Archive pour le 4 octobre, 2014

Réincarnation, de l’expérience à la science

 

ETangel14L-2Il est évident que rien ne peut « prouver » l’existence de la réincarnation, mais lorsqu’on met bout à bout des centaines de témoignages soigneusement vérifiés, des multitudes de faits qui se corroborent, les déclarations de très nombreuses personnalités qui ont vécu des expériences pour le moins troublantes, les affirmations spontanées d’enfants qui « se souviennent », ou la liste de « génies » anormalement doués qui ont vraisemblablement rapporté leurs dons « d’ailleurs », on ne peut tout balayer d’un seul revers de main sous le prétexte que « ce n’est pas possible » ou que cette hypothèse ne peut être prouvée. J’ai également désiré montrer dans ces lignes la véritable position de l’Eglise sur un sujet qui n’est pas réservé aux seuls Orientaux comme on le prétend trop souvent.

La Conscience Une manifeste des milliards de corps mentaux qui se présentent sous les formes d’individualités, apparemment autonomes, ayant pour mode d’emploi la recherche du plaisir et l’évitement de la souffrance. C’est le moteur basique qui agite les humains dans le grand théâtre de la vie, avec comme inconvénient majeur que le simple fait d’exister les place en situation d’entrer automatiquement en conflit avec leurs semblables. Krishnamurti a décrit d’une façon géniale les turpitudes du mammifère humain qui cultive ses divisions à l’aide d’opinions, d’idéologies contradictoires, de conceptions fragmentées qui font de la planète un lieu où les factions discordantes en arrivent à s’entretuer pour des idées. Beau, laid, positif, négatif, bien, mal, heureux, malheureux, sujet, objet, attraction, répulsion, plaisant, déplaisant, moi et l’autre, etc, etc… représentent les facteurs qui donnent l’impression d’un agir personnel où chacun détient la vérité. 

LA VOIE NON-DUELLE

Si la voie dualiste propose un but à atteindre, la voie directe est jalonnée de prises de conscience. Celles-ci permettent de détecter que les fi lms qui défi lent dans la pensée ne sont pas autre chose que les conditionnements, les formatages enregistrés à notre insu depuis la plus tendre enfance. Ce recul nous amène à nous poser la question : ces programmes sont-ils réellement nous-mêmes du fait qu’ils sont vus comme des réactions automatiques qui se projettent vers l’extérieur en toute inconscience ? Si nous ne les saisissons pas, nous constatons que les pensées viennent d’une vacuité pour y retourner comme elles sont venues ; c’est ce genre de constat qui commence à nous rendre dubitatif sur le fait qu’il se pourrait que notre identification à la pensée ne soit qu’une croyance qui ne correspond pas à une réalité, jusqu’alors totalement occultée. Ce genre de découverte, si elle bouleverse notre vision de nous-mêmes, est en réalité une avancée considérable car elle pose les jalons vers la connaissance de notre nature véritable par expérimentation et non par des lectures ou discours faits par d’autres, inclus ceux de Krishnamurti. C’est là où la notion de voie directe intervient, car il ne s’agit plus d’aller à la pêche aux savoirs mais d’intimement conscientiser que nous sommes espace et temps, que ce qui s’élance à partir des sensations, émotions, pensées, jaillit de cette vacuité silencieuse et paisible. Ainsi s’infiltre dans le corps-esprit une forme de maturité qui remet à sa juste place toutes les croyances, idéologies, opinions qui ne peuvent plus être prises au sérieux après de telles découvertes ; nous commençons à nous éveiller du rêve.

SORTIR DU RÊVE DE L’EXISTENCE

Quand le bruit mental permanent est vu pour ce qu’il est, un simple déploiement d’énergie auquel nous nous sommes identifiés, la bonne farce mise en place par le grand architecte est déjouée ; cela peut nous amener à une joie où nous commençons à comprendre ce que le terme libération veut dire : le fait de commencer à prendre conscience que nous ne sommes pas propriétaire de nos pensées mais qu’il s’agit du jeu d’une totalité impersonnelle, qui anime les moindres détails des milliards de formes qui s’incarnent dans l’univers d’instant en instant. Quand il est vu que ce surgissement de pensées apparaît et disparaît, ceux qui ont pu être suffisamment attentifs ont pu réaliser qu’il y avait souvent un silence entre deux pensées. Lorsque cette vacuité silencieuse s’élargit, « le vide que nous sommes apparaît dans le néant absolu de notre nature intemporelle». Cette audacieuse affirmation se révèle porteuse d’une simplicité peu admissible par le mental. La vie est tout ce qui est et ce qui peut être, elle joue simplement le rôle d’un individu qui se croit autonome et indépendant.

LE JEU DE LA « PERSONNE »

Un humain est appelé une « personne » et cela n’est pas anodin car si l’on regarde en soi-même, notre manière de fonctionner risque de nous procurer quelques surprises. 

Comment pouvons réaliser que ce moi, si prolixe en pensées et paroles, est sans existence en tant qu’entité autonome ? Cela serait une découverte aux implications incalculables. Ne s’agit-il pas d’une forme d’autohypnose collective ? 

