Archive pour le 8 août, 2014

La maladie permet de se ressourcer

 

 

téléchargement (3)Les médecins taoïstes positivent plus que nous la maladie. Pour eux, au-delà d’un message du corps en détresse, elle offre la possibilité d’un ressourcement dans le « Vide médian », qui unit le Yin au Yang, le silence à la parole, le féminin au masculin.

Spécialiste de Sumer mondialement reconnue, linguiste maniant une vingtaine de langues anciennes, Marguerite Kardos est naturopathe et pratique l’énergétique chinoise traditionnelle. Elle est aussi, avec Jean-Yves Leloup, Michel Cazenave ou Christian Jambet, l’une des personnalités fortes de l’Institut Transdisciplinaire de Recherches et d’Etudes Comparées (ITREC) et participe depuis le début aux activités de « Terre du Ciel ». Nous lui avons demandé de nous parler des passerelles entre le corps, l’esprit, l’âme, et de nous dire quel sens a cette vision tripartite de la nature, notamment pour les Chinois auprès de qui elle a appris à soigner.

N C : Lorsque nous sommes fatigués, déprimés, est-ce parce que nous manquons d’énergie ou parce que nous la bloquons – les praticiens de l’énergétique chinoise comme vous cherchant à la refaire circuler ?

Marguerite Kardos : L’énergie a constamment besoin de se relancer, de se renouveler, de se raviver. Elle est UNE, mais ses expressions sont multiples et différenciées : il y a de l’énergie originelle, l’énergie ancestrale, l’énergie alimentaire, respiratoire, l’énergie de défense… Les Chinois l’appellent Qi, ce qu’on pourrait traduire par Souffles(au pluriel). Le Qi est l’un des « trois trésors », qui sont: Jing, Qi, Shen.

Le Jing est le principe vital « silencieux, ineffable, insondable » qui constitue le tréfonds de toute matière, la matrice de toute forme, c’est la trame yin très profonde de toute vie. Sa fluidité est comparée à l’eau. Mais le Jing serait inerte sans l’ardeur du Shen qui est pure lumière et liberté créatrice, qui va pénétrer le Jing pour le dynamiser. L’énergie ne se promène donc pas toute seule, sans support, c’est un système ternaire. Nous sommes en constante métamorphose, les « Trois trésors » produisent Hua, la transformation. L’homme est un « nœud » de jonction, d’échange, un lieu d’interaction des souffles du Ciel et de la Terre. La conception chinoise de l’univers est organique et unitaire, tout se relie et tout se tient par le « Souffle primordial ». Son mouvement est ternaire : souffle yin (la douceur réceptive), souffle yang (le dynamisme actif) et le souffle du vide médian (ce qui se passe « entre » et permet au deux de se dépasser). Cet espace de rencontre devient un lieu de transformation, de métamorphose. Le vide médian est une actualisation du Vide originel du « Ciel antérieur ». François Cheng sait en parler à merveille !

Toute vie peut être comprise comme un couplage yin/yang, dont le rapport est assuré par le vide médian. Je ne pourrais pas vivre si je n’étais en permanence ressourcée par ce vide profond qui règne entre deux respirations, dans l’échange entre deux regards, entre deux mots, entre l’origine et le retour, entre le oui et le non. Ce vide médian se forme constamment, il m’informe, me transforme et renouvelle toute relation. A l’origine de mon être, bien avant ma conception et même avant le cosmos, ce vide est une potentialité d’existence – dont l’astrophysique moderne commence à parler quand elle évoque la matière/énergie qui existe en puissance dans le vide primordial, dont elle dit qu’il est « poissonneux »!

Quand on se plaint : « Je manque d’énergie », on pense souvent au yang, à l’énergie que l’on aimerait déployer pour aller travailler, ou faire ses courses, se rendre utile, bref agir.

Mais notre économie interne nous garde bien de dilapider toutes nos potentialités vers l’extérieur, comme nous aurions tendance à faire. L’alternance jour/nuit, ou inspir/expir, ou yin/yang, permet l’échange des polarités en moi : ma part visible doit régulièrement se ressourcer dans ma part invisible. Dit autrement, je tiens debout, en position verticale par mon axe Nord-Sud, que la médecine chinoise appelle l’axe reins-cœur (reins et cœur sont garants de l’immortalité dans l’ancien Egypte, on ne les retirait jamais des momies). Cet axe représente mon intériorité profonde, intime, secrète qui est constamment « testée », vérifiée par le plan horizontal Est-Ouest: mon être au monde. L’état hépato-biliaire, pulmonaire et intestinal dévoilent les difficultés relationnelles que nous vivons avec les autres, dans la vie professionnelle, familiale, psychologique, sociale, amoureuse, artistique, religieuse, métaphysique.

