Archive pour avril, 2015

VIVRE DANS LE RESPECT DES DIFFERENCES

 

 


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Sans respect de toutes les différences acceptables, le fameux « vivre ensemble », devenu un véritable slogan depuis les tragiques attentats de janvier 2015, ne peut se concevoir. Aussi, voici quelques idées fondatrices susceptibles d’en finir enfin avec la peur de l’alter ego…

> Je suis unique

Tout individu appartenant à un pays, à une famille, à un sexe, reste fondamentalement un être unique, donc différent de n’importe lequel de ses congénères. Respecter la différence consiste, de fait, à commencer par se respecter soi-même. Cette réflexion peut paraître basique. Pourtant, elle est inhérente à toute communication de qualité. Chez le petit d’Homme, cette conscience se met en place par étapes successives dès le plus jeune âge et ce, dès qu’il comprend qu’il doit se détacher de ses parents pour s’épanouir de façon autonome. En grandissant en maturité, il apprend à avoir confiance en lui mais aussi en l’étranger, celui avec qui il n’est pas lié par le sang. Selon Sigmund Freud, c’est en acceptant le tabou de l’inceste, en dépassant le complexe d’Œdipe et les pulsions agressives liées à la rivalité parentale, que la socialisation, puis l’humanisation, ont des chances d’engendrer une société sans haine.

> Je prends en compte les limites

La liberté des uns s’arrête où commence celle des autres. Cette évidence est à méditer en toute circonstance, se situant à la base même du respect d’autrui. Sous couvert de liberté, tout n’est donc pas licite. Y compris la liberté d’expression. Ainsi, utiliser le langage, sans tenir compte de l’immaturité psychologique possible d’un interlocuteur, c’est déjà empiéter sur sa liberté. Il peut se sentir blessé dans son intégrité physique et morale. C’est pour cette raison que la bienséance déconseille d’aborder des sujets politiques ou religieux lors d’un repas (de famille ou pas) sous peine de déclencher des conflits stériles.

> J’intègre les principes de la laïcité

Votée en France le 9 décembre 1905, la laïcité établit le principe de la séparation entre l’Église et l’État. Novateur pour l’époque, l’Hexagone n’impose ni n’interdit aucune religion. La laïcité s’est construite sur le pluralisme et la liberté de conscience. Un texte de l’Inspection Générale de l’Éducation Nationale, datant de septembre 2004, précise − s’il en était besoin − que pratiquer la laïcitéce n’est pas nier les différences entre les élèves, les croyances personnelles, les mémoires blessées, les affirmations identitaires. Pratiquer la laïcité, c’est montrer qu’elle seule permet la coexistence des différences… Il s’agit là encore de respect, le piège étant de sombrer dans un laïcisme réducteur tendant à laisser émerger une pensée unique.

> Je n’ai pas peur

La différence est malheureusement parfois synonyme d’anormalité. Dans une société où le mythe de la perfection tend à conduire à un eugénisme masqué, Jacques Testart, biologiste ayant permis la naissance du premier bébé éprouvette, prévient : La médecine peut devenir le lieu sacrificiel où se décide le sort de l’Homme, réduit à sa dimension biologique de vivant. Et encore : Ce que nous apprend la génétique, c’est que la normalité n’existe pas. Autrement dit, ce grand scientifique met fin à un fantasme de toute-puissance mais aussi à la peur. Tout être porteur d’une anomalie interroge certes, mais ne doit pas être rejeté sous prétexte que sa différence est plus visible. Il doit être accueilli au même titre que tout être humain incarné. Combien de parents d’enfants trisomiques ou handicapés témoignent, ayant accepté ce qui peut être considéré comme un douloureux accident de la vie, que cette épreuve les a aidés à progresser sur le plan existentiel.

En résumé

La différence attire autant qu’elle effraie. Elle fascine mais peut aussi déranger. Elle est pourtant nécessaire à toute rencontre authentique, l’autre conservant à jamais son étrangeté. Deux solutions s’imposent alors : soit accepter cette différence, soit la combattre. Dans le premier cas, la vie prend le dessus, dans le second cas il y aura toujours un parfum nauséabond et mortifère de champ de bataille…

 

Source Signes et sens

Publié dans:TOLERANCE |on 10 avril, 2015 |Pas de commentaires »

Découvrir l’harmonie, et faire de sa vie, une vie divine

divine-masculine-energyComme je vous l’ai dit si souvent, il faut d’abord se connaître soi-même. Vous voulez avoir une vie équilibrée, alors regardez-vous dans votre miroir. Vous ne pourrez aller nulle part, à moins que vous n’ayez fait un bilan de votre propre personnalité. Et là, je ne prends pas la parole de ce frère ancien, qui disait : connais ton âme et tu connaîtras l’univers. Je vous parle de votre personnalité.

Faites le bilan de ce que vous savez de vous : vos défauts, vos qualités, vos capacités, vos incapacités. Il est important de faire ce point, parce que c’est à partir de ce point que vous allez avoir une base de référence pour guider votre évolution, afin d’arriver à l’harmonie.

Si c’est un orgueil démentiel qui vous empêche de découvrir l’harmonie, tant que vous n’aurez pas franchement, honnêtement, diagnostiqué dans votre personnalité que c’est l’orgueil qui prime en vous, alors vous pourrez essayer de méditer mille ans, vous pourrez faire de bonnes œuvres pendant mille ans, vous direz comme des millions de gens disent : 
« J’ai fait tant de bonnes choses, j’ai rendu service à tel individu, j’ai fait du bien à tel autre, je me suis sacrifié, et regarde seigneur maintenant je suis malade, tu ne fais rien pour moi, que t’ai-je dont fait pour que tu m’accables ».

Il faut d’abord vous prendre en mains, et à la suite de cette prise de conscience, il faut vous modeler comme vous modèleriez une boule d’argile. Cela vous appartient, vous faites ce que vous voulez de votre vie, personne ne vient vous diriger, même pas Dieu, sinon depuis déjà très longtemps, vous seriez devenus des maîtres. Or, Dieu vous laisse faire de votre vie ce que vous voulez, il vous laisse devenir un magicien blanc, ou un magicien noir, il vous laisse devenir un moine ou un diable, un bienfaiteur ou un voleur.

Pourquoi vous laisse-t-il cette liberté ?

Parce qu’il vous a donné l’étincelle de la vie, sans aucune directive, comme on fait un cadeau gratuit. Il donne tout d’avance et en abondance, alors la vie suit cette loi.

Pourquoi des lois existent-elles quand même ?

Ces lois existent, non pas, comme je l’ai dit au début, en tant qu’objets à suivre, principes à obéir, elles existent de la même manière que la musique a ses lois. Mais il n’empêche, que n’importe qui peut taper sur des casseroles, si pour cette personne ce bruit veut dire musique, c’est son appréciation. Pour celui qui veut jouer quelque chose de très beau, il va falloir qu’il apprenne à faire fonctionner certains principes, je dis bien à faire fonctionner, et non pas à obéir à certains principes.

La création est quelque chose de méticuleux, et ne peut pas se maintenir d’un coup de baguette magique. Regardez de quelles manières ont été composées les molécules, les atomes. Tous ceux qui s’intéressent à la médecine, ou à la physique, sont plus à même d’apprécier la grande mathématique et la grande précision céleste. Donc, il y a dans la création quelque chose d’extrêmement précis, minutieux et ordonné. Et c’est dans la mesure où l’homme, veut continuer cette vie, veut la faire prospérer, qu’il est obligé d’apprendre à faire fonctionner ces mêmes harmonies en lui, bien que cela ne soit pas un ordre venu de Dieu.

Jusqu’à présent, les religions, les églises, les temples, les ordres, ont fait croire que les principes de Dieu étaient à suivre, comme si de là dépendait le salut de l’âme. Ils n’ont pas eu tort, parce que cela a permis à une société de se bâtir. Sinon, vous seriez encore tous dans vos huttes, dans vos cavernes. Or, il a fallu cette morale pour bâtir une société.

Mais maintenant, étant donné que l’homme est devenu moderne, il faut comprendre que ces principes ne doivent plus être vécus comme une moralité, comme je l’ai déjà dit, mais comme des énergies que l’homme doit connaître, afin de pouvoir les manipuler. C’est pour cela que le terme loi, est un terme faux, j’appelle toujours les lois les harmonies cosmiques.

