Archive pour le 8 novembre, 2014

LES NUISANCES DE L’OMBRE

 

L’Ombre est le symbole du vouloir

imgp8802Les corollaires de l’Ombre sont l’action, le pouvoir, la volonté, la propriété, le droit, le don, l’habitude, la décision, l’envie, l’autorité, l’affirmation, les pulsions, le passage à l’acte, la responsabilité, le domptage, la persuasion, donner du plaisir, l’obéissance, les obligations, les dettes, l’argent, la police, l’obstination, la contrainte, le courage, la ténacité, la tentation, les armes, la fuite, l’esquive, la destruction, trancher, l’exigence, la voix, la routine… 

L’Ombre est le fait que nous agissons dans la vie, nous prenons ce à quoi nous avons droit, nous construisons, nous allons vers les autres… C’est la pousse irrépressible d’une graine pour devenir un arbre. 

De par la nature de leur rôle dans le cerveau on pourrait dire que l’adrénaline et la testostérone sont des molécules liées à l’Ombre. 

Symboliquement, c’est le rôle du père de donner l’Ombre à ses enfants : la fierté d’être honnête, le plaisir du travail bien fait, l’honneur de servir les autres…

La voix d’une personne qui a de l’Ombre pousse les autres à faire ce qu’il demande, à tenir compte de ce qu’il dit. Cette voix peut causer de profondes émotions. On n’a pas cette voix sur commande. Cela ne s’apprend pas dans les écoles de théâtre. Elle est une force qui vient du profond de soi. Elle peut être causée par l’indignation, le besoin de protéger les autres… On commence par avoir subi cette voix de la part d’un parent ou d’un professeur. On est ensemencé par la voix. Elle se développe en nous et un jour nous nous mettons nous aussi à la parler.

Ce qui est chargé d’Ombre est considéré comme séducteur.

Le pouvoir de l’Ombre est la répulsion. Elle met en mouvement. Elle donne une peur froide à l’idée de rester sur place.

Sans Ombre les individus ne font plus ce qui est nécessaire à leur survie et à celle de leurs proches. Ils dépérissent dans leur coin, deviennent des assistés. 

L’aboulie est le fait de ne pas pouvoir passer à l’acte, de ne pas pouvoir prendre de décision. 

Les personnes que nous rencontrons se comporteront souvent avec nous de la façon à laquelle notre Ombre s’attend. Leur Ombre est à l’écoute de notre Ombre. Si nous nous attendons à un refus de leur part, nous le recevront.

Certaines sociétés humaines tendent à casser toute volonté chez une partie de leurs ressortissants et à contrôler de façon étroite la volonté des autres. 

Les personnes chez qui l’Ombre est trop forte, mal contrôlée, seront des violeurs, des voleurs, des tortionnaires, des esclavagistes, des dictateurs, des destructeurs. 

La cupidité, la jalousie… poussés par une Ombre trop forte nous pouvons commettre des actes inappropriés. Il s’ensuivra un enfer de remords, d’angoisses ou de douleur pour nous ou pour les personnes que nous avons impliquées. 

La démesure de l’Ombre chez certains individus porte un nom : le fascisme.

L’obstination est une façon simple d’avoir raison en public. Il suffit d’affirmer envers et contre tout une chose qui ne peut être vérifiée, en se montrant très sûr de soi. Dans certaines cultures, on forme les jeunes à se comporter de la sorte. Cela leur permet de conquérir les coeurs. La réalité n’a que faire des convictions. Quand leurs théories seront mises à l’épreuve, de façon directe ou détournée, il s’ensuivra des problèmes et beaucoup de malheurs. 

Confrontés à un événement qui nous dépasse nous y investissons tout et perdons le reste. C’est la précipitation. Des émotions extrêmes comme la panique ou la haine peuvent mener à cela. 

Un excès d’Ombre pousse des parents à tout contrôler chez leurs enfants ou à les laisser livrés à eux-mêmes.

Les intégristes veulent imposer des lois et des règles qui n’ont pas de rapport avec la situation. 

L’Ombre peut être quelque chose d’aussi simple qu’une maladie qui se développe aveuglément et tue son hôte. Ou le fait d’être irrépressiblement poussé à manger alors qu’on a déjà assez mangé. De simples mécanismes chimiques sont à la base de ces situations, mais leurs conséquences peuvent être redoutables. 

