Nous choisissons notre souffrance

chooisir sa souffrance

La souffrance et le malheur sont les ingrédients de base de la vie cyclique mondaine. Les humains doivent faire face aux quatre grandes souffrances : la naissance, la maladie, la vieillesse et la mort. Il faut encore ajouter les souffrances périodiques ; ne pas obtenir les choses que l’on veut, avoir à faire face à des expériences indésirables, devoir constamment se battre pour obtenir les nécessités de base de la vie, etc… Celles-ci nous tombent dessus comme des vagues déferlantes depuis l’océan. La venue à maturité de ces événements est la souffrance de la souffrance.

Un deuxième type de souffrance est celui du bonheur changeant, ou du bonheur instable. Nous voulons quelque chose et travaillons dire pour l’obtenir, mais en fin de compte, une fois que nous l‘avons, nous en tirons plus de souffrance que de plaisir. Le courant des renaissances est tel que l’on est constamment dans la situation où l’on souffre ou bien d‘avoir ou bien de ne pas avoir. C’est la nature de l’esprit insatisfait.

Il y a un dicton tibétain qui dit : « Si vos possessions ont la taille d’un pou, vos souffrances auront la taille d’un pou. Si vos possessions ont la taille d’une chèvre, vos souffrances auront la taille d’une chèvre ».  Quand on a, on souffre d’avoir ; quand on n’a pas, on souffre de ne pas avoir. Telle est la nature frustrante du bonheur changeant. Nous pensons que si nous achetons ou possédons quelque chose, que si nous nous installons dans un autre pays, notre esprit sera satisfait, mais il n’y a pas de possibilité de satisfaction dans cette approche. A moins de développer la sagesse qui libère du karma et des émotions, tout bonheur est voué à se dissoudre in jour et à être remplacé par de la souffrance.

Les substances mêmes à partir desquelles notre corps est formé sont impures. C’est ce que l’on nous a appris depuis tout petit…. Qu’est-ce que notre corps sinon la quintessence d’un millier de générations d’évolution du sperme et de l’ovule ? Ceux-ci se réunissent dans les parties inférieures du corps, entre des intestins pleins d’excréments et une vessie pleine d’urine.

On doit alors expérimenter l’obscurité de la matrice, dans laquelle notre corps se développe pendant neuf mois, tout lié et enserré. Nous y gisons comme si nous étions ligotés dans un étroit sac de cuir, éprouvant une intense chaleur quand notre mère mange ou boit des aliments chauds, et un intense froid quand elle mange ou boit quelque chose de froid, ayant l’impression d ‘être frappé avec un bâton si elle bouge soudainement, et ainsi de suite. La mère elle-même connaît beaucoup de souffrances durant cette période, et vers la fin de sa grossesse elle se sent presque prête à éclater. Au moment de l’accouchement, sa souffrance est si grande qu’elle doit crier et gémir de douleur.

Nous autres, êtres humains, n’avons pas pris naissance d’une façon grandiose, mais au milieu du sang, de l’urine et de beaucoup de douleurs. Notre entrée dans la vie ne présage en fait rien de bon. Si nous n’utilisons pas notre corps comme un support de développement spirituel, il n’est effectivement qu’un sac inutile empli de sang, de pus, d’excréments et d’os. A moins que notre direction ne soit spirituelle, la seule utilité de manger plus de nourriture est de produire plus d’excrétions.

Parce qu’un corps est un produit du karma et des émotions, c’est une source permanente d’anxiété   et de douleur. Nous finissons en général par passer la plupart de nos vies à le servir, le nourrir, l’habiller, l’abriter, le laver, le soigner quand il tombe malade, et ainsi de suite. Mais à moins que nous ne l’utilisions pour développer notre esprit, nous n’en tirerons en fin de compte aucun bénéfice. Nous mourrons, et le précieux corps que nous chérissons tant, que notre mère regardait avec tant de fierté, refroidira et deviendra nourriture pour les vers. Telle est la réalité que nous devons vivre dans toutes nos existences.

Si nous acquerrons le contrôle des énergies subtiles du corps et des niveaux subtils de conscience nous aurons contrôle sur les éléments internes et externes et pourront par conséquent transformer sa forme ordinaire en un joyeux corps d’arc en ciel. Mais jusqu’à ce que nous puissions faire cela, nous devons accepter le fait que notre base physique est un aimant pour toutes sortes d’inconforts et de souffrances.

Du point de vue de la circulation des énergies, le corps humain ordinaire est la source de nombreuses émotions négatives. Avec l’évolution de nos chakras, Nadis   , gouttes primordiales blanches et rouges, énergies vitales, etc… la nature du flux d’énergies vitales qui agit comme véhicule de l’esprit, parce qu’elle est impure, donne lieur à des états d’esprit impurs, tels l’attachement à la colère. Dans la vue de la circulation des énergies, l’esprit et les énergies du corps qui le soutiennent ont une relation inder-dépendante.

