Archive pour la catégorie 'La MORT'

La Mort….

CANALISÉ PAR COLIN CHABOT

 Le rythme de la vie prend tout son sens parce que la mort existe.  Ce temps d’arrêt est vital si je peux faire ce jeu de mots.  La conscience n’est pas un phénomène continu mais un rythme en trois temps comme tout le reste.  Seul son rythme accéléré donne l’illusion de continuité mais c’est une suite rapide de prises de conscience dont chacune est un aller, un retour, un arrêt.  Un aller en périphérie de son soi pour percevoir le reste de l’univers, un retour vers son soi central pour se voir et se réajuster et un arrêt en soi pour s’oublier dans un équilibre parfait;  deux temps pour la prise de conscience et un temps d’inconscience.  La mort, à plus grande échelle, est ce troisième temps.  Le prolongement La Mort.... dans La MORT 350px-Gobustan_ancient_Azerbaycan_fullindéfiniment de la vie ou de la mort, tel que vous le concevez, est impossible car non inscrit dans le rythme même de toute chose.  Il doit y avoir métamorphose constante pour provoquer, stimuler la conscience.  Au moment qu’un état d’équilibre se prolonge exagérément, le manque de stimulation ramène inévitablement l’inconscience.

 La mort peut être vécue à tout moment quand il n’y a plus stimulation de la conscience. Quand on n’est plus stimulé par l’extérieur qui nous redéfinit sans cesse, on perd la notion de nous-mêmes et on s’oublie.  La mort est un oubli momentané à travers un équilibre entre le dedans et le dehors.  Mais la mort, telle que vous la concevez sur la terre à la fin d’une vie, est un oubli momentané d’une réalité physique pour mieux la redécouvrir.  C’est un arrêt sur soi avant de repartir à la découverte d’un univers plus vaste.  C’est un temps d’inconscience entre deux corps physiques, entre deux prises de conscience de l’univers matériel.  Mais grâce à vos autres corps et leurs propres rythmes de conscience, votre cheminement continue.

 Seuls des corps subtils très immatures ou fortement perturbés peuvent faire en sorte que la mort soit traumatisante.

 

Extrait du livre NAJA L’ILLUMINÉ -  PREMIER PORTRAIT  À L’ORIGINE DE TOUT CANALISÉ PAR COLIN CHABOT – retrouvez les écrits en son entier ici : http://www.music-close-to-silence.net/a_lorigine_de_tout.pdf

Publié dans:La MORT |on 15 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Dieu Mictlantecuhtli

 

Dans la mythologie aztèqueMictlantecuhtli est le dieu de la mort, Son nom signifie « seigneur du Mictlan« , le domaine de la mort, le lieu le plus bas de l’inframonde. Selon un des mythes de la création du monde, c’est là que Tezcatlipoca et Quetzalcoat l’ont enfermé en mettant en ordre les éléments. Comme principal dieu de la mort, le culte de Mictlantecuhtli était particulièrement important et impliquait des sacrifices humains et des actes de cannibalisme.

Fichier:Míxquic-Mictlantecuhtli.JPGSa représentation typique est un squelette couvert de taches jaunes et rouges représentant des restes de chair. Bien que sa tête soit un crâne, il a une langue, des dents, des gencives et des yeux. Sa gueule est toujours béante, prête à avaler les étoiles qui se couchent pendant la journée, et les hommes qui viennent à mourir. Il a également des oreilles, ornées de pendants en restes humains (des mains ou des os). Il est souvent dépeint avec un grand plumail et des sandales, signes de son rang de seigneur des enfers.

Dans le calendrier divinatoire aztèque (tonalpohualli en nahuatl), Mictlantecuhtli préside au jour «chien», à la partie nocturne du cinquième jour et à la partie diurne du sixième jour, pour laquelle il est associé à la chouette. Il préside en outre à la dixième treizaine avec Tonatiuh.

Mictlantecuhtli dans le mythe de la création des hommes

Mictlantecuhtli est un des protagonistes du mythe de la création des hommes, tel que rapporté de façon fort détaillée dans «La Leyenda de los Soles» qui fait partie du Codex Chimalpopoca. Les dieux s’étant concertés, ils décidèrent d’envoyer Quetzalcoat au Mictlan récupérer les os des humains des créations précédentes. Quetzalcoatl se présenta devant Mictlantecuhtli et lui demanda les «os précieux» pour «faire avec eux ceux qui habiteront sur la terre». Mictlantecuhtli acquiesça à condition que Quetzalcoatl se soumette à une épreuve: il devait souffler dans une conque sans trous. Quetzalcoatl fit appel à des vers qui percèrent des trous dans la conque et à des abeilles qui la firent sonner. Mictlantecuhtli dit à Quetzalcoatl de prendre les os puis se ravisa. Quetzalcoatl s’étant enfui, Mictlantecuhtli ordonna à ses serviteurs d’aller creuser un trou dans lequel Quetzalcoatl tomba. Les os se brisèrent, mais Quetzalcoatl les ramassa et les ramena à Tamoanchan, où ils furent moulus. Quetzalcoatl fit ensuite couler sur eux le sang de son sexe. Les autres dieux présents firent de même et de cette «pénitence» naquirent «les serviteurs des dieux», c’est-à-dire l’humanité actuelle.

Le même mythe est raconté de manière plus succincte dans l’ «Histoyre du Mechique» d’André Thévet. Dans cette version, Mictlantecuhtli ne donne à Quetzalcoatl qu’un «os de la largeur d’une aune» qui était «la chose à laquelle il tenait plus qu’à tout». Il le regrette aussitôt et poursuit Quetzalcoatl. Au cours de la poursuite, l’os se brise, ce qui explique selon le manuscrit que les hommes actuels soient plus petits que les géants de la première création.

Publié dans:La MORT |on 12 avril, 2012 |Pas de commentaires »

La Camarde

La Camarde dans La MORT 220px-Danzas_de_la_muerteLa Camarde est une figure allégorique de la mort représentée généralement sous les traits d’un squelette. Son nom est issu de l’adjectif camard qui signifie : qui a le nez plat. La Camarde était donc la représentation squelettique de la mort puisque le crâne ne possède pas de nez.

