Archive pour la catégorie 'La MORT'

Des âmes errantes que deviennent-elles ?

Les âmes errantes des morts

Des âmes errantes que deviennent-elles ? dans AME 1-300x300

A chaque catastrophe entraînant de nombreuses victimes, des histoires d’âmes errantes refont étrangement surface. Comme au Japon après le séisme et l’accident nucléaire de Fukushima où la région serait, d’après de nombreux témoins, hantée par les défunts. Rumeurs ? Affabulations ? Hallucinations ? Ou réalité ? Décryptage avec la journaliste et médium, Patricia Darré.

« Et les esprits des morts, que vont-ils devenir ? » Un an après la catastrophe de Fukushima, nombreuses sont les victimes dont le corps n’a été ni réclamé, ni retrouvé. Dans toute la région du Tohoku, les habitants s’inquiètent. Selon leurs croyances bouddhiques, les morts ne peuvent trouver le repos si des rites appropriés n’ont pas été respectés. Dans toute la zone sinistrée du nord-est japonais, les esprits errants des défunts, en quête de sépulture, hanteraient encore les lieux où ils périrent.

Au pays du soleil levant, beaucoup d’histoires de revenants alimentent actuellement les conversations. Certains disent avoir senti une « présence ». D’autres racontent avoir vu des entités, parfois même les avoir entendues parler. 
Chaque fois qu’une terrible catastrophe survient quelque part, des histoires d’âmes errantes refont étrangement surface. Comme après le tsunami de décembre 2004 en Thaïlande et au Sri Lanka. Alors : rumeurs ? Affabulations ? Hallucinations ? Ou réalité ? 

Dans un livre qui l’a rendue célèbre (Un Souffle vers l’éternité, Michel Lafon), Patricia Darré, journaliste à France Bleue Berry, affirme être capable de communiquer avec les esprits. Pour l’Inrees, elle décrypte ces phénomènes et tente de nous éclairer sur ces témoignages.

Selon vous, que faut-il entendre par « âme errante » ?
Ce sont des âmes perdues, angoissées. Des défunts restés bloqués dans le monde des vivants. A cela, il y a plusieurs raisons : cela peut être soit parce qu’ils n’ont pas encore réglé un problème dans notre monde ; soit parce qu’ils sont trop attachés à la matière, ne croient pas en l’au-delà, et par conséquent, ne savent ni où ils sont, ni comment sortir de cet entre-deux ; soit parce qu’ils ne comprennent pas qu’ils sont morts ni ce qui s’est passé. C’est le cas des personnes décédées avec beaucoup de violence et de brutalité : dans un attentat, une catastrophe naturelle, un accident… Comme les milliers de victimes de Fukushima, du tsunami de 2004 mais aussi celles du 11 septembre 2001. Quand je me suis un jour rendue à Ground Zero, il y avait tellement d’âmes errantes qui venaient me voir pour comprendre ce qui leur était arrivé que je ne savais plus où donner de la tête. A tel point que j’ai dû fuir ! 

Selon les croyances japonaises, ces esprits errent dans l’attente d’une sépulture. Pourquoi cela semble-t-il si important pour les défunts ?
Pour moi, la sépulture n’est pas la véritable raison de cette errance. Mais il est vrai que si le défunt vient d’une civilisation où la culture d’une sépulture est importante, comme c’est le cas au Japon, cela va le tourmenter, et l’obséder. Je me souviens être entrée en contact avec un guerrier celte dont le squelette fut découvert dans un aqueduc. Il me demandait une sépulture car pour lui, ce rituel était indispensable pour pouvoir sereinement rejoindre la lumière. 

Que faudrait-il faire pour libérer ces âmes errantes ?
Elles ont besoin d’être guidées par ceux qu’on appelle des médiums, des intermédiaires ou des passeurs d’âmes, qui vont les aider à comprendre ce qui leur est arrivé, et à passer de l’autre côté. Certains esprits peuvent attendre de l’aide et continuer d’errer durant des siècles… Ils sont comme des badauds perdus qui, en pleine nuit, demandent leur route. Chaque fois qu’on leur indique le chemin à suivre, leur soulagement est immédiat.

Article paru sur http://www.inrees.com/

Les regrets des mourants

Une infirmière australienne, spécialisée dans un service de soins palliatifs d’un hôpital, a accompagné les personnes mourantes dans leurs derniers jours. Dans un livre paru fin 2011, elle a révélé quels étaient les regrets les plus courants que nous avions à la fin de notre vie. (Lu sur Yahoo!)

Les regrets des mourants dans ENERGIES 222 

Bronnie Ware n’est pas une infirmière comme les autres. Comme les autres, elle travaille dans un hôpital depuis plusieurs années pour venir en aide aux malades. Mais ce qui différencie Bronnie Ware de ses collègues, c’est qu‘elle a accompagné des patients lors des 12 dernières semaines de leur vie. Pendant de longs mois, elle a minutieusement relevé dans un blog les regrets qu’ils éprouvaient à l’approche de la mort. « Inspiration and Chai » a ensuite été posé sur le papier pour en faire un livre, qu’elle a sobrement intitulé « Le top 5 des regrets du mourant ». Bronnie Ware y évoque notamment l’exceptionnelle clairvoyance dont ont fait preuve ses patients avant de mourir, et comment nous pourrions apprendre de leur sagesse. Voici les 5 regrets les plus cités au cours des nombreuses années qu’elle a passées à leurs côtés.

1 – J’aurais aimé avoir le courage de vivre ma vie comme je le voulais, et non pas comme les autres l’entendaient

« C’était le regret qu’ils avaient le plus en commun. Quand les gens prennent conscience que leur vie est presque terminée et regardent derrière eux, il leur est plus facile de voir combien de rêves n’ont pas été réalisés. La plupart des gens n’ont pas réalisé la moitié de leurs rêves et vont mourir en sachant que c’est une conséquence directe des choix qu’ils ont fait, ou pas. La santé apporte une liberté dont très peu de gens se rendent compte, jusqu’à ce qu’ils ne l’aient plus. »

2 – J’aurais aimé ne pas travailler aussi dur

« Ce souhait est venu de tous les hommes que j’ai soignés. Ils n’ont pas assez vu leurs enfants grandir et n’ont pas passé suffisamment de temps avec leur femme. Les femmes ont également exprimé ce regret, mais comme la plupart étaient issues d’une génération plus âgée, nombreuses d’entre elles n’ont pas été « soutien de famille ». Tous les hommes regrettent d’avoir passé autant de temps dans leur vie à travailler. »

3 – J’aurais aimé avoir le courage d’exprimer mes sentiments

« Beaucoup de gens refoulent leurs sentiments afin de maintenir l’entente et la paix avec les autres. En conséquence, ils se sont installés dans une existence médiocre et n’ont jamais pu devenir ce qu’ils auraient aimé être. Beaucoup de maladies sont développées ou entretenues par l’amertume qui habite les patients. »

4 – J’aurais aimé rester en contact avec mes amis

« Souvent, ils se rendent compte trop tard qu’ils auraient pu profiter du soutien de leurs vieux amis dans les dernières semaines avant leur mort, mais il n’est jamais facile de les retrouver. Les gens sont tellement absorbés par leur propre vie qu’ils mettent de côté au fil des années des amitiés précieuses. Beaucoup regrettent de ne pas avoir fait assez d’effort et passé assez de temps pour les préserver. Les patients pensent souvent à leurs amis lorsqu’ils sont en train de mourir. »

5 – J’aurais aimé chercher à être plus heureux

« C’est un regret surprenant qu’ils avaient presque tous en commun. Beaucoup d’entre eux ne s’étaient pas rendus compte que le bonheur peut-être un choix. Ils sont restés coincés dans de vieux schémas et habitudes. Le soi-disant « confort » dans lequel ils étaient installés les a empêchés d’envisager les choses autrement, tétanisés dans leurs vies par la peur du changement. »

Lire l’article sur Yahoo!

Publié dans:ENERGIES, ESPRITS, HUMANITE, La MORT |on 22 juin, 2013 |Pas de commentaires »

Après la mort, qu’est-ce qui m’attend ?

 

 

 

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Publié dans:La MORT, VIDEOS à voir |on 15 juin, 2013 |Pas de commentaires »

Le plan astral

Le plan astral  dans ESPRITS images-9Sur le plan astral plus dense, que certains nomment « inférieur », plusieurs poursuivent la vie qu’ils avaient sur Terre. Pour simplifier le propos de ce message, j’utiliserai le mot « astral » pour décrire ce plan dit « inférieur », mais en réalité, l’astral présente un spectre de réalités parallèles très vaste, du plus dense au plus lumineux.

Après la mort, plusieurs êtres retournent dans les lieux qui leurs étaient familiers et interagissent avec d’autres êtres décédés qui partagent leur nouvelle réalité. Nous côtoyons au quotidien des êtres qui ont quitté notre plan de conscience et qui poursuivent leur vie d’avant. Ils sont partout autour de nous. Ils fréquentent les lieux publics et interagissent avec les dimensions subtiles des objets qui font partie de notre réalité. Ceux qui craignent les fantômes ne comprennent pas qu’ils en sont entourés. Les craindre revient à avoir peur de voir un oiseau. Il y en a partout.

Certaines entités de l’astral continuent de vivre dans les lieux qui leurs étaient familiers, simplement parce qu’ils ne savent pas où aller ailleurs. Les vieilles maisons sont souvent « habitées », car les êtres qui y ont passé une grande partie de leur vie continuent d’y vivre après leur mort. Comme ils poursuivent leur vie d’avant, pourquoi changeraient-ils soudainement de lieu de vie ?

Et plus leur état de conscience était lourd dans l’incarnation, plus les énergies du lieu où ils se trouvent seront chargées. Nous ressentirons à ce moment qu’il y a une « entité » dans la pièce, souvent via une contraction du chakra du plexus solaire. À l’inverse, d’autres présences seront plus douces et moins dérangeantes à nos côtés. Cependant, les êtres plus « légers » s’accrochent rarement à un lieu de vie après leur passage, car ils ont plutôt envie d’explorer leur nouveau monde et les possibilités qu’il offre.

Un lieu habité 
Lorsqu’un lieu est habité, il faut expliquer à l’entité qui s’y trouve qu’elle est décédée et que son parcours de vie l’amène maintenant ailleurs. Il faut lui dire que le lieu est désormais habité par d’autres. Il faut aussi le lui verbaliser à haute voix, car les entités de l’astral n’ont pas appris à communiquer par la pensée. Ils continuent d’interagir à partir des sens qu’ils connaissent.

Nous n’avons pas le rôle de les reconduire vers la lumière. Nous pouvons leur expliquer que d’autres plans de conscience existent et qu’ils peuvent s’y rendre, mais nous n’avons pas le mandat de les y accompagner, à moins d’être un passeur dans l’âme. Mais là encore, si l’on ne sait pas comment procéder, il est préférable de les confier à d’autres Guides invisibles plus « spécialisés ».

