Archive pour mars, 2016

LA PUISSANCE DU DON POUR NOTRE EVOLUTION

Vous deviendrez tout ce que vous désirez devenir et vous connaîtrez tout ce que vous désirez connaître lorsque vous saurez partager votre être sans la crainte ni l’attente d’un résultat particulier. Quand vous vous exprimez purement à partir du centre de votre être sans subir aucune influence extérieure et sans rechercher aucune gratification, vous devenez un être accompli dans son flux créateur. Dans cet état, vous donnez naturellement à la création et toutes vos actions sont des dons. Les actes de partage que vous accomplissez sont alors acceptés comme des dons de lumière et ils s’ajoutent au processus évolutionnaire qui a lieu partout autour de vous. Vous donner ainsi, c’est l’ultime liberté que vous recherchez tous.

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Vous désirez tous vous affranchir de ce que vous pensez devoir faire pour survivre. L’abandon de cet état d’esprit libérera votre âme. La seule façon de vous libérer de cette prison qu’est la mentalité de survie, c’est d’exprimer votre essence véritable à chaque instant, dans chaque pensée et dans chaque action. C’est possible en effectuant ce choix intentionnellement et en faisant confiance à la validité de la source de votre existence.

Vous n’êtes pas venus en cette vie pour simplement y survivre. Vous êtes venus exprimer votre source créatrice et en partager l’énergie pour l’évolution de l’Un. La conscience désire s’accroître afin que toute la réalité s’accroisse. C’est pourquoi le partage pour un motif extérieur n’ajoute rien à la création. Seul le partage pour un motivé par le cœur est un vrai partage. Quelqu’un qui paraît toujours faire le bien ne le fait peut-être pas davantage que quelqu’un qui ne fait rien. Ce qui importe, c’est d’exprimer le don unique que l’on possède et d’être fidèle à soi-même sans céder à aucune influence extérieure. La personne qui résiste au mendiant et qui l’aide ainsi à affronter ses peurs fait peut-être davantage pour cet individu que celle qui lui donne un dollar. Mais peut-être pas non plus. C’est peut-être la personne qui danse dans la rue qui donne le plus au mendiant sans même s’en rendre compte. Pourquoi? Parce que ce danseur exprime sans doute son âme et qu’il partage ainsi en toute liberté l’énergie de la création avec toutes les personnes qu’il croise.

Comment savoir si vous êtes fidèles à votre âme? Cette question est de la plus haute importance et vous devriez vous la poser souvent. Efforcez-vous d’en trouver la réponse dans toutes vos actions. Pourquoi faites-vous ce que vous faites en ce moment même? Pourquoi lisez-vous ces lignes? Pourquoi avez-vous fait ce que vous avez fait aujourd’hui? Avez-vous agi par peur ou par manque de quelque chose? Peut-être aussi que vous n’avez rien fait, par peur de quelque chose ou par incrédulité? Pourquoi êtes-vous la personne que vous êtes aujourd’hui? Pensez-vous que vous êtes ce que vous êtes censés être dans cette vie-ci? Avez-vous l’impression que vous êtes censés être quelque chose en particulier ou agir d’une façon spécifique? Pour trouver la réponse à ces questions, vous devez transcender toute fausse idée de vous-mêmes et toute perception erronée du monde.

Tous les outils que nous vous procurons ainsi que les idées que nous soumettons à votre réflexion ont pour but d’ébranler vos fausses convictions et d’élargir votre perception afin que vous découvriez que vous êtes beaucoup plus que ce que vous laissent croire vos cinq sens. Votre esprit, qui est connecté à tout, est déjà une forme d’énergie libre. Il est toutefois piégé dans des limites imposées par lui-même et conçues pour vous permettre de sortir du cocon afin d’être les papillons que vous êtes réellement.

Si vous pouviez oublier pendant un instant ce que vous pensez être et si vous arrêtiez de vous comparer à ce que vous pensez que sont les autres, vous donneriez à votre âme une chance de se libérer de la prison de votre ego analytique. Vous avez tous déjà entrevu la lumière lorsque vous êtes sortis de votre ego et que vous avez permis à votre âme de briller. En de tels moments, vous perdez complètement de vue votre fausse image et vous pouvez relâcher votre emprise sur le temps et sur l’espace pour vous lier à votre âme créatrice. Abandonner l’égotisme et exprimer votre lumière, voilà le véritable partage.

Vous avez tous des dons que vous cachez parce qu’ils vous semblent insignifiants ou qu’ils ne peuvent pas vous rapporter d’argent. Souvent, ces dons, quelle que soit leur ampleur ou leur petitesse, sont les ailes angéliques qui peuvent vous faire survoler vos peurs et envelopper l’univers. Plusieurs parmi vous n’exercent pas leurs talents parce qu’ils les croient inférieurs à ceux des autres. Ces comparaisons vous empêchent de les partager. Si vous osez exprimer votre essence sans crainte, vous pouvez affronter les secteurs de votre existence qui vous empêchent de donner le meilleur de vous-mêmes. Quand vous cessez d’essayer, vous ne vous procurez jamais l’occasion de traverser les voiles de l’ego. Plusieurs craignent d’être ce que leur cœur et leur âme désirent vraiment, et, par conséquent, ils empêchent leur lumière de briller. C’est une bien triste situation pour le monde.

Si vous avez travaillé à l’élimination des voiles de votre ego, vous entrevoyez déjà votre diamant intérieur. Faites un effort quotidien pour vous rappeler que vous n’avez plus besoin de votre ego et pour faire briller votre lumière. Il vous faut exercer une focalisation consciente pour être l’esprit radieux que vous êtes réellement et pour le partager audacieusement avec le monde, quoi que pensent les autres de votre mode d’expression particulier. Votre diamant intérieur est le seul de son genre. Si vous ne le laissez pas briller, il passera inaperçu et une partie de la création restera dans l’obscurité. Vous avez pour mission de découvrir votre joyau intérieur. Plusieurs parmi vous connaissent l’existence de leur joyau, mais ils ont tellement été programmés pour ne pas le regarder qu’ils en ignorent constamment l’existence et qu’ils pataugent plutôt dans de vieux schèmes de dissimulation qui les desservent.

Le simple fait d’imaginer au sein de votre être la présence d’une étoile éternellement lumineuse éveillera votre âme à sa vraie nature. Imaginez quotidiennement en vous cette étoile de lumière centrale autant de fois que vous le pourrez et voyez-là devenir de plus en plus brillante. Voyez cette lumière illuminer votre corps physique et votre aura, et rayonner sur toute la planète et dans l’univers. Imaginez votre lumière connectée à toute conscience. Voyez-la partager son essence. Soyez en paix avec cette étoile centrale et avec tout ce qu’elle atteint.

Comprenez que cette lumière est l’être qui fait l’expérience de l’existence physique afin de s’exprimer. Laissez-la guider votre cœur et votre esprit à travers vos manifestations. Soyez l’expression poétique de cette étoile centrale. Si vous laissiez votre âme lumineuse s’exprimer pleinement, que vous dirait-elle? Qu’est-ce que cette étoile centrale voudrait que vous soyez et donc que vous partagiez? Quelles frontières franchirait alors son rayonnement? Faites confiance à la voix de votre esprit et ne la laissez pas étouffer par les jugements de votre ego. Elle désire vivement se libérer de vos contraintes matérielles.

L’acceptation de la fantastique brillance de votre âme lui ouvre des portails lui permettant d’exprimer son essence et de la partager d’une façon correspondant à votre objectif et stimulant votre évolution personnelle et collective. La focalisation sur le cœur de votre être ainsi que l’écoute et la vision intérieures de sa voie vous guideront dans votre spiritualité. Si vous entraînez votre conscience à faire confiance à cette brillance intérieure, votre être se transformera et il éclairera l’univers. Chaque âme qui s’éveille ainsi devient une ampoule lumineuse supplémentaire qui dissout l’obscurité et élève la vibration de votre Terre. Voilà le don véritable. La décision d’allumer votre lumière doit être prise quotidiennement.

Chaque jour vécu dans votre sphère est un don que reçoit votre âme pour éclairer le monde. Êtes-vous fidèles aujourd’hui à cette étincelle intérieure? Avez-vous pris un instant pour écouter votre âme? Ou bien êtes-vous toujours en mode robot? Plus vous vous exercerez à percevoir votre luminosité centrale, plus vous reconnaîtrez qu’elle n’a pas de programme spécifique et qu’elle est complètement libre de toute obligation. Elle veut briller et laisser briller les autres! Elle ne porte aucun jugement sur elle-même ni sur son entourage. Votre âme sait uniquement exprimer le don pur et inconditionnel.

DONNER POUR ÉVOLUER  par Extraits de son livre « Les clés de l’évolution de l’âme », JILL MARA p. 300 Ariane Edition, 2010 sur le blog de Francesca http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:AME, LOI NATURELLE, POUVOIR |on 13 mars, 2016 |Pas de commentaires »

MÉDITER C’EST REGARDER POUR LA PREMIÈRE FOIS

 

 

Né à Montréal en 1948, Jean Bouchart d’Orval a été pendant de nombreuses années chercheur en physique et en génie nucléaire à l’Université de Montréal. Pendant tout ce temps, il se posait des questions plus fondamentales que celles auxquelles la science et même la pensée peuvent répondre. Cet intense questionnement l’a mené vers une approche méditative de la vie et une désimagination de la réalité. Devenu enseignant spirituel, il ne se réclame d’aucune école en particulier, mais sa pensée est modulée par l’intuition de la non-dualité. Il est possible de le rencontrer en Europe et au Québec.

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Vous avez déjà enseigné la méditation, mais il semble que depuis quelques années vous en parlez différemment. Qu’est-ce que méditer pour vous ? Quel genre de méditation recommandez-vous ?

Si vous pratiquez la méditation pour arriver quelque part, pour engranger des profits, pour devenir quelque chose, pour vous libérer ou pour devenir un être réalisé, alors que faites-vous de vraiment différent de la plupart des êtres humains qui calculent et s’inquiètent sans répit ? Par contre, si vous vous donnez à des instants libres de ce genre d’arrivisme et de petitesse – et de tels moment surgissent chaque jour, il suffit d’être attentif – alors vous sortez de l’habitude. L’acte que n’entrave aucun but est pure puissance. La méditation désencombrée de toute direction volontaire est pur éclat.

Comme vous le dites, à une certaine époque il m’est arrivé de dispenser des « cours de méditation ». Cette formulation malheureuse a peut-être laissé croire qu’il y a des instructions spéciales, quelque chose à faire, à apprendre, à mémoriser et à emporter chez soi pour le ressortir plus tard, quand on éprouve de la difficulté à faire face à sa vie. Non. Il n’y a pas de système, il n’y a pas de truc. Vous posez la question d’un « genre » de méditation. Or, tant que la méditation a un genre, cela demeure une activité mondaine. Il n’est donc pas question de méditation bouddhiste, de méditation zen, de méditation dynamique, de méditation soufie etc. Tout cela c’est de la poudre aux yeux, c’est du spectacle ; ne vous laissez pas impressionner par les images, par le décorum et les réputations que se sont laborieusement forgées les gurus à la mode, les gérants d’ashrams et les directeurs d’écoles de méditation, qu’ils soient occidentaux ou orientaux. Voyez, même les chrétiens tentent désespérément de récupérer ce mot populaire depuis quelques décennies : après deux mille ans de bavardage inutile et la condamnation de la méditation par le pape actuel, il y a maintenant une méditation chrétienne.

