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Conversation avec Dame Nature – exercice

 

NATUREToute chose est un esprit. C’est la façon animiste de comprendre le monde. Le Père Thomas Berry disait une chose que j’aime beaucoup et qui s’applique bien ici : «le monde n’est pas une collection d’objets, mais plutôt une communion de sujets». Le vent a ses esprits, de même que les arbres, l’herbe, les montagnes. Les «objets» sont aussi des esprits ; des tambours et percussions aux tasses à café et aux suspensions murales, en passant par les bâtons de marche, les carillons éoliens. En fait il n’y a que peu de raison de croire que même l’ordinateur sur lequel je suis en train d’écrire ceci n’est pas un esprit.

Cependant les esprits, en particulier ceux de la nature, n’occupent pas tous le même espace. Les esprits de Dana sont une façon d’articuler entre elles un phénomène multiculturel des traditions Irlandaises primitives. Dans la religion Shinto du Japon, on peut les appeler «Kami», chez les Bouddhistes Tibétains, ce seront les Dakinis. En Irlande, ces esprits sont collectivement connus sous le nom de «Tuatha Te Danann», le Sidhe (ou Sith ou encore Sí en Irlandais moderne), et ultérieurement, ils resteront dans la mémoire populaire comme le Peuple des Fées. Quand on parle des esprits de Dana, il n’est pas fait allusion qu’aux Tuatha Te Danann. Ceux-ci sont des esprits de  Dana, mais ce terme peut aussi être appliqué à certains esprits ancestraux, ou à ceux qui habitent certains lieux du monde naturel, ou encore à certains objets.

J’aime tout particulièrement une cascade à Glendalough, dans le comté de Wicklow en Irlande, qui pour moi est un esprit de Dana. Une définition simple de ce terme pourrait être : tout ce qui évoque les caractéristiques de Dana ou du sacré.

Néanmoins, je préfère utiliser la définition du kami de Patricia Monaghan, ainsi qu’elle l’utilise pour illuminer l’idée de la Déesse en Irlande. Voici ce qu’elle écrit: «Cela fait allusion à ces moments, endroits, mythes ou êtres dans lesquels la présence divine se fait sentir d’elle-même. La floraison des cerisiers, l’affleurement aigu d’une roche, le soleil trouant les nuages : ce sont des kami car ils nous rappellent l’ordre – la divinité – dans lequel nous sommes nés. En Irlande, de même, on peut expérimenter la présence de la Déesse comme une hiérophanie (manifestation du sacré), une faille par laquelle la puissance divine entre dans notre conscience humaine, grâce à des arrangements naturels et des moments spécifiques comme moyen de communication.

La pratique est alors ceci : promenez-vous dans la nature, dans un endroit qui est particulier pour vous, vers où vous vous sentez attirés. Allez-y avec l’intention d’identifier les esprits de Dana dans cette zone, et un esprit aîné qui fasse office d’ambassadeur pour le numineux de l’endroit. Pour faire cela, mettez-vous simplement en accord avec l’endroit pendant que vous vous y promenez. Faites attention à vos ressentis, vos sens (psychiques et non physiques), et là où votre regard est le plus attiré. Quelles caractéristiques du paysage semblent «porter l’espace» ? Qu’est ce qui, évoquant une qualité de divine beauté, chante à votre âme ?

Quand vous avez identifié cet esprit, vous pouvez envisager de faire une offrande (j’utilise souvent le tabac ou le Whisky aux Etats Unis). Ensuite, restez simplement quelques temps comme cela. Vous pouvez aussi ouvrir un dialogue. Parler avec la nature est différent de parler avec d’autres humains.

Il est évident que les pierres et les arbres ne parlent pas Français (ni quelque autre langage humain). Ils ont un langage différent. De la même façon que nous pouvons lire un livre, nous pouvons aussi lire la nature : les ombres qui tombent le long de la surface d’une pierre, le bruissement des feuilles d’un arbre, le glougloutement d’un ruisseau ou le chant des oiseaux. Ce sont tous des langages de plein droit, et si nous pratiquons l’ouverture d’esprit et écoutons attentivement avec nos sens intuitifs, alors ces langages deviendront aussi clairs que si nous conversions avec de vieux amis.

Dans tous les cas, le simple fait de passer du temps dans la présence de ces esprits est suffisant. Notez comment ils vous affectent, comment ils semblent, dans l’espace où ils se tiennent, apporter une ouverture vers le liminal, là où nous pouvons rencontrer la numinosité de l’âme. Ce sont là les véritables aînés de la tradition. Ils sont les véritables druides.

Les sens physiques

Cette pratique est assez simple, mais l’expérience peut être relativement profonde. Combien de fois sommes-nous attentifs à la présence physique de la nature ? Même quand nous sommes à l’extérieur, nombre d’entre nous ont tendance à être distraits. Notre esprit erre loin de nous, et soudainement nous ne sommes plus du tout dans la nature !

Nous sommes de nouveau au bureau, en classe, dans de vieilles disputes, ou en train de nous demander ce que nous allons manger le soir. Voici alors la pratique : passez du temps en extérieur, dans la nature, autant que vous le pouvez. La façon dont vous le faites n’a pas vraiment d’importance. Partez en randonnée, asseyez-vous sous un arbre, errez sans but dans un parc ou nagez dans une rivière. Prêtez attention à la présence physique de la nature. Cela peut vous aider de vous concentrer sur chacun de vos sens physiques, un par un.

Qu’entendez-vous ? Passez du temps juste à écouter la nature, que ce soient ses sons ou ses silences. Que voyez-vous ? Prenez le temps de vous concentrer sur une couleur, une lumière, une ombre, un mouvement, l’immobilité.

Que sentez-vous ? passez du temps dans les senteurs de la nature ; le parfum des fleurs, de l’herbe, du sol. Que goûtez-vous ? N’ayez pas peur d’explorer cet espace également !

Quel goût l’air a-t-il ? Si vous connaissez les plantes comestibles de la région, goûtez-les (attention : soyez certains d’avoir bien identifié ces plantes).  Maintenant reportez votre conscience sur la totalité de ce que vous voyez, et passez encore un peu de temps à être pleinement attentifs et conscients du tout, quelle que soit la nature des informations qui parviennent à vos sens.

Vous pouvez aussi essayer de faire ce qui suit quand vous aurez fini : répétez cet exercice sensoriel dans une ville ou une grande cité. Que remarquez-vous des réactions de vos sens suivant l’environnement ? A quel moment s’ouvrent-ils le plus ? Quand se taisent-ils ? Passez autant de temps que vous en avez envie à pratiquer cet exercice ; je vous invite à le répéter souvent. Passer du temps dans la nature en accordant nos sens à sa présence physique peut nous révéler autant de trésors que de parler avec les esprits ou prêter attention aux plans non ordinaires de la réalité.

Créer un lien avec les lieux

Allez dans le monde vert de la nature, plus c’est sauvage et mieux c’est. Si le seul endroit où vous pouvez aller en extérieur est un parc public ou un jardin, ou même un magasin de jardinage, ce sera toujours ça. Utilisez tout ce qui peut être à votre portée.

téléchargement (1)Trouvez un endroit qui vous attire, qui soit suffisamment confortable pour pouvoir y passer un peu de temps. Cela peut être un arbre particulier, une pierre, la rive d’une rivière, une clairière en forêt, votre coin favori du jardin ou votre droséra adoré.  Installez-vous confortablement et prenez le temps d’être bien présent. Branchez-vous sur vos sens physiques, et notez ce que vous remarquez.

Commencez par être conscient de vous-mêmes comme étant «l’observateur» du lieu. Maintenant modifiez votre perception, et soyez conscient de vous-mêmes comme étant «l’observé». Continuez en modifiant votre perception entre les deux états, et notez ce que vous remarquez. Puis, portez votre attention sur la présence physique du lieu. Restez ainsi un petit moment.

Maintenant imaginez pendant quelques temps que ce que vous ressentez comme étant la présence physique du lieu est aussi sa présence spirituelle. Restez ainsi un petit moment. Allez et venez entre l’expérience de la présence physique du lieu et celle de sa présence spirituelle. Notez ce que vous remarquez. Maintenant ayez conscience de vous-mêmes comme faisant partie de ce lieu, de la même façon que les arbres, les plantes, les rivières, la maison, les chats, etc. A quoi cela ressemble de participer à l’expérience du lieu ?

Voici quelques questions auxquelles j’aimerais que vous consacriez du temps, après cet exercice. Pendant la pratique de cet exercice, ai-je fait l’expérience de quelque chose que je considère comme sacré?

Dans les deux expériences du lieu, la physique et la «spirituelle», laquelle considérez -vous comme l’âme du lieu ?

Cet exercice vous demande de contempler la différence fondamentale qui existe entre la nature et l’âme. Quels sont les problèmes posés par la perception du physique et du spirituel comme une dualité ?

Optionnel : essayez le précédent exercice dans un cadre urbain. Que remarquez -vous?

La Wicca, Religion de l’Expression de Soi

JbaZnvxlVowIZrFDnlldMY_EK84@464x571L’un des aspects les plus positifs dans la publication d’un magazine païen est le lien que nous entretenons avec les nombreuses personnes qui nous contactent. La majeure partie de ce contact se fait par lettres et concerne généralement des questions pratiques et concrètes, mais à l’occasion une véritable conversation peut éclore sur cette ligne fragile de communication. En dehors de ces correspondances, nous avons également rencontré des gens en personne. Il est souvent surprenant de voir comment des personnes aux âges et expériences différents peuvent s’entendre, alors que certains font activement partie de la Wicca, quand d’autres sont de complets débutants. 

Assez fréquemment, on nous demande comment nous nous sommes engagés dans la Wicca, et il est toujours intéressant d’apprendre ce qui a attiré les autres dans le style de vie païen. On peut remarquer que la plupart ne savent pas précisément quand ils s’y sont intéressés et que souvent, ils se sont sentis païens une bonne partie de leur vie. La date historique de découverte de la Wicca en tant que religion païenne des temps modernes est souvent la plus simple à retenir. En ce qui me concerne, ce fut particulièrement le cas. Je me souviens assez clairement avoir été très surprise quand j’ai entendu dire qu’une forme moderne de sorcellerie existait et qu’elle était plus connue sous le nom de l’Art. A cette époque, il n’y avait rien de connu sous le nom de Wicca en Hollande. De cette situation émergea l’idée de lancer un magazine païen pour essayer de mettre en contact des gens aux mêmes centres d’intérêt. Le but majeur de ‘Wiccan Rede’ était, et est toujours, de créer un lien et un point commun entre les païens et les gens intéressés par la Wicca. 

La publication du magazine a, de plus en plus, influencé notre développement personnel à l’intérieur de l’Art, un développement probablement très différent de celui que la plupart des gens expérimentent. Mais plutôt que  d’évoquer la façon dont le magazine a influencé mon cheminement personnel, je vais essayer d’utiliser cette opportunité pour présenter mes points de vue personnels à propos de l’Art. Comment la Wicca a-t-elle changé ma vie ? Quelles sont mes expériences dans l’essence même de la Wicca ? 

Une des premières choses que j’ai remarquée quand j’ai pris conscience d’un mouvement païen moderne, était   Un respect commun pour beaucoup des valeurs en lesquelles je croyais, souvent en secret car jusqu’alors, j’avais été rarement capable de trouver des âmes semblables à la mienne, avec lesquelles je pouvais partager mes croyances. 

Du coup, souvent les gens me considéraient comme étant un peu folle, une «bizarre», une hippie, ou ils n’étaient simplement pas d’accord avec moi. Cette attitude me condamnait à la solitude et à la frustration. Il m’a fallu vivre une véritable introspection avant de trouver ma famille, mes frères et soeurs spirituels. Pendant ma quête spirituelle, j’ai bien sûr retrouvé beaucoup des choses auxquelles je croyais dans d’autres chemins spirituels, mais le plus souvent je me retrouvais à trébucher sur des dogmes et des terminologies que je trouvais très limitatifs. Ce qui m’a attirée dans la Wicca fut d’abord l’absence de dogme, de haute philosophie, quand j’ai eu une prise de conscience face au Wiccan Rede : «Si cela ne nuit à personne, fais ce que tu veux.» Ma première réaction fut «c’est si simple, mais tellement vrai. Que veut-on de plus ?» La Wicca est une religion simple. Elle est directe. Il y a un peu d’élaboration mais par dessus tout, elle est ce que l’on en fait. Nous l’appelons fréquemment une religion «bricolage» et cela résume bien l’Art. 

Dans la série d’articles «au-delà du balai de sorcière» que j’ai écrite pour le «Wiccan Rede» j’ai décrit la Wicca comme la «religion de l’expression de soi . Qu’ai-je voulu dire par là ? J’ai voulu véhiculer l’idée que l’essence de la Wicca repose sur la capacité de s’exprimer d’une façon qui nous paraît juste. Dans notre société moderne, nous sommes souvent réduits à n’être qu’un numéro dans la machine technologique et bureaucratique. Nous sentons que notre contribution est minimale. Il y a peu d’appréciation de notre travail et de nos efforts. On en arrive donc à la conclusion que nous sommes inutiles, et cela mène fréquemment à un sentiment de cynisme et d’apathie. Dans l’Art, tout le monde a de la valeur. On est encouragé à chercher nos talents et dons, peu importe qu’ils soient considérés comme futiles ou peu importants par la plupart des gens. Mes activités au sein de la Wicca ont donné à ma vie une nouvelle dimension. Au lieu de me sentir sans pouvoir, j’ai découvert de nouvelles façons de m’exprimer et ce faisant, je me sens beaucoup plus positive face à la vie. Il est clair qu’une attitude positive a de l’influence sur nos vies, de différentes façons. Même le plus morne travail de routine peut devenir intéressant si on y cherche un défi et que l’on fait preuve d’un peu d’imagination. On est plus motivé lorsque l’on se sent partie intégrante d’un système, lorsque l’on donne de la valeur à la Vie dans sa globalité, au lieu de la subir comme quelque chose qui nous dépasse. Dans mon cas, une attitude positive m’a aidée à augmenter ma confiance en moi et mon respect envers moi-même. Même quand tout semble aller de travers, je sais au plus profond de mon coeur qu’il doit y avoir une raison à cela et que ce n’est pas pour rien que nous endurons des périodes difficiles. 

Cela m’a aussi permis de confirmer la présence d’une force divine et par dessous tout, m’a aidée à comprendre quel contact l’on peut établir avec ces forces. Dans l’Art, nous croyons que les Dieux ont besoin de nous autant que nous avons besoin des Dieux. Nous ne sommes pas des servants des Dieux mais leurs représentants sur  Terre. Chaque femme est la Déesse et chaque homme est le Dieu. Notre but est de vivre comme des Dieux,    d’utiliser nos talents créatifs et notre sagesse à leur plein potentiel. Nous sommes encore à beaucoup d’égards des enfants, mais tant que nous n’avons pas le recul pour voir qui nous sommes et quel est notre rôle dans cette vie sur Terre, il y a peu d’espoir d’un développement positif et d’une évolution de l’espère humaine. 

Le principe de l’énergie masculine et féminine est une part vitale de la philosophie Wiccane. C’est un aspect que l’on retrouve, tout simplement, dans toute forme de vie. C’est un principe basé sur la polarité où l’équilibre et l’harmonie peuvent être réalisés. Dans chaque être humain, on peut trouver cette polarité. Chaque homme a quelque chose de féminin et chaque femme a quelque chose de masculin. La Wicca tente de trouver l’équilibre, tout comme la nature lutte pour cet équilibre. Comment cela fonctionne-t-il en pratique ? Dans mon cas, l’Art m’a amenée à remettre en question des aspects particuliers de notre société. Je n’avais jamais été convaincue que les rôles masculins et féminins traditionnels étaient naturels. Puis je me suis vraiment rendue compte du principe de polarité, et j’ai réalisé avec encore plus de conviction l’absurdité de cette division. Chaque pôle a une qualité particulière dont les énergies sont plus appropriées à certaines situations. Mais cela n’implique pas qu’un pôle est supérieur ou inférieur à l’autre. En d’autres termes, le côté féminin de la nature peut être plus approprié à certaines situations où l’approche masculine serait loin d’être idéale, et vice-versa. On ne doit jamais oublier que les qualités féminines et masculines existent indifféremment chez chacun. Une femme est tout aussi capable d’utiliser son point de vue masculin qu’un homme. 

Cela ne veut pas dire qu’un homme ou une femme doive imiter le sexe opposé pour imposer sont point de vue. C’est une question d’équilibre et de reconnaissance des deux pôles en chacun de nous, la polarité masculine et féminine, en intégrant le recul nécessaire pour savoir lequel est approprié à quelle situation. Ce dernier point est extrêmement mis en exergue dans la Wicca, quand on comprend que le Dieu et la Déesse sont égaux, qu’aucun n’est supérieur ou inférieur à l’autre. En tant que femme, cet aspect m’a sûrement attirée. Je ne suis pas traitée comme une citoyenne de second rang, les femmes sont respectées et reçoivent les honneurs qu’elles méritent. Les hommes et les femmes travaillent ensemble en tant que prêtres et prêtresses et créent ainsi l’harmonie. Par dessus tout, c’est le respect qui tient toute sa place dans cette relation. Le résultat d’un tel échange d’énergie est aussi la possibilité qu’un troisième aspect apparaisse : l’équilibre. Quelque chose de totalement nouveau qui n’existait pas auparavant. Cet équilibre est l’un des principes fondamentaux du travail magique et ressemble beaucoup à l’équilibre entre l’intellect, les sentiments, les émotions et la volonté, que l’on devrait développer si l’on veut atteindre la véritable harmonie. 

images (6)Dès qu’un des pôles prend trop d’importance, l’équilibre est rompu. La volonté est par exemple une qualité primordiale en magie, mais si elle n’est pas associée à un peu de sentiments ou de compassion, alors les résultats peuvent être très égocentriques. Si les sentiments prennent le dessus, comme l’envie de revanche, alors les résultats souffriront eux aussi d’un manque d’équilibre. J’ai découvert que le principe de polarité peut être appliqué à tous les aspects de la vie, en particulier dans les domaines de l’éthique. Je me suis rendue compte que beaucoup de gens ne prenaient jamais vraiment le temps de remettre en question la moralité de la société. Quand quelqu’un commet un acte asocial ou barbare, c’est souvent accepté comme une fatalité, ce qui a pour conséquence de devenir «banal». Dès que quelqu’un commence consciemment à travailler la magie, il se trouve confronté à des questions d’ordre éthique. Je suis devenue beaucoup plus consciente du fait que je peux influencer les gens et les situations. Bien sûr, j’étais capable de cela avant même que je n’entende parler de l’Art, mais au fur et à mesure, ma conscience est devenue attentive à cet aspect de la vie, et cela a changé ma façon de voir les choses. Cette conscience m’a incitée à réfléchir à des comportements auxquels je n’avais jamais prêté attention auparavant, à des questions relatives à notre vie quotidienne, comme ces commérages ou ses jugements des autres, des choses dont on sait peu mais dont on prétend être expert, et dont on tire ses idées préconçues ! 

Etre impliqué dans la magie signifie travailler de l’intérieur, unir les sentiments et l’intellect  et les transformer en actes. Le moyen d’y parvenir est la personnalité de chacun. En chaque personnalité, il y a un sens de la moralité et par dessus tout de la responsabilité. Travailler positivement veut dire par essence apprendre à reconnaître ses limites, pour apprendre par soi-même ce qui est bien ou mal par rapport à l’espèce humaine. Nous sommes tellement conditionnés que nous sommes devenus paresseux et même pire, nous ne nous rendons même plus compte que nous pouvons déterminer notre propre futur. Il faut une grande volonté pour ne pas être séduit par la facilité de laisser les autres diriger nos vies. Nous   courons sans doute le risque de perdre des amis parce que nous ne sommes pas conformes, mais en fin de compte, nous pouvons espérer que nos vies ne soient pas gâchées en suivant aveuglément les masses et en vivant une vie relativement insipide et inintéressante. Travailler avec la magie signifie aussi être actif pour l’extérieur. Il y a une communication dans les deux sens (la polarité à nouveau) entre notre monde intérieur et le monde extérieur. Dans l’Art, c’est la Nature qui est notre guide. Une relation étroite avec les forces de la Nature et les cycles forme la base à partir de laquelle nous travaillons. Alors souvent, nous trouvons des réponses à nos problèmes en observant le monde naturel, en prenant la peine de le faire. La Nature est notre source d’inspiration et à son contact, nous prenons conscience du sens de l’existence. 

