Archive pour le 23 août, 2014

Cannes choisit… l’extraordinaire

images (1)Depuis deux ans, le Festival de Cannes, qui est devenu l’un des événement les plus médiatisés au monde, ne cesse de surprendre par ses choix. Qu’en sera-t-il cette année ? Retour sur les deux dernières Palme d’Or qui soufflent encore un vent d’extraordinaire sur la croisette.

Comment comprendre la nature, la grâce et toutes les choses mystérieuses qui nous entourent et qui font de la vie une énigme ? Les deux dernières Palmes d’Or, parfois incomprises, ont malgré tout marqué le public et le monde du cinéma par leurs profondeurs existentielles. 

Vies antérieures

En 2010, le jury décernait la récompense suprême au film Oncle Boonmee. Marqué par des apparitions magiques, des fantômes et des souvenirs de vies antérieures, le long-métrage d’Apichatpong Weerasethakul imposait une nouvelle thématique sur la croisette : la réincarnation. « L’idée de réincarnation était déjà présente dans mes films précédents. Cette fois, c’est, de manière évidente, inspiré d’un homme qui peut convoquer ses différentes existences… » confiait le réalisateur. 

Oncle Boonmee est l’adaptation d’un ouvrage titré A Man who can recall his past lives qui raconte l’histoire vraie de cet homme, venu trouver un moine dans un temple du nord-est de la Thaïlande, et lui avait raconté que lorsqu’il entrait en méditation, il pouvait faire revenir ses existences passées.  

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Hymne à la vie

En 2011, le jury poursuivait sur sa lignée en attribuant la Palme d’Or au film de Terrence Malick The Tree of Life (L’Arbre de la vie). Une épopée cosmique, construite comme un hymne à la vie, un regard croisé sur la genèse de l’humanité et la jeunesse difficile d’un garçon des années 1950. Une idée qui avait trotté dans la tête du réalisateur depuis plus de 40 ans et qui soulève de nombreuses questions existentielles. 
 

Image de prévisualisation YouTubeDepuis l’existence du Festival, jamais deux films autant consacrés à l’extraordinaire n’avaient été récompensés deux années de suite. Le monde est-il en train de changer ? L’extraordinaire s’invitera-t-il une nouvelle fois cette année au programme du Festival de Cannes ? Réponse dans une quinzaine de jours.
Publié dans:VIDEOS à voir, VIES ANTERIEURES |on 23 août, 2014 |Pas de commentaires »

Peuple guérisseur en Amazonie

Le peuple Shipibo-konibo d’Amazonie péruvienne est réputé pour ses pratiques de guérison chamanique puissantes et le magnifique artisanat élaboré par ses femmes. Il compte environ 45000 personnes établies dans des villages le long du fleuve Ucayali et de ses affluents ainsi que dans la ville de Yarinacocha. Traditionnellement, elles vivent de la pêche, de l’horticulture et aussi du commerce du bois comme journaliers. Pour eux, le phénomène visionnaire ou onirique est une manifestation tout à fait courante, provoquée, exprimée, travaillée et maîtrisée. Il s’agit d’interagir avec un monde intérieur, un espace psychique amplifié afin d’avoir accès à d’autres réalités. 

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C’est dans ces autres réalités que les humains vont trouver et rencontrer des forces, des ontologies avec lesquelles ils pourront négocier leur condition humaine dans la réalité physique. Pour ces indiens, ce ne sont pas des hallucinations, c’est à dire une transformation délirante de la réalité, mais plutôt des « visions » ou des rêves lucides qui font office de référents et de « vrai réalité ». Tout un système d’apprentissage est mis en place pour les apprivoiser, les interpréter et les utiliser. Pour bien appréhender ce système, il est nécessaire d’en comprendre l’univers chamanique et de connaître comment ce peuple intègre différentes dimensions du réel. 