La Camarde est une figuration squelettique de la Mort. Son nom est dérivé de l’adjectif «camard» qui signifie : «qui a le nez plat» comme le crâne de la Mort. La Camarde représente donc symboliquement la mort. On retrouve l’expression autant dans des romans policiers que dans des écrits scientifiques. 

Par exemple, dans un article intitulé «La disparition de la camarde et l’avenir de l’homme», un médecin institue une réflexion sur l’hôpital devenu le lieu où l’on meurt. B. Duburque, auteur de cet article pense que «En repoussant les limites de la mort et en la cantonnant à l’hôpital, on risque de dénaturer la vie et de perdre de vue ce qui fait le sens de l’existence de l’homme.» (Études, Paris, 1982, vol. 357, no2-3, pp. 183-192) http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=12414108

Nous rencontrons également la Camarde dans le théâtre et la poésie ainsi que dans la chanson.

Voir la vidéo de George BRASSENS

Image de prévisualisation YouTube

 

Publié dans:La MORT |on 12 avril, 2012 |Pas de commentaires »

La Mort au Japon

La Mort au Japon dans La MORT 170px-Death_and_the_Gravedigger_-_C._SchwabeDans le Kojiki, on raconte qu’après avoir donné naissance au dieu du feu Hinokagutsuhi, la déesse Izanami mourut, blessée par ce feu, et entra dans le royaume de la nuit perpétuelle, Yaminokuni. Par la suite, Izanagi, son époux, la trouva dans le pays de Yomi alors qu’il tentait de la ramener chez les vivants. Hélas, Yomi est situé dans le monde souterrain, et Izanagi retrouva son épouse ravagée par la décomposition. Lors d’une dispute avec lui, Izanami proclama que prendre 1000 vies chaque jour était la preuve de sa position de déesse des morts. Dans la culture populaire, la mort est également représentée sous les traits d’Enma (Yama), Enma Ō ou Enma Daiō (Enma-Roi ou Enma-Grand Roi, traductions de Yama Raja). Le Yama hindouiste a également inspiré le Yanluo chinois et le Enma japonais. Enma règne sur le monde souterrain, pareil à l’Hadès grec, et décide si les morts vont au paradis ou en enfer. Les parents japonais menaçaient ainsi leurs enfants : s’ils mentaient, Enma leur couperait la langue dans l’au-delà.

Il existe d’autres dieux de la mort, les shinigamis, qui ressemblent à la vision occidentale de la mort sous la forme de faucheuse. Les représentations des shinigamis (le terme est souvent au pluriel en français) sont courantes dans l’art et la fiction du Japon moderne, et totalement absentes dans la mythologie japonaise traditionnelle.

Au Japon, la mort est considérée comme le début d’une nouvelle vie. Toutes les cérémonies qui l’entourent sont basées sur cette croyance.

Les cérémonies de deuil sont généralement célébrées selon le rite bouddhiste bien que l’on trouve aussi des funérailles shintoistes ou chrétiennes.

Une des particularités du Japon est que l’incinération y est obligatoire, ceci s’explique en grande partie par le manque de place sur l’île.

Fichier:The Last of the Spirits-John Leech, 1843.jpg

Les funérailles

Dans la société japonaise les funérailles sont très importantes et contrairement aux pays occidentaux l’aspect traditionel est conservé.

Les funérailles sont organisées en fonction du calendrier chinois. 
La cérémonie se déroule en plusieurs étapes:

1.La veillée funèbre
2.La crémation
3.L’enterrement

La veillée funèbre (otsûya)

Elle se déroule en général le lendemain du décès au domicile familial ou dans un temple.

La veillée est l’occasion pour beaucoup de voir le défunt une dernière fois et de lui rendre hommage. 
Durant la veillée un moine bouddhiste est parfois présent et récite des mentras.

Chaque personne qui visite le défunt remet à la famille une enveloppe contenant une certaine somme d’argent (okôden) pour l’aider à faire face aux dépenses faramineuses qu’engendrent les funérailles. Ensuite la personne passe dans la pièce où se trouve le défunt et lui offre de l’encens et parfois des fleurs.

Après avoir assisté à la veillée funèbre chaque personne s’asperge de sel purificateur avant de rentrer chez soi afin de se débarrasser du malheur.

La crémation

320px-Danzas_de_la_muerte dans La MORTLes proches du défunt (même les enfants) sont invités à assister à l’incinération au crématorium.

Avant la crémation, les proches peuvent voir le défunt une dernière fois et déposent souvent des objets personnels du mort dans le cerceuil.

Une fois la crémation terminée, les cendres et fragments d’os sont placés dans une urne avec des baguettes par les proches du défunt. 
L’urne est placée dans un autel et est conservée 49 jours dans la maison familiale. Un prêtre bouddhiste prie les 3e, 7e, 21e et 49e jour pour guider l’esprit du mort.

Publié dans:La MORT |on 6 avril, 2012 |Pas de commentaires »

La Mort dans la mythologie hindoue

Dans les écrits hindous connus sous le nom de Vedas, le maître des morts est appelé Yama ou Yamaraj (littéralement le seigneur de la mort). Yamaraj monte un bœuf noir et possède un lasso torsadé avec lequel il attrape les âmes pour les emmener dans sa demeure, Yamalok. Ce sont ses suivants, les Yamaduts, qui portent les âmes jusqu’à Yamalok. Ici, les bonnes et les mauvaises actions sont comptabilisées par Chitragupta, qui autorise alors Yama à décider où iront les âmes dans leur prochaine vie, suivant la théorie de la réincarnation. On croit que les âmes peuvent renaître sur Terre aussi bien dans un univers paradisiaque qu’infernal, en fonction des actions de la vie passée. Celles qui peuvent se prévaloir d’un bon karma et d’un bon bakhti dans leurs vies atteignent leMoksha, la libération du cycle des morts et des renaissances, ainsi que des souffrances induites par la vie emprisonnée dans le corps. Yama est également mentionné dans le Mahabharata comme un grand philosophe et comme un dévot de Krishna.