Le mystère de ce pseudo moi ne peut être percé qu’en observant son fonctionnement à partir d’une zone de soi-même où tous commentaires sont absents. Nous sommes bien placés pour cela, aux premières loges de l’étonnant spectacle de ce va-et-vient de pensées ininterrompues qui imprègnent notre quotidien, à notre insu et en toute inconscience. Ce regard pourrait se définir comme un nouvel intérêt vis-à-vis de notre monde intérieur avec différence essentielle que cela se déroule dans une étrange vacuité silencieuse, qui ne prend plus à son compte ce qui se passe dans la pensée. Cette nouvelle perception de soi-même n’a plus rien à voir avec celle qui nous est familière, le florilège de jugements, qualifications qui constituent le bruit mental habituel n’étant plus reconnu comme soi-même mais comme un mécanisme quasi-automatique qui apparaît, disparaît dans le vide que nous sommes…

Par Sylvie Simon du magazine http://www.magazine-essentiel.com/

Publié dans:REINCARNATION |on 4 octobre, 2014 |Pas de commentaires »

Le Chat Guérisseur

Un maître guéri par son chat depuis l’au-delà ?

téléchargement (4)Dans son « Dictionnaire de l’impossible », Didier van Cauwelaert présente une série de cas extraordinaires à priori impossibles, mais authentifiés. Le premier cas : un chat serait intervenu de l’au-delà pour aider son maître gangréné à guérir et sauver sa jambe. Plutôt étonnant, non ?

C’était un jour de fête du Livre, à la fin des années 1990, dans les salons de la Mairie de Paris. Comme les mots de ce dictionnaire, les auteurs étaient disposés en enfilade au gré de l’alphabet, disparates et complémentaires, les plus connus permettant indirectement de découvrir les moins sollicités, devant lesquels stagnaient les files d’attente. 

J’avais repéré depuis quelques minutes un petit monsieur entre deux âges qui, en retrait de mon stand, attendait une accalmie dans mes dédicaces. Il tenait sous le bras un énorme dossier vert, et je m’attendais au pire. Chaque Salon du livre nous réserve son lot d’admirateurs qui viennent nous soumettre un manuscrit. N’étant pas éditeur, je me promets toujours de répondre non merci, et je repars souvent avec un excédent de bagages, parce que j’ai nourri moi aussi, jadis, l’espoir illusoire que mon destin littéraire dépendrait de mes auteurs favoris. 
Profitant d’un moment de répit où je rechargeais mon stylo, le monsieur au dossier vert s’avança vers ma table et attaqua d’une traite : 
- Pardon, mais je vous ai lu, alors je sais que je peux vous raconter ce qui m’est arrivé. 

Condensé à l’extrême, son récit dura tout au plus trois minutes. Ayant grimpé dans un arbre pour cueillir des cerises, un an plus tôt, il était tombé en brisant une branche qui lui avait ouvert la jambe gauche. Mal soignée, la plaie s’était infectée, et la gangrène s’y était mise. Lorsqu’il avait fini par se rendre à l’hôpital, c’était trop tard : la seule chance de le sauver était l’amputation. La veille du jour fixé par le chirurgien, il était descendu dans la rue avec sa canne pour, une dernière fois, « emmener promener sa jambe », disait-il avec cette douceur résignée des gens simples face à l’irrémédiable. 

C’est là qu’il croisa une dame inconnue qui sursauta, à sa hauteur, sans s’arrêter. Machinalement, il tourna la tête après quelques instants. Elle s’était figée sur le trottoir et le fixait, l’air en suspens, aussi étonnée que lui. Semblant dominer une hésitation, un vrai trouble, elle revint soudain vers lui. 
- Pardon, monsieur, mais on me dit de vous demander une chose. Vous avez un souci à la jambe, non ? 
Il répondit par un pauvre sourire. Avec sa canne et sa guibole gonflée sous le bandage, pas besoin d’être extralucide pour en arriver à cette conclusion. Elle enchaîna : 
- Vous avez un chat ? Parce que c’est à lui qu’il faut demander. Excusez-moi. 
Et elle tourna les talons en rougissant, avec autant de précipitation que si on l’avait surprise en train d’écouter aux portes. Comme si elle avait honte de ce qu’elle s’était entendue dire, précisa mon lecteur. 

Il était resté un moment immobile sur le trottoir, sonné par cette rencontre. Il avait un chat, oui, mais qui était mort six mois auparavant. Quel rapport, de toute manière ? Cette femme était dérangée, voilà tout. Et il avait d’autres problèmes en tête. 
Néanmoins, rentré chez lui, il ne parvint pas à chasser de son esprit la dernière phrase de l’inconnue. Pourquoi ces mots, pourquoi cette émotion qui lui nouait le ventre ? Il ne croyait pas à grand-chose, à l’époque, surtout pas aux gens désintéressés. Ni à un au-delà quelconque. Dans le canapé où il s’était affalé, il ne voyait vraiment pas quel genre de soutien il pouvait attendre du siamois qu’il avait enterré dans son jardinet de banlieue. 

