Archive pour le 25 février, 2016

LE CHAT ET LA LUNE

 

chatPour l’historien grec Plutarque, le chat est sans aucun doute possible la représentation animale de la Lune sur terre. Dans son Isis et Osiris, il nous en donne le témoignage :

« Le chat représente la Lune à cause de la variété de son pelage, de son activité pendant la nuit, e t de sa fécondité. On dit, en effet, que cet animal fait d’abord un petit, puis deux, puis trois, puis quatre, puis cinq et enfin jusqu’à sept à la fois, de sorte qu’en tout, il va jusqu’à vingt-huit, nombre égal à celui des jours de Lunes. Ceci d’ailleurs ne peut bien être qu’une fable. Mais il paraît toutefois que dans les yeux des chats, les prunelles s’emplissent et se dilatent à la pleine Lune, tandis qu’elles se contractent au décours d’un astre ».

Au moyen Age, les chats étaient supposés être les suppôts de Satan, et on racontait qu’ils se réunissaient la nuit au clair de Lune dans les clairières pour y danser le sabbat. Voici un des contes de l’époque – d’origine bretonne – rapporté par Gilles Vidal dans son ouvrage : Légendes et Mystères du Chat.

Un Sabbat heureux : « Jadis les chats dont on n’avait point coupé le bout de la queue avaient coutume de s’assembler à jour fixe ; on les voyait réunis au clair de Lune sur quelque lande déserte, non loin des Roches aux Fées et des Pierres-debout.

Ils délibéraient, graves comme des prêtres à l’église, et personne n’aurait osé passer près d’eux et encore moins les déranger quand ils tenaient leurs réunions plénières. On racontait à la veillée d’étranges et effrayantes histoires où il était arrivé malheur à des gens asse audacieux ou assez fous pour avoir voulu se mêler à leur société ; les uns étaient morts subitement, d’autres avaient été si terrifiés de voir tous les chats darder vers eux leurs prunelles brillantes comme des charbons ardents e t les regarder d’un air irrité, que leurs cheveux étaient devenus blancs en une nuit, et ils tremblaient encore rien qu’en pensant aux assemblées nocturnes des matous.

Jean Foucault s’en revenait par une belle nuit de la foire où il s’était un peu attardé dans les auberges, parce que le cidre était bon cette année-là. Il était tout joyeux et marchait gaiement en chantant à tue-tête, lorsque du détour d’un chemin creux, il aperçut tout à coup une nombreuses réunion de chats rangés autour d’une croix de pierre.

Il y en avait de toutes les grosseurs, et de toutes les couleurs ; à la vue de tous ces matous, la voix du chanteur s’étrangla dans son gosier, et il se mit à trembler comme un homme qui a les fièvres, car les chats poussaient des miaulements irrités, voûtaient leurs dos souples où le poil se hérissait, redressaient leurs queues et le regardaient avec les yeux qui luisaient dans la nuit.

Sa terreur augmenta encore lorsqu’il vit le plus gros de la bande accourir vers lui : il ferma les yeux, s’attendant à être mis en pièces et récita son acte de contrition. Mais, au lieu de sentir les griffes du chat s’enfoncer dans sa chair, il s’aperçut que l’animal se frottait le long de ses jambes en faisant un ronron joyeux comme s’il avait eu envie d’être caressé.

Jean Foucault ouvrit les yeux et reconnut son propre chat qui se mit à marcher devant lui, et qui tantôt le précédait, tantôt revenait vers lui et le caressait avec sa queue. Quand Jean Foucault arriva avec son conducteur à l’endroit où était l’assemblée, les matous étaient assis tranquillement, car le chat avait dit à haute voix à ses confrères :

-          Laissez passer Jean Foucault !

Francesca du blog http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:ANIMAUX, LUNES |on 25 février, 2016 |Pas de commentaires »

LA MEDITATION PERMET DE DECRYPTER SES PROPRES EMOTIONS

 

Qu’est-ce que la méditation peut m’enseigner sur les émotions ? Elle m’apprend ceci : quand je tremble de pur, quand je frémis de joie ou quand je me crispe de colère, mes émotions sollicitent d’abord mon corps. Pour certains, ce scoop est d’une banalité affligeante ; pourtant, il est loin  d‘être une évidence pour tous. De nombreux patients viennent en thérapie cognitive en nommant très bien le tourment qui les accable ; angoisse, tristesse, colère … Mais, quand on leur demande de préciser les zones du corps où ils ressentent leur détresse, la question fait l’effet d’une nouveauté parfois déconcertante. Du coup, il arrive de prescrire cet exercice, en apparence insolite : « Durant les quinze prochains jours, lorsqu’une situation vous fera vivre de la colère, de la tristesse ou de l’angoisse, observez après coup dans quelles parties du corps vous aurez ressenti ces émotions, ou les sensations qui s’y associent. Notez précisément vos observations, et nous étudierons cela une prochaine fois ». Et bien sûr, on peut inventer le même exercice  pour les émotions positives.

Momentanément, cette tâche à domicile met certains patients mal à l’aise. Ils réalisent rapidement que leur journées sont bien plus semées d’émotions – souvent désagréables – qu’ils ne le pensaient. Mais cet exercice est toujours constructif pour plusieurs raisons :

-          il leur enseigne à affûter leur « détecteur d’émotions »

-          de ce fait, il leur permet de discerner plus tôt le moment et la situation où les émotions pénibles apparaissent.

-          par conséquent, cet exercice est souvent le premier pas de nombreuses prises de conscience (même si elles sont peu agréables au début).

-          du coup, par avancées progressives, le sentiment de maitrise et de connaissance de soi est amélioré.

-          au final, il dynamise les patients à poursuivre leurs explorations sur eux-mêmes et à vouloir changer.

CERCLE VIRTUEUX

Tous ces points font partie des bénéfices qu’une bonne psychothérapie est censée prodiguer ; Mais ils sont également ceux que les traditions méditatives nous offrent, simplement parce que de très nombreuses techniques spirituelles – non toutes – sollicitent elles aussi, et depuis bien plus longtemps que les psys modernes, l’exploration de la composante physique des affects. Ce voyage à l’intérieur des émotions se fait spontanément lors de certaines pratiques spirituelles, comme un surcroît qui arrive sans qu’on le cherche.

On peut aussi explorer les sensations corporelles lors de méditations en mouvement ; pendant ces moments où le temps s’étire, l’esprit écoute le corps. Pratiquer rend tranquille, autant que de l’observer. Quelque soit la pratique, la vigilance aux sensations et aux émotions s’aiguise.

Au fond, méditer fait de moi-même à la fois mon propre thérapeute et mon propre patient. Thérapeute, car je suis  l’écoute de ce qui fait souci dans mon corps ou ma tête ; la médiation est alors comme une prescription, qui me permet d’explorer la situations-problème et d’y remédier. Patient, car en m’observant studieusement moi-même, je développe progressivement des vertus utiles à mon bien-être, comme le détachement, l’équanimité, la pleine conscience.

EXTRAIT DU LIVRE : MEDITER C’EST SE SOIGNER sur le blog de Francesca  http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans:MEDITATION |on 25 février, 2016 |Pas de commentaires »

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