La question d’un « genre de méditation » est très liée à celle d’une autorité spirituelle et de toutes les bêtises qui viennent avec cela. J’ai personnellement été témoin du désolant spectacle d’êtres humains captifs d’un système de méditation et d’une idéologie de libération personnelle ; j’ai vu des gens à première vue très brillants être complètement subjugués par la pensée d’un malheureux « être réalisé » affligé du besoin compulsif d’être approuvé et admiré. Je les ai vus adhérer à une doctrine et suivre la ligne du « parti » avec le même aveuglement que les Jésuites ou les gardes rouges chinois du temps de Mao. Il faut avoir vu les romantiques adeptes de tels groupuscules sectaires s’agglutiner pendant des années dans des lieux exotiques pour se concentrer. Il faut avoir vu tous ces gens se retirer dans ces camps de concentration et même souvent se mettre des bouchons dans les oreilles pour « méditer », afin de ne pas entendre la rumeur du monde, qui n’est rien d’autre que la rumeur de Dieu. Je puis témoigner que vingt, trente ans plus tard, ces dormeurs posent toujours les mêmes questions et reçoivent toujours les mêmes réponses formulées de la même manière et avec les même mots. Derrière les barbelés psychologiques dressés par leur guru autour du camp, les croyants se sentent toujours aussi frileux devant la vie et ses grands espaces ouverts.

Je remercie les dieux de m’avoir mis en contact avec cette caricature, où le maître est incapable d’entendre la moindre critique ou suggestion d’une autre approche et où les disciples se sentent immédiatement menacés à la suggestion d’un autre système ou, suprême horreur, de l’absence de système. Ce fut pour moi une grande leçon : j’ai vu comment naissent les sectes – toutes les sectes, dont la plus grosse est l’Église catholique -, les systèmes, les encadrements et les structures. J’étais assis aux premières loges.

Mettre lourdement l’accent sur une quelconque technique et sur une idéologie pour se libérer, c’est une stratégie pour ne plus ressentir sa vie telle qu’elle est. Ce réflexe pathologique face à la peur et à la souffrance (qui n’est rien d’autre qu’avoir des problèmes avec la réalité) est, bien sûr, un ajournement. Cet ajournement peut être nécessaire, quand notre trajectoire passée dans l’espace-temps ne nous laisse pas le choix, mais ça n’en demeure pas moins un ajournement.

De grâce, soyez un peu sérieux ! Si vous avez la capacité d’entendre cela, alors vous n’en serez plus réduit à aller faire la queue pendant des heures pour recevoir l’accolade d’une figure exotique qui flatte les images romantiques populaires. Vous ne ressentirez plus le besoin de ce genre de pitreries. Vous serez libre de cette frilosité qu’est la religion sous quelque forme que ce soit. Les religions, les idéologies, les groupes hiérarchisés, avec leurs leaders, leur autorité, leurs dogmes, leurs promesses, leurs techniques et leurs programmes pour vous éviter de ressentir la misère de ce que vous avez échafaudé dans votre vie, sont des calamités dont vous pouvez très bien vous passer tout de suite, sans autre simagrée. Dans tous les groupes religieux, autour de toutes les autorités spirituelles, on retrouve invariablement les mêmes promesses de mieux-être pour plus tard. Vous devez accepter de penser et de vivre de telle manière, de pratiquer tel rituel ou telle méditation, de marmonner tel mantra, toutes choses qui vous insensibilisent et vous rendent stupide maintenant dans le but de vous libérer plus tard. Croyez-vous vraiment que toutes ces singeries peuvent vous être de quelque utilité pour voir clair et vous comprendre ? Je ne dis pas qu’il ne faut pas se sentir en résonance avec un courant spirituel quand une évidence se présente, mais s’identifier à un groupe, vouloir faire carrière dans le bouddhisme ou le christianisme, c’est un symptôme de peur ou d’ennui. Vous seriez mieux de ressentir votre peur ou l’ennui de votre vie et d’y voir clair, au lieu d’aller vous cacher et grelotter en groupe derrière une doctrine de libération future.

Quand vous pratiquez une technique, vous répétez toujours la même chose, vous essayez de revivre la même situation afin d’exorciser tout ce qui remet en question votre savoir sur le monde et sur vous-même. C’est complètement mécanique. Comment pouvez-vous espérer qu’un monceau de conditionnements vous mène un jour à la liberté ? C’est cela la grande illusion de ce genre de pratiques spirituelles, dont la principale utilité est de faire rouler les affaires de ceux qui veulent vous sauver à tout prix, de ceux qui veulent vous libérer sans que vous ayez à être présent dans votre vie, bref, tous ceux qui se veulent indispensables dans votre vie. On peut comprendre la pratique de techniques en vue d’acquérir une habileté professionnelle, pour apprendre la clarinette ou la boxe, mais pour vivre la liberté.

Qu’y a-t-il donc derrière cette névrose très ancrée qui consiste à s’en remettre à une technique, à un autre être humain, à une façon de penser ou à une nouvelle drogue ? La peur ! La peur de sentir qu’en fin de compte on n’est absolument rien, du moins rien de tout ce qu’on a pu imaginer, y compris les images infantiles qu’on se crée sur « Dieu » ou sur « le Soi ». Ce n’est pas un blâme à l’endroit de ceux qui croient qu’une technique ou un guru va les dispenser de se voir et de se comprendre : l’être humain en est réduit à de telles âneries parce qu’il n’a pas le choix, parce qu’il n’a pas la force et l’humilité d’être simple, direct et honnête avec lui-même. Ainsi, vous ne pouvez demander à un enfant de trois ans de comprendre ce qu’un adulte peut comprendre. Il n’y a rien à imposer à qui que ce soit. Il n’y a aucun jugement ici, simplement une constatation. Par contre, si vous avez l’humilité d’entendre cela sans peur, sans retourner dormir devant un « éveillé », dans un groupe ou derrière une idéologie, alors vous allez peut-être découvrir vous-même que tout est beaucoup plus simple et infiniment plus beau que ce que votre mémoire vous inflige.

La méditation n’a vraiment rien à voir avec une technique. Méditer c’est regarder pour la première fois, alors que pratiquer une technique consiste à répéter pour la nième fois. Se concentrer c’est se couper de la vie, c’est un manque de respect envers ce qui est là. Qu’est-ce donc que vous ne voulez pas voir dans votre vie au juste et pourquoi ? Il n’y a pas à se concentrer ; il n’y a qu’à écouter, regarder.

Méditer ce n’est ni fuir les objets ni aller à la pêche pour en attraper ; ce sont là les deux facettes d’un même manque de maturité. Tout ce qu’on attend, tout ce qu’on espère, tout ce qu’on peut comprendre, ce sont des objets, c’est-à-dire quelque chose qu’un observateur particulier découpe de toutes parts par rapport aux autres « objets » et par rapport à l’arrière-plan silencieux. Si vous allez à la chasse ou à la pêche au fond des bois, vous risquez de tuer un animal ou un poisson qui, comme vous, ne demande qu’à vivre. Ce n’est certes pas là une marque de grande sensibilité, mais quand vous partez chaque jour à la pêche intérieure pour attraper quelque chose de substantiel, vous faites preuve d’une insensibilité encore plus fondamentale : vous n’allez peut-être pas tuer un animal, mais vous allez tuer, ou du moins ensevelir, ce qui en vous est vivant. Au bout de quelques années, vous irez grossir les rangs des vieux croûtons qui errent à la surface de la soupe prétendument spirituelle de cette planète. Chercher à distinguer un objet, chercher à comprendre, chercher un état de conscience, vouloir transcender le monde, devenir un être réalisé, tout cela reflète un manque de clarté et c’est encore un compromis.

Mais alors le mot méditer a-t-il un sens pour vous?

La méditation c’est le respect total de ce qui est là, le respect de la vie telle qu’elle est. C’est le respect de ce que j’appelle ma vie, avec mon corps et mon psychisme tels qu’ils sont. C’est la non-violence parfaite. Cela veut dire que vous ne faites plus dans l’ailleurs ou dans le plus tard. Vous ne pensez plus à votre vie, vous la vivez clairement, directement.

Vous savez ce que veut dire vivre ? Cela veut dire être présent : sentir, ressentir, goûter, regarder, écouter. Ce n’est pas anesthésier cette sensibilité en vivant dans un monde abstrait tissé de notions engluées de mots. Quand vous voyez un arbre, un cerf, un homme, vous vous donnez vraiment à la vision et aussi à ce que vous sentez en vous, vous vous abandonnez au toucher intérieur. Vous n’êtes pas en train d’évaluer l’âge de l’arbre, si c’est un beau cerf ou un homme sympathique. Bien sûr, toutes ces notions peuvent vous venir – vous ne choisissez pas ! – mais vous ne mettez pas l’accent sur elles. Vous êtes beaucoup trop occupé à ressentir, à toucher, à goûter, pour avoir le temps de courir après des concepts ou des opinions. C’est un manque de temps. Généralement, quand on perçoit un objet, un visage ou une énergie, que fait-on immédiatement ? On se détourne de la réalité pour se tourner vers les images proposées par la mémoire. C’est cela vivre de manière abstraite, complexe, virtuelle. La vie est très simple, sauf quand on la regarde à travers le brouillard de la mémoire.

Observez bien ! Notez ce que vous échafaudez par-dessus la perception du moindre objet physique ou mental. Voyez ce que vous construisez encore qui étouffe et ensevelit le regard. Au moment même où vous plongez la main nue dans la neige, il n’y a rien à penser, à juger, à analyser ni à classifier. Au moment même où vous ressentez la tristesse, la colère ou la peur, il n’y a pas davantage à penser ou à « comprendre ». À un moment donné, il vous apparaît étrange de rechercher autre chose que ce qui est là, autre chose que ce qui est offert par la vie. Vraiment, cela paraît très étrange.

Voyez les enfants – tant ceux des êtres humains que ceux des animaux -, voyez comme ils ne sont que regard, écoute, sensibilité, attention. C’est universel, c’est inné ; voilà notre vraie nature. N’y a-t-il pas là un signe très clair ? C’est avec l’accumulation des impressions mentales laissées par les innombrables expériences passées que nous nous mettons à vivre dans l’habitude. Avec le temps nous en venons à accepter l’idée que ce n’est pas la première fois, la seule fois, que nous ouvrons les yeux sur le monde. La notion d’objet va alors de soi et il ne nous vient plus de douter de la réalité de nos images. Notre cerveau, très tôt dans notre vie, a échafaudé une image du « monde » à partir des impressions des cinq sens. Nous sommes dès lors convaincus de la solidité des choses « là-bas » et d’un moi « ici ». Le cerveau a construit les notions même de « là-bas » et « ici ». Mais si vous absorbez des substances hallucinogènes, alors vous voyez différemment et avec la même conviction. Est-il vraiment nécessaire de se livrer aux drogues pour voir l’aspect fallacieux de nos fragiles images du monde ? Il suffit d’être attentif ! Pendant combien de temps allons-nous rêver et remplacer une image par une autre image ?

