Archive pour le 24 janvier, 2015

Conversation avec Dame Nature – exercice

 

NATUREToute chose est un esprit. C’est la façon animiste de comprendre le monde. Le Père Thomas Berry disait une chose que j’aime beaucoup et qui s’applique bien ici : «le monde n’est pas une collection d’objets, mais plutôt une communion de sujets». Le vent a ses esprits, de même que les arbres, l’herbe, les montagnes. Les «objets» sont aussi des esprits ; des tambours et percussions aux tasses à café et aux suspensions murales, en passant par les bâtons de marche, les carillons éoliens. En fait il n’y a que peu de raison de croire que même l’ordinateur sur lequel je suis en train d’écrire ceci n’est pas un esprit.

Cependant les esprits, en particulier ceux de la nature, n’occupent pas tous le même espace. Les esprits de Dana sont une façon d’articuler entre elles un phénomène multiculturel des traditions Irlandaises primitives. Dans la religion Shinto du Japon, on peut les appeler «Kami», chez les Bouddhistes Tibétains, ce seront les Dakinis. En Irlande, ces esprits sont collectivement connus sous le nom de «Tuatha Te Danann», le Sidhe (ou Sith ou encore Sí en Irlandais moderne), et ultérieurement, ils resteront dans la mémoire populaire comme le Peuple des Fées. Quand on parle des esprits de Dana, il n’est pas fait allusion qu’aux Tuatha Te Danann. Ceux-ci sont des esprits de  Dana, mais ce terme peut aussi être appliqué à certains esprits ancestraux, ou à ceux qui habitent certains lieux du monde naturel, ou encore à certains objets.

J’aime tout particulièrement une cascade à Glendalough, dans le comté de Wicklow en Irlande, qui pour moi est un esprit de Dana. Une définition simple de ce terme pourrait être : tout ce qui évoque les caractéristiques de Dana ou du sacré.

Néanmoins, je préfère utiliser la définition du kami de Patricia Monaghan, ainsi qu’elle l’utilise pour illuminer l’idée de la Déesse en Irlande. Voici ce qu’elle écrit: «Cela fait allusion à ces moments, endroits, mythes ou êtres dans lesquels la présence divine se fait sentir d’elle-même. La floraison des cerisiers, l’affleurement aigu d’une roche, le soleil trouant les nuages : ce sont des kami car ils nous rappellent l’ordre – la divinité – dans lequel nous sommes nés. En Irlande, de même, on peut expérimenter la présence de la Déesse comme une hiérophanie (manifestation du sacré), une faille par laquelle la puissance divine entre dans notre conscience humaine, grâce à des arrangements naturels et des moments spécifiques comme moyen de communication.

La pratique est alors ceci : promenez-vous dans la nature, dans un endroit qui est particulier pour vous, vers où vous vous sentez attirés. Allez-y avec l’intention d’identifier les esprits de Dana dans cette zone, et un esprit aîné qui fasse office d’ambassadeur pour le numineux de l’endroit. Pour faire cela, mettez-vous simplement en accord avec l’endroit pendant que vous vous y promenez. Faites attention à vos ressentis, vos sens (psychiques et non physiques), et là où votre regard est le plus attiré. Quelles caractéristiques du paysage semblent «porter l’espace» ? Qu’est ce qui, évoquant une qualité de divine beauté, chante à votre âme ?

Quand vous avez identifié cet esprit, vous pouvez envisager de faire une offrande (j’utilise souvent le tabac ou le Whisky aux Etats Unis). Ensuite, restez simplement quelques temps comme cela. Vous pouvez aussi ouvrir un dialogue. Parler avec la nature est différent de parler avec d’autres humains.

Il est évident que les pierres et les arbres ne parlent pas Français (ni quelque autre langage humain). Ils ont un langage différent. De la même façon que nous pouvons lire un livre, nous pouvons aussi lire la nature : les ombres qui tombent le long de la surface d’une pierre, le bruissement des feuilles d’un arbre, le glougloutement d’un ruisseau ou le chant des oiseaux. Ce sont tous des langages de plein droit, et si nous pratiquons l’ouverture d’esprit et écoutons attentivement avec nos sens intuitifs, alors ces langages deviendront aussi clairs que si nous conversions avec de vieux amis.