Pour ce faire, il suffit de prendre quelques respirations profondes et bien ressenties pour augmenter son propre rythme vibratoire. On crée alors un « pont vibratoire » entre les Guides et l’entité, et on laisse ensuite ces êtres interagir entre eux [je reviendrai sur le sujet de cet autre passage sous peu]. Ce qui importe pour nous c’est d’inviter l’être à quitter le lieu, amoureusement, mais fermement.

Bien qu’intéressants, les rituels ne sont pas nécessaires ici. Ce qui importe surtout c’est la sensation de souveraineté ressentie, une qualité de présence à soi qui exprime sa légitimité à habiter le lieu. À ce moment, aucune entité n’est autorisée à y demeurer, à moins que vous ne le lui permettiez. En vérité on ne chasse personne, on se réapproprie un endroit. Et tout ce qui n’est plus en harmonie avec cette nouvelle réalité se transformera naturellement.

Les entités 
Plusieurs craignent les entités. Mais sachez qu’il est impossible pour un être de l’astral de s’accrocher à un humain, à moins que celui-ci ne lui ait d’abord ouvert la porte. Comment ouvre-t-on une telle porte ? Par l’inconscience.

Si quelqu’un expérimente par exemple une peur chronique du manque dans sa vie et qu’il n’arrive pas à la transformer, d’autres entités qui auront résonné avec cette même peur durant leur vie terrestre pourront être attirées vers lui à partir de l’astral. Pour ces êtres, chaque fois que le thème est ressassé, c’est comme si quelqu’un organisait un rassemblement sur le thème du manque. Ils se sentent familiers avec l’énergie qui se présente devant eux et ont envie de se joindre au groupe.

Au niveau évolutif, les entités servent la vie, car elles ont un effet amplificateur sur nos ombres. Il ne faut pas les percevoir comme de simples envahisseurs, car leur présence n’est jamais le fruit du hasard. Elle est autorisée par notre Âme. Les entités nous forcent en quelque sorte à nous positionner plus clairement face à nos ombres. Sans le savoir, elles accroissent nos lourdeurs pour nous aider à mieux les ressentir, et par le fait même, à choisir de les laisser aller. Elles répondent énergétiquement à l’appel évolutif de notre Âme.

 

extrait d’un texte de Simon Leclerc – LIRE L’intégralité de ce texte en cliquant ici.

Publié dans:ESPRITS, La MORT |on 15 juin, 2013 |Pas de commentaires »

Expérience de mort clinique

Expérience de mort clinique  dans ESPRITS nabuleuse1

Je souhaite terminer mon propos en expliquant une réalité qui nous est souvent présentée par les gens qui ont vécu une expérience de mort clinique. Beaucoup disent avoir perçu une lumière intense lors de leur « sortie de corps », une sorte de « lumière au bout d’un tunnel ». Ils disent avoir été portés par une énergie amoureuse, et souvent, ils expriment avoir rencontré des Guides, des anges ou des êtres chers, dans un cocon d’amour.

À priori, cette description s’apparente davantage à la version « catholique » de la mort qu’à la description que je vous en fais. Vous pourriez y voir là une incohérence, mais ce n’est pas le cas. Permettez-moi de vous expliquer ce qu’il m’a été donné de comprendre.

À chaque fois qu’un être vit une telle expérience, il en revient complètement transformé. Il est amené à rencontrer des énergies qui lui sont nouvelles et absolument fascinantes. Toute sa vie durant, jamais il n’oubliera son « voyage ». Mais il faut comprendre que ces expériences sont toujours orchestrées par l’Âme, et non par la dimension humaine ni par la personnalité. Ainsi, le « voyage » s’effectue « sur les ailes de l’Âme » pour ainsi dire. La « lumière au bout du tunnel », c’est la lumière des plans subtils de l’amour et de la conscience qui s’ouvrent devant nous.

Comprenons ensemble que lorsqu’un être vit sur le plan de l’astral, d’autres parties de lui demeurent connectées aux plans plus subtils, puisque nous n’en sommes jamais séparés. Si la conscience demeure dans l’astral, l’Âme n’y est aucunement limitée. Donc si cette dernière crée une expérience de mort clinique afin d’amener sa dimension humaine à vivre un saut de conscience qui la transformera à jamais, elle choisira assurément de le faire via un plan de conscience élevé. Autrement, l’expérience n’aurait aucun sens.

La multiple présence 

Lorsque nous quittons le plan terrestre, plusieurs aspects de nous continuent d’exister en parallèle, comme c’est le cas actuellement sur Terre. Ici, selon le niveau de conscience que nous cultivons, nous pouvons accompagner ces parties plus subtiles de notre être en expérimentant la multiple présence. C’est un processus évolutif dans lequel nous sommes tous engagés, que nous en soyons conscients ou non. Tôt ou tard, ce sera notre destination. Il en va de même pour la vie dans « l’autre monde ».

D’ailleurs, les êtres qui « hantent » des lieux humains ne sont pas toujours des consciences Âme-Esprit comme nous le sommes. Ces « fantômes » sont parfois des mémoires résiduelles d’un être qui a traversé vers les dimensions supérieures, mais dont une partie de lui plus dense n’a pas été pacifiée. Elle a donc été « laissée derrière » pour ainsi dire.

Si cela est vrai au niveau de la densité, cela est aussi vrai au niveau des plans plus subtils. Nous sommes des êtres multiples, et plus nous évoluons, plus nous devenons conscients de notre multiplicité.

Les passages vers la mort sont des passages vers la vie. Nous mourons un peu tous les jours, pour mieux renaître à nous-mêmes. Apprendre à mourir, c’est apprendre à vivre. Plus nous résistons à laisser aller ce qui cherche à mourir en nous, plus nous sommes alourdis par la vie. À l’inverse, plus nous apprivoisons la mort sous toutes ses formes, plus nous nous élevons dans l’amour et la conscience.

La mort est une illusion, qu’elle soit physique ou énergétique. Nous sommes éternels, sans début ni fin. Seule la forme se transforme.

Salutations à tous

extrait d’un texte de Simon Leclerc – LIRE L’intégralité de ce texte en cliquant ici.

Publié dans:ESPRITS, La MORT |on 12 juin, 2013 |Pas de commentaires »

Apprendre à vivre

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En vérité, on meurt tous les jours. Chaque fois que l’on renonce à un comportement spécifique qui nous limite, chaque fois que l’on transforme un élément de soi, chaque fois que l’on accepte de laisser aller une situation qui nous alourdit, on meurt à quelque chose de nous. D’ailleurs, les rêves de mort sont très rarement annonciateurs d’une mort physique. Ils sont plutôt initiatiques, ils nous invitent à laisser aller quelque chose de nous qui, au niveau évolutif de notre être, nous alourdit. Même au tarot, la carte de la mort est un présage de renaissance. Apprendre à mourir, c’est apprendre à vivre.

Que ce soit pour mieux comprendre notre propre parcours ou pour accompagner nos proches qui nous quittent, la « vie après la vie » fascine et inquiète aussi. Que se passe-t-il vraiment après le grand passage, ce que les Guides appellent « la première mort » ? Je reçois régulièrement des questions sur le sujet et je réalise qu’il existe autant de perception qu’il y a d’individu. Chacun envisage « la suite » selon ce qu’il comprend de la vie, et je ne crois pas qu’il existe de vérité absolue sur le sujet. Cependant, il est possible de tracer de grands principes à partir de la compréhension que la vie terrestre est le prolongement de la vie universelle.

Si « la vraie vie » débute ailleurs, nous sommes donc soutenus sur Terre par cet « ailleurs », qui agit sur nous comme une présence bienveillante. Il nous accompagne sur le parcours du retour au souvenir de nos origines universelles. Mais chacun doit marcher son propre sentier, car personne ne peut le faire à notre place. L’aide est disponible, mais nous sommes responsables de créer notre vie à la hauteur de nos aspirations les plus profondes, tant sur Terre que dans l’autre monde.

Un changement d’état 
Mon travail d’accompagnant individuel m’a amené à rencontrer des gens qui étaient décédés et qui ne le savaient pas. Même si cela peut surprendre au départ, c’est tout de même assez fréquent. J’avoue que j’étais moi aussi subjugué par cette réalité, ne comprenant pas comment cela était possible.

En réalité, la mort est un changement d’état qui nous amène à passer du corps physique au corps astral. Ce n’est pas douloureux, c’est comme se laisser aller dans une douce glissage d’eau. La médecine nous dit que nous arrêtons de respirer à la mort, mais en vérité, le souffle se poursuit dans le corps astral. Nous l’amenons avec nous en quelque sorte. C’est le fil conducteur qui relie les différents corps entre eux.

Le corps astral est une copie exacte du corps physique. Leur ressemblance est parfaite. Certains êtres qui décèdent ne réalisent pas qu’ils ont changé d’état, parce que la sensation dans le corps astral demeure la même, mais avec une légèreté ajoutée. Cela survient souvent dans les cas de mort subite accidentelle. En effet, il est fréquent d’observer dans l’énergie un être qui marche à pied le long d’une autoroute après un accident mortel. Il s’agit du défunt qui attend que l’on vienne le chercher. Il se demande pourquoi personne ne l’a invité à entrer dans un véhicule lorsque les secouristes sont venus.

À ce moment, surtout au début, l’être qui n’a pas cultivé sa conscience spirituelle ne comprend pas ce qui s’est produit. Comme il est toujours conscient et que son apparence semble être la même, il se dit qu’il ne peut pas être mort. Habituellement, les gens finissent par comprendre, mais cela peut prendre un certain temps. J’ai cependant vu des gens errer pendant des années avant de réaliser qu’ils étaient décédés, puisque leur nouvel état ne correspondait pas à la définition qu’ils avaient de la mort. Ils pourront éventuellement être aidés par un humain sensible à leur réalité qui leur expliquera la situation.

extrait d’un texte de Simon Leclerc – LIRE L’intégralité de ce texte en cliquant ici.

Publié dans:La MORT |on 12 juin, 2013 |Pas de commentaires »

Orgasme libérateur

La mort, l’orgasme libérateur d’une vie vécue en pleine conscience

par Amédée

Nous prétendons vivre et pourtant la mort nous terrorise. A tel point que nous faisons comme si elle ne nous concernait pas directement. On la banalise en diffusant des images quotidiennes de massacres à travers nos médias. Mais on la cache aussi lorsqu’elle nous approche de trop. On écarte les personnes arrivées au crépuscule de leur vie dans des mouroirs. On essaie, à l’abri des regards, de les maintenir dans un semblant de vie comme pour refuser ce qui est inéluctable, mais quand la mort nous enlève un proche, nous sommes désemparés.

