Archive pour le 10 juin, 2015

Hommage à une personne qui savait regarder la mort dans les yeux

 

«Quand il est temps que la  vie s’arrête, la Mort sera mon  premier choix !»

Terry Pratchett, Le Dernier Continent, Disque-Monde 22    

220px-10.12.12TerryPratchettByLuigiNovi1Les semaines passées, les médias mondiaux ont annoncé la mort de l’écrivain de fantasy anglais Terry Pratchett (28 avril 1948 – 12 mars 2015). Après 70 livres, 70 millions de copies vendues et traduites en 37 langues, et après 44 ans comme écrivain professionnel, l’un des auteurs les plus intelligents et visionnaires est passé dans le Grand Au-delà. Terry a écrit beaucoup par rapport à la Mort, un être qui prend son travail au sérieux et qui semble souvent surprendre ses victimes.   TU ME DEMANDES, dit la Mort. SI JE SUIS VRAIMENT LÀ, GARÇON ? «Oui», dit Mortimer lentement. «Je… j’ai observé les gens. Elles te regardent mais elles ne te voient pas, je crois. Tu fais quelque chose à leurs esprits.» La Mort secoua la tête.

ELLES FONT TOUT ELLES-MÊMES, dit-elle. IL N’Y A AUCUNE MAGIE. LES GENS NE PEUVENT PAS ME VOIR, ELLES NE LE PERMETTENT SIMPLEMENT PAS. JUSQU’À CE QUE LEUR MOMENT SOIT ARRIVÉ, BIEN ÉVIDEMMENT. LES MAGICIENS PEUVENT ME VOIR, LES CHATS AUSSI. MAIS UN HOMME COMMUN… NON, JAMAIS.

 Il fit un rond de fumée vers le ciel, et ajouta BIZARRE MAIS C’EST VRAI.    

Terry Pratchett, Mortimer, Disque-Monde 4 ; Terry était bien prêt à regarder la mort dans les yeux. Un homme à la recherche d’une épée J’ai rencontré pour la première fois Terry Pratchett il y a un quart de siècle quand on organisait la première conférence de la Pagan Federation en inté- rieur. Terry a tout de suite accepté de nous soutenir. Il arriva avec son caractéristique Fedora noir et son intervention nous fit rire aux larmes. Il jugea avec humour l’ensemble très varié de participants à la compétition pour le «Best Magrat». Si vous ne le savez pas – Magrat Goussedail, Mémé Ciredutemps et Nounou Ogg sont les sorcières du coven de Lancre. À la différence des autres, Magrat est une sorcière New Age, qui utilise avec enthousiasme les cristaux et, ce qui est encore plus outrageux pour Mémé Ciredutemps – les chandelles colorées ! Terry fut bien impressionné par le talent des participants qui donnaient vie à ses personnages. De manière tout à fait impartiale, et bien en avance sur son temps, il conféra les prix à deux femmes et un homme. Il regarda aussi les épées en vente, mais il ne trouva pas ce qu’il cherchait. Quelques années plus tard, quand il fut fait chevalier par la Reine, il fondit son épée à partir d’un dépôt de fer issu d’un champ près de chez lui à 22 kilomètres au sud de Stonehenge. Il mélangea au métal un tout petit peu de fer météorique. C’était, disait-il «…très magique, il faut ajouter ce truc qu’on y croie ou pas.»

La Mort semblait préoccuper Terry Probablement Terry savait que la mort l’aurait appelé bien avant que lui, sa famille et ses fans l’auraient souhaité. La Mort est l’un des personnages principaux dans ses livres et Terry souvent se réfère à Elle. La recension de son roman Les Tribulations d’un mage en Aurient, Disque-Monde 17 disait : «Terry Pratchett naquit en 1948 et il n’est pas encore mort. Il a commencé à travailler comme journaliste un jour en 1965 et il vit son premier cadavre trois heures après, l’expérience de travail à l’époque était importante.» En 2007, Terry reçut un diagnostic d’atrophie corticale postérieure (ACP), une forme rare de démence. On pense d’habitude à la démence comme à quelque chose qui affecte la mémoire, mais l’ACP est une progressive dégénération du cortex cérébral postérieur responsable de l’élaboration des informations visuelles. Elle se manifeste à travers une difficulté progressive qui affecte la lecture, l’orthographe, les opérations mathématiques, la capacité de conduire, et l’utilisation et l’identification des objets communs. Pour un écrivain comme Terry, c’était une maladie tragique, mais grâce à la technologie et aux assistants il a réussi à écrire encore des livres jusqu’à la fin de sa vie. «La Mort n’est pas cruelle, elle est juste terriblement, terriblement bonne dans son travail.»  