Dans tous les cas, le simple fait de passer du temps dans la présence de ces esprits est suffisant. Notez comment ils vous affectent, comment ils semblent, dans l’espace où ils se tiennent, apporter une ouverture vers le liminal, là où nous pouvons rencontrer la numinosité de l’âme. Ce sont là les véritables aînés de la tradition. Ils sont les véritables druides.

Les sens physiques

Cette pratique est assez simple, mais l’expérience peut être relativement profonde. Combien de fois sommes-nous attentifs à la présence physique de la nature ? Même quand nous sommes à l’extérieur, nombre d’entre nous ont tendance à être distraits. Notre esprit erre loin de nous, et soudainement nous ne sommes plus du tout dans la nature !

Nous sommes de nouveau au bureau, en classe, dans de vieilles disputes, ou en train de nous demander ce que nous allons manger le soir. Voici alors la pratique : passez du temps en extérieur, dans la nature, autant que vous le pouvez. La façon dont vous le faites n’a pas vraiment d’importance. Partez en randonnée, asseyez-vous sous un arbre, errez sans but dans un parc ou nagez dans une rivière. Prêtez attention à la présence physique de la nature. Cela peut vous aider de vous concentrer sur chacun de vos sens physiques, un par un.

Qu’entendez-vous ? Passez du temps juste à écouter la nature, que ce soient ses sons ou ses silences. Que voyez-vous ? Prenez le temps de vous concentrer sur une couleur, une lumière, une ombre, un mouvement, l’immobilité.

Que sentez-vous ? passez du temps dans les senteurs de la nature ; le parfum des fleurs, de l’herbe, du sol. Que goûtez-vous ? N’ayez pas peur d’explorer cet espace également !

Quel goût l’air a-t-il ? Si vous connaissez les plantes comestibles de la région, goûtez-les (attention : soyez certains d’avoir bien identifié ces plantes).  Maintenant reportez votre conscience sur la totalité de ce que vous voyez, et passez encore un peu de temps à être pleinement attentifs et conscients du tout, quelle que soit la nature des informations qui parviennent à vos sens.

Vous pouvez aussi essayer de faire ce qui suit quand vous aurez fini : répétez cet exercice sensoriel dans une ville ou une grande cité. Que remarquez-vous des réactions de vos sens suivant l’environnement ? A quel moment s’ouvrent-ils le plus ? Quand se taisent-ils ? Passez autant de temps que vous en avez envie à pratiquer cet exercice ; je vous invite à le répéter souvent. Passer du temps dans la nature en accordant nos sens à sa présence physique peut nous révéler autant de trésors que de parler avec les esprits ou prêter attention aux plans non ordinaires de la réalité.

Créer un lien avec les lieux

Allez dans le monde vert de la nature, plus c’est sauvage et mieux c’est. Si le seul endroit où vous pouvez aller en extérieur est un parc public ou un jardin, ou même un magasin de jardinage, ce sera toujours ça. Utilisez tout ce qui peut être à votre portée.

téléchargement (1)Trouvez un endroit qui vous attire, qui soit suffisamment confortable pour pouvoir y passer un peu de temps. Cela peut être un arbre particulier, une pierre, la rive d’une rivière, une clairière en forêt, votre coin favori du jardin ou votre droséra adoré.  Installez-vous confortablement et prenez le temps d’être bien présent. Branchez-vous sur vos sens physiques, et notez ce que vous remarquez.

Commencez par être conscient de vous-mêmes comme étant «l’observateur» du lieu. Maintenant modifiez votre perception, et soyez conscient de vous-mêmes comme étant «l’observé». Continuez en modifiant votre perception entre les deux états, et notez ce que vous remarquez. Puis, portez votre attention sur la présence physique du lieu. Restez ainsi un petit moment.

