mais ils les abandonnent du moment qu’ils peuvent agir par un moyen plus rapide, plus commode et plus direct, comme nous avons abandonné le télégraphe aérien, dès que nous avons eu le télégraphe électrique. Les effets physiques ne sont point à dédaigner, parce que, pour beaucoup de gens, c’est un moyen de conviction ; ils offrent d’ailleurs un précieux sujet d’étude sur les forces occultes ; mais il est remarquable que les Esprits les refusent en général à ceux qui n’en ont pas besoin, ou que tout au moins ils leur conseillent de ne pas s’en occuper d’une manière spéciale. Voilà ce qu’écrivait à ce sujet l’Esprit de saint Louis à la Société parisienne des Etudes spirites :
La médiumnité est une faculté très multiple, et qui présente une variété de nuances dans ses moyens et dans ses effets. Quiconque est apte à recevoir ou à transmettre les communications des Esprits est, par cela même, médium, quel que soit le mode employé ou le degré de développement de la faculté, depuis la simple influence occulte jusqu’à la production des phénomènes les plus insolites. Toutefois, dans l’usage ordinaire, ce mot a une acception plus restreinte et se dit généralement des personnes douées d’une puissance médiatrice assez grande, soit pour produire des effets physiques, soit pour transmettre la pensée des Esprits par l’écriture ou par la parole.
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MAGIE : 


(Bernadeta Sobirós en 









