La vie méditative, c’est la maturité du regard, dans lequel n’y a plus l’habituelle ruée bovine sur des objets. C’est une persistance du regard. C’est par impatience que nous nous jetons sur des objets et sur des situations. L’impatience c’est la peur et cette peur repose uniquement sur une pensée. Méditer c’est persister avec ce qui est là. Cela implique donc le refus des images. Non pas les combattre, non pas chercher à les détruire – qu’y a-t-il à combattre ? Non. Cela consiste à refuser de se contenter du pâle reflet de la réalité qu’est l’image de soi-même. Quand vous demeurez avec « ce qui est là », à un moment donné cette attention devient silence, étonnement, ravissement, tranquillité. La brume des images se dissipe et il reste une lucidité dans laquelle il n’y a plus ni objet ni sujet. Méditer c’est vivre sans se localiser. Il n’y a que pur regard, pure attention.

Vous vivez dans le marasme simplement par manque de conviction d’être pur regard, pure lumière consciente. Conviction veut dire évidence directe, non pas conclusion intellectuelle. Les intellectuels vivent dans la même peur que les autres, à cause de la même déficience de conviction. Sans une telle évidence directe, la vie sur terre n’est qu’une interminable errance pour tenter d’éteindre la soif d’expériences et de compréhension. Tant que vous ne demeurez pas présent à ce qui est là dans votre vie, clairement, simplement, vous ne pouvez éclairer vos constructions mentales et réaliser tout ce qu’elles ont de virtuel. La réalité est sans cesse en train de souffler sur le château de cartes de vos fabrications. Mais tant que vous fuyez de situation en situation, de pensée en pensée, vous êtes comme l’impatient qui pénètre dans une pièce sombre en provenance de l’extérieur en hiver : tout ébloui par l’éclat du soleil sur la neige, ne distinguant rien pendant les premiers instant, il se retire de cette pièce, retourne dehors, puis entre à nouveau dans une autre pièce, puis une autre, sans avoir jamais rien vu. Ainsi affligé, vous avez vite fait le tour de votre maison et vous vous sentez toujours aussi vide. Notre regard a besoin d’une certaine persistance pour distinguer. Alors, ce que j’appelle méditation c’est cette persistance du regard, cette insistance de l’attention, sans but, sans projection de ce qu’on pourrait voir. D’ailleurs, il n’y a rien à voir ! Au cour d’une telle attention, il ne subsiste bientôt plus que la pure lumière consciente, qui est la vie elle-même.

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Vous parlez du regard qui s’exerce. Cela ne ressemble-t-il pas à une pratique ?

Il n’y a pas d’éléments techniques à maîtriser ici. Qui peut vous enseigner le regard ? Il existe beaucoup de « techniques de méditations » sur le marché, mais il s’agit là d’un artifice de marketing. On peut bien créer un espace méditatif, mais ce qu’il y aurait à dire sur une technique méditative tiendrait en très peu de mots. Cela dit, il est vrai que le regard s’exerce et devient plus compétent quand on se donne à des moments de silence sans but. C’est cela qui permet de demeurer présent quand souffle le vent de la vie sur vos plans et sur vos certitudes. Mais ce n’est pas quelque chose à pratiquer dans le but d’être présent plus tard. Ce n’est rien à mémoriser, à thésauriser. Cela vient comme une conséquence naturelle, non comme un objectif à atteindre. Dès que vous êtes tourné vers un autre moment, vous rêvez, vous dormez.

Par exemple, quand vous avez complété les tâches de la journée, vous êtes assis et vous demeurez là. Vous n’allez pas voir ailleurs, vous ne chercher pas ce qui pourrait vous désennuyer à la télé, vous ne cherchez pas dans votre carnet le numéro de téléphone d’un ami qui pourrait être votre clown de service ce soir-là. Vous regardez ce qui est là, vous ressentez votre corps, sans rien essayer. En méditation vous n’êtes tenu à rien, surtout pas de « méditer » ! Demeurez simple. Il n’y a rien à suivre, rien à refuser. Laisser venir, laissez aller. Vous assistez à ce qui est là, y compris à ce que votre mémoire nomme « rien ». « Rien » est un autre concept. Il n’y a jamais « rien » : vous êtes toujours là en tant que pur regard. Mais n’essayez pas de voir ce « pur regard » ! Vous réalisez que vous êtes perdus dans vos pensées ? Et alors ? Vous assistez à cela, sans plus. Depuis toujours vous ne faites qu’assister aux modalités de ce que vous appelez votre vie. Vous allez bientôt voir que tout est vide de substance, qu’il n’y a pas de choses séparées du regard, vraiment.

Et quelle place faites-vous à la prière ?

Prier, dans le sens où on emploie ce mot la plupart du temps, ça n’a pas grand sens. Ce que veulent dire la plupart des gens par prier c’est demander, supplier « Dieu » d’intervenir dans leur petite vie misérable. Mais même ce genre de prière est au moins le signe d’un début d’humilité. Quand leurs stratégies habituelles ne semblent plus rapporter de dividendes, les superbes et les arrogants se mettent à la prière. Quand les Nazis ont envahi l’Union soviétique, à l’été de 1941, et que tout semblait perdu, même Staline a fait rouvrir les églises.

Pour la plupart des gens prier est un réflexe : ils grelottent quand ils ont froid, ils toussent quand leur gorge est chatouillée et ils prient quand ils ont peur et ne comprennent plus rien. Ce réflexe est encore une stratégie qui pointe en direction d’un quelconque soi-même : c’est une activité mondaine et vulgaire. Je veux bien que, sur un mode poétique, on s’adresse à une divinité, ou même que, sur ce même mode, on demande parfois quelque chose pour sa vie personnelle, mais alors cette demande ne devrait pas être formulée à partir de la conviction d’être une entité séparée. Bien sûr, la littérature sacrée est constellée de prières qui ressemblent à des demandes, même à des implorations. Mais c’est toujours sur un mode poétique.

Vous pouvez très bien demander, mais alors de la même manière que vous demandez le sommeil quand vous allez vous mettre au lit. Vous ne pouvez pas le provoquer. Bien sûr, si vous ne vous étendez pas, vous n’allez pas dormir non plus. Alors vous allez interroger le dieu du sommeil. Vous allez vous étendre pour suggérer le sommeil, vous allez voir s’il est là. Le reste n’est pas entre vos mains en tant que personne. Autrement dit, votre corps et votre psychisme sont les dociles instruments du dieu. Vous n’êtes pas là en tant que personne qui exige de dormir. D’ailleurs regardez ce qui arrive quand vous vous étendez avec l’idée que vous devez dormir à tout prix, que vous voulez dormir.

Prier pourrait être cela : être consciemment l’instrument de la vie. Vous pouvez alors interroger pour voir si votre foie ne pourrait pas se désencombrer de certaines énergies, pour voir si votre nerf sciatique ne pourrait pas se décoincer, pour voir si votre ami ne pourrait pas voir sa vie s’éclaircir ; des choses comme cela. Mais vous le faites toujours en souhaitant qu’il arrive ce qui doit arriver. C’est le sens de la prière de Jésus, dans le Jardin des oliviers, qui demande : « Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi. Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux ». En réalité, c’est le Père qui fait tout, qui est tout. Le Père, en tant que Jésus, ne doute pas de cela et peut donc « demander » sans se fourvoyer comme le font les autres êtres humains. De là la puissance de ses « demandes ». C’est bien ainsi que les malades étaient guéris en sa présence.

téléchargementAlors, quand vous priez, vous n’intervenez pas en tant que cette image pour laquelle vous vous êtes pris depuis si longtemps ; vous n’êtes simplement pas là. Quand vous priez ainsi, vous ne manquez plus de respect envers Dieu en estimant qu’il puisse y avoir autre chose que Lui.

Nous pourrions peut-être terminer par la prière de Maître Eckhart : « Et maintenant, que Dieu nous aide à gagner cette lumière éternelle ! »

Ecrit par Jean Bouchart d’Orval pour le magazine Signes et Sens

MAITRISER DES PEURS CONSCIENTES ET INCONSCIENTES

 

Il est dangereux d’éliminer la peur. Mieux vaut la conserver pour les circonstances où elle se révèle indispensable. La peur, comme l’angoisse, la colère, l’agressivité, est liée à la survie. Elle assure votre protection en prévenant les dangers. Vouloir la supprimer, c’est risquer de la renforcer. Menacé dans sa survie, vote inconscient sabotera les tentatives non écologiques dans les six mois.

En revanche, vous pouvez la maîtriser grâce aux exercices suivants, qui donnent confiance et rassurent. Connaissance et pratique sont les antidotes de la peur, souvent infondée.

DIEU

PEUR DE PERDRE LE CONTACT AVEC LA REALITE : Au contraire, de telles expériences enracinent, affirment les perceptions, vous mettent davantage en contact avec le monde, élargissent votre vision de la vie, développent votre intuition et votre créativité. Ces expériences facilitent l’évolution spirituelle et favorisent la rencontre de personnes ayant les mêmes orientations que les vôtres.

PEUR D’ETRE MALADE : Au contraire, le contact avec soi-même, avec son âme, les exercices de relaxation, d’hypnose, de circulation d’énergie, améliorent la santé. De toute façon, les périodes de maladie ou les accidents favorisent la sortie du corps. Lorsqu’on est malheureux lorsque la réalité est opprimante, ou quand la douleur est trop vive, on se réfugie dans ses rêves ou dans ses pensées. La conscience s’échappe du corps physique et se dissocie, pour rendre la situation tolérable. Des personnes soumises à des souffrances ont trouvé une force fabuleuse dans la transfiguration.

Ces mécanismes se retrouvent lors des expériences aux frontières de la mort. Très souvent, le corps aussi sort du corps physique. Le cerveau libère des substances euphorisantes pour apaiser la douleur. Des visions se produisent. Le dédoublement, comme les autres états de transe, a des effets bénéfiques, principalement pour deux raisons : tout d’abord, ces expériences développent une profonde relaxation physique et permettent au cerveau de créer une nouvelle métaphore de vie, en puisant des images fertiles dans l’inconscient. Les exercices de détente, de respiration, sont bienvenus dans le quotidien. D’autre part, elles facilitent la transformation des parties obscures ou méconnues. Le dédoubleur se sent plus à l’aise dans sa peau, dont il n’est pas prisonnier. Subsiste, au retour, la merveilleuse certitude que l’esprit guide la matière, qu’il existe un aspect de soi qui ne meurt jamais.

Le vrai danger serait de se couper de la réalité, des amis, de son travail. Les expériences spirituelles n’ont guère de portée si elles demeurent sans incidence sur la vie quotidienne. Certains s’investissent totalement dans le sport, les jeux vidéo, ou telle autre passion.  Cela ne dure qu’un temps. Après la fascination, l’exaltation, vient l’heure de la moisson. Cependant, pour les personnes malades, hospitalisées, handicapées ou assaillies de problèmes, la sortie du corps es tune excellente échappatoire, mais non une panacée durable. L’idéal est d’approfondir les techniques de guérison et de communication à distance.

