Archive pour la catégorie 'ANIMAUX'

Les animaux et leur créativité

les animaux font de l’art

L’art animal est une réalité tangible qui se chiffre en milliards de dollars. Des toiles produites par des animaux se vendent de par le monde. Dressage ou talent spontané ? Les animaux sont-ils capables de faire de l’art ?
Les animaux et leur créativité dans ANIMAUX AnimauxCreatifs

Si pour certains la crédibilité des performances artistiques de nos amis les animaux est questionnable, elle est, pour les galeristes, les acheteurs et les experts en création animale, une réalité tangible. « La création animale est un domaine extrêmement lucratif. En 2010, on a estimé que les ventes d’œuvres d’art exécutées par des animaux atteignaient 100 milliards de dollars US annuellement à travers le monde », avance le Magazine Animalen novembre 2011. 

Les vidéos de dressage à la peinture d’éléphants thaïlandais ou les rumeurs de trucages photos de chats en train de peindre laissent présager que les animaux ne seraient pas capables de créer seuls. Les experts de l’art nous vendent-ils des mérites inexistants ? Peut-être pas. 

Certains animaux peignent sans contraintes. Ils prennent de la peinture et l’étalent sur des toiles. Ils restent concentrés le temps de leur performance. Ils répètent l’opération un grand nombre de fois. Si d’un point de vue esthétique leur production peut être questionnée, elle reste le résultat de leur désir… de peindre. 

Un singe entre dans l’histoire de l’art

En 1956, Desmond Morris, un zoologiste et peintre surréaliste anglais, offre un crayon et du papier à son chimpanzé. « Quelque chose d’étrange se dessinait au bout de son crayon. C’était le premier trait de Congo. Il l’a poursuivi un peu, puis s’est arrêté. Allait-il recommencer ? Oui. Il a recommencé, encore et encore », raconte le zoologiste. Son singe de deux ans aime dessiner et peindre. Il fait même preuve d’un certain sens de la composition. Lorsque Desmond Morris peint avec lui, Congo s’empresse de rééquilibrer la composition générale. Ce chimpanzé a le sens de la symétrie. Rapidement ses sessions de peinture deviennent régulières. Et si son maître essaie de lui retirer une toile avant qu’il n’ait fini, Congo se met à pousser des cris et à se débattre. « Alors que quand j’essayais de le persuader de continuer à peindre après qu’il ait considéré qu’une peinture était achevée, il refusait de manière catégorique ». Congo est maître de sa production. Il peindra plus de 400 toiles, qui attirent rapidement la curiosité du monde de l’art. 

Son travail suscite un tel intérêt qu’en 1957, l’Institut d’Art Contemporain de Londres monte une large exposition de ses toiles, jugées d’un style « expressionniste abstrait », s’il vous plaît. Le débat fait rage parmi les critiques. Est-ce de l’art ? Quoi qu’il en soit, une peinture de Congo trône dans le studio de Picasso. Miro et Dali comptent parmi ses collectionneurs. Congo décède en 1964 mais l’histoire ne s’arrête pas là. En 2005, trois de ses peintures sont présentées chez Bonhams, aux enchères. Elles sont vendues pour un total de 26 000 dollars, vingt fois le prix estimé au départ. A leurs cotés des œuvres de Renoir et Warhol sont retirées de la vente par manque d’offres . En 2010, la dernière toile réalisée par Congo se vend pour la somme de 10 000 dollars . « Les gens semblent penser que ces peintures sont une forme véritable de créativité », commente l’un des portes paroles de Bonhams. Pour Desmond Morris, il n’y a pas de doute, l’œuvre de Congo « est véritablement de l’art dans son sens le plus pur »

Un cheval expose à la biennale de Venise

Surnommé « Cholla cactus » à cause de son tempérament sauvage, ce mustang né en 1985 dans le Nevada ne se laisse pas dresser si facilement. Si bien qu’au bout de 5 ans, ses anciens propriétaires le vendent à Renee Chambers, une ancienne danseuse. Tranquillement, elle l’amadoue et gagne sa confiance. Un jour où Renée Chambers repeint son enclos, Cholla manifeste de l’intérêt pour cette activité qui semble lui plaire. Il se saisit d’un pinceau avec la bouche et se met tant bien que mal à peindre aussi. Amusée, la propriétaire propose des pinceaux, des aquarelles et une toile posée sur un chevalet à Cholla. A son grand étonnement, au lieu d’envoyer valser le matériel ou de mordiller le pinceau, il se met à peindre. Choisissant lui-même ses couleurs, il fait bouger le pinceau avec la langue ou en déplaçant la tête. « Il va sans dire que ce cheval n’a pas été dressé pour peindre », précise son galeriste italien. 

Cholla est-il un artiste ? Ce qui est sûr c’est que ses toiles d’un style épuré et graphique attirent rapidement l’intérêt des connaisseurs. Exposé de San Francisco à New York, le cheval reçoit en 2008 les « mentions d’honneur » au concours Artelaguna en Italie. Le président du jury souligne « la nature provocative du geste ». A peine un an plus tard, ses œuvres sont présentées à la Giudecca 795 Art Gallery lors de la Biennale de Venise, l’une des plus grandes manifestations mondiales d’art contemporain. Le succès est tel que la galerie décide de prolonger l’exposition de 4 mois et Renee Chambers de reverser une partie des ventes à des associations de défense des mustangs au Nevada. Cholla est mort en 2013. 

Première « dog » performeuse

Pour ses 30 ans, Archer Hastie reçoit un cadeau spécial. Tillamook Cheddar, « Tillie » pour les intimes, est une chienne Jack-Russel. Tillie a 6 mois lorsque son heureux propriétaire la voit en train de gratter la page de son bloc-notes de manière insistante. Il décide d’insérer dans son carnet une feuille de carbone pour rendre visibles les traces de griffes que sa chienne persiste à faire. Il est surpris par la qualité de l’image qu’il découvre. Archer Hastie met alors à disposition de sa chienne un morceau de papier enduit fixé sur un panneau de mousse ainsi que des peintures non toxiques. Tillie est ravie. Se plaçant sur le panneau, elle raie le support avec ses griffes, le lèche afin de mélanger les couleurs. Le tout est accompagné de grognements et d’aboiements de satisfaction. Sa technique est décrite comme étant « vigoureuse et frénétique ».

A 9 mois, Tillie fait sa première exposition à Brooklyn. Ses toiles seront montrées dans plusieurs pays dont la Belgique et le Japon. En 2002, elle apparaît sur la chaine de télévision CNN. En 2005, The Art Newspaperla décrit comme « l’animal artiste la plus accomplie ». Tillie bénéficie aussi d’une vie de famille, et l’un des petits auxquels elle a donné naissance en juillet 2005 sera gardé auprès d’elle. Ce jeune Jack-Russel ne manifeste aucune envie de créer comme sa mère. Tillie poursuit sa carrière en se produisant maintenant en direct. Depuis 2007, elle crée ses tableaux sur scène, accompagnée d’un images (2)groupe de jazz expérimental. Les aboiements de la chienne participant à la musique. Une biographie intitulée « Portrait of the dog as young artist », en référence à Bob Dylan, vient de lui être dédiée. 

De plus en plus d’animaux artistes seraient repérés de part le monde. Certains sont clairement dressés. Tous ne le sont pas. Un autre chimpanzé se serait mis à peindre au zoo de Niteroi au Brésil. Voyant Jimmy s’ennuyer dans sa cage, son soigneur aurait eu l’idée de lui apporter de quoi peindre. La démonstration quotidienne de Jimmy est devenu l’attraction de toute la ville. De nombreux chats ont peint sur des portes de frigos, de placards, ou sur des feuilles accrochées au mur – lorsque leurs propriétaires sont suffisamment attentifs pour détecter leurs envies artistiques. Il est difficile d’évaluer si ces animaux font de l’art. Il n’en reste pas moins qu’ils produisent des peintures de manière relativement spontanée et désintéressée, qui se retrouvent sur le marché de l’art. 

Publié dans:ANIMAUX, ARTISTES PEINTRES |on 30 avril, 2014 |1 Commentaire »

Nous avons perdu notre instinct de survie

 

 

images (17)Une personne est convaincue de la capacité des animaux à ressentir un danger : Marie-Claude Bomsel, vétérinaire, professeur au Muséum national d’histoire naturelle et chroniqueuse animalière sur France 2. En véritable porte-parole des animaux, la présidente de l’Institut Jane Goodall en France et auteur de Leur Sixième Sens*nous livre quelques explications.

Le Point.fr : Que faut-il retenir de ce « sixième sens » que posséderaient les animaux ?

Marie-Claude Bomsel : Tout d’abord, les animaux ne vivent absolument pas dans le même monde sensoriel que nous. Ce n’est pas un « sixième sens » en tant que tel, c’est un « autre » sens. L’homme, avec ses cinq sens primaires, a perdu en qualité : nous avons une exceptionnelle vue, une audition moyenne, un odorat médiocre, un excellent toucher et un goût disons correct. Si vous prenez un chien, son olfaction va être 10 000 à 15 000 fois plus grande que la nôtre, alors qu’il a les mêmes sens. L’oiseau possède en plus un sens électromagnétique, que nous n’avons pas. Ensuite, l’intérêt fondamental des animaux est différent du nôtre : le leur est de survivre, et donc d’être attentifs aux phénomènes naturels… Ce que, nous, nous avons complètement perdu, enfin du moins les citadins et des « ruraux urbanisés »… Car les pêcheurs présents lors du tsunami de 2004 avaient remarqué que les poissons partaient en sens inverse. Ils ont pris la poudre d’escampette, contrairement aux touristes qui sont restés. Certains cornacs, en observant leurs éléphants, ont également deviné la catastrophe et sont allés se réfugier en hauteur.

Peut-on envisager un système d’alerte grâce aux animaux ?

Ce serait artisanal… On peut faire comme les Japonais : mettre des poissons dans des bocaux et les surveiller, puisque les poissons ont une ligne latérale qui permet de pressentir les mouvements de l’eau. Nous ne pouvons pas guetter tous les animaux, il en a été question, mais cela a fait rire la communauté scientifique, qui préfère un bon sismographe. Quant au gouvernement, il nous refuse déjà un statut spécifique pour l’animal, que nous souhaiterions placer entre la « chose » et « l’homme »… Non, ce qu’il faut, c’est tenir compte des comportements étranges des animaux, sans se dire « il ne se passe rien ». L’animal alerte ses congénères et c’est à nous de repérer ce qu’il dit. Comme je le dis souvent : le monde du silence n’est pas du tout silencieux…

* Leur sixième sens : les animaux sont-ils plus « sensés » que nous ?aux éditions Michel Lafon, 2006

Publié dans:ANIMAUX |on 29 mars, 2014 |Pas de commentaires »

Les animaux et catastrophes naturelles

Les animaux peuvent-ils nous prévenir des catastrophes naturelles ?

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Le Point.fr  

Au cours de l’histoire, de nombreuses catastrophes naturelles ont été pressenties par les animaux. Mais la plupart des scientifiques restent sceptiques.

Lorsque notre chat agit étrangement, que les éléphants se mettent soudainement en marche ou que des bancs de poissons s’enfuient à toute allure, il est possible que quelque chose se prépare. Les animaux peuvent-ils nous servir de signal d’alarme avant une tempête, un tremblement de terre, un tsunami ? Voici des éléments de réponse.

Martinique, 8 mai 1902

La montagne Pelée s’apprête à entrer en éruption, ne laissant derrière elle que 2 survivants parmi les 30 000 habitants : Louis Cyparis, un chanceux prisonnier protégé par les murs épais de sa geôle, et Léon Compère, modeste cordonnier dont la maison était étonnamment bien abritée. Pourtant, tous les animaux ont fui les abords du volcan quelques jours avant. « Lors de cet épisode, la remontée du magma s’est accompagnée de sismicité, de l’apparition de nouvelles fumerolles. Elle a engendré la résurgence des nappes phréatiques réchauffées qui ont produit des coulées boueuses. Les animaux ont peut-être pu ressentir ces changements dans leur écosystème », explique Jean-Christophe Komorowski, volcanologue et professeur à l’Institut de physique du globe de Paris. Malgré cela, aujourd’hui encore, on ne se fie qu’aux données fournies par l’homme et ses outils… Pour la Martinique, on mise sur des cartographies du risque sismique. On imagine des scénarios, on évalue les risques et les conséquences. Mais jamais on ne pense à inclure la prémonition des (pas si) bêtes.

