Une conception de la réincarnation incomprise

 

2146450049La conception orientale de la réincarnation a des aspects philosophiques, et a prouvé sa capacité à pourvoir des millions de personnes d’une vue cohérente de la vie et de l’univers. Elle rivalise certainement avec la perspective chrétienne du paradis et de l’enfer. Soyons explicite toutefois.

Premièrement, la doctrine de la réincarnation tire une grande partie de ses pouvoirs d’une perspective plus vaste de la vie dans laquelle elle est enfouie (décidément non chrétienne au sens habituel du terme) et de ses supports culturels.

Deuxièmement, dans son contexte traditionnel, la réincarnation n’a pas été soumise à un examen critique. Aucune tentative n’a été entreprise pour prouver ou vérifier la survie de type réincarnation. Nul n’a essayé de déterminer si la réincarnation était la meilleure explication en fonction des observations disponibles. La réincarnation est tout simplement acceptée comme un exemple de foi.

Et Troisièmement, la doctrine de la réincarnation implique une relation intime et spirituelle entre chaque âme individuelle et ce qui pourrait être appelé soit Dieu, soit l’Ame suprême. Les religieux et leurs établissements n’ont que peu à voir avec la destinée spirituelle de l’homme.

Quelques Occidentaux ont toujours été intrigués par le concept de la réincarnation. Aujourd’hui, cependant, il y a presque une industrie qui soustrait des aspects choisis de la pensée orientale pour les « servir » aux chrétiens frappés par le doute. C’est ainsi qu’on nous en offre des versions « adaptées » au détour des rues et des allées. La fraude est implicite. Si nous sommes prêts à devenir, un adepte du sikhisme, du jaïnisme, du bouddhisme ou de l’indouisme, la croyance en la réincarnation fera partie du même « colis ». En toute âme et conscience, nous rejetons de nombreuses conceptions chères au christianisme pour les remplacer par de nouveaux articles de foi s’accordant à notre conversion.

Les objectifs et les rythmes de notre vie, notre manière de nous appréhender et notre comportement vis-à-vis de l’univers s’orienteront dans la direction indiquée par notre nouveau système de croyance. Bien sûr, cette acceptation ne prouverait rien à une personne imperméable à cette doctrine. Un chrétien traditionnel affirmerait par exemple que sa foi est plus sincère que la vôtre. Un scientifique soulignerait que vous n’avez ni obtenu ni évalué les preuves de la réincarnation, et qu’il s’agit donc d’une proposition vide, et en fait du contraire d’une proposition.

Ce que les agents perspicaces tentent d’accomplir toutefois est de permettre aux Occidentaux de conserver leurs styles de vie et leurs systèmes de valeurs familiers tout en embrassant une partie choisie de la perspective orientale du monde. Cela ne marche pas. Nous ne pouvons pas jouer sur les deux tableaux. Seuls les esprits les plus paresseux et les plus indisciplinés peuvent digérer sans inconfort le mélange invraisemblable de la réincarnation orientale, de la chrétienté occidentale et du matérialisme. Une exception doit être faite pour les esprits les plus forts et les plus disciplinés, aussi rares soient-ils qui se consacrent à une plus haute intégration possible des deux perspectives.

Voici posés quelques problèmes relatifs à la réincarnation. D’autres surgissent ayant trait au domaine de la logique et des faits. Voici un bref échantillon des préoccupations que nous devrions avoir quant à la réincarnation :

1 – Où va l’âme quand elle se trouve entre deux corps ?

2 – Quel type de preuve y a –t-il, ou pourrait-on imaginer, quant à l’existence d’un « plan d’être » où pourraient résider les âmes des désincarnés en attendant leur prochaine incarnation ?

3 – Comment la population mondiale continue-t-elle à augmenter si le nombre d’âmes individuelles demeure constant ? (Et si nous supposons que certaines âmes ont transcendé la « grande roue du temps », la population devrait avoir décliné au lieu d’augmenter de manière si alarmante durant les derniers siècles).

4 – L’évidence de vies antérieures est considérée comme spectaculaire. Mais de quelle manière certaines personnes se réincarneraient-elles plusieurs fois alors que d’autres pas ?

5 – Des souvenirs célèbres d’incarnations précédentes ont été mentionnés sous hypnose. Pourquoi ne pas appliquer l’interprétation plus « parcimonieuse » voulant que :

a) l’hypnotiseur autorise l’expression d’un état mental dissocié, qui :

b) lui donnera l’occasion d’entendre le type de récit qu’il souhaite.

6 – Des histoires rapportées par de jeunes enfants ont été considérées comme des preuves de réincarnation, quelles vies étonnantes ils ont menées. Mais les enfants sont connus pour leur tendance à s’inventer « des compagnons imaginaires » et à les doter de détails et d’émotions convaincants. N’est-ce pas une explication plus intelligente ?