Étant donné que vous êtes des microcosmes, la phrase est bien connue, l’homme est une représentation intégrale, mais microcosmique de l’univers entier. Lorsque, justement, vous devenez dépositaire de la vie, lorsque vous vous éveillez au monde, pour que vous soyez heureux, bien dans votre peau, pour que vous ayez la santé, le bonheur, il vous faut connaître les lois, qui ont donné naissance à votre âme, à votre vie. Il vous faut connaître ces énergies.

source www.conscienceuniverselle

Publié dans:ACCORD, ASCENSION, HUMANITE |on 7 avril, 2015 |Pas de commentaires »

Le destin de la forêt amazonienne

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Si nous nous rassemblons en un immense mouvement mondial pour sauver l’Amazonie et que nous lançons des sondages dans les trois pays concernés, nous donnerons au président colombien le soutien dont il a besoin pour convaincre le Brésil et le Venezuela. Les trois leaders cherchent des occasions de briller au prochain sommet pour le climat de l’ONU. Offrons-leur une opportunité en or.

L’Amazonie est primordiale pour la vie sur Terre: 10% des espèces connues vivent au sein de cette splendide forêt vierge, et ses milliards d’arbres jouent un rôle clef dans l’atténuation du dérèglement climatique. Les experts disent que la création de cette réserve serait une véritable révolution pour contrer la déforestation rampante. Signez cette pétition maintenant; lorsque nous atteindrons 1 million de signatures, les chefs indigènes remettront notre pétition et nos sondages directement aux trois gouvernements:

. Après plusieurs années de déclin, la déforestation a repris de plus belle l’an passé, et les taux ont atteint au Brésil un pic de 190% en août et septembre par rapport à l’année précédente. Les lois actuelles ne parviennent pas à arrêter les bûcherons, mineurs et éleveurs. Le meilleur moyen de régénérer la forêt est de créer des réserves plus vastes encore, et ce corridor écologique serait une formidable avancée pour préserver les fragiles écosystèmes de l’Amazonie.

Certains disent que les réserves naturelles freinent le développement économique, d’autres affirment qu’elles sont mises en place sans consultation des communautés indigènes. Mais ceux qui portent ce projet se sont engagés à travailler en collaboration étroite avec les peuples indigènes. 80% du territoire concerné par leur plan est déjà protégé. Tout ce qui manque pour que cette proposition avant-gardiste voit le jour, c’est une coordination et une mise en oeuvre régionales.

Des peuples indigènes et des activistes ont donné leur vie pour lutter contre la dévastation de l’Amazonie. Si nous mobilisons notre immense communauté internationale, alignée derrière les membres d’Avaaz en Amérique latine, nous aurons un pouvoir unique: celui de pousser les dirigeants à se mettre d’accord et faire ce pas décisif dans la lutte contre le changement climatique et contre l’extinction des espèces. Signez maintenant: offrons à ces leaders un immense soutien public pour ce fantastique projet de protection de l’Amazonie.

https://secure.avaaz.org/fr/amazon_corridor_loc/?bNPJdgb&v=56451

La communauté Avaaz s’est battue à maintes reprises pour nos forêts, et pour contrer des projets menaçant l’Amazonie en Bolivie, au Pérou et au Brésil. Nous avons aujourd’hui une chance de remporter une victoire concrète et vitale qui garantirait notre futur à tous. Si ce projet se réalise, il pourrait être reproduit dans les plus importantes forêts du globe. Ensemble, plantons cette première graine pour soigner notre monde.

Avec espoir et détermination,

Alice, Bert, Ana Sofía, Oscar, Marigona, Joseph et toute l’équipe d’Avaaz

PLUS D’INFORMATIONS:

Brésil: un scientifique appelle à un «effort de guerre» pour sauver l’Amazonie (20 minutes)
http://www.20minutes.fr/planete/1474282-20141104-bresil-scientifique-appelle-a-effort-guerre-sauver-amazonie

Amazonie: la déforestation en hausse de 500% (Le Figaro)
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/11/18/97001-20141118FILWWW00255-amazonie-la-deforestation-en-hausse-de-500.php

L’orpaillage menace la forêt amazonienne et aussi ses habitants (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/01/15/l-orpaillage-menace-la-foret-amazonienne-et-aussi-ses-habitants_4557368_1650684.html#1Oh3cp7p1tZ3mMTz.99

Changement climatique: déclin du puits de carbone amazonien lié à une surmortalité des arbres (CIRAD)
http://www.cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/communiques-de-presse/2015/changement-climatique-declin-du-puits-de-carbone-amazonien-lie-a-une-surmortalite-des-arbres

La Colombie propose le plus grand éco-corridor du monde avec le Brésil et le Venezuela (Business Standard, en anglais)
http://www.business-standard.com/article/news-ians/colombia-proposes-world-s-largest-eco-corridor-wi

La Colombie veut créer un “couloir environnemental” à travers les Andes et l’Amazonie (Phys.org, en anglais)
http://phys.org/news/2015-02-colombia-environmental-corridor-andes-amazon.html

La Colombie veut réduire le taux de déforestation de l’Amazonie à zéro d’ici 2020 (Colombia Reports, en anglais)
http://colombiareports.co/colombian-program-save-amazon/

Une nouvelle étude démontre que la sécheresse en Amazonie ajoute du dioxyde de carbone dans l’atmosphère (NOAA Boulder Labs, en anglais)
http://www.boulder.noaa.gov/node/29

La biodiversité amazonienne (BBC Nature, en anglais)
http://www.bbc.co.uk/nature/places/Amazon_Basin

 

Publié dans:AMERINDIENS, NATURE |on 7 avril, 2015 |Pas de commentaires »

A la découverte du Calibrage Quantique

C’est une méthode d’imagination qui vous permet de créer votre réalité. Ou plus exactement qui permet de changer sa propre réalité, issue des préceptes de la physique quantique, de labiologie, de l’écologie et de la cohérence cardiaque. L’approche a été développée par Benoit Paquette, diplômé de l’Université de Montréal ainsi que Marie Ginette Larose spécialisée en approches holistiques.

Découvrez de façon plus claire, l’explication en vidéo :

Image de prévisualisation YouTube

Comment Changer Sa Propre Réalité : Donc par l’imagination il serait possible d’obtenir ce que l’on souhaite dans sa vie. Exemple : retrouver la santé.

N’est ce pas une forme détournée de ce que l’on appelle la loi de l’attraction mis sous un autre nom ?

( hypothèse : pour vendre ses propres formations et livres…) Mais bon après tout si ça marche réellement… Pourquoi pas.

Si il y a des spécialistes qui passent par là, je serais ravi d’avoir un éclaircissement sur la différence entre la loi de l’attraction et le dit : calibrage quantique

Publié dans:VIDEOS à voir |on 5 avril, 2015 |Pas de commentaires »

L’ETAT DE REVE EVEILLE

 

téléchargement (1)Michel Tabet (MT) répond : Le rêve éveillé est un état de conscience modifi é qui permet de voir ce qu’il se passe dans l’inconscient d’une personne. Il a été créé par le psychothérapeute Robert Dessoille , puis repris par Georges Romeu, qui interprétait les rêves selon la lecture de Jung. Dans les années 80, j’ai mis au point « le rêve éveillé astrologique » réunissant ainsi ma double formation, psychologue et astrologue. J’avais découvert que lorsqu’une personne faisait un rêve éveillé, elle mettait en scène les énergies de son thème astral. Au-delà de la vision uniquement psychologique du rêve, je pouvais alors en donner une lecture énergétique. Je me suis notamment aperçu que de nombreuses personnes prenaient contact avec leur soleil, c’est-à-dire avec la dimension de leur âme. Elles en parlaient comme d’un havre de paix qu’elles avaient toujours connu et attendu de retrouver. Un jour, j’ai moi-même reçu un flash puissant où je ne faisais plus qu’un avec mon soleil… une sensation d’extase incroyable ! À partir de ce jour, tout ce qui n’était pas réglé en moi est remonté avec puissance mais je me sentais plus fort et j’ai pu l’accueillir

et le transformer. Au fi l du temps, avec Sylvie Gavilan, nous avons décidé d’orienter clairement notre travail sur cette connexion avec l’âme. C’est ainsi que le rêve d’éveil est né. Nous nous relions au cœur, nous prenons contact avec l’âme du rêveur et c’est elle qui guide la séance. Cela offre à la personne une nouvelle vision de son vécu et une infinité de possibilités de le transformer. Elle devient créatrice de sa nouvelle réalité, alignée sur le plan de son âme. SP : Quelles sont les problématiques qui peuvent être transformées grâce au rêve d’éveil ?