Vendre son âme au Diable, c’est le fait de décider d’utiliser des méthodes répréhensibles pour atteindre à tout prix un objectif. On en payera le prix plus tard. Une fois que l’on a commencé on ne peut plus revenir en arrière. A moins d’un sursaut de Lumière.

Les obligations permettent de faire de grandes choses quand elles servent à persuader des personnes de faire des choses utiles. Mais les obligations mal comprises servent à justifier les choses les plus abominables. « Un homme doit avoir une femme, donc il faut bien que je vous viole. Je suis obligé, vous comprenez. » « Je sais bien que si je n’avais pas laissé ma valise ici on ne me l’aurait pas volée, mais il fallait que j’aille chercher quelque chose, vous comprenez. » Une personne qui a trop d’obligations peut en mourir.

La terreur est un levier très prisé par les personnes gouvernées par leur Ombre. Elle leur permet de mener par le bout du nez des populations entières.

L’excès d’Ombre peut se vivre au quotidien. Par exemple chez une personne qui ne se préoccupe que de ses envies du moment. Elle caresse, menace, charme ou exerce des chantages pour obtenir ce qu’elle veut. Ensuite elle jette les personnes qui lui ont donné ce qu’elle voulait. Elle jette même la chose qu’elle désirait.

Le vampire est une caricature de l’Ombre. 

La pyramide est un symbole du pouvoir. 

Au sein d’une tribu, l’Ombre est personnifiée par le Chef. 

Pour les tribus africaines, la part de d’Ombre d’une personne est son « essence ».

Le Diable est une personnification de l’Ombre. Tout dépend de la façon dont il est décrit ou dessiné. Le Diable éclairé, enjoué, sympathique et rieur est l’Ombre maîtrisée, la force positive, au service des humains. Le Diable écoeurant, sarcastique, effrayant ou torve symbolise l’Ombre non maîtrisée. C’est l’Ombre déséquilibrée, les ambitions et les pulsions incontrôlées, la perversion, la destruction… Pour certaines religion, ce Diable détraqué est une réalité. C’est le Tentateur : celui qui essaye par tous les moyens de faire céder les humains à leurs pulsions, à leurs envies irresponsables, pour les perdre. Il détraque leur volonté, il leur susurre des motivations fallacieuses, il les séduit. Ils crèveront dans des conflits sanglants ou de maladies vénériennes.

La Ténèbre symbolise les groupes occultes qui veulent régir notre vie. 

Le Diable est séduisant parce que par essence il ne connaît pas la culpabilité. Il ne fait que jouir de ses actes. La culpabilité est une des pires causes de douleur chez les humains. Le Diable semble être le remède. C’est un problème dans les sociétés où l’on joue sur la culpabilité pour manipuler les gens. Les individus sont écrasés. Régulièrement l’un d’entre eux « cède au Diable », explose et fera des choses atroces. Le Diable utilise la culpabilité et la culpabilité génère le Diable. Cela crée peu de jouissance et beaucoup de malheurs. Dans les sociétés où l’on apprend aux gens à gérer leur culpabilité de façon constructive, on obtient des individus fiables et stables. Là le Diable est en paix. Se font les choses qui doivent être faites. Il y a beaucoup de jouissances et peu de malheurs. 

Les intégristes ne veulent pas que les individus qui sont sous leur contrôle aient une volonté propre. Ils veulent qu’ils soient serviles, des marionnettes. Le Diable a été déclaré « mauvais » pour imprégner l’esprit du peuple de la conviction inconsciente que vouloir des choses ce n’est pas bien.

