Archive pour le 27 janvier, 2015

Pagan Sex Intentions

AD’ aussi loin que les religions existent, elles cherchèrent en premier à expliquer le pourquoi de notre existence sur terre, à nous, puis au reste de la création. Elles cherchèrent à nous situer au sein de cette création, et une fois ceci fait, elles établirent des codes de société, supposés ceux voulus pour nous par des entités divines supérieures. Et elles assignèrent un rôle à chacun, selon le genre, la classe sociale, l’âge ou l’activité. Et surtout, toutes les religions s’interrogèrent longuement et en  détail sur deux aspects de l’existence, désormais bien connus du langage freudien : le sexe et la mort. 

Le but de cet article n’est pas d’établir une histoire de la sexualité de l’époque pré-monothéiste (que ce soit par le  christianisme, le judaïsme ou l’islam), qui serait bien trop longue et n’aboutirait certainement pas à cette idée voulant que la sexualité païenne était plus libérée que la sexualité  chrétienne (il suffit de voir comment les Grecs, et en moindre mesure les Romains, traitaient leurs femmes). Par contre, il est très intéressant de se pencher sur l’idée finalement désormais bien commune voulant que la sexualité ancienne était plus naturelle, saine ou libre. 

Ce thème parcourt les écrits et les discours, de la Wicca aux courants paganisants régionalistes et/ou nationalistes. Je me souviens avoir entendu parler de l’idée de «sexualité païenne» pour la première fois en 2003, étant étudiante, par un camarade païen plutôt identitaire. Il me mit un exemplaire de magazine païen identitaire entre les mains et me conseilla de lire l’article sur la sexualité païenne, me sous-entendant clairement que n’est païen que ceux qui adoptent une telle vision de la sexualité, et donc un tel mode de vivre cette sexualité. Et qu’ai-je trouvé dans cet article ? Rien de bien  mystérieux en soi : l’homme en pôle actif et la femme en pôle passif, comme le soleil et la lune, qui comprendraient leurs différences de genre pour mieux se compléter, qui seraient sexuellement très ouverts et actifs, sans tabou, mais où chacun reste bien à la place que Dame Nature lui aurait assigné. Non, pas d’écart de genre, s’il vous plait. Exit la timidité sexuelle, exit les complexes, les  craintes, les blocages. 

Le païen, et surtout la païenne, sont des êtres humains libres qui forniquent quand ils veulent, avec qui ils veulent… oui mais en respectant quand même une certaine idée de mariage, de famille, de filiation. La tradition ancienne, ce serait pour eux la liberté sexuelle dans une famille bien traditionaliste. 

D’autre part, la Wicca, avec à l’origine ses cérémonies nues (skyclad) et ses Grands Rites induisant une union sexuelle symbolique ou réelle entre la Grande prêtresse et le Grand Prêtre représentent sans équivoque une spiritualité où la sexualité est libre, librement et joyeusement vécue. La Charge de la Déesse, l’un des rares textes aujourd’hui lus et regardés comme une fondation de la Wicca et probablement écrit par Doreen Valiente, affirme : «vous serez nus lors de vos rites et vous danserez, chanterez, ferez la fête, jouerez de la musique et ferez l’amour, tout cela en mon honneur». Il est donc question de sexualité joyeuse, vécue avec insouciance dans la grâce de la Déesse et… à priori sans rapport avec un quelconque lien conjugal. C’est là le rappel des anciennes Bacchanales, ou plutôt des Bacchanales réinvesties par l’imagination populaire qui conçut et développa le thème des orgies sexuelles, pas toujours rituelles, pas toujours au nom de Bacchus-Dionysos. 

