Les ténèbres de l’âme

 

bougies-gifsCe moment-là est un moment pénible parce que les êtres humains sont lâches de nature. Ils sont lâches. Pourquoi donc sont-il lâches ? Parce qu’ils craignent la confrontation avec leurs propres choix, et dans la peur, nous nous enfuyons en montrant du doigt quelqu’un d’autre. Montrer du doigt quelqu’un d’autre est notre manière lâche d’excuser les faits. Lorsque nous agissons ainsi, lorsque nous tendons ce doigt de pouvoir, cela signifie que cet esprit de pouvoir a focalisé l’énergie, l’a réfléchie hors de nous-même sur quelqu’un d’autre, et nous sommes de ce fait tombé de notre trône. Prendre responsabilité de sa vie n’est pas, je vous assure, chose aisée, mais c’est la partie spirituelle la plus brave en nous qui le fait, quelque soit la douleur encourue. Et savez-vous ce qu’est cette douleur? Le fils prodigue de l’énergie qui retourne à la demeure du Père.

C’est ce qu’on appelle les ténèbres de l’âme. Toute cette souffrance nous frappe maintenant de plein fouet car c’est l’énergie qui remonte à la source. Mais c’est cette souffrance qui nous purifie, car, une fois que l’énergie traverse la barrière du corps émotionnel – le corps émotionnel est troublé et froissé, le coeur bat vite, le souffle est court et les larmes se mettent à couler – cela signifie que l’énergie est sur le chemin du retour et traverse la barrière du corps émotionnel, provoquant un orage. Et, vous savez, il est bon de vivre dans l’orage. Telle est la nature de l’enfant retournant chez lui. Lorsque l’orage est terminé, l’énergie – purifiée désormais pour avoir traversé le corps émotionnel – a fait un tour complet ; son retour à la maison est un ingrédient nécessaire à la définition du soi, ce que nous sommes.

Personne ne va vous forcer à reconnaître votre responsabilité concernant votre vie. Vous pouvez dire ce que vous voulez, mais le guerrier véritable est celui qui le fait et le fait très bien – il s’agit de la conquête de soi – et il le fait sachant parfaitement bien que ce qu’il a fait lui revient maintes fois multiplié. Est finalement libéré celui qui le fait.

Tous les êtres qui, sur la Plan de la Béatitude ont choisi la vie spirituelle savent que leur choix ne les mène pas sur un voie facile, que c’est la voie destinée à definir et à polir le soi, et ils ne peuvent même pas imaginer ce que cela va signifier dans leur vie avant de s’y trouver. Et savez-vous que la plupart des gens tournent les talons à ce tournant ? Pourquoi ? Parce que – c’est simple – à moins que le divin que nous sommes ne soit assis sur le trône de ce corps temporel, il ne peut jamais créer le merveilleux à moins d’avoir été divinisé et défini en nous-même. Si cela ne se produit pas, ni l’inimaginable ni ce qu’on appelle le juste ne vous arrivera.

Les réalités du mythe, du rêve et de la légende demeurent à jamais mythe, rêve et légende pour la victime chronique. De ce fait, nous nous émerveillons devant ceux qui semblent s’en sortir et qui manifestent le miraculeux. Nous nous émerveillons devant celui qui a traversé le pont, qui a parcouru le chemin – le chemin qui consiste à redonner au soi le pouvoir – et s’en est sorti vivant. Ceux qui ne peuvent faire face à une telle entreprise, ceux qui sont lâches et s’enfuient, ne recouvreront jamais la lucidité, la clarté, et la capacité leur permettant de se mouvoir en maître car ce n’est qu’une fois le soi défini qu’un maître est né. Un maître ne naît pas d’un soi indifférencié. Avez-vous compris ce que je viens de vous enseigner ? Combien d’entre vous comprennent ? Comprenez-vous ce qu’est le cœur d’où est défini le soi et son pouvoir? Comprenez-vous que le fait d’abandonner ce pouvoir affaiblit ce cœur? Combien d’entre vous comprennent ceci ?

Vous remarquez sans doute que lorsque je fais référence au passé j’y fais toujours référence comme étant le siège de vos obstacles les plus grands, comme si pour moi le passé était fondamentalement terrible. Ce n’est pas le cas, il a eu fondamentalement sa raison d’être.

Eh bien, je veux maintenant que vous compreniez que toutes les belles choses existant dans votre vie – toutes ces choses douces que vous avez faites et qui vous ont été faites – elles ne se seraient jamais produites en dehors d’un moment de définition du soi ; elles demeurent ainsi toujours avec nous parce qu’elles sont le cœur de ce que nous sommes. C’est la raison pour laquelle dans toutes les religions Dieu exhorte toujours son troupeau à être bon, à agir pour le bien et à être des hommes et des femmes de hautes et impeccables valeurs morales ; il y a là en effet une vérité. La vérité réside dans le fait que, lorsque nous élisons d’avoir un tel comportement, nous n’abandonnons pas notre pouvoir mais sommes imbus de ce pouvoir. Combien d’entre vous comprennent ? Et plus l’entité est imbue de ce pouvoir, plus sa réalité devient remarquable; c’est comme cela que cela marche. Vous tous possédez dans votre passé des moments doux et magnifiques. Il n’y a aucune raison de rejeter ces moments parce qu’ils sont une partie intégrale de la définition du soi. Combien d’entre vous comprennent?

Ainsi donc, si ces moments de définition sont les points hauts de votre vie, ce sont aussi les choses les plus simples que vous ayez faites depuis vos premiers moments de mémoire cognitive, ce que les autres vous ont fait, ce que vous avez fait aux autres, au cours de votre vie entière. Ces moments furent imbus de pouvoir. Le véritable soi y trouvait son expression. Mais la plupart du temps, vous vivez dans une société dynamique où le blâme et la lâcheté au service de l’image sont un mode de vie. Et c’est dent contre dent, la hyène choisissant les jeunes comme proie. Sa motivation est le succès, et l’échec, Dieu Tout Puissant, on le redoute. Telles sont alors les éléments de la dynamique d’un passé pesant et douloureux, d’un passé où le pouvoir a été abandonné, où l’état de victime, le blâme et la mise en cause des autres commence souvent aujourd’hui dès l’enfance. Nous voyons donc alors pourquoi il est important de parler du passé en termes d’énergie et en termes d’un abandon de pouvoir et d’un confinement dans un mode de conscience et son réseau neurologique qui vous voit comme l’éternel martyr, l’éternelle victime.

Un maître n’est pas cela, et vous ne trouverez pas non plus un maître qui ressente une quelconque sympathie si vous élisez d’avoir une telle attitude. Pourquoi? Parce que tout maître sait que, dans toute vie, l’action relève d’un choix personnel, que le libre arbitre a déterminé ce choix personnel ; cela, un maître qui est un maître le comprend et le sait sans que ne soient impliquées ni sympathie ni empathie, distinctions très claires dans ce que vous apprenez. La distinction vient du fait que le maître a maintenant fermement situé le soi à sa place divine et dirige maintenant cette divinité depuis ce point au service d’une vie dont le fondement est le placement crucial, contemplatif et méditatif de l’énergie. C’est cela un maître.

Ramtha  : Extraits de son livre Le mystère de la naissance et de la mort: le soi redéfini, sur le blog de Francesca http://channelconscience.unblog.fr/
livre aux Editions AdA, 2003

Publié dans : AME, CHANNELING |le 9 janvier, 2016 |Pas de Commentaires »

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