Cette connaissance m’a donné la foi et l’assurance que rien n’arrive sans raison ou signification. J’en suis arrivée à la conclusion que même sans connaître les réponses à mes problèmes, j’ai la possibilité de les résoudre. Peut-être (sans doute) ne trouverai-je pas toutes les réponses dans cette vie ou dans les nombreuses vies à venir, mais un jour tout me sera révélé. Une certaine dose de patience est clairement nécessaire mais je n’accepterai pas l’attitude apathique du «pourquoi devrais-je ?» ou «à quoi bon ?». La vie est trop intéressante et a trop de valeur pour avoir une attitude négative à son égard. De plus, la négativité peut être destructrice. Combien de personnes se rendent-elles vraiment compte que toutes les pensées négatives (et positives) sont projetées dans l’aura de la Terre ? Ce n’est pas étonnant qu’il y ait de la souffrance et de la douleur sur notre planète quand  il y a tant d’énergie négative autour de nous ! Dans les rituels de l’Art et dans le travail en Cercle, on essaye d’agir contre cette situation. Les rituels sont basés sur une atmosphère de joie et d’amour et le Cercle est un générateur de cette ambiance. Chaque personne qui travaille dans le Cercle est conscient de ce fait. Nous essayons consciemment de transformer les vibrations négatives en énergie positive, pour la projeter dans l’aura de la Terre. Il est aussi possible de porter le Cercle avec vous, dans votre propre aura. De cette façon, vous pouvez irradier de l’énergie positive 24h/24, même si en pratique, il y a une tendance à avoir des hauts et des bas dans le niveau d’énergie. Mais nous avons le potentiel de diffuser beaucoup d’énergie positive. 

Dès que nous sommes menacés par des influences négatives, cette radiation peut être traduite en des termes familiers comme «être optimiste», «avoir la joie de vivre»… Les influences négatives ont la tendance destructrice de fragmenter ou désolidariser nos vies. La fragmentation et toutes ses conséquences sont un phénomène grandissant, spécialement dans l’Ouest. Le nombre de groupes et de fractions continue à augmenter et l’unité idéale du monde semble plus lointaine que jamais. Naturellement, le «phénomène de groupe» n’est pas en lui-même nouveau mais de nos jours, il a une tendance bien plus agressive et destructrice. Il y a peu de tolérance entre les groupes. Il y a un esprit individualiste extrême évident qui a tendance à nier l’existence d’autres groupes qui agissent et pensent différemment. 

images (7)Bien que la Wicca reconnaisse l’existence de petits groupes autonomes (les covens), il y a une base  philosophique commune qui les unit. C’est peut-être un des aspects de l’Art les plus intéressants, mais aussi l’un des plus difficiles à comprendre. Je peux me développer individuellement tout en ayant pleinement conscience d’appartenir à l’Humanité dans son ensemble. Pour pouvoir me développer vraiment individuellement, je dois avoir l’opportunité de découvrir mes propres talents, aussi différents et divers qu’ils soient, en me comparant avec mes amis. Les petits groupes autonomes de la Wicca autorisent cette diversité de développements individuels, tout en ne perdant pas de vue le but plus important de l’évolution de l’espèce humaine. A chaque fois que je rencontre des gens d’autres covens ou des pratiquants solitaires, je me sens complètement libre d’échanger mes idées, même si elles ne sont pas toujours en accord avec les leurs. Cela est possible car nous savons que nous travaillons dans le même but, aussi différentes que puissent être nos méthodes. Cette attitude tolérante peut être extrêmement positive en créant un espace pour le développement dynamique et l’échange. Cela veut dire aussi que le réseau complet des groupes évolue de manière réellement progressive et vivante. Nous apprenons tous et ce processus d’apprentissage continuera. Seulement à ce moment nous sommes vraiment vivants. 

Cette diversité a un autre point positif. Puisqu’il n’y a pas de dogme, il y a peu de chance que les idées stagnent ou se pétrifient ou pire, que les gens deviennent trop paresseux pour penser par eux-mêmes, en absorbant tout ce qu’ils entendent sans expérimenter personnellement le savoir. Il y a vraiment une possibilité d’apprendre activement le respect par le développement personnel. Pour ma part, ce développement individuel a été très important. J’ai pu être capable de découvrir mes propres talents créatifs en matière de pensées ou de sentiments, sans me sentir limitée. Il m’est arrivé de faire une découverte, pour réaliser par la suite que quelqu’un avait déjà découvert la même chose (parfois il y a des siècles) mais cela n’a en rien amoindri mon sentiment d’avoir été innovante. Quand je découvre que quelqu’un d’autre est arrivé aux mêmes conclusions que moi, je le ressens plutôt comme une confirmation. 

Une des expressions de la Sorcellerie est «si cela te paraît bien, alors c’est juste». Cette attitude me donne la possibilité de choisir quelle voie m’est personnellement bénéfique, au lieu d’entendre «tu dois faire ceci ou cela». Bien sûr, des conseils de quelqu’un de plus expérimenté peuvent être extrêmement utiles et j’en suis toujours très reconnaissante, mais je ne me suis jamais sentie forcée de suivre de tels conseils à contre-coeur. En fin de compte, nous devons faire nos propres choix et prendre nos propres décisions. 

Si vous avez lu jusqu’ici, peut-être pensez-vous que j’aurais pu arriver à ces conclusions sans la pratique de l’Art. Quiconque ayant un peu de volonté et de bon sens peut reconnaître sa propre valeur intrinsèque et peut  développer une attitude adéquate face à la vie. C’est sans doute vrai. Alors pourquoi la Wicca est-elle une religion ayant tant de valeur à mes yeux ? L’essence repose en mon lien avec le Dieu et la Déesse et en ma conscience que moi, en tant qu’être humain, je suis un enfant des Dieux. Le Dieu est mon esprit de chasse, de combat, ma volonté, ma persévérance et ma détermination alors que la Déesse est mon âme, mon intuition, ma passion. Ensemble, ils m’ont formée, m’ont créée et en tant qu’enfant de leur union, je suis capable de donner une forme à leurs pouvoirs créatifs sur Terre. Je suis leur manifestation ici-bas. 

La Wicca est une religion de la Terre, elle a la simplicité de la Nature elle-même. Il y a peu de compromis possibles. Les lois par lesquelles nous vivons doivent être naturelles et non créées de la main de l’homme. Le royaume de l’être humain a un rôle spécifique à jouer dans l’évolution de la Terre, mais les plantes aussi, ainsi que les animaux ou les minéraux. Les anciens païens le savaient et en tant que païens modernes, il est de notre devoir de faire revivre ce savoir et de l’intégrer à notre intellect, car cela a eu un énorme impact sur notre conscience moderne. 

La Wicca est une religion de la fertilité, pas seulement de la Terre mais aussi de l’Esprit. C’est aussi la Vieille Religion du Chasseur, le Dieu Cornu. Aujourd’hui nous sommes des chasseurs de Vérité et nous devons réapprendre à utiliser nos cornes, nos antennes spirituelles, si nous voulons découvrir les anciens mystères de notre existence et nos origines cosmiques. Les anciens Dieux païens étaient souvent représentés comme des guerriers, et nous sommes nous aussi des images (8)guerriers, courageux et sans peur. Ce n’est pas pour rien que les armes des Sorcières sont appelées ainsi et que le Cercle est dessiné pour former une barrière contre les pouvoirs de l’obscurité. Mon lien avec le Dieu et la Déesse renforce cette conviction, ce désir de surpasser les forces de la nuit, et bien que je puisse être tentée d’errer sur le mauvais chemin, je sais qu’ils me protègeront et me guideront lorsque cela sera nécessaire. C’est cette croyance qui me guide dans les moments sombres et qui me donne courage et détermination pour continuer. Cette croyance est la fondation sur laquelle je peux construire, et c’est par dessus tout celle sur laquelle je peux m’appuyer avec certitude. En d’autres termes, c’est une stabilité mentale et spirituelle qui, quoiqu’il arrive, ne me laissera jamais tomber.

 

issu du Magazine LUNE BLEUE Par Morgana (www.silvercircle.org), traduction Syd Merle

Publié dans:ESPRITS, GUERISON |on 20 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Expériences de Guérison Nouvelle

 

téléchargementEn plein préparatifs pour mon voyage en Turquie, mais j’avais besoin de partager cela avec vous, car je sentais que c’était tellement excitant. Cela concerne la façon d’être Présent dans la Vie, et de prendre conscience des miracles de l’Ici et Maintenant. 

Alors … mon histoire est celle de mon corps physique, celle d’incroyables énergies et de changements. Au cours du dernier mois, j’ai vécu une extraordinaire guérison. Je ne l’ai pas remarquée au premier   abord car J’étais trop occupée et je ne me sentais encore pas très bien en raison des symptômes liés aux énergies. Puis, j’ai remarqué que certaines choses se produisaient dans mon corps. J’avais eu une douleur constante dans ma jambe gauche ainsi qu’un inconfort et ce, depuis près de 18 mois. J’avais également des douleurs dans la région de la hanche et dans mes mains, peut-être de l’arthrite et une inflammation. 

Ainsi, en début d’année, quelque chose me disait que j’avais besoin de changer ma façon de manger, j’ai donc opté pour un régime végétalien alors que j’avais été végétarienne pendant 30 ans. J’ai aussi consulté un masseur thérapeute thaï, et j’ai augmenté ma pratique du yoga à deux sessions intensives de « Vinyasa Flow Yoga » par semaine Juste avant la « Porte du Lion », j’ai commencé à me sentir mal et même déprimée et mes émotions étaient  intenses.. Ok….je me suis dis : juste symptômes. Comme la Porte s’ouvrait, je me suis sentie vraiment mal et mon corps était soudain très, très électrique. Je m’étais déjà réveillée en ressentant ces courants d’énergie, mais dès que nous avons franchi La Porte, mon corps est devenu comme « fou », comme si j’avais été électrocutée. Et comme si mon cerveau  avait été « frit »..

Puis, comme la Porte se fermait, je remarquais des changements dans mon corps. La douleur avait disparu, je pouvais marcher et même courir avec aisance, comme si j’avais 20 ans. Oh oui …. Quelque chose s’était passé. Mon corps avait activé un puissant mécanisme d’auto-guérison. Je pense que je n’étais pas capable de vivre cela avant, mais maintenant tout avait disparu! 

Je dois dire que lors des deux derniers mois, j’ai travaillé intensivement avec le Nouveau modèle Galactique humain et avec les Energies des Élohim. Les Elohim  sont nos « Créateurs/Designers »et ils travaillent avec une Energie de Feu Bleue. Je pense que c’est ce que j’ai ressenti dans mon corps. Des vagues Bleues intenses ont déferlé lors du franchissement des portes, provenant des Elohim ou bien, quelque chose était déjà dans mon Corps de Lumière et cela a été activé par l’afflux de lumière au moment de la Porte du Lion! 

Je pense aussi que cela n’a été possible que parce que j’avais travaillé à la préparation de cette Activation et que j’étais disposée à accueillir cette puissante énergie de guérison dans mon corps. Je pense également que le Yoga, dont j’avais accès le travail sur ma hanche, a permis à l’énergie de circuler dans les endroits qui nécessitaient une réelle guérison.. Je pense également que le  changement alimentaire a favorisé l’élimination des toxines et des résidus de « boues » dans le corps, permettant aussi aux énergies de circuler et d’être activées dans le corps. 

Notre corps est conçu pour fonctionner ainsi.. Il m’a toujours paru étrange que si nous avons été   conçus par une Intelligence Supérieure, pourquoi cette même Intelligence aurait inclus la maladie et la dégénérescence. En fait, cette Intelligence ne les a pas incluses.. Nous n’avons tout simplement pas utilisé notre corps comme cela était prévu.. Le corps est un mécanisme électrique/énergie qui possède une puissante capacité d’auto-guérison. Il est également vrai qu’une fois que nous franchissons cette étape dans les Nouvelles Energies, nous devenons  responsables de notre propre guérison, personne ne peut le faire à notre place. Je dois dire aussi que ce ne fut pas une expérience «agréable» car je ne comprenais pas ce qui se passait, puis, j’ai commencé à remarquer que je me sentais différente et les gens ont commencé à me dire que j’avais « bonne mine », même si je ne me sentais pas aussi bien que cela. 

Maintenant, je comprends que mon corps avait besoin de cet espace pour guérir. Peut-être que dans les temps anciens, j’aurais pu me rendre dans un temple de guérison pour recevoir simplement les énergies et de les intégrer pacifiquement! Mais … je comprends maintenant ce que représente le Corps Electrique et je suis prête à travailler avec ces petits et beaux miracles qui font partie de l’Homme Galactique Nouveau. » 

Par Célia Fenn sur le magazine « Vivre sa Légende » n° 79

 

Publié dans:GUERISON, MALADIE |on 11 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Quand l’émotion est là, que fait le médicament

 

images (11)Il s’agit généralement d’une substance artificielle fabriquée par processus chimique, une antique science que bon nombre d’aliénigènes en visite sur la Terre ne connaissent qu’au travers des archives historiques galactiques. Il faut savoir que les hommes sont loin de savoir utiliser les facultés de matérialisation de l’esprit. Ils ne subissent les conséquences de la matérialisation de leurs faibles pensées qu’à force de les répéter encore et encore, et ceci, sans aucun contrôle conscient au cours du processus. Et bien entendu, ils ne savent rien matérialiser s’il n’existe pas déjà un substrat matériel ou une situation sur lesquels ils puissent travailler. Seuls certains grands mages ont jusqu’à présent réussi à matérialiser quelques objets matériels à partir d’énergie spirituelle. Vous comprenez maintenant pourquoi avoir recours à cette chimie. Par celle-ci, donc, ils fabriquent des substances physiques qui théoriquement éliminent les symptômes d’une maladie (mais, bien entendu, pas sa cause).

  Venons en maintenant à éclaircir ce terme. Une maladie est, en fait, le résultat de la densification d’un désordre fonctionnel quelconque. Neuf fois sur dix, dans l’humanité à son niveau d’avancement actuel, le désordre fonctionnel se situe sur le plan émotionnel et sensitif. Les hommes ont encore la fâcheuse habitude d’être totalement sous contrôle de leur nature émotionnelle. Le désordre prend généralement deux expressions de base distinctes : ou bien il provient d’une utilisation excessive d’une énergie émotionnelle donnée (ou de plusieurs simultanément), ou bien il provient de la répression de cette énergie, répression provenant du fait que l’Homme ne connaît généralement aucun autre moyen pour ne pas ressentir une émotion donnée. Comme vous le savez, l’émotion étant de nature fluide, un excès émotionnel est comparable à un torrent en furie, alors qu’une répression est similaire à une retenue artificielle d’eau, tels les barrages encore fabriqués sur Sol 4.

Plus le torrent émotionnel est puissant, plus il érode la matière dense du corps physique. Dans le cas d’une répression d’un courant émotionnel, il vient un moment où le barrage cède et où l’eau se déverse avec furie dans le monde physique. Répressions ou excès émotionnels provoquent souvent une prolifération cellulaire dans la zone affectée par l’impact fluide. Et cette zone dépend de la nature du fluide, donc de l’émotion. En effet, quand un organe reçoit un afflux excessif d’énergie émotionnelle non contrôlée, il y réagit souvent en accroissant anarchiquement la matière qui le compose, d’où cette prolifération cellulaire appelée sur Terre, cancer. Les autres impacts émotionnels peuvent affaiblir la résistance du véhicule physique et altérer l’énergie vitale du corps éthérique. De manière générale, quand une énergie émotionnelle descend dans le plan physique, par le plan vital, elle finit toujours par générer une maladie sur ce plan.

Ce que les hommes n’ont pas encore compris est que les maladies ne sont pas provoquées par les micro-organismes qu’ils appellent bactéries et virus. Ceux-ci sont de toute manière continuellement présents dans leur propre corps ou dans leur environnement immédiat, voire même directement fabriqués par l’organisme avec son matériel génétique. Les bactéries et virus restent sans effet sur un véhicule physique parfaitement sain soutenu par un corps éthérique chargé de vitalité, par une nature émotionnelle équilibrée et par des pensées positives. À l’inverse, la crainte d’une maladie virale ou bactérienne, ou la simple idée que l’on risque d’en attraper une, suffit à affaiblir la nature émotionnelle, puis par répercussion la nature vitale et finalement le corps physique. 

 Les bactéries et virus sont, comme il est communément connu par les aliénigènes visitant la Terre, des êtres symbiotiques qui n’affectent jamais ces derniers en raison des natures vitales et émotionnelles tellement bien intégrées au mental qu’elles sont passées sous le seuil de conscience. Les émotions existent chez la plupart des aliénigènes évolués, mais elles ne fonctionnent pas de manière déconnectée des autres composantes formelles du véhicule d’incarnation. Le corps émotionnel n’est plus chez eux qu’embryonnaire ou bien tellement étendu qu’il englobe la planète sur laquelle ils vivent. Dans le premier cas, les émotions sont gérées automatiquement par le deva émotionnel de l’être et parfaitement adaptées aux énergies mentales et vitales. (Les hommes ne connaissent pas, sauf rares exceptions, l’existence des règnes évolutifs spéciaux des élémentaux et des deva chargés sur une planète donnée de la gestion des formes. Ils sont encore à  l‘école primaire de la vie). Dans le second cas, c’est l’hôte de la planète qui permet le contrôle automatique des émotions. Sur la Terre, deux êtres ont réussi les premiers et assez récemment à atteindre un niveau évolutif leur permettant une gestion saine de leur nature émotionnelle et sensible. Le premier, surnommé le Bouddha, a réduit son corps émotionnel à sa plus simple expression par le recours au mental et à l’aspect Sagesse de l’énergie cosmique d’Amour-Sagesse.

Le second, le Christ, a étendu son véhicule émotionnel à l’échelle de l’humanité et ce véhicule fonctionne maintenant en étroite relation avec la résonance émotionnelle la plus basse de Gaïa. Pour cela, il a utilisé l’aspect Amour de la même énergie cosmique.

 

EXTRAIT de « La Terre vue d’ailleurs » par http://www.louisecourteau.com/

Publié dans:GUERISON |on 28 décembre, 2014 |Pas de commentaires »

Brujeria et Curanderismo : Un aperçu de guérison

 

 

mains-guerisonPour commencer, examinons un peu le curanderismo. C’est un système de guérison magique, bénédiction et purification, largement basé sur des prières et rituels catholiques, fortement imprégné de magie et religion populaires, et d’un peu d’herboristerie dans certains cas. Un praticien homme est un curandero, alors qu’une femme praticienne est une curandera. Beaucoup de rituels au sein de cette tradition se rapportent à la détection et l’annulation de la sorcellerie maléfique (nommée brujeria par les curanderos, ce qui est un peu déroutant… développé plus loin). A Mexico, où est basée cette pratique (bien qu’il y ait un nombre toujours croissant de praticiens dans d’autres lieux d’Amérique centrale et du nord), une personne peut faire appel à un curandero si un membre de sa famille semble affecté d’une maladie hors du commun, ou si leur maison semble être hantée, ou s’ils ont la sensation qu’une série de malchance s’attache à eux. Une des meilleures ressources sur le curanderismo en ligne est le site de Dona Concha : Curious Curandera1. Dans une des pages d’introduction à un de ses excellents cours, elle résume la pratique : 

Le curanderismo n’est pas seulement une forme de guérison populaire, il intègre aussi la pratique de la magie blanche, le rituel, la purification, le travail énergétique, le contact avec les esprits, la divination et un grand nombre de prières, pour n’en citer que quelques-unes. Tandis que certains praticiens préfèrent ne s’engager que dans un domaine, d’autres travaillent dans tous les domaines. Le curanderismo est une pratique très spirituelle avec une forte croyance religieuse. Les praticiens utilisent divers objets dont des herbes, des épices, des oeufs, des citrons, des citrons verts, de l’eau bénite, des saints, des crucifix, des prières, des bougies, de l’encens, des huiles et des outils de divination. La plupart intègrent une assistance des esprits. Tous les praticiens ne travaillent pas de la même façon. Par exemple, une personne pourra réaliser une purification spirituelle avec un oeuf cru non brisé alors qu’une autre pourra utiliser une poignée d’herbes comme outil de purification.

  Bien qu’une curandera puisse réaliser des rituels pour aider à se débarrasser de la malchance ou puisse contacter des esprits spécifiques (habituellement angéliques ou «saints»), elles ont tendance à fuir toute magie «sombre».  

La brujeria, en revanche, signifie littéralement «sorcellerie» et est souvent perçue sous un jour négatif. Ce système, cependant, n’est pas totalement différent du hodoo, centré sur le concret, les types de magie les plus rustiques : amour, argent, sexualité, etc. Ce qui donne à la brujeria sa mauvaise réputation est son association à la «magia negra» ou «magie noire». Alors que le curanderismo et la brujeria peuvent tous deux travailler avec la «magia blanca» («magie blanche») pour apporter les remèdes, la guérison et la chance, seule la brujeria travaille avec des choses comme la convocation des esprits et la nécromancie pour parvenir à ses fins. Brujo Negro, qui tient un site fantastique2 sur la brujeria (et dont le nom signifie «sorcière noire»), décrit la magia negra comme une extension de la magie de grimoire importée par les Espagnols au cours du XVIème siècle. Il précise également que les peuples indigènes de Mexico (les nahua, les xolotl, etc.) n’avaient pas particulièrement de concepts de «bien» et de «mal», et donc les concepts d’une branche de magie entièrement au service du mal leur auraient été étrangers. Au lieu de cela, la figure du «médecin guérisseur» (désigné comme «chaman» du point de vue anthropologique dans de nombreux cercles) utiliserait sa connaissance des matières et forces naturelles (plantes, racines, pierres, et parties animales) pour créer des remèdes particuliers pour les membres de la communauté frappés d’étranges maladies. Les Espagnols n’ont pas toujours compris ce que faisaient les indigènes et les regardaient, ainsi que leurs pratiques, avec méfiance.  