Sylvie Gavilan (SG) : Toutes ! Nous recevons autant de personnes dans une démarche thérapeutique, cherchant à soulager une maladie ou une dépression, que d’autres qui sont en quête de sens, d’inspiration, de créativité. En renouant le contact avec leur âme, elles parviennent à porter un autre regard sur ce qui leur arrive, pleinement responsables, à retrouver un élan créatif et à cheminer vers l’union intérieure. Là est le but du rêve d’éveil. Nous sortons de la vision erronée : « tout cela n’était que hasard ou inconscient » et reprenons notre responsabilité et notre pouvoir : « je comprends pourquoi cela m’arrive et je peux le transformer ». Nous réalisons alors que tous les événements de la vie sont proposés par l’âme pour nous enseigner. La maladie ou la d pression, le fait de se sentir mal, triste, dans le noir, sont des signes que le contact avec l’âme a été rompu, permettant à l’ombre de prendre le dessus. Ils sont un appel de l’âme qui cherche à être entendue et reconnue.

Source : Michel Tabet Docteur en psychopédagogie, thérapeute, enseignant, conférencier et astrologue. Il a mis au point le rêve éveillé astrologique en 1984 et formé des centaines de personnes à cette technique.

Sylvie Gavilan Psychothérapeute, formatrice et astrologue, Sylvie Gavilan évolue depuis quinze ans dans la relation d’aide à travers l’animation de groupes et les consultations privées. Elle utilise une approche individualisée et respectueuse qui repositionne l’Être dans sa globalité.

Publié dans:REVES |on 5 avril, 2015 |Pas de commentaires »

LE COTOIEMENT AVEC L’AU-DELA

AU DELA

Printemps 2013, un samedi matin. L’air est doux et, par les hautes fenêtres, on aperçoit un jardin entretenu avec soin, des buis taillés en boule et quelques tulipes déjà fleuries. On est en plein coeur de Paris mais la frénésie de la ville est loin. Les lieux respirent plutôt la quiétude. Nous sommes au Forum 104, qui met sa bibliothèque à disposition de l’INREES afin d’y accueillir une vingtaine de personnes. Le point commun de ces femmes et de ces hommes réunis ce matin ? Tous disent avoir vécu une ou plusieurs expériences de contact avec des défunts. Agnès Delevingne, psychologue clinicienne et coordinatrice du réseau de l’INREES, anime la matinée. Elle pose d’emblée l’enjeu de la rencontre : « L’objectif est de vous permettre d’échanger et de partager vos expériences. »

Est-ce un défunt ou le produit de mon imagination ?

Assis en cercle, 13 femmes et 5 hommes se présentent à tour de rôle. Ils ont entre entre 20 et 60 ans environ, viennent de toutes sortes d’horizons professionnels et la plupart évoquent une vie de famille. Certains ont vécu une expérience de médiumnité suite au décès d’un proche, d’autres vivent ces phénomènes de contacts depuis la toute petite enfance. Pour la plupart, ces vécus ne font aucun doute, il s’agit bien de défunts, mais pour quelques personnes comme Odette*, c’est l’incertitude qui prévaut. Après le décès de son mari en 1990, elle a été réveillée plusieurs fois par des toussotements dans sa chambre, puis par une sensation de souffle sur le visage… Était-ce son mari qui lui faisait signe, comme on le lui a dit ? Ou le produit de son imagination ? En tous cas, elle a été tétanisée par la peur.

Julie aussi a eu peur : elle voyait des morts quand elle était enfant. Elle parvint à faire cesser les apparitions mais, quand elles sont revenues à l’âge adulte, la jeune femme a craint d’être devenue schizophrène. Elle a consulté une psychiatre, qui l’a rassurée en lui disant que mentalement elle allait bien, mais qu’elle ne pouvait pas l’aider car Julie était au contact d’un monde dont elle-même, psychiatre, ignorait tout. Elle évoque la rencontre avec un médium qui a pu la guider, et met en garde contre les « cours de médiumnité » donnés par des individus qui ne maîtrisent pas le phénomène. D’ailleurs, pour les médiums que l’on a interrogés sur le sujet, la médiumnité est juste un canal qui s’ouvre mais on ne peut pas décider de l’ouvrir. Ceux qui prétendent le contraire cherchent souvent le pouvoir et tentent d’installer des relations d’emprise. Julie évoque aussi la difficulté d’être en lien avec les morts, « qui nous envahissent de leur souffrance et de leur douleur ».

Le regard des autres

Agnès Delevingne veille à la bonne circulation des échanges. Les temps de parole sont brefs pour permettre que tous s’expriment. Les uns réagissent aux propos des autres et l’intervention de Julie a déclenché plusieurs réactions. Si certains rappellent que les expériences négatives sont également formatrices, plusieurs insistent sur la nécessité de « se protéger », d’apprendre à «bloquer le phénomène s’il devient intrusif », « entrer en lien avec son guide pour obtenir du soutien ». Sabine insiste : « C’est à nous de prendre les choses en main, de nous réapproprier notre quotidien. Il faut leur parler et leur dire quand on est disponible, et quand on ne l’est pas. Il m’arrive souvent de refuser le contact. » D’autres questions reviennent : « Que faire avec ces phénomènes ? » « Comment les utiliser pour aider les gens autour de soi ? », mais surtout « Comment en parler ? », car le regard des autres est souvent vécu comme problématique. Ceux qui ont raconté leurs expériences ont souvent fait face à l’incompréhension voire au rejet. Jeanne s’est entendu traiter d’oiseau de mauvais augure pendant toute son enfance et Marine a bloqué tous ces phénomènes à l’âge de 7 ans, quand elle a été punie pour avoir parlé à ses parents d’une forme humaine qu’elle avait vue apparaître dans l’église, qui ressemblait à la Vierge et lui avait adressé un signe en lui disant qu’elle la protégeait. Chez les 2 femmes, les contacts médiumniques sont pourtant revenus à l’âge adulte, après la mort de leur propre enfant. Si un ou deux participants se présentent comme médiums, pour la plupart ces expériences ressortissent plutôt à l’intime et sont souvent cachées, ce qui génère un sentiment de solitude partagé. Dans la salle, au fil de l’échange et de la confiance qui s’installe, on peut ressentir le soulagement de cette parole libérée, qui ici ne craint ni le rejet, ni les jugements ou les moqueries. « Quand j’ai entendu parler de ces groupes d’échange, je me suis dit : « Enfin, il se passe quelque chose ! », conclut Charlotte, qui précise que ces rencontres lui ont permis de se sentir en confiance, mais l’ont aussi rendue plus humble face à la diversité des vécus.

Écouter l’extraordinaire

D’autres rencontres comme celle-ci ont lieu plusieurs fois par an autour d’une thématique spécifique : les expériences de mort imminente, les expériences psychospirituelles, le développement des capacités de guérison, etc. Elles sont organisées par le réseau d’écoute de l’INREES, animées bénévolement par des professionnels de santé (des psychanalystes, des psychologues cliniciens, un infirmier psychiatrique, une formatrice en soins palliatifs, etc.). Agnès Delevingne en précise le fonctionnement : « Nous assurons une veille bénévole pour répondre aux personnes qui souhaitent avoir un éclairage sur l’expérience qu’elles ont vécue. Il ne s’agit ni de poser un diagnostic, ni de valider l’expérience. Nous ne proposons pas non plus de suivi psychologique. Nous avons plutôt vocation à informer, et organisons aussi des réunions d’échange comme celle-ci afin de créer des liens entre des expérienceurs qui souhaitent rencontrer des personnes ayant des vécus similaires. » Patricia Serin, psychologue clinicienne membre du réseau, précise d’ailleurs que « le simple fait de pouvoir témoigner peut aider dans un cheminement personnel : quelle que soit l’expérience extraordinaire vécue, tout l’enjeu est de l’intégrer dans sa vie, de parvenir à lui donner du sens. En effet, si elle nous fascine et que l’on se cristallise dessus, l’expérience devient enfermante. Si au contraire on parvient à l’intégrer, elle peut être le déclencheur d’un épanouissement personnel. » À l’issue de la matinée, la moitié des participants quittent les lieux mais une petite dizaine d’autres s’attardent un peu dans le hall puis, après un quart d’heure de discussion, un petit groupe se dirige vers le jardin pour poursuivre les échanges. Au bout de 2 grands bassins où nagent quelques poissons, des tables et des bancs accueillent la suite de la rencontre. Déjà, des liens se tissent… * Tous les prénoms ont été changés.

