Lorsque des esprits impurs s’attaquent à l’âme

 

Engelbert et Gretel Zagonel sont médecins et vivent  en Autriche. Ils sont parents de quatre enfants.

téléchargement (1)Le chemin qui les a menés à Christ est inhabituel, tout comme leur façon de vivre leur foi. Ils nous parlent de leur vie et de leur ministère, interviewés par Peter Keller et Hanspeter Nüesch.

Gretel, vous avez vous-même été malade autrefois?

Gretel Zagonel (GZ) : J’ai été atteinte d’une vraie maladie psychique de type schizophrénique, qui a nécessité un séjour en clinique. J’avais des angoisses et des hallucinations, je ne pouvais plus dormir ni manger. Cela a duré deux à trois semaines.

En outre, je me sentais accablée par des puissances des ténèbres, bien réelles. Mon mari m’a accompagnée dans cette épreuve et il a été lui-même affecté (cauchemars, épuisement).

Vous n’étiez pas encore venus à la foi?

GZ: Non, mais nous avions déjà vécu quelques expériences avec Dieu, notamment à la naissance de notre fille Denise. Les deux derniers mois de ma grossesse, je ne sentais plus le bébé bouger. A sa naissance, son cœur semblait vouloir cesser de battre à chaque instant. Les médecins m’ont dit qu’elle ne su vivrait pas. Mais je me suis dit que Dieu n’allait pas laisser mourir cet enfant.

La nuit qui suivit cet accouchement , je me suis sentie, pour la première fois dans ma vie, acceptée par Dieu. J’étais envahie d’une paix et d’une satisfaction inconnue jusqu’alors. Mais de graves difficultés ont surgi lorsque j’ai commencé à acquérir de nouvelles lectures sur l’occultisme. Mon mari et  moi, nous pensions être sur le bon chemin!

Vous avez donc cherché à connaître Dieu au travers des livres ésotériques?

GZ: Oui. Mon mari et moi, nous nous sommes initiés à l’astrologie, persuadés que cela nous aiderait à trouver le chemin que nous cherchions. Je priais également, et je croyais vraiment pouvoir trouver Dieu de la sorte. J’ai ensuite commandé un livre sur le chamanisme et la migration des âmes. Dès que j’ai commencé à lire ce livre, je me suis sentie possédée  – en l’espace d’une nuit! Je n’étais plus moi-même, j’étais comme paralysée intérieurement, oppressée. J’ai alors assez vite développé les  symptômes décrits plus haut.

Engelbert Zagonel (EZ): A cette époque-là, je suivais un séminaire sur la guérison mentale. Il y avait différents ouvrages disposés sur une table, concernant l’homéopathie, l’astrologie, la  réincarnation, etc. Il y avait aussi une Bible.

Et c’est ce livre que j’ai acheté! Je me suis mis à la lire, et un verset m’a frappé: «Vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons» (I Corinthiens 10,21 – ndlr).J’ai alors réalisé que je servais les démons au travers de ce séminaire et de l’oc cultisme. J’ai compris que je devais rechecher Dieu plus intensément, au travers de la Bible et d’un renouveau dans la prière.

Quelques semaines plus tard, mon épouse et moi avons expérimenté clairement la présence de Dieu ; nous étions au bord du lac, le soleil se couchait. Nous avons senti que Dieu était vivant, et nous nous sommes rapprochés de Lui. Parallèlement à cela, le mal s’est déchaîné. Et ma femme a alors subi les attaques et les angoisses évoquées.

Comment avez-vous été libérés de ces attaques?

GZ: J’ai passé trois mois à l’hôpital et j’ai per du toute confiance en moi-même. Je n’osais même plus sortir seule. Engelbert s’est alors mis à la recherche d’un ami qui connaissait bien le domaine des esprits. Mais ce dernier n’était pas à la maison.

Sans trop savoir comment, mon mari est arrivé chez un ancien ami chrétien, au moment où se tenait une réunion de prière à son domicile. C’est ce soir-là qu’Engelbert a remis sa vie à Jésus-Christ. Lorsqu’il est revenu me trouver à la clinique, il m’a dit: «Je sais que tu vas guérir».Mais j’ai traversé encore bien des moments pénibles, jusqu’au soir où Jésus est entré dans mon cœur : ce soir-là, en allant à une réunion de maison, j’avais l’impression que mon cerveau était enchaîné. Mes oreilles bourdonnaient et mes yeux étaient embrumés. Puis le miracle s’est produit : après une demi-heure de louange, j’ai été libérée. J’ai su que Dieu m’aimait, je me suis sentie comme enlevée. Dès ce jour-là, j’ai arrêté de prendre des médicaments, et j’ai reçu la profonde conviction que Dieu allait me guérir. J’ai encore eu de grands combats les années suivantes, et il a fallu, comme lors d’une naissance, que tout mon être vienne à la lumière. Ce processus a duré quatre à cinq ans.