PEUR DE S’EPUISER : Au contraire, en dialoguant avec votre âme, en vous entraînant à rayonner, vous disposerez de beaucoup plus d’énergie. Celle-ci s’éteint lorsqu’elle stagne, et augmente lorsqu’on s’en sert. La sortie du corps n’entraîne pas de dépense d’énergie. La plupart du temps, elle agit plutôt comme un « rechargement » des accumulateurs.

PEUR DE DEVENIR FOU : Au contraire, c’est en luttant contre des forces intérieures que vous risquez de devenir fou. En acceptant les différents aspects de votre personnalité, y compris les aspects invisibles, vous facilitez l’intégration et l’harmonisation. Se situer dans le perspective d’un temps éternel relativise également nombre de difficultés courantes.

PEUR DE MOURIR : Jamais personne n’est mort d’une sortie du corps. On ne meurt que dans la vie physique, de maladie ou par la faute des autres humains (accidents, guerres, crimes). On ne meurt pas dans la vie spirituelle. L’expansion de conscience amenuise la peur de mourir. Le corps redoute l’inconnu ; l’âme est confiante.

PEUR D’ETRE DIFFERENT : Pourquoi faudrait-il suivre les désirs des foules, s’ils ne vous correspondent pas. Vous êtes un être unique, votre destin es tunique, vous vous devez de vous respecter, de tout mettre en œuvre pour votre épanouissement. Si vous ne vivez pas votre différence, qui la vivra. Par ailleurs, vous pouvez arrêter vos recherches, provisoirement ou définitivement, si elles ne vous conviennent pas.

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Publié dans:MAITRISE, PEUR |on 12 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Connexion avec les praticiens de l’invisible

 

Je souhaite vous parler de mes expériences de guérison et évoquer mes contacts établis avec ces praticiens de l’invisible que j’appelle dans mon livre la guérison harmonique : les thérapeutes supramentaux.

Sur un plan subtil, ils sont en relation avec le quatrième plan de conscience, celui où certaines entités œuvrent pour le soulagement de la souffrance. Je me souviens notamment du témoignage de Maguy Lebrun sur les médecins du ciel et de ses groupes de prière qui poursuivent, encore aujourd’hui, leur action positive aux quatre coins du monde.

OEIL

Pour ma part, en tant que « musicien de l’âme », ces connexions sont tellement évidentes quand les voix s’élèvent d’un groupe pour nous relier au cosmos, que je ne ressens pas le besoin de m’initier à telle ou telle instruction particulière pour contacter ces plans liés aux hiérarchies invisibles. La pratique personnelle du chant thérapeutique, les expériences toujours plus profondes réalisées sur la conscientisation des sons, me mettent en relation avec eux, sans que j’en sois toujours conscient, et révèlent naturellement mes énergies de guérison. Bien sûr, on peut aussi supposer que mon chemin actuel – comme celui d’autres chercheurs-musiciens – se place dans la continuité des connaissances accumulées dans mes vies passées, celles qui caractérisent, selon certaines sources traditionnelles, les « vieilles âmes » ! Je ne me considère pas pour autant comme un être d’exception, mais plutôt comme quelqu’un qui a vécu intensément sa part d’ombre et de lumière, et qui a pris, en son temps, des engagements pour aider les autres.

Accueillir et transmettre les énergies

J’ai toujours prôné l’autoguérison, et je continue de le faire, car il n’y a rien de tel que d’être son propre thérapeute et de rester le plus possible autonome face à la maladie, à la dysharmonie. En l’écrivant, je réalise que je touche le nœud du problème : cette capacité inhérente de se guérir ne fait-elle pas un peu peur, ne nous transforme-t-elle pas en apprenti sorcier ? Ne se crée-t-on pas des thérapeutes sur-mesure, des praticiens virtuels issus de notre imagination débridée, avec sous-tendue la représentation allégorique de sauveurs qui nous tireront des affres de l’adversité et du mal-être ? Après tout, si la créativité sans limite de notre imagerie mentale contribue à nous guérir, il n’y a rien à redire, il faut continuer. Ou alors cette capacité que nous avons de recevoir et de transmettre des énergies s’inscrit dans un plan hors norme, qui nous dépasse totalement, pour que nous ne cédions à la tentation de lui donner visages humains. Face à ces interrogations sans fin, lâchons prise tout simplement, laissons-nous porter, laissons-nous guérir. Accueillons les réajustements salutaires du corps et de l’esprit.

Un autre point essentiel est de redistribuer aux autres cette énergie bénéfique que nous avons reçue. En fait, qui que nous soyons, tout est à notre portée, à condition que ce soit le chant de l’humilité qui prévaut sur celui de l’ego, que le don de guérison soit utilisé pour servir les autres en respectant une éthique personnelle stricte.

Saturer l’être de positif

Toujours est-il que ce n’est que par l’expérience réitérée de contacts avec les plans supérieurs que l’incrédulité s’efface, que le pas est franchi. Dans les sphères de l’invisible – puisque nous y sommes – tous les impossibles sont permis ! Quitte à me rapprocher des pensées de pascal, pourquoi ne pas y croire, car quand bien même ça n’existerait pas, on n’aurait rien perdu pour autant ! Ce doute, il est préférable qu’il soit exploité comme accélérateur de guérison et non comme freinateur. N’oubliez jamais qu’il faut saturer l’être de positif pour guérir et je vous assure, pour l’avoir expérimenté personnellement, de l’existence de ces entités, en mesurant bien toute l’énergie de guérison que j’ai reçue d’elles – ou en tout état de cause que j’ai sincèrement supposé venir d’elles – et du travail qu’elles ont accompli sur tous les plans. Est-ce pour autant la suppression de la souffrance physique ou mentale ? – non, pas toujours, mais son acceptation certainement.

Croire ou ne pas croire

Rien ne se fera sans votre adhésion totale au processus de guérison métaphysique mis en place. Dans ce domaine encore plus que dans d’autres, il faut souligner qu’il ne s’agit en aucune façon d’une intoxication mentale, d’une prise de pouvoir psychique ne respectant pas l’intégrité de la personne. Vous restez un agissant et décidez par vous-même de vous connecter, de constater les effets positifs de ce contact et de suivre ou non les conseils qui vous sont suggérés. Petit rappel : si vous, ou une personne à traiter, n’adhère pas au principe même de l’existence de thérapeutes œuvrant sur d’autres plans de conscience, vous pouvez très bien ressentir la présence d’un guérisseur intérieur qui répond toujours à votre demande d’aide, ou encore considérer que vous pratiquez de la visualisation créatrice. D’ailleurs, le lien est étroit entre les phases de visualisation et celles qui aboutissent à la connexion : le passage progressif dans les différents états de conscience modifiés – alpha, thêta, delta – conduit à l’immersion totale et acceptée dans les chants profonds de l’être, à son ouverture, à son déverrouillage. Aborder confiant et serein les soins thérapeutiques, ne plus se protéger, ne plus craindre, ne plus avoir peur, supprimer les verrous inutiles face à l’implacable permanence des forces régénératrices mises à votre disposition, telle est la voie de la guérison.

Etablir une connexion par les huit rayons

Parmi les techniques que je pratique au quotidien et que je transmets dans mes séances individuelles, la connexion par les huit rayons apporte beaucoup de bienfaits. Il s’agit des rayonnements de vos centres énergétiques : les sept chakras majeurs et le hara. Je l’ai vécu sous la forme de huit faisceaux irradiant une lumière blanche de forte intensité. Celle-ci se teinte subtilement d’un violet un peu froid et inhabituel quand ces rayons se connectent aux plans supérieurs. La force qu’ils dégagent peut induire des affects très opposés où se mêlent de la crainte, une perte de repères spatio-temporels compensés par un sentiment intense de gratitude et d’amour universel.
Lors des premiers contacts, peu de souvenirs subsistent de ces rayonnements verticaux et parfaitement alignés qui sont bien vite effacés par le sommeil. Mais après plusieurs connexions, à la première phase de manifestation des huit faisceaux s’ajoute une remarquable transmutation des énergies. 

Effets positifs des connexions

Bien que ces thérapeutes interviennent principalement durant le sommeil profond, j’ai gardé le souvenir, au fil des expériences, de certaines phases de leurs interventions : au niveau énergétique et prânique, ils me faisaient ce que j’ai supposé être des « transfusions », me préconisaient un régime alimentaire à suivre, m’indiquaient le nom d’un médicament… mais leur travail de guérison holistique consistait essentiellement en une « chirurgie » sur les énergies très difficile à décrire, des actes précis réalisés par des mains invisibles. Aucun souvenir d’un contact ou d’un dialogue avec eux, encore moins de leurs visages ou de la couleur de leurs yeux, rien que des formes translucides penchées au-dessus de moi et nimbées d’un halo doré.

Au réveil et les jours qui suivirent, l’amélioration de l’état de santé était perceptible : les douleurs s’atténuaient ou disparaissaient, la pesanteur souvent ressentie dans une zone en souffrance s’était gommée ou allégée, enfin une force vitale inhabituelle m’habitait en permanence.

Toutefois, ces aides ne vous dispensent pas pour autant d’arrêter vos traitements médicaux ou de vous dire : « miracle, je suis guéri ! ». Non, il faut continuer à se soigner en étant assuré d’un soutien métaphysique puissant qui peut être réactivé à tout moment quand le besoin s’en fait sentir.

Affronter ses zones de turbulences

Sans titreIl arrive que pendant une connexion, le sommeil soit particulièrement agité par des images effrayantes, des sons vécus comme désagréables, des êtres qui s’interposent, qui prennent la parole avec des mots durs, chargés de reproches, de mise en garde. S’il est parfois nécessaire de pousser le potentiomètre un peu plus à fond pour vous faire comprendre qu’il y a urgence à réagir, il n’est pas dans le rôle de ces « chirurgiens » des énergies de vous traumatiser mais plutôt de vous apporter une aide efficace en corrigeant les défaillances de vos corps subtils. Mais en opérant sur vos enveloppes sensibles, ils dégagent de grandes quantités d’agrégats psychiques : des nœuds résiduels qui raniment des sentiments enfouis, des blessures de l’âme en étroite relation avec votre vécu. C’est donc une foultitude de « personnes » qui prennent la parole : en son temps, vous les avez bâillonnées, frustrées, effacées ; elles se rappellent aujourd’hui à vous, non dans l’espace spatio-temporel de leur vie présente mais dans celui qui était le leur au moment où vous les avez connues. Vous les aviez « gelées » dans les tréfonds de votre inconscient, l’exérèse de l’agrégat psychique leur permet aujourd’hui de s’exprimer.

Bien sûr, il n’est pas exclu que ce processus de régression puisse atteindre des zones karmiques en relation avec vos vies passées, ou encore que des entités s’interposent pour que ne vous franchissiez pas certains portails pour lesquels vous n’êtes pas suffisamment préparé. Imaginez votre vie si vous étiez conscient de tous les actes de vos existences antérieures. Seriez-vous plus heureux pour autant ? – je ne le pense pas. Chacun a sa place définie dans l’univers et dans les différents mondes sans qu’il soit toujours nécessaire de lever tous les coins du voile. Le chant thérapeutique, associé aux techniques de connexion, est là pour ça : vous apporter de la lumière, vous replonger dans vos résonances, juste ce qu’il faut, pour ne plus subir la vie, mais la chanter dans toutes ses tonalités intérieures.