Orgasme libérateur dans La MORT mort1Une chose est sûre, nous fuyons notre mort et paradoxalement la seule certitude que nous puissions avoir dès l’instant de notre naissance c’est que nous mourrons. Cela est inévitable et ce n’est pas un problème en soi. Notre mort est au contraire souhaitable. Mais, afin qu’elle nous révèle son secret, nous devons l’approcher, la courtiser, l’aimer. C’est la condition pour vivre pleinement notre vie sur Terre.

Tout comme le sexe, nous devons savoir ce qui se cache derrière, remonter à la source. Cela nous est possible. C’est même nécessaire. N’oubliez pas : plus une chose vous effraie, plus vous devez la regarder dans les yeux, jusqu’au moment où votre cœur verra. A cet instant, vous n’aurez plus peur de la mort. Vous comprendrez qu’elle n’est qu’une étape dans notre vie.
Il est possible d’en faire l’expérience dans un état méditatif. La méditation est cet espace de non-pensée, où votre personnage social disparaît, donc votre mental, au profit de votre être profond, votre conscience.

Dans un état de réelle méditation – à ne pas confondre avec la relaxation -, vous pourrez percevoir qui vous êtes. Vous n’êtes pas votre corps, vous l’occupez. Vous en êtes l’hôte. Nous sommes pure conscience, faisant partie du Tout. Nous sommes une étincelle de vie et la Vie dans sa globalité. Notre conscience individuelle nous fait découvrir notre appartenance à la Conscience Universelle. Nous sommes l’Un et le Tout. Quel paradoxe, n’est-ce pas ? Mais c’est bien de cela qu’il s’agit. La vie est Paradoxe.

Si vous avez connu cet instant magique où votre regard intérieur vous dévoile tout ce qui est extérieur, alors vous aurez compris que l’intérieur et l’extérieur sont un tout. Et vous êtes cela. La mort vous libère de l’enveloppe physique que vous avez empruntée.

Mais pour vivre ce moment d’extase il vous faut de votre vivant sur cette terre la fréquenter assidûment. Non pas à travers les autres mais par vous-même. Votre mort est présente en vous tout le temps.

Le moment venu, vous devrez l’accueillir avec amour. Avec compassion, gratitude. La crainte de la mort vous fera passer à côté de votre vie. Apprenez à mourir dès à présent, vous vivrez alors pleinement. La mort est l’orgasme libérateur d’une vie vécue en pleine conscience.

Ne vivez pas comme des morts. Intégrez la mort dans votre vie. Elle est votre plus fidèle compagne, la plus patiente. Elle ne vous quittera jamais, où que vous alliez, elle est à vos côtés. Vous ne pouvez lui échapper. Communiez avec elle. Le jour venu, elle vous guidera car vous la connaîtrez et vous n’en aurez pas peur.

Amédée

Publié dans:La MORT |on 4 juin, 2013 |Pas de commentaires »

Au-delà des croyances

Au-delà : 
Quand nos croyances basculent

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Pourquoi certaines personnes ayant frôlé la mort parlent aussi assurément d’un « au-delà » ? Qu’en pense le corps médical ? Deux spécialistes dans ce domaine apportent des réponses à ces questions dans le documentaire « After Life ».

Au-delà des croyances dans La MORT 4

Dans notre société, parler de la mort n’est pas facile. Envisager qu’il puisse y avoir une fin, se préparer à « perdre » un être cher et à vivre « sans » sont autant d’éventualités effrayantes auxquelles la plupart d’entre nous refusent de penser. Pourtant, une question, vieille comme le monde, nous a tous traversé l’esprit un jour : que se passe-t-il une fois que l’on meurt ? « Je crois que quand on meurt, c’est comme une bougie qui s’éteint, les gens décèdent et l’esprit ne peut survivre hors du corps. » Interrogées au hasard dans la rue au sujet de la mort et de l’au-delà, plusieurs personnes témoignent dans le documentaire « After Life » et font part de leurs croyances personnelles. Il y a celles pour qui ne rien pouvoir envisager après la vie est difficilement concevable : « Je pense que notre âme est une force puissante, chargée d’émotions, et je ne peux pas croire que quand nous mourons, tout est terminé. » Pour d’autres personnes, en revanche, l’idée même d’un au-delà semble inimaginable : « Je crois qu’il n’y a rien. Les gens meurent et après c’est fini. Je ne pense pas qu’il y ait d’ascension mystique… ». Comment savoir ce qui nous attend ?

L’au-delà, la preuve par l’expérience ?

Si les nombreuses références religieuses évoquant les notions de paradis et de réincarnation font partie de notre culture et de notre système de croyances, d’autres éléments beaucoup plus troublants persuadent définitivement certaines personnes de l’existence d’un au-delà, comme les expériences de mort imminente (EMI). Ce phénomène peut survenir lorsqu’une personne frôle la mort comme lors d’un accident de voiture, d’une opération, d’une maladie grave, d’un arrêt cardiaque, mais pas seulement. Un danger psychique ou physique, une chute ou une peur conséquente n’entraînant pas de conséquence physique peuvent également déclencher une EMI. 

Pendant quelques instants, ces personnes accèdent à un autre monde, une autre réalité. C’est ce qui est arrivé à Martha. En 1974, au cours d’une sortie en ski nautique, s’étant accroché le bras à la corde, Martha a été traînée sous l’eau et a bien failli se noyer : « Je me suis retrouvée dans un tunnel obscur. Il y avait des fleurs magnifiques et des couleurs que l’on ne voit pas sur Terre. J’avais toujours un corps, mais ce n’était pas mon corps physique. C’était comme un corps de lumière. Je me suis retrouvée dans l’Univers au milieu des étoiles et des galaxies et cela m’a paru normal, comme si j’étais chez moi. Et puis, je me suis retrouvée dans mon corps. Je n’ai pas eu de discussion, ni d’argument avec qui que ce soit. Je n’ai pas eu le choix. Je ne savais pas du tout comment réagir à cette expérience. Cela s’est passé un an avant que ne soient publiés les premiers ouvrages sur les EMI. Je ne savais pas ce que c’était et quand je l’ai dit à ma famille, ils ont refusé de croire que j’avais vécu ça. Ça leur faisait peur et ils ne voulaient pas l’entendre. » Cette expérience, profondément marquante, modifie souvent la façon de percevoir la mort et les croyances à son sujet. Comme l’explique Martha : « Ce qui ressort de mon expérience d’EMI, c’est que, depuis, je me sens beaucoup plus en phase avec ce qu’il y a de l’autre côté, avec le ciel, avec cette énergie-là. Je n’ai absolument plus peur de la mort. » Plusieurs études indiquent qu’en moyenne, 4% de la population vivraient ce genre d’expériences. Pour la France, cela concernerait environ 2, 5 millions de personnes. Qui sont-elles ? Comment les croire et surtout quels éléments permettent de penser que ces expériences ne sont pas le fruit d’hallucinations ? 

Quand le corps médical se confronte à la question

Des médecins s’intéressent au sujet depuis de nombreuses années, à l’image du Dr Jeffrey Long, co-auteur du livre « Preuve d’une vie après la mort » et à l’initiative de la création de la fondation sur les expériences de mort imminente. Il a recueilli des milliers de témoignages à travers le monde et dans toutes les cultures afin de les analyser et de noter leurs similitudes. Les personnes qui vivent une expérience de mort imminente évoquent généralement les mêmes souvenirs : le tunnel, la lumière, le sentiment de calme et de paix, la rencontre avec des êtres chers décédés et/ou avec des guides spirituels, la sensation de baigner dans un amour absolu, la vision de paysages magnifiques, le passage en revue de la vie. Chaque expérience est différente et ne comporte pas forcément l’ensemble de ces éléments. Pour le Dr Jeffrey Long « Depuis des milliers d’années, les grandes religions, ou d’autres cultes ou philosophies nous ont dit d’avoir foi en la vie éternelle, de croire qu’il y a autre chose que ce que l’on voit et que ce que l’on vit durant notre expérience terrestre, que l’on est plus que cela, que l’on est des êtres magnifiques, que l’on continue à vivre après la mort. Le plus incroyable, c’est que ce message de foi spirituelle, affirmé dans d’innombrables cultures depuis des milliers d’années peut être prouvé. »

D’après ce médecin, l’un des éléments les plus flagrants prouvant qu’il existe une vie après la mort, est la sortie hors du corps vécue par près de la moitié de ceux et celles qui vivent un expérience de mort imminente. Alors qu’ils sont entre la vie et la mort, ils voient et entendent tout ce qu’il se passe au-dessus de leur corps et sont capables, une fois revenus à la vie, de restituer chaque parole prononcée par les chirurgiens et infirmières. C’est ce qui est arrivé à Lupita Kirckland. Après avoir traversé une baie vitrée qu’elle n’avait pas vue, elle s’est retrouvée avec de multiples coupures sur tout le corps et avec de nombreuses veines sectionnées : « J’ai compris que j’allais mourir. J’ai vu mon corps de loin, je flottais dans la pièce et j’ai vu ma mère aller chercher le médecin. Elle hurlait, elle pleurait et elle m’a fait de la peine. Je voulais la consoler, lui dire que j’allais bien. Même si j’ai eu peur au début quand je me suis détachée de mon corps, une sensation incroyable de paix m’a envahie. Et j’ai su que tout irait bien et que je retournais dans un endroit qui était chez moi. Je voulais partager tout cela avec mes parents, leur dire que tout allait bien, mais je ne pouvais plus leur parler et je voyais mon cadavre sur le lit. C’est là que le médecin est arrivé, je me souviens qu’il a dit : « Oh mon Dieu, elle va y passer ! ». J’ai vu le tunnel, il semblait être fait de nuages sombres. Au bout du tunnel, il y avait de la lumière et dans cette lumière, j’ai vu l’image de ce que j’ai pensé être la Vierge Marie. J’ai revu ma vie avec elle. On a parlé de ma mission dans cette vie. Ensuite, on a décidé qu’il fallait que je revienne. J’ai compris que je n’avais pas rempli ma mission. J’ai été aspirée comme ça. En tout cas, j’ai senti que mon âme rentrait dans mon corps avec force. J’ai compris que le médecin m’opérait. J’ai senti une douleur intense dans la poitrine. Toute cette douleur physique est revenue dans mon corps. J’essayais d’aspirer le plus d’air possible dans mes poumons. Il me fallait de plus en plus d’air. Puis le médecin a dit : « Elle est sauvée ! Elle est sauvée ! » 

