Archive pour le 12 octobre, 2014

Les réincarnations des dalaï-lamas

 

 

Elles règnent sur le Tibet depuis 5 siècles. Tenzin Gyatso, l’actuel 14ème, vient d’annoncer qu’il n’aura sûrement pas de successeur. Que faut-il en comprendre ? Fini les renaissances ?

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Septembre 2014. Le 14ème dalaï-lama glisse dans un entretien au journal allemandWelt am Sonntag qu’il se voit sans successeur. Tenzin Gyatso occupe la fonction depuis 76 ans. Reconnu à l’âge de trois ans comme la réincarnation de son prédécesseur, celui qui a fui en 1959 vers l’Inde pour échapper à l’oppression chinoise est devenu un leader internationalement reconnu, symbole de résistance culturelle, de bouddhisme éclairé et de paix. « Si un 15ème dalaï-lama venait et faisait honte à la fonction, l’institution du dalaï-lama serait ridiculisée », a-t-il ajouté. Comment sa réincarnation pourrait-elle ne pas être à la hauteur ? Pourquoi décider maintenant que l’institution a fait son temps ? Explications avec Philippe Cornu, spécialiste du bouddhisme tibétain et Président de l’Institut d’études bouddhiques. 

Que représente le dalaï-lama ? 
Cette institution est assez récente dans l’histoire du Tibet, puisqu’elle n’a que 500 ans. Dalaï-lama veut dire « océan de sagesse » en mongol. C’est le troisième dalaï-lama qui a reçu en premier ce titre honorifique, conféré par un empereur mongol. Ses deux prédécesseurs en ont été gratifiés à titre posthume. Les monastères ont commencé à exercer le pouvoir au Tibet à partir du 11ème siècle, à la chute des premières dynasties. Différentes lignées se sont succédées, certaines soutenues par les seigneurs du Sud, d’autres par ceux du Centre. Au 17ème siècle, les mongols sont intervenus dans le pays pour le réunifier, et ont installé à sa tête le 5ème dalaï-lama, qui fut un grand souverain et un grand mystique. Depuis lors, le dalaï-lama est censé être le protecteur politique et spirituel des tibétains, mais tous n’ont pas vraiment régné. Le 6ème était un poète, le 7ème strictement religieux, les suivants sont morts très jeunes… L’institution a trouvé un nouveau souffle au début du 20ème siècle avec le 13ème dalaï-lama, qui a entrepris des réformes pour moderniser le pays, quitte à se heurter à l’opposition des réactionnaires. C’est lui qui a rompu les liens avec la Chine et proclamé le Tibet indépendant. Le 14ème dalaï-lama a hérité d’une situation difficile. Il a dû fuir devant l’invasion chinoise alors qu’il n’était qu’adolescent. Sa particularité est d’avoir réussi à réorganiser une communauté en exil, dispersée et démunie. Il a obtenu des dispensaires, remis l’éducation en route, œuvré à la sauvegarde de la culture tibétaine, modernisé au maximum. Il a aussi fait en sorte que les tibétains se dotent d’institutions politiques démocratiques, avec un parlement, des responsables élus. Depuis 2011, il a lui-même renoncé à ses fonctions politiques, pour n’être plus qu’un leader spirituel. Son apport est remarquable. 

Pourquoi annoncer aujourd’hui la disparition de l’institution ? 
Le dalaï-lama sait très bien que s’il dit qu’il va renaître, les chinois vont tout faire pour reconnaître eux-mêmes la nouvelle incarnation, l’introniser et en faire une marionnette – comme ils l’ont déjà fait avec la deuxième autorité du bouddhisme tibétain, le panchen-lama. En annonçant qu’il n’y aura plus de dalaï-lama, il leur coupe l’herbe sous le pied. Le gouvernement chinois doit être furieux ! 

Qu’est-ce que ça change, au niveau spirituel, pour le bouddhisme tibétain ? 
Dans son statut, le dalaï-lama est le protecteur de toutes les religions du Tibet – bouddhisme, bön, islam ou autre. Il n’est pas un chef de lignée ; il est un peu au-dessus. Ainsi, bien qu’appartenant à l’école des Gelukpa, l’actuel dalaï-lama a reçu des enseignements de maîtres d’autres traditions. Sa force est d’avoir privilégié une approche non-sectaire. Le risque, à sa disparition, est que les lignées, qui ont chacune leurs grands leaders, entrent en compétition. Avec Tenzin Gyatso, elles ont eu la chance de bénéficier d’un être exceptionnel, doté d’un esprit éclairé et d’une énergie hors du commun, qui les représente et qui a obtenu la sympathie d’une grande majorité de gens. Par son autorité, il est parvenu à maintenir une forme d’unité. Cette vision ne lui survivra que si les autres cadres du bouddhisme sortent des logiques de chapelle. Chaque tradition a ses petits trésors, mais le bouddha n’appartient pas à une lignée, son enseignement n’appartient pas aux tibétains. S’ils étaient capables de s’ouvrir et de communiquer davantage entre eux, ils seraient mieux à même de transmettre au monde. 