Image illustrative de l'article Yama

De façon intéressante, Yama est aussi connu comme Dharmaraj ou roi du Dharma ou de la justice. Le raisonnement est que justice soit faite équitablement pour tous – s’ils sont vivants ou morts, basé sur leur karma ou leur destin. C’est davantage consolidé par le fait que Yudhishthira, l’aîné des Pândava est considéré comme la personnification de la justice, à Mahabharata où il était né en raison des prières de Kunti à Yamaraj.

Yama est le dieu de l’empire des morts, messager ou dieu de la mort et juge des hommes. Son autre nom Dharmaraja rappelle qu’il est le Roi de la Loi Cosmique, le juge souverain qui évalue les âmes des défunts et accorde la juste rétribution consécutive au karma accumulé.

Dans la mythologie hindoue, Yama est le nom du premier mortel qui devint le Roi de la Mort. Il aurait été fils de Vivashvat et de Saranyu. Yama épousa les dix filles de Daksha, ainsi que Dhumorna (une des formes de Shrî Devî), Hemamala, Sushila et Vijaya.

Yama est le roi des ancêtres Pitrirâja, le roi des fantômes et, contrôlant tous les humains, le Juge Suprême. Il réside dans le quartier sud de l’Univers, c’est donc l’un des huit Dikpala. On le représente habillé de rouge, sous l’apparence d’un homme difforme de couleur verte, tenant un lacet (pasha), un bâton (danda) ou une massue, une hache et un poignard. Il porte parfois une couronne et une fleur se voit sur le haut de sa tête. De son lacet, il attrape ses victimes. Parfois, on le représente avec quatre bras, d’autres fois avec deux. Sa monture est une buffle noir.

Sa sœur jumelle Yamî est son épouse et sa Shakti; elle devint la rivière Yamunâ, après sa mort.

Yama porte aussi d’autres noms :

 Mrityu dont les terribles assistants sont le Temps (Kâla) et les divers démons des maladies 
 Kâla, le Temps 
 Antaka 
 Samana 
 Dharmarâja, le Juge des Morts.

Dans l’hindouisme, Yamântaka est une forme de Shiva vainqueur de Yama.

 

Publié dans:La MORT |on 6 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Communication spontanée 4

MAURICE GONTRAN.

(communication spontanée)

Communication spontanée 4 dans CHANNELING communicationC’était un fils unique, mort à dix-huit ans d’une affection de poitrine. Intelligence rare, raison précoce, grand amour de l’étude, caractère doux, aimant et sympathique, il possédait toutes les qualités qui donnent les plus légitimes espérances d’un brillant avenir. Ses études avaient été terminées de bonne heure avec le plus grand succès, et il travaillait pour l’Ecole polytechnique. Sa mort fut pour ses parents la cause d’une de ces douleurs qui laissent des traces profondes, et d’autant plus pénibles qu’ayant toujours été d’une santé délicate, ils attribuaient sa fin prématurée au travail auquel ils l’avaient poussé, et se la reprochaient. «A quoi, disaient-ils, lui sert maintenant tout ce qu’il a appris ? Mieux eût valu qu’il fût resté ignorant, car il n’avait pas besoin de cela pour vivre, et sans doute il serait encore parmi nous ; il aurait fait la consolation de nos vieux jours.» S’ils eussent connu le Spiritisme, ils auraient sans doute raisonné autrement. Plus tard, ils y trouvèrent la véritable consolation. La communication suivante fut donnée par leur fils à un de leurs amis, quelques mois après sa mort :

 D. Mon cher Maurice, le tendre attachement que vous aviez pour vos parents fait que je ne doute pas de votre désir de relever leur courage, si cela est en votre pouvoir. Le chagrin, je dirai le désespoir où votre mort les a plongés, altère visiblement leur santé et leur fait prendre la vie en dégoût. Quelques bonnes paroles de vous pourront sans doute les faire renaître à l’espérance.

 R. Mon vieil ami, j’attendais avec impatience l’occasion que vous m’offrez de me communiquer. La douleur de mes parents m’afflige, mais elle se calmera quand ils auront la certitude que je ne suis pas perdu pour eux ; c’est à les convaincre de cette vérité qu’il faut vous attacher, et vous y arriverez certainement. Il fallait cet événement pour les amener à une croyance qui fera leur bonheur, car elle les empêchera de murmurer contre les décrets de la Providence. Mon père, vous le savez, était très sceptique à l’endroit de la vie future ; Dieu a permis qu’il eût cette affliction pour le tirer de son erreur.

 Nous nous retrouverons ici, dans ce monde où l’on ne connaît plus les chagrins de la vie, et où je les ai précédés ; mais dites-leur bien que la satisfaction de m’y revoir leur serait refusée comme punition de leur manque de confiance en la bonté de Dieu. Il me serait même interdit, d’ici là, de me communiquer à eux pendant qu’ils sont encore sur la terre. Le désespoir est une révolte contre la volonté du Tout-Puissant, et qui est toujours punie par la prolongation de la cause qui a amené ce désespoir, jusqu’à ce qu’on se soit enfin soumis. Le désespoir est un véritable suicide, car il mine les forces du corps, et celui qui abrège ses jours avec la pensée d’échapper plus tôt aux étreintes de la douleur, se prépare les plus cruelles déceptions ; c’est, au contraire, à entretenir les forces du corps qu’il faut travailler pour supporter plus facilement le poids des épreuves.