Fréjus, 9 décembre 1959

Le barrage de Malpasset, construit en amont de la ville, cédera dans la soirée. À 21 h 13, tandis que certains habitants entendent « comme une sorte de grognement », un bruit assourdissant et des grincements de ferrailles, une vague viendra sous peu inonder la localité, emportant avec elle plus de 400 victimes. La totalité des chats avait déserté l’endroit, bien avant que n’advienne la catastrophe… La capacité auditive de l’homme varie de 20 et 20 000 Hz. Celle du félin peut percevoir une fréquence supérieure de 20 à 100 kHz… 

Sri Lanka, 26 décembre 2004

Il est 0 h 58. Un séisme dans l’océan Indien produit un terrible tsunami, qui va ravager l’île, pénétrant ses terres jusqu’à 3 kilomètres et recouvrant environ 300 hectares de terrain. Des vagues effrayantes balaient alors le paysage, faisant s’effondrer les immeubles et transformant chaque objet en projectile. Bilan : plus de 30 000 morts, près d’un million de sans-abri… Mais très peu de cadavres d’animaux sauvages. Et aucune trace des 200 éléphants du parc national de Yala, qui s’étaient mis en route il y a fort longtemps. Une prouesse réalisée grâce à leur capacité à détecter les infrasons émis par le déplacement des plaques continentales. En dessous de 20 Hz, et ce, à des centaines de kilomètres, les signaux qu’ils interceptent via leurs pattes remontent à leur cerveau…

Une fourmilière d’exemples

On pourrait continuer la liste : le 4 mars 1977, en Roumanie, c’est une heure avant que la terre ne tremble que les poules et les vaches ont tenté de s’enfuir. En 1954, à Orléansville, en Algérie, c’est un jour avant que la cité ne soit détruite par un séisme que les animaux domestiques l’ont quittée. Des témoins affirment qu’une heure avant que la bombe atomique ne vienne ravager Hiroshima, des centaines de chiens se sont réunis pour aboyer à la mort. Même constatation à Messine, en Italie, où un tremblement de terre a secoué la ville en 1908.

Idem dans les océans : des fugues soudaines de saumons apeurés, des vagues de baleines échouées sur les plages, des requins qui désertent leur lieu de vie présagent un grand bouleversement. Sur la terre, les serpents sortent de leur trou en cas de variation des champs magnétiques du sol. Les poules, les oies et les pigeons, selon certains chercheurs, auraient la capacité de détecter les émissions de gaz radioactifs. Ces émissions ont lieu lorsque les roches souterraines qui retiennent les gaz en profondeur se fendillent et se meuvent peu avant que la terre ne tremble. Enfin, dans les airs, les oiseaux prennent constamment leur envol avant une intempérie. Prévisionniste à Météo-France, François Gourand nous apprend qu’une brusque variation de la pression atmosphérique, couplée à un changement brutal de la force ou de la direction du vent, est annonciatrice d’une grosse tempête ou d’un ouragan. Des phénomènes progressifs, qui peuvent être prévenus trois à cinq jours à l’avance. Mais ce n’est pas le cas des orages ni des tornades, « seuls exemples très localisés, très rapides et à très petite échelle », ajoute le météorologue. Dans tous ces cas de figure, une connexion à mère Nature par le biais des bestioles n’est-elle pas envisageable ?

Des avis divergents

Du côté des chercheurs, c’est presque constamment le même son de cloche. « On en a entendu parler… mais rien n’a été prouvé. » Pour ce faire, il faudrait des budgets et des experts. On admet que certaines espèces, comme les abeilles, ont une sensibilité par rapport au champ magnétique terrestre. « Mais c’est une fonction de boussole, rien de plus. Il y a peut-être quelque chose, en tout cas rien de convaincant. » C’est « un vieux rêve, même », conclut Fabrice Cotton, Professeur à l’université Joseph-Fourier et sismologue à l’Institut des sciences de la terre de Grenoble. Lui « n’y croit pas une seule seconde ». Il évoque le cas des Chinois, qui ont beaucoup investi dans ce type de recherches pour peu de résultats. En effet, en 1975, la ville de Haicheng a été évacuée par les autorités après que des comportements anormaux chez les animaux furent constatés. Quelques semaines plus tard, un séisme de magnitude 7,3 sur l’échelle de Richter venait secouer la région. De nombreuses vies furent sauvées. L’année suivante, personne ne put pour autant prédire le tremblement de terre de Tangshan, qui causa la mort de plus de 200 000 personnes. Ainsi, à la fin des années 1990, les Chinois et les Japonais abandonnèrent peu à peu leurs travaux dans ce domaine.

Partant du constat qu’il y a manque de fiabilité de la part des animaux, la communauté scientifique ne souhaite donc pas s’investir davantage afin de passer à de l’opérationnel. Soit. Les dépenses continueront donc d’arriver après l’événement, une fois le cataclysme passé et les dégâts humains établis. Pour ce qui est des séismes, la protection parasismique demeurera la seule mesure, les systèmes d’alerte sont déjà mis en place. L’unique explication consiste à dire que les animaux ressentent les ondes P (les ondes primaires, moins énergétiques) – tout comme les dispositifs des professionnels, avant l’arrivée des ondes S (secondaires). Certes une fausse évacuation serait un risque, mais quitte à choisir… Sophie Lambotte, responsable du réseau national de surveillance sismique (ReNass), reste ferme : « On ne peut pas mettre quoi que ce soit en oeuvre avant d’avoir compris le mécanisme des animaux. Et puis la mise en place du suivi d’un animal s’avère complexe. » Et au ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, c’est silence radio.

Pourtant, certains ne réfutent pas totalement l’idée. « Il y a des informations perçues par les animaux, mais nous avons aussi ce que l’on appelle l’incertitude épistémique : une méconnaissance de leur mode de fonctionnement », rappelle Jean-Christophe Komorowski, pour qui mettre en place un système de prévention grâce aux animaux ne relève pas forcément de l’utopie : « On a bien entraîné des chiens à reconnaître des odeurs, des produits explosifs, ou à retrouver des êtres humains sous les décombres… » Alors, pourquoi ne pas se servir de cet instinct bestial pour prévenir des pertes humaines ?

LIRE le point de vue de Marie-Claude Bomsel 

 

Publié dans:ANIMAUX |on 24 mars, 2014 |Pas de commentaires »

Quand les mouches se soûlent pour survivre

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Les larves de Drosophila melanogaster consomment de l’alcool pour se protéger de parasites mortels.

On la croyait tout bonnement alcoolique. Eh bien, non ! La mouche Drosophila melanogaster, plus communément appelée mouche du vinaigre, pratique en réalité l’automédication. C’est du moins ce que suggèrent les travaux d’une équipe d’entomologistes américains de l’université Emory d’Atlanta. Selon les résultats de leur étude publiée dans la revue scientifique Current Biology, cette mouche, ou plus précisément ses larves, consomme des denrées hautement alcoolisées – fruits en putréfaction, raisins fermentés… – pour se débarrasser de parasites dangereux. Un peu comme vous traiteriez votre rhume avec un grog.

En effet, les guêpes ont la fâcheuse habitude de venir pondre leurs oeufs dans les larves des drosophiles. De sorte qu’en grandissant leur progéniture puisse facilement se nourrir sur la bête, dévorant de l’intérieur le pauvre petit de la mouche. Face à ce fléau fatal pour presque 100 % de ses larves, la drosophile aurait bâti une stratégie de survie sur l’un de ses avantages comparatifs : elle tient beaucoup mieux l’alcool que ses prédatrices ! Grâce à une enzyme spécifique, son organisme est capable de détoxifier l’éthanol de manière à ce que celui-ci puisse atteindre jusqu’à 4 % de sa nourriture, sans risque pour sa santé. Un don qui serait encore plus développé chez ses larves.

Adaptation

D’après les expériences menées par les universitaires, la consommation d’éthanol a deux effets : l’un préventif et l’autre curatif. D’une part, les guêpes semblent pondre moins d’oeufs dans les larves de drosophiles très alcoolisées. D’autre part, chez les larves de mouche déjà infestées, la consommation d’un haut niveau d’alcool aboutit à des problèmes de développement des parasites, des malformations parfois mortelles. Du même coup, la survie des larves de drosophiles contaminées s’en trouve sensiblement améliorée : environ 60 % des cas. Ce fait, les mouches de vinaigre en devenir semblent l’avoir intégré. Elles ont ainsi tendance à consommer plus d’alcool dès lors qu’elles se savent infectées.

Le hic est qu’une espèce de guêpe, spécialisée dans l’attaque de Drosophila melanogaster, tend à s’adapter. Ses larves résistent de mieux en mieux à l’alcool, de sorte qu’un petit de drosophile infecté, même complètement saoul, n’a plus que 10 % de chances d’en réchapper.

Le Point.fr – Publié le 21/02/2012 à 12:30

Publié dans:ANIMAUX |on 25 février, 2014 |Pas de commentaires »

Un savoir animal

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Capables de percevoir les choses d’une manière remarquable, et dotés d’une faculté tout aussi incroyable de se souvenir d’informations hautement détaillées, les animaux seraient détenteurs d’un savoir que nous avons soit perdu, soit que nous n’avons peut-être même pas du tout. « Dans mes communications avec les animaux, je constate régulièrement qu’ils ont accès à des informations époustouflantes. On n’a pas idée de combien ils peuvent sentir. Une fois où j’ai communiqué avec un chien, j’ai senti des odeurs que je ne connaissais pas du tout. Et je sais que je n’ai senti qu’une infime partie de ce qui était possible, parce que je suis limitée par mes capacités humaines. Il y a tout un domaine de la sensibilité animale auquel on n’a pas accès et qui est très, très vaste. Ils peuvent alors nous communiquer des informations très pertinentes », explique Laïla Del Monte. 

Renversement de vapeur, les animaux pourraient carrément avoir des choses à nous apprendre. Seraient-ils même capables de nous accompagner dans des passages difficiles ? Le cas du fameux chat Oscar qui, dans un hôpital américain, venait comme par hasard sur le lit des mourants, est souvent cité en exemple. Dominique Gutierrez, équithérapeute, nous parle de cette aptitude thérapeutique chez les chevaux : « de Pégase à Chiron en passant par la licorne ou Epona, tous ces archétypes équins sont des « passeurs d’âmes », ils accompagnent à la métamorphose. Le cheval, si toutes ses fonctions vitales sont satisfaites, est un thérapeute d’une grande finesse. Il peut rester longtemps dans cet accueil inconditionnel en étant très attentif au besoin de chaque personne avec qui je facilite la rencontre. Et les résultats thérapeutiques sont visibles ». C’est ce que souligne aussi Laïla Del Monte : « Les animaux ne nous jugent pas, ils ont une patience innée et nous acceptent. Nous avons beaucoup à apprendre d’eux. La plus importante d’entre toutes, c’est l’amour inconditionnel. C’est ça qui nous touche si profondément ».

Des animaux amis, des animaux thérapeutes, des animaux dotés d’un savoir insoupçonné auprès de qui nous pourrions peut-être acquérir des informations précieuses – comme semblent le penser toutes les traditions chamaniques, qui entrent en contact avec des esprits du monde animal pour leur demander conseil… Notre relation à l’animal prend des dimensions que l’Occident a encore parfois du mal à accepter.« Notre imagination est bien pauvre ou bien égocentrique lorsque nous pensons que, si des extraterrestres venaient sur terre, c’est avec nous qu’ils entreraient en contact, raconte Vinciane Despret. Quand je lis ce que les éleveurs racontent de leurs vaches, je me plais à penser que c’est avec elles que les extraterrestres pourraient entreprendre les premières relations. Pour leur rapport au temps et à la méditation, pour leurs cornes – ces antennes qui les lient au cosmos -, pour ce qu’elles savent et ce qu’elles transmettent, pour leur sens de l’ordre et des préséances, pour la confiance qu’elles sont capables de manifester, pour leur curiosité, pour leur sens des valeurs et des responsabilités; ou encore, pour ce qu’un éleveur nous dit d’elles et qui nous surprend : elles vont plus loin que nous dans la réflexion ».

Signez la pétition de 30 millions d’amis soutenue par Christophe André, Boris Cyrulnik, Matthieu Ricard, Frédéric Lenoir, Pierre Rabhi, Edgar Morin et beaucoup d’autres…

Publié dans:ANIMAUX |on 3 février, 2014 |Pas de commentaires »

Le monde moderne et les animaux

 

290px-Mammal_Diversity_2011Nous pouvons fermer les yeux autant que nous le voulons, la réalité contemporaine de notre rapport aux animaux n’est pas honorable. Elevage intensif, expérimentation scientifique et déconsidération, font aussi partie du paysage, aux côtés de notre rapport affectif envers nos animaux de compagnie. Comment l’être l’humain justifie-t-il de faire subir à l’animal de telles situations de maltraitance ? C’est à se demander quelle est la réelle « bonne cause » pour laquelle des milliers d’animaux sont sacrifiés toutes les semaines au nom de la recherche. N’est-il pas sérieusement temps de modérer nos expérimentations animales ? Pensons-nous que les animaux sont des choses, à notre service ? 

En dessinant un univers mécanique, dans lequel tout serait inerte et déterminé, Galilée au 17ème siècle, Descartes et Newton au 18ème siècle, ont promu un mode de pensée radical, fondateur de notre culture. « Ce que le matérialisme dit c’est que d’une manière imprécise, à un moment de l’évolution, la conscience humaine se serait allumée subitement, commente Rupert Sheldrake avec une pointe d’ironie (…) Tout le reste de l’univers serait totalement inconscient et mécanique ». Cette philosophie matérialiste, qui décrit la nature, et donc l’animal, comme totalement dénués de conscience et obéissant à des automatismes, a ouvert la voie à toutes sortes d’exploitations abusives par l’homme de son environnement. Car à partir du moment où l’animal est une machine qui n’a pas de conscience, tout est justifié. 

