Archive pour le 5 mars, 2016

MANDALAS – YANTRAS et SYMBOLISME

Les mandalas et les yantras sont extérieurement des diagrammes rituels utilisés dans le Vajrayana (ou  bouddhisme tantrique), chacun d’eux représentant un univers symbolique perçu selon la perspective sacrée d’une médiation.

Nées en Inde, la théorie et les techniques liées à l’élaboration du mandala se sont transmise au Tibet par une lignée ininterrompue de maîtres et des disciples depuis le VIIIè siècle. De nos jours, les lamas enseignent comme ils l’ont toujours fait, et l’actuel dalaï lama, parmi d’autres, maintient cette tradition d‘enseignement.

mandalas

Un mandala comporte un palais sacré au cœur duquel réside la déité, et la forme du mandala bouddhiste ressemble au modèle architectural des temples hindou. Pour accéder au sanctuaire où se trouvent les statues divines à adorer, les fidèles hindous suivent un parcours indirect dans le temple, à travers des cours aux différents emblèmes divin, pour finalement parvenir au sanctuaire du dieu principal, où ils contemplent enfin la présence divine et s’y absorbent.

Mais si la forme du palais d’un mandala ressemble à cela, sa fonction est quelque peu différente. Au cours de l’utilisation, l’entrée symbolique dans le mandala se fait par l’une des quatre portes situées dans les directions cardinales. Chaque direction est liées à une « famille de Bouddha » : Diamant (vajra) à l’est, Joyau (ratma) au sud, Lotus (padma) à l’ouest et Action (karma) au nord.  Chaque disciple visualise qu’il entre par la porte convenant à ses propres qualités ou défauts à transmuter. Ainsi vajna (Diamant) à l’est, est lié au tempérament colérique. Une fois dans la cour du palais, il peut être initié aux aspects extérieur, intérieur et secret de la déité, et le maître lui révèle qu’elle n’est autre que sa vraie nature éveillée.

près l’initiation, le maître confère au disciple les instruction de la pratique (sadhama). L’étudiant s’appliquera alors à pratiquer le sadhana (chemin spirituel) de la déité. Par une visualisation élaborée, il sera amené à faire l’expérience de sa vraie nature identique à la déité. Quand il se sera visualisé comme la déité, toute sa vision du monde sera transformée en vision pure, et c’est là la vraie signification du mandala.

Mandala se dit en effet kyilkhor en tibétain. Kyil est le centre, c’est à dire la déité. Khor est ce qui l’entoure, l’environnement perçu comme le palais de la déité. Le pratiquant purifie ainsi sa vision ordinaire ou « vision karmique » en vision pure et transforme ses passions en la sagesse correspondante.

Le terme mandala est utilisé dans plusieurs contextes et rituels. A un niveau simple, le schéma du mandala marqué de syllabes mystiques, mantras et dharamis, est utilisé comme talisman protecteur par les bouddhistes tibétains. Consacrés et portés sur le corps dans un petit reliquaire ou une amulette, ces charmes variés apportent chance ou santé, ou bien défendent contre les infortunes naturelles ou surnaturelles. Mis sur le cœur d’un mourant, ils l’aident à se libérer dans l’après-mort.

Un autre genre de mandala est celui que l’on offre rituellement à l’occasion des initiations ou des préliminaires tantriques ; en écho à la donation trois répétée de l’Inde au sangha par l’empereur Ashoka, les pratiquant offrent symboliquement l’univers entier aux bouddhas sous la forme d’un mandala. Sur un plateau circulaire, l’officiant dépose de petits tas d’offrandes, riz, pierres précieuses ou poudre d’or, en énumérant les trente sept points de description symbolique de l’univers, le mont Méru, les autre continents, les possession d’un roi universel, etc. et offre le tout aux bouddhas visualisés devant lui. Cette offrande est la pratique du donc et une accumulation de mérites.

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Le schéma du manda fut aussi utilisé dès les origines du bouddhisme tibétain à une tout autre échelle. Quand le roi Trisongdetsen voulu faire édifier le monastère de Samyé, au sud est de Lhassa au VIIIè siècle, les déités locales se déchaînèrent, dit-on pour contrecarrer le projet. Afin de les subjuguer et de créer un espace sacré. Padmasanbhava traça sur le sol un mandala des cinq dhyani-bouddhas. Sur cette base, on édifia le monastère, lui-même sous la forme d’un mandala circulaire.

