Archive pour le 23 janvier, 2015

Le paranormal, qu’est-ce que c’est ?

 

L’élément lexical « para », signifiant en grec « à côté de », pourrait exprimer aussi l’idée de « protection contre » comme dans parapluie ou parasol. Ainsi, l’ambivalence que constitue le langage peut nous amener à être « à côté de la plaque » si l’on s’intéresse au paranormal. Ou, au contraire, à protéger notre ouverture d’esprit face aux certitudes d’une raison résonnante qui voudrait tout expliquer au risque de se prendre pour le centre de l’Univers.

fantomeAborder le paranormal, c’est déjà s’entendre sur le normal. Or, d’après le dictionnaire, est normal ce qui est dépourvu de tout caractère exceptionnel. Ce qui tendrait à penser que sur trente élèves d’une classe, s’il se trouve un seul élève de couleur, celui-ci pourrait être qualifié de paranormal !

Des phénomènes à prendre au sérieux

Sigmund Freud, le fondateur de la psychanalyse, que l’on ne peut qualifier d’inconséquent du point de vue de la rigueur scientifique, s’est intéressé aux phénomènes dits « occultes » et notamment à la télépathie. Dans une conférence faite en 1922, intitulé Rêve et télépathie, le célèbre psychanalyste conclut son exposé avec une grande humilité et une belle ouverture d’esprit : Ai-je éveillé chez vous l’impression que je voudrais subrepticement prendre parti pour la réalité de la télépathie dans son sens occulte ? Je regretterais beaucoup qu’il soit difficile d’éviter une telle impression. Car j’ai voulu être pleinement impartial. D’ailleurs, j’ai toutes les raisons pour cela car je n’ai pas d’opinion, je ne sais rien là-dessus…Ainsi Freud, tout en prenant sérieusement en compte le phénomène paranormal, se méfiait des récupérations qui pouvaient en être faites par quelques théories dogmatiques fumeuses, tentées à l’époque – comme aujourd’hui d’ailleurs –. Il ne cherchait pas non plus à expliquer le paranormal à l’aide d’une religiosité incompatible avec la science psychanalytique. Un autre grand spécialiste de l’inconscient, Carl Gustav Jung, publie en 1958 un livre, « Un mythe moderne »dans lequel il se propose d’interpréter des témoignages d’ovnis à la lumière de la psychologie des profondeurs et du concept d’inconscient collectif. La théorie jungienne repose sur l’hypothèse qu’il existe un fondement commun à tous les peuples à travers tous les âges. Cette idée/force considère donc sans a priori toutes les manifestations dites paranormales dans la mesure où elles sont, quoi qu’il en soit, l’expression d’une réalité psychique digne d’être prise au sérieux.

Le paranormal spontané

Il est coutume de nommer paranormal spontané l’ensemble des expériences dites paranormales de la vie quotidienne : il s’agit des rêves prémonitoires, des guérisons inexpliquées, des visions, des apparitions, des phénomènes de clairvoyance, etc. Ces manifestations ne font pas l’objet de consensus quant à une explication scientifique. Il est vrai que celles-ci se produisant de façon spontanée, il est impossible de les étudier au sein d’un laboratoire. Pourtant, la parapsychologie tente de se livrer à l’étude rationnelle, approfondie et pluridisciplinaire, de phénomènes semblant inexplicables en l’état actuel de nos connaissances scientifiques et qui mettraient en jeu le psychisme et son interaction avec l’environnement. Ainsi, les parapsychologues pensent que la croyance du sujet en ces phénomènes conditionne en partie les résultats. Parmi les champs d’étude de la parapsychologie, on nomme psychokinèseou psychokinésie (PK) l’interaction d’un individu avec son environnement, selon des modalités non expliquées à l’heure actuelle. Le pionnier en la matière est Joseph Bank Rhine. Ce professeur assistant de psychologie publia de nombreux travaux sur des expériences pour le moins troublantes. Pour exemple Hubert Pearce, futur pasteur méthodiste, sujet soumis à un test consistant à faire deviner des cartes, devina correctement les 25 cartes d’un paquet, résultat qui a une chance sur 3 multipliée par 10 puissance 7 (3 suivi de 17 zéros) d’être dû au hasard…