 L’utilisation de magie de grimoire, de talismans, d’invocations d’esprits et d’autres sortilèges qui ne se basaient pas explicitement sur les paradigmes chrétiens pour accomplir leurs objectifs a mené à l’opposition du brujos au curanderos. Ce n’est pas plus différent que la supposée guerre entre les benandanti et les sorcières d’Italie, que Carlo Ginzburg a incroyablement bien décrit dans son livre Les Batailles nocturnes. En réalité les deux groupes travaillaient tous deux, en général, pour le bien de leurs communautés, bien que le brujos puisse  occasionnellement avoir recours à une magie plus agressive pour réaliser son travail et mettait probablement un peu plus de piquant dans l’aspect spirituel de sa pratique. Un autre groupe de praticiens de la magie (qui pourrait être l’équivalent des sorcières des contes de fées, ou sorciers maléfiques de tradition populaire) pourrait bien s’être engagé exclusivement dans les pratiques de malédictions et la magie maléfique, dans quel cas un brujo ou un curandero pourrait être appelé à combattre le sorcier maléfique, démontrant encore une fois que la frontière entre les deux camps est au mieux floue. 

La présence historique de la magie populaire au sein des communautés hispaniques remonte à plusieurs siècles, et bien qu’elle ait des points communs avec l’expérience coloniale le long de l’Atlantique, elle ressemble également fortement à l’expérience africaine en Amérique. Les contacts entre les indigènes et les nouveaux arrivants étaient relativement nombreux, et l’échange culturel était fluide, si on ne lui donnait pas officiellement libre cours. 

Les cas de sorcellerie du Nouveau Mexique révèlent une variété d’aspects de la vie coloniale au Nouveau Mexique qui n’existaient pas dans d’autres régions colonisées de l’Amérique du Nord. Par exemple ils montraient la proximité physique dans laquelle les indiens et les européens vivaient ainsi que les croyances de plus en plus

entremêlées qu’ils partageaient, sur le pouvoir, sur la magie, sur la guérison et sur les sorcières. Ces caractéristiques de la société du Nouveau Mexique étaient particulièrement prononcées après le retour espagnol à la colonie en 1706. La sorcellerie faisait tellement partie du Nouveau Mexique au XVIIIème siècle que Ramon A. Gutierrez a suggéré que c’était un des trois principaux problèmes qui touchaient la vie là-bas… Rien de comparable n’existe dans les annales conservées de l’Amérique du Nord britannique ou française, du moins en ce qui concerne les peuples indigènes. 

Cela ne veut pas dire que les relations étaient nécessairement heureuses entre les indigènes et les conquérants espagnols, mais le niveau d’intégration entre les croyances du vieux monde et du nouveau monde semblait bilatéral, avec des peuples comme les Xolot  s’adaptant au panthéon de saints catholiques et aux rituels de l’église, tandis que les Espagnols ont recherché des guérisseurs de la communauté pour leurs dons éthérés. Des procès pour sorcellerie pouvaient et ont en effet éclaté, mais peu ont eu la vigueur de ceux de la Nouvelle Angleterre (ou même de la vieille Angleterre). L’apparence de catholicisme a recouvert une variété de pratiques magiques et les a placées dans un contexte religieux «approprié», bien qu’en pratique les guérisons étaient toujours réalisées par l’intermédiaire de plantes, esprits ou autres outils magiques. 

L’essentiel des pratiques des brujos et curanderas ressemble vraiment à une autre pratique fortement ancrée dans le catholicisme, celle de la stregheria (ou plus précisément, la tradition cousine de la streghoneria), qui vient d’Italie. Examinons quelques pratiques phares communes à une ou deux de ces traditions, pour que vous les reconnaissiez quand vous les croiserez. Dans les deux, vous pourrez trouver :

• Les pratiques divinatoires : parfois par des cartes, mais tout aussi souvent par des objets très spécifiques comme des oeufs cassés dans un verre d’eau ou les cendres d’un cigare.

• La magie des saints : faire appel au pouvoir d’intercession des saints pour accomplir des tâches spécifiques. 

Cela s’accompagne souvent de rituels comme l’allumage d’une bougie et une prière.

• Les statues et les charmes : accompagnant la plupart du temps la magie des saints, bien que d’autres types de charmes, comme le milagros (de petits charmes d’étain, d’argent ou d’or en forme de coeur, de partie du corps, d’animaux etc. servant d’offrandes religieuses) soient aussi utilisés fréquemment. 

• La purification rituelle : en particulier l’usage d’eau bénite ou d’éléments naturels comme des oeufs, des citrons verts, des citrons, etc. Elle peut être réalisée sur  une personne ou sur un lieu particulier. 

• Les prières liturgiques : elles sont utilisées en dehors de la liturgie orthodoxe, et sont souvent répétées plusieurs fois pour atteindre leur but dans un cadre magique.  

• Les neuvaines : on les trouve facilement dans les endroits où vivent de nombreuses populations hispaniques, et sont souvent faites d’une bougie encastrée dans du verre recouvert de l’image d’un saint, d’un ange, ou d’un autre être saint. 

images (2)Dans les pratiques individuelles, la magie peut s’appuyer sur une ou plusieurs de ces catégories. Certains saints populaires sont profondément vénérés par un groupe et non l’autre, ou parfois révérés par les deux groupes de manières différentes. Un bon exemple de cette relation différente-mais-identique est Santa Muerte («Sainte Mort»), un esprit puissant à la fois aimé et craint dans Mexico. Elle mériterait un article entier, donc je me contenterai de la mentionner. Comme dit précédemment la brujeria ressemble fortement au hoodoo, donc on y

trouve beaucoup de racines, d’os, de clous rouillés, alors que les préparations à base de plantes pour la guérison et la purification sont plus utilisées dans le curandersimo. 

Retrouvez les articles et podcats de Cory sur son site New World Witchery http://newworldwitchery.com/ 

1 – http://curiouscurandera.com

2 – http://www.brujonegrobrujeria.com

 

Publié dans:GUERISON |on 22 décembre, 2014 |Pas de commentaires »

Accueillir son masculin

429900_3251364564532_1279548853_33432017_1772407729_n« Nous vous avons souvent parlé de victoire et nous vous avons dit qu’elle pulsait déjà dans chacune de vos cellules et dans chaque particule de vie. Mais nous observons que certains doutent encore de l’extraordinaire bascule qui prend place actuellement. Depuis des années, nous évoquons le retour du féminin sacré, le retour de la mère Divine. Sachez que la vague d’amour que cela a provoqué dépasse vos entendements Le coeur de l’Humanité s’ouvre à la beauté d’une autre réalité et chaque coeur qui s’ouvre devient un flambeau de lumière pour ses frères de la Terre. Voilà où se tient la bascule. Voilà où se tient la victoire 

Le retour du Féminin Sacré ne peut se faire sans la complétude du masculin sacré. Pour se faire, le masculin sacré doit reprendre sa juste place. Cette fête des pères qui s’annonce, s’inscrit alors que le soleil est à son zénith, le soleil lui-même est considéré à travers le monde comme étant l’expression du puissant Père Divin. De ce fait, le 21 juin est un important moment de guérison, un moment de transmutation permettant une avancée dans la réintégration du masculin divin. L’humanité peut aujourd’hui accueillir le retour de ces belles énergies masculines. La nouvelle lune succèdera à cet événement et sera telle une caresse restaurant le retour du Masculin Divin. 

Pour les accueillir il est essentiel que chacun reconnaisse en soi et en l’autre, la partie sacrée de ce masculin. C’est pour cela qu’il est grand temps de poser un autre regard sur les hommes, il est grand temps pour ceux qui avancent sur le chemin de l’éveil de ne plus juger l’homme dans ces distorsions mais de pointer haut et fort la beauté et la force qui battent en eux et qui ont toujours étaient là. Tant de fois nous vous entendons dire encore : « A les hommes, ils sont ainsi, A ces hommes ! ». Vous vous méprenez et en agissant ainsi vous ne faites que renforcer la partie obscure qui tente désespérément de guérir ! Ne portez plus votre attention sur leur médiocrité, leurs limitations, leur vulgarité, mais prenez plaisir à débusquer leurs talents, leurs valeurs et leurs aspects positifs. Les hommes souffrent d’être enfermés dans des schémas qui ralentissent leur évolution. Vous qui savez, vous avez la responsabilité de pointer chez l’homme sa partie pure et belle. Chacun de vos regards compatissant les transformera et permettra la résurgence de qualités que vous ne soupçonnez peut être plus. L’homme a besoin pour guérir de considération et d’intentions bienveillantes. 

Il n’est rien à attendre d’eux si ce n’est la réaction magnifique et spontanée que déclenchera une révérence tant de fois espérée. Nous honorons le précieux masculin qui est votre force, votre protection  et votre ténacité. Nous vous chérissons et nous vous soutenons à chaque instant. 

Nous sommes vos frères de Lumière. » 

Par les frères de lumière – Issu du Magazine Vivre Sa Légende

 

Publié dans:GUERISON, HUMANITE |on 21 décembre, 2014 |Pas de commentaires »

Un autre imaginaire

 

images (8)L’imaginaire est la voie royale vers l’inconscient. Dans une optique psychanalytique, l’imaginaire n’est ni illusoire ni mensonger, ce mot désigne tout ce qui se manifeste par des images : les songes de la nuit, les rêveries de la journée, les fantasmes et les mythes, ces éléments collectifs dont, selon Jung, nos âmes ont besoin pour se nourrir spirituellement. Et n’oublions pas que, pour les psys, les fictions ont elles aussi une valeur de vérité : les petites histoires que nous nous racontons, les pensées vagabondes qui nous accompagnent tout au long de la journée, les scénarios que nous forgeons véhiculent nos désirs inconscients et des pans enfouis de notre personnalité. Même s’ils nous semblent absurdes, ils ont l’utilité de nous remettre en contact avec le petit enfant que nous avons été. « L’image est une force agissante, il est légitime de la faire agir », écrivait le psychanalyste Charles Beaudoin (In De l’instinct à l’esprit- Imago, 2007). Des techniques telles que l’hypnose, le rêve éveillé, la visualisation ou les tests projectifs s’appuient justement sur son pouvoir créateur.

Le refuge de notre mauvaise foi ?

 « Je ne crois pas en l’existence de l’inconscient, affirme le philosophe Robert Misrahi. Nous sommes toujours conscients, présents à nous-mêmes. L’inconscient n’est que le nom que nous donnons à nos obscurités, à nos complicités, nos passivités et nos ignorances. » (In Savoir vivre, manuel à l’usage des désespérés, entretiens avec Hélène Fresnel – Encre marine, 2010). Pour de nombreux penseurs, en particulier Jean-Paul Sartre, l’idée d’un inconscient n’est qu’un prétexte pour démissionner en tant qu’humain responsable. C’est le refuge de la mauvaise foi et de la lâcheté : « Je ne savais pas ce que je faisais, ce n’est pas moi, c’est mon inconscient. » En réalité, Freud nous invite à rendre l’inconscient le plus conscient possible. Pour son héritier, le psychanalyste Jacques Lacan, nous sommes responsables de lui. Nous avons à en répondre, ce qui signifie que nous devons connaître et affronter nos pensées et nos fantasmes inavouables, même si cela nous coûte moralement. C’est tout l’objet de la cure analytique.

 

Une zone dans notre cerveau ?

« Les avancées des neurosciences, les sciences du cerveau, confirment les intuitions de Freud sur la réalité de l’inconscient, assure Boris Cyrulnik. Et les théories analytiques permettent aux neurobiologistes de mieux saisir ce qu’ils observent. » Loin d’enterrer Freud, de nombreux neurobiologistes tels Jean-Pol Tassin, ou neurologues tels Lionel Naccache, auteur du Nouvel Inconscient (Odile Jacob, 2009) vérifient ses hypothèses depuis plusieurs décennies. Il n’existe pas à proprement parler de siège central de l’inconscient. Mais trois zones cérébrales sont impliquées dans les processus inconscients : les structures limbiques (le royaume des émotions et de la sensibilité affective), les zones associatives du cortex ou` se créent les liens entre les idées, les mots et les choses, et les aires sensorielles. Le développement de la neuropsychologie permet également de mieux comprendre pourquoi nos conflits psychiques se traduisent si fréquemment par des maladies psychosomatiques, des douleurs physiques. En effet, le cerveau traite les mots exactement comme les sensations physiques. Une insulte est ressentie de la même facon qu’une gifle. Cette analogie explique pourquoi, après un choc, au lieu d’être malheureux, angoissé, nous pouvons nous sentir relativement serein… tout en nous mettant curieusement à souffrir de dorsalgies, de migraines ou de douleurs abdominales.

Un inconscient du corps ?

Les recherches actuelles le montrent : l’inconscient, ce n’est pas seulement « dans la tête », c’est toute une organisation psychocorporelle. Depuis la fin des années 1980, les neurobiologistes se penchent sur un deuxième inconscient, « cognitif ». Comme le décrit Boris Cyrulnik, il s’agit d’une mémoire purement corporelle, sans souvenirs, sans désirs secrets ni pensées honteuses. C’est grâce à lui que nous accomplissons les gestes du quotidien : nous laver les dents, sortir de chez nous, sauter dans le métro, rentrer, composer le code de la porte d’entrée sans même nous souvenir des chiffres, automatiquement, sans y réfléchir. Cet inconscient « corporel » explique aussi pourquoi sans le vouloir beaucoup d’enfants maltraités deviennent des adultes maltraitants. Ils ont intégré dans leur corps les gestes de la violence. Il peut également rendre compte des fausses allégations : une femme peut, par exemple, porter plainte « aujourd’hui » pour viol et éprouver le fait d’avoir été violée parce qu’elle l’a réellement été « dans le passé ». Son inconscient cognitif ayant conservé la trace du drame, il aura suffi que le sourire d’un homme dans le métro lui rappelle celui de son agresseur pour réactiver le drame. Si nous voulons vraiment comprendre nos émotions, nos vrais désirs, sortir de la spirale infernale de l’échec et nous épanouir, il est urgent d’accepter d’écouter notre inconscient.

 A lire

La Transcendance de l’ego de Jean-Paul Sartre (Vrin, 2003)

Publié dans:GUERISON, HUMANITE |on 17 décembre, 2014 |Pas de commentaires »

se préparer joyeusement aux changements qui arrivent

 

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERAIl est plus que nécessaire de ne pas sombrer dans la peur. Même si les conditions de vie sont devenues précaires et très difficiles pour une majorité d’entre nous, il faut nous préparer joyeusement aux changements qui arrivent, puisqu’ils résultent de «l’effet Maharishi» et amènent un Nouvel Âge de Lumière, de Paix et de Fraternité. 

« Quasiment tous les anciens textes et toutes les traditions du monde s’accordent à dire que nous sommes tous liés entre nous et que nous sommes UN. Ils affirment que nous sommes unis les uns aux autres, mais que nous sommes aussi indissociables du monde, que nous faisons partie intégrante de la Terre et de ses changements. Durant mes 25 années passées à voyager dans les différents pays du monde, et au fil des rencontres que j’ai eu l’occasion de faire avec des personnes issues de cultures et de traditions diverses, j’ai constaté que les gens veulent vraiment croire que nous sommes liés, mais ils ont besoin de savoir pourquoi et comment nous sommes liés. 

À la fin du XXème siècle et maintenant, au début du XXIème siècle, la science a permis à ceux qui ont avant tout un besoin d’explications logiques de faire justement ce lien et de voir comment nous sommes connectés au monde et comment nous l’influençons, mais aussi comment, en honorant cette connexion à travers notre coeur, nous avons la possibilité de littéralement influencer les champs magnétiques de notre planète et par conséquent notre vie, notre santé et notre bien-être physique. Ces choses sont en effet liées au champ magnétique de la Terre.  L’événement qui a permis d’attirer notre attention sur ce phénomène, c’est ce qui s’est produit aux alentours du 11 septembre 2001. À cette époque, les États-Unis possédaient deux satellites appelés GOES, ce qui signifie Satellites Géostationnaires Opérationnels

Environnementaux, le premier positionné dans l’hémisphère nord et l’autre dans l’hémisphère sud. Ces satellites avaient pour mission de mesurer le champ magnétique de la Terre et de renvoyer des relevés toutes les 30   minutes. Les résultats de ces relevés révélaient généralement des changements mineurs. Or, le 11 septembre 2001, les scientifiques ont observé que les courbes des relevés indiquaient que quelque chose de relativement anormal se produisait, par comparaison à ce qu’ils avaient l’habitude de voir. Ils se sont alors interrogés sur ce qui pouvait bien influencer à ce point le champ magnétique de toute la Terre, et pourquoi ils obtenaient ces pics anormaux sur leurs schémas satellitaires, du jamais vu auparavant. Ils ont comparé ces schémas avec ceux obtenus auparavant. 

Et tenez-vous bien : ils ont constaté que les pics des schémas étaient apparus au cours du mois de septembre 2001, et plus précisément, que le premier pic était apparu 15minutes après l’explosion du premier avion dans la première tour du World Trade Center ! 

Cette découverte est vraiment primordiale pour le monde scientifique, parce que notre science est basée depuis trois siècles sur deux hypothèses erronées. La première de ces hypothèses est que les éléments de l’univers fonctionnent de manière indépendante, sans aucun lien entre eux. Autrement dit, un événement qui se produit dans un endroit donné ne peut pas avoir de répercussions ailleurs à moins d’une coïncidence. La deuxième hypothèse affirme elle que nos expériences intérieures telles que nos émotions, nos pensées et nos croyances ne peuvent pas avoir un impact sur le monde extérieur, mais seulement sur notre propre corps. 

Ces hypothèses soutenues à tort par les scientifiques pendant 300 ans expliquent pourquoi ces derniers ont été aussi surpris par les mesures obtenues sur les schémas satellitaires, à un moment justement où les émotions humaines sur la planète étaient focalisées sur la catastrophe. Tous ceci a entraîné une série d’études sérieuses dont voici la conclusion.

Il a été établi que les sentiments des humains et notamment le champ magnétique généré par le coeur de l’être humain quand il éprouve certaines émotions s’étend bien au-delà de notre corps, à tel point qu’ils sont détectables par des satellites qui se trouvent pourtant à des centaines de kilomètres au-dessus de la surface terrestre. 

Il a aussi été démontré que lorsqu’un groupe de personnes décident de se mettre ensemble pour créer une émotion bien spécifique dans leur coeur, cette émotion est capable d’influencer littéralement le champ magnétique qui maintient la vie sur Terre. Ce champ magnétique a des effets aussi bien sur la réaction immunitaire des êtres humains que sur la météo, les tendances climatiques, les cycles de guerre et de paix, notre aptitude à résoudre des problèmes, nos propres capacités cognitives. Même si de prime abord, ces choses semblent n’avoir aucun lien entre elles, elles sont entièrement liées au champ magnétique terrestre. 

Ce qui est remarquable, c’est que chaque être humain est relié à ce champ et bénéficie de cette relation sans en avoir forcément conscience, car il y a encore relativement peu de personnes qui perçoivent ce lien. Pourtant, la science a démontré que ce lien existe bel et bien. Par conséquent, ce qui compte, c’est de rechercher des sentiments qui créent l’harmonie dans nos coeurs. L’harmonie est le véritable langage de communication entre le coeur et le cerveau. Certaines émotions qui viennent du coeur et qui sont générées par des sentiments de tolérance, de gratitude, de pardon, d’attention accordée aux autres ou de compassion ont toujours fait partie des recommandations faites par les traditions les plus authentiques et les plus anciennes. Or, les scientifiques reconnaissent désormais que ces traditions avaient raison de dire que ce que nous ressentons dans notre corps se reflète dans le champ magnétique pour le profit de tous. 

La question qu’on se pose souvent est de savoir si nos émotions peuvent être mesurées. Ce que la science tend maintenant à prouver, c’est que les émotions affectent le champ de notre propre coeur. En effet, le coeur humain est considéré comme le plus puissant générateur électrique mais aussi magnétique du corps. C’est important, car on nous a toujours dit que le cerveau était le lieu où nos actes prennent naissance. Le cerveau possède un champ électrique et aussi un champ magnétique, mais ces champs sont relativement faibles en comparaison de ceux du coeur. Le champ électrique du coeur est environ 100 fois plus puissant que celui du cerveau, tandis que son champ magnétique est 5.000 fois plus important. 5.000 fois ! Vous vous rendez compte ? Et ce qu’il faut ajouter, c’est que le monde physique tel que nous le connaissons est entièrement déterminé par ces deux champs  énergétiques : les champs électriques et les champs magnétiques, c’est-à-dire les champs électromagnétiques. 

Nos livres de physique disent que si nous modifions le champ magnétique ou le champ électrique d’un atome, nous changeons littéralement l’atome en question, c’est-à-dire la matière dont nos corps sont faits. 