Mais nous n’avons pas toujours eu ce rapport à l’animal. Vinciane Despret nous raconte comment, jusqu’au 18ème siècle, nombre d’animaux soupçonnés d’avoir commis des crimes, avaient des droits et étaient traînés en justice, avec procédures en bonne et due forme. « Ces procès témoignaient d’une sagesse que nous réapprenons, ça et là, à cultiver : la mort de l’animal peut ne pas aller de soi. La justice devait intervenir » raconte-t-elle. Et c’est ce qu’il s’est passé en 1713, à Piedade no Maranhao au Brésil, non pas avec des animaux domestiques, mais avec des termites accusées de la destruction d’une partie d’un monastère. Surprenant. « L’avocat qui leur fut attribué plaida de manière ingénieuse, poursuit Vinciane Despret (…) Le juge décida, au regard des faits et des arguments, d’obliger les moines à offrir un tas de bois aux termites ; ces dernières reçurent quand à elles l’ordre de quitter le monastère et de limiter leur louable industrie à ce tas de bois ». Si cet exemple paraît incroyable, il montre combien nous avons su par le passé considérer les formes de vie qui nous entourent comme étant conscientes et détentrices de droits, tout comme nous. 

 

Une réhabilitation difficile

Aujourd’hui, c’est tout juste si les animaux ne doivent pas nous prouver qu’ils sont conscients. Nous ne cessons d’être étonnés de toutes ces nouvelles recherches scientifiques qui démontrent l’étendue de leur intelligence. Capables de fabriquer des objets, de faire des maths, de tenir des conversations structurées, de se reconnaître dans des miroirs, d’avoir de l’humour et de rire, de faire preuve d’empathie ou même d’un sens inné de l’éthique, de faire des œuvres d’art ou d’honorer leur morts – comme on le voit chez les éléphants… les animaux sont des êtres conscients, ça ne devrait plus être discutable. « Et ce qui est sûr c’est que nous ne connaissons pas encore l’étendue de la conscience animale. Tous les tests scientifiques sont basés sur notre façon à nous de concevoir les choses. Ils sont faussés parce que basés sur notre idée de ce qui fait la conscience ou l’intelligence », nous dit Laïla del Monte, formatrice en communication animale et dotée de la capacité à entrer en contact télépathique avec les animaux. Et c’est ce que soutient aussi Tom Regan, un philosophe, dans son livre Les droits des animaux. « Loin d’être sans pensée, comme l’affirmait Descartes, les animaux que nous mangeons, chassons ou livrons aux expériences scientifiques sont conscients du monde. Leur esprit est empreint de croyances et de désirs, de souvenirs et d’attentes. Ce sont, à ce titre, des êtres dotés d’une valeur morale propre »

Alors petit à petit, certains pays changent leurs lois pour améliorer la condition animale. Depuis mai 2013, les cétacés sont par exemple considérés comme des Personnes non-humaines en Inde. Le ministre indien de l’environnement a même déclaré que leur mise en captivité et leur exploitation pouvait être assimilés à la séquestration de personnes et à l’esclavage. Et que ce passe-t-il chez nous ? La France, pays des droits de l’homme, pays des droits des animaux ? Malheureusement, non. « En France le code civil, pilier du droit français, ne prévoit que 2 régimes juridiques : celui des « personnes », et celui des « biens » incluant les animaux. Au regard de ce texte, il n’y a donc aucune différence entre une table et un animal », explique l’association 30 millions d’amis. C’est impensable, légalement un animal est un objet. 30 millions d’amis vient alors de lancer une pétition pour qu’un 3ème statut, « conforme à leur nature d’êtres vivants et sensibles » soit créé. Visiblement, il reste du pain sur la planche pour les nombreuses institutions qui se démènent de part le monde pour essayer de changer nos consciences et nos comportements. Avons-nous, par exemple, besoin de manger de la viande à tous les repas ? 

 extrait du site http://www.inrees.com/

 

Publié dans:ANIMAUX |on 3 février, 2014 |Pas de commentaires »

Entre frénésie et pédagogie animale

 

images (3)Vers les années 1990, pas franchement plus lucide que la moyenne, j’ai accompagné plusieurs groupes d’humains « civilisés » à la rencontre de groupes de dauphins « sauvages » de type Tursiops (le plus médiatique, les frères de Flipper), ou, plus fin et certainement plus raffiné, ou Stenella Frontalis (dauphins tâchetés), notamment au sud de la « Floride alabamienne » (l’Alabama s’est fait rouler, cette côte devrait lui revenir) et au large des Bahamas. J’avoue que, lorsqu’en pleine mer, sur un « spot » repéré d’avance, un groupe de dauphins accepte de jouer, non plus seulement avec l’étrave de votre bateau, mais avec tout un groupe de bipèdes plus ou moins nageurs, qui se jettent à l’eau en poussant des cris stridents, l’effet est saisissant. La force de ces êtres permettrait à n’importe lequel d’entre eux de ratatiner n’importe quel humain en une fraction de seconde ! Au lieu de quoi, ils entrent en interaction, dans des danses aquatiques si belles que, parfois, tâchant de les suivre dans leurs cabrioles sous l’eau, vous en oubliez de respirer ! L’incroyable contact velouté de leur peau (quand vous avez de la chance qu’ils vous touchent – vous-même, ne le faites jamais), la façon dont ils vous sondent avec leur « sonar » (ça, à tous les coups), ce sixième sens à écholocation qu’ils se sont inventé pour survivre, ultrason imperceptible légèrement électrique, la sensualité et la drôlerie de leurs comportements, tout cela fait de la rencontre avec eux un moment inoubliable. Puis ils disparaissent, après une étourdissante mêlée d’un quart d’heure, ou d’une demi-heure, et vous remontez sur votre bateau, en proie à une euphorie incontrôlable.

Certains en demeurent marqués à vie. Dans l’instant, tous ceux qui ont participé à l’événement, strictement tous (même le non-nageur qui a osé se jeter à l’eau avec une bouée sous les bras) ont des révélations exceptionnelles à vous faire : sur les dauphins, sur les baleines, sur la mer, sur la vie, sur le cosmos, sur eux-mêmes, sur la condition humaine et sur la société qui règne actuellement sur cette planète. Mais aussi sur l’âme, sur le souffle, sur l’esprit, sur l’inspiration poétique, sur les anges…. Bref, le contact avec le dauphin vous fait lâcher prise et vous ouvre à la créativité la plus large. Ce serait un excellent animateur de brain storming ! Vous voulez réveiller votre inspiration créatrice et votre enthousiasme originel ? Nagez donc avec un dauphin libre !

(nous nous refusons à entrer en contact avec de pauvres dauphins prisonniers, même si leurs geôliers ont d’implacables alibis pour justifier que l’on enferme des princes des mers dans des bassins ridicules, notamment celui qui consiste à dire qu’en emprisonnant une poignée de dauphins otages, les marinelands vous expliqueront qu’ils font en sorte que le public laisse les dauphins sauvages tranquilles).

La pédagogie de ces rencontres inter-espèces est simple : voilà des êtres intelligents et sensibles, qui vivent sur cette planète depuis trente à cinquante millions d’années, sans en avoir rompu les grands équilibres, et ceci alors même que certains de leurs représentants, en particulier les orques, sont les plus grands prédateurs, craints même des grands requins blancs et constituant le bout de la chaîne alimentaire océanique, comme nous avons longtemps constitué le bout de la chaîne continentale (aujourd’hui, notre gasteropolis est mondiale). Mais comparés à eux, nous, qui vivons sur cette même planète depuis à peine deux millions d’années (et encore, la maîtrise du feu ne date-t-elle que de cinq cent mille ans), nous faisons figure d’antibiotique léthal, de poison monstrueux, de prédateur dément, puisque, dans ce très court laps de temps, nous avons réussi à mettre toute la biosphère en danger. La grande différence entre les cétacés et nous, disions-nous, est qu’ils n’ont pas de mains et ne fabriquent donc rien, alors que notre génie manuel nous a fait métamorphoser notre environnement tout entier…

Ne dit-on pas, depuis Darwin (qui de ce point de vue demeure très pertinent), que les espèces disparaissent par leurs points forts ? Aujourd’hui, nous savons que la métamorphose de l’environnement par l’homme est allée trop loin et que, comme le préconisent les sages, de Lao Zi à Pierre Rabhi, nous ferions bien de nous rappeler que nous avons aussi la capacité de communiquer et de jouir, de donner et de contempler, de rire et d’aimer, autant de verbes qui peuvent se conjuguer même si l’on n’a pas de mains et qu’on ne fabrique rien.

article extrait de http://www.cles.com/enquetes

 

Publié dans:ANIMAUX |on 2 février, 2014 |Pas de commentaires »

la violence sur l’animal

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  « Les êtres humains aiment tuer, soit les autres humains, soit les animaux qu’il s’agisse d’un daim des forêts aux grands yeux inoffensifs, ou d’un tigre venant d’attaquer le bétail. On écrase délibérément un serpent sur la route, on prend au piège les loups ou les coyotes. Des gens très bien vêtus et très gais s’en vont avec leurs précieux fusils tuer des oiseaux qui, l’instant d’avant, chantaient encore. Un jeune garçon tue un geai bleu caquetant avec un revolver à plomb et parmi ses aînés, nul n’a le moindre mot de pitié, et personne ne le gronde; tous, au contraire, le félicitent d’être si fin tireur. Tuer au nom du soi-disant sport, au nom de son pays ou de la paix, ou pour la nourriture – il n’y a pas de grande différence entre tout cela. Toute justification est vaine. Il n’est qu’une règle absolue : ne jamais tuer. Pour l’Occidental, les animaux n’existent qu’en fonction de son estomac, ou en vue du plaisir de tuer, ou simplement pour la fourrure qu’ils procurent. Et à l’Oriental, on enseigne depuis des siècles, à travers des générations, de ne pas tuer, d’avoir pitié et compassion envers les animaux. Ici les animaux n’ont pas d’âme, on peut les tuer impunément tandis que là-bas, ils en ont une, alors réfléchissez et laissez votre coeur connaître l’amour. Manger la chair des animaux est considéré dans toute une partie du monde comme normal et naturel, l’Église et la publicité nous y encouragent. Ailleurs il n’en est pas de même; les gens réfléchis et religieux n’en mangent jamais, la tradition et la culture s’y opposent. Mais cela aussi est en train de s’effondrer. En Occident, on a toujours tué au nom de Dieu et de la Patrie et il en est partout ainsi. La tuerie s’étend partout. Presque du jour au lendemain, les anciennes cultures sont balayées et l’efficience, la cruauté et tous les moyens de destruction sont soigneusement alimentés et renforcés. La paix ne dépend ni de l’homme politique ni de l’homme d’Église non plus que de l’avocat ou du policier. La paix est un état d’esprit indissolublement lié à l’amour.

Commentaires sur la vie, volume 2. Krishnamurti 

Publié dans:ANIMAUX |on 26 janvier, 2014 |Pas de commentaires »

pitié pour les animaux !

 

L’Union européenne interdit enfin les tests pour les cosmétiques sur les animaux tandis que les États-Unis épargnent les grands singes.

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Les lapins, souris et autres rongeurs ne serviront plus de cobayes pour les produits cosmétiques, en tout cas en Europe. © US PRESS / SIPA

Ça y est (enfin !) : les produits cosmétiques ayant fait l’objet de tests sur les animaux ne peuvent plus être mis sur le marché dans l’Union européenne. La dernière étape prévue dans l’élimination progressive de l’expérimentation animale pour les crèmes, parfums, savons, shampoings et autres dentifrices commercialisés en Europe a pris fin mardi. Elle répond à la demande des associations de défense des animaux ainsi que de très nombreux consommateurs. Tous estiment que l’élaboration des produits cosmétiques ne justifie en rien l’expérimentation animale. Pour les médicaments, en revanche, la situation est bien plus complexe.

Pour mémoire, l’expérimentation animale est déjà interdite dans l’Union depuis 2004 pour les produits cosmétiques et, depuis mars 2009, il est également impossible de mettre sur le marché européen des cosmétiques contenant des ingrédients ayant fait l’objet d’essais sur les animaux. Pour les effets les plus complexes sur la santé humaine (la toxicité à doses répétées, y compris la sensibilisation cutanée et la cancérogenèse, la toxicité pour la reproduction…), l’entrée en vigueur de l’interdiction de mise sur le marché avait été repoussée au 11 mars 2013.