Le corps énergétique nous garde occupé toutes nos vies. Nous devons courir pour satisfaire ses besoins sans fin, pour le garder hors de portée des choses qui pourraient lui nuit et pour le protéger de tout ce qui est désagréable Nous devons lui donner plaisir et confort. Nous devenons moines et cela commence par nous apporter beaucoup de satisfaction : mais rapidement notre corps nous rend les choses si difficiles que nous pensons que notre pratique serait moins perturbée si nous menions une vie de laïque. Nous abandonnons donc la vie monastique et retournons à la vie ordinaire, mais voici alors que nous nous retrouvons avec une grande famille à faire vivre, qui ne nous laisse ni temps ni énergie pour méditer. Nous avons les lourds charges de nourrir nos enfants, de les habiller, de les abriter, de nous occuper de leur éducation et ainsi de suite. Nos vies s’écoulent, partagées entre le travail et les soucis, avec occasionnellement de courtes périodes de plaisir, puis nous devons mourir. Mais, même cela nous ne pouvons le faire en paix car lorsque nous allongeons pour mourir, nos dernières pensées sont pleine de soucis pour la famille que nous laissons après nous. Telle est la nature de l’existence mondaine.

La période la plus heureuse de nos vies, en général, se situe entre les âges de cinq et quinze ans, et la plus créative entre trente et quarante ans. A ce moment, nous sommes dans la pleine fleur de l’âge et pouvons accomplir n’importe quoi, matériellement ou spirituellement.

Les gens les plus beaux deviennent laids quand la vieillesse les atteints. Leurs cheveux tombent ou bien blanchissent, et leur teint ternit. Certains deviennent maigres comme des cadavres, d’autres si gras qu’ils ne peuvent se lever sans être aidés, et d’autres se retrouvent cloués au lit et impotents. Prendre soin de nos personnes âgées – ces personnes qui nous ont donné notre corps, notre vie et notre culture – est un devoir sacré de l’humanité. Mais la plupart des gens agissent davantage comme des animaux que comme des êtres humains, et l’on voit souvent des personnes âgées abandonnées par leur famille. La cellule familiale était très forte auparavant, et les personnes âgées étaient habituellement prises en charge directement par leur famille. Le système occidental d’assistance nationale pour les personnes âgées est un système très bon et très sain, bien que la base spirituelle et psychologique lui fasse peut-être quelque peu défaut.

Nous pouvons donc voir que ce corps est réellement la cause de beaucoup de malheurs dans cette vie et que, c’est triste à dire, en cherchant à satisfaire ses nombreux besoins, la plupart des gens ne font qu’amasser un courant sans fin d ‘instincts karmiques négatifs qui les mèneront dans le future à une renaissance inférieure. Telles sont les souffrances du monde humain.

Cependant, si nous n’avons pas de conviction de l’existence des royaumes célestes, il est suffisant de méditer sur les souffrances humaines. Celles-ci apparaissent avec évidence dès que l’on commence à les chercher. Le point important est de devenir conscient du troisième type de souffrance, la souffrance subtile qui imprègne toute l’existence imparfaite, l’omniprésente misère concomitante avec la possession d’une base périssable…. Un dieu dans les paradis les plus hauts, un humain, un animal, els êtres des enfers et les esprits avides sont tous pris dans les mailles de la souffrance, parce que la nature de leur corps et de leur esprit est liée au processus cycliques compulsifs. Jusqu’à ce que nous développions la sagesse qui puisse libérer l’esprit de ces forces contraignantes, c’est une certitude que nous devrons expérimenter la souffrance tout au long de nos existences et que nous continuerons d’errer sans fin dans la roue de la naissance, de la vie, de la mort et de la renaissance, où la présence de la misère peut être en permanence ressentie, si nous ne faisons rien.

Nous pouvons éliminer les sources les plus profondes de toute notre souffrance en cultivant certaines qualités dans notre courant de conscience. Si nous ne possédons pas de hautes qualités spirituelles, il est certain que les événements dans lesquels la vie nous projettera donneront naissance à la confusion, au désordre émotionnel et à toutes sortes d’états de conscience déformée.  Si notre esprit peut demeurer dans la sagesse qui connaît le mode ultime de l’existence, nous serons en mesure de détruire les racines les plus profondes de la distorsion mentale, du karma négatif et de la souffrance.

Avec une base de discipline éthique, on peut alors entrer dans l’entraînement supérieur de la concentration méditative. C’est pourquoi nous devons méditer sur les souffrances inhérentes aux royaumes même les plus élevés et cultiver une conscience attentive qui considérera spontanément les plus hauts plaisirs tels que la renommée, la fortune, le prestige, etc… du monde humain,  avec aussi peu d’appétit qu’un tigre pour les herbes. L’esprit de liberté, qui est le non-attachement et la non-saisie propres au renoncement intérieur, nous inspirera ainsi à consacre la totalité d entre énergie à transcender toute  imperfection.

Francesca du blog http://channelconscience.unblog.fr/

 

Publié dans : HUMANITE, MEDITATION, TOLERANCE |le 30 janvier, 2016 |Pas de Commentaires »

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