La Biognose : Rencontrer le Divin dans chaque être vivant

 

 Biognose. Fred Lefaune nous dit :  Je découvris ce mot pour la première fois dans le livre de Stephen Harrod Buhner, «The secret teachings of plants : the intelligence of the heart in the direct perception of Nature».

 94928987Le titre du bouquin est en soi très révélateur. Il exprime le fait que si l’on souhaite accéder à l’enseignement des maîtres végétaux, il convient de développer une forme d’intelligence, celle du cœur, laquelle nous ouvre à une perception différente de la nature. La gnose postule la possibilité d’appréhender le divin par l’expérience directe. Par la biognose, c’est le divin qui habite tout être vivant qui se donne à connaître. En parcourant le livre de cet auteur, je parvins pour la première fois à me reconnaître moi-même sur le plan spirituel. Je n’étais donc pas le seul à interroger le monde végétal. Je ne parle pas d’une connaissance biologique, mais bien d’une démarche spirituelle. 

La plupart de mes expériences cherchent à comprendre les  plantes, pas seulement sur un plan botanique, voire médicinal, mais bien sous un point de  vue spirituel. Je crois, personnellement, que le divin se manifeste à travers chaque être vivant. Je crois aussi que cette partie divine se donne elle-même à connaître. Et qu’elle se manifeste pour peu qu’on l’approche avec un esprit libre et ouvert. Si tous les êtres vivants sont interconnectés, nous pouvons parcourir ces fils qui nous relient et diminuer du même coup la distance qui nous sépare les uns des autres. Croire la chose possible est une première étape. Recevoir l’enseignement en est une autre.` 

J’emploie plusieurs méthodes pour cela. La première passe par l’observation de la plante. Cela suppose de l’approcher physiquement, dans son milieu de vie. On l’observe. 

Comment sont ses feuilles ? Les perd-elle en hiver ? Comment se comporte-t-elle ? Est-elle seule ? De quelles plantes s’entoure-t-elle ? Où pousse-t-elle ? Comment sont ses fleurs et ses fruits ? Quel est leur parfum, leur couleur, leur goût ? Est-elle comestible ? Toxique ? Si oui, en quoi ? A la voir, quel trait de caractère semble-t-elle posséder ? Est-elle massive ? Elancée ? Rampante ? A quelle période de l’année se réveille-t-elle ? 

Ensuite, il faut laisser se dissoudre les frontières et croire qu’il est possible de rencontrer la plante sur un plan plus spirituel. Interroger la plante. Accepterait-elle de dialoguer ? Si le moindre malaise surgit, autant abandonner. Si ce n’est pas le cas, pourquoi ne pas poursuivre ? On peut entrer dans un état méditatif et laisser surgir les images. La tentation serait de croire qu’elles naissent de notre propre imaginaire. Qu’elles ne signifient rien. Qu’elles ne sont que tromperies. Avec le temps, je me suis libéré de cette tentation. Les images ont un sens. 

 Il est très fréquent qu’une  plante communique au moyen  d’images. Dans son livre, «Plant Spirit Familiar», Christopher Penczak nous le souligne. Après tout, les plantes ne se nourrissent-elles pas de lumière ? En général, je procède à une méditation guidée. Ce n’est pas nécessaire. Peut-être même cela est-il limitatif dans certains cas. On peut tout aussi bien se laisser aller à une méditation libre et laisser faire les choses. Toutefois, cet exercice guidé me donne un canevas que je juge utile. Avec le temps, ce guidage s’est ancré dans ma mémoire et s’opère de lui-même sans besoin d’écouter un enregistrement. Je commence tout bêtement par me détendre. Je m’ancre à la terre qui me porte, je me centre et je laisse les pensées s’en aller. Le plus souvent, je réalise alors des exercices de rééquilibrage des chakras. Si je le sens nécessaire, j’appelle la protection de mes gardiens et le conseil de mes guides. 