Les énergies se croisent, s’échangent et se conjuguent en Cinq éléments, en cinq mouvements. A chaque élément appartient une « entité viscérale » avec un rôle spécifique , – l’âme chevillée au corps. Si l’organe est en souffrance, certaines difficultés émotionnelles vont apparaître et bien sûr vice-versa, quand l’état émotionnel est secoué, l’énergie de l’organe en pâtit.

Donc, quand je dis : « Je manque d’énergie » pour assumer tout ce que je devrais faire, cette fatigue me questionne autant sur le sens de ma vie psychique et spirituelle que sur une meilleure répartition de mes heures de travail et de repos, sur mes aspirations profondes ou sur mes dépenses et de mes dépendances, sur une nourriture plus équilibrée en yin ou en yang – et cela comprend aussi ma façon de me nourrir d’images, de sons, de paroles ou de pensées.

L’Occident découvre de plus en plus que l’extérieur commence dans la profondeur à l’intérieur, et le visible par l’invisible. Le Qi s’enracine dans le Jing infiniment obscure…

N. C. : Mais aussi, donc, que le shen lumineux l’inspire.

M. K. : Oui, heureusement. Le Shen, c’est l’étincelle d’amour qui chante dans nos cellules, qui rayonne à travers nos yeux, qui maintient le monde en cohésion. C’est l’inspiration, la créativité, le don de partage, d’être éveillé par la beauté, par la musique… ou par une rencontre : si en ce moment, tous les deux, nous communiquons, c’est parce qu’il y a du shen qui nous unit. Communiquer avec un comateux, en lui faisant entendre la voix d’un être cher, c’est l’œuvre du shen. Mais comment le shen se manifesterait s’il n’avait pas de base, s’il n’était pas accueilli par une matrice ? La base, cette matrice est le jing, l’insondable mystère féminin comparé à l’eau, sans laquelle aucune graine ne peut pousser, même si brille le soleil d’un shen magnifique. Quand vous rencontrez quelqu’un, la brillance de son regard et sa façon de vous serrer la main révèlent immédiatement comment le shen mobilise son Qi. Les thérapeutes savent que le plus souvent il faut commencer par recharger le jing.

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N. C. : Si le jing est comme l’eau et le shen comme le soleil, à quoi se compare le Qi, qu’ils mettent en branle et dont nous parlons de plus en plus souvent en Occident ?

M. K. : Le Qi est comparé au vent, les souffles circulent entre les différents plans. Je ne suis pas seulement un être biologique appartenant à une famille, à une société, à une culture dont je suis responsable. Je suis également faite d’énergie incréée, non substantielle. De quelle manière j’en suis responsable ? J’ai, comme nous tous, un « mandat céleste », une tâche individuelle à accomplir sur cette terre, et pour cela, il me faut incontestablement de l’énergie. Il se trouve que, souvent, nous ne savons pas entendre, venant du fond de nous, la voix qui nous inspire notre tâche singulière. Or, la maladie peut précisément nous servir à affiner cette écoute, à faire le point. Quand on me demande quelles maladies je soigne, je réponds que non, je ne soigne aucune maladie, je ne soigne que la santé. Or, dans le mot « santé », ma pratique me montre depuis trente ans, qu’il faut y inclure les phases sombres autant que les phases lumineuses. Seules les difficultés peuvent nous faire mûrir, grandir, évoluer, nous rendre plus humble, nous permettre d’entrer plus profondément dans le questionnement essentiel, à percevoir notre propre « scénario » de vie.

Chez les Sumériens, le thérapeute devait aider son patient à pouvoir répondre à tout instant à la question que lui poserait son ange gardien au moment de sa mort, au nom de l’Absolu : « Qu’as-tu fait de ma gloire ? » Celui qui ne peut pas répondre ne passe pas le seuil ! Autrement dit : avons-nous transformé les ténèbres rencontrées en nous-même et autour de nous en plus de compassion, en plus d’amour, en tendresse, en écoute, en pardon, en tolérance, en joie ? À Sumer, le mot maladie n’existe pas, on dit : enténèbrement. Tomber malade, c’est perdre la « lumière de gloire ». Et guérir (symbolisé par l’idéogramme du serpent), c’est traverser les épreuves, acquérir une nouvelle force grâce à la maladie. Nous ne sommes pas sur terre pour ne pas tomber malade, mais peut-être pour apprendre à franchir des ponts, des épreuves, et à transformer, chacun à sa manière unique, l’obscurité en lumière.