Depuis la naissance, voire depuis la vie intra-utérine jusqu’à leur mort, les Shipibo sont en contact avec le monde végétal et sont amenés à absorber des plantes pour différents usages et surtout pour la médecine. Selon une classification ethnobotanique qui leur est propre, ils accordent de l’importance aux plantes de pouvoir, des végétaux auxquels on impute un fort effet curatif et dont les grands arbres de la forêt sont le paradigme. On les appelle aussi « plantes maîtresses ». Elles ont deux aspects : un caractère physique, c’est-à-dire le corps de la plante, et un caractère spirituel multiple, c’est-à-dire une intériorité, un esprit générique appelé la « mère » d’une espèce de plante en particulier. Avec le corps de la plante, ils élaborent des remèdes de toute sorte, en utilisant tant les racines que l’écorce, les feuilles ou les tiges. Les préparations suivent des procédés tels que la macération, la décoction, l’infusion, la réduction en poudre après séchage… et les usages peuvent se faire en emplâtre, en boisson, en bain, bain de vapeur ou en fumée. Ces manipulations seront tout spécialement l’apanage des herboristes plus que des « curanderos », les guérisseurs locaux ou « chamanes » comme on les appelle en Occident. Ces derniers établissent un contact privilégié avec les esprits des plantes de pouvoir. 

A cet effet, l’apprenti-guérisseur suit une diète qui consiste en un protocole strict au cours duquel, après ingestion d’une préparation végétale, il respecte des règles préétablies pendant un temps imparti. En fonction du type de médecine que l’apprenti-guérisseur veut intégrer, il absorbe une plante particulière. Ce protocole permet de purifier le corps et l’esprit, et de recevoir les messages des entités végétales. Au titre des restrictions alimentaires, seules les céréales, les légumineuses bouillies à l’eau ainsi que les poissons et les volailles maigres boucanés ou bouillis sont permis, sans assaisonnement ; des restrictions sociales, physiques, émotionnelles et spirituelles : la diète implique une période de fragilité intérieure, l’apprenti reste tranquille et calme, à l’abri des regards et des énergies d’autrui. Cela lui permet de sortir des préoccupations émotionnelles du quotidien et de garder l’esprit clair. Il surveille ainsi ses pensées en permanence, lors de l’éveil jusqu’au moment des rêves. Une activité physique moindre est préconisée. De ce fait, les relations sexuelles sont évitées à l’instar des travaux de forces comme la coupe de bois, les parties de chasse, les marches sous le soleil ou encore le jardinage. 

Les visions chez les Shipibo-koniboGrâce à ce travail de purification, l’univers onirique se développe : les rêves deviennent plus clairs, plus présents, les couleurs plus vives. Ils marquent une empreinte visuelle et psychique beaucoup plus forte, qui s’inscrit dans le corps. En effet, il semblerait que, de par leur force, ce type de rêves, ou de visions au cours des rêves, conditionne la réalité en état d’éveil. Les esprits des plantes se manifestent pour transmettre des savoirs sous forme de messages visuels, sonores, cinesthésiques ou invisibles nécessaires à la guérison. Par ailleurs, ils le mettent à l’épreuve afin qu’il puisse mener à bien sa future fonction. Non seulement, il doit résister aux tentations des prohibitions liées à la diète mais aussi à la peur : les esprits le testent en le sommant d’exécuter un acte négatif dans le monde physique. Répondre à ces injonctions conditionnerait pour toujours l’exercice de sa fonction vers la sorcellerie, au lieu de la guérison. La diète initiatique est le modèle sur lequel se base les diètes ordinaires. Moins strictes, elles sont ouvertes à tous et elles permettent d’acquérir et de renforcer tout type de savoirs, de transformer des situations favorablement ou d’atteindre un but. 

L’apprenti-guérisseur accroît aussi ses connaissances en parcourant le monde lors de voyages astraux. Il apprend à circuler, à s’orienter et à ne pas se perdre grâce à certains repères visuels tels que les « kene », ces dessins géométriques exécutés par les femmes, autrefois sur des objets rituels et aujourd’hui sur l’artisanat. Ils sont visibles au cours des visions et servent d’ancrage et de repère visuel au guérisseur. Projetés sur le corps du patient comme une aura, ils permettent de savoir, selon la continuité du tracé, si il est sain ou non. Par ailleurs, ils agissent comme un chemin qui le relie entre la réalité d’éveil et l’état visionnaire. En effet, ces voyages de la conscience ne sont pas sans danger. Le guérisseur peut se perdre dans les méandres de sa pensée et des visions et ne plus revenir à la raison. Cette iconographie sert alors de référent visuel, culturel et mythologique ; elle est le fil, le long duquel le « curandero » revient à lui. Elle est une sorte de carte, un parcours cognitif que l’apprenti-chamane décode. 