« signal fort de l’attachement européen au bien-être animal »

La Commission respecte donc cette échéance fixée par le Conseil et le Parlement. Tonio Borg, commissaire européen à la Santé et à la Politique des consommateurs, parle d’un « signal fort de l’attachement européen au bien-être animal ». Il ajoute : « La Commission entend continuer de soutenir la mise au point de méthodes de substitution à l’expérimentation animale et encourager les pays tiers à imiter l’Union européenne. Il s’agit pour l’Union d’une occasion inestimable de donner un exemple d’innovation responsable dans le secteur des cosmétiques, sans consentir le moindre compromis sur la sécurité des consommateurs. »

La recherche de méthodes de substitution à l’expérimentation animale doit pourtant se poursuivre, estiment les autorités européennes, car le remplacement total des essais sur les animaux par d’autres méthodes n’est pas encore possible. La Commission annonce avoir affecté aux travaux de recherche en cosmétologie près de 238 millions d’euros entre 2007 et 2011. L’industrie cosmétique a également apporté sa part.

Aux États-Unis, cette fois, et dans le domaine de la recherche thérapeutique, ce ne sont pas les lapins, souris ou autres rongeurs qui vont profiter de nouvelles mesures de protection, mais les grands singes. Les Instituts nationaux de la santé, principale organisation de recherche publique sur la santé aux États-Unis, vont bientôt mettre à la retraite la quasi-totalité des chimpanzés dédiés à la recherche biomédicale (il y en aurait plus de 650), et cela, pour des raisons éthiques. Cette décision, annoncée à la fin du mois de janvier, devrait être rapidement mise en application. Le recours à ces animaux « proches de l’homme » devrait être limité à des cas totalement indispensables, quand il n’existe aucun autre modèle possible. Un petit pas pour les animaux de laboratoire, un grand pas pour l’humanité…

 

Source Le Point.fr -  

Publié dans:ANIMAUX |on 21 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

Les animaux et l’homme.

 

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Si nous comparons l’homme et les animaux sous le rapport de l’intelligence, la ligne de démarcation semble difficile à établir, car certains animaux ont, sous ce rapport, une supériorité notoire sur certains hommes. Cette ligne de démarcation peut-elle être établie d’une manière précise ?
 » Sur ce point, vos philosophes ne sont guère d’accord ; les uns veulent que l’homme soit un animal, et d’autres que l’animal soit un homme ; ils ont tous tort ; l’homme est un être à part qui s’abaisse quelquefois bien bas ou qui peut s’élever bien haut. Au physique, l’homme est comme les animaux, et moins bien pourvu que beaucoup d’entre eux ; la nature leur a donné tout ce que l’homme est obligé d’inventer avec son intelligence pour ses besoins et sa conservation ; son corps se détruit comme celui des animaux, c’est vrai, mais son Esprit a une destinée que lui seul peut comprendre, parce que lui seul est complètement libre. Pauvres hommes qui vous abaissez au-dessous de la brute ! ne savez-vous pas vous en distinguer ? Reconnaissez l’homme à la pensée de Dieu. « 

Peut-on dire que les animaux n’agissent que par instinct?
 » C’est encore là un système. Il est bien vrai que l’instinct domine chez la plupart des animaux ; mais n’en vois-tu pas qui agissent avec une volonté déterminée ? C’est de l’intelligence, mais elle est bornée. « 

Outre l’instinct, on ne saurait dénier à certains animaux des actes combinés qui dénotent une volonté d’agir dans un sens déterminé et selon les circonstances. Il y a donc en eux une sorte d’intelligence, mais dont l’exercice est plus exclusivement concentré sur les moyens de satisfaire leurs besoins physiques et de pourvoir à leur conservation. Chez eux, nulle création, nulle amélioration ; quel que soit l’art que nous admirons dans leurs travaux, ce qu’ils faisaient jadis, ils le font aujourd’hui, ni mieux, ni plus mal, selon des formes et des proportions constantes et invariables. Le petit, isolé de ceux de son espèce, n’en construit pas moins son nid sur le même modèle sans avoir reçu d’enseignement. Si quelques-uns sont susceptibles d’une certaine éducation, leur développement intellectuel, toujours renfermé dans des bornes étroites, est dû à l’action de l’homme sur une nature flexible, car il n’est aucun progrès qui leur soit propre ; mais ce progrès est éphémère et purement individuel, car l’animal rendu à lui-même ne tarde pas à rentrer dans les limites tracées par la nature.

Les animaux ont-ils un langage ?
 » Si vous entendez un langage formé de mots et de syllabes, non ; mais un moyen de communiquer entre eux, oui ; ils se disent beaucoup plus de choses que vous ne croyez ; mais leur langage est borné, comme leurs idées, à leurs besoins. « 
- Il y a des animaux qui n’ont point de voix ; ceux-là ne paraissent pas avoir de langage ?
 » Ils se comprennent par d’autres moyens. Vous autres, hommes, n’avez-vous que la parole pour communiquer ? Et les muets, qu’en dis-tu ? Les animaux étant doués de la vie de relation ont des moyens de s’avertir et d’exprimer les sensations qu’ils éprouvent. Crois-tu que les poissons ne s’entendent pas entre eux ? L’homme n’a donc point le privilège exclusif du langage ; mais celui des animaux est instinctif et limité par le cercle de leurs besoins et de leurs idées, tandis que celui de l’homme est perfectible et se prête à toutes les conceptions de son intelligence. « 

Les poissons, en effet, qui émigrent en masse, comme les hirondelles, qui obéissent au guide qui les conduit, doivent avoir des moyens de s’avertir, de s’entendre et de se concerter. Peut-être est-ce par une vue plus perçante qui leur permet de distinguer les signes qu’ils se font ; peut-être aussi l’eau est-elle un véhicule qui leur transmet certaines vibrations. Quel qu’il soit, il est incontestable qu’ils ont un moyen de s’entendre, de même que tous les animaux privés de la voix et qui font des travaux en commun. Doit-on s’étonner, d’après cela, que des Esprits puissent communiquer entre eux sans le secours de la parole articulée ? 

Les animaux ont-ils le libre arbitre de leurs actes ?
 » Ce ne sont pas de simples machines, comme vous le croyez ; mais leur liberté d’action est bornée à leurs besoins, et ne peut se comparer à celle de l’homme. Etant de beaucoup inférieurs à lui, ils n’ont pas les mêmes devoirs. Leur liberté est restreinte aux actes de la vie matérielle. « 

D’où vient l’aptitude de certains animaux à imiter le langage de l’homme, et pourquoi cette aptitude se trouve-t-elle plutôt chez les oiseaux que chez le singe, par exemple, dont la conformation a le plus d’analogie avec la sienne ?
 » Conformation particulière des organes de la voix, secondée par l’instinct d’imitation ; le singe imite les gestes, certains oiseaux imitent la voix. « 

Puisque les animaux ont une intelligence qui leur donne une certaine liberté d’action, y a-t-il en eux un principe indépendant de la matière ?
 » Oui, et qui survit au corps. « 
- Ce principe est-il une âme semblable à celle de l’homme ?
 » C’est aussi une âme, si vous voulez ; cela dépend du sens que l’on attache à ce mot ; mais elle est inférieure à celle de l’homme. Il y a entre l’âme des animaux et celle de l’homme autant de distance qu’entre l’âme de l’homme et Dieu. « 

L’âme des animaux conserve-t-elle, après la mort, son individualité et la conscience d’elle-même ?
 » Son individualité, oui, mais non la conscience de son moi. La vie intelligente reste à l’état latent. « 

L’âme des bêtes a-t-elle le choix de s’incarner dans un animal plutôt que dans un autre ?

 » Non ; elle n’a pas le libre arbitre. « 

L’âme de l’animal survivant au corps est-elle après la mort dans un état errant, comme celle de l’homme ?
 » C’est une sorte d’erraticité, puisqu’elle n’est pas unie à un corps, mais ce n’est pas un Esprit errant. L’Esprit errant est un être qui pense et agit par sa libre volonté ; celui des animaux n’a pas la même faculté ; c’est la conscience de lui-même qui est l’attribut principal de l’Esprit. L’Esprit de l’animal est classé après sa mort par les Esprits que cela concerne, et presque aussitôt utilisé ; il n’a pas le loisir de se mettre en rapport avec d’autres créatures. « 

Les animaux suivent-ils une loi progressive comme les hommes ?
 » Oui, c’est pourquoi dans les mondes supérieurs où les hommes sont plus avancés, les animaux le sont aussi, ayant des moyens de communication plus développés ; mais ils sont toujours inférieurs et soumis à l’homme ; ils sont pour lui des serviteurs intelligents. « 

Il n’y a rien là d’extraordinaire ; supposons nos animaux les plus intelligents, le chien, l’éléphant, le cheval avec une conformation appropriée aux travaux manuels, que ne pourraient-ils pas faire sous la direction de l’homme ?

Les animaux progressent-ils, comme l’homme, par le fait de leur volonté ou par la force des choses ?
 » Par la force des choses ; c’est pourquoi il n’y a point pour eux d’expiation. « 

Dans les mondes supérieurs, les animaux connaissent-ils Dieu ?
 » Non, l’homme est un dieu pour eux, comme jadis les Esprits ont été des dieux pour les hommes. « 

Les animaux, même perfectionnés dans les mondes supérieurs, étant toujours inférieurs à l’homme, il en résulterait que Dieu aurait créé des êtres intellectuels perpétuellement voués à l’infériorité, ce qui paraît en désaccord avec l’unité de vues et de progrès que l’on remarque dans toutes ses oeuvres.
 » Tout s’enchaîne dans la nature par des liens que vous ne pouvez encore saisir, et les choses les plus disparates en apparence ont des points de contact que l’homme n’arrivera jamais à comprendre dans son état actuel. Il peut les entrevoir par un effort de son intelligence, mais ce n’est que lorsque cette intelligence aura acquis tout son développement et sera affranchie des préjugés de l’orgueil et de l’ignorance qu’elle pourra voir clairement dans l’oeuvre de Dieu ; jusque-là, ses idées bornées lui font voir les choses à un point de vue mesquin et rétréci. Sachez bien que Dieu ne peut se contredire, et que tout, dans la nature, s’harmonise par des lois générales qui ne s’écartent jamais de la sublime sagesse du Créateur. « 
- L’intelligence est ainsi une propriété commune, un point de contact, entre l’âme des bêtes et celle de l’homme ?
 » Oui, mais les animaux n’ont que l’intelligence de la vie matérielle ; chez l’homme, l’intelligence donne la vie morale. « 

Si l’on considère tous les points de contact qui existent entre l’homme et les animaux, ne pourrait-on pas penser que l’homme possède deux âmes : l’âme animale et l’âme spirite et que, s’il n’avait pas cette dernière, il pourrait vivre, mais comme la brute ; autrement dit, que l’animal est un être semblable à l’homme, moins l’âme spirite ? Il en résulterait que les bons et les mauvais instincts de l’homme seraient l’effet de la prédominance de l’une de ces deux âmes.
 » Non, l’homme n’a pas deux âmes ; mais le corps a ses instincts qui sont le résultat de la sensation des organes. Il n’y a en lui qu’une double nature : la nature animale et la nature spirituelle ; par son corps, il participe de la nature des animaux et de leurs instincts ; par son âme, il participe de la nature des Esprits. « 
- Ainsi, outre ses propres imperfections dont l’Esprit doit se dépouiller, il a encore à lutter contre l’influence de la matière ?
 » Oui, plus il est inférieur, plus les liens entre l’Esprit et la matière sont resserrés ; ne le voyez-vous pas ? Non, l’homme n’a pas deux âmes ; l’âme est toujours unique dans un seul être. L’âme de l’animal et celle de l’homme sont distinctes l’une de l’autre, de telle sorte que l’âme de l’un ne peut animer le corps créé pour l’autre. Mais si l’homme n’a pas d’âme animale qui le mette, par ses passions, au niveau des animaux, il a son corps qui le rabaisse souvent jusqu’à eux, car son corps est un être doué de vitalité qui a des instincts, mais inintelligents et bornés au soin de sa conservation. « 

L’Esprit, en s’incarnant dans le corps de l’homme, lui apporte le principe intellectuel et moral qui le rend supérieur aux animaux. Les deux natures qui sont en l’homme donnent à ses passions deux sources différentes : les unes provenant des instincts de la nature animale, les autres des impuretés de l’Esprit dont il est l’incarnation et qui sympathise plus ou moins avec la grossièreté des appétits animaux. L’Esprit, en se purifiant, s’affranchit peu à peu de l’influence de la matière ; sous cette influence, il se rapproche de la brute ; dégagé de cette influence, il s’élève à sa véritable destination.