Le Dr Raymond Moody, médecin et docteur en philosophie, est mondialement connu pour être le premier à avoir étudié en détail les témoignages de personnes ayant vécu une expérience de mort imminente. Dans le documentaire « After Life », il aborde l’une des autres similitudes fréquemment citées : « Bon nombre de personnes qui sont passées par ces expériences en reviennent profondément transformées, le changement le plus flagrant s’observe chez ceux qui ont recherché toute leur vie la connaissance, la célébrité, le pouvoir ou l’argent et tout ce genre de choses. Lorsqu’ils reviennent, ils déclarent qu’à leurs yeux, la chose la plus importante est d’apprendre à aimer. » Lupita Kirckland, déclare par exemple : « Quand je suis revenue, je n’étais plus la même. J’étais quelqu’un d’autre, plus spirituelle, avec plus de compassion pour les autres. J’étais plus à l’écoute des autres et j’avais plus d’amour à donner. » Lorsqu’elle était adolescente, Jenny Somers a fait une chute de quatre mètres. Son expérience de mort imminente a profondément modifié sa façon de voir la vie : « Il s’agit de se reconnecter avec la personne que l’on est vraiment. Il faut se reconnecter à un esprit universel qui est là. Mais nous sommes souvent séparés de notre source. Alors on essaie de se connecter à d’autres gens, aux objets. Cette personne-là va me rendre heureuse, cette voiture-là va me combler. Nous essayons de nous ressourcer auprès des autres dans cette dimension-ci. Mais si, on se reconnecte à la source, là on est épanoui. Maintenant, je réalise que je n’avais pas besoin de toutes ces choses extérieures, mais que je peux être cette lumière, cette mémoire, cette énergie qui nous rappelle de ne pas nous connecter entre nous, mais à la source elle-même. »

Enfin, la plupart des personnes témoignant de leur expérience évoquent également le fait de ne plus avoir peur de la mort. Pour le Dr Raymond Moody : « Nous pouvons affirmer aux gens qu’ils n’ont plus de raison d’avoir peur de la mort. Nous pouvons travailler sur cette peur grâce aux informations solides dont nous disposons, qui sont porteuses d’espoir pour les gens qui ont perdu des proches. Perdre un être aimé est l’une des expériences les plus douloureuses de la vie terrestre, et c’est un réconfort de savoir qu’il y a un autre monde dans l’au-delà, dans lequel nous retrouvons les êtres aimés et continuons la relation avec eux. »

S’il est difficile de prouver scientifiquement qu’il existe une vie après la mort, ces personnes ayant vécu une expérience de mort imminente nous interrogent sur nos modèles de croyance. Et si ces questions sur la mort et sur l’au-delà nous invitaient finalement à vivre différemment, ici et maintenant ?

SOURCE : Magazine INREES

Publié dans:La MORT, PEUR |on 2 juin, 2013 |Pas de commentaires »

Des paroles et des actes

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Des paroles et des actes dans La MORT 99Parler, toutefois, semble à certains moments un peu vains. Qu’est-ce que cela change ? Ce ne sont pas les mots qui peuvent s’affronter à la mort. Ce ne sont pas eux qui peuvent la déplacer ou la modifier.

Eh bien, je crois qu’il faut avoir le courage de refuser le terrorisme de ce genre de propos. À mon sens, les mots, quand ils sont parole, quand ils sont portés par un acte réel de communication, sont bel et bien en mesure de changer la mort. Ou plus exactement de nous changer en face d’elle.

Comment cela se peut-il ?

Chacun sent intuitivement que certains mots n’ont rien d’essentiel à dire et par conséquent ne parlent pas. Ce sont les mots de la curiosité lancinante sur l’au-delà ou des explications techniques et scientifiques sur les processus de la fin. Tout cela a utilité dans son ordre. Mais ce n’est pas cela qui parle de la mort à nos libertés et à nos désirs profonds.

Pour que des mots deviennent parole, il faut donc qu’ils soient mis sur une orbite autre, celle de la relation entre les êtres. Quand un malade « au stade terminal » ose dire son angoisse, quand il a aussi la chance d’écouter quelqu’un qui l’invite dans la liberté à choisir ce qu’il veut faire ou être et par conséquent à échapper à une fatalité inexorable, il arrive que son mal connaisse un répit et que lui-même redécouvre ce que c’est que vivre. De manière analogue mais évidemment en un autre domaine, on peut dire que la foi en la parole évangélique peut avoir de tels effets. Elle sauve. La peur de la mort peut continuer à être là. Mais sur son sol pousse une conviction ensemencée par la confiance en Jésus-Christ.

Toutes proportions gardées, il me semble que les paroles humaines que nous échangeons entre nous à propos de la mort peuvent, elles aussi, avoir valeur d’actes.

Tout d’abord parce que l’expérience commune de la mort doit se dire pour trouver sa forme suffisante. Les mourants ont parfois besoin de parler et d’écouter. Tous les vivants, quel que soit leur âge et quelle que soit leur santé, ont droit à la parole et aussi devoir d’écoute, lorsqu’il s’agit de l’indicible horizon que l’on nomme la mort.

Ensuite parce que l’audace de parler met en jeu et en mouvement des secteurs de notre existence qui deviennent, à la longue, incompatibles avec ce que nous osons dire. Peut-on parler avec quelqu’un de sa mort à lui et de la mort pour soi, si l’on cautionne des formes d’existence économique et politique qui tuent, éliminent et excluent ? Peut-on parler de la mort, avec la discrétion voulue et le courage requis, quand on laisse l’injustice s’afficher avec indiscrétion ? Je me contente de noter ce second point sans vouloir insister trop. Mais on aura compris que le sens de la mort se trouve, évangéliquement au moins, dans la logique de Dieu et dans sa fidélité à son Fils. Peut-on miser sur cette cohérence sans, du même coup, se sentir appelé à tout faire pour que d’autres cohérences existent et que, sous tous les cieux, la mort ait, autant que possible, visage humain ?

Voir le livre : La mort. Sa signification chrétienne. 

Publié dans:La MORT |on 26 mai, 2013 |Pas de commentaires »

Humaniser la mort

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Humaniser la mort dans La MORT 111Les pièges précédents sont enracinés dans les craintes qui limitent la créativité et la liberté humaines. Le défi est d’utiliser notre peur de manière plus constructive afin de promouvoir des attitudes plus saines vis-à-vis de la mort.

Le processus d’humanisation de la mort inclut :

  • Parler de la mort, en commençant par la famille et l’école. L’école enseigne la géographie, l’histoire, les mathématiques, l’informatique, mais n’enseigne pas comment mourir. Mourir est tabou.
  • Vivre en étant conscients de notre propre mort.
  • Participer à des expériences éducatives sur le sujet (cours, lectures, conférences, réunions…).
  • Regarder la mort en face en utilisant les opportunités qui se présentent à nous et en réfléchissant sur la signification de ces évènements.
  • Apprendre à nommer nos craintes et nos espoirs à propos de notre propre mort et de celle des autres.
  • Partager avec les autres nos pensées, sentiments et réactions au sujet de l’agonie et de la mort.

Les dynamiques des 3 centres dans le processus de la mort

La proximité de la mort produit un nombre de réactions et d’attitudes dépendant d’une variété de facteurs : la façon dont nous regardons notre passé, la réconciliation avec notre propre condition de mortel, le soutien des nôtres, l’appartenance à une obédience religieuse, notre philosophie de la vie, la capacité à mobiliser des ressources internes, et les caractéristiques de notre personnalité.

L’Ennéagramme nous invite à comprendre notre expérience de l’agonie et de la mort au travers de notre ennéatype. La séparation d’avec un être cher affecte nos trois centres, instinctif, émotionnel et mental.

Pour l’enfant, la vie commence avec le développement de l’instinct physique de survie (centre instinctif). En second viennent des liens affectifs avec la mère (centre émotionnel). En troisième lieu, l’enfant grandit en développant les processus cognitifs (centre mental).

Dans le processus de la mort et de la séparation, les trois centres fonctionnent selon l’ordre opposé. Par exemple, lorsqu’une maladie grave est diagnostiquée, la personne réagit d’abord en activant le centre mental, en posant des questions sur les implications de la maladie, les risques et les limites des thérapies, les conséquences pour l’avenir, les changements à apporter dans son style de vie, la possibilité de mourir, et les effets que la séparation auraient sur la vie des survivants.

En second lieu, ces pensées engendrent un ensemble complexe de sentiments et d’attitudes. Le centre émotionnel se manifeste à travers un nombre de réactions et d’émotions qui incluent crainte, pleurs, solitude, colère, rébellion, frustration et culpabilité. Le coeur exprime le chagrin en oscillant entre la déception et l’espoir, la communication et le fait de se murer dans le silence, entre la préparation aux adieux et le refus de la réalité.

En troisième lieu, la menace de mort affecte le centre instinctif, qui se manifeste par le besoin de survie et cherche le dépassement de la maladie en utilisant tous les moyens disponibles. La force de ce centre est exprimée par la détermination à se battre pour sa propre vie en utilisant toutes les ressources physiques, mentales et spirituelles disponibles.

La personne malade active le centre instinctif en se concentrant sur sa famille et ses responsabilités sociales, afin de conserver l’espoir, d’avoir des objectifs porteurs de sens et de contrôler la situation.

Ces trois centres internes (mental, émotionnel et instinctif) sont présents dans toute personne, mais avec des intensités différentes. La tendance prédominante à utiliser le mental, l’émotionnel ou l’instinctif est une clef importante pour comprendre les réponses différentes des neuf ennéatypes devant l’agonie et la mort.

Il y a ceux qui réfléchissent naturellement et méditent sur la signification et le mystère de la mort, ceux qui expriment les besoins de leur cœur et enfin ceux qui s’occupent avec des choses à faire.

Bien que chaque personne ait tendance à se sentir plus à l’aise avec les fonctions d’un centre particulier, la pleine intégration de notre finitude demande que nous prêtions attention aux caractéristiques des deux autres centres, et surtout à celles du centre réprimé.

Un prochain article explorera les façons spécifiques par lesquelles les neuf types approchent la mort et quelques-uns des mécanismes spécifiques de défense qu’ils utilisent.

__________

Arnaldo Pangrazzi est Membre du Comité de Direction de l’IEA, professeur au Camillianum à Rome, à l’Institut International pour la Théologie des Soins de Santé Physiques et Moraux et Président de l’Association Italienne de l’Ennéagramme.

Publié dans:La MORT |on 26 mai, 2013 |Pas de commentaires »

La mort et les ennéatypes

La mort, l’agonie et les ennéatypes
Arnaldo Pangrazzi
(Traduction par Murielle Gardret)

La mort et les ennéatypes dans La MORT mort3

Faire face à son destin

Dans la vie, la seule certitude, c’est la mort. C’est le seul évènement qui rassemble pauvres et riches, blancs et noirs, croyants et athées, ignorants et intelligents.

Pour certaines personnes, la mort arrive soudainement ou trop tôt ; pour d’autres, elle arrive après une longue période d’attente.

Cependant, pour tous, sa présence rappelle la précarité de l’existence et l’inévitable séparation.

Même si la mort reste l’évènement par lequel nous mesurons la valeur de l’existence, elle est rarement sujet de réflexion ou de partage. Instinctivement, l’homme moderne se tient à l’écart de la confrontation avec la mort ; à cause de cela, il ne vit pas sa vie pleinement.