Ceci étant dit, lorsque la théorie se confronte à la réalité, le constat est en un sens étonnant : les païen(ne)s et sorcier(e)s d’aujourd’hui ne répondent pas, ou très peu à tous ces critères énoncés, et force est de reconnaître que la vie amoureuse des païens et sorcières reste finalement celle d’un ensemble de société, encore gangrénée par les tabous hérités du passé, également minée par une libération sexuelle qui a rendu la sexualité banale, qui a fait de la femme un objet de désir stigmatisé si jamais elle n’est pas suffisamment ouverte à la sexualité, ou si elle l’est trop, qui a forcé l’homme à jouer de performance, qui pointe du doigt les failles de ses capacités sexuelles, qui étale au grand jour une sexualité masculine qui se devrait toute puissante. Et finalement, la sexualité païenne se révèle être un mythe plus qu’une réalité, au regard de toutes ces femmes sorcières ou païennes qui se reconnaissent complexées face à leur corps, qui continuent de souffrir de mal-être, de peur de l’Autre, au regard de ces hommes qui doivent se situer par rapport aux attentes de la société, à leurs désirs et ceux de compagnes ou de partenaires. Une sexualité païenne qui se calque sur les coutumes de notre société, en instituant des handfasting où on ne fait que changer le terme de Dieu, pour Déesse ou Déesse et Dieu, où on bénit des alliances et où on se promet, selon des formules si proches des formules laïques ou chrétiennes, de s’aimer, d’être fidèles l’un à l’autre et de s’entraider au quotidien. Parfois pour toujours, mais très rarement en laissant clairement entendre que ce mariage pourrait avoir une date d’expiration. Le handfasting initial était pourtant connu pour lier une personne pour un an et un jour, une sorte de contrat renouvelable. Un mariage très moderne finalement, mais d’une forme finalement peu utilisée. Il est vrai que certains courants prévoient aussi des rituels de séparation, tout comme il y avait déjà des divorces dans l’Antiquité. Il est intéressant toutefois de noter l’évolution notable des handfasting homosexuels, qui marquent au moins une avancée dans la liberté sexuelle païenne. 

A17Finalement, tout ceci pour en venir à un fait manifeste ; celui que la sexualité païenne n’existe pas, bien qu’il existe des rites amoureux et sexuels. Il y a donc différence entre un rite ponctuel pratiqué par païens et sorciers, et un mode de vie qui s’accorde vraisemblablement à un ensemble sans lien direct avec une quelconque spiritualité ou religion, une sexualité dite contemporaine. La seule  volonté de chercher une sexualité païenne crée le danger de tomber, une fois de plus, dans des archétypes. Si la Vierge et la Prostituée sont dépassées, des figures nouvelles de sexualité ne doivent pas les remplacer pour enfermer de nouveau les personnes dans des rôles stéréotypés, avec de nouvelles formes de normalités et d’anormalités. Aussi, sacraliser la sexualité, aussi librement que chacun se sent prêt, apparaît positif, tandis que chercher à créer une nouvelle conception de la sexualité risquerait d’entrainer de nouvelles pressions, de nouvelles obligations, de nouveaux interdits. Il n’est pas rare de voir d’ailleurs des personnes, hommes ou femmes, utiliser le prétexte de la sexualité dite libre dans le paganisme et la sorcellerie pour abuser de personnes en faisant passer certains actes pour des nécessités rituelles. Faire passer la perversion pour du sacré, honnissant comme le dernier des bigots celui ou celle qui oserait ne pas vouloir s’y plier. 

Tout un article qui n’apporte peut être pas tant, si ce n’est de parler ouvertement d’un des aspects les plus présents du paganisme, tel que l’est le sexe. Réfléchir sur sa place dans l’imaginaire, dans la pensée et la réalité des païens et sorciers modernes. Accepter d’y mettre pleinement les mains là où tout est souvent dit par des phrases toutes faites, des acceptations générales et si lointaines de nos vies réelles, tout comme les chrétiens utilisent le Credo pour soutenir et affermir leur propre foi par la répétition de cette prière. 