 Où les animaux puisent-ils le principe intelligent qui constitue l’espèce particulière d’âme dont ils sont doués ?
 » Dans l’élément intelligent universel. « 
- L’intelligence de l’homme et celle des animaux émanent donc d’un principe unique ?
 » Sans aucun doute, mais dans l’homme il a reçu une élaboration qui l’élève au-dessus de celui qui anime la brute. « 

 Il a été dit que l’âme de l’homme, à son origine, est l’état de l’enfance à la vie corporelle, que son intelligence éclôt à peine, et qu’elle s’essaye à la vie ; où l’Esprit accomplit-il cette première phase ?
 » Dans une série d’existences qui précèdent la période que vous appelez l’humanité. « 
- L’âme semblerait ainsi avoir été le principe intelligent des êtres inférieurs de la création ?
 » N’avons-nous pas dit que tout s’enchaîne dans la nature et tend à l’unité ? C’est dans ces êtres, que vous êtes loin de tous connaître, que le principe intelligent s’élabore, s’individualise peu à peu, et s’essaye à la vie, comme nous l’avons dit. C’est en quelque sorte un travail préparatoire comme celui de la germination, à la suite duquel le principe intelligent subit une transformation et devient Esprit. C’est alors que commence pour lui la période de l’humanité, et avec elle la conscience de son avenir, la distinction du bien et du mal et la responsabilité de ses actes ; comme après la période de l’enfance vient celle de l’adolescence, puis la jeunesse et enfin l’âge mûr. Il n’y a du reste rien, dans cette origine, qui doive humilier l’homme. Les grands génies sont-ils humiliés pour avoir été d’informes foetus dans le sein de leur mère ? Si quelque chose doit l’humilier, c’est son infériorité devant Dieu, et son impuissance à sonder la profondeur de ses desseins et la sagesse des lois qui règlent l’harmonie de l’univers. Reconnaissez la grandeur de Dieu à cette admirable harmonie qui fait que tout est solidaire dans la nature. Croire que Dieu aurait pu faire quelque chose sans but et créer des êtres intelligents sans avenir, serait blasphémer sa bonté qui s’étend sur toutes ses créatures. « 
- Cette période de l’humanité commence-t-elle sur notre terre ?
 » La terre n’est pas le point de départ de la première incarnation humaine ; la période de l’humanité commence, en général, dans des mondes encore plus inférieurs ; ceci cependant n’est pas une règle absolue, et il pourrait arriver qu’un Esprit, dès son début humain, fût apte à vivre sur la terre. Ce cas n’est pas fréquent, et serait plutôt une exception. « 

L’Esprit de l’homme, après sa mort, a-t-il la conscience des existences qui ont précédé pour lui la période de l’humanité ?
 » Non, car ce n’est pas de cette période que commence pour lui la vie d’Esprit, et c’est même à peine s’il se souvient de ses premières existences comme homme, absolument comme l’homme ne se souvient plus des premiers temps de son enfance et encore moins du temps qu’il a passé dans le sein de sa mère. C’est pourquoi les Esprits vous disent qu’ils ne savent pas comment ils ont commencé. « .

L’Esprit, une fois entré dans la période de l’humanité, conserve-t-il des traces de ce qu’il était précédemment, c’est-à-dire de l’état où il était dans la période qu’on pourrait appeler antéhumaine ?
 » C’est selon la distance qui sépare les deux périodes et le progrès accompli. Pendant quelques générations, il peut y avoir un reflet plus ou moins prononcé de l’état primitif, car rien dans la nature ne se fait par brusque transition ; il y a toujours des images (8)anneaux qui relient les extrémités de la chaîne des êtres et des événements ; mais ces traces s’effacent avec le développement du libre arbitre. Les premiers progrès s’accomplissent lentement, parce qu’ils ne sont pas encore secondés par la volonté ; ils suivent une progression plus rapide à mesure que l’Esprit acquiert une conscience plus parfaite de lui-même. « 

Les Esprits qui ont dit que l’homme est un être à part dans l’ordre de la création se sont donc trompés ?
 » Non, mais la question n’avait pas été développée, et il est d’ailleurs des choses qui ne peuvent venir qu’en leur temps. L’homme est en effet un être à part, car il a des facultés qui le distinguent de tous les autres et il a une autre destinée. L’espèce humaine est celle que Dieu a choisie pour l’incarnation des êtres qui peuvent le connaître. « 

Issu du livre d’Allan Kardec : Le livre des Esprits – Livre II

Publié dans:ANIMAUX |on 20 novembre, 2013 |Pas de commentaires »

un rat sur Mars

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Un blogueur japonais vient de générer un buzz mondial en publiant la photo d’un rongeur vivant sur la planète rouge. Décryptage.

Après ça, toutes les annonces des scientifiques de la mission Curiosity auront l’air tristement fades… Un blogueur japonais vient de générer un buzz mondial en publiant la photo d’un rat se déplaçant à la surface de la planète rouge. Le rongeur apparaît sur un cliché réalisé par le robot explorateur, plusieurs fois agrandi (voir ci-dessus). On y croirait presque !

Folie douce ? Pas vraiment. En réalité, le mécanisme est tout ce qu’il y a de plus naturel. Dans une image donnée, le cerveau humain est toujours à la recherche d’une forme familière à interpréter que ce soit dans un paysage rocheux, dans les nuages ou même dans un cliché de Mars pris par Curiosity. Ici, un personnage. Là, un poisson. Sur Mars, un lézard ou un rat. Dans certains cas, l’illusion d’optique peut être extrêmement forte. Le phénomène porte même un nom : cela s’appelle la paréidolie. Alors, non, il n’y a pas trace de fleur, de lézard ou de rat au pied du mont Sharp. Mais la liste va encore, à coup sûr, s’allonger. D’ailleurs, le précédent le plus célèbre d’apparition martienne remonte bien avant que les ingénieurs de la Nasa et ses partenaires aient commencé à se pencher sur la conception du rover Curiosity. 

Un visage sur Mars

Le 31 juillet 1976, l’agence spatiale américaine faisait elle-même mention d’une formation ressemblant à une tête humaine, prise par la sonde Viking 1, dans une région de Mars baptisée Cydonia. Le communiqué de la Nasa précisait toutefois qu’il s’agissait là d’une illusion d’optique créée par un jeu de lumière et d’ombres portées. Peine perdue ! Le visage de Mars allait susciter une vague de spéculations des plus farfelues allant du signe envoyé aux Terriens par des êtres intelligents aux vestiges d’une antique citée martienne. Depuis, d’autres clichés de la zone, réalisés par une autre sonde, ont largement démenti toutes ces interprétations. Toutefois, comme toute « bonne » rumeur, certains y croient encore…

Maintenant, si vous avez toujours des doutes après la lecture de cet article, vous pouvez toujours interroger le rat de Mars qui dispose à présent de son propre compte Twitter : Mars Rat @RealMarsRat. Il se propose de répondre à toutes vos questions sur l’Univers. Le Point.fr décline toutefois toute responsabilité quant à ses réponses.

Retrouvez notre dossier spécial Curiosity à la conquête de Mars

Le Point.fr – article de CHLOÉ DURAND-PARENTI

 

 

Publié dans:ANIMAUX, PLANETES |on 29 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

un terrier fossile


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Pourquoi un reptile mammalien et un amphibien ont-ils été figés ensemble il y 250 millions d’années ? Des scientifiques mènent l’enquête…

C’est une découverte aussi rare qu’insolite. En examinant une collection de terriers fossilisés provenant de l’Evolutionnary Studies Institute d’Afrique du Sud, une équipe internationale de chercheurs a retrouvé, côte à côte, deux animaux préhistoriques qui n’avaient a priori rien à faire ensemble. Un reptile mammalien du genre Thrinaxodon (ancêtre des mammifères) et un amphibien majoritairement aquatique de type Broomistega qui se sont retrouvés figés dans des sédiments charriés par une inondation soudaine, il y a 250 millions d’années. 

Jusqu’ici, ce type de trésor échappait aux paléontologues, car on était incapable de connaître le contenu d’un terrier fossile sans le détruire. Cette découverte, la première du genre, a été rendue possible grâce aux dernières technologies développées en matière d’imagerie par rayons X, mises en oeuvre au synchrotron de Grenoble (ESRF). « Endécouvrant les résultats, nous avons été stupéfaits de la qualité des images, mais le moment le plus fort est survenu lorsque nous avons découvert une deuxième dentition complètement différente de celle du reptile », a raconté l’auteur principal de l’étude, Vincent Fernandez. Qu’était-il arrivé à ces animaux ? Et, surtout, que pouvaient-ils bien faire ensemble ?

Pas trace de lutte

Pour tenter de résoudre cette énigme, les paléontologues, qui viennent de publier leurs résultats dans la revue spécialisée Plos One, ont examiné les deux squelettes, extrêmement bien conservés, sous toutes les coutures. Et même s’ils ne peuvent être à cent pour cent certains du scénario, ils ont désormais une hypothèse privilégiée.

Le squelette du Broomistega conserve la trace de multiples fractures, mais tout montre que celles-ci étaient déjà sur la voie de la guérison lorsqu’il est mort enseveli. Hormis ces blessures datant de plusieurs semaines, aucune trace de lutte pouvant indiquer un rapport proie-prédateur n’a pu être mis en évidence. Le Thrinaxodon aurait donc toléré la présence de l’amphibien dans son terrier ? La chose pourrait s’envisager si le reptile mammalien avait tiré quelques avantages de cette cohabitation. Mais les scientifiques ne voient vraiment pas bien en quoi Broomistega aurait pu lui être utile. 

Squatteur

prehis4 dans ANIMAUXUne autre explication est plus plausible. Il y a 250 millions d’années, à la fin du Permien, la Terre a connu la plus dévastatrice extinction massive d’espèces de son histoire. Une crise biologique qui a conduit à la disparition de près de 95 % des espèces marines et d’environ 70 % des espèces terrestres de la planète. Pourtant, les ancêtres de mammifères, comme le Thrinaxodon, sont parvenus à survivre en creusant des terriers et en entrant dans un état de dormance leur permettant de réduire au maximum leur dépense énergétique. L’animal pourrait donc avoir été complètement assoupi et engourdi de sorte qu’il n’aurait même pas détecté l’intrusion du Broomistega. L’amphibien aurait ainsi profité de sa somnolence pour se réfugier dans son terrier et se protéger d’un climat devenu extrêmement hostile. Tous deux auraient ensuite été surpris par l’inondation qui a réalisé le moulage de leurs corps parvenus jusqu’à nous.

article vu sur   http://www.lepoint.fr  – de CHLOÉ DURAND-PARENTI

 

Publié dans:ANIMAUX |on 27 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

réincarntion des animaux

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A notre époque nous avons évolué dans notre vision des animaux. Nous ne les considérons plus comme des automates, mécanique sans âme, comme les appelait Descartes. 

Ils sont capables de beaucoup de sentiments humains. La tendresse et l’amitié existent entre eux et envers leurs maitres humains. Ils sont capables d’aller au secours de leur congénère, certains donnent leur vie pour sauver un maitre, une maitresse !

  Ils sont aussi médiums. Il n’est pas rare qu’ils découvrent la présence d’une entité dans son corps spirituel qui ère dans la maison. S’ils la connaissent, ils lui font la fête, dans le cas contraire, ils font leur travail de gardien et jappent après l’intrus. Nous avons vécu ce cas avec un élève de Laurence qui, après son décès, est venu changer ses chaussures de place dans la maison familiale et que le chien à pris en flagrant délit. Il lui a fait la fête, ce qui a beaucoup surpris la maman, qui ne s’est aperçu des « frasques » de son fils que plus tard.  

Nous pouvons nous poser à leur sujet, les mêmes questions que pour les hommes :   

  • Survivent-ils à la mort : ont-ils une âme ?
  • Doivent-ils évoluer : vont-ils se réincarner ?
  • Que font-ils à la fin ce cycle de réincarnation : passeront-ils dans le domaine des humains ?  

Il existe beaucoup moins de messages d’animaux que de messages d’humains depuis l’Au-delà. Comme il n’existe pas de preuve absolue de la survivance des hommes, à fortiori, il n’existera pas de preuves absolues de la survivance des animaux.   
Les messages obtenus en séance de médiumnité rappellent les conditions de vie de l’animal dans la famille d’accueil. Certains animaux remercient leur maitre d’avoir abréger leurs souffrances en les faisant euthanasier. D’autres animaux viennent prévenir leur maitre que leur copain (animal) dans la même famille est malade, que cela ne se voit pour l’instant, mais qu’il va falloir le faire soigner. Ce type de message est déjà plus complexe. Cela semble répondre à la première question en affirmant qu’ils ont une âme qui survit à la mort. Rien ne prouve qu’il ne s’agisse pas d’un message provenant d’une entité humaine dans l’Au-delà, venue nous rassurer sur le devenir de notre animal préféré ! Il ne peut y avoir de preuve absolue !  

La réincarnation des animaux

Une médium très connue, raconte l’histoire suivante. Son mari qui était aveugle avait eu plusieurs chiens d’aveugle pour le guider dans ses déplacements. Après la mort de son mari et du dernier chien d‘aveugle, Michèle a reçu en cadeau un jeune chien qui n’avait pas et qui n’aura pas, par la suite, de formation pour être chien d’aveugle. A l’âge adulte, ce chien développera des capacités de guidage identiques à celles d’un chien d’aveugle ! Pour Michèle, ce chien était la réincarnation d’un des précédents chiens de son mari. Cette histoire peut apporter une réponse à la deuxième question : les animaux se réincarnent ils. Pour cette question, comme pour la précédente, il ne peut y avoir de preuve absolue !  