EZ : Lors d’une maladie mentale, l’âme est blessée, brisée, elle est à terre. La volonté est cassée. Lorsqu’on a été assez loin dans l’oc cultisme, les puissances des ténèbres s’acharnent sur l’âme. Elles n’habitent plus le croyant, mais l’attaquent par le biais de ses pensées et de ses sentiments. Il faut des années pour que l’âme retrouve une nouvelle stabilité et la guérison de ses blessures.

C’est la louange qui a permis au Saint-Esprit de nous couvrir d’une nouvelle protection.

Les esprits impurs peuvent-ils encore accéder à une âme désormais affranchie?

EZ : La Bible nous dit clairement que quand Jésus entre dans notre vie, Il nous pardonne tous nos péchés et nous sommes purs à ses yeux. En conséquence, les démons et les esprits impurs partent. Le problème, c’est que ’homme est et reste un pécheur, et que notre chair rebelle peut constamment ouvrir de nouveaux accès au diable. Mais lorsque le croyant est vigilant, qu’il se place constamment dans la lumière, le diable est débouté. En marchant sans cesse dans la lumière, nous n’avons pas à craindre le Malin. C’est un paradoxe: les non-croyants n’ont pas assez peur de l’Ennemi, et les enfants de Dieu bien trop! Nous sommes à l’abri auprès du Tout-Puissant, mais l’idolâtrie et la rébellion peuvent faire des brèches dans cette protection.

L’Evangile de Marc nous parle d’un jeune homme épileptique possédé par un esprit impur. Existe-t-il une origine non physiologique à l’épilepsie?

EZ: L’épilepsie peut être causée par une tumeur, ou par un accident qui entraîne une modification du liquide cérébral. Mais il existe aussi la «genuine epilepsy»,qui n’est pas induite par des modifications organiques. Dans ce cas-là, il se peut qu’un esprit malin en soit la cause.

En tant que médecin, avez-vous expérimenté l’homéopathie? Comment vous situez-vous par rapport à cette thérapie et à ses dérivés?

EZ: De nombreux chrétiens sont bien laxistes à l’égard de l’homéopathie ; ils n’y voient pas de danger réel. J’ai demandé à Dieu de me révéler sa volonté à ce sujet. Un jour, j’ai contracté une allergie dans le nez. Je suis allé chercher des gouttes homéopathiques à la pharmacie ; durant mon sommeil, j’ai eu des visions de démons et de divers esprits malins.

Dieu m’a montré que l’homéopathie créait des liens. Le fondateur de l’homéopathie, Samuel Hahnemann, a lui-même pratiqué l’occultisme. Il a reçu ses «recettes» au cours de visions, et a écrit sa théorie sans discontinuer pendant plusieurs jours. Je connais plusieurs fabricants qui ont leurs propres plantations, où l’observation des astres joue un rôle dé terminant. L’homéopathie est pour moi une thérapie d’inspiration démoniaque, malgré son succès ; des guérisons s’opèrent, mais sous l’effet du diable, qui est un menteur et un trompeur. Il a réussi à mettre l’homéopathie et les fleurs de Bach sous le même cou vert que la saine médecine par les plantes (=phytothérapie,ndlr).Suite à diverses expériences de patients, je rejette l’homéopathie, incompatible avec ma foi chrétienne. J’ai observé que les personnes qui prenaient ces préparations étaient toujours plus fermées à l’Evangile. Il en résulte un lien et une dépendance de type spirite, comme avec les guérisseurs.

Quelle est la différence entre les résultats d’un guérisseur et ceux opérés par la puissance du Saint-Esprit?

EZ: La guérison par la force du Saint-Esprit résulte exclusivement de l’œuvre expiatoire de Jésus-Christ; elle procède de son sang versé et de son autorité. Les guérisseurs peuvent avoir un manteau très religieux: prière, évocation des anges, mais le nom et le sang du Christ ne sont pas  mentionnés. Cette «thérapie» peut apporter une amélioration, mais seulement au niveau des symptômes ; après un certain temps, il y a généralement une rechute, qui débouche sur des dépressions et des angoisses. Celles-ci s’accompagnent souvent de pensées immorales, adultères ; des esprits impurs génèrent des pensées impures, qui débouchent inévitablement sur des actes impurs. Ce type de «guérison» laisse le patient insatisfait. Le Saint-Esprit, lui, rend libre. Il faut regarder aux fruits d’une guérison, pour voir si elle procède ou non de Dieu. J’ai déjà expérimenté de nombreux cas de guérison durable, opérés par Dieu suite à la prière.

