Archive pour le 13 octobre, 2014

LE RITE ANCIEN ET PRIMITIF DE MEMPHIS – MISRAIM

 

téléchargement (4)Depuis des temps immémoriaux, il y a toujours eu et il y a encore des écoles ésotériques, des centres occultes, des ordres initiatiques où les hommes et les femmes animés du désir de percer les Secrets de la Nature sont admis au cours d’un impressionnant rituel. Le Rite maçonnique de Memphis-Misraïm compte parmi ceux-là. Dès l’Antiquité s’était forgée l’idée que le pays du Nil était la source de toute sagesse et le berceau de l’initiation. Ainsi se constitua une tradition occulte qui forme à travers les siècles la chaîne d’or de la Gnose dont les principaux maillons sont les hermétistes, les gnostiques, les templiers et les Rose-Croix. Assurant à son tour la transmission de ce précieux dépôt, le Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm peut ainsi répondre aux attentes des hommes et des femmes de notre temps épris d’ésotérisme authentique Le Rite de Misraïm ou Rite d’Egypte fit son entrée en France en 1814 grâce à Marc Bédarride et à ses deux frères, Michel et Joseph, qui le ramenaient d’Italie où ils avaient servi dans l’armée napoléonienne. Il semblerait que ce Rite ait eu une ascendance commune avec le Rite de la Haute Maçonnerie Egyptienne de Cagliostro. 

Il devait ensuite revenir à Jacques-Etienne Marconis de Nègre, fils d’un officier ayant fait sous Bonaparte la campagne d’Egypte en 1798, de compiler les rituels d’inspiration égyptienne arrivés à sa connaissance et de lancer en 1838 le Rite de Memphis ou Rite Oriental. 

Dans les années 1870, en Angleterre, John Yarker fusionna les deux Rites sous le vocable de Rite Ancien et Primitif de la Maçonnerie. La Grande Maîtrise en fut confiée en 1881 à Garibaldi. Plongeant ses racines dans les mystères de l’Egypte antique, ce Rite entend se rattacher ainsi à la Tradition ancienne et primitive dont le pays des Pharaons fut l’héritier. 

Le Rite fut introduit en France par Papus en 1908. Cela marquait le retour de Memphis et Misraïm sur leur terre natale où ils avaient complètement disparu. Après le décès de Papus en 1916, son adjoint Teder lui succède brièvement comme Grand Maître pour la France. Après la guerre de 1914-1918, Jean Bricaud redonne force et vigueur au Rite. Constant Chevillon prend sa suite en 1934. La franc-maçonnerie est interdite en 1940. À la Libération, Henry-Charles Dupont remplace Chevillon qui a été enlevé et exécuté en 1944 par des miliciens de Doriot. Et c’est Robert Ambelain, son successeur de 1960 à 1985, qui va le fixer dans ses formes actuelles et lui donner un rayonnement mondial.

Les trois premiers degrés symboliques, socle commun avec la franc-maçonnerie universelle, se prolongent par les hauts grades philosophiques semblables à ceux du Rite Ecossais Ancien et Accepté du 4e au 33e. Au-delà, du 34e au 95e degré, se déploient les grades hermétiques spécifiques au Rite donnant accès au travail ésotérique le plus avancé. C’est notamment le cas des 87e, 88e, 89e et 90e degrés connus sous le nom d’Arcana Arcanorum – le mystère des mystères – qui véhiculent des secrets traditionnels concernant la constitution occulte de l’homme, son destin posthume, l’existence d’un monde astral et la possibilité d’établir des rapports entre le monde terrestre et le monde divin. 

Au total, le Rite est organisé sous forme d’une majestueuse pyramide de 95 degrés initiatiques, mais tous ne sont pas pratiqués. Kléber, le successeur de Bonaparte à la tête de l’expédition d’Egypte, avait nommé une commission de savants chargée d’étudier les relations de l’Egypte antique avec l’Afrique. Il voulait de la sorte vérifier l’assertion émise par Volney dans son récit Voyage en Syrie et en Egypte (1787). À la suite d’Hérodote, cet auteur était convaincu que les anciens Égyptiens avaient des racines africaines. Dans cette lignée afro-centrique, Cheikh Anta Diop étudia l’égyptologie en Sorbonne et obtint son doctorat en 1960. Se basant sur l’analyse de son peuplement, de la genèse de sa civilisation, de sa parenté linguistique, il soutient que l’Egypte antique a été la première grande civilisation de l’Afrique noire. En conséquence, toute la sagesse de l’Antiquité, parce qu’elle vient d’Égypte, a une origine africaine. 