Depuis quelques années, nous voyons publier des livres parlant de communication avec les animaux. Les communications avec les animaux vivants permettent de mieux les soigner, car ils disent ce qui les fait souffrir. Mais il existe également des communications avec des animaux décédés. Le dernier livre de Kim Shéridan (1) est très instructif, il raconte, entre autre, l’histoire d’une colonie de rats, dont certains se réincarnent plusieurs fois dans la même famille.  

Dans le chapitre 19 de son livre, Kim Sheridan, s’insurge contre la théorie de l’âme-groupe. 
« Une autre théorie courante que j’ai entendue est que les animaux n’ont pas d’âme individuelle, qu’ils sont simplement une partie d’une « âme de groupe» au mieux, et rien de plus. Une fois qu’ils meurent, ils fusionnent avec une conscience de groupe animale et leur individualité, leur personnalité unique s’en va pour toujours. D’innombrables personnes sont venues vers moi en larmes après qu’elles aient entendu cette « théorie» par quelqu’un vers qui elles s’étaient tournées pour avoir du soutien pendant qu’elles pleuraient la perte d’un compagnon bien-aimé, un compagnon qui n’existe plus vraiment, leur a-t-on dit. » 

Mais dans toute son existence, Kim Sheridan a adopté et vécu avec des centaines d’animaux et elle nous confie seulement le destin exceptionnel d’une dizaine de rats, dont quatre qui se sont réincarnés dans sa maison. Et les autres? N’avaient-ils pas le même rapport de sociabilité avec elle et avec les humains, n’avaient-ils pas la même aura ? Voyons donc cette théorie de l’âme-groupe décrite par Raoul Montandon.  

« Imaginons une chambre divisée en deux par un rideau, dont un côté représente le monde Astral et l’autre le monde physique. Supposons que de chaque côté se trouve un homme. Ces deux êtres ne peuvent ni se voir ni se rencontrer. Dix ouvertures sont pratiquées dans le rideau; l’homme placé dans la division représentant le monde astral peut, à travers ces ouvertures, faire passer ses dix doigts dans la division représentant le monde matériel. Cet homme donne une excellente image de l’âme-groupe. Les doigts représentent les corps des animaux appartenant à une même espèce. Il peut les mouvoir comme il l’entend; Il ne peut cependant pas les utiliser aussi intelligemment, ni aussi librement que le peut l’homme, qui arpente la division physique, lequel peut se servir de son corps. Ce dernier voit bien les doigts en mouvement, mais il ne se rend pas compte du rapport existant entre eux. Ils lui paraissent être tous distincts, les uns des autres. Il ne peut deviner que ces doigts sont ceux de l’homme caché derrière le rideau et que leurs mouvements sont dirigés par son intelligence. S’il blesse un de ces doigts, ce n’est pas seulement lui qu’il meurtrit, mais surtout l’homme qu’il ne voit pas. Un animal blessé souffre, mais pas au même degré que son âme-propre. Le doigt n’a pas de conscience individuelle, il se meut au gré de l’homme qui le dirige. Les animaux en font de même suivant les impulsions de l’âme-groupe. Nous parlons «d’instinct animal», «d’instinct aveugle», et cependant il n’y a rien d’aveugle dans la manière dont l’âme-groupe guide ses membres. Il n’y a là que de la sagesse… »  

« Ainsi, tandis qu’il y a dans chaque homme un Ego distinct et conscient de lui même, qui domine ses actions, le fragment divin de chaque animal n’est pas encore individualisé et conscient de lui-même, mais fait partie du véhicule d’une entité consciente, l’âme-groupe, qui appartient à une évolution différente. Ce que nous venons de dire, conduit à considérer l’âme-groupe comme une sorte de réservoir commun d’instinct et d’intelligence, dans lequel viennent puiser un certain nombre d’individus incarnés dans des corps de chair. Moins le groupe, ou l’espèce, sera évolué, plus le nombre d’individus mus par une âme-groupe sera élevé… »  

« Il résulte de ceci que les animaux qui sont en contact direct avec l’homme et qui vivent dans son intimité, trouvent ainsi l’opportunité de faire certaines expériences, d’acquérir certaines qualités qui auront une répercussion sur l’âme-groupe, la modifiant insensiblement dans le sens de ce qui distingue l’humanité de l’animalité. En sorte que le commerce humain représente, pour les animaux domestiqués ou asservis, le gage d’un progrès à venir, dans la longue lignée de l’évolution… »  

Cette conception de l’âme groupe est contestée par certains dont Jean Prieur (3) qui la réserve uniquement aux animaux à sang froid.  

copyright 44825 et 48052. Propos issus du site AU DELA DU MIROIR http://www.audeladumiroir.fr/animaux.html

Publié dans:ANIMAUX, REINCARNATION |on 6 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

Les animaux, êtres conscients et responsables

Les Animaux  traités au Moyen Age
comme des êtres conscients et responsables de leurs actes

(D’après « Musée universel », paru en 1873)

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Au Moyen Age et jusqu’à une époque assez rapprochée de la nôtre, les animaux furent considérés et traités comme des êtres conscients et responsables, influencés par les saints, faisant l’objet de procès civils et criminels lorsqu’ils se rendaient coupables de la destruction de cultures ou avaient attenté à la vie d’êtres humains

Les animaux n’ont pas toujours passé pour des bêtes, même aux yeux des savants et des penseurs. On objectera que les savants et les penseurs d’autrefois étaient des ignorants et des rêveurs auprès des savants et des philosophes de nos jours. Ce jugement semble un peu sévère et ceux qui le portent seraient peut-être fort déconcertés s’ils savaient quels respectables personnages ils condamnent ainsi sans s’en douter.

Nous ne parlerons pas des naturalistes de l’antiquité, de Pline, par exemple, qui attribuait au lion « de la clémence envers les suppliants » et à l’éléphant « l’amour de la gloire, l’honnêteté, la justice, la prudence et le sentiment religieux. » Mais nous pourrions citer des Pères de l’Église et des saints qui n’avaient pas moins d’estime pour les animaux, qui ne dédaignaient pas d’entrer en communication avec eux, de les prendre pour compagnons ou pour auxiliaires, qui leur parlaient et savaient s’en faire obéir. Ce n’est que bien plus tard que des philosophes et des théologiens orgueilleux se sont avisés de développer leur belle théorie des animaux-machines.

Tertullien, dans son traité de l’Oraison dominicale, dit expressément que toutes les créatures prient et rendent hommage au Créateur. Au Moyen Age, les animaux jouent un grand rôle dans les croyances religieuses, dans les superstitions et dans les pratiques de la magie et de la sorcellerie. Un théologien du XVe siècle, Félix Hemmerlein, connu sous le nom de Malleolus, rapporte que, de son temps, beaucoup de gens de la campagne vouaient leurs cochons à saint Antoine et s’en trouvaient bien. Saint Blaise était, disait-on, le patron des cerfs, des daims et des chevreuils, et ces animaux accouraient du fond des bois sur son passage pour recevoir sa bénédiction qui était pour eux un sûr préservatif contre les attaques des loups et des autres carnassiers.

Les vieux auteurs citent plusieurs exemples du pouvoir miraculeux que les saints avaient le don d’exercer sur les animaux et particulièrement sur les animaux nuisibles. Nous en reproduirons seulement quelques-uns. Saint Hugues, évêque de Grenoble au XIe siècle, étant à Aix-les-Bains, les habitants vinrent implorer son secours contre les serpents qui infestaient le pays. Saint Hugues excommunia ces reptiles qui ne périrent pas, mais devinrent dès lors inoffensifs.

Les serpents s’étaient aussi multipliés d’une façon gênante dans la vallée de Briançon, Les moines du pays ne savaient comment lutter contre ce fléau, lorsque leur bonne étoile amena vers eux saint Eldrad. Ils lui exposèrent leur cas. « Ne vous inquiétez pas, mes bons Pères, leur dit le saint, je me charge de vos serpents. » Il se mit aussitôt en prière, puis il somma les serpents de comparaître devant lui, et en quelques instants il fut entouré d’une multitude innombrable de vipères. Il prit son bâton et leur fit signe de le suivre. Les vipères obéirent. Il les conduisit jusqu’à une profonde caverne qui se trouvait à quelque distance et leur enjoignit d’y entrer. Les vipères obéirent encore et disparurent pour toujours.

Ailleurs, ce sont des rats qu’un saint évêque emmène ainsi jusqu’au sommet d’un promontoire d’où il leur ordonne de se jeter à la mer. Les rats se mettent bravement à la nage et traversent le bras de mer qui sépare la terre ferme d’une petite île déserte, où ils restent confinés.

Ce sont là, sans doute, des faits miraculeux ou légendaires. Mais lorsqu’ils causaient aux hommes un dommage quelconque ou : qu’ils se trouvaient associés à des actes coupables commis par des personnes, on ne se faisait faute de les traduire devant les juridictions compétentes, de les juger et de les condamner conformément aux lois et édits en vigueur. De là, de nombreux procès civils et criminels intentés aux animaux depuis le onzième jusqu’au XVIIIe.

Les procès criminels nous montrent la justice d’autrefois sous un aspect que nous qualifierions, à notre époque, d’odieux et de grotesque. Les animaux qu’on y voit figurer sont principalement des porcs, des boucs, des chèvres, des mulets, des chevaux, des chats, des chiens, des coqs. Ils sont arrêtés, mis en prison ; ils comparaissent devant le tribunal, on les interroge ; comme ils lie répondent pas, on leur applique bel et bien la question, et leurs cris de douleur sont tenus pour des aveux. Le procès se termine le plus souvent par une sentence de mort, et l’exécution a lieu en cérémonie, après lecture donnée au coupable de l’arrêt qui le condamne.

Berriat-Saint-Prix, l’éminent jurisconsulte, a relevé à peu près tous les procès de ce genre qui ont eu lieu depuis le douzième jusqu’au XVIe siècle inclusivement, et il a donné le texte des sentences prononcées, avec le compte des frais de la procédure et de l’exécution. En voici quelques exemples :

En 1268, un porc est brûlé à Paris par arrêt des officiers de justice du monastère de Sainte-Geneviève, pour avoir tué un enfant. En 1368, une truie est condamnée, par le juge de Falaise, à être mutilée à la jambe et à la tête, puis pendue, pour avoir déchiré au bras et au visage, puis tué un enfant. C’est, on le voit, la peine du talion. La truie fut exécutée en habit d’hommesur la place de la ville. L’exécution coûta dix sols six derniers, plus un gant neuf donné à l’exécuteur.

En 1474, un coq est condamné au bûcher par le magistrat de Baie en Suisse, pour avoir pondu un œuf. L’œuf fut brûlé aussi.

En 1499, c’est un taureau, coupable du meurtre d’un enfant de quatorze à quinze ans, qui est condamné au gibet par le bailliage de l’abbaye de Beaupré, de l’ordre de Cîteaux, près Beauvais. Dans la même année, un jugement rendu par le bailli de l’abbaye de Josaphat, près de Chartres, condamne aussi à la potence un porc âgé de trois mois, qui a mis à mort un enfant de dix-huit.

Au contraire des procès criminels, les procès civils contre les animaux témoignent d’une douceur de mœurs singulière, d’un sentiment profond d’équité et de mansuétude à l’égard de toutes les « créatures de Dieu. » On parle aux bêtes avec la conviction qu’elles entendront raison ; au lieu de les détruire brutalement, et avant même d’instrumenter contre elles, on leur offre des arrangements amiables ; et lorsqu’on les condamne, ce n’est pas sans compensation, car, on le reconnaît : « Il faut que tout le monde vive. »

L’histoire judiciaire nous a conservé le compte rendu exact et détaillé de plusieurs de ces procès, dirigés contre des charançons, des hannetons, des cantharides, des mulots, des taupes. Toutes les formalités y sont scrupuleusement observées ; les défendeurs avaient leur avocat, comme les demandeurs, et de Thou assure que Barthélemy Charrancé, jurisconsulte des XVe et XVIe siècles, dut le commencement de sa fortune à un procès où il avait éloquemment plaidé pour des rats.

Les arrêts portaient, en général, que les délinquants seraient sommés de vider les lieux envahis et dévastés par eux, et qu’en cas de refus ils seraient excommuniés, ce qui signifie sans doute mis hors la loi et voués, par conséquent, à l’extermination. Avant donc d’en venir contre les « insectes des champs » à cette dure extrémité, on leur adressait une mise en demeure, une admonestation ainsi conçue :

« Tu es une créature de Dieu ; je te respecte. La terre t’a été donnée comme à moi ; je dois vouloir que tu vives. Cependant tu me nuis, tu empiètes sur mon héritage, tu détruis ma vigne, tu dévores ma moisson, tu me prives du fruit de mes travaux. Peut-être ai-je mérité ce qui m’arrive, car je ne suis qu’un malheureux pécheur. Quoi qu’il en soit, le droit du fort est un droit inique. Je te montrerai tes torts, j’implorerai la divine miséricorde ; je t’indiquerai un lieu où tu puisses subsister ; il faudra bien alors que tu t’en ailles ; et si tu persistes, je te maudirai. »

Convenons que cette naïveté touche au sublime, et que jamais le respect de la justice universelle ne fut poussé plus loin ni exprimé dans un langage plus noble et plus touchant. Et ce qu’il y a de curieux, c’est que les insectes, les rats ou autres bestioles malfaisantes, tenant parfois à disparaître peu de temps après que la sentence leur avait été signifiée, on ne manquait pas d’attribuer ce fait purement fortuit à leur respect pour la magistrature. Malleolus, Chassanée, Charier, auteurs qui peuvent passer pour sérieux, affirment gravement qu’en mainte occasion les arrêts de la justice contre les « insectes des champs » eurent une pleine efficacité.