Les mystiques, une énigme pour la science


La mystique Marthe Robin (1902-1981) interroge toujours le monde scientifique et rationnel par le fait que durant quatre années, sa seule nourriture était l’hostie. Marthe Robin, aveugle et paralysée, restera pendant plus de cinquante ans alitée. Chaque semaine, son corps manifestait la passion du Christ : les stigmates. Cet état ne l’empêchera pas d’être à l’origine des Foyers de Charité, une œuvre présente dans le monde entier. L’histoire de Thérèse Neumann, née le 8 avril 1898 en Bavière, met aussi notre logique à rude épreuve. Le 10 mars 1918, en essayant d’éteindre un incendie, Thérèse se blesse la colonne vertébrale. Une chute lui fait perdre partiellement la vue. Convalescente, elle chute de nouveau. Une troisième chute lui occasionne des syncopes avec catalepsie, des déformations (jambe gauche tordue et repliée). À partir du 17 mars 1919, elle devient totalement aveugle et partiellement sourde muette. Deux apophyses de l’épine dorsale enfoncées entraînent une paralysie des membres inférieurs, avec escarres purulents. Elle sera examinée par six médecins différents qui constatent son état. De 1923 à 1926, elle bénéficiera de plusieurs guérisons miraculeuses instantanées : 29 avril 1923 double cécité guérie, 3 mai 1925 gangrène guérie, évitant l’amputation prévue, 17 mai 1925 guérison des lésions vertébrales, des plaies du dos et de la paralysie, en extase, il y a cicatrisation des escarres et remise en place de son pied gauche le 13 novembre 1925, au cours d’une autre extase, guérison d’une appendicite purulente, puis le 19 novembre 1926, pneumonie double guérie toujours au cours d’une extase. Elle dort une à deux heures par nuit, n’a ni sécrétions ni évacuations (urines, selles…). Elle pratique un jeûne absolu et se contente elle aussi d’hosties humectées d’eau… Le psychiatre et psychanalyste Jacques Lacan définissait le réel à l’aide de l’aphorisme : le réel, c’est l’impossible. Et si le paranormal était justement là pour interroger chacun d’entre nous à propos d’une réalité abstraite qui nous est inhérente, à savoir l’existence d’un inconscient qui possède sa propre logique, structuré comme un langage paradoxal !

 

Raymond Herbin DU MAGAZINE SIGNES ET SENS

 

La Petite Oasis sous nos Pieds

 

IMG_4866 (427x640)Nous avons souvent l’impression de n’avoir  aucune influence sur le cours de notre propre vie. On voit la poignée de gens qui ont leurs doigts prêts à appuyer sur les boutons rouges des fusils nucléaires, ou qui contrôlent les médias ou les grandes entreprises. La réalité est que chaque décision est née d’un choix personnel. Chacun de nous peut faire des choix qui changent le monde. C’est cette réflexion qui nous a amenés, mon mari Alain et moi, à agir en commençant par le cercle d’influence le plus intime, les changements dans nos propres habitudes de vie. Ce que nous mangeons, la façon dont nous  chauffons notre maison, le choix de notre travail et de nos loisirs, les valeurs que nous transmettons à nos enfants… Tant de décisions qui affectent la toute petite parcelle de Terre que nous habitons. Si l’on considère la surface en mètres carrés habités par les humains, presque 7 milliards de mètres carrés,  nous pouvons nous faire une idée de la latitude de notre influence en tant qu’individus sur la planète. 