Une curieuse date

« Je m’appelle Cécile, j’ai 20 ans et je suis en troisième année de licence de psychologie. Depuis l’âge de 15 ans, j’ai des perceptions auditives, j’appelle cela des connexions. J’entends des chuchotements sans comprendre ce qu’on me dit ; ma perception visuelle se trouble, je sens une ou plusieurs présences sans savoir qui c’est, j’arrive pourtant à distinguer si c’est une femme ou un homme. Puis une multitude d’images, de sensations, de bruits arrivent, c’est intérieur. J’ai le sentiment fort d’être en connexion avec des esprits. Ces connexions ont une fréquence aléatoire, environ 3 par mois. Un jour, j’ai eu un nom avec deux dates. Curieuse, j’ai cherché sur Internet et j’ai trouvé le nom et les 2 dates de naissance et de mort de cette personne. Elle était née au XIXe siècle, aux USA ! Je sais que ce ne sont pas des hallucinations car je n’ai aucun trouble du comportement, ni de maladie, je ne prends pas de drogue, je ne bois pas. J’ai mis beaucoup de temps avant d’accepter d’entendre ou de ressentir car les connexions me perturbaient. Maintenant, j’arrive beaucoup mieux à gérer et ce n’est plus du tout perturbant. Je souhaiterais vraiment que nous soyons reconnus aux yeux de la société et des scientifiques car nous ne sommes pas des fous. » - Cécile

Mon père à mes côtés

« J’étais assise depuis un quart d’heure seule sur un banc dans le parc de la maison de retraite, quand soudain je sentis près de moi une présence familière. J’eus la certitude de voir mon père décédé en 1986. Il me murmura : « N’aie pas peur, c’est papa. » Il était en tenue militaire. De son vivant, il était dans l’armée. Il me semblait transparent malgré ses vêtements. Je ressentais une chaleur qui se dégageait de son corps. Cela dura bien 10 minutes. Son silence, brusquement, me fit tourner la tête vers lui. Il n’y avait plus personne. Je n’osais pas bouger tant j’étais émue. Je restai paralysée pendant un bon moment avant de reprendre mon souffle.»- Viviane

Un étrange don

« Voilà bientôt 9 ans que ma maman est décédée. Suite à son départ, j’ai développé un don. Ceux qui m’entourent vous diront qu’il s’agit de médiumnité. Personnellement, j’ai du mal à le nommer. Je dirais plutôt que c’est un cadeau que la vie m’a fait. J’ai eu l’occasion, à plusieurs reprises, de tester ces « capacités ». Je ne veux pas que les personnes qui viennent vers moi me donnent quoi que ce soit comme information, sur elles ou sur les personnes avec qui elles veulent entrer en contact. Je demande une photo (que je ne regarde quasiment pas) et je l’appose sur mon front (cela est plus symbolique qu’autre chose, je pense que c’est une façon de m’aider à l’introspection). Je ferme les yeux, je fais le vide (rien que cette capacité à faire le vide me sidère) et j’attends. à ce moment-là, des informations commencent à arriver, que ce soit sous forme de symboles, de mots, d’images, de sensations, de ressentis. A chaque fois les gens sont vraiment surpris et moi aussi d’ailleurs. Je suis assez « seule » car je n’ai autour de moi personne ne vit les mêmes expériences. »- Linda

http://www.inrees.com/

Publié dans:ESPRITS, La MORT |on 4 avril, 2015 |Pas de commentaires »

Comprendre les Métamorphoses de l’âme

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L’Ego spirituel – le foyer de conscience et d’identité spirituelle – de l’homme se meut dans l’éternité comme un pendule qui oscille entre les heures de la naissance et la mort. Mais si ces heures qui marquent les périodes de vie terrestre et de vie spirituelle sont limitées dans leur durée, et si la série de ces étapes à travers l’éternité, entre le sommeil et la veille, entre l’illusion et la réalité, a un commencement et une fin, le pèlerin spirituel n’en est pas moins éternel. 

La réalité de ce pèlerinage se trouve surtout dans les heures de la vie post mortem où, désincarné, l’être humain se retrouve face à face avec des vérités essentielles, et non plus avec les mirages de ses existences terrestres passagères. Malgré leurs limites, ces intervalles n’empêchent cependant pas l’Ego de suivre sans dévier – bien que graduellement et lentement – le chemin qui l’amènera jusqu’au point de sa dernière transformation où, ayant atteint son but, il devient lui-même un être divin. Ces intervalles et ces étapes aident à atteindre le résultat final au lieu d’en entraver la réalisation. Et, sans de tels intervalles limités, l’Ego divin ne pourrait jamais atteindre son but ultime.

De même que l’abeille recueille son miel de chaque fleur qu’elle visite et laisse le reste en pâture aux vers de la terre, de même notre individualité spirituelle ne recueille de chaque personnalité terrestre, dans laquelle karma la force à s’incarner, que le nectar des qualités spirituelles et de la soi-conscience ; elle réunit l’ensemble de ses récoltes en un tout unique et sort finalement de sa chrysalide comme un être un glorifié.

Lorsque la mort arrive, cette âme se dégage du corps, mais, après, que se passe-il ? Quelles sont les nécessaires métamorphoses pour cette âme ? Pour beaucoup de croyants, celle-ci est dirigée soit sur le purgatoire, soit sur l’enfer, soit sur le paradis. En fait, le 19e siècle, fut une époque où l’idée de l’âme s’est confortée considérablement grâce au spiritisme. Il devenait crédible non seulement que l’âme était immortelle mais qu’elle restait assez près de la terre pour pouvoir communiquer parfois par la voie des médiums. Cependant, dans le même temps, les choses se gâtaient avec le développement de la  science. Au tournant du 20e siècle, cette science triomphante nous fit douter qu’il existât quoi que ce soit qui ressemble à une âme immortelle distincte du corps physique.

La conscience était-elle autre chose qu’un épiphénomène ? une manifestation du fonctionnement du cerveau ? Si tel était le cas, parler des « nécessaires métamorphoses de l’âme » après la mort perdait tout sens logique. Si, après la mort, il n’y a plus rien, il n’y a plus d’âme, ne cherchez pas !

Cependant, ce 19e siècle a été remarquable par l’irruption de l’Orient dans la pensée occidentale. Il n’y avait plus, en présence, que la tradition dogmatique religieuse et la science : il y avait aussi l’apport des penseurs de l’Orient. Grâce à l’Orient, on pouvait maintenant apprécier les choses d’une façon différente. Il n’y avait notamment pas création d’une âme à chaque naissance de corps puisqu’il fallait tenir compte de la réincarnation. Et cette âme personnelle que l’on imaginait comme passant par des alternances de vie et de mort était  profondément enracinée quelque part dans ce que l’on devait appeler le Soi cosmique ou le Soi universel.

La psychologie est la science de l’âme ou de l’esprit, mais on a élaboré une psychologie humaine sans âme, sans croyance à une âme immortelle, distincte du corps, simplement, sur l’analyse des faits psychologiques, des pensées, des désirs, des pulsions intérieures et de l’analyse des rêves. Cette psychologie est une science psychologique « matérialiste », qui n’imagine pas qu’il puisse y avoir une dimension bien plus vaste à l’âme humaine que celle dont on peut découvrir les manifestations. Mais, avec le temps les choses ont évolué : on a vu ainsi se développer une psychologie transpersonnelle, où l’influence de sages orientaux est indéniable.

Dans ce climat de changement, une nouvelle révolution s’est produite dans la pensée de l’Occident, avec l’irruption de ce que l’on appelle les « N.D.E. », (les expériences de mort imminente). Avec toutes les enquêtes qui ont été faites, on s’est rendu compte que, lorsqu’une personne approchait de très près la mort, finalement, ce n’était pas le « trou noir », l’extinction que l’on aurait dû attendre lorsque le cerveau apparemment cesse de fonctionner. Au contraire, ce sont des instants de surconscience tout à fait extraordinaires. Tout nous oblige à une profonde révision de la notion de l’âme, qui n’est plus simplement ce qui anime le corps, sent et pense en lui.