Les monastères de Lhassa furent également bâtis sur ce modèle. Au centre figure la colline rouge, avec le palais royal, qui devint plus tard le Potala des dalaï-lamas. Aux coins d’un carré abstrait qui s’étend à travers la capitale, trois autres monastères furent bâtis. Le plus vieux et le plus sacré d’entre eux est le Jokhang, construit « sur le cœur d’une démone couchée sur le dos ». Cette démone représente les forces spirituelles hostiles du Tibet pré-bouddhique. Les monastères et les stupas bâtis sur ses membres la clouent au sol, l’empêchant de nuire au dharma.

LES SYMBOLISMES DU MANDALA

Le Tantra est la voie de la transformation, et les éléments du mandala symbolisent le renversement du samsana en nirvana. Le samsara n’est que le fruit de l’ignorance. Par ignorance, les êtres sensibles créent la dualité entre un monde « extérieur » et leur « moi », et entrent en contact avec ce monde par trois biais : l’ignorance, le désir et l’agression. Puis quantité de passions secondaires les poussent à agir égoïstement. Leurs actes créent ainsi du karma. Chaque acte est une cause qui produit un effet de même nature et laisse dans la conscience une empreinte qui va rejoindre d’innombrables autres empreintes d’actes passé. Ces traces karmiques conditionnent leur perception du monde ne leur voilant la réalité.

Mandala1_detailPar la pratique, notre perception karmique impure est purifiée et transformée en vision de la réalité telle quelle. Cette transformation est possible parce que, ultimement, la vision grossière des êtres sensibles (samsara) et la vision pure des bouddhas (nirvana) sont de même nature.

Le pratiquant s’applique à la visualisation de déités dans un environnement pur, le mandala. Dans les Tantras « supérieurs », il se visualise lui-même comme la déité avec tous ses attributs, divins et perçoit son environnement transformé en un palais divin. C’est le niveau du mandala extérieur. Puis il considère dans son corps le mandala intérieur, formé de canaux subtils (nadi) et de roues (cakras) ou circulent les souffles internes (prana) et les énergies (indu). Par les yogas, il transmute son corps ordinaire en corps de vajra. Du point de vue tantrique, ses cinq agrégats (skandhas, sont les cinq dhyani-bouddhas [bouddhas de méditation], ses cinq élément sont les cinq Youm des Dhyani-Bouddhas. A l’intérieur de son corps se déploie le mandala des déités. Un troisième niveau de mandala est le mandala secret de l’esprit. Les cinq passions (stupidité, colère, désir, orgueil et jalousie) ne sont autres que les Cinq Sagesse en potentiel.

 

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Publié dans:HOLONS, MAITRISE, MEDITATION |on 5 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Comment se produit une sortie du corps

 

Il existe un corps physique, celui que l’on sent, c’est le siège des émotions, des organes, de la chair. Il naît, évolue et meurt. Marqué par nos chagrins et par nos joies, il est en premier lieu guidé par les instincts de base. Lorsque ceux-ci sont comblés, le cerveau prend le relais et souhaite des satisfactions psychologiques.

rêve

Comme tout ce qui est vivant, la chair est fragile, sujette aux maladies et aux blessures, même si l’espèce humaine est dotée d’une grande résistance. Le corps physique est soumis aux cycles, aux influences cosmiques et terrestres. Sa nature sensible le rend souvent accessible à autrui, autorisant échanges et projets. Coups, chatouilles, caresses, amour…. Le corps est un moyen primaire, mais efficace, de communiquer avec les autres.  Cependant, il est lourd et souvent « englué » par un cerveau reptilien et des réactions archaïques ; il doit apprendre presque tout : marcher, parler, nager…

Le corps astral est né avant le corps physique. Emissaire de l’âme, vivant de toute éternité, il fonctionne comme s’il possédait les mêmes fonctions que le corps physique : vue, ouïe et, dans une moindre mesure, toucher. Il éprouve les émotions les plus simples – joie, extase, peur, colère, amour, – mais avec beaucoup moins d’intensité que le corps physique ; Indifférent à la plupart des conflits collectifs, il est paradoxalement plus « individuel » que le corps physique, se souciant surtout de sa propre évolution. Il n’est qu’exceptionnellement animé par le désir de « sauver » les autres. Il peut soutenir, donner le « déclic », mais en définitive, il revient à chaque âme de puiser en elle-même les ressources nécessaires pour évoluer.