Dans ces conditions, pour les Africains, le Rite de Memphis-Misraïm est d’une certaine façon le leur, et ils en sont fiers. Il est du devoir de l’honorable Société des Francs-Maçons d’accueillir les postulants présentant les qualités requises pour recevoir l’initiation. Memphis-Misraïm propose aussi cela, mais il va plus loin et possède quelque chose que les autres Rites n’ont pas. Autant ces derniers puisent leur imaginaire dans une histoire relativement récente, européenne et de filiation judéo-chrétienne, autant le Rite de Memphis- Misraïm revendique hautement une origine plus ancienne, africaine et préchrétienne. 

La Grande Loge Unie de Memphis-Misraïm est la deuxième obédience mixte la plus importante de France oeuvrant exclusivement au Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm. Créée en 2009, présente à l’international, la Grande Loge Unie de Memphis-Misraïm est une obédience tolérante qui reçoit et accueille tous les Francs-Maçons pourvu qu’ils soient de bonnes mœurs et prêt à tailler leur pierre, c’est-à-dire œuvrer sur eux-mêmes. Le Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm est déiste, spiritualiste et d’essence égyptienne. Il permet véritablement de travailler sur la voie initiatique. Il permet de nous libérer de notre conditionnement, d’apprendre à désapprendre pour vraiment devenir soi-même et non ce que l’autre voudrait que l’on soit. 

La Grande Loge Unie de Memphis-Misraïm propose dans ses loges un espace de liberté où règnent l’harmonie et le plaisir simple de se retrouver pour œuvrer ensemble à l’édification d’un monde meilleur. Un monde où la devise républicaine liberté, égalité, fraternité, soit partout mieux respectée malgré la crise et l’aune unique du dieu argent. Cela commence en loge, le dernier espace républicain où vous pouvez être sûr que lorsque vous prenez la parole, personne ne vous la coupe. 

L’harmonie et la fraternité sont deux éléments clés de ses travaux en loges. Cela est primordial pour vivre en toute simplicité mais de manière puissante ce que nous nommons l’égrégore, c’est-à-dire l’énergie du groupe engendrée par le rituel de Memphis-Misraïm. 

Pour parvenir à cette harmonie de nos loges, il faut sans cesse travailler à notre propre harmonie pour accéder à notre propre réalisation intérieure. Il est inutile d’essayer d’améliorer son voisinage ou le monde si l’on ne commence pas par soi-même. « Connais-toi toi-même » est-il écrit sur le fronton du temple de Delphes. Chaque femme, chaque homme est un diamant brut, mais encore faut-il qu’il façonne cette pierre précieuse. Avec l’initiation maçonnique, nous recevons la lumière, mais encore faut-il la faire grandir. Notre lumière intérieure se nourrit avec le rituel et l’amour fraternel des Sœurs et Frères. 

La maçonnerie donne à celui qui le demande des outils symboliques. Nous travaillons en coulisse, nous répétons nos vieux rituels qui datent de plusieurs siècles pour ensuite être vraiment à notre place sur la scène de notre existence, dans notre vie et notre présent de chaque jour. 

C’est cela le travail maçonnique, plus opératif que spéculatif comme on veut bien le dire.

Ce rituel a donné de grands hommes à la Franc-Maçonnerie. Il suffit de le suivre et de le pratiquer en toute sincérité et humilité. 

51JNyO08QCL__SY300_Selon la formule consacrée, il faut que le demandeur soit libre et de bonnes moeurs. Qu’il soit motivé pour travailler à sa propre réalisation. Qu’il rejette tout fanatisme et tout extrémisme. Qu’il soit aussi en accord en un principe supérieur agissant dans tout l’univers, une force et une énergie que nous nommons le Sublime Architecte des Mondes.