Ainsi donc, beaucoup des conceptions sur l’âme que l’on pouvait avoir au 19e siècle, encore tout imprégné des idées de la chrétienté, ont dû être revues considérablement. La Théosophie de Madame Blavatsky est arrivée (vers 1880) avec beaucoup d’avance sur tout ce qui devait faire les nouveautés du 20e siècle : vulgarisation des conceptions orientales (philosophie, psychologie, karma et réincarnation), psychologie transpersonnelle, approche lucide de la mort et N.D.E.

On va donc commencer par examiner ce qui se passe au moment où une personne est en train de mourir.

Madame Blavatsky l’avait dit dans Isis Dévoilée (1877), la mort n’est jamais immédiate, c’est un processus progressif naturel, au cours duquel les choses, pourrait-on dire, se mettent en place. Dans leur conscience, les témoins de N.D.E. se sont trouvés encore « très vivants » ; certains d’entre eux ont raconté que, pendant que les médecins essayaient de ranimer le corps, ils sont sortis de ce corps pour l’apercevoir, là, sur une civière ou bien sur la table d’opération, en suivant très clairement toutes les opérations de réanimation. Première constatation importante : ces personnes « découvraient » qu’elles n’étaient pas leur corps, qu’elles restaient tout à fait conscientes en dehors de lui. Puis, après le passage dans une sorte de trou noir, d’un étroit tunnel, où elles s’engouffraient, il y avait comme un reflux de la conscience, loin du champ de ces expériences en rapport avec le monde physique, pour accéder finalement à une atmosphère extraordinaire de joie, de bonheur, de paix, d’amour, de lumière. Et là, dans cette transcendance, s’imposait la sensation d’une Présence, d’un être invisible mais très présent, qui semblait tout connaître du personnage en train de mourir. Expérience tout à fait extraordinaire, n’ayant rien de commun avec un rêve ou une hallucination.

Nous avons ici l’impression de toucher une dimension de l’être qui est bien plus grande, bien plus profonde que celle qu’explorent habituellement les psychologues ou les psychanalystes. À ce moment, le mourant pénètre dans la sphère de ce que le docteur Moody a appelé l’ « Être de lumière ». Avec les explications fournies par Mme Blavatsky, on peut comprendre qu’il s’agit, en fait, d’une partie essentielle de nous-mêmes : c’est notre vraie racine spirituelle, alors que la conscience que nous avons en ce moment, ici, dans le corps vivant, la personnalité qui s’est construite depuis l’enfance et tout au long de la vie, cette personnalité n’est qu’un personnage sur la scène terrestre, qui joue un rôle, le temps d’une vie, entre la naissance et la mort ; mais derrière ce personnage, soutenant ce personnage, il y a, en permanence, une conscience profonde, puissante, une conscience  pour ainsi dire, trans-personnelle, qui apparaît comme un foyer de lumière, de connaissance, de volonté et d’amour, et qui demeure très étroitement lié à ce personnage que l’on serait tenté d’appeler l’ âme personnelle, impliquée dans l’histoire de notre existence.

Ainsi donc, si on tient à appeler âme la totalité de notre être intérieur, on voit qu’il y a en elle une dimension beaucoup plus grande que ce qu’évoque la psychologie courante, une dimension spirituelle très forte, dont notre « moi » n’est que le poste avancé, ici, dans le corps impliqué dans ce monde.

La suite des récits des rescapés de la mort est également passionnante, et s’éclaire avec la Théosophie. Il est question d’expériences cognitives extrêmement importantes dont la première est la revue intégrale de toute la vie qui vient de s’écouler, une revue panoramique complète dans laquelle le témoin est, semble-t-il, à la fois acteur et observateur (un genre d’expérience que l’on n’a pas du tout l’habitude de faire). Autrement dit, on revoit tous les détails de l’enfance, de l’adolescence et de l’âge adulte, à la fois comme l’acteur – on se rappellera par exemple une ancienne chute à vélo – mais on éprouvera aussi les choses de l’extérieur, comme un observateur qui saisit les rapports entretenus avec les autres, qui comprend le sens de ces rapports et l’influence qu’ils ont eue sur les autres. C’est vraiment quelque chose de tout à fait extraordinaire. On peut même revoir une scène de violence contre un tiers, mais ressentir en même temps ce que le tiers a vécu à cet instant.

Comme Mme Blavatsky l’a signalé en 1889, dans certains cas, il y a même une revue d’une ou plusieurs incarnations précédentes – ce qu’ont confirmé certains témoins de N.D.E.. Ajoutons que dans cette atmosphère tout à fait extraordinaire, il n’y a aucun jugement, aucune condamnation. Mais, à ce moment-là, la justice et la justesse des événements apparaissent très clairement à la personne : il s’est passé telle chose, les événements se sont enchaînés de telle façon.

Notez bien que, cette vision, qui est pratiquement instantanée, sera rapportée plus tard par la personne ranimée, qui, quant à elle, est habituée à vivre dans le temps, dans l’espace, dans l’écoulement des moments. D’où la difficulté qu’elle aura, au retour, à décrire son expérience vécue, pour ainsi dire, hors du temps et de l’espace. Embrassant un passé, parfois lointain, le témoin d’une NDE peut aussi, dans certains cas, apercevoir le déroulement d’événements qui vont se produire lorsque la personne sera revenue dans son corps.

Les gens qui ont fait une NDE ne sont pas morts, évidemment, puisqu’ils sont revenus. Ce qui a été souvent vécu par le témoin est comme un instant de choix : dans le discours qui s’échange entre la personnalité et sa racine profonde, les mots semblent être : «  Est-ce que tu veux rester ou bien revenir ?  » Là, le choix éthique s’impose. La personne sent qu’elle ne peut pas « s’en aller » : il y a un mari, des enfants qui ont besoin d’elle, ou bien telle mission, tel ou tel devoir à accomplir. Elle choisit donc de revenir et aussitôt elle réintègre son corps. Il faut remarquer la tonalité éthique qui marque cet ultime échange avec le Soi profond.

Si le mourant avait obtenu de mourir, que serait-il arrivé ? Comme il lui a semblé, il y avait comme une porte, une limite, une barrière à franchir pour « partir », mais pour aller où ?

Pour la Théosophie, la mort n’est pas une extinction – loin de là. Pour mieux comprendre ce qu’elle réserve, il faut analyser un peu ce que représentent ces deux instances réunies dans les N.D.E. : la conscience active (la psyché terrestre) et ce que peut être cette Présence extraordinaire, qui a l’air de savoir tout de cette psyché et se manifeste comme un foyer de lumière, un foyer d’amour, de compassion. Pour la Théosophie, nous découvrons l’opposition très claire entre un moi personnel et un Soi impersonnel, individuel, mais, qui, en somme, agit comme un parent pour ce moi, qu’il soutient pendant toute la vie du personnage que nous sommes ici-bas. À juste titre, on peut utiliser le mot Soi pour exprimer que c’est, en quelque sorte, la quintessence du moi, ou la racine essentielle de ce moi. C’est, en fait, le principe de notre identité ; si j’ai le sentiment d’un « je » c’est parce qu’il y a ce principe d’identité au fond de mon être. Cependant, d’après la Théosophie, ce Soi individuel n’est qu’une manifestation, ou une réflexion, du Grand Principe d’Identité qui pénètre tout notre univers et qui le soutient de tout son pouvoir divin. À cette échelle cosmique, on peut lui donner des noms différents : Logos, Atman ou Brahman, selon les traditions du passé. L’essentiel pour nous tenant à cette constatation : notre personnalité actuelle, par le canal de ce Soi individuel, est suspendue, un peu comme un fœtus, à la grande matrice de l’univers ou à la vie, même de cet univers. Et il en est de même de tous les êtres humains qui nous entourent.

S’il est vrai que le personnage que je suis en ce moment tire tous ses principes vivants - l’intelligence, la capacité d’aimer, et d’agir efficacement, la capacité de créer, et même le génie potentiel qui attend de se manifester – s’il est vrai que nous portons tous quelque chose du génie sans limite de l’humanité – si tout cela est dû à cette Présence qui apparaît à l’heure du décès, et nous relie à l’univers c’est qu’il y a, dans tout ce mystère, une signification à découvrir.