Ses doigts rencontrèrent des poils sur les coussins de velours. Tout ce qui restait de Mozart, son compagnon de treize années. Alors il y eut en lui une espèce de sursaut. Qu’avait-il à perdre, après tout ? Il s’arracha du canapé, alla mettre un sac neuf dans son aspirateur, le passa sur les coussins, puis retira le sac pour récupérer les poils. Avec un soin dérisoire, il les étala sur la plaie de sa jambe, et il refit le pansement tandis qu’il demandait de l’aide au siamois, s’abandonnant à ce dernier espoir irraisonné. 

Le lendemain matin, une odeur épouvantable le réveilla. Bien pire encore que celle que dégageaient d’habitude ses chairs en décomposition. Il retira le bandage et jeta le cataplasme de poils félins où s’était concentré la puanteur. C’est alors qu’il découvrit, médusé, que sa peau avait changé de couleur. Les bords de la plaie semblaient rosir. 

Arrivé à l’hôpital, il demanda qu’on réexamine sa jambe avant de la couper. Il insista tant et si bien qu’il obtint gain de cause. Le dossier vert qu’il m’avait apporté ce jour-là rassemblait cent pages de rapports médicaux, d’analyses, de témoignages de spécialistes confirmant, sur papier à en-tête, les diagnostics avant et après ce que le patient appelait « l’intervention de Mozart ». Les praticiens étaient formels : la gangrène dûment constatée avait « guéri » de manière inexplicable, et les chairs se reformaient plus vite que de raison. 

Quand je relevai les yeux du dossier médical, je vis un noyau de lecteurs qui s’était formé autour du petit monsieur. Mes livres au bout de leurs bras ballants, ils me tournaient le dos, admirant sa jambe gauche aux cicatrices des plus discrètes sous le pantalon qu’il venait de retrousser. Une dame reposa mon roman pour me prendre des mains le dossier vert. 
Quelques instants plus tard, le miraculé des poils de Mozart s’en alla, emportant mes lecteurs qui se disputaient ses pièces à conviction. 

Que penser de ce récit ? La guérison était-elle due à l’action posthume d’un siamois via ce qui restait de sa matière physique, ou bien du fait que son maître s’était – pour reprendre son terme – abandonné à ce dernier espoir ? Cette « victoire par abandon », ce lâcher-prise sous-tendu par l’espoir, on en retrouvera l’hypothèse dans plusieurs cas de guérisons inexpliquées, passés au crible de ce dictionnaire. Mais comment interpréter le rôle de l’inconnue sur le trottoir ? Ce « renfort » destiné à attirer l’attention, par des paroles semblant surprendre autant celle qui les prononce que celui qui les entend. 
Faut-il y voir, pour paraphraser Pirandello et ses « personnages en quête d’auteur », un message en quête d’intermédiaire – en l’occurrence, la première personne « réceptive » croisée en chemin par le gangréné, vu l’urgence de la situation ? Je n’ai pas de réponse. Mais ce genre de question reviendra souvent dans les pages qui suivent. 

Aujourd’hui encore, je me demande pourquoi cet homme avait éprouvé le besoin de me confier son histoire. Il allait très bien, les médecins avaient validé son miracle, il ne m’avait pas demandé mon avis ni mon aide, encore moins la médiatisation de son cas sous ma signature. Il n’avait pas besoin de moi, en fait. Il était reparti avec mon public, sans même me dire au revoir. 

Quelques mois plus tard, je souffris brusquement d’une sigmoïdite aiguë, provoquant abcès intestinal et douleurs insoutenables. Ayant refusé l’opération à chaud qui aurait eu les conséquences qu’on imagine, je luttai toute une nuit contre la menace de la péritonite, avec autant de force mentale que de lâcher prise, m’abandonnant à la certitude que j’avais trop à faire pour mourir. Face à l’échec des antibiotiques sous perfusion, je ne manquai pas, dans la mobilisation générale de tous les moyens empiriques à ma disposition – prières, mantras, techniques de souffle et de visualisation –, de demander, au cas couvmax_1300où, l’assistance de Célestine et Chapy, mes deux chattes défuntes. 

Le lendemain matin, l’infection avait régressé de manière spectaculaire. Mes analyses étaient quasi normales. « Je ne sais pas comment, mais vous avez gagné : je range mes instruments », m’a déclaré, avec un sourire que je n’oublierai jamais, mon jeune chirurgien, le Dr Jean-Philippe Blanche. 
Avec le recul, je me suis dit que l’homme au dossier vert de l’Hôtel de Ville avait, peut-être, tenu auprès de moi le rôle qu’avait joué dans son destin une inconnue croisée sur un trottoir.

Dictionnaire de l’impossible, Didier van Cauwelaert
Editions Plon (Octobre 2013 ; 400 pages) 

Publié dans:ANIMAUX, GUERISON |on 4 octobre, 2014 |Pas de commentaires »

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