N. C. : La parabole christique des « talents » reprend cette idée…

M. K. : Oui, en demandant : qu’as-tu fait de tes talents  ? Les as-tu utilisés pour ta propre gloire, ton narcissisme, ton confort, ton désir de séduction, ta gourmandise d’acquérir toujours plus ? Les as tu gaspillées ? Ou as-tu su les utiliser pour sonder ce nom secret, cette vibration infiniment profonde qui existe en chaque cœur ? On ne peut pas formuler ce « mandat céleste » qui attend de nous sa réalisation, mais on le sent. C’est justement cela le shen : le feu de l’intuition, de l’inspiration, l’ange qui nous guide. Des tablettes sumériennes nous parlent de « réveiller le secret du cœur ». Telle est la tâche du thérapeute : pas seulement soulager un mal de tête ou une diarrhée, mais relier son patient à son enracinement dans l’invisible, au secret de son être. Dans le cœur éveillé, dans un commencement, un état auroral. Ce n’est pas spectaculaire, on constate une pacification : « Je ne tombe plus dans la victimisation », ou « J’aime mieux mes enfants », ou « J’ai décidé de chercher un nouveau travail », ou « Je réponds à des besoins en moi, auxquels je n’avais jamais accordé d’espace, danser, ou peindre, ou partir en randonnée, avant j’étais trop accaparé par mon travail, ma famille, mes soucis. Soigner, c’est donc beaucoup plus mystérieux et plus fort et plus exigeant que de juste vouloir rétablir une situation confortable. Si l’on reçoit une épreuve, c’est pour évoluer, pour grandir, se transformer, voir plus grand, plus large, plus profond, c’est pour renouveler tout de l’intérieur, avec plus d’amour, plus de patience, plus de force. Aujourd’hui, on cherche peut-être trop une efficacité à courte durée. Alors qu’il peut s’avérer excellent d’entrer en soi grâce à une grippe, à une fracture, ou à un autre trouble. Me sentir petit, me retrouver dans ce « vide médian » entre l’ancienne situation et une situation future, peut m’aider à voir mon devenir à partir de ce secret infini que je porte, innommé et innommable, inaudible, imperceptible, et pourtant extrêmement dense, intense, impérieux en chacun de nous, comme une mise à l’impératif de l’être, une exhortation à se mettre debout !

N. C. : Mais la crise ou la maladie peut aussi nous écraser…

M. K. : C’est bien pourquoi il faudrait soigner le yin, par prévention. Par exemple les reins sont porteurs de la volonté de vivre, de la confiance en soi, de la possibilité d’avoir une assise ! Beaucoup de nos contemporains « flottent », par manque de terre et d’eau : ils n’ont pas les pieds sur terre. En médecine chinoise, on dit qu’ils ont la racine -les reins- faibles. « S’adosser au yin », c’est d’avoir les reins solides, on peut les fortifier par exemple par le chi-gong ou le taï-chi-chuan. Les reins correspondent à l’intériorisation. Quand l’ours se retire dans sa grotte, à l’arrivée de l’hiver – temps de la tortue noire, c’est pour se renforcer les yin. Nous devrions faire de même. Pour nous renforcer la racine, descendre un peu plus « amoureusement » dans notre intériorité, dans le temple du silence, remercier nos ancêtres, leur pardonner leurs inaccomplissements, nous réconcilier avec eux – et nous ressourcer en pratiquant la respiration méditative… . Mais nous vivons désormais comme si les cycles des saisons ou du jour et de la nuit n’existaient pas. Nous voudrions travailler autant en hiver qu’en été, la nuit que le jour ! Moi aussi, bien sûr ! Trop d’affaires en cours et nous oublions de nous replier dans le silence intérieur, écouter notre voix profonde, et refaire nos réserves en hiver. Nous sommes donc menacés d’épuisement, parce que nous avons perdu la perception subtile des rythmes naturels, sur lesquels sont fondées, par exemple, les prières des grands systèmes religieux, qui dépendent de l’angle du soleil à la surface de la terre.

N. C. : Et quand arrive le printemps ?

M. K. : C’est le temps du dragon vert, avec l’éveil du yang. L’énergie renaît, bourgeonne, ressort. Les organes maîtres sont alors le foie et la vésicule biliaire, on les appelle « boucliers ». Egalement : « général de l’armée » et « chef de guerre », pour dire qu’on bouillonne facilement, on est prompt à la colère, à l’irritation, au jugement, à l’intolérance par trop de bile chaude. Au printemps le désir de la Quête se réveille, les projets de voyages – particulièrement si les reins ont été reconstitués en hiver ! La créativité surgit alors avec audace et impétuosité, tant pis pour l’entourage ! On refait le monde.