Tous ces pouvoirs dont nous disposons ne peuvent être des cadeaux gratuits de la Nature : elle doit avoir un projet avec nous. Quand arrive la fin d’une expérience terrestre, tout ce qui aura été vécu n’a pas dû l’être en vain ; si la Nature est conséquente, de même qu’un arbre qui vit contribue à l’équilibre de la biosphère et n’est pas là en vain, de même avec nous toutes les expériences que nous avons pu faire ne sont pas gratuites : elles ont pu contribuer à l’équilibre et au progrès de notre monde. Bien sûr, dans le bilan final, certaines sont complètement caduques et stériles, d’autres vont entraîner des conséquences mauvaises (c’est la loi de karma) mais d’autres encore vont produire des effets constructifs (c’est aussi la loi de karma), dont nous allons récolter les effets. Finalement, il doit y avoir une richesse à préserver dans toute existence vécue.

Les systèmes qui expliquent qu’après la mort on revient de suite sur terre (réincarnation immédiate) ne donnent pas à la nature le temps d’engranger la richesse produite par une personnalité terrestre. Même si le bilan de richesse est faible, il est rarement tout à fait nul. Bien sûr, pour les personnes qui pensent qu’après la mort il n’y a plus rien, le vivant est un peu comme un figurant qui passe sur la scène : après la fin de l’acte, il disparaît pour toujours.

Mais si on pense que l’être humain tel qu’il est en ce moment est lancé dans un pèlerinage, il est très clair que chaque existence vécue devrait marquer, en progrès, une étape dans ce pèlerinage. Nous sommes tous issus d’une même source, d’un même point de départ qui est la divinité que nous portons intrinsèquement en nous, mais dont nous n’avons pas conscience. Dès lors, le projet de la nature est de nous ramener périodiquement sur la scène terrestre, pour y faire des expériences, enrichir notre être en profondeur, jusqu’à ce que, finalement, notre conscience s’éveille pleinement à sa nature divine, à sa nature spirituelle.

Examinons donc ce qui peut se passer après la mort.

Normalement, l’économie de la nature s’arrange pour que l’étape du pèlerinage qui vient d’être franchie soit fructueuse. Par conséquent, tous les phénomènes qui vont se dérouler, devraient nécessairement confirmer ce que laissaient présager les rêves de mort : beaucoup de choses secondaires seraient perdues mais l’essentiel serait conservé. Ces idées ont été déjà esquissées par un philosophe platonicien du 1er siècle, du nom de Plutarque. Il a expliqué que l’homme n’est pas seulement corps et âme, soma et psyché, mais qu’il possède aussi une dimension spirituelle, le noûs, qui est un peu comme le soleil, par rapport à notre corps et qui est lié à la terre, l’âme intermédiaire ou psyché, étant à rapprocher de la lune, qui sert de pont entre les deux. Pour cette partie solaire, Plutarque emploie le mot Soi, autos en grec : c’est ce qui permet aux êtres de penser et de comprendre. Ainsi donc, pour Plutarque, ce qui se passe après la mort doit se passer suivant un processus logique ; après la première mort (qui concerne le corps), il doit y avoir une deuxième mort, séparant cette fois le noûs de la psyché : elle se passe dans le champ de la lune – le monde psychique par excellence.

Pendant la vie, le personnage que nous sommes, qui utilise tous les pouvoirs que nous connaissons, avec un cerveau, une machinerie à penser et à sentir, ce personnage représente, un peu le poste avancé du Soi profond ; mais, si on fait l’inventaire, il y a des tas de choses qui sont complètement sans valeur dans cette machinerie, dans cette personnalité – tous les souvenirs de la routine de notre vie, d’une façon générale qui ne méritent guère d’être conservés dans tous les détails. Par ailleurs, le Soi profond, que la première mort libère du corps physique, devrait-il conserver la machinerie astrale, liée au cerveau physique pendant toute la vie, pour aller vivre loin de la terre et se retirer sur son propre plan ? Non, certainement pas. De même que l’acteur qui sort de scène s’en va dans sa loge et se défait de son grimage, de son costume, de toutes ces choses qui lui étaient nécessaires pour jouer son rôle, de même, lorsqu’il vient à quitter la scène de la vie, la Loi de la Nature doit permettre au Soi-Ego de se défaire d’instruments astraux ou psychiques désormais inutiles.

Pour Plutarque, la deuxième mort abandonne, dans la sphère de la Lune, ce qu’il faut appeler un « cadavre psychique », privé de vie et de conscience, et destiné à se désintégrer dans l’espace lunaire. Ensuite, la partie spirituelle de l’être – son noûs, qui survit à cette mort – s’élève pour aller du côté de la Lune qui est tourné vers le soleil, par l’amour que ce noûs porte en profondeur à la lumière du soleil. Tout cela est très symbolique, bien sûr, mais éclaire singulièrement l’itinéraire posthume qui nous attend tous.

Avec la Théosophie, les choses se précisent, grâce aux indications fournies par les Maîtres de Mme Blavatsky. Essentiellement, on doit distinguer , après la mort, deux grandes étapes : une phase de rejet par le Soi-Ego, où il se décharge des bagages inutiles (trop liés à la terre) et une phase de retrait dans une béatitude où il peut assimiler le butin spirituel de l’existence passée.

Dans la première phase, se déroulent non seulement l’abandon progressif des machineries astrales qui ont servi, en rapport avec le cerveau et le corps physique, à fonctionner comme une personne incarnée sur la terre, mais aussi, un tri minutieux dans toutes les pensées, les images, les énergies et tout ce qui a fait le tissu de la vie de la personne incarnée, de telle sorte que n’est conservé que ce qui est homogène à la nature du Soi spirituel, ce qui a été inspiré par l’idée de justice, de beauté, de vérité, par l’amour, par tous les idéaux les plus nobles ou les plus riches que nous ayons pu avoir. À de rares exceptions près, tous les êtres humains ont nourri, secrètement ou ouvertement, des aspirations de ce genre, de vivre un idéal – même chimérique -, et toutes ces énergies psychiques de qualité spirituelle demeurent dans l’intimité de l’être comme autant de ressorts tendus qui demanderont à se détendre. Une fois accomplis ce tri et ce rejet, le moment vient pour le Soi profond, ainsi « allégé », d’entrer dans une période de félicité extraordinaire, qui ressemble au paradis de toutes les religions mais qui n’est pas un paradis où l’on contemple Dieu et où l’on marche dans les rues de la Jérusalem céleste pavées d’émeraudes et de rubis : c’est un paradis subjectif, complètement intérieur.

Le Soi-Ego, avec toute sa puissance – enfermé dans sa propre sphère, pourrait-on dire – va reprendre et redonner vie à toutes les images, toutes les idées, toutes les énergies, tout ce qui a été produit de positif par le personnage qu’a été l’être humain, avec son cerveau, son cœur, ses mains, etc. Toute cette richesse-là, va être exploitée à fond, par une espèce de méditation dans laquelle l’être va redonner vie à l’or de chacun de ces instants de soi-conscience humaine, et cela en dehors de toute contingence liée à la terre, aux problèmes et aux chagrins d’ici-bas.

Au moment de la mort, l’homme qui découvre, dans sa vision ultime, la présence d’un être rayonnant ne comprend pas ce qu’il représente pour lui – comme l’a dit très bien un psychologue, Kenneth Ring ; il ne comprend pas qu’il est lié directement à cet être-là, comme le moi incarné à son Soi transcendant. Mais, dans l’expérience qui est vécue maintenant, la face lumineuse de ce « moi » reprend vie, grâce au pouvoir spirituel de ce Soi : elle est, en quelque sorte, « immortalisée », assimilée comme une grande image dynamique dans la mémoire de l’être spirituel.

Cette expérience béatifique se prolonge considérablement, aussi longtemps qu’il y a une moisson à engranger, pourrait-on dire. Cela peut durer des centaines d’années. La Théosophie a avancé le chiffre de dix ou quinze siècles. Platon et les Égyptiens ont parlé de deux mille, trois mille ans. Peu importe d’ailleurs : il ne peut s’agir de quelques semaines, pour le Soi-Ego retiré dans sa sphère où rien ne l’oblige à revenir sur la terre – tant qu’il y a pour lui des énergies et des images à assimiler.

Dans les religions, il y a, après la mort, récompense et bonheur pour les bons,  punition et souffrance pour les mauvais. Avec la Théosophie, il n’y a rien de pareil. Le « devachan » n’est pas une récompense « pour les bons », mais une phase de repos et d’assimilation bienheureuse du bilan positif de la vie d’un être, qui a par ailleurs pu avoir des côtés « mauvais ».