Qu’arriverait-t-il si ….

individuellement nous exercions notre influence en créant un petit espace de paix et d’ équilibre juste là, sous nos pieds ? On aurait alors 7 milliards de mètres carrés de paix dispersés partout sur la planète comme autant de petites graines. Et quand ces graines commencent à pousser… 

Ce type d’influence individuel qui change le monde s’appelle la «permaculture» qui veut dire «culture permanente» ou «agriculture permanente». Appelons cela aussi «oasismaking», la création d’une myriade d’oasis personnelles, et imaginons une multitude de petits cercles verts qui s’entrecroisent. La planète dans ses cycles éternels fait naturellement de la permaculture et cela depuis plus de 4 milliards d’années, et dans tout l’univers, les formes de vie terrestres ne trouveraient pas mieux comme berceau que notre Mère Terre nourricière. Alors examinons ensemble ce qu’est la permaculture. 

La définition la plus simple de la permaculture est : prendre soin de la Terre, prendre soin des gens, consommer moins et recycler tout. Nous prenons soin de la Terre, car elle est notre «chez-nous». Nous prenons soin des gens, parce que ce sont les êtres humains qui font le plus de dégâts sur la terre. En satisfaisant les besoins des gens de façon saine et paisible, nous prenons aussi soin de la terre. Nous consommons moins et nous recyclons tout ce qu’on peut, et satisferons ainsi à la fois les besoins des gens et de la planète.

 Il y a des personnes qui viennent à la permaculture parce qu’ils sont des militants environnementaux, d’autres par la recherche d’une vie plus saine ou par le désir d’égalité et de responsabilité sociale. Moi, je suis venue à la permaculture à travers la conscience du sacré de la Terre, et grâce à une vénération du Cycle de Vie si profonde qu’elle est devenue une quête spirituelle. La question que je me suis posée alors était comment exprimer cette approche spirituelle dans mes choix de vie ? La réponse que j’ai trouvée était que puisque la Terre est une sorte d’immense oasis pour la Vie dans l’espace, je pouvais l’honorer au mieux en créant une petite oasis sur mon mètre carré de Terre. Ce qui me plaît dans la permaculture c’est de «prendre soin de la terre et de prendre soin des gens», pour mon mari, l’approche est plus pratique, plus scientifique. Il prend soin de son oasis en «consommant moins et recyclant de tout». 

Tous deux, nous croyons fortement à l’idée qu’il faut utiliser ce que l’on a plutôt que de jeter pour acheter du nouveau. Pendant un certain temps, nous avons cherché un terrain ou une petite ferme à la campagne sans succès. A chaque fois nous sommes revenus à l’idée de transformer notre vieille maison de ville, et peut-être un jour, aider les gens à transformer ensuite le quartier, la ville, la région… Dans une oasis de villes écologiques, de biodiversité, d’esprit de communauté. Depuis quatre ans, nous travaillons quotidiennement aux changements, sur nous-mêmes et sur les 398 mètres carrés de terrain urbain sous notre influence directe, puisque c’est là où a été construite notre maison  traditionnelle de parpaings et d’enduit des années 80. 

D’un point de vue technique, notre maison n’est pas une «maison écologique», puisque les matériaux de construction traditionnels ont été imposés par le plan de l’urbanisme local. Par exemple, l’isolation extérieure est en polystyrène enduit plutôt qu’en chanvre. Mais la maison est très économe et consomme moins d’énergie. Nous avons construit un puits canadien et une citerne de 15 m3 pour l’eau de pluie, ajouté une extension de pavillon très bien isolée, ajouté un système de ventilation mécanique (VMC) à double flux, renforcé l’isolation à l’extérieur de la maison et du grenier, et remplacé toutes les fenêtres par un double vitrage. Alain a fait toute la conception et le dessin architectural lui-même. 