La phase montante du shen nous emmène dans l’été, en cette saison le cœur est sous la protection du phénix rouge. Les Anciens confirment qu’il y a un cœur émotionnel et un cœur « empereur ». Seul le « cœur vide a puissance sur toute chose ». Il est générosité, miséricorde, bienveillance, joie, – pas seulement durant l’été !

Puis, le yang décline doucement et l’automne arrive, c’est le temps du tigre blanc, une saison pour engranger, faire le bilan, le deuil aussi, à s’occuper des poumons et du gros intestin, à trouver son espace individuel, tout en respectant l’autre, à se libérer des dépendances émotionnelles périmées. Notre tâche, difficile, consiste à transformer la tristesse en compassion et en espérance. Il en faut du shen pour ça !

Au centre de l’entrecroisement des saisons se trouve la Terre. Elle s’occupe, à travers la rate et l’estomac, de la digestion, de la transformation, de la transmutation, de la compréhension, de l’intégration, du renouvellement… Mais si la Terre est trop forte en moi, elle va déborder sur le Feu et l’éteindre, me coupant de la Grâce, du shen ming en chinois, de « la lumière de l’Esprit ».

N. C. : Quand donc la Terre est-elle « trop forte » en moi ? Quand je suis vorace, cupide ?

M. K. : Pardon, je voulais dire qu’elle peut être fort « encrassée » par trop de pensées et de soucis, trop d’aliments sucrés et par l’alcool. Les compensations consolatrices incitent à la stagnation, ne favorisent pas beaucoup le dialogue transformateur… Comment entendre l’appel du shen, le « secret du cœur », si je suis emmurée dans ma vérité monolithique, ma certitude infaillible ? Le blocage de la Terre empêche les autres éléments à circuler : l’Eau est indispensable pour la confiance, le Bois pour l’élan créateur; le Métal pour l’acte juste, le Feu pour la Vive Flamme.

Y a-t-il de pire calamité que de ne jamais se remettre en question ?

Justement, selon la médecine sumérienne, la santé se repère à trois critères : avoir le don de remercier (pour tout ce qui nous arrive)le don de pardonner, et être joyeux.

La cause de la maladie est principalement le non-pardon à soi-même ou à quelqu’un d’autre. Le patient devait examiner ce qui l’empêchait de pardonner. Après quoi, on en venait à décrire son trouble, ses symptômes. Il fallait replacer son histoire personnelle dans une méta-histoire, symbolique, mythique, ce qui a opéré une délivrance. Et le thérapeute lui indiquait comment soigner sa santé, en visant les trois critères dont nous venons de parler. Etre responsable, autant que possible, de sa santé, par respect à son entourage peut être un acte de bienveillance. C’est pourquoi, dans toutes les médecines sacrées, qu’elles soient sumérienne, égyptienne, ayurvédique, chinoise, etc, il est conseillé un suivi, particulièrement aux changements de saison, aux équinoxes et aux solstices, et pour chacun le jour de son anniversaire. Pour célébrer et nourrir le Nouveau qui se prépare. Pour transformer l’épreuve en « berceau de la joie ».

La science occidentale petit à petit a saucissonné l’homme, en de nombreuses spécialités : psychologie, biologie, émotions… avec une impuissance à rassembler les fleurs en un bouquet, on y perd le fil. Même dire que nous sommes un triangle « corps-âme-esprit » apparaîtrait trop schématique et réductif pour des Sumériens ou des Chinois.

N. C. : La tripartition « corps-âme-esprit » n’est-elle pas au centre de la vision chrétienne, à laquelle vous n’êtes pas insensible ?

M. K. : Justement, Jésus a soigné la santé ! Chacun de ses gestes, chacun de ses mots était guérisseur, libérateur, transformateur. Derrière chaque guérison on sent briller des interrelations extrêmement riches. C’est probablement la pensée grecque qui a synthétisé et résumé de cette façon l’expérience des Anciens, sur les neuf corps qui nous constituent. Les neuf enveloppes de Tout-Ankh-Amon témoignent de cette perception à la fois cosmique, transfigurante et ascensionnelle de l’Homme. Le résultat actuel, c’est que, finalement, le pneuma grec, qui faisait penser au chi chinois, s’est retrouvé dans l’Église, mais il a déserté la médecine. On ne peut pas parler, dans nos facs de médecine, de l’Esprit Saint ! Alors que, chez les Chinois, même après cinquante ans de dictature maoïste, allez interroger des jeunes de vingt ans sur les « trois trésors », ils vous répondront impeccablement ! Cela m’a d’ailleurs énormément surprise, la première fois. J’ai demandé : « Mais… comment savez-vous cela ? » Ils m’ont répondu : « Mais enfin, nous l’apprenons à l’école ! » Ils apprennent que nous sommes faits d’invisible et que la matière extérieure est comme une expression figée d’une dynamique profonde, faite d’un entrecroisement de souffles ! Cela correspond bien sûr à ce qu’enseigne l’énergétique chinoise.