Par Philippe Barraqué
thérapeute de la voix, musicologue

© 2007 – tous droits réservés pour tous pays

La guérison harmonique – Philippe Barraqué (Editions jouvence)

Publié dans:ESPRITS, GUERISON, MAITRISE, POUVOIR |on 9 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Qu’en est-il de l’égrégore christique ?

 

L’égrégore du Christ martyrisé, souffrant et agonisant sur la croix est une puissante forme-pensée créée et entretenue depuis des siècles par des millions de personnes et spécialement par des dévots chrétiens. Chaque personne qui sur cette terre pense, imagine ou ressent ne fut-ce qu’un instant ce qu’a enduré Jésus de Nazareth à la fin de sa vie entretient, renforce et prolonge l’égrégore de sa Passion. Cet égrégore, comme chaque égrégore du reste, est la somme totale des pensées qui ont convergés vers lui et lui ont permis d’acquérir avec le temps une force considérable. De cet égrégore émane des énergies dont la nature intrinsèque et la « programmation naturelle » est de se mettre en symbiose avec le mental de personnes à vocation mystique dont certaines sont pourvues de facultés médiumniques. Ces forces « égrégoriennes » sont donc en permanence à la recherche d’une issue, d’une voie de moindre résistance, qui leur permettra de descendre et de s’exprimer et de s’inscrire dans la matière.

croix 3

Peu de personnes ont la capacité et l’ouverture médiumnique nécessaire pour permettre à ces forces de s’exprimer à travers elles. De plus, l’expression de ces forces nécessitent un cadre psychique particulier. Le Padre Pio, Marthe Robin, Thérèse Neumann, saint François – le premier mystique dont on a la connaissance des stigmates – pour ne citer qu’eux, faisaient partie de ces êtres rares qui possédaient les ingrédients nécessaires à l’expression de l’égrégore christique. Plusieurs composantes sont donc nécessaires à la réalisation de ce prodige mystique.

1 – La focalisation du mental sur la personne du Christ, entretenue par les prières, la méditation, la contemplation, l’extase et « imbibé » des souffrances qu’il a subies peu avant sa mort (que ces souffrances furent réelles ou non). 
L’intensité, l’entretien, la persévérance de ces pensées.

2 – Une « vocation », un profond désir de souffrir pour la bonne cause, d’être martyr volontaire.

3 – Le désir conscient ou inconscient de ressembler au Christ, de se fondre en lui, d’imiter ses oeuvres, sa vie, sa mort, même si c’est avec une profonde et sincère humilité.

4 – La possession d’un canal médiumnique à effets physiques internes ouvert aux forces subtiles du monde invisible.

Chez les mystiques qui présentent les stigmates, l’ouverture médiumnique est très large. Cela signifie que ce canal, que ce channel pour parler dans des termes actuels, accueille automatiquement à la fois les forces du bien que celles du mal. C’est la raison pour laquelle des mystiques comme le curé d’Ars, le Padre Pio, Marthe Robin et d’autres furent confrontés régulièrement à des « attaques astrales sataniques ». Le curé d’Ars, grand mystique pratiquant assidûment la mortification, n’avait de cesse de se battre contre les forces démoniaques qui l’assaillaient. Padre Pio fut confronté aux mêmes phénomènes récurrents. Ceci n’est pas dû à leur faiblesse morale, mentale ou physique mais bien à l’étendue de l’ouverture de leur canal médiumnique qui reçoit tout aussi bien les influences du bas astral que les énergies les plus sublimes et les plus subtiles émanant des plans célestes. Ces êtres sont ouverts à 360 ° sur toutes les forces de l’univers par leur amour. Leurs macérations n’ayant d’autre but que d’alléger la misère et la souffrance du monde à travers leur propre souffrance physique et spirituelle. Sans la force de ce désir de s’abandonner totalement à Dieu, d’offrir sa vie en une sorte d’ holocauste pour la rédemption des pécheurs, et sans l’ouverture totale de leur canal médiumnique, ces êtres ne pourraient manifester les stigmates du Christ. Cette ouverture psychique, en relation directe avec leur croyance spécifique leur permet donc d’expérimenter des phénomènes mystiques aussi extraordinaires que la manifestation de stigmates auxquelles s’ajoutent l’expression de pouvoirs multiples. Ces forces fournies par l’égrégore peuvent par exemple palier aux besoins du corps qui bien souvent n’a plus – ou presque plus – besoin de sommeil ni de nourriture.

 Lien vidéo - Les stigmates par le Père Verlinde 

Publié dans:ENERGIES, ESPRITS, JESUS, MEDIUM |on 9 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Notre esprit kaleidoscope

 

Le kaleidoscope (de kalos : beau, leidos :aspect, et skopein : regarder)

C’est un petit cylindre de carton au fond duquel sont entassés des fragments mobiles de verre coloré qui en se réfléchissant sur un jeu de miroirs y produisent des combinaisons d’images aux multiples couleurs.

Une pulsion du poignet et voilà les morceaux ordonnés.

Une autre pulsion et les morceaux sont à nouveau en désordre.

Une autre pulsion et les morceaux s’ordonnent en composant une autre forme……..

kaleidoscope-mini1

De là à comparer notre esprit à un kaleidoscope il n’y a qu’un pas que je franchis…si vous voulez me suivre !

Le Ka dans la culture égyptienne représente:
*les forces qui animent l’ordre universel, le réservoir des forces vitales d’où provient toute vie, 
la force d’interaction continue, indifférenciée, universelle et génératrice …..
Sous l’emprise d’une émotion nos pensées sont comme disloquées, éparpillées et nous peinons à rassembler tout cela pour retrouver notre centre, notre cohérence.

En vivant cela à maintes et maintes reprises je me suis mise à la recherche d’un outil  » pour contenir mes morceaux « .

-Le premier réflexe a été de vouloir faire sortir ces pensées parasites pour faire le vide : aérobic, gymnastique intensive….sans succès comme si au contraire la dispersion se nourrissait de la volonté de dispersion ! !

-Deuxième essai : la méditation, le gi gong. La consigne était la concentration sur un écran blanc….pendant ce temps là où  » partaient  » mes pensées ? elles étaient stockées et régulièrement cela débordait….

-Le troisième essai fut transformé…..il m’a amené à faire l’opération exactement inverse : se concentrer sur ces morceaux épars non pour les contenir mais pour essayer de les dissoudre.

J’ai donc commencé à faire des collages chaque fois qu’une forte émotion me déstabilisait.

Je me suis imposé un cadre de travail : déchirer toute image qui frappait mon attention sans effectuer aucune censure, sans choisir ni trier.
Les regrouper par points communs : couleurs, formes….

Commencer à poser un morceau et très vite enchaîner le collage sans chercher à représenter quelque chose : se laisser porter par les similitudes, l’accord de tonalité, le dégradé..…

Le support est passé de la simple feuille de dessin au carton ondulé qui demande encore plus d’attention, de patience, le geste est mécanique voir compulsif, il n’y a pas d’arrêt, de pause.

Chaque collage est réalisé dans une certaine tension émotionnelle, pleurs, angoisse, colère, énervement, et aussi euphorie sont les moteurs de cette action.

Le collage est mené à son terme et l’émotion aussi: l’état d’apaisement est revenu
Il peut se passer cinq ou six heures sans interruption : le point final c’est le dernier morceau de papier collé. Après c’est un état d’épuisement physique et le vide dans la tête.

La contemplation de l’œuvre réalisée est toujours une surprise et une révélation : angoisse, peur, colère. sont là sur le papier et se sont transformées en souterrain, chemin, fenêtre, éboulement, visage grimaçant, gestes…

Donc les morceaux ne se sont pas dissous ils se sont rassemblés et mon esprit a retrouvé la paix intérieure. C’est un mouvement de va et vient : je m’éloigne de mon centre et y revient ici et maintenant.

Cette expérience là je l’a transmets en animant des ateliers, des stages, des formations. Le plus difficile pour les participants c’est le lâcher prise indispensable pour  » faire parler les papiers..  » …vous voulez tenter l’expérience ?

Brigitte Barateau-Dumesnil sur le blog de Francesca http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:ENERGIES, ESPRITS |on 7 mars, 2016 |1 Commentaire »

Comment faire connaissance avec les âmes ?

 

C’est ainsi que par l’intermédiaire de ce support, je viens transmettre un message de leur part : ces âmes qui m’entourent et vous entourent.

énergie

Car si je peux les ressentir et parfois les entendre, c’est que vous le pouvez aussi. Ne vous est-il jamais arrivé, de sentir une présence que vos yeux ne pouvaient distinguer, une fois dans votre vie ? Sûrement que si. Un parent proche que vous avez perdu, où un lieu où vous allez souvent, car vous vous sentez bien et où vous avez l’impression d’être entendu; une présence constante, partageant votre toit et votre vie quotidienne. Car sachez-le bien, les âmes disparues habitent votre demeure. C’était sûrement d’ailleurs la leur avant que vous naissiez, grandissiez et voliez de vos propres ailes. Vos habitats sont les maisons d’hier et de demain, vous ne faites qu’occuper les lieux pendant un laps de temps, mais c’est tout. Celles-ci vous permettent de vous protéger des intempéries et de vous offrir un confort, dont vous jouissiez pendant vos vies terrestres. Mais lorsque vous décédez, d’autres personnes reprennent vos lieux, puis encore d’autres. Cela fait partie d’un système de vie, qui vous permet de vous réaliser sur d’autres plans, afin de ne pas vous limiter qu’aux biens matériels.

C’est peu dire, lorsque l’on vous regarde vous arrêter sur ces « conforts » comme vous le faites ! Vous vous appropriez ces disponibilités avec possession, dont aucun mérite ne vous revient, étant donné que c’est grâce à vos ancêtres qui vous les ont laissées, et donc mis à votre disposition. Les parcelles de terrain dont vous jouissez également, sont aussi autant de disponibilités dont vous disposez, mais qui ne doivent pas être pris en compte comme un dû, car elles appartiennent à la terre, avant que vous ne les estimiez comme un bien propre. L’état leur a donné une sorte de valeur financière, afin qu’elles aient à vos yeux une véritable valeur, sans ça, nombre d’entre vous ne pourraient les considérer à leur juste valeur !

Ces parcelles de terre, tout comme les demeures, ont été habitées par des êtres qui sont encore là, aujourd’hui, pour la plupart d’entre eux. Les âmes nous entourent, tout comme les êtres que vous pouvez voir, nous vivons tous ensemble, visible et invisible, dans un Tout, dans une même atmosphère, c’est très important de le savoir, et de considérer que vos lieux sont partagés avec d’autres âmes. Vous devez surpasser vos peurs, vos angoisses, dès que vous ressentez une présence près de vous. Cette âme n’a rien d’anormal, elle est comme vous au fond, à la recherche d’amour communicatif et global.Une harmonie entre vous et Elle.

N’est-ce pas votre but, de voir un jour tous les êtres s’aimer sur un plan égal ? Dans une paix profonde et riche de considération envers autrui ? Nous travaillons tous, dans l’ombre puis dans la Lumière, pour en arriver à ce but ultime : s’aimer !