SOURCE : http://www.4p8.com/eric.brasseur

Publié dans:POSSESSION |on 8 novembre, 2014 |Pas de commentaires »

LES VERTUS DE LA LUMIERE

 

La Lumière est le symbole du savoir

Lumière doréeLes corollaires de la Lumière sont le rêve, la mémoire, l’amour, la compassion, l’empathie, les livres, l’invention, l’inférence, l’illusion, la communication, l’information, l’imagination, l’intuition, la prévision, la folie, les émotions, le bon sens, l’esprit critique, l’honnêteté intellectuelle, l’entraînement, les tests, l’illumination, l’exploration, les sens, la sensualité, la simplicité, l’observation, la réceptivité, l’intelligence, la lucidité, la logique, la tendresse, la culture, la transparence, l’inquiétude, les détails, le sens, goûter…

La Lumière est le fait qu’un parent arrive à comprendre ses enfants, qu’un chercheur découvre un nouveau remède, qu’un politicien rêve un monde meilleur, que le gens comprennent le travail des politiciens, qu’un étudiant comprend ce que chacun de ses professeurs veut entendre à l’examen, qu’un frère sent dans quel état d’esprit se trouve sa petite soeur et sait quand il suffit de dire un mot pour la faire rire, qu’un agriculteur se rend compte que quand les hirondelles volent bas cela annonce du mauvais temps…

La Lumière, c’est se rendre compte du fait que des choses que l’on croyait différentes sont en réalité les mêmes et que des choses que l’on croyait identiques sont en réalité différentes. C’est apprendre les choses qui peuvent exister, être capable de les reconnaître, savoir ce qui peut être fait avec et pouvoir les associer. C’est voir ou pressentir l’édifice que forment les choses, être capable de voir et de tenir compte des détails. 

De par la nature de leur rôle dans le cerveau on pourrait dire que la sérotonine et l’acétylcholine sont des molécules liées à la Lumière. Symboliquement, c’est le rôle de la mère de donner la Lumière à ses enfants : la capacité de sentir les émotions ou les problèmes d’autrui, l’art de communiquer avec les autres, l’art de s’occuper d’autrui, la Science des plantes et des médecines… 

La Lumière est le fait de tirer les leçons du Passé et penser à construire l’Avenir. Ce qui est chargé de Lumière est considéré comme beau. Le pouvoir de la lumière est son attirance. Elle donne du bonheur chaud à qui vient vers elle.

Sans Lumière les individus ne se comprennent plus, il s’ensuit la haine et la guerre. L’incapacité à communiquer engendre l’ignorance, l’ignorance engendre la peur, la peur engendre la violence. Faute de renseignement, de prévision, les guerres seront perdues. On ne trouvera pas de remède, pas de parade aux famines et aux épidémies.

Connaître beaucoup de choses mais ne pas savoir qu’elles sont fausses, rêver énormément sans se rendre compte que ces rêves sont irréalisables ou dangereux, ne pas se rendre compte que les rêves d’autrui sont réalisables, sont des manques de Lumière. 

Un amoureux qui ne comprend pas l’être aimé mais qui croît le connaître, une prostituée qui espère trouver un mari en chaque nouveau client, un toxicomane qui veut voir la réalité autrement, les parents qui torturent leurs enfants pour leur imposer l’avenir qu’ils ont rêvé pour eux, un violeur qui croit que sa victime aime ça, un agriculteur qui croit avoir remarqué que le chant du hiboux annonce un décès, tous manquent de Lumière. 

Des problèmes de faible importance seront pris pour des dangers mortels et rendront les gens fous de terreur. Des dangers graves seront négligés. Faute de Lumière, on est incapable de comprendre sa part de responsabilité dans des problèmes. Ou à l’inverse on s’accuse à tort. Un manque de Lumière peut amener un bien-être parce qu’on a pas conscience des menaces ou des enjeux. Un manque de Lumière peut aussi causer de vives douleurs parce qu’on ne comprend pas une situation et on craint le pire à tort.

Les jeunes enfants, les toxicomanes et les psychopathes manquent de Lumière. Ils n’arrivent pas à percevoir les émotions d’autrui. Sans Lumière on ne se souvient pas du Passé et on ne pense pas à l’Avenir.

Trop de Lumière : les apprentis sorciers feront des bêtises avec des connaissances qu’ils ne maîtrisent pas. 

La Lumière aveugle. Combien de personnes ont commis des actes graves parce qu’elles avaient mal compris quelque chose de trop compliqué ou parce qu’elles ne voyaient pas le reste ? 

La Lumière brûle. Si on parle à une personne d’une chose pour laquelle elle n’est pas prête, elle se fermera. Son cerveau refusera d’écouter. Elle se protège de trop de Lumière. Combien de personnes ont une vie détraquée parce qu’elles ont eu accès trop tôt à un certain savoir et l’ont mal compris ?