En réalité, la vie et la mort sont les deux faces d’une même pièce de monnaie : chaque naissance est pleine de mort et chaque mort est pleine de vie. La sagesse consiste à vivre pleinement notre vie tout en contemplant la mort à venir, à être pleinement conscients que nous allons mourir tout en appréciant le don de chaque jour.

Comme l’aventure de la vie est teintée des caractéristiques de notre ennéatype, le voyage vers la mort montre les divers traits et sensibilités de notre profil.

Le but de cet article est d’offrir des réflexions sur la mort et l’agonie. Il commence par une approche culturelle du problème et étudie ensuite la fonction des trois centres par rapport à l’expérience de la mort.

Arnaldo Pangrazzi est Membre du Comité de Direction de l’IEA, professeur au Camillianum à Rome, à l’Institut International pour la Théologie des Soins de Santé Physiques et Moraux et Président de l’Association Italienne de l’Ennéagramme. Il nous dit : 

Perspective culturelle de la Mort  dans le cadre de l’Ennéagramme

Nous sommes tous des enfants – non des esclaves – de la culture à laquelle nous appartenons. Dans ce contexte, la culture est l’ensemble des attitudes, croyances et comportements qui sont généralement adoptés avant l’agonie et la mort.

Dans le cadre de la culture occidentale prédominante, nous pouvons dénombrer neuf attitudes récurrentes qui contribuent à déshumaniser la mort. Ces attitudes (ou obstacles à accepter la mort comme faisant partie intégrante de la vie) peuvent également être analysées dans le cadre de l’Ennéagramme, non tant pour montrer les difficultés rencontrées par chaque ennéatype, mais davantage pour saisir les tendances qui, d’une certaine façon, rappellent les neuf types :

  1. Acharnement thérapeutique
  2. Paternalisme
  3. Efficacité et euphémismes
  4. Dramatisation
  5. Technologie
  6. Institutionnalisation
  7. Hédonisme
  8. Déni
  9. Fatalisme

Ce qui suit est une étude portant sur la façon dont les obstacles se révèlent et comment ils nous empêchent de vivre pleinement la dernière étape de notre vie : la mort.

1. Acharnement thérapeutique

Certains ont tendance à rechercher les meilleurs hôpitaux et à accorder leur confiance aux traitements les plus modernes afin de ne pas se sentir coupables de ne pas avoir fait tout ce qui était possible.

De nos jours, beaucoup de gens meurent entourés par un équipement sophistiqué et par la science la plus développée, mais ils manquent souvent de chaleur humaine et de proximité. Il y a une opiniâtreté thérapeutique qui se reflète dans l’idéalisation de la médecine et dans l’excès d’efforts pour redonner vie, même si on a un pied dans la tombe. L’accent excessif mis sur la biologie diminue souvent la vision holistique de l’homme, laquelle est beaucoup plus large que la dimension physique.

2. Paternalisme

Dans diverses cultures, la culture latine par exemple, ce qui compte le plus est la tendance à protéger ses proches en ne leur disant pas la vérité au sujet de leur état de santé. Par la « conspiration du silence » et un amour protecteur manifesté par des mensonges, le mourant est privé d’un rôle et de sa dignité dans le processus de la mort.

De ce fait sont perdues à jamais des occasions précieuses d’aimer le plus authentiquement, ainsi que de partager des émotions et moments inoubliables. Les difficultés éprouvées par les adultes sont transmises aux enfants. Les protéger de la tristesse les rend incapables de faire face à la réalité devant les évènements inévitables de la vie. Parfois, les attitudes paternalistes des médecins privent également les mourants de leur dignité et de leur droit à choisir.

3. Efficacité et euphémismes

Nous vivons dans un monde qui ne cesse de faire valoir l’efficacité, la productivité et le pragmatisme. Cet esprit se retrouve souvent dans le processus de la mort. Celle-ci est approchée selon la notion d’efficacité, sans humanité et sans beaucoup d’attentions malgré les apparences. Quelquefois, cette tendance dépourvue d’humanité se rencontre chez le personnel des entreprises et institutions de soins ou de pompes funèbres qui approchent la mort d’une manière très détachée (ex : l’embaumement).

Une autre façon de masquer le malaise dans la culture occidentale est l’utilisation d’euphémismes utilisés pour réduire l’impact cruel de la mort et la rendre plus douce. Le langage devient un indicateur de notre capacité à nous tromper nous-mêmes. Par exemple, le mot « cancer » est remplacé par « la tumeur », « une longue et douloureuse maladie », « cette maladie qui ne pardonne pas ». Les avis nécrologiques ne disent pas « Untel est mort », mais utilisent des expressions plus vagues et moins définitives telles que « il nous a quittés », « elle s’en est allée », « il s’est éteint », « elle n’est plus avec nous ».

4. Dramatisation

Dans les pays méditerranéens, la mort incite souvent à des réactions dramatiques qui sont à l’opposé d’une attitude de sang froid et de dignité. Le lit de mort devient la scène d’une procession de visages tristes, où les personnes chères peuvent avoir des gestes et rituels chargés d’émotions excessives telles que des réactions hystériques et des larmes spectaculaires.

D’un autre côté, il y a un besoin de magnifier le corps au point d’utiliser du maquillage pour le rendre plus beau. Les adieux et les propos qui rappellent à quel point la personne décédée était bonne rendent le chagrin des survivants plus immense encore. La mémoire du défunt est honorée au travers d’inscriptions figurant sur la tombe et témoignant d’un émotionnel intense comme : « il n’y a pas de nuit si longue qui ne soit suivie de l’aube. »

5. Technologie

L’expérience de la mort, surtout dans le monde occidental, est confiée davantage à la technologie qu’au coeur humain. Le meilleur exemple en est la salle des soins intensifs remplie de moniteurs, d’équipements sophistiqués, et de techniciens et médecins hautement qualifiés.

Le risque est qu’ils entretiennent un rapport impartial avec la mort, en marquant les données concernant le patient sur des graphiques, et en apportant une aide médicale dénuée de toute implication émotionnelle. En ce sens, mourir devient un voyage solitaire vécu dans l’ombre de la technologie, mais privée d’humanité et de chaleur. Dans les dernières heures, le contact avec la famille et les amis est limité au minimum.

6. Institutionnalisation

La majorité des gens continuent à mourir en institutions (hôpitaux, maisons de retraite…), bien qu’il y ait une tendance croissante à mourir chez soi.

Pour les familles, il est difficile de se charger du défunt. Elles ont peur de commettre des erreurs, et préfèrent déléguer cette tâche aux institutions professionnelles au lieu de faire confiance en leurs propres capacités d’aimer. Les institutions avec leurs règles, leurs procédures et leurs ressources offrent aux anxieux une fallacieuse impression de sécurité. En même temps, elles empêchent une expérience de la mort plus personnelle et enrichissante.

7. Hédonisme

De nos jours, dans une ambiance hédoniste, les gens essaient par n’importe quel moyen d’échapper à la douleur et à la souffrance. Face à la mort, certains plaisantent pour essayer ainsi de lui retirer son pouvoir. D’autres utilisent un humour souvent cynique pour cacher leurs souffrances. D’autres encore trouvent des excuses pour ne pas rendre visite au défunt, ou ne pas faire face à la réalité douloureuse de la séparation.

En regardant la télévision, nous voyons de multiples morts, en tant que distraction qui nous éloigne de la réalité. En 4 à 5 heures de programmes, une jeune personne peut voir jusqu’à 12.000 morts ou agonisants, mais il est rare que cette même personne ait déjà été présente aux funérailles d’un membre de sa famille, ou soit allée se recueillir sur leur lit de mort. Cela serait trop traumatisant psychologiquement. La civilisation de consommation et de plaisir n’est pas préparée à faire face à la réalité de la vie.

8. Déni

Une autre manière, présente dans toutes les cultures, de déshumaniser la mort est le déni. Celui-ci est le refus de notre propre mort et de celle de nos proches. Par conséquent, le mourant et la famille proche se comportent comme si la mort n’allait pas survenir. En médecine, accepter la mort est perçu comme une défaite et comme l’abandon d’un espoir.

Regarder la mort en face signifierait se réconcilier avec sa propre vulnérabilité et impuissance, accepter son destin. Or, ceci n’est pas acceptable et la tendance est de se rebeller contre cela.

D’un autre côté, accepter la mort, c’est vivre sa vie pleinement et se livrer au mystère de l’existence.

9. Fatalisme

Dans certaines cultures en Afrique et en Asie, une attitude plus fataliste prédomine face à la mort. Cette attitude peut, à vrai dire, réduire la durée de vie. Beaucoup se résignent au niveau médical, et sur le plan psychologique, et renoncent à faire quoi que ce soit qui pourrait améliorer leur condition.

Les mourants et leurs familles adoptent une attitude de passivité leur permettant de se laisser porter par les évènements et les décisions des autres, au lieu d’être acteurs de leur propre destin. Ils suppriment des sentiments comme la colère qui pourrait les pousser à prendre des initiatives, et à conduire des projets améliorant la qualité du temps qui reste à vivre.

Publié dans:La MORT |on 12 mai, 2013 |1 Commentaire »

Après la mort, qu’est-ce qui m’attend?

Livres par Sylvie Ouellet 

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Après la mort, qu’est-ce qui m’attend?
Où irai-je? Qui verrai-je? Que ferai-je?

Après la mort, qu’est-ce qui m’attend? dans La MORT apers-la-mort

Au moment de notre mort, qu’allons-nous vivre? Qu’est-ce qui nous attend de l’autre côté du voile ? La mort nous fascine depuis toujours. Bien plus qu’une simple curiosité naturelle, il s’agit là d’un appel de notre être à chercher des réponses, car non seulement celles-ci nous aident à nous abandonner en toute confiance au processus de la mort, mais elles nous permettent aussi de mieux vivre notre quotidien et de mieux accompagner les êtres chers qui doivent affronter la mort. Forte de sa vaste expérience et de ses recherches personnelles notamment dans le domaine scientifique, l’auteure nous partage une vision de la mort fondée sur un sens profond; une vision remplie d’amour et de compassion pour tous ceux qui aspirent à découvrir toute la grandeur de ce passage, aux apparences parfois si effroyables.

Au fil des pages, nous découvrons les étapes du passage de la mort. Nous apprenons comment se prépare et se déroule ce processus, ce qui survient au moment même de la mort, et après, lorsque nous sommes parvenus dans l’au-delà. Le chemin à parcourir, les êtres qui nous accompagnent et ce que nous y accomplissons, tout cela et bien plus encore nous est dévoilé. La justesse du propos, la profondeur de la réflexion et la pertinence des exemples choisis, non seulement participent à démystifier les nombreuses croyances entourant la mort, mais font de ce livre un ouvrage incontournable pour quiconque est touché ou intéressé par la mort.

Ce qui nous attend après la mort dépendra de ce que nous avons accumulé dans nos bagages, de notre état de conscience et de ce que nous avons cultivé dans notre vie. Voilà pourquoi il est si important de comprendre ce passage avant que la mort ne survienne.