Aussi, il apprend à reconnaître les rencontres spirituelles, au delà des physicalités et des apparences, en se focalisant seulement sur les intériorités car certains esprits malintentionnés peuvent se présenter sous un aspect trompeur. Pour ne pas être dupé, il accède à la dimension cachée des êtres en reconnaissant leur vraie nature. Enfin, l’initiation permet de renforcer le pouvoir de l’intention et de la concentration, essentiel pour se diriger dans ces autres réalités et accéder à la guérison. Il est exprimé et véhiculé par plusieurs supports : des chants transmis en rêve par les esprits des plantes ainsi que la fumée de tabac émis et soufflée en soins sur le corps du patient. Les chants sont psalmodiés selon une tonalité particulière, plutôt dans les aigus, dont la vibration, projetée sur le corps et dans l’esprit du patient, transforme ou élimine les éléments pathogènes. 

Un guérisseur ou « chamane » confirmé soigne grâce aux visions qui lui apparaissent des patients. Ces derniers le consultent lors de cérémonies nocturnes où il boit une décoction appelée ayahuasca. Ce mélange agit sur la conscience et permet au chamane de voyager dans les différents mondes. Cela lui donne un plus grand champ de vision, tant du monde du tangible que de celui de l’intangible. C’est à partir de ce monde invisible qu’il peut voir et comprendre ce qu’il se passe dans le visible. Pour le guérisseur Shipibo, la vision est un espace psychique nécessaire à sa fonction. Plus les visions sont claires et plus elles sont exactes et précises sur la cause des maux du malade. Il peut s’agir de visions clairvoyantes, d’événements passés, présents ou futurs. Elles sont stimulées par les effets chimiques des plantes psychotropes sur la conscience et s’appuient sur des représentations culturelles de l’environnement naturel. Elles s’alimentent des catégories intrinsèques mettant en scène et en action des esprits zoomorphes puissants et amphibies tels que le jaguar ou l’anaconda (animal mythique fondateur), phytomorphes (les grands arbres), topomorphes (des lieux particuliers : sous l’eau, dans la forêt, dans les cieux). 

En somme, on peut dire que le processus d’initiation suivie par les guérisseurs Shipibo permet d’aiguiser l’acuité visuelle lors des visions et le pouvoir de l’intention. Tout ce qui se passe en conscience onirique et visionnaire agit sur la réalité et est La Réalité. Il existe une réflexivité de la conscience modifiée sur la conscience vigile : ce qui est transformé dans l’autre monde agit dans la réalité physique. Il s’agit d’un mode d’apprentissage par l’absorption de substances végétales et imprégnation des visions en conscience onirique. Enfin, la vision joue un rôle de régulateur social afin que les individus puissent se positionner parfaitement au sein de leur communauté et agir de façon appropriée envers les êtres du monde autre.

Source INREES.

Publié dans:AMERINDIENS, GUERISON |on 23 août, 2014 |Pas de commentaires »

Un autre regard sur la mort

Selon plusieurs études, en moyenne 4% de la population vivrait ce que l’on appelle une expérience de mort imminente, soit 2,5 millions de personnes rien qu’en France. Immersion dans un tunnel, rencontre avec des êtres de lumière ou des proches disparus, sentiment d’amour infini… De plus en plus de personnes n’hésitent plus à s’affranchir du regard des autres et à partager leur expérience de « l’au-delà ».

640x914_13133_Knocking_on_heaven’s_door_3d_fan_art_surrealism_picture_image_digital_artEn 2003, Nicole Canivenq est au volant de sa voiture lorsqu’elle percute violemment un arbre. « Je me suis retrouvée directement dans un autre lieu » se souvient-elle. Puis, elle remarque que « le ciel était en bas et la terre en haut ». Elle essaie alors de se remettre dans la bonne position et constate qu’elle n’est « plus dans son corps ». De nombreux témoignages font part de cette décorporation. L’espace de quelques instants, ces personnes observent leur corps, sur une table d’opération ou dans une voiture accidentée… et sont capables, malgré un état d’inconscience apparente ou de mort clinique, de voir et d’entendre tout ce qu’il se passe autour d’eux juste avant d’accéder à une autre réalité.