 Mes bons parents, c’est à vous que je m’adresse. Depuis que j’ai quitté ma dépouille mortelle, je n’ai pas cessé d’être auprès de vous, et j’y suis plus souvent que lorsque je vivais sur la terre. Consolez-vous donc, car je ne suis pas mort ; je suis plus vivant que vous ; mon corps seul est mort, mais mon Esprit vit toujours. Il est libre, heureux, à l’abri désormais des maladies, des infirmités et de la douleur. Au lieu de vous affliger, réjouissez-vous de me savoir dans un milieu exempt de soucis et d’alarmes, où le coeur est enivré d’une joie pure et sans mélange,

communication_agency1 dans ESPRITS Oh ! mes amis, ne plaignez pas ceux qui meurent prématurément ; c’est une grâce que Dieu leur accorde de leur épargner les tribulations de la vie. Mon existence ne devait pas se prolonger plus longtemps cette fois sur la terre ; j’y avais acquis ce que j’y devais acquérir pour me préparer à remplir plus tard une mission plus importante. Si j’y avais vécu de longues années, savez-vous à quels dangers, à quelles séductions j’aurais été exposé ? Savez-vous que, si, n’étant pas encore assez fort pour résister, j’avais succombé, ce pouvait être pour moi un retard de plusieurs siècles ? Pourquoi donc regretter ce qui m’est avantageux ? Une douleur inconsolable, dans ce cas, accuserait un manque de foi et ne pourrait être légitimée que par la croyance au néant. Oh ! oui, ils sont à plaindre, ceux qui ont cette croyance désespérante, car pour eux il n’est point de consolation possible ; les êtres qui leur sont chers sont perdus sans retour ; la tombe a emporté leur dernière espérance !

  D. Votre mort a-t-elle été douloureuse ?

R. Non, mon ami, je n’ai souffert qu’avant de mourir de la maladie qui m’a emporté, mais cette souffrance diminuait à mesure que le dernier moment approchait ; puis, un jour, je me suis endormi sans songer à la mort. J’ai rêvé ; oh ! un rêve délicieux ! Je rêvais que j’étais guéri ; je ne souffrais plus, je respirais à pleins poumons et avec volupté un air embaumé et fortifiant ; j’étais transporté à travers l’espace par une force inconnue ; une lumière éclatante resplendissait autour de moi, mais sans fatiguer ma vue. Je vis mon grand-père ; il n’avait plus la figure décharnée, mais un air de fraîcheur et de jeunesse ; il me tendit les bras et me serra avec effusion sur son coeur. Une foule d’autres personnes, au visage souriant, l’accompagnaient ; toutes m’accueillaient avec bonté et bienveillance ; il me semblait les reconnaître, j’étais heureux de les revoir, et tous ensemble nous échangions des paroles et des témoignages d’amitié. Eh bien ! ce que je croyais être un rêve était la réalité ; je ne devais plus me réveiller sur la terre : je m’étais réveillé dans le monde des Esprits.

 D. Votre maladie n’aurait-elle pas été causée par votre trop grande assiduité à l’étude ?

 R. Oh ! non, soyez-en bien persuadés. Le temps que je devais vivre sur la terre était marqué, et rien ne pouvait m’y retenir plus longtemps. Mon Esprit, dans ses moments de dégagement, le savait bien, et il était heureux en songeant à sa prochaine délivrance. Mais le temps que j’y ai passé n’a pas été sans profit, et je me félicite aujourd’hui de ne l’avoir pas perdu. Les études sérieuses que j’ai faites ont fortifié mon âme et ont augmenté mes connaissances ; c’est autant d’appris, et si je n’ai pu les appliquer dans mon court séjour parmi vous, je les appliquerai plus tard avec plus de fruit.

 Adieu, cher ami, je vais auprès de mes parents, les disposer à recevoir cette communication.

MAURICE.

 Extrait de LE CIEL ET L’ENFER SELON LE SPIRITISME par Allan Kardec

Lire le livre en son entier ici 

 

Publié dans:CHANNELING, ESPRITS, La MORT |on 31 mars, 2012 |Pas de commentaires »

Barques des Morts


Un vaisseau fantôme est un navire maudit qui, selon la légende, est condamné à errer sur les océans, conduit par un équipage de squelettes et de fantômes. Le plus célèbre des vaisseaux fantômes est le Hollandais volant, jadis appelé quelquefois Le voltigeur hollandais, également connu sous les noms anglaisThe Flying Dutchman ou allemand Der Fliegende Hollander, ce dernier étant le titre original du premier des dix opéras majeurs de Richard Wagner.

Barques des Morts dans La MORT 310px-Flying-DutchmanIl en existe d’autres, tels le Vaisseau fantôme de la baie des Chaleurs au Canada ou le Caleuche, vaisseau fantôme appartenant au folklore de l’archipel des îles Chiloé au Chili ou encore le Princess Augusta près de l’île américaine de Block Island, près de New York aux États-Unis.

On connait aussi de nombreuses traditions, notamment celtiques, concernant des barques peuplées de défunts.

La baie des Chaleurs est un bras du golfe du Saint-Laurent au Canada. Au xviiie siècle, lorsqu’un navire voulait entrer dans la baie, pour venir commercer avec un des nombreux villages indiens, il hissait un drapeau pour demander la venue d’un pilote pour le guider. Il s’agissait généralement de pirates, dont un des plus célèbres était le capitaine Craig. Cette assistance était indispensable autant pour entrer que pour ressortir de la baie.

Un jour où le capitaine Craig avait demandé l’assistance d’un pilote pour guider sa sortie, celui-ci, une fois à bord entendit des cris. Sous la menace d’être balancé à la mer par le pilote doté d’une carrure impressionnante, le pirate accepta de jeter l’ancre. Le pilote découvrit alors deux jeunes indiennes qui avaient été enlevées et qu’il s’empressa de libérer et ramener à terre. Une fois hors de danger, elles conjurèrent leur sauveteur de ne pas retourner sur le navire parce qu’elles pressentaient une catastrophe. Peu crédule, le pilote retourna à bord, mais une vague projeta effectivement le bateau sur les rochers. L’équipage fut tué sur le coup, Craig et son premier lieutenant se noyèrent, seul le pilote en réchappa. Le soir même, par un temps calme mais orageux, des témoins virent glisser sur la baie une boule de feu qui prit la forme du navire de Craig. Le même phénomène se fût reproduit à plusieurs reprises, mais toujours par un temps identique

Le Caleuche Caleuche est un vaisseau fantôme appartenant au folklore de l’archipel des îles Chiloé au Chili. Son apparence la plus fréquente est celle d’un grand bateau blanc illuminé d’où proviennent les échos d’une musique de fête et qui peut disparaître rapidement sous les eaux. Selon la légende, il s’agirait de la dernière demeure des personnes noyées en mer. Une de ses caractéristiques est de changer continuellement d’aspect, ce qui lui a valu son nom,Caleuche venant de Kaleuntun en Mapudungun, qui signifie se transformer, changer de peau. Il est parfois considéré comme un repaire pour les sorciers et les démons locaux. Sa rencontre en mer est interprétée comme un très mauvais présage.