Puis j’observe longuement la plante. Ensuite, je ferme les yeux et la laisse apparaître en esprit. En général, une sorte d’abri apparaît. Qui est une forme de métaphore de son corps. J’ai vu des abris incroyables et totalement loufoques. Un gâteau par exemple. Ou des fenêtres ornées de paupières. Ensuite, un personnage se montre. Ce personnage est une autre métaphore qui permet d’appréhender cette fois l’âme de la plante. Que fait-elle ? A quoi sert-elle ? Quelle est sa fonction en ce monde ? Souvent, je laisse des images de bougies et de coupes apparaître. Je note leur aspect souvent riche d’informations. Je bois alors le liquide de la coupe, en esprit, et laisse d’autres visions surgir, qui seront un conseil personnel délivré par la plante elle-même. Des éléments d’une nature plus spirituelle encore peuvent se manifester sous la forme d’une phrase, de quelques mots, souvent parcimonieux. Puis vient l’instant où je laisse mon esprit offrir quelque chose à la plante. Le cadeau qui lui est offert, ainsi que la réaction du personnage, sont très révélateurs. C’est un remerciement, bien sûr.

Mais c’est aussi, parfois, la métaphore de moyens très humains avec lesquels nous pouvons nous rapprocher de la plante en question, coopérer avec elle. J’ai découvert énormément de choses avec cette méthode. Je consigne ensuite tous les éléments que j’ai aperçus. Tout de suite. Afin de ne rien oublier. Puis, seulement, j’effectue des recherches sur la plante rencontrée. Je parcours des livres. Ou encore internet. Je compare mes interprétations aux connaissances déjà existantes. Au fil du temps, j’ai découvert que je ne suis pas le seul à pratiquer ce genre d’expérience, loin de là. A chaque fois, je les vis comme un vrai cadeau. Un bonheur. Une rencontre. Un partage. J’éprouve une intense gratitude pour ces végétaux. Il est utile, bien sûr, d’effectuer cet exercice en étant soi-même assis ou couché, voire debout, à côté de la plante elle-même. 

Ce n’est toutefois pas nécessaire. Un des plus extraordinaires moyens de communication que les végétaux utilisent est leur parfum. Il ne faut pas hésiter à fermer les yeux en se penchant sur leurs fleurs. Surtout, il faut rester ouvert aux images révélées. Humer un parfum d’huile essentielle est également porteur. Une autre méthode que j’utilise fait appel au pendule. J’étale alors une liste de divinités devant moi. Des dieux et des déesses provenant de divers panthéons. J’ai peu de goût pour la mythologie, je le confesse. J’en connais peu de choses. Toutefois, par le biais du pendule, je parviens à trouver un dieu ou une déesse associé(e) à la plante étudiée. Parfois, la divinité désignée par le pendule sera très différente de celle que la culture populaire lui a attribuée. Pour prendre un exemple, il se peut que le pendule montre une autre déesse qu’Artémis lorsque l’on étudie l’Armoise. C’est que la divinité désignée possède elle-même un attribut, une caractéristique qu’elle partage avec le végétal concerné. La plupart du temps, cela nous ouvre des horizons insoupçonnés. Quand on parcourt le monde de la magie verte (comme certains la dénomment), un triste constat s’impose très vite. Les auteurs, et ils sont nombreux, vous enseignent comment telle plante attirera sur vous l’amour. Ou bien encore la chance. Ou guérira telle ou telle maladie. Des préoccupations somme toute très anthropocentristes. C’est égoïste, je regrette. On peut tout aussi bien se poser d’autres questions. D’abord, quelle place spirituelle la plante occupe de manière générale dans le monde. Ou, pour le dire autrement, quelle lumière du divin elle rayonne, manifeste, rend réelle. Souvent, c’est vrai, les végétaux ont un double visage. Je l’ai fréquemment constaté. 