Vous et moi, nous sommes liés en quelque sorte, par « Dialogues avec l’ange » qui évoque cette tripartition. Me permettriez-vous d’en rappeler un court passage ?

« Tout est corps. Ce qui est insaisissable pour toi, l’âme, pour moi est un mur épais. L’âme est le vin, elle porte l’ivresse. » (18 L)

« L : Parle-moi de l’interdépendance du corps, de l’âme, de l’esprit. – Si tu dépends du corps, tu n’es que corps. Si tu dépends de l’âme, tu n’es que corps animé. Si tu dépends de l’esprit, tu n’es qu’un homme. Si tu
dépends de LUI, tu es tout. Ne dépends que de LUI, alors corps, âme, esprit et LUI seront unis ! A sa dépendance, tu peux reconnaître chacun. » (33 L) 

« Chaque organe de ton corps est l’image d’une force de l’Univers. C’est d’elle qu’il reçoit sa force. Le battement de cœur de l’Univers est un avec le battement de ton cœur. Chaque organe est sacré. (24 L)

Vous savez qu’un thérapeute qui pratique l’énergétique chinoise traditionnelle, « mesure » ce « battement » de la vitalité de son patient en lui prenant les pouls « chinois », aux poignets, aux carotides, aux pieds… ce qui lui permet de faire un bilan énergétique, puis de « réaccorder » la personne, comme un instrument de musique. Le thérapeute ne peut pas écrire votre « partition » (c’est-à-dire votre « mandat céleste »), mais il peut vous aider à la jouer sur un instrument accordé. Quant à l’intensité de votre façon de jouer, j’ai pu me rendre compte au fil des ans, combien elle dépendait de l’écoute que vous êtes capable d’accorder au sens profond de votre vie.

téléchargement (2)De plus en plus d’Occidentaux, y compris médecins, s’intéressent sincèrement et passionnément à tout cela, avec une exigence grandissante, qui me rend optimiste. De toute façon, les évènements nous obligent à évoluer. Savez-vous que la médecine spatiale russe a été obligée de renoncer aux antibiotiques et aux corticoïdes ? C’est qu’ils ont failli perdre des cosmonautes, en les soignant avec ces procédés très lourds, alors que, dans l’espace, les molécules se modifient de façon incontrôlable – si bien qu’un abcès dentaire a pu dégénérer en septicémie en très peu de temps et qu’il a fallu rapatrier d’urgence un gars qui venait tout juste de décoller – vous imaginez le coût de l’opération ?! Eh bien, devinez comment ils se soignent, maintenant, dans leur station orbitale ? Par acupuncture ! C’est la seule médecine vraiment sûre et efficace dans l’espace !

Cela dit, même l’acupuncture peut servir à des fins égoïstes. Or, finalement, la seule question qui compte est de savoir si je sers la vie, donc l’amour. C’est en assistant, médusée, à l’écrasement de la révolte de Budapest par l’Armée Rouge, en 1956, que je me suis posée des questions métaphysiques et que j’ai eu envie d’aider l’autre à guérir. Chacun de nous tombe, un jour ou l’autre, sur la question : « Sais-tu aimer ? »

Propos recueillis par Patrice van Eersel

Cet article a été diffusé la première fois dans le magazine CLE, en mars 2006.

Publié dans:GUERISON, MALADIE |on 8 août, 2014 |Pas de commentaires »

Le monde est moins violent

 

 

téléchargement (1)Le monde nous est présenté comme toujours plus hostile. pourtant, les statistiques contredisent notre ressenti : Partout, la violence recule. 

Pourtant, autour de 10 % de nos concitoyens déclarent se sentir en insécurité. Seraient-ils mal informés ? La réponse est oui. La violence est un thème à haute rentabilité politique et médiatique : bien mise en valeur, elle rapporte des électeurs frileux et nombre de lecteurs ou téléspectateurs. Ne suffit-il pas d’un seul meurtre de joggeuse au coin d’un bois, comme à Nîmes en janvier dernier, pour nourrir l’ouverture des journaux télévisés plusieurs jours de suite ?

Sans doute qu’une bonne partie de ceux qui lisent ces lignes ne voudront pas les croire exactes ou honnêtes. Affirmer que la violence est au plus bas va à rebours des discours et des gros titres. Or, en France, les homicides sont rarissimes, et c’est peut-être une des raisons pour lesquelles ils sont montés en épingle par les médias. Quand, après la Seconde Guerre mondiale, un meurtre était commis dans une ville de province, seul le journal local le relayait. Aujourd’hui, c’est un événement national sur nos écrans. Mais les faits sont têtus : le monde est moins violent, heureusement. 