Il n’existe aucun accord sur l’origine de cette légende. Il pourrait s’agir d’une adaptation locale des croyances européennes concernant les barques des morts, les vaisseaux fantômes et le célèbre Hollandais volant. Toutefois, il pourrait tout aussi s’agir d’élucubrations à partir de faits réels tels que la disparition du navire hollandais « Calanche », de l’occupation temporaire de l’île par le corsaire hollandais Baltazar de Cordes ou d’une pure invention destinée à masquer des opérations de contrebande.

220px-Mary_Celeste_as_Amazon_in_1861 dans POLTERGEISTS et LEGENDESLe Mary Celeste (1872)

Le Mary Celeste, souvent appelé à tort La Marie-Céleste, est incontestablement le plus célèbre des vaisseaux fantômes réels. C’était un brick de 198 tonneaux construit en 1860 en Nouvelle-Écosse au Canada. Il avait appareillé, chargé d’une cargaison de 1 701 fûts d’alcool dénaturé, avec à son bord le capitaine Benjamin Briggs, sa femme, sa fille Sophia âgée de 2 ans et sept hommes d’équipage. Il fut découvert abandonné, le 5 décembre 1872, entre le Portugal et les Açores par le Dei Gratia, commandé par le capitaine Morehouse. Les dernières indications notées sur le livre de bord du navire remontaient au 24 novembre et une ardoise indiquait qu’il avait atteint l’île de Santa Maria aux Açores le 25. Le navire était intact, voiles partiellement carguées, mais avec une certaine quantité d’eau dans la coque. La barre n’était pas amarrée, il manquait à bord le canot, un hunier, les instruments de navigation, des vivres et une certaine quantité d’eau. Tout laisse à penser que le bateau avait été abandonné dans la panique pour une raison inconnue. L’équipage, embarqué dans le canot, avait ensuite probablement disparu en mer.

En 1884, Arthur Conan Doyle fit de cette découverte un récit romancé, en y ajoutant de nombreux détails imaginaires. Ces derniers furent repris comme des éléments réels dans des relations ultérieures et contribuèrent à alimenter les hypothèses les plus diverses.

Le J. C. Cousins (1883)

La goélette J. C. Cousins était un luxueux yacht de 49 tonnes, long de 20 mètres, construit à San-Francisco en 1863. Après divers emplois, le navire avait été acheté pour être utilisé comme bateau-pilote à Astoria (Oregon), à l’embouchure de la Columbia. Le soir du 6 octobre 1883, la goélette avait appareillé vers l’est d’Astoria pour aller prendre son poste en mer, afin de pouvoir guider les navires devant éviter les bancs de sable à l’embouchure du fleuve. Son équipage de quatre marins fraîchement recrutés, sans fauteur de troubles connu, était sous le commandement du capitaine Joshua Zeiber. Une fois parvenu au milieu de la rivière, le capitaine avait noté dans le livre de bord, outre sa position et l’heure, que « tout allait bien à bord ».

220px-Bluffs-_Block_Island%2C_RILe lendemain matin, 7 octobre 1883, il faisait un temps clair et un vent léger. Très tôt le navire avait été observé virant à trois miles au large, en direction deClatstop Spit, près d’Ilwaco, dans l’État de Washington. Brusquement, vers 13 heures, suite à un changement de vent, le navire a brusquement pivoté sur lui-même et s’est dirigé, toutes voiles dehors, droit sur la côte, pour finalement s’échouer brutalement sur un banc de sable. Les témoins se sont immédiatement précipité à son secours et ont découvert, une fois montés à bord, une situation incompréhensible : le navire avait été manifestement abandonné avec précipitation. Il y restait un repas intact servi sur la table du carré et, dans la cuisine, des pommes de terres cuisaient dans un casserole, sur une cuisinière encore chaude. Dans le poste d’équipage, tous les effets des marins étaient proprement pendus. Il n’y avait pas la moindre trace de lutte ou de désordre. Dans la cabine du capitaine un révolver Colt était rangé avec ses six balles de calibre .45 dans le barillet. Le canot du bord était arrimé à son poste et, sur le pont près du grand mât, une caisse contenant une pile de bouées de sauvetage en liège était intacte. Aucun corps n’a été repêché et, à terre ou en mer, il n’y avait la moindre trace de l’équipage. Une commission d’enquête a exploré en vain toutes les hypothèses possibles mais le mystère n’a jamais été éclairci. Le navire a finalement été remorqué, puis vendu aux enchères…

La Mort en Hindouisme


L’hindou croit en une vie après la mort — le corps n’étant qu’une enveloppe matérielle temporaire. Lorsque survient le moment de quitter la vie, il est dit que toutes les facultés d’action et de sensations se replient dans le mental (manas), puis le mental se replie dans le souffle (prana) puis le souffle dans l’âme individuelle ou Jivatman et enfin cette dernière retourne au Brahman et atteint la libération ou moksha

La Mort en Hindouisme dans La MORT 220px-Baba_in_KathmanduCependant, si son karma a accumulé le fruit de trop d’actes négatifs (les mauvaises actions), l’âtman s’incarne dans un nouveau corps sur une planète comme la terre (ou inférieure qui compose l’enfer), afin d’y subir le poids de ses mauvaises actions. Si son karma est positif, il ira vivre comme un dieu ou deva, sur l’une des planètes célestes (supérieures à la terre, ou paradis). Une fois épuisé son karma, l’âme retournera sur terre dans un autre corps au sein d’une caste.
Ce cycle est appelé samsâra. Pour briser ce cycle perpétuel, l’hindou doit vivre de manière à ce que son karma ne soit ni négatif, ni positif, selon ce verset de la Bhagavad-Gîtâ (II.11) : « Tu t’apitoies là ou la pitié n’a que faire, et tu prétends parler raison. Mais les sages ne s’apitoient ni sur qui meurt, ni sur qui vit. »  Au moment de la mort l’esprit est séparé du corps. Le non-initié sera alors pris d’une irrésistible envie d’en retrouver un, ce qu’il fera. Par contre, l’initié saura trouver la porte de la libération.