Or, il apparaît que le coeur est conçu aussi bien pour agir sur les champs électriques et magnétiques de notre corps que sur ceux du monde qui nous entoure. Et ce sont les émotions créées dans le cerveau et dans le coeur qui sont responsables des modifications qui interviennent dans les champs électriques et magnétiques. Ce que nous commençons à comprendre, c’est que lorsque nous créons des sentiments par rapport à ce que nous choisissons d’expérimenter dans nos vies, comme par exemple lorsque nous

choisissons de façon consciente d’avoir une relation parfaite ou l’abondance dans notre vie ou d’obtenir notre propre guérison ou celle des personnes qui nous sont chères, lorsque nous créons ces sentiments, ces derniers modèlent les champs électrique et magnétique de notre coeur et modifient littéralement les éléments de cette essence quantique, de cette «soupe quantique» si vous voulez, permettant ainsi au schéma que nous avons créé dans notre coeur de se manifester dans le monde physique. Il s’agit donc moins d’attraction d’un point de vue scientifique que d’une création consciente en nous d’un fondement que la structure de l’univers – ce que les Maîtres spirituels appellent «l’Intelligence cosmique» – vient ensuite modeler pour refléter dans le monde physique les sentiments que nous avions faits nôtres. 

On me demande souvent en quoi ces découvertes sont liées à ce que nous appelons la loi d’attraction. Pour faire court, elles peuvent nous fournir un aperçu de cette relation. Mais quand on cherche plus loin aussi bien dans les découvertes que dans les enseignements du passé, on apprend qu’il s’agit en réalité moins d’une attraction que d’un reflet. Je m’explique : dans le monde qui nous entoure – et la science nous le confirme -  il y a un CHAMP énergétique qui est en réalité un CHANT et qui est à la base de toutes les réalités physiques. Et à ce propos, Lynne McTaggart a écrit ce superbe livre intitulé Le Chant de la Cohérence universelle qui aborde l’essence quantique. Certaines personnes le nomment «l’Esprit de la Nature», certains scientifiques l’appellent «l’Esprit de Dieu», d’autres «la Matrice» ou encore «la Matrice divine». En 1944, le fondateur de la théorie des quanta, Max Planck, identifia ce champ qu’il appela «la Matrice», et c’est de là que vient ce mot. 

En d’autres termes, nous devons être dans notre propre vie cela même que nous voulons voir se manifester dans le monde. Et la science nous fournit désormais de bonnes raisons de comprendre pourquoi il en est ainsi.

gregg-braden-fractal-timeVous me demandez combien d’individus sont nécessaires pour créer un certain type d’émotion dans leur coeur au point d’avoir des répercussions sur le monde ? On est en train de changer de paradigme à ce sujet : dans les années 1970 et 1980, lors des premières études faites sur «l’effet Maharishi» et sur la méditation transcendantale, il a été largement prouvé qu’il existe une interdépendance entre la conscience humaine et le monde environnant. Par contre, ce qui n’a jamais pu être démontré, c’est ce qui se passe précisément dans le corps des individus lorsqu’ils créent tel ou tel effet. C’est à cette époque qu’une nouvelle formule a été créée. Cette formule énonce tout simplement que si l’on arrive à créer un certain effet avec un certain nombre d’individus, il suffit d’atteindre la racine carrée d’1 % de cette population pour produire l’effet désiré sur l’ensemble de la population. C’est ce que l’on a appelé le phénomène de superradiance auquel on peut associer la théorie «du centième singe». » 

Par Gregg Braden

 

Publié dans:ASCENSION, GUERISON, POUVOIR |on 25 novembre, 2014 |2 Commentaires »

La découverte du chamanisme dans l’histoire des occidentaux

 

79856855_oNous avons extrait ces quelques lignes de l’excellent ouvrage ANTHOLOGIE DU CHAMANISME de Jérémy Narby et Francis Huxley, paru aux éditions Albin Michel.

Il y a 5 siècles, les Européens se mirent à explorer les Amériques et rencontrèrent un peu partout des individus qui affirmaient pouvoir communiquer avec les esprits afin de guérir les gens et de connaître la vie. De nombreux textes ont été écrits à ce sujet par les explorateurs qui qualifiaient ces individus de magiciens, ministres du diable, sorciers, magiciens et autres.

Au 18e siècle les Russes rencontrèrent en Sibérie, des individus qui affirmaient pouvoir entrer en communication avec les esprits. Chez les Toungouses de Sibérie orientale, on appelait ceux-ci saman ou shaman.

Ils jouaient des tambours, chantaient, se livraient à la ventriloquie et à des tours de passe-passe, imitant des cris d’animaux….

Enfin, vers la fin du 19e siècle, certains anthropologues comprirent que ces gens n’étaient pas fondamentalement différents d’eux-mêmes. Au début du 20e siècle, ils se mirent à prendre en compte les préjugés de leur propre vision des choses, ce qui leur permit d’améliorer la qualité de leurs observations et d’écrire un nombre de rapports détaillés sans précédent sur les chamanes. Ils commencèrent aussi à leur donner la possibilité de s’exprimer avec leurs propres termes.

“La véritable sagesse ne peut être trouvée que loin des gens, dans la profonde solitude. On ne la rencontre pas à travers le jeu, mais seulement dans la souffrance. La solitude et la souffrance ouvrent l’esprit humain. C’est donc là que le chamane doit puiser sa sagesse”.

GJUGÂRJUK, INUIT

Mircéa Eliade pressentit que le chamane allait devenir un personnage attractif et il présageait l’explosion de l’intérêt pour le chamanisme, qui allait culminer dans le mouvement du New Age.

Ce qui caractérise les chamanes ce sont les étonnants pouvoirs de l’esprit dont ils disposent pour agir sur les événements de n’importe quel secteur de l’existence humaine et pour communiquer avec tous les niveaux du monde vivant. Ces pouvoirs de l’esprit viennent en fait de leur façon très particulière d’utiliser leur conscience et aussi de certaines pratiques énergétiques.

Après avoir été pendant des millénaires un art de guérisseur magicien, le chamanisme est passé, voici quelques décennies, dans la catégorie des démarches personnelles grâce à quelques anthropologues, dont le principal est Carlos Castaneda qui, pendant 30 ans d’initiation, a pu recueillir de son maitre, ces techniques de conscience et de travail énergétique.

Chaque être vivant est relié physiquement, psychiquement et affectivement à tout ce qui l’environne par d’innombrables connexions énergétiques qui s’échelonnent du niveau le plus matériel au niveau le plus subtil. Nous sommes nés de la terre et du soleil, la lune rythme les marées de nos océans et conditionne la vie des milliards d’animaux qui peuplent la terre, donc la nôtre. La terre elle-même nous fournit l’eau, l’air et la nourriture sans lesquels nous ne serions pas là. Plus loin encore, les milliards de galaxies d’étoiles de l’univers lointain nous envoient des fréquences d’énergie dont nous ne soupçonnons même pas encore toute l’importance, et qui règlent certainement nombre de nos équilibres intérieurs. Tous ces liens et bien d’autres encore, d’ordre émotionnel, mental, corporel, génétique et social nous conditionnent profondément, et parfois d’une façon négative, que nous ressentons comme une lourde dépendance.

À ces conditionnements de nature extérieure s’ajoutent encore de nombreuses dépendances que nous nous créons nous-mêmes en nous attachant à diverses routines mentales, émotionnelles, comportementales, alimentaires, etc. qui se révèlent peut-être les plus douloureuses, car, une fois devenues conscientes, elles installent en nous un conflit permanent entre mémoire et volonté de libération.

Finalement, l’expérience de la vie, que nous arrivons, avec le temps, à observer comme un grand spectacle où nous avons le premier rôle, et à condition de se donner la peine d’une réflexion sur le sens de notre présence dans ce gigantesque événement, nous montre à quel point nous sommes peu libres. Si le bonheur est le sujet de cette réflexion, une question surgit alors : « peut-on être vraiment heureux, enserré par un tel réseau de liens et de conditionnements ? Est-il possible de se sentir plus libre ? »

Extrait d’un texte de PAUL DEGRYSE

Publié dans:AMERINDIENS, GUERISON |on 16 novembre, 2014 |Pas de commentaires »

LIENS ENTRE NOTRE ETRE PHYSIQUE ET NOS EMOTIONS

 

téléchargement (1)«  Ne cherchez pas les causes de vos déséquilibres physiques dans le corps, mais dans votre système émotionnel «  

Voici la phrase étonnante qui apparaît en gras sur la première page du site internet de Nutri-Emotion. 

C’est la devise de Nassrine Reza, fondatrice de cette nouvelle manière d’appréhender la santé. Nos petites douleurs et mal-êtres, nos dysfonctionnements comme nos maladies graves, seraient causés directement par nos peurs, colères ou angoisses qui conditionnent l’approvisionnement de notre corps en eau.

Nassrine, pouvez-vous expliquer les liens entre émotions et eau ?

L’eau est la première source d’énergie pour le corps, puisqu’il en est essentiellement constitué. 
Aucune boisson ne peut la remplacer. L’eau ne sert pas uniquement de transporteur et de solvant, mais elle génère de l’énergie hydroélectrique indispensable au bon fonctionnement cellulaire. 

Notre corps est comme notre voiture : elle ne peut être fonctionnelle si nous ne mettons pas d’essence. Notre corps a besoin d’eau.

Dans une situation de pénurie d’eau, le corps peut être forcé à réduire ou à supprimer certaines 
de ses fonctions. Cela empêche entre autre la production d’un puissant neuromédiateur, la sérotonine. Elle est directement liée à notre état émotionnel et impliquée dans la régulation de fonctions, telles que la thermorégulation, les comportements alimentaires et sexuels, le cycle veille-sommeil, la douleur, l’anxiété ou le contrôle moteur. Mais la quantité de sérotonine dépend également du taux de stress. Plus le niveau de stress augmente plus la sérotonine baisse.

Le manque d’hydratation est-il la cause ou l’effet du dérèglement émotionnel ?

L’insuffisance hydrique à moyen ou à long terme peut sévèrement perturber les fonctions physiques, psychiques et émotionnelles. Celle-ci est autant la cause que l’effet d’un dérèglement émotionnel. L’un engendre l’autre.

S’il n’y a pas suffisamment d’énergie (d’eau) dans le corps pour l’élaboration de sérotonine (gestion de l’émotion), le système émotionnel s’en retrouve irrévocablement affecté. A l’inverse, un traumatisme psychique et donc émotionnel, entraîne la baisse de sérotonine, ce qui fait croître le stress et ce qui diminue réciproquement les ressources hydriques. 

La suite de cette excellente entrevue sur  Féminin bio

 Il y a des gens qui ont des dons exceptionnels, c’est le cas de Nassrine Reza. Sans même que l’on se soit rencontré ni même parlé, elle a fait un bilan intuitif de ma santé d’une grande justesse. Son bilan de santé était très précis, autant sur des aspects psychiques et émotionnels de ma personne, que sur les aspects physiques. Un programme d’eau personnalisé, très agréable et facile à suivre, m’a également été proposé avec le bilan. 

Voilà trois semaines que Nassrine m’accompagne dans l’aventure Nutri-Émotion depuis la Suisse où elle réside. Ce que je peux vous dire pour l’instant, c’est que je suis totalement emballée par sa méthode et dans la gratitude d’être accompagnée par cette si belle âme. 

Pour plus d’information, voici l’adresse de son site : www.nutri-emotion.com

La Nutri-Émotion est un des plus beaux cadeaux que je me sois offert à ce jour
et j’ai la très grande joie de vous partager cette découverte aujourd’hui !

Une fois de plus… Merci la Vie !!!

Isab’ailes

Publié dans:ENERGIES, GUERISON |on 31 octobre, 2014 |Pas de commentaires »

Les guérisons miraculeuses

 

baphomert2En un siècle et demi, 7000 guérisons inexpliquées ont été certifiées par le Comité médical international de Lourdes. De nouvelles avancées scientifiques pourraient-elles percer leur mystère ? Enquête sur le rôle du spirituel et de l’émotionnel dans ces processus de guérison.

Lourdes, juin 2012. A l’initiative des responsables du sanctuaire, un colloque réunit une quarantaine de chercheurs et de médecins,« pas forcément croyants », sur le thème de la guérison.

« A Lourdes, il est de tradition de ne pas opposer foi et science,indique le Docteur Alessandro de Franciscis, Président du Bureau des constatations médicales. C’est notamment le premier lieu saint à s’être doté, à la fin du 19ème siècle, d’un comité d’examen des guérisons, composé de médecins et de psychiatres. » Une tâche rendue ardue par les progrès de la science. « Aujourd’hui, il n’est plus surprenant de guérir d’une maladie infectieuse ! sourit le Dr de Franciscis. Il y a des traitements pour presque tout. Seules les maladies dégénératives, dont les origines sont méconnues, posent encore question. Nos experts exigent donc toutes les garanties pour vérifier qu’il y avait bien maladie, que le diagnostic était le bon, que la personne est durablement rétablie. Et surtout, qu’il n’existe pas, dans l’état actuel des connaissances, de cas similaire dans la littérature médicale », insiste le Dr de Franciscis.

Dans ces conditions, 7000 guérisons inexpliquées, ce n’est pas rien ! Sans compter celles dont les autorités du sanctuaire ne sont pas informées… A quoi peuvent-elles tenir : au simple fait d’y croire ?

« C’est un facteur », admet le Docteur Esther Sternberg, auteur de Healing Spaces : the Science of Place and Well-Being (Harvard University Press). « 30 à 90% de l’efficacité de n’importe quel traitement reposent sur notre foi dans ses vertus, indique la scientifique, reconnue pour ses travaux sur les liens entre le corps et l’esprit. Quand vous êtes croyant, vous connaissez l’histoire de Lourdes, ses légendes. Consciemment ou non, vous y venez en espérant un bénéfice. Cette attente est un ressort important de l’effet Placebo. » 

Pourtant, au Bureau des constatations médicales, on observe que dans beaucoup de cas de guérisons inexpliquées, les gens n’étaient pas venus à Lourdes pour demander leur guérison, mais pour prier pour autre chose, ou pour quelqu’un d’autre. « Intéressant ! réagit le Dr Sternberg. Cela vient confirmer le rôle d’autres éléments, tels que la compassion et l’amour altruiste, dans le processus de guérison. » 

Et à Lourdes, l’amour, ce n’est pas ce qui manque ! « Quand je suis venue pour la première fois, en 2006, j’ai été frappée par les visages des pèlerins et des bénévoles, témoigne le Dr Sternberg. Dans le métro à New York, leurs sourires sembleraient suspects, mais ici, l’ouverture du cœur est autorisée, l’empathie et la bienveillance sont prégnantes. Où que vous regardiez, vous voyez des jeunes accompagner des vieux, des valides soutenir des impotents, des malades aider des plus mal en point. Ce soutien social intervient dans la guérison. » 

De même que les émotions positives, engendrées par le lieu lui-même et ce que l’on y fait, « dont on a démontré qu’elles participent biologiquement à réduire les méfaits du stress sur l’organisme, à libérer des endorphines (les hormones du bien-être) et à stimuler les défenses immunitaires, rappelle le Dr Sternberg.Dès 1984, un article dans Science Magazine indiquait qu’entre des patients hospitalisés pour un même acte de chirurgie, ceux qui disposaient de chambres avec vue sur des arbres guérissaient plus vite, avec moins de médicaments, que ceux dont les fenêtres donnaient sur un mur. Cette étude a été maintes fois reproduite. » A Lourdes, il y a donc « la brume dans l’air, la lumière du soleil, l’eau des torrents, les courbes des montagnes », mais aussi « le parfum des bougies, la douceur des chants, le son des cloches, la beauté touchante des rituels… Plus ces expériences sensorielles sont riches et positives, plus elles aident le système immunitaire à faire son boulot. » Idem avec la prière, qui, selon le Dr Sternberg, agit sur les mêmes zones du cerveau que le yoga et la méditation. « Peu importe l’activité : nager, prier, chanter, méditer, faire du taï chi, surveiller son alimentation ou suivre une psychothérapie ! Toutes permettent de parvenir à un état mental bénéfique pour la santé. » Pour la communauté scientifique, le pouvoir de Lourdes tiendrait donc dans sa capacité à stimuler, de multiples façons, les liens positifs entre corps et esprit. Mais est-ce tout ? L’eau de la Grotte, cette eau qu’on dit miraculeuse, dont les pèlerins remplissent des bidons, n’aurait-elle pas aussi des secrets à révéler ?

Pour l’instant, son analyse n’a montré aucune propriété particulière, mais la présence au colloque du Professeur Montagnier, venu présenter ses travaux sur la « mémoire de l’eau », pourrait inciter à de nouvelles investigations. « Nous avons prouvé en laboratoire que la dilution de certaines séquences d’ADN dans de l’eau induit la formation de nanostructures, qui conservent des informations spécifiques à l’ADN et sont capables de les transférer », explique le Prix Nobel de médecine. Mais alors, de quoi serait porteuse l’eau de Lourdes ? De la mémoire d’un principe actif avec lequel elle aurait été en contact ? De « bonnes ondes » transmises par un champ électromagnétique extérieur ? Voire des pensées et énergies positives des six millions de visiteurs annuels, comme le suggèrent le Japonais Masaru Emoto ou l’Américaine Lynne McTaggart ? La théorie est séduisante, mais en l’absence d’études dédiées, ce n’est pour l’instant que conjecture.

Reste le mystère. Parmi les 7000 guérisons inexpliquées certifiées par le Comité médical international de Lourdes, 67 ont été hissées au rang de miracle par l’Eglise, parce qu’elle les juge « porteuses d’un signe. Mais ça, conclut le Dr de Franciscis, c’est une autre histoire. »

Le site du Dr Sternberg : www.esthersternberg.com »

Publié dans:ENERGIES, GUERISON |on 27 octobre, 2014 |1 Commentaire »

Guérison chamanique

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Des voix s’expriment à travers elle pendant ses soins… A quoi correspondent ces voix ?

Gutturales, rauques, aspirées, puissantes, la liste des adjectifs pour qualifier les « voix » qui me traversent est longue. Pendant mes soins, des chants et « langages » venus d’ailleurs sortent tout seuls de ma bouche. « Je » parle dans des « langues » dont je ne comprends pas un traître mot. Les intonations changent et se répondent, comme si différentes « voix » – tantôt masculines, féminines, affirmées, rieuses ou autoritaires – s’exprimaient à travers moi, et dialoguaient avec le corps de la personne. Délire schizophrène ou transe chamanique ? Il m’a fallu plusieurs mois pour accueillir et accepter l’arrivée de ce phénomène étrange dans ma vie. 

Expérience

La première fois que cela s’est produit, j’étais en méditation, il y a bientôt deux ans. A cette période, mes méditations quotidiennes n’ont plus rien de silencieux. Elles sont colorées de mélodies aux sonorités amérindiennes que j’entends dans ma tête. J’entends au loin des chanteurs et des danseurs agiter leurs grelots de cheville au rythme des tambours. Leurs ombres dansent autour d’un feu rituel. Dans cet espace méditatif, je me sens à la fois observatrice et actrice, comme si une partie de moi avait déjà pris part à ces cérémonies, et se rappelait ces chants. A chaque méditation, un monde chamanique s’éveille un peu plus à moi. Je suis surprise de découvrir, de l’intérieur, ce monde chamanique que j’ai tant étudié de l’extérieur pendant mon doctorat d’anthropologie maya. Mon inconscient serait-il en train de me jouer des tours, en créant un univers intérieur inspiré de mes études passées ? 

Possible… mais cela explique-t-il les nombreuses méditations où je me transforme en animal ? Pattes, griffes, gueule, ailes ou crocs, je ressens chaque partie du corps de l’animal comme s’il s’agissait de ma propre chair. Même immobile, j’ai l’impression d’être devenue l’animal, de l’intérieur. Je sais que cet univers existe dans ma tête, et pourtant je le ressens. Il a une réalité propre. Je perçois ces sensations dans les profondeurs de mon corps. Je rampe, je glisse, je vole. J’explore la terre, le ciel, l’eau, le vent. Un nouveau monde de perceptions s’ouvre à moi. 

Un jour, alors que je médite seule chez moi, les chants laissent la place aux « voix ». La mélodie s’interrompt brusquement et ma bouche se met à déverser, à toute vitesse, un flot de « paroles » incompréhensibles. En une fraction de seconde, je me retrouve à articuler des paroles dans une « langue » gutturale et rythmée. Ma bouche les prononce avec une agilité déconcertante, comme si elle avait fait ça toute sa vie ! Les « phrases » s’enchaînent les unes aux autres sans discontinuer. A peine ai-je le temps de respirer que le flot de paroles reprend. Une pression s’exerce sur ma tête et, aussitôt, une deuxième « voix » se met à s’exprimer. Plus douce et tranquille cette fois-ci. Elle vient apaiser le ton autoritaire de la première. Elle semble lui répondre dans une langue aux sonorités presque japonaises. Nouvelle pression sur mon front, puis sur ma gorge : la première voix reprend la parole. Elle répète en boucle un message incompréhensible pour mon mental. A qui s’adresse-t-elle ? 

J’observe avec fascination le phénomène que je suis en train de vivre. Témoin intérieur et conscient de ce qui se produit dans mon corps, malgré moi. La première voix s’arrête et le second personnage reprend. Une sorte de dialogue s’installe entre ces deux personnages invisibles via ma bouche. Ils prennent tour à tour la parole, comme si ma gorge était devenue un transistor radio dont quelqu’un s’amusait à changer la fréquence. A chaque changement de fréquence, une nouvelle voix apparaît. 