Vous pouvez déjà commencer par leur accorder quelques instants, et partager un moment avec elles, afin de leur prêter votre attention, pour qu’elles puissent trouver le chemin de Lumière et d’Amour, qui mène à cette paix tant attendue ! Délivrez-les de leur retenue sur terre, en les aimant et compatissant, car vous savez, rester des siècles condamnés à errer, regarder le monde s’ébattre dans cette dualité sans fin, et le voir se déchirer, n’est guère réjouissant pour des âmes. Leur montrer plutôt, que nous sommes conscients de cet état de fait, mais que nous désirons profondément que tout cela change, en commençant par exprimer nos voeux, de Paix et d’Amour, que nous formulons chaque année, au moment du plus grand jour que l’existence ait fait : NOEL !

Nouvelle Ouverture Entrant dans la Lumière ! Car Noël signifie ceci, Paix, Amour, Lumière, la paix et l’amour se confondant dans la Lumière. Elles vous en rendront grâce, croyez-moi, et seront être très protectrices et bienfaitrices de vos souhaits, lors de vos passages difficiles. Elles essaieront ainsi, d’apporter leurs contributions à améliorer votre vie, et vous aimer à leur tour, car Dieu qui est Amour, n’a rendu d’aucune limite vos capacités à donner et répandre de l’amour, qui est un syndrome contagieux et délicieux.

Libérez-vous de vos chaînes qui vous retiennent de cet élan, à donner le meilleur de vous ; laissez sortir tout ce positif qui vous hante et vous étouffe. Suivez la voie que votre coeur vous dicte et rendez positif, tel un magicien, tout ce qui est pour vous, négatif.

Faites des voeux et demandez que tout s’améliore, sachez que vous êtes écoutés et compris par les Êtres Célestes, qui ne vous jugent en aucun cas, et pour lesquels la peur et la honte n’existent pas. Si vos souhaits font partie de l’accomplissement de rendre ce monde Amour, alors ils seront exaucés ; établissez une ligne téléphonique qui nous unit et nous permet d’être en contact, et ceci, pas seulement pour la période de Noël !

Quand pour vous le temps de partir arrivera également, ils vous entoureront et vous guideront dans la Lumière, l’état d’après-vie ne vous fera plus peur et son acceptation délivrera ainsi vos peurs et vos craintes, de quitter votre mère : La Terre.

Ressentir les âmes ne doit pas être effrayant, cela doit faire partie de vos cinq sens et devenir une habitude. Si vous devez ainsi continuer à vivre parmi eux, il vous faut être dans une sorte d’harmonie et d’équilibre, car le visible et l’invisible forment un équilibre, tel que l’homme et la femme, ou le positif et le négatif. « Je ne peux pas voir mais je peux ressentir, essaie-t-on de me dire quelque chose, de me prévenir d’un danger, de m’annoncer une nouvelle, ou souhaite-t-on tout simplement, me dire je t’aime. » Car c’est très souvent le cas.

Vous dire que malgré le fait qu’ils ont changé d’état, cela n’a produit aucun changement, quant à leurs sentiments d’amour pour vous. Ils continueront à vous chérir tout le reste de leur vie entière, sachez-le bien, c’est important de le réaliser. Vous passez par un passage difficile, la confiance vous manque et vous regrettez la personne qui vous aimait le plus au monde, car elle savait vous parler, vous réconforter et vous aider à regagner des forces. Vous pensez alors, qu’elle n’est plus là et ne peut faire ce qu’elle faisait auparavant. Or, elle se tient près de vous, pleine d’amour et de compassion, désolée à la fois de vous voir pleurer son absence, ne sachant comment vous exprimer sa présence. Ne serait-ce par l’écoute d’une musique, dont les paroles vous interpellent, car elles représentent des signaux de réponses à vos questions entendues, ou tout simplement, une mélodie qu’elle fredonnait au moment de sa vie. Elle ne vous a jamais quitté, toujours fidèle à son amour, mais hélas, elle est la seule à savoir que l’on vit après.

Vous mettez tellement d’énergie, à penser qu’après le stade de fin de vie plus rien n’existe, que cela vous empêche de sentir encore l’odeur corporelle de votre bien aimé : un parfum qu’il ou qu’elle portait naguère, une odeur de nature, de bois, de ferme, de cigarette, de renfermé, d’hôpital. Toutes ces senteurs familières qui se diffusent, tel un bien-être vous enveloppant et que vous ne pourriez oublier, car ils vous rappellent vos chers disparus. S’apercevoir et prendre conscience, que celui ou celle que vous aimez est toujours présent, permet de franchir le cap, et, mal en point, de gagner du courage. Vous savez alors que tout cela n’est pas pour rien, ces peines, ces passages difficiles, ce n’est pas pour finir au fond d’un trou mais bien pour continuer à vivre, après, et emporter avec vous vos valeurs. Toutes ces richesses acquises au fil des années grâce à vos compréhensions, votre bonté, votre belle vision de la vie, l’amour des vôtres et des êtres qui vous ont soutenus et entourés, visibles et invisibles.

Ces valeurs que vous avez nourries et fait grandir par le biais du pardon, de la compassion, de l’écoute et de l’aide à autrui, sans porter aucun jugement.

Extraits : Le Chemin de lumière des âmes par Florence Jacob sur le blog de Francesca http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:AME, ENERGIES |on 7 mars, 2016 |Pas de commentaires »

MANDALAS – YANTRAS et SYMBOLISME

Les mandalas et les yantras sont extérieurement des diagrammes rituels utilisés dans le Vajrayana (ou  bouddhisme tantrique), chacun d’eux représentant un univers symbolique perçu selon la perspective sacrée d’une médiation.

Nées en Inde, la théorie et les techniques liées à l’élaboration du mandala se sont transmise au Tibet par une lignée ininterrompue de maîtres et des disciples depuis le VIIIè siècle. De nos jours, les lamas enseignent comme ils l’ont toujours fait, et l’actuel dalaï lama, parmi d’autres, maintient cette tradition d‘enseignement.

mandalas

Un mandala comporte un palais sacré au cœur duquel réside la déité, et la forme du mandala bouddhiste ressemble au modèle architectural des temples hindou. Pour accéder au sanctuaire où se trouvent les statues divines à adorer, les fidèles hindous suivent un parcours indirect dans le temple, à travers des cours aux différents emblèmes divin, pour finalement parvenir au sanctuaire du dieu principal, où ils contemplent enfin la présence divine et s’y absorbent.

Mais si la forme du palais d’un mandala ressemble à cela, sa fonction est quelque peu différente. Au cours de l’utilisation, l’entrée symbolique dans le mandala se fait par l’une des quatre portes situées dans les directions cardinales. Chaque direction est liées à une « famille de Bouddha » : Diamant (vajra) à l’est, Joyau (ratma) au sud, Lotus (padma) à l’ouest et Action (karma) au nord.  Chaque disciple visualise qu’il entre par la porte convenant à ses propres qualités ou défauts à transmuter. Ainsi vajna (Diamant) à l’est, est lié au tempérament colérique. Une fois dans la cour du palais, il peut être initié aux aspects extérieur, intérieur et secret de la déité, et le maître lui révèle qu’elle n’est autre que sa vraie nature éveillée.

près l’initiation, le maître confère au disciple les instruction de la pratique (sadhama). L’étudiant s’appliquera alors à pratiquer le sadhana (chemin spirituel) de la déité. Par une visualisation élaborée, il sera amené à faire l’expérience de sa vraie nature identique à la déité. Quand il se sera visualisé comme la déité, toute sa vision du monde sera transformée en vision pure, et c’est là la vraie signification du mandala.

Mandala se dit en effet kyilkhor en tibétain. Kyil est le centre, c’est à dire la déité. Khor est ce qui l’entoure, l’environnement perçu comme le palais de la déité. Le pratiquant purifie ainsi sa vision ordinaire ou « vision karmique » en vision pure et transforme ses passions en la sagesse correspondante.

Le terme mandala est utilisé dans plusieurs contextes et rituels. A un niveau simple, le schéma du mandala marqué de syllabes mystiques, mantras et dharamis, est utilisé comme talisman protecteur par les bouddhistes tibétains. Consacrés et portés sur le corps dans un petit reliquaire ou une amulette, ces charmes variés apportent chance ou santé, ou bien défendent contre les infortunes naturelles ou surnaturelles. Mis sur le cœur d’un mourant, ils l’aident à se libérer dans l’après-mort.

Un autre genre de mandala est celui que l’on offre rituellement à l’occasion des initiations ou des préliminaires tantriques ; en écho à la donation trois répétée de l’Inde au sangha par l’empereur Ashoka, les pratiquant offrent symboliquement l’univers entier aux bouddhas sous la forme d’un mandala. Sur un plateau circulaire, l’officiant dépose de petits tas d’offrandes, riz, pierres précieuses ou poudre d’or, en énumérant les trente sept points de description symbolique de l’univers, le mont Méru, les autre continents, les possession d’un roi universel, etc. et offre le tout aux bouddhas visualisés devant lui. Cette offrande est la pratique du donc et une accumulation de mérites.

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Le schéma du manda fut aussi utilisé dès les origines du bouddhisme tibétain à une tout autre échelle. Quand le roi Trisongdetsen voulu faire édifier le monastère de Samyé, au sud est de Lhassa au VIIIè siècle, les déités locales se déchaînèrent, dit-on pour contrecarrer le projet. Afin de les subjuguer et de créer un espace sacré. Padmasanbhava traça sur le sol un mandala des cinq dhyani-bouddhas. Sur cette base, on édifia le monastère, lui-même sous la forme d’un mandala circulaire.

Les monastères de Lhassa furent également bâtis sur ce modèle. Au centre figure la colline rouge, avec le palais royal, qui devint plus tard le Potala des dalaï-lamas. Aux coins d’un carré abstrait qui s’étend à travers la capitale, trois autres monastères furent bâtis. Le plus vieux et le plus sacré d’entre eux est le Jokhang, construit « sur le cœur d’une démone couchée sur le dos ». Cette démone représente les forces spirituelles hostiles du Tibet pré-bouddhique. Les monastères et les stupas bâtis sur ses membres la clouent au sol, l’empêchant de nuire au dharma.

LES SYMBOLISMES DU MANDALA

Le Tantra est la voie de la transformation, et les éléments du mandala symbolisent le renversement du samsana en nirvana. Le samsara n’est que le fruit de l’ignorance. Par ignorance, les êtres sensibles créent la dualité entre un monde « extérieur » et leur « moi », et entrent en contact avec ce monde par trois biais : l’ignorance, le désir et l’agression. Puis quantité de passions secondaires les poussent à agir égoïstement. Leurs actes créent ainsi du karma. Chaque acte est une cause qui produit un effet de même nature et laisse dans la conscience une empreinte qui va rejoindre d’innombrables autres empreintes d’actes passé. Ces traces karmiques conditionnent leur perception du monde ne leur voilant la réalité.

Mandala1_detailPar la pratique, notre perception karmique impure est purifiée et transformée en vision de la réalité telle quelle. Cette transformation est possible parce que, ultimement, la vision grossière des êtres sensibles (samsara) et la vision pure des bouddhas (nirvana) sont de même nature.