Dans la religion hindoue, mourir c’est se libérer de l’état où nous sommes actuellement pour passer à un état meilleur. Pour cette raison, le sens de la mort est si peu dramatique pour les Hindous, qu’ils souhaitent finir leurs jours au bord du Gange, et veulent après être incinérés, que leurs cendres se mêlent à l’eau du fleuve sacré.

Loin de constituer un tabou, la vie et la mort s’entremêlent étroitement tout au long de l’existence. 

Sans destruction, il ne saurait y avoir de création.

La mort est donc omniprésente dans le quotidien de tous les Hindous. 

La façon dont les hindous voient le monde m’a, depuis longtemps, impressionnée. J’ai appris beaucoup de choses en discutant avec quelques-uns d’entre eux à mon travail. J’ai été touché par leur sincérité, leur simplicité et leur joie de vivre. Ils arrivent à trouver, pour chaque chose, une place dans notre monde, alors que la plupart de ces choses sont discriminées, voire rejetées par la plupart d’entre nous.

400px-A_Hindoo_Widow_Burning_Herself_with_the_Corpse_of_her_Husband dans La MORT
Eux, gardent tout. En effet, que serait la beauté sans la laideur ? Que serait le bonheur sans le malheur ? Le Bien sans le Mal ? Alors que la plupart des autres religions opposent le Mal au Bien en les symbolisant par des entités indépendantes, fixes, aux caractères constants et contradictoires comme, par exemple Satan et Dieu, l’hindouisme, lui, attribue le Mal à l’ignorance humaine et donc à une conséquence possible du libre arbitre que chaque individu détient. 

Ils trouvent aussi une place très importante dans leurs croyances à la nature qui les entoure. Ils en sont donc très respectueux : « La nature, malheureusement trop polluée par notre civilisation, est, en Inde, un immense temple et chaque individu vit dans un état de spiritualité qu’aucun autre pays n’a jamais réussi à atteindre. Un arbre, la mer, les montagnes, la rue ou encore une caverne peut servir de lieu de prière et de méditation. »

Publié dans:La MORT |on 25 mars, 2012 |Pas de commentaires »

Invitation FORUM de discussion

 BONJOUR A TOUS ET TOUTES !

Invitation FORUM de discussion dans 2007 - PREDICTIONS 150157_979163764_coeur-rouge_H224046_L

Pour ceux qui apprécient ce blog et les autres, vous pouvez nous rejoindre sur Le forum que je viens de créer, c’est un nouvel espace de discussion supplémentaire et complémentaire….

Voici son adresse : http://devantsoi.forumgratuit.org/        

       Venez nombreux ! Je serai heureuse de vous y accueillir !

Vous pourrez toujours reprendre des éléments contenus sur ce blog afin de pouvoir en discuter ensemble sur le forum !

Je vous dis donc à TRES BIENTOT !

877c29ca dans 2008 - PREDICTIONS

Déesse de La Mort

Déesse Izanami 

Dans la mythologie japonaise, Izanami (qui signifie « celle qui invite ») est à la fois la déesse de la création et de la mort et la première femme du dieu Izanagi.

Déesse de La Mort dans La MORT 170px-Kobayashi_Izanami_and_izanagiIzanami, Déesse de la mort

Izanagi se lamentait sur la mort d’Izanami et il entreprit un voyage à Yomi (la sombre terre de la mort). Il chercha Izanami et la trouva rapidement. Izanagi ne pouvait pas la voir car les ombres la cachaient bien. Néanmoins, il lui demanda de revenir avec lui. Izanami l’informa qu’il était trop tard. Elle avait déjà mangé la nourriture de Yomi et appartenait maintenant à la terre de la mort. Elle ne pouvait pas revenir à la vie.

Izanagi fut scandalisé et refusa d’accéder à son souhait d’être laissée dans les bras de la sombre Yomi. Pendant que Izanami dormait, il prit le peigne qui retenait sa chevelure et l’alluma comme une torche. Sous la soudaine lumière, il vit l’horrible forme prise par sa belle et gracieuse Izanami. Son corps n’était plus que chair avariée où couraient des asticots et autres créatures répugnantes.

Poussant un cri, Izanagi ne put contenir sa peur et s’enfuit, ne songeant qu’à revenir dans le monde des vivants en abandonnant sa femme morte. Izanami se réveilla en hurlant, indignée, et se mit à le poursuivre. Sur son ordre, des sauvages shikome ( des femmes répugnantes) le prirent en chasse pour le ramener.

Izanagi sortit précipitamment et poussa rapidement un rocher à l’entrée de la caverne qui était l’entrée de Yomi. Izanami poussa des cris perçants derrière cette barrière infranchissable et lui dit que s’il la laissait, elle détruirait mille êtres vivants par jour. Il répondit furieux qu’il donnerait la vie à mille cinq cents.

L’histoire a des points communs et des différences avec le mythe grec d’Orphée et d’Eurydice et le mythe maya d’ItzamnaIx Chel et le mythe sumérien d’Inanna.

La légendes : dans son dernier souffle elle engendra Mizuhame-no-Mikoto.
Au total, Izanami, avant de mourir, engendra avec Izanagi 14 îles, et 35 kami. (Onogoro, Awa et Hiruko ne sont pas reconnus parmi leurs enfants).

Elle alla au Yomi-no-kuni, le monde des morts. Izanagi l’a suivie, mais comme elle avait déjà mangé de la nourriture cuite au feu du monde des morts et elle ne pouvait plus en partir. Le Yomi-no-Kuni était plongé dans l’obscurité et Izanagi alluma une dent de son peigne pour voir et il découvrit le corps d’Izanami rongé par la pourriture et les vers. Izanami en fut courroucée et entra dans une violente colère. Izanagi s’enfuit poursuivi par des démons dont il retarda la course en jetant divers objets magiques.