Vouloir comprendre

Les jours qui suivent, cette expérience extraordinaire se répète. Parfois pendant plus d’une heure, plusieurs fois par jour. Arrêter la méditation et le yoga pendant plusieurs mois n’y change rien. Les premiers temps, ces voix envahissent mon quotidien. J’ai l’impression de devenir folle. Elles peuvent surgir à n’importe quel moment de la journée. Pas juste pendant mes soins. Je réalise à mes dépens que le simple fait d’y penser déclenche cet état de transe. Plus j’ai peur que cela se reproduise, plus cela survient. Je ressens une forte pression dans ma gorge, comme si elle était prête à « vomir » ces voix. Difficile de les contenir, même avec la bouche fermée, le flot d’énergie qui me traverse est trop important pour que j’y résiste. 

Mais « qui » parle à travers moi ? Des entités ou des esprits comme le croient les chamanes ? Ou bien d’autres parties de moi-même, dont je n’aurais pas conscience ? Pendant plusieurs mois, ces questions me hantent. J’ai besoin de comprendre ce qui m’arrive pour pouvoir l’accepter. Pour pouvoir m’accepter. J’ai déjà parcouru un long chemin depuis ma thèse en m’ouvrant au monde de l’énergie, mais de là à me découvrir chamane et à parler dans des langues incompréhensibles… Ma réalité et l’image de moi-même s’effritent. Mes repères s’effondrent à mesure que ces voix occupent de plus en plus de place dans ma vie. Je mets plusieurs mois à m’habituer à cet état de transe spontanée et à commencer à le maîtriser. Qu’est-ce qui le provoque et à quoi peut-il servir ? 

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Des sons de guérison

Deux ans plus tard, mon expérience me montre combien ces sons et langages incompréhensibles ont un effet vibratoire sur les corps. Je l’observe sur mon corps, de même que sur celui des personnes qui viennent me voir en soin. Les voix surviennent systématiquement aux endroits où les nœuds énergétiques et/ou émotionnels sont les plus forts. Comme si elles venaient remettre en mouvement la circulation de l’énergie dans le corps, lui insuffler un nouvel élan vibratoire, en chassant et extrayant les énergies stagnantes. Parmi la dizaine de voix qui me traversent régulièrement, certaines semblent avaler l’énergie, d’autres l’apaiser, l’ancrer, la diffuser, l’amplifier. Pendant ce temps-là, mes mains accompagnent le mouvement de l’énergie. 

Comment et de quelle(s) manière(s) ces voix agissent-elles au niveau de la guérison ? Je suis bien en peine de répondre à cette question. Dans cet état de transe, je ne « fais » rien. Je suis présente et à l’écoute de ce qui est. En moi et en l’autre. Je laisse mon corps agir. Il sait quoi faire. Pas moi. Aussi inconfortable que cela puisse être pour mon mental, j’ai appris à m’abandonner complètement à la sagesse de mon corps. Je me laisse guider par l’énergie qui l’anime. Elle m’emporte au-delà de ma conscience ordinaire. Il n’y a plus de séparation entre l’autre et moi, nous sommes deux masses d’énergies en mouvement qui se rencontrent et interagissent ensemble, via la vibration du son et du toucher. L’onde sonore vient trouver écho dans la matière, de manière presque tactile. 

Les premiers mois, je me suis épuisée à vouloir comprendre de manière intellectuelle ce qui m’arrivait. Je croyais que ces voix transmettaient des messages et voulais comprendre leur langage. Aujourd’hui, j’y ai renoncé. Car en cherchant à tout prix une explication, je me heurtais à un mur : celui du mystère de la vie. Ma compréhension est intérieure désormais, pas intellectuelle. Je ne peux rien prouver, juste témoigner de l’existence de ce phénomène. 

Des voix contagieuses

Un point important a été de découvrir que via mon contact, certaines personnes pouvaient se mettre également à parler dans des langues. Je n’étais plus seule ! M’écouter chanter ou parler peut (r)éveiller chez certaines personnes le même genre de phénomène. Parfois cette porte de la voix s’ouvre le temps d’un soin ou d’un atelier, parfois elle perdure. A nouveau, je n’ai pas conscience de ce qui peut provoquer la transmission de ce canal de la voix, je ne peux que le constater. En deux ans, j’ai rencontré une vingtaine de personnes qui parlent dans des langues. Thérapeutes, guérisseuses ou chamanes, ce sont principalement des femmes, chez qui des voix ou chants de l’âme s’élèvent spontanément. Chacune possède sa propre interprétation du phénomène. Certaines ont l’impression de se reconnecter à des parties d’elles-mêmes, d’autres, de se remémorer des langues ancestrales, des langues qu’elles auraient connues dans d’anciennes vies, ou encore des langues venues d’ailleurs, des étoiles ou d’autres dimensions de l’univers. 

Le mystère reste entier autour de ces sons de guérison, aussi fascinants qu’inexplicables… Soigner avec la voix a-t-il toujours existé depuis que le monde est monde, ou est-ce un phénomène en voie d’expansion ? La médecine vibratoire de demain ? 

Plus d’informations

Publié dans:GUERISON |on 23 octobre, 2014 |Pas de commentaires »

Le Chat Guérisseur

Un maître guéri par son chat depuis l’au-delà ?

téléchargement (4)Dans son « Dictionnaire de l’impossible », Didier van Cauwelaert présente une série de cas extraordinaires à priori impossibles, mais authentifiés. Le premier cas : un chat serait intervenu de l’au-delà pour aider son maître gangréné à guérir et sauver sa jambe. Plutôt étonnant, non ?

C’était un jour de fête du Livre, à la fin des années 1990, dans les salons de la Mairie de Paris. Comme les mots de ce dictionnaire, les auteurs étaient disposés en enfilade au gré de l’alphabet, disparates et complémentaires, les plus connus permettant indirectement de découvrir les moins sollicités, devant lesquels stagnaient les files d’attente. 

J’avais repéré depuis quelques minutes un petit monsieur entre deux âges qui, en retrait de mon stand, attendait une accalmie dans mes dédicaces. Il tenait sous le bras un énorme dossier vert, et je m’attendais au pire. Chaque Salon du livre nous réserve son lot d’admirateurs qui viennent nous soumettre un manuscrit. N’étant pas éditeur, je me promets toujours de répondre non merci, et je repars souvent avec un excédent de bagages, parce que j’ai nourri moi aussi, jadis, l’espoir illusoire que mon destin littéraire dépendrait de mes auteurs favoris. 
Profitant d’un moment de répit où je rechargeais mon stylo, le monsieur au dossier vert s’avança vers ma table et attaqua d’une traite : 
- Pardon, mais je vous ai lu, alors je sais que je peux vous raconter ce qui m’est arrivé. 

Condensé à l’extrême, son récit dura tout au plus trois minutes. Ayant grimpé dans un arbre pour cueillir des cerises, un an plus tôt, il était tombé en brisant une branche qui lui avait ouvert la jambe gauche. Mal soignée, la plaie s’était infectée, et la gangrène s’y était mise. Lorsqu’il avait fini par se rendre à l’hôpital, c’était trop tard : la seule chance de le sauver était l’amputation. La veille du jour fixé par le chirurgien, il était descendu dans la rue avec sa canne pour, une dernière fois, « emmener promener sa jambe », disait-il avec cette douceur résignée des gens simples face à l’irrémédiable. 

C’est là qu’il croisa une dame inconnue qui sursauta, à sa hauteur, sans s’arrêter. Machinalement, il tourna la tête après quelques instants. Elle s’était figée sur le trottoir et le fixait, l’air en suspens, aussi étonnée que lui. Semblant dominer une hésitation, un vrai trouble, elle revint soudain vers lui. 
- Pardon, monsieur, mais on me dit de vous demander une chose. Vous avez un souci à la jambe, non ? 
Il répondit par un pauvre sourire. Avec sa canne et sa guibole gonflée sous le bandage, pas besoin d’être extralucide pour en arriver à cette conclusion. Elle enchaîna : 
- Vous avez un chat ? Parce que c’est à lui qu’il faut demander. Excusez-moi. 
Et elle tourna les talons en rougissant, avec autant de précipitation que si on l’avait surprise en train d’écouter aux portes. Comme si elle avait honte de ce qu’elle s’était entendue dire, précisa mon lecteur. 

Il était resté un moment immobile sur le trottoir, sonné par cette rencontre. Il avait un chat, oui, mais qui était mort six mois auparavant. Quel rapport, de toute manière ? Cette femme était dérangée, voilà tout. Et il avait d’autres problèmes en tête. 
Néanmoins, rentré chez lui, il ne parvint pas à chasser de son esprit la dernière phrase de l’inconnue. Pourquoi ces mots, pourquoi cette émotion qui lui nouait le ventre ? Il ne croyait pas à grand-chose, à l’époque, surtout pas aux gens désintéressés. Ni à un au-delà quelconque. Dans le canapé où il s’était affalé, il ne voyait vraiment pas quel genre de soutien il pouvait attendre du siamois qu’il avait enterré dans son jardinet de banlieue. 

Ses doigts rencontrèrent des poils sur les coussins de velours. Tout ce qui restait de Mozart, son compagnon de treize années. Alors il y eut en lui une espèce de sursaut. Qu’avait-il à perdre, après tout ? Il s’arracha du canapé, alla mettre un sac neuf dans son aspirateur, le passa sur les coussins, puis retira le sac pour récupérer les poils. Avec un soin dérisoire, il les étala sur la plaie de sa jambe, et il refit le pansement tandis qu’il demandait de l’aide au siamois, s’abandonnant à ce dernier espoir irraisonné. 

Le lendemain matin, une odeur épouvantable le réveilla. Bien pire encore que celle que dégageaient d’habitude ses chairs en décomposition. Il retira le bandage et jeta le cataplasme de poils félins où s’était concentré la puanteur. C’est alors qu’il découvrit, médusé, que sa peau avait changé de couleur. Les bords de la plaie semblaient rosir. 

Arrivé à l’hôpital, il demanda qu’on réexamine sa jambe avant de la couper. Il insista tant et si bien qu’il obtint gain de cause. Le dossier vert qu’il m’avait apporté ce jour-là rassemblait cent pages de rapports médicaux, d’analyses, de témoignages de spécialistes confirmant, sur papier à en-tête, les diagnostics avant et après ce que le patient appelait « l’intervention de Mozart ». Les praticiens étaient formels : la gangrène dûment constatée avait « guéri » de manière inexplicable, et les chairs se reformaient plus vite que de raison. 

Quand je relevai les yeux du dossier médical, je vis un noyau de lecteurs qui s’était formé autour du petit monsieur. Mes livres au bout de leurs bras ballants, ils me tournaient le dos, admirant sa jambe gauche aux cicatrices des plus discrètes sous le pantalon qu’il venait de retrousser. Une dame reposa mon roman pour me prendre des mains le dossier vert. 
Quelques instants plus tard, le miraculé des poils de Mozart s’en alla, emportant mes lecteurs qui se disputaient ses pièces à conviction. 

Que penser de ce récit ? La guérison était-elle due à l’action posthume d’un siamois via ce qui restait de sa matière physique, ou bien du fait que son maître s’était – pour reprendre son terme – abandonné à ce dernier espoir ? Cette « victoire par abandon », ce lâcher-prise sous-tendu par l’espoir, on en retrouvera l’hypothèse dans plusieurs cas de guérisons inexpliquées, passés au crible de ce dictionnaire. Mais comment interpréter le rôle de l’inconnue sur le trottoir ? Ce « renfort » destiné à attirer l’attention, par des paroles semblant surprendre autant celle qui les prononce que celui qui les entend. 
Faut-il y voir, pour paraphraser Pirandello et ses « personnages en quête d’auteur », un message en quête d’intermédiaire – en l’occurrence, la première personne « réceptive » croisée en chemin par le gangréné, vu l’urgence de la situation ? Je n’ai pas de réponse. Mais ce genre de question reviendra souvent dans les pages qui suivent. 

Aujourd’hui encore, je me demande pourquoi cet homme avait éprouvé le besoin de me confier son histoire. Il allait très bien, les médecins avaient validé son miracle, il ne m’avait pas demandé mon avis ni mon aide, encore moins la médiatisation de son cas sous ma signature. Il n’avait pas besoin de moi, en fait. Il était reparti avec mon public, sans même me dire au revoir. 

Quelques mois plus tard, je souffris brusquement d’une sigmoïdite aiguë, provoquant abcès intestinal et douleurs insoutenables. Ayant refusé l’opération à chaud qui aurait eu les conséquences qu’on imagine, je luttai toute une nuit contre la menace de la péritonite, avec autant de force mentale que de lâcher prise, m’abandonnant à la certitude que j’avais trop à faire pour mourir. Face à l’échec des antibiotiques sous perfusion, je ne manquai pas, dans la mobilisation générale de tous les moyens empiriques à ma disposition – prières, mantras, techniques de souffle et de visualisation –, de demander, au cas couvmax_1300où, l’assistance de Célestine et Chapy, mes deux chattes défuntes. 

Le lendemain matin, l’infection avait régressé de manière spectaculaire. Mes analyses étaient quasi normales. « Je ne sais pas comment, mais vous avez gagné : je range mes instruments », m’a déclaré, avec un sourire que je n’oublierai jamais, mon jeune chirurgien, le Dr Jean-Philippe Blanche. 
Avec le recul, je me suis dit que l’homme au dossier vert de l’Hôtel de Ville avait, peut-être, tenu auprès de moi le rôle qu’avait joué dans son destin une inconnue croisée sur un trottoir.

Dictionnaire de l’impossible, Didier van Cauwelaert
Editions Plon (Octobre 2013 ; 400 pages) 

Publié dans:ANIMAUX, GUERISON |on 4 octobre, 2014 |Pas de commentaires »

LE MIEL au secours de la Médecine Conventionnelle

 

téléchargement (1)Le miel vient au secours de la médecine. Ce tueur de microbes représente une des rares alternatives à la résistance aux antibiotiques des super-bactéries. La science qui est en train de valider les effets thérapeutiques du miel commence à lui redonner la place que les Anciens lui avaient attribuée en tant que remarquable cicatrisant de plaie.

Utilisé depuis au moins 8000 ans avant J-C, le miel est en train de conquérir ses lettres de noblesse en médecine pour ses propriétés antiseptiques et antibactériennes. Depuis 25 ans, il est employé par le service de chirurgie viscérale du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Limoges, pour faciliter la cicatrisation des plaies très complexes dites de 2ème intention, avec d’excellents résultats.

Si depuis ces vingt dernières années, les recherches se multiplient, les premières observations de ses propriétés sont bien antérieures. Dès les années 1930, des praticiens surtout des chirurgiens, relatent, dans des publications, les réussites observées sur la cicatrisation de brûlures et de plaies sur lesquelles du miel a été appliqué. En Allemagne dans les années 1930, les professeurs Zaïss, Krunitz et d’autres ont traité au miel des milliers de plaies avec succès, sans désinfection préalable. Dans les années 1970, Cavanagh l’utilise, comme avant lui Bulman (1955) pour cicatriser les plaies constatant qu’elles deviennent stériles en quelque jours et guérissent promptement.

Dans toutes leurs observations, ils mettent en évidence et corroborent de manière empirique une vitesse de cicatrisation deux fois plus élevée sous l’influence du miel. Il faudra attendre les années 1980-1990 et le développement d’une véritable recherche en plaies et cicatrisations, pour que l des études scientifiques soient conduites avec une valeur statique. L’expérience du CHU de Limoges est à ce titre exemplaire. Son initiative revient à un homme, véritable pionnier, le professeur Bernard Descottes, chef de service et passionné tant par la diversité végétale que par le monde animal à travers cet insecte qui est l’abeille.

« Pendant 25 ans, cet homme a mené avec énergie, plaisir et détermination un combat pour que le miel soit reconnu en tant que cicatrisant. Ce fut un combat parce que le miel n’a jamais eu sa place comme dispositif médical dans la cicatrisation », raconte Ghislaine Pautard, infirmière aux soins intensifs du CHU de Limoge.

En 1988, le professeur lance, avec l’aide l’équipe infirmière et l’accord des patients accueillis dans le service, une étude randomisée mettant en comparaison le miel avec les dispositifs  médicaux en usage à cette époque, à savoir la Biogaze et le Débrisant. Les résultats viennent confirmer les premières observations consignées au XIVè siècle, à savoir une vitesse de cicatrisation des plaies traitées par le miel deux fois supérieure à celle des plaies traitées par les deux autres dispositifs médicaux. « L’étude a porté sur des plaies post-opératoires de seconde intention ; ce sont des plaies qui présentaient des difficultés, importantes et/ou des risques infectieux (présence d’hématome, abcès) », précise Ghislaine Pautard. L’homme est génétiquement programmé pour cicatriser, ajoute-t-elle, aussi nous n’utilisons pas le miel sur des plaies de 1ère intention ». De 1984 à 2010, au CHU de Limoges, plus de 3 000 plaies infectées ou non, essentiellement au niveau de la paroi abdominale, ont été traitées avec du miel. Un travail sur le pouvoir antibactérien et cicatrisant des miels a montré comment les pansements et les soins au miel pouvaient réduire grandement le temps de cicatrisation, sans infection ni effet secondaire.

Des propriétés antiseptiques aux mécanismes complexes

Pour assister à une véritable renaissance de l’utilisation du miel à des fins thérapeutiques, encore faut-il comprendre son mécanisme d’action. Des recherches, effectuées ces trente dernières années, commencent à apporter de vrais éléments de réponse dans la compréhension des procédés complexes impliqués qui suscitent l’intérêt des universitaires.

Plusieurs raisons expliquent les effets thérapeutiques du miel sur les plaies, particulièrement les plaies récalcitrantes, infectées, au premier rang desquels ses propriétés physiques. Par sa viscosité, le miel forme une barrière protectrice sur la plaie qui prévient ainsi la formation de biofims (agrégats complexes de nombreuses espèces bactériennes) à l’origine d’infections croisées, d’infections résistantes aux traitements antibiotiques.

En deuxième lieu, le miel, du fait de son osmolarité (capacité à extraire l’eau des cellules vivantes), conséquente à sa forte teneur en sucre, crée un appauvrissement de l’eau disponible pour les germes et bactéries mettant en péril leur survie. En outre, le miel possède des propriétés hygroscopiques (tendance à absorber l’humidité de l’air) qui contribuent à créer sur la plaie un milieu humide dont on sait aujourd’hui qu’il est favorable à la cicatrisation. Son osmolarité entre à nouveau en jeu pour favoriser l’exsudation en générant un flux de lymphe vers l’extérieur de la plaie entraînant avec lui bactéries, débris cellulaires et donc réduisant l’œdème au sein de la plaie.

L’influence de l’origine des fleurs butinées

téléchargement (2)Ces propriétés physico-chimiques sont importantes, mais elles ne suffisent pas, à elles seules, à expliquer l’efficacité antiseptique du miel. D’où li viennent ses propriétés spécifiques ? Pour partie, il semblerait qu’elles soient en relation avec les  plantes qui ont fourni les nectars initiaux. Ainsi, selon les plantes butinées par les abeilles, ses propriétés diffèrent. Ainsi, le miel de thym, dont la plante est reconnue pour ses propriétés antiseptiques, est l’un des plus intéressants du point de vue de l’activité antimicrobienne. Les composés intrinsèques de la plante de plus précisément les huiles essentielles présentes dans les nectars des fleurs influencent directement les qualités antibactériennes. Le miel de lavande serait également bon bactéricide et particulièrement indiqué pour les applications externes en cas de brûlures, piqûres d’insectes, plaies infectées. Il est également largement cité pour les maladies infectieuses et en particulier pulmonaires. La pinocembrine, huile essentielle détectée dans le miel de tournesol, possède également une activité antimicrobienne caractérisée  vis-à-vis de staphyoccosus aureus (http://www.phac-aspc.gc.ca/lab-bio/res/psds-ftss/staphylococcus-aureus-fra.php ) . D’autres études réalisées au plan international ont permis de souligner l’intérêt d’autre flore comme le buisson théier qui ne pousse qu’en Nouvelle-Zélande et duquel est produit le miel manuka. Il y a donc transfert d’une partie des propriétés de la plante butinée au miel produit par les abeilles. Et dans ce cas, ce sont surtout les huiles essentielles qui sont impliquées.

Quand le miel libère de l’eau oxygénée

Pour une autre partie, les propriétés antibactériennes du miel lui sont directement conférées par le monde animal et rendues possibles par le merveilleux travail de l’insecte. « C’est en 1962 que J.W White a mis en évidence que le glucose présent dans le miel se transforme, sous l’effet de la glucose oxydase, en acide gluconique libérant du peroxyde d’hydrogène qui n’est autre que de l’eau oxygénée », explique Ghislaine Pautard. Quelle est l’origine de cette enzyme « la glucose oxydase » ? Elle est introduite dans le miel à partir de sa constitution dans le jabot de l’abeille. Cette enzyme appartient à l’abeille, elle apparaît lors de la fabrication du miel. C’est donc l’insecte qui octroie au miel se teneur en glucose oxydase. Ainsi, une partie des propriétés sont le résultat du processus même de fabrication du miel.

