Archive pour le 19 octobre, 2015

L’Accès aux autres mondes

 

les autres mondesSavoir demander à la nature sa force quand elle peut vous la donner, pendant sa période faste, de l’éveil à la floraison, de la fin mars à la mi-août, et même durant la rémission glorieuse de septembre, jusqu’à ce que la mort nécessaire reprenne ses droits en ce deuxième jour de novembre où la terre à son tour semble s’endeuiller et entre à nouveau en sommeil.

Ne pas craindre le contact : mettre sa peau contre l’écorce du chêne ou du frêne, selon l’affinité ressentie. Percevoir leur vibration profonde, s’abandonner à l’apaisement qui alors envahit, se soumettre à l’alchimie de la sève qui vous accorde aux rythmes de l’univers et vous relie à ses différents règnes. Mariez-vous à votre arbre favori. Marchez pieds nus. Que les forces bienfaisantes du sol pénètrent en vous par les chakras plantaires. Laissez-vous enterrer avec, à hauteur du visage, une simple grille de branchages pour vous permettre de respirer. Qu’en ces noces, où vie et mort semblent s’unir, en ce lieu d’obscur échange, la terre vous charge de ses énergies mères, d’où mystérieusement sourd le végétal, que ce rite soit signe d’amitié, d’alliance, recon­naissance de ce que le corps en reçoit chaque jour.

Mettez-vous à l’écoute du vent, des sources, de la pluie qui nous vient du ciel, rafale, crépitement, ou murmure, douceur où respire l’âme, quand elle court sur des lits de gravier ou de sable, et de ces présences insoupçonnées qu’il faut apprendre à percevoir.

Nous touchons là au point central de l’enseignement de Mario, affiner ses perceptions pour acquérir la vue éthérique et voir dans l’astral.

Si le bas-astral, l’égout de l’univers, est le lieu des pires rencontres avec les entités inférieures, les morts, les larves, en quête d’un corps à parasiter, et qui se logent dans le bas-ventre, le foie et le système cérébro-spinal, dès que l’on se trouve assez protégé, assez purifié, bref assez fort pour franchir ce seuil, les élémentaux se montrent, puis les es­prits de la forêt.

La nuit, à la pleine lune ou parfois par temps obscur, quand les yeux se sont habitués à la pénombre, on les per­çoit, brouillards légers, substances transparentes, subtiles, déployées en écharpes qui se déroulent et prennent forme, éclairant les ténèbres du sous-bois.

« Il faut apprendre à les distinguer, je n’invente rien », explique Mario en me tendant une photo de gnome vu de dos, petite taille, bonnet pointu, s’appuyant d’un bras à un tronc d’arbre. « Celle-ci est très nette, mais en voici une autre, banale à première vue. Pourtant dans la grisaille des taillis, s’inscrit la forme immense d’un chaman sibérien. Regardez le ciel avec attention. Vous y verrez des visages, des profils se détacher sur ce fond neutre. Nous ne som­mes jamais seuls. »

Mario a sorti ses richesses, les parfums astrologiques de la Lune, du Soleil, de Vénus, pour attirer les gnomes, une cage à esprits, sa canne de chaman, et un bandeau dont il se ceint la tête quand il travaille en forêt, exécuté d’après un modèle qui lui fut révélé en rêve.

Parfois, à quelques élus, apparaissent, resplendissantes, nimbées de lumière, les fées. Mario a de telles rencontres. Elles le laissent pour de longs jours ébloui, comblé, elles l’inspirent. Heureux, il tente de les reproduire sur ses toiles. Curieusement, sa peinture s’apparente à celle de la commu­nauté de Saint-Soleil en Haïti que le réalisateur de télévision Jean-Marie Drot a récemment révélée au grand public dans ses Carnets de voyage de Malraux. Les mêmes regards brû­lent ces visages étranges, surgis de quel inconnu, captés à quelle source ? Nulle naïveté, quoi qu’on en puisse dire, et Malraux fut le premier à le reconnaître, mais une présence indéfinissable, qui fascine, trouble et inquiète, et relève sans doute du même ordre de réalité.