Le pratiquant s’applique à la visualisation de déités dans un environnement pur, le mandala. Dans les Tantras « supérieurs », il se visualise lui-même comme la déité avec tous ses attributs, divins et perçoit son environnement transformé en un palais divin. C’est le niveau du mandala extérieur. Puis il considère dans son corps le mandala intérieur, formé de canaux subtils (nadi) et de roues (cakras) ou circulent les souffles internes (prana) et les énergies (indu). Par les yogas, il transmute son corps ordinaire en corps de vajra. Du point de vue tantrique, ses cinq agrégats (skandhas, sont les cinq dhyani-bouddhas [bouddhas de méditation], ses cinq élément sont les cinq Youm des Dhyani-Bouddhas. A l’intérieur de son corps se déploie le mandala des déités. Un troisième niveau de mandala est le mandala secret de l’esprit. Les cinq passions (stupidité, colère, désir, orgueil et jalousie) ne sont autres que les Cinq Sagesse en potentiel.

 

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Publié dans:HOLONS, MAITRISE, MEDITATION |on 5 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Comment se produit une sortie du corps

 

Il existe un corps physique, celui que l’on sent, c’est le siège des émotions, des organes, de la chair. Il naît, évolue et meurt. Marqué par nos chagrins et par nos joies, il est en premier lieu guidé par les instincts de base. Lorsque ceux-ci sont comblés, le cerveau prend le relais et souhaite des satisfactions psychologiques.

rêve

Comme tout ce qui est vivant, la chair est fragile, sujette aux maladies et aux blessures, même si l’espèce humaine est dotée d’une grande résistance. Le corps physique est soumis aux cycles, aux influences cosmiques et terrestres. Sa nature sensible le rend souvent accessible à autrui, autorisant échanges et projets. Coups, chatouilles, caresses, amour…. Le corps est un moyen primaire, mais efficace, de communiquer avec les autres.  Cependant, il est lourd et souvent « englué » par un cerveau reptilien et des réactions archaïques ; il doit apprendre presque tout : marcher, parler, nager…

Le corps astral est né avant le corps physique. Emissaire de l’âme, vivant de toute éternité, il fonctionne comme s’il possédait les mêmes fonctions que le corps physique : vue, ouïe et, dans une moindre mesure, toucher. Il éprouve les émotions les plus simples – joie, extase, peur, colère, amour, – mais avec beaucoup moins d’intensité que le corps physique ; Indifférent à la plupart des conflits collectifs, il est paradoxalement plus « individuel » que le corps physique, se souciant surtout de sa propre évolution. Il n’est qu’exceptionnellement animé par le désir de « sauver » les autres. Il peut soutenir, donner le « déclic », mais en définitive, il revient à chaque âme de puiser en elle-même les ressources nécessaires pour évoluer.

La sortie du corps, c’est la possibilité pour le corps astral de quitter le corps physique, de ressentir et voir au loin ou au-delà. Cette expérience résulte d’une séparation de la conscience et du corps physique. Ce moment est atteint lorsque le corps physique se détend, ou lorsqu’il est choqué, et que la conscience devient flottante ; en bref, lorsque l’hémisphère droit du cerveau prend le relais.

Chacun a fait l’expérience de ces « absences ». Le langage populaire en témoigne par des expressions telles que « j’étais ailleurs », « j’étais dans la lune », « je n’étais plus là », « mon esprit vagabondait »… Il est sain et naturel d’entrer dans des états de rêverie et de conscience modifiée.

La sortie du corps est un phénomène similaire, bien plus rapide et intense. Sa durée peut aller quelques secondes à plus d’une heure. Lors d’une extase mystique, il peut même se perpétuer durant une semaine, et c’est sans doute le vrai sens du mot « adoration ».

La matière, composée pour l’essentiel… de vide, est l’intelligence imprégnant et animant ce qui vit. La conscience peut être comparée au brouillard qui s’élève de la terre. Dans certaines circonstances, la conscience a la possibilité de se séparer du corps physique. Cela se produit la plupart du temps spontanément, sans l’avoir cherché ; on a « passé la frontière, simplement. Un état de relaxation ou d’émotion particulier nous a fait « franchir la ligne ».

On peut aussi s’entraîner pour favoriser ce déplacement.

Le corps astral a la capacité de voyager à travers l’espace sans se soucier des distances ;il se joue du temps, qui perd toute signification. Il explore aussi bien le passé que le futur et partage avec l’inconscient la certitude que le temps est un, éternel, inépuisable.

Même si le conscient et l’inconscient fonctionnent en même temps, l’esprit conscient est chargé d’intégrer le temps qui avance, ou tourner, et revient par cycles. L’esprit conscient connaît les limites, les passages, la mort, le renouvellement, l’écoulement ; le cerveau se fait une représentation de la durée, sous l’aspect d’un espace plus ou moins structuré : Le conscient vit avec les saisons, l’ »avant », le « pendant », l’ »après ».

L’esprit inconscient, quant à lui, connaît seulement le temps qui ne commence ni ne finit jamais. Les événements et les vies se déroulent tous au même moment, dans un éternel présent. Nous vivons tous le même jour. Il n’y a pas de différence majeure entre ce qui s’est passé voilà mille ou cent mille ans, et ce qui se passe aujourd’hui. En ce sens, le temps de l’inconscient est le temps divin. Cette puissante mémoire de l’inconscient permet aussi de retrouver ses vies passées et d’atteindre l’inconscient collectif.

En développant la communication entre l’esprit conscient et l’esprit inconscient, le voyage astral deviendra plus accessible. Qu’il se produire d’une manière brusque ou progressive, grâce à notre persévérance ou au détour d’un exercice, considérez dès maintenant que vous êtes prêt.

Notre inconscient nous protège, et nous autorisera à vivre ce que nous sommes apte à intégrer. Cela peut se produire à tout instant.

En bref, en nous, comme dans tout l’univers, cohabitent une matière visible, dépendant des lois de la gravitation, et une matière beaucoup plus légère, le corps astral. 

Le fait que l’homme, ou une partie de son être, puisse quitter le corps physique est-il une preuve absolue de la survie de la conscience après la mort ? Pas nécessairement. On peut, à la limite, concevoir que la conscience puisse se séparer du corps, et qu’elle soit, comme lui, mortelle. Si la conscience ignore les frontières de l’espace et du temps, elle ne perçoit pas de différence entre le moment où elle se trouve dans un corps physique, et celui où elle se trouve en dehors. Seules les perceptions physiques indiquent à l’âme qu’elle est incarnée. Lorsque le corps astral voyage, ses repères sont les sensations physiologiques auquel il est accoutumé depuis la naissance.

Si les êtres humains croient depuis toujours à la survie de l’âme, c’est peut-être parce qu’une parcelle d’eux-mêmes a des connaissances inaccessibles aux modes de perception habituels – une connaissance enfouie dans le cerveau ou dans les cellules, comme une boussole dissimulée. Dans des situations de conscience élargie, nous percevons soudain des évidences jusque-là cachées.

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Jésus et son véritable message spirituel

 

Une petite remarque : pour moi, l’église chrétienne n’est pas le Christ, pas plus que le bouddhisme n’est le Bouddha d’ailleurs.

Les êtres accomplis qu’on appelle « les éveillés » sont toujours des rebelles, ils sont en marge de la société et la nature divine qui s ‘est révélée en eux ne peut être organisée par les hommes. Au contraire, il faut reconnaître que l’ église chrétienne a souvent même été à l’antipode du message d’amour de Jésus. Depuis des siècles, ils supportent les dogmes, les croyances et des habitudes contre nature sans avoir réellement progresser vers la vérité ou vers l’émergence d’un homme nouveau.

rayonnement

Je suis personnellement totalement en faveur de la spiritualité authentique et individuelle qui permet une véritable révolution de la conscience. Dès que la spiritualité s’organise, elle s’éloigne de la vérité. C’est pourquoi la religion ne devrait absolument pas être organisée : elle devrait rester la quête privée, personnelle et intime de chacun.

J’ai été agréablement surpris par exemple de voir l’honnêteté et le courage de l’Abbé Pierre dans son dernier livre « Mon Dieu… pourquoi ? » et lors de l’interview qu’il a accordé à Marc-Olivier Fogiel dans On ne peut pas plaire à tout le monde car il a su dire des vérités qui vont à l’encontre de l’orthodoxie ecclésiastique. Et cela est tellement rare !

Pour le chercheur de vérité, les paraboles de Jésus ont un parfum particulier car elles sont très simples ; elles s’adressaient à des gens simples (paysans, pêcheurs, artisans…) qui vivaient il y a 2000 ans. Elles ont malheureusement été souvent depuis très mal interprétées.Il faut donc aujourd’hui disperser les confusions afin que le maître de Galilée nous réapparaisse dans toute sa beauté lumineuse, empli d’amour et de compassion.

Le coeur profond de Jésus par exemple, n’est ni la croix ni la souffrance, mais l’amour et la transcendance. Jésus est simultanément un krishna célébrant la vie et un bouddha dépassant la souffrance et la joie. D’où la croix, symbole de la transcendance. Les chrétiens ont déformé le vrai visage de Jésus et prétendu qu’il ne riait jamais. Pouvez-vous imaginer un homme qui participe à des repas, mange et boit, sans jamais être festif ? Jésus était en réalité un bon vivant, il enseignait d’abord la célébration de la vie !

Quand Jésus dit : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche ! »
Les chrétiens ont mal interprété ces paroles. Pour eux, repentir est synonyme de regrets, de honte et de culpabilité. Mais, par repentir, Jésus signifiait « Retournez » (du mot Tchouva en hébreu), « revenez à Dieu ».

Et « le royaume des cieux est proche » ne signifie pas que le c’est bientôt la fin du monde comme beaucoup le pensaient mais, cela signifie que votre être intérieur est à portée de main. Il est disponible à tout moment.

Jésus dit : « A ceux qui possèdent, il sera donné davantage. A ceux qui n’ont rien, le peu qu’ils ont leur sera enlevé. » Des paroles à première vue peu démocratiques et cependant pleines de vérité ! Il est un fait que dans le coeur de celui qui est heureux le contentement continue de grandir. L’esprit triste est par contre de plus en plus morose. La vie, l’existence se montre généreuse avec ceux qui sont joyeux et qui savent savourer chaque moment. Elle n’aime pas ceux qui sont plaintifs et qui font la mine longue ! Comment Dieu pourrait vous aimer si vous ne vous aimez pas vous même ?

Comment expliquer aussi ces paroles étonnantes : « Si quelqu’un vient à moi sans haïr son père, sa mère, ses enfants, ses frères, et jusqu’à sa propre vie, il ne peut être mon disciple. »

On touche là à l’essence même de la spiritualité. L’enfant, lorsqu’il naît, s’attache à la mère et perd le souvenir de son être et de la présence du Tout. Peu à peu son attachement grandit englobant toute sa famille et il oublie son unité avec l’existence. Jésus par ses paroles veut nous dire que la naissance spirituelle ne peut se faire que si la personne transcende l’attachement à la famille biologique. Dans la bouche de Jésus, « haïr » signifie simplement « ne pas s’attacher ». Il a sûrement choisi un terme puissant pour secouer son public.