A part  l’excavation de la cave, le puits canadien et la construction de la citerne qui ont été réalisées par une équipe de maçons, nous avons fait nous-mêmes tous les travaux. Après avoir transformé tous les parpaings, le bois de charpente et les tuiles du toit en extension de pavillon, ce qui était autrefois un jardin ressemblait à un désastre écologique ; une boue visqueuse mais aussi dure que du béton, si dure que même les pissenlits et les liserons n’arrivaient pas à pousser. Au cours de ces trois dernières années, avec beaucoup de compost, le sol a repris vie. Maintenant en nous promenant au jardin, à chaque pas, nous pouvons tendre la main pour en cueillir des fruits, légumes, herbes aromatiques ou fleurs, tout «bio», la plupart du jardin étant comestible. Cette année entre début mai et mi-octobre, nous avons cueilli en moyenne un demi-kilo de nourriture bio par jour, et dans un vraiment petit espace. L’année prochaine nous anticipons le double de cela en nourriture. En plus de son apport à notre plaisir gustatif, le jardin est florissant avec une diversité de plantes et d’animaux. Il bourdonne avec les ailes d’oiseaux, papillons, abeilles et autres insectes bénéfiques. Il y a aussi des grenouilles, poissons et une famille de hérissons qui y habite. Le sol est devenu mousseux grâce aux labeurs des vers de terre qui semblent être partout sous terre. 

La leçon la plus importante que l’on apprend ici, est que la création d’une oasis personnelle est un processus. Nous ne sommes plus frustrés par la lenteur de notre projet. Nous ajoutons une chose positive et nous nous débarrassons d’une mauvaise habitude, une chose à la fois. Nous faisons des choix conscients quant à notre travail et sa proximité, les transports et la consommation. 

Le résultat le plus inattendu de notre changement de mode de vie fut l’effet sur notre bien-être et notre santé. Au lieu de s’éloigner l’un de l’autre au fil de nos multiples changements de vie, nous sommes devenus plus proches, sans doute parce que nous allons dans le même sens. Maintenant que la Terre sous nos pieds est florissante, nous sommes prêts à élargir le cercle à nos voisins et à la  ville. Récemment nous avons crée une association, «Oasis Urbain». Notre espoir est que, simplement en vivant comme nous le faisons et en partageant cet enthousiasme et ce plaisir, nos voisins aient l’envie de faire quelques pas eux aussi. Prendre soin de la Terre, prendre soin des gens, consommer moins et recycler plus… Quand nous agissons ensemble, l’énergie est décuplée ! Dans tout le cosmos, c’est la Terre qui est notre oasis. 

Notre seul sanctuaire et source, la Terre est à l’origine du «développement durable». Pendant ces derniers quelques milliards d’années, notre planète a su maintenir son équilibre. Elle est source de changement constant, créant des formes de vie qui sont merveilleuses, bizarres et uniques. La plus récente de ses expériences a résulté dans la création de l’espèce humaine. Et nous, enfants de Terre, aussi intelligents que nous croyons être, nous sommes trop réticents à voir les dégâts que font nos activités : nous ne voyons pas «le grand tableau». Le grand tableau est l’univers, et notre Terre là dans un coin tranquille assez reculé, et pour toutes nos idées de grandeur, nous ne sommes en fait pas grand-chose dans ce grand tout. 

C’est en fait un organisme vivant, composé de matière organique et de poussière d’étoiles. Elle s’appelle «Terre», mais je me demande si son nom ne serait pas plutôt «Vie». «Vie» survivra à sa création de l’humanité. Mais son travail sera beaucoup plus facile si nous retournons à une attitude de révérence et de simplicité au lieu de ressentir un dégoût pour la terre sous nos pieds et une soif pour l’exploitation des autres. Au lieu d’être le plus grand cauchemar de la Terre, nous avons le potentiel pour une évolution vers son rêve pour nous. Elle seule connait ce rêve, mais la partie d’elle en moi me murmure «crée une oasis…». En tant qu’espèce humaine, nous sommes petits et pleins d’orgueil mais nous sommes aussi conscients et créatifs, 7 milliards de petits organismes qui marchent d’une même façon que notre planète. Nous avons chacun le don de pouvoir prendre les décisions pour que le cycle de vie continue, chacun avec au moins un mètre carré et la possibilité de créer un monde autour de nous.

 

Leigh Gadell et Alain Barret sont enchantés par l’oasis qui se forme autour de leur maison en Ile-de-France. Si l’idée vous intéresse, allez faire un tour sur la toile à : http://oasis-urbain.over-blog.com

 

 

 

Publié dans:TERRE |on 23 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

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