images12La sexualité ne devient véritablement sacrée que lorsqu’on arrive à avoir de l’estime pour soi-même, à s’aimer de corps et d’esprit. Que lorsque nous avons réussi, parfois après avoir longuement travaillé sur nous-même, à vouloir aller vers l’autre sans préjugé, sans attente excessive, en parfait amour et en parfaite confiance. C’est tout un programme, un long et difficile programme. C’est aussi peut-être lorsque nous parvenons à ne plus associer forcément fidélité à amour, à sexualité, ou aussi peut- être lorsque l’amour est tel que la sexualité s’en trouve transcendée et que tout autre comportement que la fidélité serait ressenti comme sacrilège à cette sexualité sacrée. La sexualité sacrée n’a jamais été morale, mais elle n’a jamais été vécue non plus comme immorale. Elle est avant tout cet instinct qui naît et sort de nos tripes, cet instinct sauvage et intuitif qui pousse vers l’Autre, quel qu’il ou elle soit. Il est ce désir d’union avec l’Autre et à travers lui, l’univers. Il est aussi absence de désir, et est vécu autrement. Il est ce qui ne pourra jamais avoir de dogme, ce qui ne pourra jamais être défini. Il est ce qui continuera à faire parler encore et encore. 

Source Magazine Wiccan 

Publié dans:La MORT, SEXUALITE |on 27 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Terra Nostra : hommage

 

images (8)Imaginez les sons qui vous parviennent depuis une vieille demeure en pierre, derrière une lourde porte de bois entrouverte : des cliquetis, le bruit d’une scie, et une douce musique qui s’élève dans les airs, au rythme des tambours. Imaginez également les odeurs, la sciure du bois, la cire, les vieilles pierres qui constituent les murs de la pièce… Si vous poussez la porte, vos yeux se poseront sur un Atelier modeste. Au centre trône une table usée par les années, remplie de perles et de breloques, de baguettes, de pierres et d’autres merveilles. Au mur, des dizaines d’étagères pleines à craquer de coffrets et de tissus qui se soutiennent les uns aux autres. Là bas, tout au fond, il y a une   bibliothèque, dont les planches courbent sous le poids des livres accumulés depuis si longtemps. Chacun d’eux contient un rêve, un souffle, un murmure, une idée. Et même lorsque les tambours s’arrêtent, la Magie est encore là.» S’il fallait décrire Terra Nostra tel qu’il se présente dans ma tête,  s’il m’était demandé de vous faire ressentir ces images, ces sensations qui emplissent mon esprit, c’est ainsi que je le ferais, jamais autrement. «Terra Nostra», «Notre Terre» en français, est mon atelier d’artisanat Païen, un espace de partage quotidien et d’expérimentations créatives. Pourquoi ce nom ? Tout simplement parce qu’il évoque la Terre, bien entendu, Celle qui est à la base de tout, Gaïa, celle qui soutient nos pas jour après jour malgré nos erreurs et sans laquelle nous ne serions pas là aujourd’hui… Elle représente pour moi l’Energie primordiale, la Déesse au dessus des Dieux – s’il fallait la personnifier ; je ne connais rien de plus puissant, de plus enivrant ni de plus inspirant que sa force et son énergie.

Il faut la respecter, lui rendre hommage pour les cadeaux qu’elle nous offre. Parmi ces cadeaux se trouvent justement les matières naturelles avec lesquelles je travaille jour après jour : mes matériaux de prédilection sont la pierre et le bois, mais également les plumes, l’écorce, que je ramasse avec bonheur lors de mes balades en forêt. Enfiler des perles, pyrograver un symbole, poncer du bois, dessiner… Ce sont autant d’actes qui sont tout sauf dénués de sens.

En créant, on se concentre non seulement sur ce que l’on cherche à réaliser, sur la cohésion  d’ensemble, les matières et les teintes, les reflets et les formes, mais aussi sur soi. Plus longue est la création, plus longue est la réflexion. Il ne s’agit pas juste d’assembler trois pierres ensembles parce que-c’est-cool-et-hop-voila-c’est-fait, non, bien au contraire !