La rencontre avec des êtres de lumière

Lors d’une conférence organisée par l’INREES, Nicole Canivenq raconte qu’elle s’est retrouvée dans « une espèce de prairie avec une herbe très verte », et explique que des êtres de lumière sont venus à sa rencontre. « C’était des êtres blancs. Ils avaient une forme d’apparence humaine, mais en même temps, ils n’avaient pas vraiment de visage, de bras et de jambes. J’ai senti un amour extraordinaire. Ce n’est pas évident de parler de ce niveau d’amour. C’était plutôt comme une vibration d’amour. Ces êtres étaient animés d’une grande joie. Leurs rires emplissaient tout l’espace. C’était comme des retrouvailles. » 

Découvrez la conférence : Les EMI par ceux qui les vivent 

Cette autre réalité est souvent associée à « l’au-delà », à l’existence d’une autre forme de vie par ceux et celles qui la vivent, suscitant de nombreuses interrogations. Cet « au-delà » existe-t-il vraiment ? Y aurait-il une vie après la vie ? Si les questions demeurent, depuis une quarantaine d’années des milliers de témoignages ont été collectés à travers le monde et dans toutes les cultures, puis analysés afin d’observer leurs similitudes. D’après ces études, les personnes qui vivent une expérience de mort imminente évoquent une succession d’étapes : le tunnel, la lumière, le sentiment de calme et de paix, la rencontre avec des êtres chers décédés et/ou avec des guides spirituels, la sensation de baigner dans un amour absolu, la vision de paysages magnifiques, le passage en revue de la vie. Chaque expérience est unique et ne comporte pas forcément l’ensemble de ces différentes étapes. Ces différents moments sont vécus par la plupart comme une expérience « initiatrice ».

Un amour inconditionnel et infini

En 1968, âgée de vingt-six ans, Nicole Dron a vécu ce sentiment d’Amour absolu. Elle partage son expérience dans le magazine de l’INREES n°9

Trois semaines après l’accouchement de son deuxième enfant, elle a fait deux hémorragies successives. Alors qu’elle était en salle d’opération, son cœur s’est arrêté de battre pendant 45 secondes, probablement les plus marquantes de son existence. Durant ce laps de temps, Nicole Dron raconte être elle aussi sortie de son enveloppe physique, et avoir vu tout ce qu’il se passait autour d’elle. Elle s’est ensuite retrouvée dans« un abîme de ténèbres, de silence ». Affolée, elle a décidé d’appeler à l’aide. « Au loin, j’ai vu une lumière. A partir de ce moment, je n’étais plus seule au monde. Surtout, une joie inouïe s’élevait dans mon cœur, mille fois plus grande que toutes les joies que j’avais pu éprouver sur Terre. Et je suis rentrée dans la Lumière. Là, il n’y a plus de mots. J’étais immergée dans cet océan d’amour, totalement comprise, comblée et aimée telle que j’étais, et si loin des soucis et des agitations de cette terre ! Je n’avais plus conscience du temps et de l’espace, mais d’être, d’avoir toujours été. J’ai compris que j’étais une partie de cette lumière, que j’étais éternelle. » 

Sentiment de paix et de plénitude

Et alors que la mort fait souvent peur, le sentiment de paix et de plénitude ressenti est souvent exprimé dans les témoignages. Hospitalisé d’urgence et opéré à la suite d’une erreur de manipulation lors d’un examen médical, le Père Patrice Gourrier s’est senti mourir. « Je me vois très bien couché sur une barque avec des bords très plats puisque je voyais la surface de l’eau. Il y avait une légère brume sur la surface de l’eau et là, j’ai vu une ombre noire jeter l’amarre. J’avais conscience que je mourais. Ce moment était très paisible. J’éprouvais un sentiment de quiétude, mais alors… que je n’ai jamais retrouvé, ci ce n’est quand je me remémore ce moment, je revis ce moment de quiétude. Et je partais doucement, doucement, vers une grande lumière blanche. » 