Publié dans:ANIMAUX |on 1 septembre, 2013 |Pas de commentaires »

Animaux et sacrifice

Animaux de maintien et de sacrifice des animaux dans l’Antiquité étaient des pratiques courantes. Comment les animaux ont été traités peut souvent être vu archéologique.

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Selon la plupart des normes modernes, les animaux domestiques tels que les chats et les chiens sont perçus comme des animaux de compagnie. On peut supposer que certaines personnes dans le passé ont acquis une affection semblable à des ménages ou des animaux de travail. Un animal de compagnie est généralement évaluée comme étant en mesure d’apporter son propriétaire un sentiment de loyauté, de confort, de sécurité et d’amitié. plus d’être compagnons strictement, animaux de compagnie peuvent en outre une fonction de ménage tels que les chiens assurer la sécurité de la famille et du ménage et chats attraper et tuer les petits, destructeur ravageurs. Les animaux de compagnie ne doivent pas toujours être colocataires et les chiens doux et câlin et les chats ne sont pas les seuls animaux valorisés en tant qu’animaux domestiques. Dans certaines sociétés agricoles médiévale et post-médiévale, bovins et ovins ont été considérés comme des animaux de compagnie dans la vie, mais au moment de leur mort, ils ont rapidement été convertis de pet-statut de produit alimentaire (Harris 1986 177-178). preuves historiques entourant la tenue des animaux montre clairement que les animaux étaient prisés non seulement pour leurs tâches ménagères, mais certains, pour des raisons plus pratiques non.Certains animaux de compagnie sont venus à symboliser le statut d’une personne ou d’une famille. petits chiens étaient à la mode au début du XVIIe siècle, comme ils le sont aujourd’hui. Les petits chiens sont un signe certain de richesse et de statut comme en témoigne l’inutilité même du chien. Lapdogs généralement pas attraper et tuer les parasites domestiques, ne pouvaient pas obtenir la maison de son propriétaire ou de protéger sa famille contre les intrus. En plus d’être un peu plus d’une alarme vocale, bichons n’ont pratiquement pas d’autre but pratique. In (1983) Le travail de Thomas, il est indiqué que: «Les Stewarts en particulier, ont été tellement obsédés par eux qui, en 1617 James J’ai été accusé d’ aimer ses chiens plus que ses sujets. « Autres pas-si-câlin animaux étaient souvent gardés comme animaux de compagnie non pratiques ou des symboles de la richesse. Les oiseaux exotiques et des singes parmi d’autres créatures insolites au sein de la société sont également des indices sur les statuts de leurs propriétaires. Sur le plan archéologique, les routes commerciales et les preuves de l’os donnent des indices sur les animaux importés et exportés par une communauté. Tortues d’Afrique du Nord ont été négociés dès le XVIIe siècle (Thomas 2005 101) et l’acquisition ou la collecte des animaux étranges, inhabituelles ou non-local signifie le statut élevé d’un individu (Thomas 2005 101). [... ]

 Lire l’article complet sur: heritagedaily.com

Publié dans:ANIMAUX |on 28 août, 2013 |Pas de commentaires »

Que nous apprennent les animaux sur l’homme ?

Que nous apprennent les animaux sur l'homme ? dans ANIMAUX animee1

Rien de direct. L’histoire animale n’est pas l’histoire humaine. Contrairement à une idée reçue, les hommes ne se comportent jamais comme des animaux. Notre culture est trop riche pour cela. Aucun homme violent et violeur ne pourra jamais être comparé à un singe en rut. Pourquoi ? Parce que, même chez l’homme le plus brutal, la sexualité est encore entièrement relayée par le langage qui fait qu’entre son corps et le corps de l’autre s’interposent des mots, des fantasmes. D’autre part le langage articulé ouvre une capacité étrangère à l’animal : celle de changer nos structures sociales. Les animaux ont une culture qu’ils peuvent même transmettre, mais « aucune culture primate ne pourra jamais fomenter une nuit du 4 août 1789 », comme s’amuse à dire Maurice Godelier, anthropologue opposé à la naturalisation de l’esprit.

La différence entre l’animal et l’homme n’est-elle pas surtout que nous savons que nous allons mourir ?

J’aime cette phrase du poète juif autrichien Erich Fried : « Un chien qui meurt et qui sait qu’il meurt comme un chien, et qui peut dire qu’il sait qu’il meurt comme un chien est un homme. » Nous appartenons à la nature, mais nous nous en émancipons et savons la regarder du dehors. Certains animaux s’en détachent aussi… mais dans des proportions infiniment moindres, de façon qualitativement différente. Il faut être continuiste, mais il faut aussi réserver son moment et sa place à l’émergence.

Le philosophe Patrick Tort rappelle que Darwin avait défini l’homme par cette caractéristique étrange: la sélection naturelle l’a favorisé parce qu’il a su intelligemment lui résister, en secourant ses congénères les plus faibles.

Oui, c’est ce qu’il appelle l’« effet réversif ». Je trouve cette idée passionnante. Mais insuffisante. Je ne peux pas ancrer le sens moral dans une simple empathie naturelle. Il manque l’essentiel, à savoir que, dans l’homme, il y a du tragique. Pas seulement parce qu’il sait qu’il lui faut mourir. Le tragique, dit le philosophe Lyotard, c’est que « nous sommes nés à notre insu » : quand s’éveille notre conscience d’être vivant, tout est joué, il est trop tard. Or, ce tragique, il faut à tout prix et paradoxalement le protéger : sans lui, nous cesserions d’être humain – c’est pourquoi la psychanalyse m’intéresse…

Vous faites souvent le parallèle entre la Shoah et les élevages industriels, qui seraient des sortes de camp d’extermination pour animaux.

Découvrir à 18 ans que ma mère était juive (elle-même n’en parlait jamais, et le jour où elle a décidé de le faire, elle est morte) et que cinq personne de ma famille proche avaient été assassinés à Auschwitz fut un choc qui a marqué ma vie, y compris ma réflexion sur les animaux. J’ai eu très vite l’intuition d’un lien entre la « Solution finale » des nazis et l’industrialisation de l’élevage et de l’abattage. J’en ai parlé la première fois en 1998, dans «Le Silence des bêtes » (Fayard). Les anti-animalistes comme Luc Ferry vous diront que les nazis avaient édicté des lois de protection des animaux – c’est faux – et que celui qui aime les bêtes n’aime pas les hommes – ce qui est loin d’être toujours vrai. Pensez à Albert Schweitzer. Le vrai drame se joue ailleurs : c’est la « rupture du contrat domestique », comme l’appelle la philosophe Catherine Larrère. Avec son mari, Raphaël Larrère, directeur de recherche à l’INRA, elle a écrit des pages fondamentales, qui montrent que nos ancêtres, même les plus récents, avaient passé un contrat avec les animaux qu’ils domestiquaient. Un échange de services et de signes, une familiarité que ceux qui ont grandi dans une ferme artisanale ont pu connaître : une forme d’humanisation des animaux et d’animalisation des humains, avec des liens affectifs très forts. 
Ce contrat a été rompu avec une violence inouïe au XX° siècle. Le prix Nobel de médecine Alfred Kastler s’en indignait déjà il y a 30 ans, dans «Le Grand massacre » (Fayard, 1981). Toute la monstruosité de la vision cartésienne faisant de l’animal une machine s’est trouvée soudain incarnée dans des industries d’une cruauté inimaginable. Jamais aucune société humaine n’avait ainsi traité des êtres vivants. Avez-vous lu « Faut-il manger les animaux ? » (L’Olivier, 2011) ? Pendant deux ans, Jonathan Safran Foer a enquêté sur les filières de la viande industrielle. C’est terrifiant. Et de surcroît, on nous fait manger des choses « fabriquées » de manière inquiétante.

Que faire ? Devenir végétarien ?

Il est urgent que nous passions un nouveau contrat avec l’animal domestique. Non pas revenir en arrière, mais repensernos rapports aux bêtes et de tout faire pour démanteler ces industries qui font honte. Cela n’est certes pas évident, puisque c’est tout un pan de l’alimentation planétaire qui est concerné. A défaut de devenir végétarien – ce qui serait l’idéal –, apprendre à manger beaucoup moins de viande serait déjà un progrès.

Moins de viande, mais meilleure, car provenant d’animaux ayant vécu plus naturellement ?

Les médecins s’accordent à dire que l’abus de viande est catastrophique pour la santé. Il l’est aussi pour l’environnement, la filière carnée accélérant la déforestation, la transformation des cultures en herbages et la production de gaz à effet de serre. Que la viande redevienne un luxe permettrait aussi à certains pays de relancer les cultures vivrières qu’ils ont abandonnées au profit du soja ou du maïs destinés aux bovins.

Source http://www.cles.com/

Publié dans:ANIMAUX, HUMANITE |on 16 juillet, 2013 |Pas de commentaires »

Notre rapport aux animaux reste à découvrir

Notre rapport aux animaux reste à découvrir dans ANIMAUX images-1

L’humanité du XXI° siècle doit passer un nouveau contrat avec l’animal domestique et réduire sa consommation de viande : tel est le credo de la philosophe spécialiste des questions éthiques concernant le traitement des bêtes. Elisabeth de Fontenay est une philosophe qui a toujours évolué en équilibre instable sur des lignes de crête. Entre l’animalisme et l’humanisme. Entre une culture chrétienne et des racines juives. Entre un goût pour la métaphysique et un profond scepticisme. Entre une éducation d’aristocrate et des convictions marxistes. Résultat : on peut l’attaquer de partout. Les humanistes s’indignent de l’entendre affirmer que l’animal est un « sujet » que la loi doit considérer comme tel. Les animalistes s’offusquent de la voir refuser que l’on fasse de l’humain un animal particulier. Aux chrétiens déplaît qu’elle fasse de leur religion une invention de Saint Paul, et aux juifs qu’elle aime se dire païenne. Mais elle sait tenir son cap, malgré les turbulences de ce qu’elle appelle « ma vie un peu tordue ». Une vie marquée par la découverte, à 18 ans, de la judéité de sa mère et de la disparition de ses cousins dans la Shoah. A 76 ans, maître de conférence à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, essayiste à succès et chroniqueuse à France Inter, elle est devenue incontournable.

CLES : Vos réflexions sur nos rapports avec les animaux s’appuient-elles sur des expériences personnelles ?

 Elisabeth de Fontenay : Avez-vous vu comment s’est comporté Pat, le chien très gentil qui a posé pour la photo avec moi ? J’ai un bon rapport immédiat avec les animaux, surtout avec les chiens et les chevaux. Je suis moins sensible aux chats, ce qui blesse mes amis intellectuels qui les adorent. Cette cynophilie remonte à mon enfance. Mon père était chasseur et paradoxalement, ce sont les joies de la chasse, qui m’ont initiée à la vie animale. Je parle des vrais chasseurs qui aiment les bêtes, pas des viandards qui massacrent des sangliers ou des faisans d’élevage, lâchés sous leurs yeux.

Vous avez la nostalgie des chasseurs écologiques ?

Oh, je ne considère pas du tout la question animale comme écologique ! Les écologistes ne cessent de prouver du reste que les animaux ne les intéressent pas. Je crois que c’est une question plutôt psychologique et même philosophique. Les éthologues montrent de plus en plus, et certains philosophes phénoménologues ont repris cette affirmation à leur compte, que l’animal est une subjectivité, une spontanéité. Ça n’est pas juste un être qui réagit à des excitations. L’animal vertébré, et surtout le mammifère, est capable d’interpréter le sens des situations qu’il rencontre et, jusqu’à un certain point, de diversifier ses réactions. Il y a chez l’animal, comme l’affirment au début du XX° siècle le philosophe Edmund Husserl, père de la phénoménologie, et plus tard ses disciple Merleau-Ponty et Hans Jonas, quelque chose de l’ordre de la conscience, qui fait que nous pouvons parler d’une « culture animale ».