 Terry Pratchett, Sourcellerie, Disque-Monde 5

Publié dans:La MORT |on 10 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Ce qui fait la différence entre le Sage et le disciple

 

le sageParce que personne a les mêmes épreuves, personne n’aura les mêmes sensations, ou pas exactement en tout cas, parce que chacun est unique. Même si les rayons sont au nombre de sept et que l’on pourrait croire qu’il n’y a que sept façons d’être divin, à l’intérieur de ces rayons, il y a de toute façon des sous-rayons et à l’intérieur de ces sous-rayons il y a une multitude de libertés que l’homme doit prendre pour vivre tous ces aspects. Donc, aucune douleur ne ressemble à une autre douleur lorsque le disciple marche sur le sentier spirituel.

Il ne sert donc à rien de chercher quelle a été la douleur de l’autre, pour savoir si votre douleur est correcte et si elle correspond à une épreuve, à un passage, à un moment, ou, si c’est parce que vous n’avez pas l’âme d’un disciple et qu’il vous faudra attendre des millions et des millions d’années avant de devenir quelqu’un. Il ne faut ni vous soucier de vous-même, de votre avenir spirituel, ni vous soucier de votre présent, c’est-à-dire de ce que vous avez, de ce que vous n’avez pas, de ce que vous passez ou ne passez pas. Vivez simplement ce qui vient vers vous, et uniquement cela.

Ce qui fait la différence entre le sage et le disciple un peu fou qui voudrait par amour de la lumière avoir un peu trop vite des expériences, un peu trop vite des résultats, parce qu’il ignore en fait ce qu’est la réalité du chemin initiatique, c’est que le sage, en voyant le bien de Dieu partout et la main initiatique du Maître partout, prend tout, autant le silence que le bruit, autant l’épreuve que l’absence de phénomènes.

Il prend tout comme étant un phénomène nécessaire à sa propre évolution. Il ne cherche pas à savoir s’il doit lui arriver cela parce que cela est arrivé à Chrisna Meurty, ou à un autre ou à un de ses amis. Il attend que cela lui arrive à lui aussi. Le sage ne cherche pas à obtenir ce qui a été l’expérience de l’autre, il attend en droite ligne avec son âme ce que Dieu a réservé pour lui. C’est complètement différent dans la démarche.

Celui qui est capable de cette sagesse, de cette attente, prouve qu’il est devenu quelqu’un d’indépendant, quelqu’un de profondément uni avec lui-même et qu’il sait que, le principe de vie qui l’anime est un principe de vie qui est en train de s’individualiser avant de devenir un principe.

Celui qui cherche à obtenir les expériences dont les autres ont parlé, que ce soit les grands Saints ou les amis du quartier, ne comprend pas qu’il cherche selon un esprit qui ne se réfère sans cesse qu’à la masse. C’est-à-dire, l’esprit de quelqu’un qui ne peut être que selon ce que l’autre a été, et si l’on ne peut être que selon ce que l’autre a été, on ne peut être soi-même, on ne peut être cette grande individualité qui signe la marque du disciple et de l’initié.

Pour être un disciple, pour être ou devenir un initié, il faut savoir vivre sa propre vie, il faut savoir vivre et supporter son propre silence, sa propre absence. Celui à qui il n’arrive rien, n’est pas quelqu’un qui a échoué, qui est sur le bord de la route et qu’au milieu de la route passent les disciples, les initiés. La caravane passe, et lui n’arrive jamais à monter, parce qu’il croit qu’il est là, qu’on l’a laissé, qu’il a échoué. « À moi il ne m’arrive jamais rien, je ne vois, je n’entends jamais rien. Je ne crois en rien, je ne sais plus où je suis. Je ne sais même plus pourquoi je suis venu sur ce chemin »

Ce n’est pas qu’il a cessé de croire, mais son cœur est trop fatigué, parce que son cœur a usé son énergie dans l’attente de quelque chose dont parlait la caravane qui passait. Mais la caravane, ce n’est pas toi, c’est les autres, c’est celui qui a vécu telle expérience, qui fait telle chose, mais ce n’est pas toi. Toi, tu as un destin qui t’attend, tu es quelqu’un de spécial en toi-même, et si tu ne t’acceptes pas, comment le chemin pourrait-il te prendre pour t’emmener ? Parce que c’est le chemin qui emmène les gens qui marchent dessus. Mais pour être sur ce chemin, pour pouvoir monter sur ce chemin, il faut que tu aies acquis par l’esprit et dans l’esprit la même vélocité, la même rapidité. Sinon, dès que tu veux monter, le tapis roulant va t’éjecter et te mettre sur le côté.

Publié dans:ASCENSION, DEVELOPPEMENT, LOI NATURELLE |on 10 juin, 2015 |1 Commentaire »

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