Avec la loi de karma, on peut être sûr que les conséquences karmiques des actions et attitudes positives se manifesteront dans l’incarnation suivante ou les incarnations ultérieures, et, de même, que les conséquences mauvaises des attitudes négatives ne manqueront pas d’être récoltées dans les incarnations à venir sur la terre, où les causes positives ou négatives ont été semées.

Maintenant, qu’est ce qui va faire que sonne l’heure de revenir à l’incarnation ?

C’est précisément qu’il n’y aura plus d’énergies pour soutenir l’être dans son expérience lumineuse. Dès lors va se faire sentir précisément l’influence de tout le karma qui a été produit à travers les causes semées dans la vie précédente. Bientôt viendra le moment où le flux qui a emporté la conscience jusqu’au plus haut niveau possible s’inversera pour l’entraîner irrésistiblement à s’incarner dans un nouveau corps de chair. Le nouvel enfant qui naîtra sera ignorant de tout ce qui s’est passé jadis, mais il entrera dans la vie avec une richesse cachée puisque cette richesse constitue le bilan positif de l’incarnation dont il hérite à présent. Si cette richesse-là est bien mise à la disposition de cet enfant, il est clair que son existence ne  s’engagera pas dans les mêmes conditions que la vie précédente. Dans la mesure où cette richesse est notable, la distance qui séparera la nouvelle personnalité humaine de son Soi-Ego profond se trouvera diminuée.

En règle générale, si un homme s’engage vraiment dans la voie de l’éthique supérieure – l’éthique universelle – un lien de plus en plus solide se construit avec ce Soi, ce qui constitue, pour l’âme qui se réincarne, une progression authentique. Lors d’une nouvelle naissance, marquée d’événements qui sont les conséquences karmiques du passé, tout cela va permettre au personnage terrestre d’y voir plus clair et, peut-être, de disposer d’une façon plus efficace des pouvoirs qui viennent de l’être de lumière – volonté, intelligence, amour, créativité, ou même génie particulier, dans un domaine ou un autre – tout cela étant notre héritage, en quelque sorte, notre héritage spirituel, à nous les hommes de la terre.

L’optique théosophique ne relève pas de l’invention humaine. Elle révèle toute la dimension bénéfique de la mort, qui apparaît comme l’alliée invisible de la vie. La mort, cette « ultime extase » de l’existence (comme l’a rappelé Mme Blavatsky) doit cesser de nous effrayer, comme si elle nous plongeait dans le néant. Et la Nature se révèle ici extrêmement clémente en nous permettant, pendant l’expérience posthume, d’assimiler en profondeur, et d’une façon efficace, tout ce que nous avons pu semer de généreux, tout ce qui ressemble à de l’idéal, de l’amour, de la conduite éthique.

Conférence sur « La Mort et les nécessaires métamorphoses de l’Âme »
Condensé d’un document du site  http://www.theosophie.asso.fr/

L’évolution vue par la Théosophie

Comme on l’a rappelé au début, la Théosophie voit très large lorsqu’il s’agit de l’évolution sur cette Terre : des milliards d’années au total. La première phase d’involution de l’Esprit dans la matière est révolue depuis la naissance de l’homme soi-conscient. Il reste à parcourir la phase ascendante d’évolution, permettant à la conscience de se dégager de la matérialité la plus dense, remonter au niveau d’origine et opérer la pleine communion avec l’Esprit divin Universel. 

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En remontant vers le plan de l’Esprit, l’évolution va passer en sens inverse à travers les niveaux parcourus au cours de l’involution, cette fois de moins en moins matériels, jusqu’au degré spirituel le plus éthéré. C’est dire que, une fois toute l’expérience utile récoltée sur le plan physique, l’évolution se poursuivra pour nous de façon continue et consciente dans la sphère astrale, et cela jusqu’à ce que, toute l’expérience utile ayant été récoltée sur ce niveau, l’activité des êtres change encore de théâtre d’opération vers des plans de plus en plus élevés.

En clair, notre itinéraire (où la réincarnation ininterrompue nous entraîne, sous le contrôle de karma) va nous mettre de plus en plus en rapport avec l’astral, jusqu’à ce que nous n’ayons plus finalement de corps physique, et vivions entièrement dans la sphère astrale. Cela suppose que nos sens psychiques, avec les pouvoirs correspondants, vont s’éveiller progressivement, pour devenir totalement opérationnels dans l’avenir. Ces sens pourront fonctionner bien avant que nous n’ayons plus de corps matériels : à nous de les accueillir en nous, à mesure qu’ils se révéleront actifs, et de les utiliser au mieux, avec la conscience que ce surcroît de pouvoirs comporte pour nous une responsabilité de plus en plus grande, en augmentant considérablement notre champ d’action et notre capacité d’intervention dans tous les domaines de notre vie humaine. Imaginons les conséquences karmiques qu’entraînerait aujourd’hui l’éveil brusque de la clairvoyance, du pouvoir d’influencer les autres par la pensée, de déplacer les objets à volonté, etc. chez tous les êtres humains.

Comme l’indique Mme Blavatsky dans la Doctrine Secrète, l’humanité a pris du retard sur son programme d’éveil et d’épanouissement intérieur, en raison de la tyrannie des passions, de l’égoïsme et de la séparativité. Le développement de l’intelligence, au détriment de la dimension spirituelle (avec la paralysie du 3e Œil), n’a pas été accompagné d’un développement correspondant du sens moral : d’où le danger permanent qui pèse non seulement sur l’humanité mais aussi sur la planète entière.

Il y a donc grande urgence à ce que l’homme - individuellement et collectivement - découvre la réalité et les perspectives de sa destinée divine, pour la prendre en main dans toute la mesure du possible. 

En résumé, il n’est pas dit que les pouvoirs psychiques soient inutiles, ou à écarter comme dangereux : étant naturels, ils ont leur nécessité et leur utilité. De même que les sens physiques ont leur nécessité et leur utilité mais ne peuvent servir de guide pour l’homme intérieur appelé à incarner le Divin, de même les sens psychiques ne doivent servir de guides pour s’élever vers le spirituel.

Fascinés comme nous le sommes par les merveilles du monde physique, la même fascination nous guette souvent lorsque nous entrerons dans la sphère astrale. À nous de ne pas nous arrêter en chemin, de continuer la quête de l’Esprit là où il se trouve : dans les replis cachés les plus secrets du cœur.

Condensé d’après un article théosophique sur http://www.francelecture.net/

 

 

Publié dans:ESPRITS, PENSEE, POUVOIR, REINCARNATION |on 2 avril, 2015 |Pas de commentaires »

Pumayana Floret artiste spirituel

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Aurélien Pumayana Floret, vous être un artiste spirituel et visionnaire français, vous êtes probablement plus connu en Australie, aux USA, à Ibiza ou en Thaïlande qu’en France pour vos images/outils/mandalas uniques qui sont magnifiques et qui reconnectent la personne avec toutes les parties de son Être. Vous avez crée le site http://chakramandala.com (en français) et le site http://www.luminaya.com (uniquement en anglais). Pouvez-nous parler de votre parcours, de vos voyages et découvertes qui vous ont amené là où vous êtes aujourd’hui ? 

J’ai commencé à méditer et à m’intéresser à différentes pratiques culturelles et spirituelles quand j’étais très jeune, autour de 13/14 ans. Vers 18 ans j’ai commence à étudier plus en profondeur le bouddhisme tibétain et j’ai découvert l’Art Sacré, les thangkas, les yantras et les mandalas. J’ai été tout de suite fasciné par tant de beauté et de puissance. Je découvrais que les formes et les couleurs pouvaient provoquer certaines réactions dans mon corps et mon esprit et transmettre des informations directement à mon subconscient de manière très nette et puissante.

J’ai alors fait plus de recherches sur les symboles, les codes graphiques, la géométrie, les formes et l’art utilisé à travers le monde dans les différentes traditions spirituelles et visionnaires. Avec surprise et émerveillement, j’ai réalisé que beaucoup de ces codes graphiques sont universels et utilisés partout, de tout temps dans des cultures et traditions soi-disant différentes. J’ai donc compris le langage universel de la géométrie et des symboles. Un langage qui touche directement notre Être profond au delà de toute influence culturelle. C’est une porte vers notre inconscient et la partie profonde de notre Être. J’ai découvert que de communiquer avec cette partie de l’Être permet de toucher directement notre centre et d’accélérer les points sur lesquels nous voulons évoluer, changer, comprendre, guérir etc. C’est avec cette nouvelle compréhension et vision que j’ai commencé à dessiner mes propres outils, des mandalas.