L’annonce du dalaï-lama signifie-t-elle qu’il ne compte pas se réincarner ? 
Pour les tibétains, le dalaï-lama est l’émanation d’Avalokiteshvara, le grand bodhisatva de la compassion. Les bodhisatvas, dans le bouddhisme, sont des êtres éveillés qui ont fait le vœu de ne pas abandonner les êtres. Le dalaï-lama incarne le principe de compassion universelle. Ce n’est pas parce que l’institution va disparaître qu’il n’y aura plus sur Terre de manifestation de ce principe. Les bodhisatvas, de réincarnation en réincarnation, renouvellent constamment leur vœu altruiste. A leur mort, ils ont la capacité de maîtriser leur essence subtile et de produire un nouveau corps, uniquement pour le bien des êtres. 

Comment la réincarnation du dalaï-lama pourrait-elle ne pas être à la hauteur ? 
Ce propos est probablement une boutade à l’intention du gouvernement chinois : si le nouveau dalaï-lama est nommé par eux, il fera honte à la fonction ! Plus globalement, il faut bien avoir en tête que la réincarnation n’est pas le retour d’une âme immuable. Pour le bouddhisme, il n’y a pas de « soi » éternel, substantiel. Nous ne sommes jamais identiques à nous-mêmes : notre corps, nos pensées, nos émotions évoluent en permanence. L’individualité est une pure convention, un amalgame de phénomènes. Ce qui renaît, c’est un flux de conscience, qui produit ses propres conditionnements et ses propres scénarios d’existence, tant qu’il n’a pas atteint l’éveil. Chez les êtres ordinaires, le cycle des renaissances est compulsif, inconscient, guidé par les forces karmiques. Les êtres réalisés, eux, savent reconnaître leur nature fondamentale et s’y relier. Au moment de leur mort, ils peuvent maîtriser le processus, de façon à choisir leur renaissance. Leur principe essentiel est là, mais leur personnalité peut varier. 

Peut-on imaginer la manifestation de ces principes hors du Tibet et des lignées bouddhistes traditionnelles ? 
images (5)C’est une possibilité ! Ce pourrait être le signe d’une mutation nécessaire. Le bouddhisme a des choses à apporter au monde, mais cela passe aussi par une réflexion sur son adaptation – ce qui ne veut pas dire l’inféoder à des valeurs occidentales. Qu’ils apparaissent en Orient ou en Occident, les nouveaux tulkus – réincarnations de grands sages – sont actuellement pris entre deux mondes. D’un côté, le système monastique et éducatif tibétain à l’ancienne pose des problèmes. De l’autre, notre société a urgemment besoin de retrouver des repères éthiques. Il est temps que les spiritualités s’unissent pour faire entendre la voix d’une sagesse. Certains tulkus ont une vision claire de leur rôle, d’autres moins.

source INREES

Publié dans:REINCARNATION |on 12 octobre, 2014 |Pas de commentaires »

Les Fleurs de Bach et les Animaux

 

images (1)Dans les années’30, quand le Dr. Edward Bach développe une médecine naturelle s’adressant à la santé  spirituelle et émotionnelle, il est vrai qu’il pensa avant tout aux humains. Néanmoins, dans les ouvrages traitant des 38 essences de fleurs sauvages connues sous le nom «Fleurs de Bach», il fait une référence aux animaux. 

Ces dernières années, en Angleterre d’abord, en Suisse ensuite et puis en Belgique, ses recherches ont été transposées au monde animal. En Belgique, dans la sphère des comportementalistes et de façon beaucoup plus rare pour l’instant, chez certains vétérinaires, les Fleurs de Bach sont proposées. Tenir compte de la nature de l’animal Le monde des émotions est complexe. Les émotions humaines ne peuvent pas être transposées tel quel au monde animal. Dans la nature, l’animal répond à ses besoins vitaux. A l’état sauvage, il a des émotions simples en relation directe avec des situations fondamentales. La domestication entraîne des changements radicaux. Pour être juste, il faut trouver le bon mélange entre comportement de l’animal dans la nature et la vie domestique. L’éthologie de l’animal est primordiale. Chien, chat, cheval, perroquet sont des espèces différentes avec chacune leurs codes. 

