Le but de l’homme : le retour à l’Unité

 

images (9)Lorsqu’un homme produit une œuvre quelconque, il ne fait que peindre et rendre visible le plan, la pensée ou le dessein qu’il a formé. Il s’attache à donner à cette copie autant de conformité qu’il lui est possible avec l’original, afin que sa pensée soit mieux entendue.

Si les hommes dont l’homme veut se faire entendre, pouvaient lire dans sa pensée, il n’aurait aucun besoin des signes sensibles pour en être compris : tout ce qu’il concevrait serait saisi par eux, aussi promptement et avec autant d’étendue que par lui-même.

Il n’emploie donc tous ces moyens physiques, il ne produit toutes ces œuvres matérielles que pour annoncer sa pensée à ses semblables, à des êtres distincts de lui, de les assimiler à une image de lui-même, et en s’efforçant de les envelopper dans son unité, dont ils sont séparés.

Tous les hommes n’ont et n’auront jamais pour but que de faire acquérir à leurs pensées, le privilège de l’universalité, de l’unité. C’est cette même loi universelle de réunion qui produit l’activité générale, et cette voracité que nous avons remarqué dans la Nature physique : car on voit une attraction réciproque entre tous les corps, par laquelle, en se rapprochant, ils se substantent et se nourrissent les uns les autres ; c’est par le besoin de cette communication, que tous les individus s’efforcent de lier à eux, les êtres qui les environnent de les confondre en eux et de les  absorber dans leur propre unité, afin que les subdivisions venant à disparaître, ce qui est séparé se réunisse ; ce qui est à la circonférence  revienne à la lumière, et que par là l’harmonie et l’ordre surmontent à la  confusion qui tient tous les êtres en travail.

Lorsque Dieu a eu recours à des signes visibles, tels que l’Univers,  pour communiquer sa pensée, il n’a pu les employer qu’en faveur d’êtres  séparés de lui. Car si tous les êtres fussent restés dans son unité, ils n’auraient pas eu besoin de ces moyens pour y lire. Dès lors nous  reconnaîtrons que ces êtres corrompus séparés volontairement de la cause première, et soumis aux lois de sa justice dans l’enceinte visible de l’Univers, sont toujours l’objet de son amour, puisqu’il agit sans cesse pour  faire disparaître cette séparation si contraire à leur bonheur.

Extrait du TABLEAU NATUREL DES RAPPORTS QUI EXISTENT ENTRE DIEU, L’HOMME ET L’UNIVERS  L.C. de Saint-MARTIN –1782

 

Publié dans : HUMANITE |le 16 octobre, 2014 |Pas de Commentaires »

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