images (1)La Rose a des épines. Ce n’est pas par hasard. Il serait fou d’imaginer que le peuple végétal soit totalement gorgé de bienveillance pour les humains. Certaines plantes s’intéressent bien peu à l’humanité.   Une plante peut néanmoins  adopter une forme humaine quand elle se manifeste à nous  en esprit. Mais cela s’explique uniquement par le fait que sous cette forme nous la comprendrons peut-être mieux. Ce que je verrai n’est pas ce que vous verrez. Cependant, il se peut que les enseignements retirés concordent, si tant est que nous devions collaborer avec cette plante de la même manière. Ce n’est pas forcément le cas. Les plantes ont de nombreuses facettes. Une autre démarche intéressante est de comprendre comment l’humain peut soutenir le peuple végétal en esprit. Si telle plante est connue pour purifier un lieu, en enlever les pollutions énergétiques, pourquoi ne pas la soutenir ? 

On peut le faire matériellement, bien sûr. Dans cet exemple, il s’agira de retrousser ses manches et de nettoyer l’endroit pollué. Mais on peut également opérer cette aide par la visualisation par exemple. Si les plantes communiquent avec nous par le biais des images, je suis persuadé que cette communication fonctionne dans les deux sens. Une visualisation diversifiée sera plus efficace, à mon sens, qu’une prière. Si telle plante est liée à l’amour maternel, il s’agit par exemple d’imaginer toute une série de scènes par lesquelles cet amour-là se manifeste. On pourrait m’objecter que ce n’est pas forcément l’esprit de la plante que je rencontre lors de ces exercices. Que c’est peut-être un cadeau de mes guides. Que ce sont eux qui m’enseignent et pas les plantes elles-mêmes. C’est possible. Mais je ne le crois pas. Je crois qu’une époque est venue. Un temps où l’homme va cesser de se croire supérieur aux autres êtres vivants. Un temps où l’homme va re-découvrir que le divin habite chaque être de la nature. Et qu’il est également possible de les rencontrer.

Qui sont ces esprits végétaux ? Des élémentaires ? Autre chose ? Je l’ignore. Je suis par contre convaincu qu’ils sont très étroitement liés aux plantes qu’ils protègent. Certaines personnes opèrent une sorte de communication «verticale». Elles s’intéressent à une forme de divin céleste et se moquent complètement du reste des êtres vivants. Ils ne les perçoivent pas comme habités par le divin. Beaucoup de religions monothéistes procèdent de cette manière.

 Je pratique pour ma part une communication «horizontale». Je ne recherche pas à contacter un divin totalement désincarné. Mais au contraire à trouver la lumière divine exprimée en chaque être vivant. Ce Dieu qui est au ciel ne me concerne pas.

 Le divin qui vit dans la mousse, l’Hellébore, le Pommier m’interpelle beaucoup plus. C’est une façon pour moi d’expérimenter le paradoxe immanence-transcendance. Contacter le divin qui s’exprime chez une plante revient à admettre que nous sommes différents, qu’une distance nous sépare. Sans cela, il n’y a pas de contact possible, à mon sens. Rejoindre ce divin, le vivre, le célébrer, accepter qu’il procède de la même source que le divin qui habite l’être humain relève par contre de l’immanence. Nous faisons partie du Vivant. Nous faisons partie du Divin. Quand une plante et moi unissons nos lumières divines, cela, oui, c’est de la Magie.

Cette union de l’humain et du végétal possède son symbole : l’homme vert. Au Royaume Uni, ces masques à la fois humains et végétaux sont nombreux. Ceux que vous admirez sur cette page proviennent d’un site où il est possible d’en acheter. Il y en a de superbes, vraiment. 

Retrouvez les articles de Fred Lefaune sur son blog : http://sentierdesfaunes.canalblog.com

 

Publié dans : HUMANITE, NATURE, POUVOIR |le 31 mai, 2015 |Pas de Commentaires »

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