On met toujours un peu de soi dans ce que l’on fait, peu importe ce que l’on fait, comment on le fait et pourquoi on le fait. Et on prend le temps de réfléchir. Parfois, notre esprit divague, on pense à autre chose, on se remémore des faits, des gens, des images ou des paroles, et puis on revient à ce que l’on a entre les mains, on constate, on évolue, on change des éléments, tant sur le bijou/objet/autre que dans notre propre cheminement. On se met en relation avec ce en quoi nous croyons au plus profond de nous-mêmes et, parfois, en y mettant le coeur nécessaire, il est possible de percevoir un peu de cette énergie, de cette force qui anime nos croyances.

«Terra Nostra», c’est aussi un nom plein de mystère, élément qui, selon moi, manque trop souvent à nos vies quotidiennes, happées par la société d’aujourd’hui. Nous ne prenons plus le temps de rêver. Une fois tombés dans l’âge adulte, il nous est demandé de devenir raisonnable, d’oublier les contes de fées pour se concentrer sur la rentabilité, le marketing. Il faut consommer, consommer, consommer encore… Alors, une once de mystère, un peu de fantaisie, quelques gouttes de rêverie au milieu de tout ceci, ça ne fait pas de mal !

1Je me suis lancée dans l’aventure créative il y a maintenant plus d’un an. Après avoir crée depuis ma plus tendre enfance aux côtés de ma famille, qui m’a appris énormément, j’ai décidé d’allier ma spiritualité aux travaux manuels car j’ai la conviction que l’un ne va pas sans l’autre. Créer, c’est faire le lien entre Ciel et Terre, c’est relier esprit et matière, pour que l’un soit le résultat de l’autre et vice versa. Pendant un an, donc, j’ai partagé mes créations sur un blog, rencontré des gens fabuleux avec qui il m’a été donné de faire un petit bout de chemin. En un an de création, à savoir 365 jours de réflexion, de découvertes et d’échanges, beaucoup de choses se sont passées et ont changé tout naturellement en moi et autour de moi. Il y a quelques mois, je me suis retrouvée à la croisée des chemins, et j’ai dû faire un choix décisif pour la suite de ma vie. Je venais de finir mes études de graphisme/webdesign, mon contrat de travail avait touché à sa fin, et les offres dans mon domaine ne pullulaient pas trop (et ce n’est d’ailleurs toujours pas le cas…). Ainsi, un cycle se terminait pour laisser place à un autre et j’ai pris le temps de faire le bilan. Qu’est-ce que je voulais faire de ma vie ? Pour quoi étais-je réellement faite ? J’ai toujours aimé le graphisme, et j’aime toujours ce métier pour lequel j’ai été formée. Ce qui ne me plaît pas, en revanche, c’est tout ce qui l’entoure, ce brouillard informe et nauséabond d’hypocrisie, de stress et de profit qui plane au dessus de ce genre de métier. Comment me résoudre à créer des affiches publicitaires, à imaginer des story boards pour vendre à des inconnus ce dont moi-même je ne suis absolument pas convaincue ? D’autant que la plupart du temps, les gens n’ont vraiment pas besoin qu’on les matraque encore et encore d’images supplémentaires, alors que nous avons déjà l’esprit encombré de milliers d’entre elles dès que nous ouvrons les yeux au petit matin…

Je me suis toujours sentie en décalage avec la société actuelle. Mes aspirations ont toujours été simples, hors du cadre «normal» : apprécier la Nature, lire, flaner… et fuir les métros bondés ! Ce que j’aime par dessus tout, c’est donc la création, faire plaisir en me faisant plaisir, offrir des choses originales, différentes, être proche de ceux qui viennent me demander un coffret, une baguette ou  un collier rituel… J’aime essayer de donner vie à leurs envies, il n’y a rien de mieux que de travailler sur un bijou personnalisé qui vous tient à cœur, ou de décorer un objet selon vos goûts, avec l’appréhension de savoir si cela va vous plaire ou non lorsque vous le recevrez. A quoi bon être tous  différents si, lorsque nous cherchons par exemple un outil de pratique magique, nous nous retrouvons tous face aux mêmes créations, fabriquées à la chaîne par une machine qui se fiche plutôt pas mal de ce que nous sommes ? Nous sommes tous différents, et nous avons donc tous des envies et des besoins différents. C’est la base de tout.