La lumière fait mal, lorsqu’on ressent de la culpabilité parce qu’on comprend ou croit comprendre qu’on a mal fait certaines choses. 

La Lumière détruit. On peut mourir de trop d’inquiétudes, de la connaissance de trop de problèmes. 
La Lumière peut aussi être une drogue enivrante en donnant l’illusion d’avoir toutes les réponses, toutes les solutions.

Avec un excès de Lumière on cultive les rancoeurs et les désirs de vengeance du Passé. On se souvient des détails qui blessent. On prépare l’Avenir avec trop d’ambition. On est sûr de ce que l’on fait alors que l’Avenir est imprédictible. On est dans l’erreur et cela se payera. Le Soleil est un symbole de la Lumière. Chaque rayon de soleil est un trait de savoir, d’amour, d’intelligence. 

Les faisceaux de Soleil qui traversent le feuillage d’une forêt sont comme autant de traits d’amour et de savoir qui pénètrent notre esprit. Le feuillage symbolise la sagesse : il filtre la lumière autant qu’il la révèle. Du temps des pharaons un obélisque était une « statue de rayon de soleil ». Le dieu Ré était le dieu du Soleil. Au sein d’une tribu, la Lumière est personnifiée par le Sorcier. 

Pour les tribus africaines, la part de Lumière d’une personne est son « âme ».Les intégristes réprouvent la Lumière parce qu’ils ne veulent pas que les individus qui sont sous leur contrôle réfléchissent. Ils ne veulent pas qu’ils évoluent et finissent par les quitter. Il faut qu’ils restent dépendants. Donc ils recourent à la censure, la désinformation et l’obscurantisme.

SOURCE : http://www.4p8.com/eric.brasseur

 

Publié dans:LUMIERE |on 8 novembre, 2014 |Pas de commentaires »

L’AMOUR VRAI

par Osho

Mukesh Singh ChTL’amour a deux possibilités. Il peut être passionné et attaché : alors, c’est comme si vous aviez attaché une pierre au cou de l’oiseau de l’amour afin qu’il ne puisse plus voler, ou comme si vous l’aviez enfermé dans une cage dorée. Si précieuse que soit la cage – elle peut être incrustée de diamants et de bijoux – une cage reste une cage et elle empêchera l’oiseau de voler.

Quand vous libérez l’amour de la passion et de l’attachement, quand votre amour est pur, innocent, sans forme, quand vous donnez par amour sans rien demander, quand l’amour n’est qu’un don, quand il est un empereur et non pas un mendiant ; quand vous êtes heureux parce que quelqu’un a accepté votre amour et que vous ne le marchandez pas, que vous ne demandez rien en retour, alors vous libérez cet oiseau en plein ciel. Alors vous fortifiez ses ailes. Alors cet oiseau peut se mettre en route vers l’infini.

L’amour a fait tomber certains et a permis à d’autres de s’élever très haut. Tout dépend de ce que vous en avez fait. L’amour est un phénomène très mystérieux. Il est une porte – d’un côté se trouve la souffrance, de l’autre, le bonheur, la félicité ; d’un côté l’enfer, de l’autre le ciel. D’un côté se trouve le sansara, la roue de la vie et de la mort, de l’autre côté c’est la libération.

L’amour est une porte.

Si vous cherchez profondément en vous-même, vous verrez que votre amour n’est qu’un mot, les flammes du désir sexuel brûlent en lui. Mais exprimer directement sa flamme à quelqu’un, ce n’est pas acceptable, il faut de la diplomatie. Alors vous dites à la femme dont vous voulez posséder le corps que vous aimez son âme. Vous ne connaissez même pas votre propre âme, comment pouvez-vous donc connaître l’âme de l’autre ? Mais les gens qui sont pleins de convoitise pour le corps parlent de l’âme. Leur désir est de jouir du corps de l’autre, mais ils parlent de beauté intérieure…

Vous avez seulement été pris au piège de l’amour. Mais ce n’est pas l’amour qui en est responsable, c’est vous !