D’autres que Mario accèdent à cet autre monde, telle cette jeune femme, Maja. « Elle est complètement occulte, me dit Mario. Elle sent les ambiances, les lieux, voit les auras. Elle a toujours été comme ça. »

Extrait de : Être sorcier, c’est une façon de regarder le monde.de

Mario Mercier

Des médecins de l’âme au Tibet

 

Héritière d’un savoir multiculturel qui se perd dans la nuit des temps, la médecine tibétaine arrive en Occident. Profondément holistique, d’une richesse prodigieuse, cette approche qui regarde l’humain dans toute sa globalité corps-énergie-esprit a certainement beaucoup à nous apprendre.

mandala

Il est des cultures sur notre planète qui sont détentrices de connaissances immémoriales. La médecine tibétaine, un des systèmes de médecine les plus vieux du monde, regroupe certains aspects de la médecine ayurvédique indienne, de la médecine traditionnelle chinoise ainsi que de la médecine perse ancienne qui remonteraient à plus de 2500 ans. Plongeant aussi ses racines dans le chamanisme de la tradition Bön, pratiquée au Tibet avant que le Bouddhisme ne s’y installe au 7ème siècle, l’origine de son savoir se perd, en réalité, dans la nuit des temps. C’est au 8ème siècle que l’érudit Yutok Yonten Gonpo a codifié ce système de médecine qui depuis s’est propagé dans de nombreux pays d’Asie. A l’heure actuelle, la médecine tibétaine fait tranquillement mais surement son chemin vers l’Occident. Depuis leur quartier général à Dharamsala – lieu de vie du Dalaï Lama dans le nord de l’Inde -, les médecins de l’Institut Médical et Astrologique Tibétain ou Men Tsee-Khan, parcourent le monde pour enseigner ce savoir ancestral issu d’un patrimoine inouï. 

Une des sagesses de la médecine tibétaine est de ne pas séparer l’esprit du corps. Fondamentalement holistique, cette approche vise alors à restaurer la santé physique ainsi que la santé mentale du patient, considérée comme étant primordiale. Le vent « rLüng » est par exemple l’une des trois humeurs dont le bon équilibre serait nécessaire à notre bien être. Il permet la circulation des substances physiques de notre organisme mais aussi de l’énergie et de tout ce qui n’est pas physique, comme l’esprit. « Selon la médecine tibétaine, les maladies sont dues à un déséquilibre des trois Humeurs (Vent, Bile et Phlegme) qui sont la base du système médical. Le Vent, qui fait le lien entre l’esprit et le corps est le véhicule de la conscience. Il communique son énergie aux deux autres Humeurs et son action a donc une répercussion plus importante sur l’organisme qu’un simple déséquilibre de la Bile ou du Phlegme », expliquent les médecins du Men Tsee-Khang. La conscience aurait besoin de circuler librement entre le corps et l’esprit chevauchant le vent, maitre des trois humeurs. 

Basant leurs diagnostiques sur une écoute attentive du patient, sur la prise du pouls – dont il existerait 43 variations possibles -, l’examen de la langue et des urines, les médecins tibétains peuvent aussi avoir recours à l’astrologie. Ils établissent alors des thèmes astraux personnalisés qui dressent le portrait de chaque patient. Prenant en compte tous les aspects liés à la santé, l’éducation, le mode de vie, la famille, ils prescrivent des antidotes pour surmonter les obstacles inévitables de l’existence. L’astrologie intervient également dans la prédiction des jours favorables ou néfastes à la préparation des médicaments. « Dans les textes anciens, l’astrologie faisait partie intégrante de la science médicale, et certains textes datant du XIIème siècle prédisent de nouvelles maladies provoquées par l’apparition de nouvelles substances toxiques ou un changement environnemental ».

En s’appuyant sur la pharmacopée tibétaine d’une abondance incroyable, les médecins administrent des médicaments confectionnés à partir de substances naturelles. « Le Men-Tsee-Khang possède une nomenclature riche de 2993 remèdes dont 300 sont d’origine végétale. Certains médicaments contiennent des minéraux dont des pierres précieuses, de l’or et de l’argent ». Il leur arrive également de pratiquer l’acupuncture et la moxibustion tibétaine. Ces médecins de l’âme donneront aussi souvent des conseils de modification de comportements qui touchent à l’alimentation et le sommeil, mais aussi à nos postures émotionnelles et mentales de manière à faire de chaque épreuve une occasion d’ajuster notre attitude face à la vie. Aurions nous des choses à apprendre de cette approche capable de nous considérer dans notre globalité ? 

Conférence sur la médecine et l’astrologie tibétaine les 16 et le 17 novembre 2013 à Veneux-les-sablons et à Paris. Plus d’informations

 

Publié dans:AME, GUERISON, PLANTES |on 19 octobre, 2015 |Pas de commentaires »

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