Le Grimoire de Cerrida-fénix

images (9)Pour celles et ceux qui nous lisent à chaque parution, ils doivent se rappeler qu’un «Grémoire» est le terme en vieux français pour «grimoire».

Je voudrais revenir sur un point que j’avais abordé en 2009 lors d’une parution et vous dire :

«En rédigeant nos grimoires, nous protégeons l’herbe, la pierre et l’animal en décrivant leur utilité, en dessinant leur forme car ce n’est pas la disposition qui fait l’effet mais l’acte de la disposition (Cornelius Agrippa)

C’est en rédigeant ton grimoire, Sorcière, que tu continues à préserver la mémoire de tes soeurs ancestrales et c’est grâce à ce devoir de mémoire que nous sommes toujours là, malgré tout ce passé, qui a tenté de nous faire disparaître.»

Rappel de quelques dates …

• Le mois de février : L’origine du mois de février serait un peu controversée, ce nom proviendrait du nom de la Déesse romaine Februa ou Junon Februa et l’autre du nom du Dieu Februus, plus tard identifié sous la dénomination de Pluton ou Dis;

Quoi qu’il en soit, c’est le mois de la Glace dans l’Hémisphère nord, c’est une période de mise en sommeil. Les apparences montrent un peu d’inactivité et, pourtant, la Vie est juste à effleurer la Terre, prête à jaillir. Que ce soit chez les Romains ou les Celtes, c’est le moment de la purification et de l’initiation. A cette période, au Tibet, on fête Bouddha et la Fête des Fleurs. En janvier, nous avons mis fin à nos anciennes habitudes, à l’année passée et tout ce dont on voulait se débarrasser, Février nous offre les nouveaux départs, l’environnement, invitant le corps et l’esprit à être réceptifs à une nouvelle spiritualité et de nouvelles expériences.

• 1er – 3 février : célébration des Mystères d’Eleusis dans l’Ancienne Grèce pour honorer le Retour de la Fille du «Monde d’En-Bas», Déméter et Perséphone, Cérès et Proserpine;

• 7 février : Jour de Sélène et de toutes les Déesses lunaires;

• 9 février : nouvelle année à Singapour, ville située au sud de la Malaisie, ce jour était dédié à la Déesse Kuan Yin, promesse de l’arrivée du printemps;

La Déesse Kwan Yin, dont le nom signifie «Princesse du Coeur du Lion», est considérée par les érudits taoïstes comme un Être venu jadis de l’une des plus brillantes étoiles de notre galaxie, et au Tibet, où le Dalaï Lama est reconnu comme l’incarnation d’un Etre cosmique du nom de «Chenrezig», ce dernier serait la polarité masculine de Kwan Yin.

Kwan Yin, Déesse vénérée à travers tout l’Orient, vient de Regulus (Alpha de la Constellation du Lion). Kwan Yin est une divinité où se rejoignent deux grands symboles : celui de la Mère Divine (en Chine principalement) et celui du Bodhisattva de la Compassion, que l’on trouve au Tibet sous la forme de Chenrezig (« les Yeux de l’Amour «) et de Tara. Kwan Yin et Chenrezig, son pendant masculin. On lui offre des oranges et des épices en offrandes, elle aide les femmes et les filles, guérit et guide les voyageurs.

• Entre le 14 et le 15 février : à Rome, les Lupercalia sont célébrées en l’honneur de Luper­cus, Dieu de la Fertilité et protecteur des mou­tons contre les loups, ce qui explique son nom. C’est l’une des plus anciennes fêtes romaines. Le festival se tenait à Lupercal (au pieds du mont Palatin) où Remus et Romulus ont été nourris par la Louve. Les prêtres païens, les Luperques, se rassemblaient et sacrifiaient des chèvres et des chiens en offrandes. Leur frénésie sexuelle semblait être appropriée au Dieu Lupercus.

NB : je rappelle que les païens ne pratiquent pas le sacrifice. Nous sommes au XXIème et je renvoie à notre texte sacré de la «Charge de la Déesse» de Doreen Valiente.

Au Japon, lors du festival shinto de Sebsubun- Sai, les gens jettent des graines de soja grillées sur le seuil des temples shinto, devant leur porte ou à l’intérieur pour purifier tous les espaces en criant : «Dehors les diables, dedans la chance!». Une fois terminé, chacun ramasse le nombre de graines correspondant à leur âge , plus une pour leur assurer chance et prospérité.