Maintenant imaginez pendant quelques temps que ce que vous ressentez comme étant la présence physique du lieu est aussi sa présence spirituelle. Restez ainsi un petit moment. Allez et venez entre l’expérience de la présence physique du lieu et celle de sa présence spirituelle. Notez ce que vous remarquez. Maintenant ayez conscience de vous-mêmes comme faisant partie de ce lieu, de la même façon que les arbres, les plantes, les rivières, la maison, les chats, etc. A quoi cela ressemble de participer à l’expérience du lieu ?

Voici quelques questions auxquelles j’aimerais que vous consacriez du temps, après cet exercice. Pendant la pratique de cet exercice, ai-je fait l’expérience de quelque chose que je considère comme sacré?

Dans les deux expériences du lieu, la physique et la «spirituelle», laquelle considérez -vous comme l’âme du lieu ?

Cet exercice vous demande de contempler la différence fondamentale qui existe entre la nature et l’âme. Quels sont les problèmes posés par la perception du physique et du spirituel comme une dualité ?

Optionnel : essayez le précédent exercice dans un cadre urbain. Que remarquez -vous?

La mort est une autre vie

 

téléchargementJe viens d’assister à l’avant-première du film documentaire de Franck Flanquart “Le Premier Souffle” et j’ai été éblouie d’y retrouver en images tout ce qui m’avait profondément marquée lorsque j’écoutais, il y a quelques mois, Idris Lahore donner une conférence publique sur l’accompagnement des mourants et des défunts.

Moi qui – comme la plupart des Occidentaux, je suppose -, me faisais de la mort une idée plutôt lugubre et assez désespérée, j’ai, grâce à ces deux événements, commencé à  aborder le sujet tout autrement. J’ai appris que la notion de réincarnation existe depuis toujours, de Platon à Hugo et de Cicéron à Goethe !

Selon cette théorie, l’être humain n’est pas créé au moment de sa conception : il est un esprit, entrant avec son âme dans un corps physique préparé par ses parents et poursuivant son évolution dans d’autres mondes après la mort de ce corps physique, avant de naître à nouveau dans le monde terrestre.

L’esprit humain parcourt ainsi des cycles, de vie en vie, il a connu de nombreuses naissances et de nombreuses morts, dont il ne se souvient pas.

Mais… vous souvenez-vous des neuf mois que vous avez passés dans le ventre de votre mère ou des deux ou trois premières années de votre vie ?

Pourtant, vous avez bien vécu ces moments !

  • Les éléments constitutifs de la nature humaine

Le corps physique de l’être humain est composé de quatre éléments :

• un élément solide, l’élément Terre, par exemple nos os et nos muscles ;

• un élément liquide, l’élément Eau : le sang, la lymphe, les larmes… ;

• un élément chaleur, l’élément Feu : ce sont les 37° qu’on a normalement, quelle que soit la température extérieure ;

• un élément gazeux, aérien, l’élément Air, qui nourrit toutes nos cellules.

Mais la différence entre notre corps physique, ici, maintenant, et un cadavre, c’est la force de vie, l’énergie vitale, qui maintient le corps physique dans une certaine structure où circule l’énergie de vie (dans les chakras et les méridiens, par exemple). Certaines spiritualités appellent cette structure le corps éthérique ; il maintient la vie, la santé et l’équilibre.
L’esprit, quant à lui, est ce qu’il y a de vraiment éternel pour l’être humain, il n’a ni début, ni fin, pas de limites ni dans l’espace, ni dans le temps, parce qu’il est issu de l’Absolu (ou de Dieu ou du Tao, ou de l’Origine, chacun le nommera comme il veut) comme une étincelle vivante.
Il est de la même nature que l’Absolu et il en a les caractéristiques.