Comme l’explique Nadine Colet, «Un chien sur le dos est soumis. Par contre, un chat sur le dos est prêt à attaquer ce qui vient vers lui. Il y a un grand travail d’information à faire avant tout pour apprendre à connaître son animal. Beaucoup de personnes ne connaissent pas le comportement «normal» de leur animal.» En plus de la nature même de l’animal, proie ou prédateur, il a aussi ses besoins. Valérie Geisler confirme que peu de gens connaissent les besoins de leurs animaux. «Un chien qui aboie va vite énerver son propriétaire mais peut-être que son besoin de 7 heures d’activité quotidienne [manger, jouer, sortir…] n’a pas été respecté car il a passé sa journée à l’intérieur. L’aboiement est donc un phénomène tout à fait normal dans ce cas». La nature de l’animal va définir le genre de comportement en adéquation avec une situation donnée. Tous les animaux ne se comportent pas de la même manière. Si les Fleurs de Bach peuvent aider au niveau des émotions, elles ne vont en aucun cas produire un miracle en changeant la nature profonde du sujet. Un berger Allemand ne se comportera jamais comme un caniche.

 Comment savoir si votre animal à besoin des Fleurs de Bach Il est important d’être attentif à son langage corporel. N’étant pas doté de la parole, tout changement de comportement constitue sa manière de « dire » que quelque chose ne va pas. L’observation est primordiale. Lorsqu’une modification du comportement s’opère, il faut observer sa fréquence, son contexte… Il s’avère très difficile de faire le bon choix de fleurs pour son propre animal car on est directement impliqué émotionnellement. Lorsqu’une modification comportementale est  constatée, la première démarche à suivre est de  faire appel au vétérinaire pour qu’il effectue un bilan de santé. 

Un animal qui se lèche tout le temps n’est pas d’office soumis au stress. Ensuite, il convient de savoir si ses besoins fondamentaux sont respectés. En cas de pathologie, les Fleurs ne vont pas agir sur la maladie mais bien sur une émotion qui lui est liée. Elles vont permettre un rétablissement plus rapide. Si l’animal n’est pas malade, il peut avoir subi un grand changement qui perturbe son équilibre : déménagement, l’arrivée d’un compagnon ou d’un bébé. Souvent chez les animaux, il s’agit d’un problème d’adaptation. La fleur à donner dans ce cas est «Walnut». C’est la fleur de base, l’essentielle. «Star of Bethlehem » agira en cas de profonde tristesse liée à la disparition du maître ou d’un individu très proche de l’animal ou d’un choc traumatique profond comme la maltraitance.  «Mimulus» apaisera en cas de peur de l’orage par exemple. Le «Rescue» est très efficace, permettant de faire revenir l’animal à un état de calme, de l’apaiser pour ensuite mieux gérer, peut-être naturellement une situation. Ces fleurs-là permettent de faire face à de nombreuses situations et rétablir l’harmonie. L’avantage de l’animal sur l’homme est qu’il ne reste pas dans son émotion. 

Aussi souvent que nécessaire La prise de Fleurs de Bach ne présente aucun effet secondaire et il ne peut pas avoir de «surdosage». Pour les animaux de petite taille comme les chiens et chats les indications sont : 2 gouttes par prise et 4 pour le «Rescue », minimum 4 fois par jour et autant de fois que nécessaire. Pour les chevaux, on passe à 10 gouttes. On peut ajouter les gouttes dans le bol d’eau, sur un biscuit ou directement sur la patte de l’animal qui par réflexe va lécher le liquide. Après 3 à 4 semaines, il y a lieu de refaire un bilan. Si la plupart des ouvrages traite d’une fleur à la fois en la liant à une émotion particulière, la réalité est moins simpliste. Certains cas demandent une observation plus poussée de l’animal, son cadre de vie et ses habitudes. Tel maître, tel chien… 

L’animal est souvent le miroir de l’homme. Cette relation de confiance et de dépendance qui s’installe joue autant que la génétique et l’éducation. L’animal va se «calquer» sur celui qui est sa référence. Il agit comme une véritable éponge émotionnelle. Si le «maître» est profondément énervé ou malheureux, l’animal sera réceptif à cette énergie et éprouvera le même sentiment. Souvent l’homme n’est pas conscient du fait que c’est son état ou une de ses actions qui induit un images (2)changement de comportement chez son fidèle compagnon. Les fleurs à elles seules, sans un questionnement porté sur l’entourage de l’animal, ne viendront pas à bout de certains problèmes. 

Les Fleurs de Bach ne sont pas une baguette magique. Comme le préconisait le Dr. Bach, il faut agir au «cas par cas». Chaque animal est différent, chaque famille est différente. Et c’est en ça que réside toute la beauté du lien avec l’animal qui symbolise et rétablit ce rapport avec la nature que nous perdons trop souvent. 

Vanessa Jansen

Merci à Nadine Colet, thérapeute, conseillère en Fleurs de Bach et étho-psycho-comportementaliste en formation [ www.infoharmonia.eu ] et le Dr. Valérie Geisler, vétérinaire, conseillère et formatrice agréée par The Dr. Edward Bach Centre [ www.fleursdebach.info ]. «Les Fleurs de Bach pour les animaux», Helen Graham

 

 

Publié dans:ANIMAUX |on 12 octobre, 2014 |Pas de commentaires »

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