Alors Izanami jura qu’elle tuerait 1000 sujets d’Izanagi chaque jour. Et Izanagi répondit qu’il en créerait 1500 nouveaux êtres dans le même temps, créant ainsi le cycle de la vie et de la mort. Izanagi arriva finalement aux limites du pays de morts, (yomotsu hirasaka) et ferma l’entrée par un rocher que 1000 hommes n’auraient pu bouger qu’avec peine.

Publié dans:La MORT |on 17 mars, 2012 |1 Commentaire »

La mort dans le Bouddhisme


La mort n’est qu’un passage d’une vie à l’autre dans le bouddhisme qui ne reconnait ni les concepts de dieu, ni d’âme. Anatta : «Il y a deux idées, psychologiquement enracinées dans l’individu : protection de soi et conservation de soi. Pour la protection de soi, l’homme a créé Dieu duquel il dépend pour sa propre protection, sauvegarde et sécurité, de même qu’un enfant dépend de ses parents. Pour la conservation de soi, l’homme a conçu l’idée d’une âme immortelle ou Ātman qui vivra éternellement. Dans son ignorance, sa faiblesse, sa crainte et son désir, l’homme a besoin de ces deux choses pour se rassurer et se consoler; c’est pourquoi il s’y cramponne avec fanatisme et acharnement.»

La mort dans le Bouddhisme dans La MORTLe Bardo Thödol (Livre des morts tibétain) décrit les différentes étapes de ce passage d’une vie à une autre vie et constitue une sorte de guide fournissant divers conseils (abandon de l’ego, etc.) pour réussir cette transition.

Pour un être éveillé, la mort n’est pas un passage d’une vie à une autre : c’est la fin du conditionnement, donc la fin de toute existence possible (parinirvâna).

Selon l’enseignement de Bouddha nous distinguons deux sortes de morts :

 la mort de chaque moment et de chaque instant ; la mort au sens conventionnel.

Nous avons un corps « mortel » qui est constitué de 32 parties périssables. Nous nous y attachons fortement, et nous faisons beaucoup d’efforts pour protéger et pour maintenir ce corps. Pourtant, hélas, nous ne pouvons pas affirmer que ce corps est une entité permanente. En effet ce corps n’est pas du tout le même à l’âge de seize ans et trente ans plus tard. Conventionnellement on dit « moi, toi, vous » ou bien « ces enfants sont à moi, ces richesses sont à moi ». Or tout cela n’est qu’une illusion.

Un exemple pour comprendre la nature de cette illusion : dans le langage parlé on dit « le Soleil se lève, le Soleil se couche ». En vérité le Soleil ne se lève et ne se couche jamais, c’est la Terre qui tourne. Néanmoins ce que nous disons au quotidien n’est pas un mensonge, c’est une vérité conventionnelle. Cependant il existe des vérités ultimes.

Pour la perception conventionnelle il y a « moi », « toi » et les objets autour de nous auxquels nous attribuons une valeur. Pour le physicien ce sont simplement des unités atomiques. Exactement de la même manière nous nous attachons à ce corps dans notre ignorance. Si nous faisions connaissance de la vraie nature de ce corps, nous ne nous y attacherions plus.

 dans La MORTNous manquons de satisfaction. Quelqu’un qui gagne beaucoup d’argent, devrait être satisfait de ce qu’il a. Par contre les gens veulent toujours gagner encore plus : même un milliardaire veut devenir plus riche. Mais il ne pense pas à quel moment il doit quitter cette terre. Ce moment est inévitable, peut-être ça nous arrive dans quelques instants. Nous ne pouvons pas le prévoir. Quand même nous nous attachons sans arrêt aux choses qui sont autour de nous. Pourquoi cet attachement ? C’est à cause de l’ignorance. Il n’y a rien à prendre dans ce corps pour l’appeler « soi » ou « moi ».

Bouddha nous a parlé dans son premier sermon à Bénarès de cinq agrégats de l’attachement. S’il y a quelque chose que nous pouvons appeler « entités » ce sont ces cinq agrégats d’attachements. Leur énergie est en mouvement continuel après la mort. C’est cette continuité que nous appelons samsæra. Il est comme une chaîne –nous ne pouvons pas dire où est l’origine et où est la fin. Aussi la mort n’est-elle pas une chose importante pour un vrai bouddhiste. Après la mort selon l’enseignement bouddhiste nous allons renaître dans d’autres liens – c’est notre kamma.

Publié dans:La MORT |on 17 mars, 2012 |Pas de commentaires »

La Mort dans l’Athéisme


Pour les athées la mort ne recèle aucun mystère métaphysique : elle n’est pas plus difficile à appréhender que ne l’est le sommeil profond, et il n’existe pas plus de vie après la mort qu’avant la naissance.

On peut par exemple citer le philosophe grec Épicure :

« Le plus effrayant des maux, la mort, ne nous est rien, disais-je : quand nous sommes, la mort n’est pas là, et quand la mort est là, c’est nous qui ne sommes pas »

La Mort dans l'Athéisme dans La MORT 160px-Atheism.svgCitons encore Wittgenstein, dans le même esprit, mais deux millénaires plus tard :

« La mort n’est pas un événement de la vie. On ne vit pas la mort. Si l’on entend par éternité non la durée infinie mais l’intemporalité, alors il a la vie éternelle celui qui vit dans le présent. Notre vie n’a pas de fin, comme notre champ de vision est sans frontière. »

Il y a une citation de Richard Dawkins qui me semble bien rendre compte de la situation :

«La quantité totale de souffrance qui est vécue chaque année dans le monde naturel défie toute observation placide : pendant la seule minute où j’écris cette phrase, des milliers d’animaux sont mangés vivants ; d’autres, gémissant de peur, fuient pour sauver leur vie ; d’autres sont lentement dévorés de l’intérieur par des parasites ; d’autres encore, de toutes espèces, par milliers, meurent de faim, de soif ou de quelque maladie. Et il doit en être ainsi. Si jamais une période d’abondance survenait, les populations augmenteraient jusqu’à ce que l’état normal de famine et de misère soit à nouveau atteint. Dans un univers peuplé d’électrons et de gènes égoïstes, de forces physiques aveugles et de gènes qui se répliquent, des personnes sont meurtries, d’autres ont de la chance, sans rime ni raison, sans qu’on puisse y déceler la moindre justice. L’univers que nous observons a très exactement les caractéristiques attendues dans l’hypothèse où aucune idée n’aurait présidé à sa conception, aucun objectif, aucun mal et aucun bien, rien d’autre qu’une indifférence excluant toute compassion.»