Rappelons que le miel est fabriqué à partir du nectar des plantes ou des substances vivantes qui se trouvent sur elles, comme c’est le cas du miellat. Le meillat est issu des sécrétions de petits insectes piqueurs (homoptères) qui se nourrissent de la sève d’arbustes. Leurs excréments liquides sont de véritables gouttelettes sucrées riches en acides aminés que les abeilles vont également butiner. En arrivant à la ruche, le jabot rempli de nectar et de miellat, les abeilles le régurgitent sur la langue d’une de leurs sœurs. La circulation de nectars d’abeille en abeille répond au principe de la trophallaxie qui caractérise tous les insectes sociaux. Il s’agit d’un « bouche à bouche » au cours duquel l’un des insectes échange non seulement sa nourriture mais aussi des informations. Le nectar va ainsi circuler de jabot en jabot jusqu’à devenir miel. L’abeille va venir stocker le miel dans les alvéoles de la ruche qu’elle va operculer avec un peu de cire. C’est à ce stade que l’enzyme (glucose oxydase) est transférée dans le miel.

La défensine-1 – une protéine responsable de l’activité antimicrobienne

Dans le processus de cicatrisation, la libération d’eau oxygénée n’est qu’un des mécanismes d’action du miel, elle n’explique pas tout. En utilisant une nouvelle approche de neutralisation successive des différents facteurs bactéricides individuels du miel, des chercheurs néerlandais ont identifié, très récemment, en juillet 2010, une molécule sécrétée par les abeilles et baptisée la défensine-1 qui serait responsable d’une grande partie de l’activité antibactérielle du miel. Cette protéine, fabriquée par les glandes hypotharyngiennes et mandibulaires des abeilles, conserve dans le miel ses propriétés immunitaires.

Pour le professeur à l’origine de cette découverte, le Professeur Sebastien AJ Zaar, chercheur du département de microbiologie médicale du centre médical académique d’Amsterdam, « le miel ou ses composantes isolés pourraient être d’une grande valeur pour la prévention et le traitement des infections causées par des bactéries résistantes aux antibiotiques ». En effet, dans leurs expériences, quantités d’espèces testées, incluant des bactéries impliquées dans des intoxications alimentaires, Bacillus subitilis ou Escherichia coli résistantes à plusieurs antibiotiques, ou des bactéries impliquées dans des infections nosocomiales, ayant développé des résistances aux antibiotiques… ont toutes été tuées par une basse concentration en 10 à 20 % de miel (1 ou 2 millilitres de miel dans 10 millilitres de bactéries.

Le miel de manuka, véritable « tueur » de bactéries

Ce qui a également contribué à faire avancer la recherche, ce sont les écarts d’efficacité constatés des variétés de miels sur les différentes souches bactériennes. Ainsi, il a été mis en évidence la particularité du miel de manuka, fabriqué à partir des fleurs d’un arbrisseau originaire d’Australie, qui conjugue des propriétés antibactérielles et anti inflammatoires spécifiques attribuées à une molécule : le méthylglyoxal (MGO). C’est une étude menée par le Professeur Thomas Henle du Centre Hospitalier Universitaire de Dresde (Allemagne) qui a mis en évidence cette molécule dont la concentration dans le miel varie généralement de 1 à 10 mg par kg. Dans le miel Manuka, les concentrations en MGO atteignent jusqu’à 800 mg/kg/ cette forte concentration a pour effet d’accentuer considérablement la puissance de l’efficacité antibactérienne. Le professeur Thomas Henle a ainsi montré  que le MGO de niveau 100 est suffisant pour enrayer une infection causée par Staphylococcus aureus. Cette action sur des bactéries multi-résistantes est extrêmement intéressante dans un contexte de perte d’efficacité des antibiotiques. Elle semble bien conjuguée à des propriétés anti inflammatoires et cicatrisantes : le miel de manuka diminue les enflures, augmente la circulation sanguine et accélère la formation d’un nouveau tissu cicatriciel. Suite à ces découvertes majeures, le miel de qualité MGO a été normalisé, on trouve sur le marché des miels estampillés MGO 30 adaptés à la nutrition, MGO 100 appropriés toujours en nutrition, sur des brûlures, des coupures, MGO 250 pour les plaies et les escarres et jusqu’à MGO 550 réservés à des usages en traitement choc, en application externe pour les brûlures, plaies, escarres.

Pourquoi des dispositifs médicaux ne se développent-ils pas plus vite ?

images (1)Plus les recherches s’approfondissent sur le miel, plus elles révèlent la complexité de ce merveilleux produit vivant naturel qui suscite humilité et émerveillement. Toutes les interactions entre les différents bactéricides présents dans le miel n’ont certainement pas encore été élucidées. Il n’est donc pas aisé de quantifier la contribution des différents facteurs qui interviennent car ils peuvent être mutuellement dépendants, ou avoir une activité additive ou synergique selon l’espèce bactérielle ciblée. Certains laboratoires tels que Comvita et Aspec Medical proposent déjà des applications thérapeutiques à base de miel. Deux marques de dispositifs médicaux (pansements alginates ou tulles incorporant du miel de manuka et rendus stériles) Mesitran et MediHoney sont essentiellement commercialisés aux Etats-Unis où ils ont obtenu l’agrément de la Food and Drug Administration, mais aussi en Australie. Ils sont agréés par les autorités sanitaires, prescrits par le corps médical et utilisés par des professionnels de santé pour le traitement des plaies. Le pansement Medihoney a quant à lui été homologué dans l’Union européenne. En France, le laboratoire Aguettant propose Actrys, un pansement sous forme de pâte aux composants naturels ; argiles verte, miel, cire, huile végétale riche en acides gras essentiels, non remboursé. Dans le service du professeur Descottes, les soignants avaient eux aussi utilisé le miel en imprégnation sur des pansements pour guérir de plaies graves et/ou infectées. Ce service partage aujourd’hui ses protocoles de soins aux personnels médicaux demandeurs. Le professeur Descottes avait précisé l’usage de pansements au miel sur des plaies franches propres par coupure accidentelle qui ne posent aucun problème infectieux en la recouvrant de compresses renouvelées chaque jour. « Sur des brûlures du 1er et 2è degré, l’application immédiate d e miel recouvert de compresses sèches apporte rapidement une sédation de la douleur, évite la formation de phlyctènes et accélère le retour à une peau normale sans trace cicatricielle ».

A la maison, on peut donc utiliser le miel sur des petites brûlures/blessures, mais requérir un avis médical dans tous les autres cas.

Le miel, une arme efficace contre les infections nosocomiales

Une utilisation élargie du miel dans la cicatrisation permettrait de faire de colossales économies dans le domaine de la santé. « A l’image ce qui se développe en Océanie et aux Etats-Unis, la commercialisation de produits thérapeutiques à base de miel pourrait émerger en Europe, conclut la pharmacienne Clémence Hoyer. Mais il semble paradoxal que des groupes pharmaceutiques, dont les produits sont accusé de décimer les abeilles, s’intéressent au miel…. D’autant que ce serait prendre une partie du gigantesque marché des dispositifs médicaux.

L’autre domaine dans lequel el miel pourrait apporter une contribution essentielle à un problème mondial de santé publique, est celui d’enrichir l’arsenal thérapeutique à notre disposition, pour lutter contre les super-bactéries devenues résistantes aux antibiotiques (streptocoque,  staphylocoque doré résistant à la méthicilline, entérocoque). Le développent des infections nosocomiales et des résistances aux antibiotiques seront peut-être l’occasion de réintroduire le miel dans la pharmacopée moderne. Une utilisation judicieuse, pertinente du miel doit permettre de réduire la surconsommation d’antibiotiques en France, surconsommation dont on sait qu’elle favorise l’émergence de ces souches bactériennes résistantes aux traitements.

Compte tenu de son très grand champ d’application, à la fois préventif et curatif, antiseptique et antibiotique et de sa grande efficacité dans de nombreuses indications, de sa facilité de mise en œuvre, de sa parfaite innocuité et de l’absence d’effets secondaires, contre-indications ou incompatibilité, de premier plan qui ne demande qu’à être mieux connue. Le miel trouvera, dans un avenir proche à n’en pas douter, une place importante dans l’arsenal thérapeutique médical. Toutefois, il est urgent d’agir et de protéger les cultures dont les abeilles se nourrissent. Il ne faudrait pas attendre que les abeilles aient disparu pour se rendre compte à quel point le miel est précieux.

L’Association Francophone d’Apithérapie, créée à l’initiative du professeur Bernard Descottes en 2008, vise à développer la recherche scientifique en retard dans l’univers francophone, par rapport au monde anglophone mais aussi vise à promouvoir la reconnaissance des produits de la ruche auprès du monde médical et para-médical. http://apitherapiefrancophone.com/

Publié dans:GUERISON, NATURE |on 29 septembre, 2014 |Pas de commentaires »

La cinquième saison – médecine chinoise

NEWSLETTER 32

1Qu’est-ce que la cinquième saison en médecine traditionnelle chinoise ?

Chaque saison est associée à un couple d’organes ainsi qu’un ensemble de fonctions, d’émotions et de couleurs. Un déséquilibre de la santé pendant une saison aura une incidence sur son organe associé, mais également sur les différentes émotions et fonctions liées.

Pour les chinois, la cinquième saison est une notion, un état. Elle se situe entre chaque saison, entre l’hiver et le printemps, entre le printemps et l’été, entre l’été et l’automne… Elle correspond à « ce qui n’est plus »,  mais « qui n’est pas encore », un changement d’état, de nature, une transformation. Elle permet la synchronisation à ce « qui vient », et si celle-ci n’est pas de bonne qualité elle mettra le corps et l’esprit en décalage avec la nouvelle saison, provoquant ainsi divers maux.  

Quel est l’objectif de cette cinquième saison ?
 
L’objectif à atteindre lors de cette cinquième saison est de retrouver l’équilibre de l’énergie rate-estomac, de s’alimenter raisonnablement, de digérer les émotions vives et de se relier à la terre. 

Pensée
Oui, la rate et l’estomac peuvent vous influencer dans vos rêves, ils sont orientés sur la nourriture, les repas mais aussi sur les abîmes, les rochers, le chant, la musique, les orages, les étendues d’eau, les marécages, la construction d’édifices, de  maisons en ruine sous la pluie, l’impossibilité de bouger, de corps lourd. Doux songes ou cauchemars, à vous d’en juger. 

2Rate/Pancréas
 
La rate gouverne les sensations de soucis, de la pensée, de la mémoire, de la raison, de la réflexion- possession, de l’insécurité, des angoisses.
Elle est aussi le maître de la chair, des muscles, des tissus conjonctifs, des glandes mammaires et des ovaires.
Possédant un point dans la bouche, cet organe gère la mécanique des glandes salivaires et du pancréas, les sucs digestifs de l’estomac, de la vésicule biliaire et de l’intestin grêle. 

La 5ème saison c’est quoi ? 

Élément : Terre
Saison : Intersaison
Couleur : Jaune
Direction : Centre
Climat : Humide
Organe des sens : Toucher
Odeur : Parfumée
Saveur : Sucrée
Heures : Entre 7h-9h (l’estomac) et entre 9h-11h (la rate)
Dates : 1er-21 septembre / 1er-21 décembre / 1er-21 mars / 1er-21 juin

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A chaque intersaison les partenaires Rate/Pancréas redistribuent l’énergie Yin d’un organe à l’autre grâce au sang.

Symptômes d’un déséquilibre rate/pancréas :

Manque d’énergie de rate/pancréas :

  • diarrhée, indigestion, aucun appétit
  • épuisement général
  • teint jaune
  • lèvres sèches
  • fatigue mentale
  • mélancolie

Trop d’énergies de rate/pancréas

  • douleurs abdominales
  • lourdeurs du corps
  • amaigrissement
  • rumination mentale

Les causes d’un déséquilibre sont variées … pas assez de plaisir personnel, trop de responsabilités, angoisses obsessionnelles, peur de manquer, manque de confiance en soi, être trop nostalgique, besoin d’être dans la « moyenne », dans les « normes ».
 
Quelque peu éprouvante, physiquement et psychologiquement, la Terre est par terminaison un élément lourd et opaque. Elle se traduit par une digestion difficile au premier mais aussi au second degré.
Bref, il faut ménager son corps et son esprit pour traverser la 5ème saison en toute tranquillité. 

Quelques astuces simples et efficaces
 

  • Pour libérer son anxiété, se mettre debout, les pieds bien à plat, inspirer en gonflant d’abord le ventre, puis le haut de l’abdomen pour envoyer de l’air vers la rate. Rester en apnée 8 secondes, puis souffler lentement 8 secondes. Répéter cet exercice 5 fois, afin de débloquer la zone de l’estomac. Pour lui apporter plus de détente, laissez pendre les bras le long du corps, puis écartez-les en levant légèrement les épaules pour étirer les côtes.
  •  Se masser le ventre avant de dormir, posez simplement la main sur votre ventre pendant cinq à dix minutes.
  • La rate craint les aliments froids et humides ce qui déclenche un ralentissement digestif, des lourdeurs, gonflements du ventre et une fatigue après les repas. Pour les fans de crudités il est nécessaire de mettre des condiments qui contrecarre cette effet, rajouter dans vos salades du gingembre frais (ou autre aliment piquant : ail, basilic, câpres, ciboulette oignon) celui-ci facilitera l’assimilation des aliments froids et humides et permettra de tonifier et de sécher la rate.
  • L’estomac est le foyer de la digestion, celui-ci aime la chaleur afin de bruler « le pur » qu’il transformera en énergie, et d’évacuer « l’impur » : boire un thé avant ou pendant le repas activera la chaleur du foyer médian (rate estomac pancréas) créant une légèreté digestive et permettra à votre organisme de tirer la quintessence de vos aliments sans prise de poids si votre repas est équilibré. Une bonne digestion est visible par vos selles qui doivent être moulées et tomber au fond de la cuvette, la couleur ne doit être ni trop claire ni trop foncée…. 

                                   Pharmacopée chinoise

Selon la médecine chinoise, le complément 5ème saison harmonise le foyer médian, la rate et l’estomac.

Ses meilleures indications :
Comme rééquilibrant énergétique pour synchroniser
le corps et l’esprit au passage à la nouvelle saison.
Et en cas de troubles de la digestion, ballonnements, état
d’anxiété.

Composition : ginseng, mandarinier, rhizome d’atractylode

Conseil d’utilisation : 4 à 6 gélules par jour à prendre à chaque intersaison

http://www.laboratoiresbimont.fr/5-eme-saison_501.71.htm

Pour en savoir plus sur les principes de la médecine traditionnelle chinoise cliquer ici

Publié dans:GUERISON, PLANTES |on 5 septembre, 2014 |Pas de commentaires »

Peuple guérisseur en Amazonie

Le peuple Shipibo-konibo d’Amazonie péruvienne est réputé pour ses pratiques de guérison chamanique puissantes et le magnifique artisanat élaboré par ses femmes. Il compte environ 45000 personnes établies dans des villages le long du fleuve Ucayali et de ses affluents ainsi que dans la ville de Yarinacocha. Traditionnellement, elles vivent de la pêche, de l’horticulture et aussi du commerce du bois comme journaliers. Pour eux, le phénomène visionnaire ou onirique est une manifestation tout à fait courante, provoquée, exprimée, travaillée et maîtrisée. Il s’agit d’interagir avec un monde intérieur, un espace psychique amplifié afin d’avoir accès à d’autres réalités. 

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C’est dans ces autres réalités que les humains vont trouver et rencontrer des forces, des ontologies avec lesquelles ils pourront négocier leur condition humaine dans la réalité physique. Pour ces indiens, ce ne sont pas des hallucinations, c’est à dire une transformation délirante de la réalité, mais plutôt des « visions » ou des rêves lucides qui font office de référents et de « vrai réalité ». Tout un système d’apprentissage est mis en place pour les apprivoiser, les interpréter et les utiliser. Pour bien appréhender ce système, il est nécessaire d’en comprendre l’univers chamanique et de connaître comment ce peuple intègre différentes dimensions du réel. 

Depuis la naissance, voire depuis la vie intra-utérine jusqu’à leur mort, les Shipibo sont en contact avec le monde végétal et sont amenés à absorber des plantes pour différents usages et surtout pour la médecine. Selon une classification ethnobotanique qui leur est propre, ils accordent de l’importance aux plantes de pouvoir, des végétaux auxquels on impute un fort effet curatif et dont les grands arbres de la forêt sont le paradigme. On les appelle aussi « plantes maîtresses ». Elles ont deux aspects : un caractère physique, c’est-à-dire le corps de la plante, et un caractère spirituel multiple, c’est-à-dire une intériorité, un esprit générique appelé la « mère » d’une espèce de plante en particulier. Avec le corps de la plante, ils élaborent des remèdes de toute sorte, en utilisant tant les racines que l’écorce, les feuilles ou les tiges. Les préparations suivent des procédés tels que la macération, la décoction, l’infusion, la réduction en poudre après séchage… et les usages peuvent se faire en emplâtre, en boisson, en bain, bain de vapeur ou en fumée. Ces manipulations seront tout spécialement l’apanage des herboristes plus que des « curanderos », les guérisseurs locaux ou « chamanes » comme on les appelle en Occident. Ces derniers établissent un contact privilégié avec les esprits des plantes de pouvoir. 

A cet effet, l’apprenti-guérisseur suit une diète qui consiste en un protocole strict au cours duquel, après ingestion d’une préparation végétale, il respecte des règles préétablies pendant un temps imparti. En fonction du type de médecine que l’apprenti-guérisseur veut intégrer, il absorbe une plante particulière. Ce protocole permet de purifier le corps et l’esprit, et de recevoir les messages des entités végétales. Au titre des restrictions alimentaires, seules les céréales, les légumineuses bouillies à l’eau ainsi que les poissons et les volailles maigres boucanés ou bouillis sont permis, sans assaisonnement ; des restrictions sociales, physiques, émotionnelles et spirituelles : la diète implique une période de fragilité intérieure, l’apprenti reste tranquille et calme, à l’abri des regards et des énergies d’autrui. Cela lui permet de sortir des préoccupations émotionnelles du quotidien et de garder l’esprit clair. Il surveille ainsi ses pensées en permanence, lors de l’éveil jusqu’au moment des rêves. Une activité physique moindre est préconisée. De ce fait, les relations sexuelles sont évitées à l’instar des travaux de forces comme la coupe de bois, les parties de chasse, les marches sous le soleil ou encore le jardinage. 

Les visions chez les Shipibo-koniboGrâce à ce travail de purification, l’univers onirique se développe : les rêves deviennent plus clairs, plus présents, les couleurs plus vives. Ils marquent une empreinte visuelle et psychique beaucoup plus forte, qui s’inscrit dans le corps. En effet, il semblerait que, de par leur force, ce type de rêves, ou de visions au cours des rêves, conditionne la réalité en état d’éveil. Les esprits des plantes se manifestent pour transmettre des savoirs sous forme de messages visuels, sonores, cinesthésiques ou invisibles nécessaires à la guérison. Par ailleurs, ils le mettent à l’épreuve afin qu’il puisse mener à bien sa future fonction. Non seulement, il doit résister aux tentations des prohibitions liées à la diète mais aussi à la peur : les esprits le testent en le sommant d’exécuter un acte négatif dans le monde physique. Répondre à ces injonctions conditionnerait pour toujours l’exercice de sa fonction vers la sorcellerie, au lieu de la guérison. La diète initiatique est le modèle sur lequel se base les diètes ordinaires. Moins strictes, elles sont ouvertes à tous et elles permettent d’acquérir et de renforcer tout type de savoirs, de transformer des situations favorablement ou d’atteindre un but. 

L’apprenti-guérisseur accroît aussi ses connaissances en parcourant le monde lors de voyages astraux. Il apprend à circuler, à s’orienter et à ne pas se perdre grâce à certains repères visuels tels que les « kene », ces dessins géométriques exécutés par les femmes, autrefois sur des objets rituels et aujourd’hui sur l’artisanat. Ils sont visibles au cours des visions et servent d’ancrage et de repère visuel au guérisseur. Projetés sur le corps du patient comme une aura, ils permettent de savoir, selon la continuité du tracé, si il est sain ou non. Par ailleurs, ils agissent comme un chemin qui le relie entre la réalité d’éveil et l’état visionnaire. En effet, ces voyages de la conscience ne sont pas sans danger. Le guérisseur peut se perdre dans les méandres de sa pensée et des visions et ne plus revenir à la raison. Cette iconographie sert alors de référent visuel, culturel et mythologique ; elle est le fil, le long duquel le « curandero » revient à lui. Elle est une sorte de carte, un parcours cognitif que l’apprenti-chamane décode. 

Aussi, il apprend à reconnaître les rencontres spirituelles, au delà des physicalités et des apparences, en se focalisant seulement sur les intériorités car certains esprits malintentionnés peuvent se présenter sous un aspect trompeur. Pour ne pas être dupé, il accède à la dimension cachée des êtres en reconnaissant leur vraie nature. Enfin, l’initiation permet de renforcer le pouvoir de l’intention et de la concentration, essentiel pour se diriger dans ces autres réalités et accéder à la guérison. Il est exprimé et véhiculé par plusieurs supports : des chants transmis en rêve par les esprits des plantes ainsi que la fumée de tabac émis et soufflée en soins sur le corps du patient. Les chants sont psalmodiés selon une tonalité particulière, plutôt dans les aigus, dont la vibration, projetée sur le corps et dans l’esprit du patient, transforme ou élimine les éléments pathogènes. 