  • La dissolution des éléments dans la mort

L’idée du film “Le Premier Souffle”, ainsi d’ailleurs qu’un très élégant petit livre d’I. Lahore, qui vient de paraître aux Editions EccE et intitulé “Lecture aux Morts – guide de la vie après la mort”) est d’apprendre ce qui se passe au moment de la mort et dans la mort, pour ne plus en avoir peur et pour pouvoir observer le tout en restant curieux, comme lorsqu’on est vivant face à quelque chose de neuf et d’intéressant.

Qu’est-ce que la mort, dans un  premier temps ?
Les éléments qui s’étaient rassemblés dans le corps physique commencent à se dissoudre.
L’élément Terre, solide, perd de sa force.
L’agonisant ne peut plus se tenir droit, il commence aussi à voir flou et même lorsqu’il ferme les yeux, c’est comme s’il ne voyait à l’intérieur que des mirages.
Vient ensuite la dissolution de l’élément liquide.
Le mourant perd le contrôle de ses liquides corporels et de ses sphincters, et les bruits ne le dérangent plus car il devient de plus en plus sourd.
L’étape suivante est la dissolution de l’élément chaleur, qui se retire des extrémités vers l’intérieur.
Lorsque le quatrième élément, Air, commence à se dissoudre, l’inspiration devient de plus en plus courte et l’expiration de plus en plus longue, jusqu’au dernier souffle.
Pour la médecine, c’est là le moment de la mort, puisque l’électro-encéphalogramme et l’électrocardiogramme sont plats.

  • La mort réelle

Or, la structure énergétique ne s’est pas encore dissoute et commence alors la deuxième étape dans la mort.
Les canaux énergétiques (méridiens) se vident et il se passe en même temps de nombreux phénomènes psychiques ou mentaux, l’un étant que tout ce qui est lié à la mémoire est mis en mouvement : pendant trois à quatre jours, celui que les gens imaginent mort, voit à rebours tous les événements de sa vie passée, du moment de sa mort jusqu’à sa naissance.

C’est la raison pour laquelle, autrefois, dans les religions, on demandait de ne pas toucher le corps pendant ce laps de temps.
D’autres phénomènes se produisent encore qui aboutissent à la séparation définitive de l’esprit et de son âme d’avec ce corps dans lequel ils étaient entrés à la conception.

C’est là le moment de la mort réelle : les éléments physiques et la structure énergétique se sont dissous.
Il reste d’une part le cadavre et d’autre part l’esprit avec son âme, qui va poursuivre son voyage dans les mondes de l’après-mort.

  • Les mondes de l’après-mort

Il arrive d’abord dans le monde astral des âmes, où il entre en contact avec les défunts qu’il a aimés ou admirés et qu’il perçoit comme des “êtres de lumière”, pour reprendre l’expression de ceux qui ont fait des expériences proches de la mort.
Il revit ensuite tout ce qu’il a pensé, dit et fait de beau, de bon et de vrai ; puis tout ce qu’il a pensé, dit et fait de mal.
Il revit aussi tout le mal qu’il a fait subir aux autres, volontairement ou pas.

Ces moments ou ces mondes sont décrits dans les religions comme le purgatoire ou les enfers.
Ainsi purifié, l’esprit entre dans le monde spirituel proprement dit, un monde de lumière et d’amour…
Mais il sait qu’il ne peut y rester, et il décide de renaître pour avoir une chance supplémentaire de corriger le mal qu’il a pensé, dit et fait, de se purifier, de se perfectionner pour pouvoir un jour rester dans ce monde divin et spirituel.
On ne peut en effet pas entrer au paradis en étant méchant, jaloux, haineux, ignorant, sous peine que le paradis ne devienne l’enfer !

L’esprit avec son âme choisit alors les parents et la naissance les mieux adaptés au karma qu’il lui faut compenser et aux mérites dont il peut profiter, et la spirale de  l’évolution continue à l’emmener toujours plus haut, vers la réalisation de sa nature (divine) véritable.

Ceci n’était qu’un bref résumé de cet étonnant voyage dans l’après-mort et je ne peux que vous encourager à voir le film et à lire le livre qui ont totalement changé la vie de certains.

Contact :
contact@imagessence.info
Publié dans:La MORT |on 24 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

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