Pour commander ce livre, cliquez ici.

Publié dans:La MORT |on 12 mai, 2013 |Pas de commentaires »

Les âmes errantes

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A chaque catastrophe entraînant de nombreuses victimes, des histoires d’âmes errantes refont étrangement surface. Comme au Japon après le séisme et l’accident nucléaire de Fukushima où la région serait, d’après de nombreux témoins, hantée par les défunts. Rumeurs ? Affabulations ? Hallucinations ? Ou réalité ? Décryptage avec la journaliste et médium, Patricia Darré.

« Et les esprits des morts, que vont-ils devenir ? » Un an après la catastrophe de Fukushima, nombreuses sont les victimes dont le corps n’a été ni réclamé, ni retrouvé. Dans toute la région du Tohoku, les habitants s’inquiètent. Selon leurs croyances bouddhiques, les morts ne peuvent trouver le repos si des rites appropriés n’ont pas été respectés. Dans toute la zone sinistrée du nord-est japonais, les esprits errants des défunts, en quête de sépulture, hanteraient encore les lieux où ils périrent.
Au pays du soleil levant, beaucoup d’histoires de revenants alimentent actuellement les conversations. Certains disent avoir senti une « présence ». D’autres racontent avoir vu des entités, parfois même les avoir entendues parler. 
Chaque fois qu’une terrible catastrophe survient quelque part, des histoires d’âmes errantes refont étrangement surface. Comme après le tsunami de décembre 2004 en Thaïlande et au Sri Lanka. Alors : rumeurs ? Affabulations ? Hallucinations ? Ou réalité ? 
Dans un livre qui l’a rendue célèbre (Un Souffle vers l’éternité, Michel Lafon), Patricia Darré, journaliste à France Bleue Berry, affirme être capable de communiquer avec les esprits. Pour l’Inrees, elle décrypte ces phénomènes et tente de nous éclairer sur ces témoignages.

Selon vous, que faut-il entendre par « âme errante » ?
Ce sont des âmes perdues, angoissées. Des défunts restés bloqués dans le monde des vivants. A cela, il y a plusieurs raisons : cela peut être soit parce qu’ils n’ont pas encore réglé un problème dans notre monde ; soit parce qu’ils sont trop attachés à la matière, ne croient pas en l’au-delà, et par conséquent, ne savent ni où ils sont, ni comment sortir de cet entre-deux ; soit parce qu’ils ne comprennent pas qu’ils sont morts ni ce qui s’est passé. C’est le cas des personnes décédées avec beaucoup de violence et de brutalité : dans un attentat, une catastrophe naturelle, un accident… Comme les milliers de victimes de Fukushima, du tsunami de 2004 mais aussi celles du 11 septembre 2001. Quand je me suis un jour rendue à Ground Zero, il y avait tellement d’âmes errantes qui venaient me voir pour comprendre ce qui leur était arrivé que je ne savais plus où donner de la tête. A tel point que j’ai dû fuir ! 

Selon les croyances japonaises, ces esprits errent dans l’attente d’une sépulture. Pourquoi cela semble-t-il si important pour les défunts ?
Pour moi, la sépulture n’est pas la véritable raison de cette errance. Mais il est vrai que si le défunt vient d’une civilisation où la culture d’une sépulture est importante, comme c’est le cas au Japon, cela va le tourmenter, et l’obséder. Je me souviens être entrée en contact avec un guerrier celte dont le squelette fut découvert dans un aqueduc. Il me demandait une sépulture car pour lui, ce rituel était indispensable pour pouvoir sereinement rejoindre la lumière. 

Que faudrait-il faire pour libérer ces âmes errantes ?
Elles ont besoin d’être guidées par ceux qu’on appelle des médiums, des intermédiaires ou des passeurs d’âmes, qui vont les aider à comprendre ce qui leur est arrivé, et à passer de l’autre côté. Certains esprits peuvent attendre de l’aide et continuer d’errer durant des siècles… Ils sont comme des badauds perdus qui, en pleine nuit, demandent leur route. Chaque fois qu’on leur indique le chemin à suivre, leur soulagement est immédiat.

Magazine INREES

Publié dans:AME, ESPRITS, La MORT |on 24 avril, 2013 |Pas de commentaires »

Les secrets d’un départ

Les secrets d'un départ dans La MORT 6

Une autre image de la mort et de l’acte de mourir, c’est le départ. Symbolique présente sous tous les cieux, en Afrique comme en Asie, en Europe comme au Japon. Les morts s’en vont en compagnie de cette puissance ombreuse et coureuse de grands chemins, amicale pourtant, qui vient les chercher.

« Ceux qui n’ont pas senti qu’il y a dans la mort / le secret d’un départ chavirant de voyages /ne seront que des morts stériles pour la mort  » 

Le christianisme considère que ce pouvoir accordé à la mort ne doit pas être excessif. C’est bien elle qui passe. Mais c’est Dieu qui appelle : « accueille, Seigneur, l’âme de ton serviteur ou de ta servante que tu as voulu appeler de ce monde vers toi » . Dans l’antiquité, les inscriptions funéraires chrétiennes portaient souvent la formule « appelé par le Seigneur ». Autrement dit, pour les chrétiens la mort est « vocation », elle fait partie de leur vocation et en est la dernière forme terrestre. Mais alors elle est mystérieusement devenue parlante. Car c’est Dieu qui parle en elle, à son propos. Le mourant est nommé par son nom. Il ne suit pas la mort silencieuse, il va vers Celui d’où il tire son identité profonde.

Un malentendu est, certes, possible ici. En lisant certains avis de décès, où il est dit : « il a plu à Dieu de rappeler à lui son serviteur ou sa servante », on a l’impression que c’est Dieu lui-même qui décide ou veut la mort. Ce qui est bien étrange pour le Dieu de la vie et de l’amour. Mieux vaut dire, semble-t-il, que c’est la mort qui opère. Dieu ne fait jamais tout en nous. Mais quand la mort vient, c’est Dieu qui parle. Ce faisant, il ne rappelle pas, comme on met fin à une expérience qui est parvenue a son terme. Mais il appelle simplement. Comme toujours. Comme au premier matin. Dans la mort, Dieu continue d’être ce qu’il est dans la vie, celui qui provoque, convoque et parfois même semble « invoquer » ces êtres de réponse que nous sommes.

Ainsi donc, pour les chrétiens, le grand départ ne se fait pas en compagnie de la seule mort mais aussi et surtout en compagnie avec Dieu. Le poète peut évoquer l’étrange convoi de la mort qui vient, mais dans la brise discrète c’est Dieu qui fait signe. Le bruit n’est-il pas alors de trop ?

« Voici les chars qui montent dans la nuit./ Voici que vient nous envahir la mort. / J’entends grincer les essieux sous la pluie »

Comment ne pas évoquer, à l’inverse de ce tintamarre, l’étonnante manifestation de Dieu à Élie, dans la montagne de l’Horeb ? Dieu passe. Mais il n’est ni dans l’ouragan, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu. Il s’indique et se suggère par « le bruit d’une brise légère » (1 R 19,12). Ainsi en est-il lors de la mort. Est-ce un passage de Dieu ? En tout cas, c’est un passage de l’homme en direction de qui l’appelle. Est-ce une visite de Dieu ? En tout cas, c’est le départ d’un appelé, de bon matin comme il se doit, dans une lumière encore incertaine et qui n’a pas livré toutes ses promesses, pour une visitation de Celui dont il entend la voix.

Voir le livre : La mort. Sa signification chrétienne. 

Publié dans:La MORT |on 24 avril, 2013 |Pas de commentaires »

Quelques grandes représentations de la mort

 Quelques grandes représentations de la mort dans La MORT mort3

Le premier schéma d’ensemble de ce que c’est que mourir, c’est celui de la séparation qui s’établit non seulement entre le mourant et les vivants mais aussi à l’intérieur de celui ou de celle qui s’en va. J’ai parlé, il y a un instant, d’une destructuration de la vie par la mort. Sur cette symbolique se déploient des significations diverses que l’on peut ramener à l’idée d’une libération de l’âme. Dans l’humanité, abondent les réflexions sur l’identité de cette âme humaine, sur son immortalité, sur son mouvement vers l’au-delà. J’aurai l’occasion d’y revenir.

Un deuxième schéma de pensée au sujet de la mort consiste à intégrer l’acte de mourir dans une loi d’ensemble qui régit l’univers. En ce sens, la mort est pour les humains une manière d’avouer qu’ils sont du monde et (lue leur originalité au royaume de la vie ne les met pourtant pas à part de ce qui marque toute existence vivante. Mourir, dit Jésus selon saint Jean, c’est comme ce qui arrive au grain de blé qui tombe eu terre ; « s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » . Symbolique fréquente dans les cultures humaines, sur laquelle s’appuie une réflexion multiple qui dit la fécondité de la mort à cause de la vie qui la ti-averse et ne s’annule pas en elle.

Ce même thème est susceptible de se donner des images très variées. Celle de la métamorphose de la nuit en jour, de la neige en eau, de la chenille en papillon. Le christianisme oriental ancien a aimé, dans le même sens, considérer la mort comme la venue au jour d’un être qui sort de la nuit maternelle où il était en gestation . Certains de nos contemporains, abandonnant les symboliques biologiques, ont préféré comprendre la mort comme un passage de relais dans la chaîne des générations. D’autres, dans une perspective un peu différente, méditent sur quelque réincarnation qui relancerait vers d’autres horizons une vie qui n’a pas eu le temps de s’achever avant la mort. Contentons-nous, pour l’instant, de relever ces figures et d’en percevoir la forme de pensée. Sous ces variations, un même thème est affirmé, celui de la cohérence entre la mort et la vie, l’une et l’autre échangeant leurs services.

Un troisième schéma me semble s’inscrire dans une tout autre perspective. C’est celui de la parole divine destinée aux mourants et dont vivent les morts. Le christianisme fait sienne cette représentation. Il n’ignore évidemment pas les deux schémas précédents. Il sait, parfois presque à l’excès, qu’il y a en nous de l’immortel et que l’âme traverse la mort sans perdre au passage son nom et son identité. Les chrétiens n’ignorent pas non plus que la mort fait partie de la vie et que l’univers est une grande symbolique qui évoque la loi du cosmos pour éclairer l’acte humain de mourir. Mais ces deux manières de comprendre la mort ne suffisent pas à la foi. Car elles ne sont pas assez parlantes.

Il leur manque de porter une voix que les mourants puissent entendre sur le versant disponible de leur être perturbé. Faisant mémoire du Christ et de son agonie à Gethsémani, la foi chrétienne croit que Dieu se fait entendre mystérieusement, paradoxalement, à l’heure de la mort. Certes, son appel est alors inattendu, plus surprenant encore que celui qu’il adresse au cours de la vie. Mais que l’on n’aille pas imaginer qu’il est recouvert par le silence. Luc a éprouvé le besoin de faire intervenir à Gethsémani l’étrange figure d’un ange (22,43). Pour qu’il soit bien dit que Dieu était là, malgré tout. »

Voir le livre : La mort. Sa signification chrétienne. 