Il est vrai que la violence est inscrite dans la nature humaine. Les psychologues et anthropologues expliquent, statistiques à l’appui, qu’elle est essentiellement le fait de jeunes hommes, entre 15 et 30 ans, et que seules 10 % des violences sont perpétrées par des femmes. Même si les gangs de filles se multiplient et de ce fait inquiètent, ils ne pèsent guère dans les chiffres.

Le principal problème de nos sociétés éprises d’ordre et de sécurité réside dans le contrôle de la violence des jeunes. Car notre part animale et masculine nous pousse en effet à l’agression, au conflit, à la castagne, à la baston… bref, au combat, singulier ou collectif. La « chair à canon » n’avait-elle pas accueilli avec exaltation la déclaration de guerre en août 1914, avant de partir se faire faucher par les mitrailleuses ? Aujourd’hui, des supporters des clubs de foot vont aux matchs moins pour le score que pour en découdre avec ceux d’en face. Ils ont besoin de satisfaire leurs pulsions agressives sur des semblables qui ne leur ont pourtant rien fait. 

Ces comportements, comme celui des casseurs en fin de manifestations, ne concernent qu’une minuscule fraction de la jeunesse et sont rarement meurtriers. Le sport n’est-il pas d’ailleurs un des moyens, dans nos sociétés, de sublimer la violence et de canaliser les énergies aux âges où elles risquent de déborder ? Freud nous explique la sublimation comme le moyen d’éviter les conséquences destructrices de notre agressivité naturelle. Il faut la transformer en autre chose, depuis le combat de boxe jusqu’à la création littéraire. Pour Freud, tout cela fait partie de la libido, et donc de notre énergie vitale qui peut tout aussi bien construire que détruire.

Devant la violence, nous avons tendance à demander davantage de moyens répressifs, de policiers, de systèmes de contrôle et de surveillance. Mais le plus efficace n’est-il pas que chacun intègre, par l’éducation, les valeurs qui permettent de vivre ensemble ? Le cinquième commandement, « tu ne tueras point », a formulé la première condamnation absolue de la violence, une novation pour l’époque. Il aura néanmoins fallu des dizaines de siècles pour que ça fonctionne à peu près. Ainsi les duels, longtemps considérés comme formateurs pour les jeunes nobles porteurs d’épée, n’ont été interdits que par Richelieu. Et avec des résultats inégaux, comme nous l’a narré Alexandre Dumas. L’infanticide, le crime des crimes, n’a été condamné par la loi qu’au XVIIe siècle. Quant à l’interdiction de la torture et de la peine capitale, une bonne partie du chemin reste à faire à l’échelle du monde. 

Le vrai progrès, récent puisqu’il ne date que du siècle dernier, est d’avoir collectivement compris que notre gendarme intérieur, appelé « surmoi » par Freud, est bien plus puissant que celui portant le képi. Ce qui, en passant, plaide en faveur du projet Peillon de cours de morale à l’école. Maintenant qu’on n’envoie plus les enfants au catéchisme, qui a pris le relais pour inscrire le cinquième commandement dans les jeunes cerveaux ? Ce ne sont plus les instituteurs, trop rarement les familles. 

Un carton au box-office

Dans le même temps, la mise en scène de la violence a atteint son paroxysme. Entre les films où la brutalité se fait de plus en plus crue, les jeux vidéo toujours plus destroy, les affiches de cinéma dont au moins une sur deux montre un homme tenant une arme, on représente la violence comme normale, et même valorisante. C’est un miracle, dans une atmosphère pareille, que la criminalité continue à régresser. Une véritable schizophrénie sociale. 

Ceux qui font commerce de ces images arguent que la violence symbolique métabolise nos pulsions. Difficile à croire quand on constate la précocité des jeunes délinquants. Qui leur présente des contre-exemples ? La douceur, le calme, la maîtrise de soi et la discussion ne font pas de bons scores au box-office. La violence, comme le sexe, rapporte tellement plus. 

Si la violence diminue partout, elle rôde toujours dans les têtes. Nous devons vivre avec, socialement et politiquement. 

Les viols restent la forme de violence la plus répandue et celle qui baisse le moins vite. Plus de 200 par jour, 75 000 par an en France. Sans compter que seuls un dixième d’entre eux sont déclarés, 80 % ayant lieu dans un cadre privé, du fait d’hommes connus de la victime, souvent membres de la famille. De nos jours et partout dans le monde, si les violences entre hommes régressent, celles à l’égard des femmes résistent et souvent ne sont même pas réprimées. 