Dessiner un mandala puis méditer dessus est un acte puissant de retour à soi et de guérison. Pour mon propre développement personnel j’ai donc créé des dizaines de mandalas. Puis un jour, mes amis qui regardaient mon travail m’ont encouragé à le montrer à des boutiques et galeries parisiennes. Cela a beaucoup plu et j ai donc fait une première exposition de mandalas à « l’Univers d’Esther » à Paris en 2004. Cette exposition a été un succès et elle m’a encouragé à continuer dans cette voie. 
Ce qui est intéressant c’est que chaque création parle un langage universel qui communique différemment avec chaque personne. La magie opère car même si ce sont mes créations, elles réagissent comme des miroirs où chacun rentre en profonde communication et communion avec Soi. Chacun crée et trouve son propre chemin et ses réponses à travers l’œuvre. 

Pour continuer mes recherches et continuer mon chemin, j’ai quitté mon travail à Paris pour voyager, découvrir, m’inspirer, créer et exposer mon travail. Pendant plusieurs années j’ai voyage en Inde, en Asie, en Amérique du Sud, aux États-Unis… Lors de ces voyages j’ai visité des lieux incroyables, rencontré des personnes magnifiques.
Les lieux sacrés de la planète, le Machu Pichu, l’Himalaya, les temples indiens, japonais, tibétains, Angkor Vat… l’Amazonie, les Crop Circles, Hawaii etc., tous ces lieux m’ont beaucoup inspiré. 

Il y a 5 ans je suis arrivé en Australie, j’ai été invité pour exposer mon travail dans une galerie à Byron Bay. J’ai eu le coup de foudre pour cette région du monde et j’ai voulu m’y installer. C’est ici que je vis maintenant avec ma femme, dans ce coin de paradis qui m’inspire tous les jours à créer plus de beauté. 

Qu’est-ce que l’Art Sacré ? 

Ma définition de l’Art Sacré n’est pas une définition classique. Selon moi, ma vision et ma perception, ce que j’appelle Art Sacré c’est tout Art qui résonne avec la partie profonde de l’Être. C’est l’Art qui pointe vers les parties non physiques de l’Être. L’Art qui explore le Monde, l’Univers et la Conscience au delà de nos cinq sens.
L’Art Sacré parle directement le langage de la Conscience, c’est pour cela qu’il résonne profondément avec notre Être et avec chacun quelque soit notre influence culturelle, notre âge ou notre position sociale.
C’est une porte d’accès qui nous montre le chemin vers notre univers intérieur et les autres dimensions de l’Etre. C’est une invitation au voyage intérieur,  à l’expansion de Conscience, à l’auto-guérison, à l’ouverture de notre Esprit aux autres réalités qui nous sont souvent invisibles et pourtant bien réelles.
Aussi l’Art Sacré est pour moi un profond outil d’exploration de ma conscience, un miroir qui me permet d’en apprendre plus sur moi même, sur qui je suis, car c’est selon moi le but de notre existence, comprendre et réaliser notre « vraie » Nature ».

Vos mandalas sont des portes pour le voyage intérieur, des outils de reliance et de guérison, comment peut-on concrètement les utiliser au quotidien ? 

La plus simple façon d’utiliser activement un mandala ou une œuvre sacrée est de méditer devant. Il n y a pas de règle précise car c’est justement tout l’intérêt, de découvrir soi-même le Chemin et de co-créer l’expérience, de laisser son Esprit et son intuition nous guider. 
On peut commencer par explorer les contours du mandala et aller vers le centre au fur et a mesure de notre méditation. L’inverse est aussi bien sûr possible, du centre  vers l’extérieur. L’idée au début est de laisser aller son Esprit, se relaxer, s’ouvrir et explorer sans limites.
Voir sans vraiment regarder… au bout de quelques minutes le mandala se met en mouvement et vous ouvrez alors le canal d’information, vous entrez une communication avec une autre partie de votre Être, vous activez le miroir. A partir de ce moment vous reconnectez profondément avec vous même et vous avez accès à beaucoup d’informations et de possibilités de transformation et de guérison. Vous entrez dans votre fascinant Univers intérieur et dans le champ quantique de la Conscience ou beaucoup de choses sont à explorer et où les possibilités sont infinies.

C’est beaucoup plus simple que l’on imagine, l’important est de se relaxer, de se faire confiance et de calmer notre esprit critique. Après un peu de pratique les résultats sont rapides. Vous vous sentez ensuite plus calme, plus centré, plus joyeux, plus en forme, plus à votre place, plus confiant, plus fort, plus responsable, plus connecté avec vous-même et tout votre entourage, ainsi que la planète. 
Vous développez une vision plus globale et holistique de vous-même et du monde dans lequel vous vivez. Cela vous apporte la Paix intérieure et une compréhension plus élargie du fonctionnement des choses et de votre Être.
L’Art Sacré et les mandalas activent aussi l’énergie d’un lieu. Ce sont de puissants outils pour nettoyer et augmenter l’énergie dans différent endroits.
La Force de mes créations vient aussi de mon utilisation spécifique de la Géométrie Sacrée, Phi Ratio, Divine Proportion, mathématiques fractales et autres codes et formules qui sont le reflet de TOUT ce qui est créé dans notre Univers. L’utilisation de ces principes rend mes créations beaucoup plus puissante et effective sur la personne et l’environnement.

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Début 2011 vous avez créé avec  Steve Syms  votre label de création graphique, Luminaya qui propose des installations artistiques ainsi que des produits spécifiques utilisant l’Art Sacré. C’est absolument magnifique, cela peut être mis dans un appartement, un jardin ou à l’occasion d’une fête ou d’un évènement, il y en a de toutes les tailles et sur des supports variés… j’invite les lecteurs à aller visiter le site en anglais www.luminaya.com ainsi que le shop en anglais www.luminaya.biz. Quand est-ce qu’on pourra avoir toutes ces œuvres sur bannières, posters, toiles, tapis, autocollants en France ? Est-ce que l’idéal ne serait pas d’avoir un revendeur local en France ou au moins en Europe?

Avec Luminaya nous proposons mon Art Sacré sur différents supports tels que Posters, Toiles Canvas, Bannières imprimées de haute qualité, Coussins de méditation, etc… Ces produits seront disponibles dans quelques mois sur mon site internet français www.chakramandala.com

Luminaya est en pleine expansion et nous avons de bons partenaires, boutiques, festivals, marchés d’art en Australie, États-Unis et Asie mais très peu en Europe et en France. Nous sommes donc à la recherche de partenaires et distributeurs pour nous développer et avec qui travailler en France et en Europe en 2015.

 

La dernière fois, vous m’aviez dit que vous avez eu un coup de cœur pour Ibiza cet été… quels sont vos projets artistiques sur cette île qui est sous l’influence du puissant signe du Scorpion ?

En effet j’ai eu un gros coup de cœur pour Ibiza. Loin des clichés habituels c’est une île ou il y a un vrai (r)éveil spirituel et une communauté de gens vraiment connectés et enrichissants. L’île, la terre est énergétiquement très forte et regorge de lieux semblables à des vortex selon moi. C’est donc un endroit très chargé et inspirant pour moi et ma créativité. 

J’ai donc naturellement rencontré des personnes avec des projets très intéressants au plan personnel, créatif et collectif. Je vais donc collaborer avec eux sur des projets d’éveil de la conscience mais aussi d’ouverture à un public plus large. Aujourd’hui on ressent bien que l’appel « spirituel », la reconnexion à Soi touche naturellement un public de plus en plus large. Même les gens qui ne sont pas sensibles à ces sujets, sentent aux fond d’eux même une profonde envie de changement et un appel vers quelques chose de plus en alignement avec leur Nature profonde.

L’Être Humain, consciemment ou inconsciemment ressent naturellement que quelque chose de profond lui manque, une simple et profonde reconnexion avec Lui-même et avec Tout ce qui Est, ainsi qu’une reconsidération de sa place dans l’Univers. C’est ça l’Eveil des Consciences et c’est le Nouvel Age dans lequel nous rentrons sur la Planète.

Merci  !
Interview réalisée par Emmanuel Moulin.

Sites web : 
http://chakramandala.com (en français) 
http://www.luminaya.com (en anglais)

Publié dans:ARTISTES PEINTRES, CHAKRAS, ELEMENTS |on 2 avril, 2015 |Pas de commentaires »
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