 Pierre-Louis B Historien, Magazine ESSENTIEL

auteur de « Memphis-Misraïm Une Voie d’Eveil Spirituel »

 

Publié dans:ENERGIES |on 13 octobre, 2014 |Pas de commentaires »

Les valeurs de l’Amour

 

par Jean-Claude Genel

(paru dans la magazine Vivre – Québec)

images (9)A travers onze valeurs à vivre, Jean-Claude Genel et ses invités nous ont proposé un parcours spirituel depuis le courage jusqu’à la confiance. La compassion vient clore cette exploration et nous rappeler que nous sommes, avant tout, des êtres capables d’aimer sans condition. 

Au terme de cette réflexion sur les valeurs (1), je suis heureux de vous offrir le témoignage des onze invités à qui j’ai demandé de s’exprimer librement sur la compassion à l’issu de la valeur pour laquelle je les avais intervievés. Je vous fais donc partager cette mosaïque spontanée et inspirée afin que vous y trouviez un écho dans votre propre expérience. 

Pour Rémi Tremblay que j’ai invité à nous parler de la valeur Obéissance, la compassion est la capacité de voir l’autre dans tout ce qu’il est. « Si je l’aime assez, je l’aimerais d’avantage quand j’aurais tout découvert de lui, même s’il y a plein d’affaires que je n’aime pas. Mais la compassion est encore plus que cela, c’est aimer l’autre sans le connaître, en sachant que, derrière la personne, il y a une histoire qui fait ce qu’elle est aujourd’hui. » 

Pour Claire Pimparé qui a témoigné de la valeur Confiance, la compassion est la valeur que l’on doit apprendre à développer pour aimer et partager de façon authentique et vraie.  » La compassion, c’est être empli de passion et dénué de toute peur liée à nos émotions, peur de pleurer ou de toucher l’autre. C’est « être avec » et sentir infiniment la souffrance ou le bonheur de l’autre qui est là, devant nous. Dans la compassion, on est offert dans notre présence. » 

Nous rejoignons maintenant Régent Gariwa Sioui avec qui nous avions partagé la valeur de Justice. Pour Régent, la compassion est forcément (force aimant!) précédée d’un profond sentiment de respect pour tout ce qui vit sur cette terre. « La compassion est empathie, écoute et solidarité. Elle est une force toujours bonne conseillère pour la personne. Elle est intervention active même sous une apparente passivité. Elle donne confiance en l’autre ce qui facilite l’aide possible que l’on est prêt à donner. » 

Jean-François Vézina, psychologie jungien, avait témoigné de la valeur d’Honnêteté. Pour lui, « La compassion nécessite d’être capable de se mettre à la place de l’autre, de faire abstraction de soi, de ce qu’on est, de ce qu’on vit, même de nos croyances pour aller vers l’autre et accueillir ce qu’il est dans ses blessures, dans ses victoires, dans ses défaites. Ce que l’on est ne doit pas « parler trop fort » pour être capable de sortir de son balcon et aller voir le monde tel qu’il est chez un autre. » 

Nous rejoignons maintenant Clément N’Gira Batwaré avec qui nous avions découvert la valeur de Tolérance. Il nous parle de la compassion comme « Une sorte d’entrée dans l’autre, sentir ce que l’autre sent et donc le prendre pour soi. C’est à mon sens le résultat d’un travail sur soi, d’un travail de réalisation. Il faut être porteur d’amour, porteur de foi en l’autre, porteur de sensibilité extrême et de service pour ainsi s’offrir et partager avec autrui jusqu’à ne faire qu’un avec l’autre. » 

Son épouse, Fété Kimpiobi qui nous avait remarquablement parlé de la Tempérance. La compassion, pour elle,  » C’est la capacité à pouvoir prendre en soi toute la douleur de l’autre, toute la joie de l’autre, tout ce que l’autre vit au fond de lui-même. C’est pouvoir ressentir en l’autre le sentiment dont il a le plus besoin et d’être en mesure de le rayonner vers lui. La compassion donne le pouvoir de décharger l’autre de sa peine tout en lui procurant un sentiment profond capable de le soulager. » 