 Fichier:Hachiyourenge.svgUn argument athée est que si Dieu existait il n’y aurait pas toute cette souffrance. A quoi on leur répond que c’est l’Homme qui en est la cause. Mais, même en dehors des catastrophes naturelles, même si l’on ne considère que le mal commit par l’Homme, la responsabilité de ce dernier n’est souvent pas évidente. Beaucoup d’éléments laissent penser que l’Homme ne dispose pas de du libre-arbitre (les lois naturelles de la causalité semblent très bien expliquer la formation des différentes personnalités, et comment chacun réagit dans une situation donnée). Le pire, c’est quand une grande partie de la population commet des horreurs en croyant sincèrement faire le bien, voulu par Dieu. On pourrait citer Luther, antisémite vers la fin de sa vie à cause de la non-conversion des juifs, qui voulait que l’on tue les sorcières et les handicapés car selon lui ces gens-là étaient possédés par le diable (lien). Ou bien le cas de certains enfants du Nigéria, considérés comme apportant le malheur (« enfants-sorciers »), qui sont abandonnés ou tués, parfois par des pasteurs (lien). Ou encore les terroristes de la bande de Gaza qui commettent des attentats contre Israël. Dans tous ces cas, il ne s’agit pas d’hommes qui ont délibérément choisi de faire le mal en toute connaissance de cause. Au contraire, ils croient accomplir la volonté de Dieu et ne se rendent pas compte de leur erreur. Ce sont des exemples types pour lequel on se demande pourquoi, si Dieu existe, il n’intervient pas directement auprès de la population pour empêcher que ces horreurs se produisent (auquel cas c’est lui le responsable, et non l’Homme).

 

Publié dans:La MORT |on 10 mars, 2012 |Pas de commentaires »

La Mort chez les Animistes


Dans l’animisme, la mort est perçue comme une continuité, au point que l’on puisse dire qu’il n’y a pas vraiment de mort dans le langage animiste et que le dialogue des « morts » et des vivants se poursuit sans interruption.

Un célèbre poème de Birago Diop intitulé Souffles résume cette perception :

« Ceux qui sont morts ne sont jamais partis/ Ils sont dans l’Ombre (…) / Les morts ne sont pas sous la Terre:/ Ils sont dans le Bois (…) / dans l’Eau (…) / dans la Foule (…) / Les Morts ne sont pas morts. »

La Mort chez les Animistes dans La MORT 220px-Dakar-MaraboutQu’est-ce que l’Animisme ?

Les croyances animistes sont profondément ancrées dans la mentalité des Sénégalais. D’abord, ce sont les croyances les plus anciennes, puis l’Islam sénégalais n’a pas rejeté toutes les traditions liées à l’Animisme, permettant ainsi à certains rites de survivre aujourd’hui encore.

L’Animisme explique à sa façon les mystères de la vie et de la mort. Les animistes attribuent à toutes les choses de la nature (plante, objet, animal) une âme. Quatre éléments fondamentaux composent la nature : l’eau, la terre, l’air et le feu. Ces éléments sont sous le contrôle d’un être suprême, mais il existe également des dieux intermédiaires, ayant des fonctions plus spécifiques et souvent associés à un des éléments. L’Animisme peut ainsi être vu comme une relation triangulaire entre la nature, les êtres humains et le sacré. Le sacré n’est accessible qu’à certaines personnes, des intermédiaires, qui se chargent de faire le lien avec les êtres humains. Les ancêtres du village, de la famille sont des intermédiaires privilégiés. Pour correspondre avec ces morts, les animistes font appel à leurs marabouts ou à des griots. 

La théorie de Tylor

La religion se définit, selon Tylor, par la croyance en des êtres spirituels. Dans le deuxième tome de Primitive Culture  il s’efforce d’identifier l’origine de cette croyance et d’en reconstituer le développement. Le « primitif » arriverait à l’idée d’un principe différent de son corps, c’est-à-dire à l’idée de l’âme, à la suite de deux expériences psychophysiologiques : d’une part, les phénomènes du sommeil, de la maladie, de l’extase (la transe) et de la mort ; d’autre part, l’expérience personnelle des rêves et des visions. Quand ce principe abandonne provisoirement le corps, l’homme s’endort, l’âme vagabonde et a ses propres expériences, les rêves. Lorsque l’âme se sépare du corps, c’est la mort. L’extase et la maladie s’expliquent également par un abandon temporaire du corps par l’âme. Et, puisqu’on rêve de personnes décédées depuis longtemps, on conclut à la survivance de l’âme après la mort.

 dans La MORT Tylor analyse la conception de l’âme ou de l’« esprit personnel » chez les primitifs, qu’il appelait « races inférieures » : « C’est une image humaine immatérielle, de par sa nature, une sorte de vapeur, de pellicule ou d’ombre ; cause de la vie et de la pensée dans l’individu qu’elle anime ; possédant indépendamment la conscience personnelle et la volonté de son propriétaire corporel, ancien ou actuel ; capable d’abandonner le corps et de se déplacer très rapidement d’un endroit à un autre ; le plus souvent insaisissable et invisible, et pourtant déployant une force physique, et surtout apparaissant aux hommes à l’état de veille ou de sommeil comme un fantôme séparé du corps, qui lui ressemble ; continuant à exister et apparaissant aux hommes …….

Publié dans:La MORT |on 10 mars, 2012 |Pas de commentaires »
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