Imbolc

Imbolc se célèbre le 1er ou le 2 février, Festival du commencement du Printemps.

Au fond, Imbolc est une fête syncrétique car c’est une Fête païenne qui fut largement christianisée, elle porte pour ce faire le nom de «Chandeleur, Candelmas».

Imbolc tient son origine du mot «Oilmec» en gaélique1 et signifie ‘Lactation des brebis».  

1 Gaélique : prononcé «gallic» par les autochtones est autre nom gaélique pour ce festival est la Freile Bride «la Fête de la Mariée» honorant la Déesse Brigid. Le Festival est aussi appelé le Jour de la MARMOTTE, en raison du rituel décrit plus loin dans le Grémoire.

En ce jour de parution, nous aurons, à l’heure où je vous entretiens, tous fêté ou allons fêter le premier des quatre grands festivals Celtes. Les brebis au temps jadis recommençaient à avoir du lait et donc allaitaient leur progéniture. De tradition paysanne, les «françois» attendaient avec impatience cette période, car il s’agissait souvent d’une question de vie ou de mort pour les personnes âgées et les enfants de boire du lait frais.

images (10)Dans la tradition païenne, nous versons du lait frais sur la Terre-Mère afin de demander la fertilité et la vigueur pour l’année qui suit. Vous noterez que cette fête est à l’opposé de Lammas, fête des moissons, sur la Roue de l’Année.

Imbolc, c’est la fête des «Lustrations», de la Lumière qui s’élève et augmente un peu plus chaque jour. Faisant partie des quatre Sabbats majeurs, c’est une fête célébrant le Feu et surtout la Grande Déesse sous un de ses archétypes : la Jeune Vierge ou Maiden (terme anglais).

Nous sommes en période lumineuse de l’année et nous célébrons le retour du Soleil qui fertilisera notre Terre-Mère. D’ailleurs, c’est en février que les jours rallongent de manière significative.

On se régale tous de bonnes crêpes bien fumantes, bien rondes, sucrées à souhait, en tenant dans une main la poêle pour les faire sauter et dans l’autre une pièce d’or (elle n’a pas forcément besoin d’être en or) en faisant un voeu. Notre Mère-Nature nous le montre avec des oeufs souvent petits en février, le cercle orange sur un beau blanc (le soleil, peut-être?) de nos bienveillantes poules qui ne recommencent à pondre que lorsque le soleil darde suffisamment haut ses rayons pour éclairer leurs pupilles. Tout y est, je vous dis, il suffit d’ouvrir nos sens

Le retour à la Lumière se met sous le signe physique du Soleil, du Feu et de la Purification. C’est le moment de l’année où nous en profitons pour allumer des feux et nous purifier. Purification corpo­relle : Il existe un moyen très simple, doux et sans danger : une eau doucement tiédie à température du corps que vous consommerez au lever du lit en lune décroissante (petit rappel : de la pleine lune à la nouvelle lune). Un verre suffit. Vous serez sur­pris du résultat.

Imbolc représente le renouveau de la vie de la Terre après l’Hiver et la force grandissante du Soleil. Imbolc est un festival de la Lumière et de l’aube. Il est de tradition d’allumer plusieurs bou­gies pour ce Festival, pour encourager le Soleil à briller plus ardemment et la Terre à évincer le froid des mois de l’Hiver. Pour cette raison, Imbolc est aussi appelée Candlemas, c’est peut-être le nom le plus populaire pour ce Festival.

 

La langue celte parlée dans le nord de l’Ecosse et est l’une des plus vieille langue d’Europe. Cette langue fait partie, avec le Gaélique d’Irlande, des langues celtes dites en «/c» (ou langues gaéliques), au contraire du Breton, du Cornique ou du Gallois qui sont dites en «/p» (ou langues britonniques). Pour faire simple donc, en Irlande et en Ecosse on parle le Gaélique, si ce n’est qu’en Ecosse le mot s’écrit Gàidhlig, alors qu’en Irlande il s’écrit Gaeilge.

 

Publié dans : ESPRITS, NATURE |le 9 décembre, 2014 |Pas de Commentaires »

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