On parle des origines animales de la culture humaine…

C’est en revanche une thèse sur laquelle je suis beaucoup plus réservée. Certes, à partir du moment où l’on parle de culture animale, comme le font les auteurs dont je viens de parler, on ne peut plus se contenter de dire : « Les bêtes font partie de la nature ». Mais quant à la culture humaine, liée au langage articulé et qui se transmet de façon lamarckienne par transmission des caractères acquis, c’est une autre affaire qu’on ne doit pas traiter, sous prétexte de darwinisme, de façon réductionniste. Il reste que l’animal n’est pas un arbre. C’est un sujet. Creuser ce thème du « propre de l’homme » m’a fait relire et déconstruire toute l’histoire de la philosophie, des présocratiques à Derrida. Ma position est nuancée. D’un côté, seul l’homme peut faire des projets utopiques et préparer l’avenir. Mais de l’autre, j’ai été frappée de constater à quel point l’humanisme, chrétien puis laïc, reposait entièrement sur l’idée que l’homme était un être supérieur à l’animal, ayant sur lui tous les droits – l’animal n’en ayant aucun, alors que tous les travaux de génétique, de paléoanthropologie et de zoologie montrent qu’on ne peut plus opposer la nature à la culture, l’inné et l’acquis, l’homme et l’animal, comme on le faisait dans une vision du monde anthropocentrée. Retour de bâton : des primatologues et des animalistes réclament l’extension des droitsde l’homme, au moins aux primates.

Pour les tenants de l’« écologie profonde » et des différents fronts de libération des animaux, l’aveuglement humain viendrait du judéo-christianisme et de la Genèse, où Dieu offre la nature au bon vouloir d’Adam et Eve.

Dieu leur fait avant tout le don du langage ! Ce qui leur permet de nommer chaque animal. Cette faculté de nomination est ambiguë : elle incite tout autant à la domination brutale qu’à la poésie ! Beaucoup d’animalistes s’en prennent à la Bible par simple manque de culture et usent à outrance du concept de « judéo-christianisme » qui constitue un amalgame inopérant. Pour prendre un exemple, selon la tradition juive, les humains ont d’abord été végétariens. Ce n’est qu’à partir du Déluge, de Noé et des Lois noachides, que Yahvé les autorise à manger le corps des animaux. Mais en les vidant de leur sang préalablement, car le sang, c’est l’âme.

Le christianisme ouvre une autre voie. Dieu s’étant offert lui-même en sacrifice, dans la personne de Jésus considéré comme « l’agneau divin », l’animal devient pure métaphore et les vrais animaux perdent tout statut, alors qu’ils en avaient un très fort dans le judaïsme – tout comme dans la civilisation grecque. On trouve encore dans le christianisme des bribes d’attention pour l’animal avec St François d’Assise et une riche allégorisation des animaux. Mais globalement, c’est là une tradition qui prépare à un humanisme anti-animaliste, culminant avec Descartes, pour qui les bêtes ne sont que des machines dépourvues d’âme.

Lire la suite ici ….. 

 

 

Publié dans:ANIMAUX |on 14 juillet, 2013 |Pas de commentaires »

Le symbolisme des animaux

Barbara Hannah – Postface
d’Élisabeth de Fontenay

Le symbolisme des animaux dans ANIMAUX animauxCet ouvrage prend sa source dans plusieurs séries de cours sur le symbolisme des animaux, données par Barbara Hannah à l’Institut C.G. Jung de Zurich, entre 1950 et 1960. 

David Eldred, éditeur en langue anglaise, donne le ton : « Assister aux cours de Barbara Hannah relevait du pur plaisir. Il suffisait de bien s’installer, de goûter à la présentation et au développement du sujet et de se laisser stimuler par sa chaleur, son sens dramatique et son humour, son ironie. On n’avait aucune peine à suivre ses cours du début à la fin, et l’on n’avait pas besoin de laisser vagabonder son esprit.

Elle connaissait parfaitement bien son sujet, ajoutait spontanément des réflexions et des anecdotes, et improvisait librement. Elle n’était pas du genre à être impressionnée par la prolixité et l’érudition et avait le don de rendre la psychologie analytique vivante, pour les savants comme pour les nouveaux venus qui abordaient la pensée junguienne. »

Monique et Michel Bacchetta précisent dans l’avant-propos : « C.G. Jung lui-même s’est très souvent penché sur le symbolisme des animaux, et Barbara Hannah s’appuie également sur les écrits de Jung et des alchimistes pour tenter d’éclairer, à l’aide de la chatte ou du cheval, du taureau ou du lion, des mouvements d’humeur ou des états d’esprit mystérieux, des passions comme des paresses, des aspirations créatrices ou des profondes détresses. Ce que nous vivons, qui nous habite, plonge des racines dans les profondeurs de l’inconscient. Grâce à la présence d’animaux secourables ou redoutables, le dynamisme qui est à l’œuvre en nous trouve à s’exprimer, il s’apprivoise, son langage se déchiffre, et un dialogue s’instaure, comme si un lien de plus en plus étroit parvenait à se forger entre le conscient et l’inconscient, comme si une complicité se créait, une connivence. »

Quelques extraits
Page 34 : « Je ne crois pas que ce soit aller trop loin que de dire que la véritable raison d’être si attentifs aux animaux de nos rêves et de nos imaginations actives est qu’ils représentent des formes de vie restées en contact avec une forme de savoir absolu. Les «animaux» dans nos rêves et nos imaginations actives sont ceux-là mêmes qui peuvent nous conduire à cette source de vie naturelle. »

Page 95 : « La question de savoir si l’inconscient nous accepte est donc une vraie question. Il n’y a rien que nous puissions faire dans le processus d’individuation, ou dans le problème de la fonction inférieure, à moins que l’inconscient ne soit d’accord. S’il le ne veut pas, il ne nous enverra ni rêves ni aide instinctive. » 

Page 171/172 : « Sauf si l’on a affaire à des situations très rationnelles et sophistiquées, nous ne pouvons pas faire grand-chose sans l’aide de nos instincts, et l’un des symptômes les plus menaçants aujourd’hui est l’énorme fossé qui s’est creusé entre eux et nous. Nous pourrions aller jusqu’à dire sans exagérer que la condition sine qua non de la survie de notre civilisation est de renforcer consciemment nos liens avec nos instincts et notre nature intérieure. »

Page 238 : « Jung a fait remarquer un jour dans un séminaire que, dans toute analyse profonde, l’heure vient, si brève soit-elle, où l’importance du moi ne compte tout simplement plus et s’efface devant une expérience fondée sur l’éternel. Si vous pouvez en faire l’expérience, vous vous sentez alors mieux enraciné et plus sûr de vous ; si vous faites vraiment l’expérience de l’éternel un bref instant, alors ce qui arrive à votre moi extérieur, transitoire et changeant, perd toute son importance. »

Page 344 : « J’ai souvent cité Emma Jung qui m’a dit quelque chose qui s’est avéré d’une grande aide pour moi, au bout d’un an ou deux passés ici. Elle croyait beaucoup dans les émotions négatives et pensait que l’on pouvait en tirer un grand profit si l’on trouvait le moyen de les laisser s’exprimer elles-mêmes au lieu de se soumettre à elles ou de les combattre. La lutte que chaque femme engage contre l’animus quand celui-ci tente de se rendre maître de ses émotions serait un exemple du forgeron travaillant le feu du lion sur l’enclume. Cette idée dont je lui suis redevable a été l’une des plus utiles au cours de mon analyse. »

Page 355 : « Si nous ne pouvons pas accepter l’émotion et l’instinct, nous ne pouvons pas nous ouvrir à la transformation. C’est la raison pour laquelle les intellectuels purs sont parfois si infantiles. Nous devons nous réconcilier avec le lion – l’instinct – car, après tout, nul ne peut franchir les grandes étapes de la vie, comme le mariage, la mort, ou un examen particulièrement difficile, sans l’aide de son instinct et de son émotivité — sauf peut-être un examen. Quoique ! »

Éditions La Fontaine de Pierre – 490 pages – 15 cm x 22 cm
Traduit de l’anglais par Françoise de Coudenhove
avec la participation de Monique Bacchetta

Publié dans:ANIMAUX, HUMANITE, REVES |on 11 juillet, 2013 |Pas de commentaires »

Communication animale


« Margot whispering with animals » lien http://www.communication-animale-alsace.net

« Communication intuitive, »
« La Communication télépathique » 
avec les animaux,
« Animal communication »

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       La communication animale est un moyen d’aider « les humains » et« les animaux »  à mieux se comprendre, à établir ou à rétablir la relation entre eux, l’harmoniser et même créer une sorte de coopération. Nous apprenons à prendre conscience de ce qui est la manière la plus complète et la profonde de faire la part des choses. Les animaux communiquent entre eux par télépathie quelle que soit leur espèce. Nous avons également la capacité de le faire, il faut simplement le travailler. En nous connectant à l’animal, nous devenons observateurs pour mieux l’accueillir.
La communication peut se faire par la réception d’images, des sensations, des sons, des odeurs, des couleurs et de mots que nous nous efforçons de vous retransmettre tels que nous les avons reçus sans passer par nos propres filtres, croyances ou convictions. 

Vous allez enfin savoir ce que votre animal ressent et comment il vit les évènements de sa vie et/ou de la votre. Les animaux ne perçoivent pas les choses comme nous et n’ont pas les mêmes besoins que nous. Ce qui paraît être important pour nous, ne l’est pas du tout pour eux et vice versa. « Le communicateur » est un peu « le pont » entre votre animal qui a besoin de comprendre et vous qui avez besoin de savoir. Pour quelles raisons ses peurs, ses souffrances, où sont ses motivations, et que puis-je faire pour que ça change? Il faut parler à nos animaux. La plus part du temps l’animal stress parce qu’on lui impose une situation sans lui expliquer au paravent ce qui va se passer. La mauvaise interprétation des situations provoque des stress inutiles. Si vous saviez à quel point les animaux peuvent changer leur regard sur nous, leur humain, après avoir eu une communication avec eux. Et  l’immense joie qu’ils éprouvent d’avoir enfin pu s’exprimer, s’expliquer et VOUS aider ! 

Si vous partez en voyage, vous avez peut être envie de rassurer votre animal pendant votre absence. Lui demander si la personne qui s’occupe de lui le traite bien… Nous pouvons rentrer en communication avec lui à différents moments pendant votre absence de la maison pour lui rappeler que vous serez de retour dans peu de temps. Cela pourrait lui éviter beaucoup de tristesse, de peurs et d’angoisses. 

           Les animaux sont des êtres étonnants. Ils vivent, rient, jouent, pensent, sentent, pleurent, se désolent et s’inquiètent, mais avant tout ce sont des êtres d’amour. 
Changeons-nous, nous les humains prédateurs, pour eux, en compagnon de route pour les animaux. A partir du moment où nous leur ouvrons les portes de notre coeur notre vie se transforme.
La télépathie fonctionne en dehors du temps et de la distance. Je travaille en général à partir d’une photo, car nous n’avons pas besoin de la présence directe de l’animal pour se connecter à lui . 
           La communication peut également se faire auprès des animaux décédés . Pour un animal proche d’une fin de vie, c’est un véritable accompagnement tant pour l’humain que pour l’animal. 
De pouvoir échanger une dernière fois l’un avec l’autre avant ce grand départ aide l’animal à partir plus sereinement et apporte une paix certaine à son humain. 

Publié dans:ANIMAUX, VIDEOS à voir |on 2 juillet, 2013 |1 Commentaire »

L’âme animale

 

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L'âme animale dans ANIMAUX zibeline1Il est communément admis que les animaux « n’ont pas d’Âme », et donc ne se réincarnent pas. 
Cela ne choque personne. 

Dans son incommensurable orgueil (et surtout son BESOIN absolu de se rassurer et de se convaincre qu’il est le « Maître » du monde), l’Homme veut se convaincre qu’il est la seule émanation du Dieu primordial. 
Et que seul, donc, il possède une âme, âme qui, évidemment, va se réincarner. C’est tellement plus rassurant !…. 

La Vie de chaque animal, du plus infiniment petit au plus grand, son existence énergétique et physique, et son intelligence (qui est souvent beaucoup plus développée et évoluée que ce que l’homme dans sa supériorité ne veut bien admettre) serait donc bien créée par cette « Étincelle de Vie », puisque le principe de réincarnation leur semble refusé.. 
Il est également absolument évident que les animaux sont constitués exactement comme l’homme, d’un corps physique et de plusieurs « plans » de corps énergétiques (plus ou moins développés). 

Il est évident aussi, que comme pour l’homme, à la mort de l’animal, « il reste quelque chose ». Une partie des corps énergétiques ne disparaît pas, et cette partie devient « une entité » à part entière. Entité qui, selon la conception humaine, n’est donc pas une Âme. 

Ces entités peuvent également « vampiriser » l’énergie des humains, elles font partie de ce que j’appelle les « entités parasites ». On en retrouve parfois des centaines sur la même personne… 

Je vous laisse méditer sur la « qualité » de l’énergie apportée par les milliers « d’entités » qui ont été des poulets martyrisés en batteries et assassinés sauvagement dans les abattoirs… 

Tout cela laisse songeur. 

S’il est bien évident que les milliards d’animaux (insectes compris) ne peuvent provenir d’une éventuelle réincarnation, il n’y a aucune raison pour qu’il n’en soit pas de même pour l’être humain, qui n’est après tout, ne vous en déplaise, que le plus évolué (dans certains cas) des mammifères. 

Source : http://www.ateliersante.ch/entites4_theories.htm

Publié dans:ANIMAUX |on 20 mai, 2013 |Pas de commentaires »
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