Pour vivre Heureux… apprenons à mourir

 

Quelle importance, la Vie ?

L’instant d’avant, je suis poussière…

L’instant d’après, je suis poussière…

Mais au moment présent, je suis vivant !

 être vivant

Nombre de pratiques méditatives et d’ouvrages insistent sur la densité de l’instant présent. Vivre au présent, moment après moment, c’est faire abstraction des pollutions mentales que sont nos souvenirs et nos anticipations. Alors cessent les égarements, et l’ici et maintenant de la vie s’offre à nous dans sa pleine réalité. 

« Vivons heureux en attendant la mort », conseille un ouvrage savoureux de Pierre Desproges. La mort est aussi inévitable que les impôts.  Alors, vivre en bons termes avec elle est ce qu’on peut se souhaiter de mieux, pas vrai ? Au contraire, interdire à cette pensée d e nous hanter, c’est comme reporter une tâche obligatoire en se racontant des histoires : « la feuille d’impôt ? bah, je la remplirai demain… »

A court terme, cet évitement nous soulage. Mais le moment venu, on n’y échappe pas, et c’est bien plus pénible. 

Accueillir ce qui vient en nous, même l’idée de la mort : en acceptant qu’elle entre chez nous, nous nous permettons d’être davantage en tranquillité avec elle. Certes, voilà de bien beaux conseils ; Mais peut-être qu’au moment de quitter la scène, je n’en mènerai pas large. Qu’importe ! Si mon examen final doit mal se passer, au moins j’en aurai conçu l’idée sans qu’il m’intoxique l’existence. Je l’aurai cultivé ma vie durant, afin que le moment venu, je l’accueille comme un épisode de ma vie parmi tant d’autres. 

Loin de l’habitude, qui émousse la sensation et immobilise le temps, méditer vous procurera l’occasion de vivre densément les secondes qui composent votre vie. Le temps apparaîtra comme la combinaison d’innombrables présents. Vous réaliserez que chacune de ses fractions est extrêmement mobile, et qu’à chaque instant explose une infinité d’univers inédits. 

Et puis, sur un plan plus concret, nous savons que la médiation a des vertus anti-stress. Or on sait que le stresse donne l’impression que le temps file beaucoup plus vite que quand nous sommes tranquilles. 

Méditez-donc, et vous maîtriserez l’écoulement du temps serein qui passe. De notre temps serein. 

Une telle expérience vous amène à traverser le temps d’une façon plus mobile. Vivre l’impermanence, c’est se laisser traverser par les événements, instant après instant, en tolérant davantage qu’ils surviennent lorsqu’ils sont pénibles, et qu’ils partent même s’ils s ont agréables. Une bonne façon de dépasser la souffrance et de voyager vers les changements. 

Francesca du blog http://channelconscience.unblog.fr/

Publié dans : La MORT, TEMPS |le 12 décembre, 2015 |Pas de Commentaires »

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