Grâce à Marie Lise Labonté qui nous avait fait partager la valeur de la Persévérance, nous découvrons dans la compassion, l’union de deux forces à l’intérieur de soi. « La force de notre verticalité, symbolisée par notre colonne vertébrale. Et celle de l’horizontalité qui fait qu’on peut prendre l’autre dans nos bras. C’est alors vivre la possibilité d’une grande inclusion dans la conscience de la solidarité universelle de tout ce qui est, et de tout ce qui existe. » 

Notre amie Edith Butler qui avait si bien parlé de l’Humilité me confiait avoir un peu de difficulté avec la compassion. « La misère, la souffrance et la maladie des autres me touchent profondément et me perturbent, comme je le suis concernant ce que les animaux subissent. La compassion, c’est ce qui me fait sortir mon âme, mon coeur. C’est de l’amour, de la générosité semblable à une petite chanson qui sonne bien dans l’oreille de l’autre et qui soulage un peu sa souffrance. » 

Pour Alain Williamson qui nous a si bien parlé de Simplicité, la compassion nécessite d’être capable de se mettre à la place de l’autre, de faire abstraction de soi. « Il faut aller vers l’autre et accueillir ce qu’il est, dans ses blessures, dans ses victoires, dans ses défaites. Ressentir la compassion, c’est aller au-delà du pardon, c’est donc ressentir de l’amour pour l’être qui nous blesse nous ou d’autres proches de nous. Alors, on voit l’autre comme une partie de soi et soi-même comme une partie de l’univers. Alors, on sent le lien qui unit chacun de nous. » 

Quant à Guylaine St-Pierre Lanctôt qui nous apporta son témoignage sur le Courage, « La compassion est liée à la conscience de notre divinité intérieure, au sens d’être divin. Si je suis consciente d’être un être divin, je suis consciente d’être tout. Et à ce moment-là, la compassion est cette capacité de réaliser que je suis tout, et de vivre ce que tous les autres vivent. Cela veut dire partager et m’inclure. C’est donc une grande inclusion dans la conscience de la solidarité universelle. Et que tout ce qui touche les autres me touche automatiquement car je suis les autres. » 

Notre invitée Patience, Louise Brissette, ne peut dissocier amour et compassion, « On est en compassion même dans le bonheur, parce qu’on est en passion avec un être qui est là, dans un coeur à coeur, avec nos sentiments, sans limite, sans barrière. On est près de la personne et cela éloigne la souffrance ; cela nous conduit à un amour inconditionnel. La compassion est alors la gratuité de l’amour. On est gratuit dans notre présence. C’est la vraie compassion. » 

Conclusion

Tous ces témoignages spontanés que j’ai sollicités à l’issue de nos entretiens montrent combien la compassion ne peut se vivre que lorsque nous avons intégré quelques notions de base : l’autre nous ressemble ; comme nous, il porte en lui un amour divin tout aussi puissant. Alors nous pourrons lui offrir, par notre seule présence, la possibilité de grandir et de se retrouver dans sa propre lumière intérieure que l’épreuve a voilée momentanément.

La compassion nous unit aux autres au-delà du paraître, à la source même de l’être. Elle nous fait vivre l’amour divin dans notre dimension humaine. Elle se manifeste tout au long de l’accompagnement par les contacts les plus divers, de la main que l’on tient aux caresses les plus simples. Mais les gestes essentiels n’auraient que peu d’effet s’ils n’étaient guidés par l’âme. La compassion exprime alors une manière d’être qui ne peut pas être raisonnée, qui élève et donne vie à tout. Cette compassion-là s’adresse directement à l’être intérieur de l’autre. Le corps n’est plus un obstacle, il devient le serviteur de cet amour inconditionnel.

(1)   Un ouvrage est en préparation aux éditions « Le Dauphin Blanc » (Québec) 

Issu du site : http://www.gproductions.fr  PRESSE.

 

Publié dans:AMOUR |on 13 octobre, 2014 |Pas de commentaires »

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