Si vous libérez l’autre par votre amour, si vous donner votre amour sans rien attendre en retour, sans conditions ni marchandage, si vous aimez en étant reconnaissant que quelqu’un accepte votre amour, n’est-ce pas suffisant ? Votre amour aurait pu être rejeté. Alors, peu à peu, vous découvrirez que votre amour commence à s’élever ; le désir sexuel est laissé loin en arrière. En sortant de la cage du désir sexuel, l’oiseau de l’amour peut planer très haut. Vous pouvez grandir dans une direction totalement nouvelle. Votre conscience pénètre alors dans un monde nouveau…

L’amour peut devenir libération, mais vous devez être conscient - vous devez rompre les attachements. Au lieu de cela, vous persistez à agrandir le réseau des attachements. Vous avez oublié ce qu’est l’amour, vous avez appelé la passion, amour.

Voilà une ancienne histoire soufie :
Il y avait un village au pied d’une montagne, entouré par des forêts. Les habitants de ce village n’avaient développé qu’une technique : ils coupaient le bois des forêts et en faisaient des statues, des meubles et autres objets utiles. Tous les villageois étaient devenus des charpentiers, car ils ne disposaient que de bois, c’était le seul matériau. Et le seul commerce de ces gens, c’était de vendre leurs articles en bois aux voyageurs qui traversaient cette vallée.

Un jour, un groupe de voyageurs arriva. Ils dirent aux villageois qu’il y avait un autre village juste au-dessus de la vallée où vivaient des gens au sommet de la montagne.  » Y avez-vous jamais été pour vendre vos biens ?  » demandèrent-ils.  » Ces gens sont très riches et vous pourrez leur vendre vos produits. « 

Les villageois n’en avaient pas entendu parler, car ceux qui habitent dans les vallées ne pensent jamais aux sommets. Ils étaient heureux dans leur vallée, ils étaient contents de leur pauvreté. Et escalader une montagne… c’est difficile ! Il est possible que par erreur, quelqu’un qui habite au sommet d’une montagne descende une fois dans la vallée, mais celui qui vit dans la vallée ne monte pas au sommet d’une montagne par erreur. C’est facile de descendre, monter est difficile.

Mais après avoir reçu cette information de différents voyageurs, certains jeunes du village décidèrent d’emmener là-haut quelques articles en bois :  » S’ils sont riches, nous pourrons les leur vendre.  » Les jeunes se mirent à grimper ; cela leur était difficile, car ils n’avaient pas d’expérience. Ils connaissaient la vie facile de la vallée. Aussi est-ce à grand peine qu’ils escaladèrent la montagne.

Ils n’y croyaient pas vraiment – cela pourrait n’être qu’une rumeur…  » Pourquoi quelqu’un vivrait-il là-haut ? Comment est-ce possible quand la montée est si difficile ?  » Pourtant ils arrivèrent au sommet fatigués, épuisés. Après un voyage de plusieurs jours, ils atteignirent le sommet de la montagne.

Ce qu’on leur avait dit était juste – la ville était superbe ! Les temples de la ville étaient pleins de pinacles dorés. Ces temples qui brillaient au soleil étaient d’une telle beauté, même dans leurs rêves, ces jeunes n’auraient pu l’imaginer. Ils ouvrirent leurs magasins au marché et invitèrent les passants. Ils montrèrent leurs oeuvres, mais les gens se moquèrent d’eux. Personne ne voulait en acheter. Ils finirent par leur demander pourquoi. On leur répondit :  » Que ferions-nous de ces articles en bois ? Il y a ici des mines d’or et d’argent, nous fabriquons des statues en or. Que ferions-nous de ces statues de bois ? « 

Ces jeunes ne pouvaient pas croire qu’il y eut rien de plus précieux au monde que le bois, qu’il put y avoir des statues plus précieuses que les leurs. Ils étaient troublés. Ils étaient déjà tristes, maintenant ils se fâchèrent. Ils étaient indignés par le comportement des gens. Les citadins leur dirent même :  » Venez dans nos temples, et nous vous montrerons nos statues.  » Mais ils étaient si bouleversés, si contrariés, qu’ils ne voulurent pas se rendre dans les temples. Ils redescendirent dans la vallée avec leur marchandise.