En un an, j’ai eu la possibilité d’expérimenter de nombreuses choses, de tester de nouvelles techniques, d’observer l’évolution de l’Atelier, de voir si le projet était viable à long terme. Et je pense sincèrement qu’il l’est. Depuis le début du mois de novembre, j’ai fait de l’Atelier mon projet professionnel. Voilà, ça y est, le pas a été franchi. Je veux me lever le matin en étant heureuse d’«aller travailler», en faisant tous les jours un métier qui me plaît. Peut-être que ça marchera, peut-être que ça ne marchera pas, je n’en sais rien, et je ne veux pas le savoir. Mais dans tous les cas, j’essaie, et j’y crois fort ! Certains ont vu démarrer ce projet d’un œil bienveillant, m’ont même beaucoup aidée et donné des ailes pour aller de l’avant, et je les en remercie du fond du coeur car, sans eux, je pense que je ne serais pas là où j’en suis aujourd’hui. Mais d’autres en revanche n’ont pas mis longtemps avant de faire fuser critiques infondées et réflexions méprisantes alors qu’on ne se connaissait même pas. A ceux-là, je répondrais simplement que le monde est bien assez vaste pour qu’ils y trouvent leur place eux aussi, sans pour autant nuire à ceux qui souhaitent s’épanouir en toute quiétude. Mon but n’est pas de me faire de l’argent sur le dos des autres. Je ne souhaite pas devenir comme ces gens que je critique si fort. Ce n’est pas parce que je suis passée d’«amateure» à «professionnelle» que mes aspirations, idées et points de vue ont changé. Bien au contraire ! Mais ne nous leurrons pas, à chaque fin de mois, il faut payer des factures, faire des courses, payer un loyer… Vivre, tout simplement !

De «Rêves Païens», l’ancien nom de mon Atelier, à «Terra Nostra», j’ai souhaité garder la même ligne de conduite, la même proximité. Un nom qui change ne veut pas dire que la personne qui se cache derrière change elle aussi.  Terra Nostra, au final, c’est une multitude d’objets créés par vous et pour vous, qui évoluent constamment au fil du temps et des saisons, se parent de mille couleurs en  automne et d’un manteau blanc scintillant en hiver. Ce sont des encens aux senteurs multiples, faits de résines et d’herbes sélectionnées avec soin, ce sont des baguettes de bois, gravées de vos symboles, issues du cœur même de la forêt.

animée6Ce sont des coffrets aux multiples facettes, prêts à protéger vos propres trésors, mais aussi des bijoux magiques pour enchanter les Sabbats, prier la Lune ou Cernunnos. Ce sont aussi des créations plus fantaisistes, des boucles d’oreilles, des bracelets ou des pendentifs de pierres qui caressent du bout du doigt les mythes et légendes celtiques, nordiques ou chamaniques, soufflés par une mélodie, une image ou un murmure. Ce sont des cadres en bois pour orner vos murs, des plaques d’autel pour accueillir vos offrandes, des Runes, des Tarots, et tant d’autres choses encore…

Et si vous poussiez la porte de l’Atelier ?

Carnet d’adresse : La boutique : http://atelier-terranostra.net

La plateforme d’échange : http://blog.atelier-terranostra.net/

Contact : yuna@atelier-terranostra.net

Publié dans:ENERGIES, MAITRISE, POUVOIR, TERRE |on 27 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

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