Un guérisseur ou « chamane » confirmé soigne grâce aux visions qui lui apparaissent des patients. Ces derniers le consultent lors de cérémonies nocturnes où il boit une décoction appelée ayahuasca. Ce mélange agit sur la conscience et permet au chamane de voyager dans les différents mondes. Cela lui donne un plus grand champ de vision, tant du monde du tangible que de celui de l’intangible. C’est à partir de ce monde invisible qu’il peut voir et comprendre ce qu’il se passe dans le visible. Pour le guérisseur Shipibo, la vision est un espace psychique nécessaire à sa fonction. Plus les visions sont claires et plus elles sont exactes et précises sur la cause des maux du malade. Il peut s’agir de visions clairvoyantes, d’événements passés, présents ou futurs. Elles sont stimulées par les effets chimiques des plantes psychotropes sur la conscience et s’appuient sur des représentations culturelles de l’environnement naturel. Elles s’alimentent des catégories intrinsèques mettant en scène et en action des esprits zoomorphes puissants et amphibies tels que le jaguar ou l’anaconda (animal mythique fondateur), phytomorphes (les grands arbres), topomorphes (des lieux particuliers : sous l’eau, dans la forêt, dans les cieux). 

En somme, on peut dire que le processus d’initiation suivie par les guérisseurs Shipibo permet d’aiguiser l’acuité visuelle lors des visions et le pouvoir de l’intention. Tout ce qui se passe en conscience onirique et visionnaire agit sur la réalité et est La Réalité. Il existe une réflexivité de la conscience modifiée sur la conscience vigile : ce qui est transformé dans l’autre monde agit dans la réalité physique. Il s’agit d’un mode d’apprentissage par l’absorption de substances végétales et imprégnation des visions en conscience onirique. Enfin, la vision joue un rôle de régulateur social afin que les individus puissent se positionner parfaitement au sein de leur communauté et agir de façon appropriée envers les êtres du monde autre.

Source INREES.

Publié dans:AMERINDIENS, GUERISON |on 23 août, 2014 |Pas de commentaires »

La maladie permet de se ressourcer

 

 

téléchargement (3)Les médecins taoïstes positivent plus que nous la maladie. Pour eux, au-delà d’un message du corps en détresse, elle offre la possibilité d’un ressourcement dans le « Vide médian », qui unit le Yin au Yang, le silence à la parole, le féminin au masculin.

Spécialiste de Sumer mondialement reconnue, linguiste maniant une vingtaine de langues anciennes, Marguerite Kardos est naturopathe et pratique l’énergétique chinoise traditionnelle. Elle est aussi, avec Jean-Yves Leloup, Michel Cazenave ou Christian Jambet, l’une des personnalités fortes de l’Institut Transdisciplinaire de Recherches et d’Etudes Comparées (ITREC) et participe depuis le début aux activités de « Terre du Ciel ». Nous lui avons demandé de nous parler des passerelles entre le corps, l’esprit, l’âme, et de nous dire quel sens a cette vision tripartite de la nature, notamment pour les Chinois auprès de qui elle a appris à soigner.

N C : Lorsque nous sommes fatigués, déprimés, est-ce parce que nous manquons d’énergie ou parce que nous la bloquons – les praticiens de l’énergétique chinoise comme vous cherchant à la refaire circuler ?

Marguerite Kardos : L’énergie a constamment besoin de se relancer, de se renouveler, de se raviver. Elle est UNE, mais ses expressions sont multiples et différenciées : il y a de l’énergie originelle, l’énergie ancestrale, l’énergie alimentaire, respiratoire, l’énergie de défense… Les Chinois l’appellent Qi, ce qu’on pourrait traduire par Souffles(au pluriel). Le Qi est l’un des « trois trésors », qui sont: Jing, Qi, Shen.

Le Jing est le principe vital « silencieux, ineffable, insondable » qui constitue le tréfonds de toute matière, la matrice de toute forme, c’est la trame yin très profonde de toute vie. Sa fluidité est comparée à l’eau. Mais le Jing serait inerte sans l’ardeur du Shen qui est pure lumière et liberté créatrice, qui va pénétrer le Jing pour le dynamiser. L’énergie ne se promène donc pas toute seule, sans support, c’est un système ternaire. Nous sommes en constante métamorphose, les « Trois trésors » produisent Hua, la transformation. L’homme est un « nœud » de jonction, d’échange, un lieu d’interaction des souffles du Ciel et de la Terre. La conception chinoise de l’univers est organique et unitaire, tout se relie et tout se tient par le « Souffle primordial ». Son mouvement est ternaire : souffle yin (la douceur réceptive), souffle yang (le dynamisme actif) et le souffle du vide médian (ce qui se passe « entre » et permet au deux de se dépasser). Cet espace de rencontre devient un lieu de transformation, de métamorphose. Le vide médian est une actualisation du Vide originel du « Ciel antérieur ». François Cheng sait en parler à merveille !

Toute vie peut être comprise comme un couplage yin/yang, dont le rapport est assuré par le vide médian. Je ne pourrais pas vivre si je n’étais en permanence ressourcée par ce vide profond qui règne entre deux respirations, dans l’échange entre deux regards, entre deux mots, entre l’origine et le retour, entre le oui et le non. Ce vide médian se forme constamment, il m’informe, me transforme et renouvelle toute relation. A l’origine de mon être, bien avant ma conception et même avant le cosmos, ce vide est une potentialité d’existence – dont l’astrophysique moderne commence à parler quand elle évoque la matière/énergie qui existe en puissance dans le vide primordial, dont elle dit qu’il est « poissonneux »!

Quand on se plaint : « Je manque d’énergie », on pense souvent au yang, à l’énergie que l’on aimerait déployer pour aller travailler, ou faire ses courses, se rendre utile, bref agir.

Mais notre économie interne nous garde bien de dilapider toutes nos potentialités vers l’extérieur, comme nous aurions tendance à faire. L’alternance jour/nuit, ou inspir/expir, ou yin/yang, permet l’échange des polarités en moi : ma part visible doit régulièrement se ressourcer dans ma part invisible. Dit autrement, je tiens debout, en position verticale par mon axe Nord-Sud, que la médecine chinoise appelle l’axe reins-cœur (reins et cœur sont garants de l’immortalité dans l’ancien Egypte, on ne les retirait jamais des momies). Cet axe représente mon intériorité profonde, intime, secrète qui est constamment « testée », vérifiée par le plan horizontal Est-Ouest: mon être au monde. L’état hépato-biliaire, pulmonaire et intestinal dévoilent les difficultés relationnelles que nous vivons avec les autres, dans la vie professionnelle, familiale, psychologique, sociale, amoureuse, artistique, religieuse, métaphysique.

Les énergies se croisent, s’échangent et se conjuguent en Cinq éléments, en cinq mouvements. A chaque élément appartient une « entité viscérale » avec un rôle spécifique , – l’âme chevillée au corps. Si l’organe est en souffrance, certaines difficultés émotionnelles vont apparaître et bien sûr vice-versa, quand l’état émotionnel est secoué, l’énergie de l’organe en pâtit.

Donc, quand je dis : « Je manque d’énergie » pour assumer tout ce que je devrais faire, cette fatigue me questionne autant sur le sens de ma vie psychique et spirituelle que sur une meilleure répartition de mes heures de travail et de repos, sur mes aspirations profondes ou sur mes dépenses et de mes dépendances, sur une nourriture plus équilibrée en yin ou en yang – et cela comprend aussi ma façon de me nourrir d’images, de sons, de paroles ou de pensées.

L’Occident découvre de plus en plus que l’extérieur commence dans la profondeur à l’intérieur, et le visible par l’invisible. Le Qi s’enracine dans le Jing infiniment obscure…

N. C. : Mais aussi, donc, que le shen lumineux l’inspire.

M. K. : Oui, heureusement. Le Shen, c’est l’étincelle d’amour qui chante dans nos cellules, qui rayonne à travers nos yeux, qui maintient le monde en cohésion. C’est l’inspiration, la créativité, le don de partage, d’être éveillé par la beauté, par la musique… ou par une rencontre : si en ce moment, tous les deux, nous communiquons, c’est parce qu’il y a du shen qui nous unit. Communiquer avec un comateux, en lui faisant entendre la voix d’un être cher, c’est l’œuvre du shen. Mais comment le shen se manifesterait s’il n’avait pas de base, s’il n’était pas accueilli par une matrice ? La base, cette matrice est le jing, l’insondable mystère féminin comparé à l’eau, sans laquelle aucune graine ne peut pousser, même si brille le soleil d’un shen magnifique. Quand vous rencontrez quelqu’un, la brillance de son regard et sa façon de vous serrer la main révèlent immédiatement comment le shen mobilise son Qi. Les thérapeutes savent que le plus souvent il faut commencer par recharger le jing.

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N. C. : Si le jing est comme l’eau et le shen comme le soleil, à quoi se compare le Qi, qu’ils mettent en branle et dont nous parlons de plus en plus souvent en Occident ?

M. K. : Le Qi est comparé au vent, les souffles circulent entre les différents plans. Je ne suis pas seulement un être biologique appartenant à une famille, à une société, à une culture dont je suis responsable. Je suis également faite d’énergie incréée, non substantielle. De quelle manière j’en suis responsable ? J’ai, comme nous tous, un « mandat céleste », une tâche individuelle à accomplir sur cette terre, et pour cela, il me faut incontestablement de l’énergie. Il se trouve que, souvent, nous ne savons pas entendre, venant du fond de nous, la voix qui nous inspire notre tâche singulière. Or, la maladie peut précisément nous servir à affiner cette écoute, à faire le point. Quand on me demande quelles maladies je soigne, je réponds que non, je ne soigne aucune maladie, je ne soigne que la santé. Or, dans le mot « santé », ma pratique me montre depuis trente ans, qu’il faut y inclure les phases sombres autant que les phases lumineuses. Seules les difficultés peuvent nous faire mûrir, grandir, évoluer, nous rendre plus humble, nous permettre d’entrer plus profondément dans le questionnement essentiel, à percevoir notre propre « scénario » de vie.

Chez les Sumériens, le thérapeute devait aider son patient à pouvoir répondre à tout instant à la question que lui poserait son ange gardien au moment de sa mort, au nom de l’Absolu : « Qu’as-tu fait de ma gloire ? » Celui qui ne peut pas répondre ne passe pas le seuil ! Autrement dit : avons-nous transformé les ténèbres rencontrées en nous-même et autour de nous en plus de compassion, en plus d’amour, en tendresse, en écoute, en pardon, en tolérance, en joie ? À Sumer, le mot maladie n’existe pas, on dit : enténèbrement. Tomber malade, c’est perdre la « lumière de gloire ». Et guérir (symbolisé par l’idéogramme du serpent), c’est traverser les épreuves, acquérir une nouvelle force grâce à la maladie. Nous ne sommes pas sur terre pour ne pas tomber malade, mais peut-être pour apprendre à franchir des ponts, des épreuves, et à transformer, chacun à sa manière unique, l’obscurité en lumière.

N. C. : La parabole christique des « talents » reprend cette idée…

M. K. : Oui, en demandant : qu’as-tu fait de tes talents  ? Les as-tu utilisés pour ta propre gloire, ton narcissisme, ton confort, ton désir de séduction, ta gourmandise d’acquérir toujours plus ? Les as tu gaspillées ? Ou as-tu su les utiliser pour sonder ce nom secret, cette vibration infiniment profonde qui existe en chaque cœur ? On ne peut pas formuler ce « mandat céleste » qui attend de nous sa réalisation, mais on le sent. C’est justement cela le shen : le feu de l’intuition, de l’inspiration, l’ange qui nous guide. Des tablettes sumériennes nous parlent de « réveiller le secret du cœur ». Telle est la tâche du thérapeute : pas seulement soulager un mal de tête ou une diarrhée, mais relier son patient à son enracinement dans l’invisible, au secret de son être. Dans le cœur éveillé, dans un commencement, un état auroral. Ce n’est pas spectaculaire, on constate une pacification : « Je ne tombe plus dans la victimisation », ou « J’aime mieux mes enfants », ou « J’ai décidé de chercher un nouveau travail », ou « Je réponds à des besoins en moi, auxquels je n’avais jamais accordé d’espace, danser, ou peindre, ou partir en randonnée, avant j’étais trop accaparé par mon travail, ma famille, mes soucis. Soigner, c’est donc beaucoup plus mystérieux et plus fort et plus exigeant que de juste vouloir rétablir une situation confortable. Si l’on reçoit une épreuve, c’est pour évoluer, pour grandir, se transformer, voir plus grand, plus large, plus profond, c’est pour renouveler tout de l’intérieur, avec plus d’amour, plus de patience, plus de force. Aujourd’hui, on cherche peut-être trop une efficacité à courte durée. Alors qu’il peut s’avérer excellent d’entrer en soi grâce à une grippe, à une fracture, ou à un autre trouble. Me sentir petit, me retrouver dans ce « vide médian » entre l’ancienne situation et une situation future, peut m’aider à voir mon devenir à partir de ce secret infini que je porte, innommé et innommable, inaudible, imperceptible, et pourtant extrêmement dense, intense, impérieux en chacun de nous, comme une mise à l’impératif de l’être, une exhortation à se mettre debout !

N. C. : Mais la crise ou la maladie peut aussi nous écraser…

M. K. : C’est bien pourquoi il faudrait soigner le yin, par prévention. Par exemple les reins sont porteurs de la volonté de vivre, de la confiance en soi, de la possibilité d’avoir une assise ! Beaucoup de nos contemporains « flottent », par manque de terre et d’eau : ils n’ont pas les pieds sur terre. En médecine chinoise, on dit qu’ils ont la racine -les reins- faibles. « S’adosser au yin », c’est d’avoir les reins solides, on peut les fortifier par exemple par le chi-gong ou le taï-chi-chuan. Les reins correspondent à l’intériorisation. Quand l’ours se retire dans sa grotte, à l’arrivée de l’hiver – temps de la tortue noire, c’est pour se renforcer les yin. Nous devrions faire de même. Pour nous renforcer la racine, descendre un peu plus « amoureusement » dans notre intériorité, dans le temple du silence, remercier nos ancêtres, leur pardonner leurs inaccomplissements, nous réconcilier avec eux – et nous ressourcer en pratiquant la respiration méditative… . Mais nous vivons désormais comme si les cycles des saisons ou du jour et de la nuit n’existaient pas. Nous voudrions travailler autant en hiver qu’en été, la nuit que le jour ! Moi aussi, bien sûr ! Trop d’affaires en cours et nous oublions de nous replier dans le silence intérieur, écouter notre voix profonde, et refaire nos réserves en hiver. Nous sommes donc menacés d’épuisement, parce que nous avons perdu la perception subtile des rythmes naturels, sur lesquels sont fondées, par exemple, les prières des grands systèmes religieux, qui dépendent de l’angle du soleil à la surface de la terre.

N. C. : Et quand arrive le printemps ?

M. K. : C’est le temps du dragon vert, avec l’éveil du yang. L’énergie renaît, bourgeonne, ressort. Les organes maîtres sont alors le foie et la vésicule biliaire, on les appelle « boucliers ». Egalement : « général de l’armée » et « chef de guerre », pour dire qu’on bouillonne facilement, on est prompt à la colère, à l’irritation, au jugement, à l’intolérance par trop de bile chaude. Au printemps le désir de la Quête se réveille, les projets de voyages – particulièrement si les reins ont été reconstitués en hiver ! La créativité surgit alors avec audace et impétuosité, tant pis pour l’entourage ! On refait le monde.

La phase montante du shen nous emmène dans l’été, en cette saison le cœur est sous la protection du phénix rouge. Les Anciens confirment qu’il y a un cœur émotionnel et un cœur « empereur ». Seul le « cœur vide a puissance sur toute chose ». Il est générosité, miséricorde, bienveillance, joie, – pas seulement durant l’été !

Puis, le yang décline doucement et l’automne arrive, c’est le temps du tigre blanc, une saison pour engranger, faire le bilan, le deuil aussi, à s’occuper des poumons et du gros intestin, à trouver son espace individuel, tout en respectant l’autre, à se libérer des dépendances émotionnelles périmées. Notre tâche, difficile, consiste à transformer la tristesse en compassion et en espérance. Il en faut du shen pour ça !

Au centre de l’entrecroisement des saisons se trouve la Terre. Elle s’occupe, à travers la rate et l’estomac, de la digestion, de la transformation, de la transmutation, de la compréhension, de l’intégration, du renouvellement… Mais si la Terre est trop forte en moi, elle va déborder sur le Feu et l’éteindre, me coupant de la Grâce, du shen ming en chinois, de « la lumière de l’Esprit ».

N. C. : Quand donc la Terre est-elle « trop forte » en moi ? Quand je suis vorace, cupide ?

M. K. : Pardon, je voulais dire qu’elle peut être fort « encrassée » par trop de pensées et de soucis, trop d’aliments sucrés et par l’alcool. Les compensations consolatrices incitent à la stagnation, ne favorisent pas beaucoup le dialogue transformateur… Comment entendre l’appel du shen, le « secret du cœur », si je suis emmurée dans ma vérité monolithique, ma certitude infaillible ? Le blocage de la Terre empêche les autres éléments à circuler : l’Eau est indispensable pour la confiance, le Bois pour l’élan créateur; le Métal pour l’acte juste, le Feu pour la Vive Flamme.

Y a-t-il de pire calamité que de ne jamais se remettre en question ?

Justement, selon la médecine sumérienne, la santé se repère à trois critères : avoir le don de remercier (pour tout ce qui nous arrive)le don de pardonner, et être joyeux.

La cause de la maladie est principalement le non-pardon à soi-même ou à quelqu’un d’autre. Le patient devait examiner ce qui l’empêchait de pardonner. Après quoi, on en venait à décrire son trouble, ses symptômes. Il fallait replacer son histoire personnelle dans une méta-histoire, symbolique, mythique, ce qui a opéré une délivrance. Et le thérapeute lui indiquait comment soigner sa santé, en visant les trois critères dont nous venons de parler. Etre responsable, autant que possible, de sa santé, par respect à son entourage peut être un acte de bienveillance. C’est pourquoi, dans toutes les médecines sacrées, qu’elles soient sumérienne, égyptienne, ayurvédique, chinoise, etc, il est conseillé un suivi, particulièrement aux changements de saison, aux équinoxes et aux solstices, et pour chacun le jour de son anniversaire. Pour célébrer et nourrir le Nouveau qui se prépare. Pour transformer l’épreuve en « berceau de la joie ».

La science occidentale petit à petit a saucissonné l’homme, en de nombreuses spécialités : psychologie, biologie, émotions… avec une impuissance à rassembler les fleurs en un bouquet, on y perd le fil. Même dire que nous sommes un triangle « corps-âme-esprit » apparaîtrait trop schématique et réductif pour des Sumériens ou des Chinois.

N. C. : La tripartition « corps-âme-esprit » n’est-elle pas au centre de la vision chrétienne, à laquelle vous n’êtes pas insensible ?

M. K. : Justement, Jésus a soigné la santé ! Chacun de ses gestes, chacun de ses mots était guérisseur, libérateur, transformateur. Derrière chaque guérison on sent briller des interrelations extrêmement riches. C’est probablement la pensée grecque qui a synthétisé et résumé de cette façon l’expérience des Anciens, sur les neuf corps qui nous constituent. Les neuf enveloppes de Tout-Ankh-Amon témoignent de cette perception à la fois cosmique, transfigurante et ascensionnelle de l’Homme. Le résultat actuel, c’est que, finalement, le pneuma grec, qui faisait penser au chi chinois, s’est retrouvé dans l’Église, mais il a déserté la médecine. On ne peut pas parler, dans nos facs de médecine, de l’Esprit Saint ! Alors que, chez les Chinois, même après cinquante ans de dictature maoïste, allez interroger des jeunes de vingt ans sur les « trois trésors », ils vous répondront impeccablement ! Cela m’a d’ailleurs énormément surprise, la première fois. J’ai demandé : « Mais… comment savez-vous cela ? » Ils m’ont répondu : « Mais enfin, nous l’apprenons à l’école ! » Ils apprennent que nous sommes faits d’invisible et que la matière extérieure est comme une expression figée d’une dynamique profonde, faite d’un entrecroisement de souffles ! Cela correspond bien sûr à ce qu’enseigne l’énergétique chinoise.

Vous et moi, nous sommes liés en quelque sorte, par « Dialogues avec l’ange » qui évoque cette tripartition. Me permettriez-vous d’en rappeler un court passage ?