La sortie du corps, c’est la possibilité pour le corps astral de quitter le corps physique, de ressentir et voir au loin ou au-delà. Cette expérience résulte d’une séparation de la conscience et du corps physique. Ce moment est atteint lorsque le corps physique se détend, ou lorsqu’il est choqué, et que la conscience devient flottante ; en bref, lorsque l’hémisphère droit du cerveau prend le relais.

Chacun a fait l’expérience de ces « absences ». Le langage populaire en témoigne par des expressions telles que « j’étais ailleurs », « j’étais dans la lune », « je n’étais plus là », « mon esprit vagabondait »… Il est sain et naturel d’entrer dans des états de rêverie et de conscience modifiée.

La sortie du corps est un phénomène similaire, bien plus rapide et intense. Sa durée peut aller quelques secondes à plus d’une heure. Lors d’une extase mystique, il peut même se perpétuer durant une semaine, et c’est sans doute le vrai sens du mot « adoration ».

La matière, composée pour l’essentiel… de vide, est l’intelligence imprégnant et animant ce qui vit. La conscience peut être comparée au brouillard qui s’élève de la terre. Dans certaines circonstances, la conscience a la possibilité de se séparer du corps physique. Cela se produit la plupart du temps spontanément, sans l’avoir cherché ; on a « passé la frontière, simplement. Un état de relaxation ou d’émotion particulier nous a fait « franchir la ligne ».

On peut aussi s’entraîner pour favoriser ce déplacement.

Le corps astral a la capacité de voyager à travers l’espace sans se soucier des distances ;il se joue du temps, qui perd toute signification. Il explore aussi bien le passé que le futur et partage avec l’inconscient la certitude que le temps est un, éternel, inépuisable.

Même si le conscient et l’inconscient fonctionnent en même temps, l’esprit conscient est chargé d’intégrer le temps qui avance, ou tourner, et revient par cycles. L’esprit conscient connaît les limites, les passages, la mort, le renouvellement, l’écoulement ; le cerveau se fait une représentation de la durée, sous l’aspect d’un espace plus ou moins structuré : Le conscient vit avec les saisons, l’ »avant », le « pendant », l’ »après ».

L’esprit inconscient, quant à lui, connaît seulement le temps qui ne commence ni ne finit jamais. Les événements et les vies se déroulent tous au même moment, dans un éternel présent. Nous vivons tous le même jour. Il n’y a pas de différence majeure entre ce qui s’est passé voilà mille ou cent mille ans, et ce qui se passe aujourd’hui. En ce sens, le temps de l’inconscient est le temps divin. Cette puissante mémoire de l’inconscient permet aussi de retrouver ses vies passées et d’atteindre l’inconscient collectif.

En développant la communication entre l’esprit conscient et l’esprit inconscient, le voyage astral deviendra plus accessible. Qu’il se produire d’une manière brusque ou progressive, grâce à notre persévérance ou au détour d’un exercice, considérez dès maintenant que vous êtes prêt.

Notre inconscient nous protège, et nous autorisera à vivre ce que nous sommes apte à intégrer. Cela peut se produire à tout instant.

En bref, en nous, comme dans tout l’univers, cohabitent une matière visible, dépendant des lois de la gravitation, et une matière beaucoup plus légère, le corps astral. 

Le fait que l’homme, ou une partie de son être, puisse quitter le corps physique est-il une preuve absolue de la survie de la conscience après la mort ? Pas nécessairement. On peut, à la limite, concevoir que la conscience puisse se séparer du corps, et qu’elle soit, comme lui, mortelle. Si la conscience ignore les frontières de l’espace et du temps, elle ne perçoit pas de différence entre le moment où elle se trouve dans un corps physique, et celui où elle se trouve en dehors. Seules les perceptions physiques indiquent à l’âme qu’elle est incarnée. Lorsque le corps astral voyage, ses repères sont les sensations physiologiques auquel il est accoutumé depuis la naissance.

Si les êtres humains croient depuis toujours à la survie de l’âme, c’est peut-être parce qu’une parcelle d’eux-mêmes a des connaissances inaccessibles aux modes de perception habituels – une connaissance enfouie dans le cerveau ou dans les cellules, comme une boussole dissimulée. Dans des situations de conscience élargie, nous percevons soudain des évidences jusque-là cachées.

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