(Noter : transcender l’attachement à la famille ne signifie pas ne pas l’aimer mais cela signifie que vous n’êtes plus dépendant psychologiquement de votre famille c’est une grande différence qui est souvent mal comprise).

« Jésus le seul fils de Dieu » ? Par cette expression, Jésus laissait entendre à ses disciples qu’il avait atteint quelque chose de divin. Il ne voulait pas paraître un super homme…il s’appelait d’ailleurs lui même aussi « le fils de l’homme ».
Vous voyez les paroles de Jésus n’ont pas vieilli…faut-il encore savoir les interpréter justement ! En tout cas, ce n’est pas pour rien que le Christ est devenu un jalon dans l’histoire de la conscience humaine. Il a inauguré une ère nouvelle et parler de l’époque avant ou après Jésus-christ est sûrement significatif. La conscience humaine n’est plus la même.

Jésus nous rappelle que le plus haute possibilité de l’homme, c’est Dieu :

Dieu est Amour, celui qui demeure dans l’Amour demeure en Dieu et Dieu en lui »

Un message plus qu’ actuel en pleine globalisation…

Paix et harmonie,
Emmanuel 

Publié dans:JESUS |on 3 mars, 2016 |Pas de commentaires »

La désautomatisation et la régression

 

Cette méditation vipassana solitaire fut l’occasion de réaliser une petite expérience de chimie amusante sur notre propre esprit. Devant moi, j’avais disposé un papier portant un mot neutre, écrit en gros caractères : « CHAISE ». Difficile de trouver plus banal. Bientôt, la séance m’emmena avec fluidité vers une concentration silencieuse et lointaine. Au bout d’un temps indéfini, j’ouvris les yeux ; ils se posèrent sur la feuille blanche ; le mot était toujours là, immobile et sage. Mais il était différent ; quelque chose d’imperceptible et bizarre l’altérait, que ni l’oeil ni la raison ne parvenaient à saisir. Etais-je devenu le jouet d’une illusion d’optique ? Non, puisque l’aspect des lettres était semblable…

REVE

L’éclairage de la pièce était-il différent ? Pas davantage… Comme cette sensation étrange gagnait en densité à chaque moment, ma conscience finit par comprendre ; le sens du mot s’estompait dans mon esprit, comme si ce qu’il avait l’intention de représenter perdait en force. Le dictionnaire d e ma mémoire avait cesse  de lui offrir une définition percutante, et il se transformait en un fade assemblage de lettres, sans plus de mission, qui n’évoquaient plus rien dans mon esprit.

Courageux et téméraire, je laisse l’expérience se poursuive en fixant à présent mon attention sur la lettre E. Au bout de quelques instant, sa réalité m’apparut également. Elle cessait de susciter dans mon esprit l’éclosion automatique de son « eu », dont elle était pourtant la représentante ; Désormais, ma conscience la percevait comme le simple assemblage de trois barres horizontale s, unies à leur gauche par une barre verticale. Elle était devenue aussi peu signifiante que l’idéogramme d’une écriture dont je n’aurais rien connu. A ce moment précis, un sentiment profondément enfoui surgit à mon insu, et me fit sourire ; je ressentais de nouveau la même curiosité fraiche et naïve qu’à l’époque de mon enfance où, ne sachant pas encore lire, les lettres n’étaient encore pour moi que d’intrigants dessins.

Ce phénomène, dit « régressif », est nommé désautomatisation par certains auteurs. Il est aussi stupéfiant à comprendre qu’à vivre ; dans cette expérience de nature authentiquement mystique, l’esprit devenu flexible abandonne une partie de son fonctionnement pour renouer avec d’autres, bien plus anciens, mais qu’il avait désinvestis. Le terme désautomatisation suggère que certains automatismes du cerveau adulte sont momentanément neutralisés, au profit d’une régression qui ravive des fonctionnements propres à l’enfance – voire à la toute petite enfance. La désautomatisation ne se rencontre pas que dans les expériences mystiques, puisqu’elle est aussi décrite dans certains états de conscience modifiés par l’hypnose.

C’est pourquoi en méditation et dans les états hypnotiques cette régression vers certains modes de pensée ou de fonctionnement propres à l’enfance ouvre la conscience à des pans entiers de connaissance, qui étaient masqués par les « logiciels » de notre pensée adulte. Une connaissance que nous avions déjà vue à la fois si étrange et si familière. Etrange, par sa nature purement intuitive et affective, sans réflexion, sans conception intellectuelle.  Et familière également, car cette façon de connaître le monde est proche de celle que les enfants peuvent avoir ; mais aussi les grands sages, tout comme le suggère poétiquement le titre d’un article de psychologie cognitive : « Il y a un mystique dans toute personne ».

Voilà peut-être pourquoi ces véritables « retours en arrière » du cerveau expliqueraient les ressemblances que les expériences mystiques partagent avec les vécus de notre enfance ; la réalité intense de l’expérience ; sa coloration saturée ; le caractère entier et absolu des ressentis ; et ce quelque chose d’ineffable, hors de portée du langage.  D’ailleurs, on peut retrouver des traces de la désautomatisation dans les textes sacrés. Dans la mystique juive, un midrach évoque dans une belle parabole cette connaissance originelle qui imbibe l’enfant avant sa naissance, et qui disparaît ensuite ; le fœtus, dans le ventre de sa mère, possède la totalité de la connaissance du monde, celle de la matière comme celle de l’esprit. Tout l’univers lui est familier, mais d’une façon claire et absolue, sans mot ni pensée pour la limiter. Mais au moment de naître, il oubliera à jamais cette connaissance native. Et dans la vie terrestre il tentera sans relâche de renouer avec elle, à travers le savoir, hélas relatif, que lui prodiguera sa pensée conscient et limitant.

EXTRAIT DU LIVRE : MEDITER C’EST SE SOIGNER sur le  blog de Francesca http://channelconscience.unblog.fr/

LA MEDITATION BOUDDHISTE

 

La pratique de la méditation, si elle n’est pas universelle, a certainement été toujours largement répandue. Les chasseurs tribaux guettant le gibier, comme les méditants, demeuraient physiquement  immobiles et mentalement concentrés. Les chamanes de ces sociétés tribales méditaient de même dans la solitude lors de leur quête de la vision des esprits. Même à l’aube du bouddhisme existait une très grande diversité de pratiques méditatives. Mais toutes étaient fixées sur un même but : se libérer du samsara, la ronde sans fin des renaissances.

Tout comme les sages des Upanishad hindoues qui s’efforçaient d’identifier leur âme personnelle à l’âme universelle, les bouddhistes recherchaient l’absolu. Cependant, l’absolu bouddhiste n’était pas une absorption dans l’âme universelle, mais l’atteinte du nirvana, une condition intérieur du non-soi  ultime. La meilleur façon d‘atteindre cet état consistait à devenir moine, ce qui facilitait l’atteinte de la perfection morale. Non seulement les émotions de colère, de haine et de désir sexuel étaient considérées comme corruptrices, mais la vie émotionnelle elle-même pouvait troubler le processus méditatif.

Telle qu’elle est rapportée dans un long poème : Les Actes du Bouddha, la première méditation du Bouddha survient ors d’une sortie dans la forêt avec quelques compagnons de cour. L’expérience du futur Bouddha, aisée et naturelles, ’élève spontanément au contact de trois stimuli.

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Le premier est l’aspiration à la paix spirituelle.

Le second est la réaction compatissante du Bodhisattva à la vue des laboureurs, des bœufs épuisés et des petites créatures tuées par la charrue.

Troisièmement, la méditation a lieu quand le Bodhisattva s’est soudain séparé avec soulagement de ses compagnons, avec le désir intense d’atteindre la clarté de l’esprit.

Cette expérience se produisit avant son départ d la cour paternelle. Plus tard, quand après avoir renoncé au luxe de la vie, le Bodhisattva errant vint s’entraîner avec des maîtres de méditation, il fut vite capable d’atteindre les états de conscience correspondant aux plus hautes expériences de ses maîtres. Non satisfait de ce niveau, le futur Bouddha partit achever seul son Eveil.

Le Satipatthama Sutra (fondements de l’attention) est le plus célèbre des discours sur la méditation. Alors que le premier stade de jhama découle de la pratique d el « concentration juste » prescrite dans le Chemin octuple, la méditation d’attention vient de « la conscience juste » du Chemin octuple. Si la concentration est utile à l’atteinte de la quiétude (samatha), la conscience claire qui s’élève une fois la quiétude établie peut mener le méditant à l’Eveil complet.

Dans ce Sutra, le Bouddha analyse les quatre « fondements de la conscience claire ». Pour atteindre une complète conscience, le pratiquant doit se fixer sur les cinq agrégats de l’être humain, c’est-à-dire le corps, la sensation, la perception, les formations mentales et la conscience ordinaire avec leurs traves karmiques. Le Maître décrit les conditions et l’environnement propres de la médication. Le bhikkhu, doit se rendre en forêt, au pied d’un arbre ou dans un lieu désert. Assis les jambes croisées, le corps droit, il éveille la claire conscience de sa respiration : « Conscient il inspire : conscient, il expire. En pensant « j’inspire lentement », il comprend qu’il inspire lentement. Et ainsi de suite en de longues ou brèves inspirations et expirations. « Observant les sensations du corps entier, en calmant les activités du corps, je vais inspirer ». Ainsi s’entraîne-t-il.

En observant la respiration, le pratiquant médite sur la vie et le mouvement du corps. Ce n’est pas différent de la concentration qui entre dans un processus non méditatif ordinaire : « Ainsi qu’un intelligent tourneur de bois qui donne un tour long comprend « je tourne long », ou quand il donne un tout court comprend « je tourne court », ainsi en est-il de la contemplation du souffle. Il vit ainsi, contemplant le corps de l’intérieur et contemplant la naissance des phénomènes dans le corps et leur dissolution dans le corps […]. Il vit ainsi, indépendant et sans s’attacher à rien dans le monde ».

L’exercice est répété à propos des sensations, des perceptions, des objets mentaux et de la   conscience. La méditation d’attention peut être pratiquée aussi, couché, debout ou en marchant. Une telle conscience aiguë, instant après instant, s’applique à tous les détails ordinaires de la vie : en mâchant, en goûtant, en avalant, en urinant etc… Par l’observation continuelle de soi, les méditants en viennent à connaître leur vie passée et présente et à en comprendre les changements perpétuels.

L’inspiration et l’expiration sont interprétées comme un signe de la vie et de la mort. En observant la respiration, le pratiquant développe une conscience approfondie du processus de « montée et de déclin » qui est la marque de toute vie. Plutôt que de développer une « connaissance de soi », la méditation d‘attention conçoit la vie comme une série mouvant de processus impersonnels où l’ego se dissout dans le flot des phénomènes. Indifférents dans leur équanimité à la joie ou à la douleur, les pratiquants voient les choses telles qu’elles sont – pleine de souffrance, transitoires, sans soi – telles que le Bouddha les a décrites.

 Quand cette abstractions devient une expérience, les phénomènes « extérieures oud ans la conscience individuelle deviennent simplement ce qui EST.

Propos de Tom Lowenstein sur le blog de Francesca http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:MEDITATION |on 2 mars, 2016 |Pas de commentaires »
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