 

Publié dans:La MORT |on 14 avril, 2013 |Pas de commentaires »

Je Suis aussi la Mort

Sri Nisargadatta Maharaj:  extrait du livre:  « je suis » (dialogue N°50)   

Q: Ce n’est pas contre la mort que je me rebelle, c’est contre la façon de mourir.

Je Suis aussi la Mort dans La MORT 16                    M : La mort est naturelle, la manière est le fait de l’homme. Se sentir séparé cause la peur et l’agressivité, qui causent, à leur tour, la violence. Débarrassez-vous des séparations crées par l’homme et toutes ces horreurs, ces gens qui s’entretuent, disparaîtront. Mais dans la réalité, il n’y a ni tuerie, ni mort. Le réel ne meurt pas, le non-réel n’a jamais vécu. Mettez votre mental d’aplomb et tout se trouvera d’aplomb. Quand vous savez que le monde est un, que l’humanité est une, vous agissez en conséquence. Mais il vous faut d’abord vous occuper de vous, de votre manière de sentir, de penser et de vivre. A moins que l’ordre ne règne en vous, il ne peut pas régner dans le monde.

 En réalité, rien n’arrive. La destinée projette éternellement, sur le mental, ses images, souvenirs d’anciennes projections ; l’illusion, ainsi, se renouvelle constamment. Les images vont et viennent – lumière interceptée par l’ignorance. Voyez la lumière et négligez le film.

 Q : Que d’insensibilité dans cette façon de voir les choses ! Des gens tuent, d’autres sont tués, et vous parlez de cinéma.

 M : Allez-y donc, et soyez tué – si c’est ce que vous pensez de voir faire. Ou même, allez-y pour tuer, si vous croyez que c’est votre devoir. Mais ce n’est pas la manière d’en finir avec le mal. Le mal, c’est la puanteur d’un mental malade. Soignez votre mental et il  cessera de projeter des images distordues et horribles.

 Q : Je comprend ce que vous dites, mais émotionellement, je ne peux pas l’accepter. Cette vision de la vie, purement idéaliste, me rebute profondément. Tout simplement, je ne parviens pas à penser que je suis, en permanence, dans un rêve.

 M : Comment pourriez-vous être en permanence dans un état causé par un corps impermanent ? L’incompréhension vient de votre opinion d’être un corps. Examinez cette idée, voyez les contradictions qu’elle implique. Réalisez que votre existence présente est comme une pluie d’étincelles – chaque étincelle dure une seconde, la pluie une minute. Un chose dont le commencement est la fin ne peut, assurément, pas avoir de milieu : respectez vos propres termes. La réalité ne peut pas être transitoire. Elle est intemporelle, mais intemporalité ne signifie pas durée.

 Q : J’admet que le monde dans lequel je vis n’est pas le monde réel. Mais il existe un monde réel dont je vois une image distordue. La distorsion est peut-être due à une défectuosité du mental ou du corps. Mais quand vous dites qu’il n’y a pas de monde réel mais seulement un monde du rêve dans mon mental, je ne peux pas y adhérer. J’aimerais pouvoir croire que toutes les horreurs e l’existence ne sont que parce que j’ai un corps. Le suicide serait une issue.

 M : Tant que vous attacherez  de l’importance aux idées, les vôtres et celles des autres, vous connaîtrez le trouble. Mais si vous rejetez tous les enseignements, tous les livres, tout ce qui s’exprime en mots, si vous plongez profondément en vous-même et que vous vous y trouviez, rien que cela résoudra tous vos problèmes et vous laissera la pleine maîtrise de toutes les situations parce que vous ne serez plus  dominé par les idées que vous avez de la situation.

 Prenons une exemple, vous êtes en compagnie d’une femme attirante. Des idées prennent corps à ce sujet et cela crée une situation sexuelle. Un problème vient de naître et vous vous plongez dans des livres sur la continence ou l’art d’aimer. Si vous étiez un bébé, vous auriez pu être nus tous les deux ensemble sans que se pose le moindre problème. Cessez de penser que vous êtes un corps et les questions d’amour et de sexe perdront toute signification. Tout sentiment de limitation disparu, la peur, l’angoisse et la recherche du plaisir – tout disparaît. Seul demeure l’éveil.

 Sri Nisargadatta Maharaj

Publié dans:La MORT |on 22 mars, 2013 |Pas de commentaires »

Difficile de parler de la mort

 

La vie a une fin, c’est notre seule certitude, mais c’est aussi la plus difficile à admettre. Même le mot « mort » nous fait peur ! Nous avons rencontré trois personnes qui travaillent avec elle au quotidien et qui en parlent sans tabou.

Fabien Trécourt

Difficile de parler de la mort dans La MORT nabuleuse2L’annonce d’un décès suscite souvent silences gênés, condoléances de circonstance, compassion appuyée. Pas facile de trouver les mots justes… « Il est impossible de réagir par l’indifférence, affirme le sociologue Patrick Baudry, auteur de La Place des morts, enjeux et rites (L’Harmattan, 2006). Aucune société n’a développé une vision de la mort qui permettrait d’en parler comme de la pluie et du beau temps. » Dès l’Antiquité, le philosophe grec Épicure écrit qu’elle est « celui d’entre les maux qui nous donne le plus d’horreur ». Et, des maux aux mots, il n’y a qu’un pas : ainsi, chez les Amérindiens navajos, dire le nom d’un défunt est soupçonné de déclencher des maladies. La psychologue et psychothérapeute Marie de Hennezel, membre de l’Observatoire national de la fin de vie, note que beaucoup d’entre nous ont une peur irrationnelle de prononcer le mot, « comme s’ils allaient attraper la mort de la même manière que l’on attraperait la grippe ». La création cette année d’un Salon de la mort s’est heurtée à de telles résistances : « On me conseillait d’appeler ça le “Salon du départ” », s’étonne encore Jessie Westenholz, coorganisatrice de l’événement.

Une forme de déni

Historiquement, religions et philosophies ont toujours évité le coeur du sujet. « Les questions de la vie après sa fin sont omniprésentes, atteste le maître d’oeuvre du Dictionnaire de la mort, Philippe Di Folco. Mais il existe très peu de choses sur la biologie, le traitement des corps, les personnels funéraires… » Comme si nous ne parlions jamais autant de la mort que lorsqu’il s’agit d’en éluder la possibilité. Dans les religions, par exemple, nous ne disparaissons pas, nous poursuivons notre vie dans l’au-delà ou nous nous réincarnons. « C’est une forme de déni, analyse le philosophe Pierre Le Coz, vice-président du Comité consultatif national d’éthique. Pour mieux l’accepter, nous imaginons que la mort est le commencement de la vraie vie. » Pour certains, elle ne serait pas à craindre car nous ne serons plus là pour en souffrir. « J’aimerais voir ces moralisateurs à leurs derniers instants », ironise Pierre Le Coz. Il est plus facile de parler de la mort en général que d’affronter la sienne. « Le philosophe Heidegger dénonce l’attitude qui consisterait à se défaire de cette peur en feignant de croire qu’elle ne nous concerne pas, souligne la philosophe Raïssa Maillard dans le Dictionnaire de la mort. Souvent, cette peur est refoulée dans un “On meurt” impersonnel qui ne nous menacerait jamais en propre. »

Une absence de rites

Pour Pierre Le Coz, c’est l’instinct qui commande de détourner le regard : « Cela a permis à l’humanité de survivre. Celui qui ne craint pas la mort se met en danger. » Ce rejet se retrouve dans le cercle familial, où le psychiatre Jean Santonja constate une véritable occlusion de la parole : « Quelqu’un qui se sait sur le point de mourir subit une pression involontaire de son entourage. On lui répond que ça va aller, qu’il va s’en sortir… Ce qui est une manière de passer à autre chose. » S’il a toujours été difficile de parler de la mort, il semble que notre siècle y soit encore plus rétif que les précédents. « Lorsque l’on mourait chez soi, entouré de sa famille, de ses voisins et de ses amis, cela faisait partie du quotidien, rappelle Marie de Hennezel. Et elle était plus visible : on voilait de noir la porte d’entrée, on venait, en voisin, passer un moment au chevet du mourant… » Ces rites ont quitté l’espace public. On s’éteint à l’hôpital, le plus souvent seul, et les symboles du deuil ont disparu. Pour Marie-Frédérique Bacqué, psychologue et vice-présidente de la Société de thanatologie, « le rejet des pratiques mortuaires est flagrant depuis la Première Guerre mondiale. Avant, on en plaisantait facilement. Lorsque le pays a été décimé, il n’y a plus eu que dans les salles de garde des médecins que cela s’est fait ». Aujourd’hui, moins d’un Français sur deux estime probable qu’il y ait quelque chose après la mort (Sondage TNS Sofres-Philosophie magazine,novembre 2010). « Nos contemporains sont sceptiques, confirme Pierre Le Coz. Ils ont surtout peur de ne pas avoir vécu. » Une opinion que partage le psychiatre Christophe Fauré, membre du conseil d’administration de l’association Vivre son deuil : « La mort agit comme un puissant rétroviseur. En parler, c’est revenir sur ce que l’on a vécu, accompli, choisi… Et l’exercice n’est pas aisé ! Des regrets peuvent venir nous hanter à ce moment-là, surtout en fin de vie. » D’autant que la mort est avant tout une question intime : « Il faut que la personne qui va mourir et son entourage soient d’accord, ensemble, pour l’aborder, estime Christophe Fauré. C’est un espace de parole difficile, et le désir doit venir des deux côtés, sinon le dialogue ne s’établira pas. » Une photo, un objet, une anecdote… « Autant de manières de mettre en scène le nouveau statut du défunt par rapport à nous », explique Patrick Baudry, qui ajoute aussitôt que la meilleure réponse à apporter à ces adieux est parfois… le silence. Une chose est sûre, ceux qui parlent le mieux de la mort sont ceux qui l’ont apprivoisée. Avec beaucoup d’émotions, nos témoins nous expliquent comment.

Publié dans:La MORT |on 18 mars, 2013 |Pas de commentaires »

Les étapes du deuil

 

Les étapes du deuil ne sont pas les mêmes chez l’enfant et chez l’adulte. À quelles réactions peut-on s’attendre et quelles sont celles qui doivent nous inquiéter ?

 

Les étapes du deuil dans La MORT mort4-300x183Michaël Larrar répond : Le maître mot, c’est le temps. Les étapes du deuil ne sont en effet pas tout à fait identiques, et surtout, elles sont moins visibles chez l’enfant. L’enfant vit les choses de façon plus saccadées, parce que son inconscient tente de le protéger contre la violence de cet évènement. C’est comme s’il allait découper l’information puis la digérer petit à petit.