Comment conciliez-vous votre activité de médecin avec la prière de guérison?

EZ : Cela ne représente pas un problème. La médecine et la guérison divine peuvent très bien se compléter. Si j’ai mal à la tête, ou si je suis grippé, je prends aussi des médicaments.

Ce n’est pas de l’incrédulité, mais un soutien temporaire pour la foi en la force du Christ.

Je prie surtout au sein de ma famille et de l’église pour les malades, et donne plus facilement des médicaments à ceux qui n’ont pas la foi – à moins qu’ils ne soient ouverts à l’action de Dieu.

Je parle volontiers de Jésus à mes patients, du seul Sauveur qui aide vraiment ; j’ai déjà distribué de nombreux traités concernant le salut et la guérison de l’âme.

Avez-vous déjà prié pour des patients dans votre cabinet?

EZ : Oui, j’ai déjà prié pour de nombreuses personnes, et des choses merveilleuses se sont produites. Lorsque j’ausculte des enfants qui ont des troubles psychiques, des angoisses ou des cauchemars, je les porte dans la prière. Si des patients manifestent des troubles psychiques ou présentent des in fluences spirituelles néfastes, je leur demande si je puis prier pour eux. Je leur demande aussi s’ils croient en Jésus-Christ. Si quelqu’un ré agit négativement, je n’insiste pas, et n’exerce aucune pression. Lorsque des personnes viennent me voir sans espoir de guérison (cancer avancé, sida déclaré, personnes âgées au seuil de la mort),je leur annonce l’Evangile. J’ai déjà pu accompagner de nombreuses personnes dans le Royaume de Jésus. Mais pour cela, l’inspiration du Saint-Esprit est indispensable. Pour être un témoin du Christ crédible, il faut aussi être compétent dans son domaine d’activité. Les gens du village respectent ma foi dans la mesure où il me voient être un bon médecin.

Avez-vous déjà vu des non-croyants guérir miraculeusement?

EZ : Oui. La guérison est la manifestation du caractère et de la bonté de Dieu. Les non croyants réalisent rarement la bonté de Dieu.

Dieu utilise parfois la guérison pour que de telles personnes s’ouvrent à l’Evangile et viennent à la foi.

Quel rapport y a-t-il entre la guérison des maladies et la libération des forces démoniaques?

EZ : Je suis convaincu que de nombreuses maladies – surtout psychiques et mentales – ont une composante d’origine démoniaque. Lorsqu’on prie pour une guérison, il y a un combat contre des esprits impurs et des démons.

images (4)Il n’est pas possible de dissocier la guérison d’une libération spirituelle. Je suis sûr que de nombreuses affections sont provoquées – directement ou non – par l’Ennemi. Par exemple, il arrive souvent que les personnes tombent malades durant la période du carnaval. Si quelqu’un vit pleinement par l’Esprit, il sera moins attaqué par les maladies. Cela ne signifie pas qu’il faille chercher pour chaque maladie un problème de démons! Un tel réductionnisme causerait un grand tort à de nombreux malades.

Comment discerner ce qui relève de la psychologie, de la spiritualité ou des démons?

EZ : Il n’est pas facile de différencier ce qui est du domaine de l’âme, et de l’esprit. C’est tout un processus, qui dépend de notre compréhension des vérités bibliques, de notre sensibilité au Saint-Esprit.

La Parole de Dieu dit que le Royaume de Dieu est «paix, et joie dans l’Esprit saint» (Ro.14,17,ndlr).Cela signifie que si je vis et ressens une paix et une joie profondes, je peux avoir la certitude qu’il s’agit de l’œuvre du Saint-Esprit. Je peux aussi discerner ce qui vient de Dieu ou d’une autre source. J’ai réalisé que le Saint-Esprit parlait d’ordinaire d’une voix douce et subtile, remplie de patience.

Les démons, quant à eux, disent: «Maintenant et tout de suite!»;ils nous mettent sous pression et nous enchaînent.

Je crois que notre propre âme nous joue plus souvent des mauvais tours que les démons.

Quand nous mettons des filtres restrictifs à notre âme devant certains choix, nous limitons l’action de Dieu. La clé est de refaire le plein de pensées bibliques, de remercier Dieu et de Le  jouer. Lorsqu’on retrouve la paix de Sa présence, lorsqu’on purifie ses pensées par le sang de Jésus, l’oreille est à nouveau sensible à l’Esprit de Dieu.

Publié dans : POSSESSION |le 9 octobre, 2014 |Pas de Commentaires »

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