« Tout est corps. Ce qui est insaisissable pour toi, l’âme, pour moi est un mur épais. L’âme est le vin, elle porte l’ivresse. » (18 L)

« L : Parle-moi de l’interdépendance du corps, de l’âme, de l’esprit. – Si tu dépends du corps, tu n’es que corps. Si tu dépends de l’âme, tu n’es que corps animé. Si tu dépends de l’esprit, tu n’es qu’un homme. Si tu
dépends de LUI, tu es tout. Ne dépends que de LUI, alors corps, âme, esprit et LUI seront unis ! A sa dépendance, tu peux reconnaître chacun. » (33 L) 

« Chaque organe de ton corps est l’image d’une force de l’Univers. C’est d’elle qu’il reçoit sa force. Le battement de cœur de l’Univers est un avec le battement de ton cœur. Chaque organe est sacré. (24 L)

Vous savez qu’un thérapeute qui pratique l’énergétique chinoise traditionnelle, « mesure » ce « battement » de la vitalité de son patient en lui prenant les pouls « chinois », aux poignets, aux carotides, aux pieds… ce qui lui permet de faire un bilan énergétique, puis de « réaccorder » la personne, comme un instrument de musique. Le thérapeute ne peut pas écrire votre « partition » (c’est-à-dire votre « mandat céleste »), mais il peut vous aider à la jouer sur un instrument accordé. Quant à l’intensité de votre façon de jouer, j’ai pu me rendre compte au fil des ans, combien elle dépendait de l’écoute que vous êtes capable d’accorder au sens profond de votre vie.

téléchargement (2)De plus en plus d’Occidentaux, y compris médecins, s’intéressent sincèrement et passionnément à tout cela, avec une exigence grandissante, qui me rend optimiste. De toute façon, les évènements nous obligent à évoluer. Savez-vous que la médecine spatiale russe a été obligée de renoncer aux antibiotiques et aux corticoïdes ? C’est qu’ils ont failli perdre des cosmonautes, en les soignant avec ces procédés très lourds, alors que, dans l’espace, les molécules se modifient de façon incontrôlable – si bien qu’un abcès dentaire a pu dégénérer en septicémie en très peu de temps et qu’il a fallu rapatrier d’urgence un gars qui venait tout juste de décoller – vous imaginez le coût de l’opération ?! Eh bien, devinez comment ils se soignent, maintenant, dans leur station orbitale ? Par acupuncture ! C’est la seule médecine vraiment sûre et efficace dans l’espace !

Cela dit, même l’acupuncture peut servir à des fins égoïstes. Or, finalement, la seule question qui compte est de savoir si je sers la vie, donc l’amour. C’est en assistant, médusée, à l’écrasement de la révolte de Budapest par l’Armée Rouge, en 1956, que je me suis posée des questions métaphysiques et que j’ai eu envie d’aider l’autre à guérir. Chacun de nous tombe, un jour ou l’autre, sur la question : « Sais-tu aimer ? »

Propos recueillis par Patrice van Eersel

Cet article a été diffusé la première fois dans le magazine CLE, en mars 2006.

Publié dans:GUERISON, MALADIE |on 8 août, 2014 |Pas de commentaires »

La Migraine et pharmacopée chinoise

Maux de tête, migraines, voila un état dans lequel nous détestons être et pourtant entre 10 et 15% de la population souffre à longueur d’année.

En médecine traditionnelle chinoise ce mal se produit lors d’un manque ou d’un excès de l’Essence qui nourrit l’ensemble de nos organes. Physiologiquement, les douleurs peuvent être unilatérales ou bien prendre toute la tête et être accompagnées d’autres symptômes particulièrement désagréables comme des nausées, vomissements, photophobie et troubles visuels…

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 Causes

Les Causes des maux de tête peuvent être internes ou externes :
– le climat (vent, froid, chaleur, humidité…)
- une mauvaise hygiène alimentaire
– Traumatismes, pollutions
– facteurs émotionnels, excès d’activité physique ou mentale…
– la localisation du mal de tête

 En cause, le Foie et la Rate sont les deux organes en cause de ce phénomène.

Le Foie permet à l’énergie et au sang de circuler librement dans le corps. Lorsque l’énergie du Foie se congestionne, elle ne peut plus circuler et cette stagnation se transforme en chaleur. Une pression interne s’installe et l’excès d’énergie remonte à la tête, provoquant des douleurs, principalement au niveau des tempes. Plus la congestion est grande, plus la pression est forte et pires seront les douleurs. Dans les cas les plus aigus, on observe des douleurs pulsatives sur le dessus de la tête. Ce sont souvent les frustrations de toutes sortes et l’incapacité de s’adapter à un stress qui entraînent le blocage de l’énergie du Foie. Chez la femme, une énergie du Foie qui ne s’écoule pas librement entraîne des migraines prémenstruelles. Un excès d’énergie du Foie pourra aussi attaquer l’Estomac ou la Rate et créer d’autres types de migraines ou de maux de tête.
En médecine traditionnelle chinoise, la fonction énergétique de la Rate est de transformer et de transporter les éléments nutritifs dans tout le corps. Si cet organe est affaibli, différents désordres digestifs apparaissent, les liquides stagnent, s’accumulent et bloquent la libre circulation de l’énergie.

La fatigue et de mauvais choix alimentaires entraînent un déséquilibre de la Rate. L’Humidité se développe et le Qi (ou Énergie vitale) ne peut circuler librement et donc nourrir le corps. Des maux de tête frontaux accompagnés de sensations de lourdeur à la tête et de difficultés digestives montrent une déficience de l’énergie de la Rate et une accumulation d’Humidité dans le corps.

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Quelques explications concernant les types les plus fréquemment rencontrés :

  • Mal de tête avec sensation de vide, vertiges, acouphènes, insomnie = syndrome « vide des Reins»
  • Migraines d’une douleur intense et pulsative au niveau frontal = excès de chaleur dans l’Estomac
  • Maux de tête frontaux avec une sensation de lourdeur à la tête = Humidité interne et une déficience des fonctions digestives (Rate et Estomac).
  • Mal de tête avec une douleur intense mais saccadée = « Stase de sang»
  • Migraines, douleurs aiguës et pulsatives au niveau du front (d’un seul côté en général) = Excès de l’énergie du Foie
  • Mal de tête avec irritabilité et vertiges = « montée de yang du Foie»
  • Migraines qui se manifestent sur le dessus de la tête =  excès de chaleur dans le Foie

 Diagnostic

Afin de poser le bon diagnostic, le thérapeute peut poser quelques questions concernant votre posologie en terme de douleur :
- la durée, l’évolution, la fréquence
- les caractéristiques de la douleur et son influence sur votre quotidien
- le moment d’apparition (une saison particulière, état de tension, un climat particulier, le matin, le soir, après les repas…)
- Les symptômes émotionnels et physiques accompagnants 

La Médecine Traditionnelle Chinoise
contre la migraine

 Diététique

Pour améliorer l’énergie du Foie, il faut éviter les excitants : chocolat, alcool, café, thé.
L’alimentation doit être riche : céréales, légumes verts et racines, légumineuses, poissons, viandes
Lorsque le patient est très migraineux à cause d’un déséquilibre du Foie, exclure : betterave, poireau, pêche, safran, marjolaine, basilic, gingembre. Préférez les aliments amers qui aident le foie.
Si c’est l’énergie de la Rate qui est faible, on va privilégier la carotte, le navet, l’oignon, la citrouille, la patate douce, les céréales, le bœuf.

Nous conseillons de prendre les trois repas dans le calme et de favoriser le repos le plus possible.
Peu connu, il faut savoir que les bains chauds dispersent et épuisent l’énergie du corps
Pour les femmes les méthodes de contraception supprimant l’ovulation entraînent la stagnation de l’énergie du Foie et peuvent contribuer aux migraines.

Le froid ou les aliments glacés compriment les vaisseaux ce qui provoque la mauvaise circulation de l’énergie.
L’activité physique fait circuler l’énergie et le sang, elle prévient les stagnations et permet d’évacuer la pression: une activité cardiovasculaire pratiquée tous les deux jours est donc très libératrice. 

 Acupuncture

Par le biais de ces quatre points, le thérapeute arrive à trouver les méridiens adaptés à votre migraine :
• L’observation
• Audition, Olfaction
• Interrogation
• Palpations abdominale et du pouls à l’artère radiale 

Les points choisis dépendent de la sensibilité du patient, de sa réactivité aux traitements et du bilan fait en médecine chinoise.

51860580-7de4-461d-8988-6fb221c6a3f2Céphalée par « montée de yang du Foie » > VB 20, F 2, DM 20,  GI 4
Céphalée par « vide de Qi » > E 36, GI 4, V 20, V 21, 6 Rte
Céphalée par « vide des Reins » > V 11, V 23, F 3, R 3, VB 39
Ces points sont poncturés en « dispersion » ou « tonification » selon les besoins. Il s’agit de techniques d’aiguilles : insertions, retraits, rotations etc… Chaque séance peut durer entre 20 et 40 minutes selon le thérapeute et la technique utilisée.

Voir liste des praticiens ici

 Pharmacopée chinoise

Xiao Yao Wan est principalement utilisé pour soulager les maux de tête et migraines, soigner les hépatites, la fibromyalgie.
Son principe en médecine chinoise tonifie la rate, nourrit le sang et harmonise le foie et la rate.
Prise : 8 patents matin, midi ou matin, midi et soir pendant 1 à 2 mois minimum.

Principaux ingrédients : Buplévre chinois, Pivoine blanche, Pachyme, Gingembre, Angélique chinoise, Atractylode, Réglisse de l’oural, Menthe chinoise

Source : Newsletter 31 des Laboratoires Bimont

Publié dans:GUERISON, PLANTES |on 2 août, 2014 |1 Commentaire »

Identifier ses émotions pour vivre mieux

téléchargement (1)Les personnes dépressives ont du mal à identifier et à distinguer les émotions négatives telles que la tristesse, la frustration, ou la culpabilité. C’est ce que révèle une étude menée par une équipe de l’Université du Michigan, qui nous apprend également que savoir identifier ce type d’émotions constitue un véritable atout pour avancer dans la vie.

Savoir si le malaise que l’on ressent relève de la frustration, de la tristesse ou de la culpabilité est particulièrement utile pour faire des choix constructifs au quotidien. Nos émotions sont en ce sens des guides de haute portée. Or nous ne sommes pas tous capables de les discerner. Une équipe de l’université du Michigan dirigée par le chercheur en sciences cognitives Emre Demilrap vient en effet de découvrir que les personnes diagnostiquées comme dépressives ont plus de difficultés qu’une population « saine » à distinguer ces sentiments négatifs qui les envahissent à certains moments : culpabilité ou colère ? Et, encore plus difficile, colère ou frustration ?

Dans la publication où il livre les résultats de son étude, Demiralp rappelle d’abord combien nos émotions nous sont utiles au quotidien. Il les qualifie même de « jauges », nous comparant à des véhicules qui, sans ces outils d’évaluation, ne pourraient savoir où ils en sont de leur course: « Il est difficile d’avancer dans sa vie et de l’améliorer lorsqu’on ignore si un aspect de celle-ci nous rend triste ou frustré, explique-t-il. Nous avons donc voulu observer si les personnes atteintes de dépression disposaient de ces jauges émotionnelles et si elles ressentaient leurs émotions avec le même niveau de précision et de différenciation que les autres ».

106 personnes âgées de 18 à 40 ans ont donc été recrutées, la moitié étant constituée de malades dépressifs. Équipées pendant une semaine d’un carnet électronique, elles devaient enregistrer chaque jour leurs émotions, à 56 moments pris au hasard. Elles devaient aussi indiquer leur niveau de ressenti allant de 1 à 4 et concernant 7 émotions négatives (tristesse, anxiété, colère, frustration, honte, dégoût, et culpabilité) et 4 émotions positives (bonheur, excitation, éveil, activité).

Emre Demilrap et son équipe ont regardé la tendance des participants à citer plusieurs émotions au même moment. Il leur est apparu que plus une personne citait d’émotions en même temps, moins elle savait différencier celles-ci. Les participants diagnostiqués comme dépressifs étaient en grande majorité dans ce cas, alors que les participants « sains » s’étaient montrés davantage capables de distinguer leurs différentes expériences émotionnelles. Autre fait notable, cette différence d’aptitude disparaît lorsqu’il s’agit d’émotions positives. Cela laisse supposer que les déprimés savent mieux les discerner parce qu’elles leur sont plus bénéfiques.

Toutes les informations enregistrées lors de cette recherche devraient être particulièrement utiles pour mieux comprendre la vie émotionnelle des personnes dépressives, ce qui fera progresser leur prise en charge et leur traitement. Mais, autre apport inestimable, cette étude rappelle que notre « intelligence émotionnelle » est un atout pour vivre mieux. Emre Demilrap avance quelques conseils en ce sens : « Parvenir à être plus spécifique quant à ses émotions négatives peut être vraiment bénéfique. Au lieu de vous dire « Je vais mal », demandez-vous : qu’est-ce que je ressens vraiment ? de la colère, de la honte ou de la culpabilité ? Cela vous aidera à contourner cette émotion et à améliorer votre existence ».

Lire l’article sur Lefigaro.fr

Publié dans:GUERISON, MAITRISE |on 26 juillet, 2014 |Pas de commentaires »

Elixirs de PERELANDRA

 

Des processus énergétiques pour le jardin et la planète


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Machaelle utilise trois processus  de nettoyage des lieux, transmis par les Intelligences de la Nature. Elle recommande de les effectuer avant même d’envisager la création d’un jardin pour préparer le terrain à tout travail environnemental ou énergétique. Ils visent à libérer les énergies négatives d’un endroit avant d’obtenir une information dévique. En raison de la situation écologique actuelle, il convient de vérifier régulièrement (tout au long de la saison) auprès du Deva de son jardin, si ces processus doivent être répétés.

Ces techniques de nettoyage sont des pratiques de jardinage à part entière et pour Machaelle, elles sont vitales non seulement pour la santé et le bien-être du jardin créée, mais aussi pour la planète ! Plus nous serons nombreux à les entreprendre, mieux la Terre s’en portera, car ce travail direct au niveau de l’énergie améliore et équilibre les conditions de tout ce qui vit dans la forme.

Le processus de nettoyage d’énergie

Les jardiniers sont confrontés à différentes sortes de pollutions et de déséquilibres environnementaux. Hormis ceux-ci, il existe une pollution énergétique induite par nos pensées et nos émotions qui ont un impact déterminant sur l’environnement. Cette énergie émotionnelle négative affecte notre équilibre et celui de tous les autres règnes. Ses effets sur le monde de la forme sont aussi tangibles que veux des insectes, de la pluie battante ou de la sécheresse.

Le processus que les Intelligences de la Nature ont enseigné à Machaelle en 1977 est conçu, en premier lieu, pour retirer l’énergie émotionnelle stagnante de l’environnement qui l’a absorbée, et en second lieu, pour déplacer cette énergie hors de l’environnement terrestre et lui permettre d’atteindre l’étape suivante de son évolution. La Nature absorbe l’énergie émotionnelle non canalisée, libérée souvent violemment par les humains. C’est un véritable servie qu’elle rend, afin de nous donner le temps nécessaire d’apprendre à nous exprimer émotionnellement d’une manière ancrée et équilibrée.

Mais, pour diverses raisons, la pollution émotionnelle a atteint un tel niveau, que la Nature a de plus en plus de difficulté à remplir cette fonction. Machaelle raconte qu’un massif de roses, jusque-là très florissant, était en train de mourir, sans raison apparente. Or, ce massif était le long d’un bâtiment o% se déroulaient de nombreuses et violentes disputes parmi les employés. Ce processus demeurera donc nécessaire tant que nous, humains, n’auront pas appris à gérer nos émotions et nos pensées.

Machaelle précise : « Notre travail consistera à maintenir notre concentration sur ce qui se passe à chaque étape. La nature se joindra automatiquement à nous et déplacera, transformera et enlèvera toute énergie touchée par le processus. Ensemble, nous accomplirons quelque chose de tangible. Elle ajoute : « … L’attitude que nous avons quand nous entrons dans un processus énergétique est extrêmement importante pour maintenir l’équilibre durant tout le travail de nettoyage. C’est vraiment un moment très spécial que de devenir des participants actifs dans le rééquilibrage de notre environnement. Cela ne devrait pas se faire de façon négligente ou à la hâte. La plus grosse erreur que nous devons éviter est de déraper vers la manipulation. Si nous oublions que notre but est d’agir de façon responsable et de participer en partenaires égaux avec la vie qui nous entoure, nous pouvons facilement glisser d’un esprit co-créatif (travailler en équipe) vers celui de manipulation (commander l’action). Le processus d’équilibre et de douceur se transformerait alors en un processus de pouvoir et de domination ».

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Le processus de nettoyage de l’Energie de bataille.

Machaelle a découvert ce processus en 1984. Malgré tout le rééquilibrage du jardin déjà accompli, elle observa une lutte entre les insectes et les plantes. Or, elle se souvint que l’emplacement de son domaine avait été témoin du passage de soldats confédérés avant d’aller combattre. Connaissant les effets du sentiment de peur et de pensées négatives sur la forme, elle émit l’hypothèse que cela avait dû affecter le lieu. Avec la Nature, elle se mit à élaborer ce processus de Libération de l’Energie de Bataille. Après l’avoir utilisé, elle vit immédiatement une énergie blanche s’élever au-dessus du jardin. Elle demanda alors à ce que cette énergie soit libérée et le nuage tout entier disparut…

Les élixirs de Perelandra

Le jardin de Perelandra permet grâce à ses fleurs, légumes et herbes aromatiques, de produire des élixirs aux propriétés étonnantes. Ces Essences sont les fruits directs de la recherche entreprise par Machaelle sur l’équilibre des énergies et de la Nature. Ils représentent le prolongement naturel du travail co-créatif qui, en 1975, a donné naissance au jardin. Cette recherche avec la Nature est une dynamique sans fin, et par conséquent, de nouvelles essences voient régulièrement le jour.

Qu’est-ce qu’un élixir ?

Un élixir ou essence florale est une solution dynamique stabilisée sous forme de teinture aqueuse et conservée dans un alcool fort (généralement du cognac). Chaque élixir, selon la variété de plantes utilisées, est porteur d’une information énergétique spécifique qui répondra d’une manière appropriée à un déséquilibre. Les élixirs sont de véritables régulateurs de notre sphère émotionnelle, qui jouent le rôle de catalyseurs, en permettant à notre corps, notre âme et notre esprit de s’unir harmonieusement.

L’un des hommes les plus connus du siècle dernier à avoir étudié les merveilles contenues dans les plantes fut le docteur Edvard Bach. Persuadé que « ce sont nos craintes, nos inquiétudes, notre anxiété qui ouvrent la voie à l’invasion de la maladie », ce bactériologiste et homéopathe anglais élabora, dans les années 1930, ses fameuses « Fleurs de Bach » destinées à nous soutenir dans notre processus d’auto-guérison.

Notre monde actuel a beaucoup changé et exige des rééquilibrages de plus en plus affinés, et spécifiques à l’afflux des énergies nouvelles. Les élixirs de Perelandra proposent leur propre champ de travail, et portent la dynamique et l’intention développées à travers tout le jardin. Ce sont de véritables vitamines de l’âme.

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« Les fleurs sont recueillies le matin, juste avant la floraison complète, au moment où leur potentiel d’énergie est à son apogée. Les pétales sont déposés dans un bol en verre rempli d’eau pur et leurs énergies sont libérées dans l’eau par un processus de coopération entre Machaelle et les Intelligences de la Nature. L’ensemble est ensuite exposé au soleil dans le jardin pour un laps de temps bien défini. Le soleil stabilise dans l’eau la dynamique qui vient d’y être libérée. Les pétales sont retirés du bol, puis l’élixirs-mère est mélangé à du cognac pour en assurer la conservation.

Il est ensuite placé pendant une heure à l’intérieur du « Genesa Crystal » situé au centre du jardin. L’élixir passe alors par son dernier processus de stabilisation. Il est renforcé et dynamisé par l’énergie tonifiante d’une pyramide, ainsi que par les énergies du cristal de roche et de la topaze ». (Extrait du « Guide d’utilisation des Essences de Perelandra »).

Comment fonctionnent les élixirs de Perelandra

Machaelle explique : « Dans sa structure, comme autour de lui, le corps humain baigne dans un champ électrique. Quand nous sommes en bonne santé, ce réseau électrique est équilibré et totalement connecté. Quand quelque chose dans notre environnement ou notre vie menace cet équilibre, le système électronique répond soit par un court-circuit, soit par une surcharge. Ce déséquilibre dans le système électrique touche immédiatement le système nerveux central. Le corps se met alors en sur-régime pour corriger le déséquilibre. S’il n‘y parvient pas, nous le ressentons dans notre corps. Cela se manifeste alors par un rhume, un mal de tête ou encore une allergie ou un mal de dos qui apparaît soudainement. On peut aussi tomber plus gravement malade. En utilisant les essences adaptées, nous rééquilibrons immédiatement le rythme électrique, nous stabilisons le système nerveux central et nous enrayons aussitôt l’effet domino qui conduit à la maladie. Et même si la maladie est déjà présente, les essences réduisent singulièrement le temps de guérisons.

Comment utiliser les élixirs

De 0 à 110 ans… les élixirs de Perelandra peuvent être pris sans contre-indication à tout âge de la vie. ils sont compatibles avec les pratiques médicales traditionnelles, et ne viendront pas interférer avec les traitements, de quelque nature qu’ils soient.

Ils se prennent par voie orale, mais peuvent être déposés sur certaines parties du corps. Une goutte 1 ou 2 fois/jour généralement suffira, mais chacun doit vérifier au moyen du test musculaire.

Publié dans:GUERISON, PLANTES |on 16 juillet, 2014 |Pas de commentaires »
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