En général, il va d’abord donner l’impression de n’avoir aucun ressenti. Certains parents disent : « Je lui ai annoncé, et puis il est retourné jouer, sans rien demander ». En réalité, l’enfant a très bien compris. Mais il a besoin de temps pour intégrer l’information. C’est un mécanisme de défense appelé le clivage. Les enfants s’en servent plus que les adultes, parce qu’ils sont plus fragiles, qu’ils n’ont pas la même force intellectuelle pour se défendre, et surtout, parce qu’ils doivent continuer à évoluer, à grandir, et qu’ils sont obligés de garder de l’énergie pour ça.

Il n’est donc pas nécessaire de répéter, de marteler l’information, ou de vérifier que l’enfant a bien compris. Seul celui qui se sentira de taille sera à même de poser tout de suite des questions. Sinon, il y reviendra plus tard, à son rythme, et quand il se sentira prêt à en entendre les réponses. Certains enfants s’adressent à des tiers, à l’école notamment. Peut-être parce que l’ambiance y est moins lourde, qu’ils ont confiance dans les réponses qu’ils vont y trouver, ou parce qu’ils savent que la maîtresse ne sera pas attristée par ses interrogations. D’autres questionneront leurs parents au moment du coucher, parce que c’est un moment d’angoisse qui leur rappelle les angoisses de mort.

Il n’est pas rare que de petits symptômes surviennent le mois qui suit : des difficultés à dormir, à aller se coucher, à être sage, à bien manger… Mais si cela perdure après un mois, que l’on ressent son enfant triste, y compris à l’école ou lorsqu’il joue avec ses copains, alors, il faut s’interroger. Et solliciter des discussions avec lui. Ce n’est que dans un second temps que l’on pourra penser à consulter. La consultation avec un psy ne doit pas venir démunir les parents de leur rôle, elle ne doit être envisagée que s’ils ne trouvent pas les mots, ou ne comprennent pas son angoisse.

Publié dans:La MORT |on 16 mars, 2013 |Pas de commentaires »

Parler de la mort aux enfants

 

Co-fondatrice de l’association “Choisir l’espoir”, elle est également animatrice et formatrice au “Centre François-Xavier Bagnoud”. Elle a publié “Apprivoiser l’absence” aux éditions Fayard (1992).

Annick Ernoult

Comment répondre aux questions des enfants portant sur la mort ?

Il n’est jamais facile de répondre à ces questions car dans un sens, elles nous ramènent à notre propre difficulté à évoquer un tel sujet. Or, les enfants attendent des réponses claires, et nous obligent donc à être clairs envers nous-mêmes. Il existe aussi une idée trop répandue qu’il faut protéger les petits de tout ce qui est lourd et triste. C’est vrai pour certains problèmes qui ne les regardent pas, comme les difficultés d’un couple. Mais ce n’est pas vrai en ce qui concerne la mort, car c’est une question existentielle qu’ils se posent et ils ont besoin d’en parler.

Parler de la mort aux enfants dans ENFANTS terre4-300x172Je pense donc qu’il est important de réfléchir à ce que l’on souhaite leur dire, de leur parler de manière simple, et de le faire à partir des questions posées et non pas en développant un grand discours sur la vie et la mort. Et surtout, nous adultes, sommes tout à fait en droit de dire aux enfants que l’on ne sait pas répondre à certaines interrogations et de leur expliquer pourquoi Mais des messages importants doivent être passés : la mort est naturelle, tout naît et tout meurt. On ne sait pas quand elle arrive : ne décèdent pas uniquement les gens âgés mais aussi des personnes jeunes. Enfin, la mort ne touche pas que les méchants.

 

Quand un enfant perd l’un de ses proches, de quelle façon le lui annoncer ?

Dans l’idéal, les gens les plus proches de l’enfant devraient lui faire cette annonce. Mais ce n’est pas toujours possible. Dans ce cas, il faut absolument que ce soit quelqu’un en qui l’enfant a confiance.

L’un des meilleurs moyens d’aider l’enfant est de lui parler avec des mots vrais. Ne lui dites que papa est parti, ou s’est endormi. J’ai vu trop d’enfants qui sont ensuite paniqués à la seule idée d’aller se coucher ou qui attendent vainement le retour du disparu. Etre mort, c’est ne plus bouger, ne plus parler, ne plus respirer, ne plus rire… C’est ce que l’on doit expliquer aux enfants.

Enfin, on dit qu’il est important de voir le corps. C’est tout à fait vrai à partir du moment où cela se fait dans de bonnes conditions. Cela ne doit pas être imposé à l’enfant, et s’il l’accepte, il doit être accompagné par un adulte. Une bonne chose est de le suggérer à l’enfant en lui proposant par exemple d’apporter une lettre, un dessin, une fleur. L’enfant dès lors participe, et cela aura un impact très fort sur l’après, sur le deuil. Il en va de même pour les funérailles. Il est important pour l’enfant d’y assister, mais s’il le souhaite et s’il est bien entouré.

Aider un enfant touché par le deuil est très important, comment s’y prendre ?

Il est essentiel que l’enfant puisse raconter, exprimer tout ce qu’il ressent, poser des questions et avoir une écoute et des réponses à ses questions. Le dessin, le jeu, les contes, les livres sont de bons outils pour l’aider à dire ses émotions. Car l’enfant sait très bien ce qu’il ressent mais il est important que l’on le lui demande.

Un enfant endeuillé est un enfant qu’il faut également rassurer : il a besoin de sentir l’amour que l’on a toujours pour lui, l’aide que l’on va lui apporter. Surtout quand la mort touche une fratrie: ce frère ou cette sœur décédé(e) va prendre toute la place, on ne parle que de lui ou d’elle, ce qui est tout à fait naturel tant le chagrin est immense. Mais l’enfant vivant doit être associé à ce chagrin : mieux vaut être triste tous ensemble que seul chacun dans son coin. 

Enfin, il faut aider l’enfant à dire adieu, en retournant pourquoi pas sur la tombe après les obsèques, en y déposant un dessin ou une lettre. Car c’est aussi sa propre histoire qu’il écrit.

Quelques suggestions d’ouvrages pour vous aider :

A lire avec ses enfants :

• “Tu seras toujours avec nous Calinou” de Micheline Motte et Frédéric Mansot (Ed. Mame, 1993)
• ”Quelqu’un que tu aimais est mort” d’Agnès Auschitzka (Bayard editions, 1996)
• ”Tu me manques” de Paul Verrept (L’ecole des loisirs, 1999)

Pour parler de la mort avec ses enfants :

• “La mort, la vie de famille” de Marie-Hélène Encreve-Lambert (Bayard Editions, 1999)

Infos pratiques :

Unité François-Xavier Bagnoud / Fondation Croix Saint Simon 
125 rue d’Avron, 75020 Paris. Tel : 01 44 64 43 50
( www.fxb.org ) Cette association possède un Centre de documentation richement fourni. Vous pouvez y obtenir par courrier ou par mail (afxbacdi@wanadoo.fr), une bibliographie en fonction d’un thème (suicide, mort d’un bébé…), ou des conseils de lectures en fonction de l’âge.

Publié dans:ENFANTS, La MORT |on 15 mars, 2013 |Pas de commentaires »

Gardien des enfers : Yanluowang

 

Gardien des enfers : Yanluowang dans La MORT mort_du_fossoyeur-213x300Yanluowang  (le roi Yanluowang) est un dieu chinois d’origine bouddhiste, gardien et juge de l’enfer. Très présent dans l’imaginaire grâce à l’iconographie et aux contes populaires, il ne possède aucun temple en propre, comme toutes les déités d’aspect trop féroce. Tout au plus trouve-t-on quelques rares sanctuaires où il est honoré en même temps que neuf autres collègues (ex : temple des Dix rois des enfers de Yaumatei à Hong Kong). ATaïwan, une place est parfois faite aux Dix rois des enfers dans le temple du Dieu de la muraille et des douves. Yanluowang lui est en effet est associé dans le bouddhisme populaire et la religion traditionnelle, tout comme il l’est au bodhisattva Dizangwang. Ces trois divinités sont liées au monde infernal.

Les enfers que président Yanluowang sont parfois appelés Fengdu  et situés sous le mont du même nom, aussi appelé Mingshan , « mont des Enfers », au nord-est du comté de Fengdu  dans le Sichuan. Selon le professeur Jiang Yuxiang  du Musée de l’université du Sichuan, Fengdu, où un culte est rendu à un immortel depuis la dynastie Han, est l’une des 72 terres d’immortalité du taoïsme. Il fut identifié à partir des Song du sud au mont Luofeng  donné comme siège des enfers par Tao Hongjing dans le Zhengao. On y trouve au XXIe siècle un village-fantôme touristique sur la route des croisières sur le Chang Jiang.

Le roi des enfers dirige un petit personnel de démons souvent représentés avec une face animale, chargés de capturer les âmes que leur méchanceté a désigné à son attention et de tourmenter les damnés. Ce sont eux-mêmes des créatures ayant mal tourné ; leur fonction est ainsi une sorte de punition. À l’issue de leur peine, qui peut parfois être très longue, les âmes sont réinsérées dans le cycle des réincarnations après l’absorption d’une potion d’oubli.

Le bouddhisme a joué un grand rôle dans la diffusion de l’image de l’enfer et des punitions terribles promises aux pécheurs. Néanmoins, cet enfer se superpose à la représentation du monde des morts issue de la religion chinoise, et la croyance en la réincarnation est quelquefois la seule trace d’idéologie bouddhiste qu’on y trouve. Le monde des morts est alors un reflet de celui des vivants, administré de façon similaire. Les démons, par exemple, y sont des gardiens que la famille du défunt peut soudoyer par des offrandes de papier-monnaie, d’où l’importance des cérémonies en faveur des morts sans famille comme celles de la fête des fantômes. Dans le temple de Yaumatei on peut voir la représentation d’un homme portant un carcan qui offre de l’encens aux Dieux des enfers. Il s’agit d’un mort sans sépulture, ramassé comme un vulgaire vagabond par la police démoniaque et amené devant le juge divin, qui déterminera grâce à sa clairvoyance s’il est criminel ou victime, et veillera le cas échéant à ce que justice lui soit rendue.

Dans la version plus bouddhiste de l’enfer, les démons tourmenteurs sont des émanations de l’âme impure des damnés, et le salut tient autant à la valeur spirituelle des prières des vivants qu’à la force magique des cérémonies.

Dans l’univers très syncrétiste et peu dogmatique de la religion chinoise, l’interprétation de Yanluowang peut varier grandement de personne à personne. Si certains reconnaissent en lui une divinité bouddhiste, d’autres le considèrent comme un dieu taoïste en concurrence avec le bodhisattva Dizangwang. Généralement vu comme une divinité effrayante, il peut également présenter l’image plus rassurante d’un juge intègre et juste ou d’un défenseur du dharma.

Publié dans:La MORT |on 14 mars, 2013 |Pas de commentaires »
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