Quand les gens de la vallée leur demandèrent :  » Que s’est-il passé ?  » ils dirent :  » Il y a bien des gens qui vivent là-haut, mais ils sont d’une nature diabolique. Et prenez garde à une chose, évitez-la – cela s’appelle de l’or. Bien que nous ne l’ayons pas vu, il semble que cet or soit notre plus grand ennemi. Ces gens nous ont maltraités, nous n’avons même pas pu vendre une seule statue ! « 

On raconte que désormais, les gens de la vallée ne s’approchent plus de la montagne. Ils disent que ceux qui y vivent ne sont pas des amis, mais des ennemis :  » Ce ne sont pas nos amis ! Et méfiez-vous de cet or, car c’est une menace pour toute notre culture. « 

La situation est plus ou moins la même pour ceux qui ont vécu dans les vallées de l’amour et qui n’en ont pas encore connu les sommets. Sur les sommets de l’amour, il y a de l’or. Dans la vallée de l’amour, il n’y a que le déploiement de vos désirs, de vulgaires articles en bois. Celui qui vit dans les désirs et les passions a même peur d’entendre parler de cet or. Il dit :  » Ceci appartient à nos ennemis. Nous sommes contents de nos désirs sexuels – ne nous parlez pas de ces choses supérieures. Ne troublez pas notre sommeil et ne brisez pas nos rêves. « 

Je dis que vous vivez comme si quelqu’un vous avait présenté un palais, mais vous passez toute votre vie sous son porche, sans jamais entrer à l’intérieur, vous croyez qu’il n’y a rien d’autre que le porche. Le porche n’est que l’entrée. Plus vous entrez à l’intérieur, plus vous y pénétrez profondément, plus il y aura des sommets de béatitude et d’or.

Le désir sexuel n’est que le porche de l’amour : on doit le dépasser, on ne doit pas y vivre. Il n’y a rien de mal à traverser ce porche, souvenez-vous-en. Je ne condamne pas le porche. Vous devrez y passer si vous voulez entrer dans le palais -mais ne vous y arrêtez pas, n’en faites pas votre demeure, n’y restez pas figé, ne croyez pas que la vie se borne à cela. Passez à travers la sexualité – il le faut, c’est un aspect inévitable de la vie - mais traversez-le pour aller au-delà, de la même façon que vous empruntez des escaliers ou que vous traversez un pont pour aller plus loin.

De merveilleuses possibilités se cachent en vous. Vous avez connu l’amour en tant que sexe, en tant que passion, en tant qu’attachement. Vous ne connaissez que l’enfer de la vie. Et songez-y un peu, parfois même dans cet enfer, vous avez des aperçus de béatitude. Alors que dire du ciel ? Même dans le sexe vous entrevoyez la béatitude, même sur le porche quelque chose du palais se révèle. Si de l’encens brûle à l’intérieur du palais, son parfum atteindra même le porche. Si la paix règne à l’intérieur du palais, une certaine tranquillité descendra jusqu’au porche. S’il y a de la musique dans le palais, une certaine mélodie s’entendra aussi sur le porche.

Même dans le sexe, il y a un écho de l’illumination, un reflet du divin, mais ce reflet n’est rien de plus que celui de la lune sur un lac. Ce n’est qu’un reflet : le moindre trouble dans le lac et le reflet est détruit. Il n’a rien de réel, mais pourtant il est le reflet du réel. Dans le sexe se trouve le reflet de l’amour lui-même qui se forme sur un lac. C’est un reflet qui se forme sur le lac du corps et de l’esprit. Regardez en haut… Si vous avez trouvé que le reflet dans le lac est si beau, regardez la lune dont c’est le reflet…

Si l’on trouve tant de plaisir à l’extérieur du palais, comme ce sera mieux à l’intérieur. Si par hasard une mélodie se perçoit même dans un amour plein de passion et d’attachement, imaginez donc ce que ce sera quand votre amour sera totalement pur, quand les impuretés de la passion et de l’attachement seront tombées, quand toute la poussière, la saleté et les impuretés seront brûlées dans le feu et que l’or sera pur. Cette seule idée vous enthousiasmera et vous remplira de joie. Elle vous adressera une nouvelle invitation, une nouvelle quête s’éveillera en vous. Cette quête s’appelle religion.

La recherche de l’amour dans son ultime pureté est religion.

Et l’ultime pureté de l’amour est le divin.

Publié dans:AMOUR |on 8 novembre, 2014 |Pas de commentaires »

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