La vision panoramique du passé

Certaines personnes racontent avoir revu leur vie, comme si c’était l’occasion pour elles de comprendre certaines choses et de les mettre ensuite en application une fois revenues à la vie. « J’ai revécu ma vie à l’envers, de mes 26 ans de l’époque jusqu’à ma naissance, raconte Nicole Dron. Près de moi, il y avait un être de lumière. Il m’a demandé :  »Comment as-tu aimé et qu’as-tu fait pour les autres ? » J’ai senti tout de suite l’exigence de la question. C’était troublant car, pendant le déroulement de ce bilan, j’étais à la fois celle qui revivait chaque situation avec toutes les émotions qui l’accompagnaient, et l’autre partie de moi, celle qui n’était pas du tout affectée par les émotions, qui était toute sagesse, connaissance, amour, et justice. Lorsque j’avais accompli un acte de bonté, j’étais dans le cœur de la personne à qui j’avais fait du bien et je recevais le bien que je lui avais fait. Il en était de même lorsque j’avais été désagréable avec autrui. J’éprouvais en moi-même les souffrances que j’avais infligées à cette personne. »

Un autre regard sur la mort

Si les témoignages diffèrent selon les personnes, ces expériences modifient à la fois le regard sur la vie, la rendant plus précieuse et sacrée, mais aussi sur la mort. La plupart des personnes ayant vécu cette expérience déclarent ne plus avoir peur de la mort. A l’image du Père Patrice Gourrier. Il aime dire qu’il a fait sa « répétition générale » et explique : « Je n’ai vraiment plus peur de mourir parce que je sais que même s’il peut y avoir de la souffrance, à un moment donné, celle-ci disparaît et autre chose se met en place. » Par ailleurs, il en retire un grand bénéfice dans sa fonction de prêtre qui l’amène souvent à être confronté à la mort. « J’ai vécu la mort de beaucoup de proches. Je me rends compte que j’étais spectateur de tout cela. Ce moment m’a préparé à ne plus l’être. » 

La vision de situations ou d’objets confirmée par la suite

D’autres témoignages, rapportant certains éléments vus ou entendus pendant la sortie hors du corps et vérifiés par la suite, donnent du fil à retordre aux plus sceptiques, rendant tout simplement impossible l’hypothèse de l’hallucination. En 1949, à l’âge de vingt ans, Jean Morzelle est à l’armée. Il reçoit par inadvertance une balle dans la poitrine lors d’un exercice. Il arrive quelques heures plus tard à l’hôpital très affaibli, et se sent rapidement tomber dans un trou noir avec une sensation de chute. Puis, il se réveille et se trouve dans une pièce qu’il ne connaît pas et dans laquelle est opérée une personne, en l’occurrence lui. « J’étais en l’air, et regardais le spectacle, intrigué, nullement inquiet, et curieux de voir dans quel état j’étais. »se souvient Jean Morzelle plus de soixante ans après les faits. Il souhaite se rapprocher de ce corps et se rend rapidement compte qu’il peut se déplacer où il veut : « C’était ma pensée qui dirigeait tout ce que je voulais faire. ». Curieux, il décide de se promener dans l’hôpital, traversant murs et vitres à sa plus grande surprise. Revenu dans la salle où l’équipe médicale l’opérait, son attention se porte sur une plaque métallique située sous la table d’opération. Très marqué par cette expérience, il revient voir son chirurgien quelques mois plus tard et lui parle de cette plaque. D’abord dubitatif, celui-ci décide tout de même d’aller vérifier et revient « blanc comme un linge », confirmant la présence de l’objet. « Cette plaque était sous un molleton recouvrant la table d’opération », précise Jean Morzelle, toujours aussi étonné d’avoir pu la voir. 

Souvent décriés, ces récits défient la science et les conceptions actuelles au sujet de la conscience. Récemment, le témoignage du Dr Eben Alexander, célèbre neurochirurgien américain, va sans doute modifier le regard actuel sur ces expériences et faire progresser la compréhension scientifique de la conscience. En 2008, alors qu’il ne croit absolument pas à une vie après la téléchargementmort, une méningite foudroyante vient faire voler en éclat ses croyances. Après avoir passé sept jours dans le coma avec un pronostic très engagé, le Dr Eben Alexander a « expérimenté quelque chose de si profond » qu’après avoir étudié son dossier médical et avoir fait de nombreuses recherches pendant près de quatre années, il déclare avoir « une raison scientifique de croire que la conscience survit après la mort. »

Retrouvez le portrait du Dr Eben Alexander dans Inexploré n°18

Publié dans:La MORT |on 23 août, 2014 |Pas de commentaires »

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