Pour toutes les autres formes de violence, y compris les vols, destructions de biens et incendies de voitures, la tendance est à la baisse. Pourtant, les petits larcins, vols à la tire et pickpockets restent une source de craintes dans les villes et les lieux touristiques. Paris est même considéré comme dangereux par les Asiatiques, les jeunes voyous ayant repéré que les Chinois portent sur eux de grosses sommes en liquide. Cependant, au fur et à mesure, on trouve les moyens de faire face. Ainsi, il y a quelques années, les succursales des banques étaient braquées en nombre chaque jour. Désormais, on n’y trouve plus de cash, et les distributeurs de billets ne se laissent pas intimider par une arme. Les braquages ont chuté. 

L’insulte, plus agressive qu’un coup de poing

Objectivement, les menaces sont faibles dans nos pays paisibles, mais cela n’empêche pas la peur, attisée par le fait que le moindre acte violent est rendu public, monté en épingle et devient un argument polémique. C’est pourquoi la violence perçue est devenue plus importante que la violence en chiffres.

Habitués à une société plus paisible, notre seuil de tolérance à toute forme d’agressivité s’est fortement abaissé. Désormais, une insulte nous paraît plus brutale qu’un coup de poing il y a un siècle. Ce que nous ressentons comme violent dans notre quotidien relève plus des incivilités qui, elles, augmentent d’autant plus que les bases du vivre ensemble ne sont plus enseignées. 

Avec la crise, s’ajoute une vulnérabilité sociale accrue qui fait craindre à 40 % des Français d’être déclassés, voire de tomber dans la pauvreté. Un monde où les soutiens financiers se font plus étriqués et où le chômage s’accroît est forcément perçu comme plus brutal. 

L’unique forme de violence physique qui résiste, et augmente même dans certains pays, est celle que l’on retourne contre soi. Aux Etats-Unis, par exemple, le taux de suicide croît, depuis le début de ce siècle, en particulier chez les 35-54 ans, du fait de la crise et de l’affaiblissement du lien social. Un Américain sur trois, âgé de plus de 45 ans, ne déclare-t-il pas souffrir de solitude chronique ?

images (4)Il suffit de consulter le tableau de l’Organisation mondiale de la santé sur les causes de décès pour comprendre que, dans neuf cas sur dix, ils sont dus aux violences auto-infligées, de l’alcoolisme au suicide. Sans oublier les desperados de plus en plus nombreux qui, depuis vingt ans, entraînent des innocents dans leur mort. Si le monde reste violent au XXIe siècle, c’est d’abord de notre fait. Et face à ça, la police ne peut rien.

Qui, parmi les Occidentaux, n’a pas eu un sourire indulgent et sceptique à l’égard des militants non-­violents à la Gandhi ? Il n’aura pourtant pas fallu trop longtemps pour que la non-violence soit, dans les faits, dominante. 

Offrons le dernier mot au Dalaï-lama, le visionnaire souriant : « La violence est démodée. Laissons les valeurs féminines s’épanouir dans nos sociétés afin de changer les mentalités. C’est essentiel pour construire une paix durable et le futur de l’humanité. » 

 

extrait de l’interview de  par Jean-Louis Servan-Schreiber

 

Publié dans:TOLERANCE |on 8 août, 2014 |Pas de commentaires »

Contre le vampirisme

 

 images (3)Nous ne sommes jamais victime de rien, car nous ne sommes jamais une victime. Tout ce qui se trouve en nous et à l’extérieur de nous, tout ce que nous vivons, traversons, toutes les personnes que nous rencontrons et les expériences par lesquelles nous passons, ne sont que ce que nous attirons à nous et donc ce que nous créons. 

Dans cette compréhension des choses, comment peut-on alors expliquer le phénomène des entités (vivantes ou désincarnées) qui peuvent nous vampiriser et se nourrir de notre énergie jusqu’à en ressentir les conséquences parfois terribles ? 

J’en ai fait l’expérience récemment et c’est pour cette raison que je voudrais partager ça avec vous aujourd’hui…

Les entités sont des « énergies » et pour continuer à survivre elles doivent se nourrir d’énergie, mais pas de n’importe qu’elle énergie.

Lorsqu’une personne décède, une partie d’elle-même, son âme, se détache de son corps et quitte la terre, mais quelques fois, pour ne pas dire très souvent, certaines zones d’ombres, des parties d’énergies négatives sont incapables de se dissiper dans la lumière. Ces parties sont des croyances ou des formes pensées que la personne a entretenu durant son existence. Elles peuvent être des énergies de colère, de peur, de tristesse, d’attachement,… toute sorte de chose ayant une densité très lourde et donc incapable de se dissoudre lors de la mort.