La réincarnation est l’ornement radieux de certaines religions, en particulier d’origine orientale. Elle n’a pas été prouvée en Orient, mais elle a été transmise sous une forme altérée aux Occidentaux dont la foi en leur religion vacillait. Un cul de sac supplémentaire. Un échec supplémentaire à démontrer la survie et à plus forte raison l’immortalité voici ce que nous entendons.

L’âge de l’illumination a été annoncé plusieurs fois au cours de l’histoire humaine. Il y a eu des acquis solides quoique jamais suffisants pour  atteindre la promesse qu’un jour l’humanité embrasserait les principes les plus élevés de rationalité. Maints d’entre nous sont encore plongés dans l’obscurité quand les pensées concernent des problèmes décisifs. On se languit encore du confort et de la loi éternels. Le faux avènement de l’éternité conduisit les valeureux janissaires de Soliman le Magnifique à dévaluer le mont Sciberass et à renforcer la résolution des chevaliers de Malte qui attendaient l’assaut dans leur forteresse dévastée. Des hommes braves engagés dans un combat mortel par des visions puissantes, mais totalement divergentes de l’après-vie.

Que de misères et de fautes ont été commises au nom d’un leurre. Pour toute personne malade qui trouve le réconfort dans l’espoir d’une terre promise, une autre a été manipulée, opprimée et exposée au danger.

Les gens sages n’ont jamais réclamé de motivations si extraordinaires – la garantie d’une joie et d’un confort éternel. La vie elle-même a fourni une motivation suffisante, le désir de voir ceux que nous aimons, heureux, le défi de donner le meilleur de nous-mêmes, le désir d’apporter une contribution quelconque à la compréhension et un bien-être humain. Quelle petite race perverse nous sommes, si c’est seulement le faux avènement de l’éternité qui retient nos pulsions destructrices et libère les positives.

Demandons-nous ce qui est possible pour nous-mêmes et pour l’univers. Nous avons un long chemin à parcourir en tant qu’individu et en tant que race. Les demandes infantiles de vie éternelle sont creuses ; encore faudrait-il utiliser à bon escient le temps qui nous est imparti sur terre. Des exaltations pieuses pour devenir surhumains, des êtres spirituels résonnent d’un son strident à nos oreilles, nous qui ne sommes pas encore totalement humains.

La nouvelle aube est destinée à ceux qui sont prêts à – et capables d’ – accepter la vie qui commence chaque jour dans la fraîcheur matinale. Le déclin du soleil viendra à son heure.

Curieux n’est-ce pas ?… Combien certains hésitent devant la perspective de l’après-vie… Combien certains hésitent et choisissent les armes … et curieuse aussi la façon dont ces armes sont employées pour infliger des blessures à son propre moi effrayé. Nous avons trop souvent rencontré ce pattern étrange et mélancolique. Derrière son « objectivité » et ses épanouissements technologiques, l’homme moderne est timide. Il se sent dépourvu d’importance et abandonné quand il s’aventure au-delà d’une spécialisation choisie et étroite. Le sens de la communauté, ce sentiment d’être impliqué de manière intime à la plus vaste entreprise humaine, est inexistant. Ce sentiment d’isolement (glorifié comme étant l’individualisme) est intensifié par la perte de ce qu’on nommera un « dieu utilisable ».

Des scientifiques et des intellectuels prônent un principe divin hautement abstrait. C’est le refuge de ceux qui doivent reconnaître les preuves abondantes de la légitimité et de l’organisation dans l’univers, mais qui craignent de s’abandonner à une croyance déterminée. En vérité, de telles abstractions n’ont guère de rapports avec Dieu. D’autres se privent eux-mêmes de Dieu et des dieux sous chaque forme reconnaissable.

La survie éblouit et épouvante de telles personnes. S’identifiant elles-mêmes plus aux systèmes dus à l’homme qu’à Dieu ou à la communauté… elles considèrent la mort comme l’échec de l’appareil physique. Nul n’a vraiment conscience d’un objectif transcendant dans la vie ni d’un sentiment de mérite lié au fait de vivre….

« Je ne suis qu’une machine (quoique une machine intelligente) et je dois en définitive échouer et être mise au rebut ». Avec une estime de soi aussi piètre, notre contemporain éprouve des difficultés à imaginer que l’univers s’intéresse à lui. Et d’ailleurs, en dépit de velléités occasionnelles, il ne s’en soucie pas.

Il convient de se souvenir que seule une bonne observation suffit. Nous n’avons pas besoin de milliers de cas ni d’aucune autre quantité arbitraire. Ce point étant des plus évidents, il fait partie de ceux qui ont été tout à fait négligés. N’importe quelle personne dotée d’intelligence est en mesure de le comprendre mais les scientifiques doivent s’affranchir de la suprématie des nombres.

Francesca du Blog http://channelconscience.unblog.fr/  

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