Chaque zone d’ombre, au cours du temps, est devenue une sorte d’énergie autonome et vivante. Lorsque chacune d’entre elles  était encore attachée à l’aura de la personne en vie, elle se nourrissait de ce que cette personne lui donnait en continuant à maintenir des pensées et des croyances négatives, mais lorsque la personne décède, elle a besoin, pour continuer à vivre, de se  nourrir de cette même énergie dont elle émane. Elle va donc se mettre à rechercher une proie alimentant le même type d’énergie afin qu’elle puisse continuer à se nourrir.

Quand une entité s’immisce dans le champ vibratoire de quelqu’un, c’est qu’elle a trouvé une faille quelque part. En aucun cas elle ne peut se nourrir de notre lumière, c’est de notre ombre dont elle va se nourrir et précisément de celle dont elle est porteuse (peur, colère, sentiment d’injustice, …). Ce qui signifie que si une entité arrive et s’installe chez nous, c’est que nous sommes celui ou celle qui, soit était déjà en train d’alimenter une énergie sombre  de même fréquence que la sienne, soit que subsiste chez nous une faille qui, lorsqu’elle s’y introduit, lui permet de facilement faire renaître en nous cette énergie dont elle a besoin.

Il va de soi que lorsqu’une entité se met à nous habiter, nous pouvons voir notre comportement changer. Nous allons être fatigués, mais aussi souvent plus nerveux, ou dépressifs, ou encore, en colère. Nous pouvons même ne plus nous reconnaître et sentir que nous ne sommes plus nous-mêmes, mais sachez que si cette entité arrive à ce résultat, c’est uniquement parce qu’il subsiste chez vous un moyen de développer toute cette énergie dont elle a besoin pour se nourrir, et si ce moyen existe, c’est que cette énergie est bien présente chez vous.

C’est par la loi de la résonance que cette entité arrive chez vous. Elle ne choisit jamais quelqu’un par hasard, elle va aller se nourrir là où elle trouvera le plus de nourriture… 

Ce qui est assez difficile pour nous, c’est d’admettre que nous ne sommes pas une victime dans ce phénomène, car cela signifie que c’est parce que nous avons résonné cette énergie que nous avons attiré à nous cette entité.

Je voudrais aussi éclaircir une chose, j’ai souvent entendu dire que plus on est lumineux et on plus on attire les ombres et les entités. C’est vrai, mais pas dans le sens où nous l’entendons. L’histoire qui dit que c’est parce que nous montons en lumière ou parce que nous sommes très lumineux que ces entités s’accrochent à nous afin d’essayer de nous nuire comme si c’était une guerre de l’ombre et de la lumière n’est pas juste. C’est notre compréhension des choses parce que nous pensons et réfléchissons dans une structure de 3D et de dualité. Dans cette logique, nous sommes encore en train de nous positionner en victime : « nous sommes lumineux alors nous nous faisons attaquer par l’ombre ». En réalité, ce qui arrive c’est que plus nous montons dans notre conscience/notre évolution/notre lumière, plus nous allons être confrontés à nos ombres les plus profondes (et ce, pour pouvoir continuer à évoluer). Nous sommes comme l’arbre, plus il va grandir, plus il aura besoin de laisser ses racines descendre plus profondément dans le sol pour le soutenir. C’est la loi de l’équilibre qui régit l’univers et nous n’en sommes pas épargnés. Plus nous voudrons évoluer, plus nous serons amenés à descendre dans les profondeurs pour les transcender.

Quoiqu’il arrive, et je parle par expérience, essayer de « dégager » une entité n’est jamais une solution en soi, car si cette faille existe, une autre entité viendra et à moins de recommencer sans arrêt la démarche, vous ne serez jamais libre. 

Si vous portez une entité, prenez cela comme un chemin d’évolution, car elle vous donne une opportunité de voir les énergies sombres que vous alimentez de façon inconsciente.  Car souvent, nous ne sommes pas conscients de ces énergies, elles sont totalement refoulées et ne peuvent remonter à la surface que par l’intermédiaire de ces entités.

Le vrai travail n’est donc pas de « dégager » ces entités, mais de les percevoir comme une aide nous permettant de comprendre et de libérer les énergies lourdes encore présente en nous. Lorsque nous parvenons à nous libérer de ses zones d’ombre, de ses mémoires, car ce sont bien des mémoires, alors ces entités partiront, car elles ne trouveront plus de quoi se nourrir chez nous et de notre côté, nous aurons corrigé nos failles et repartirons plus légers de cette aventure.

C’est une manière unifiée de voir les jeux d’ombres et de lumières et c’est dans cette direction que nous devons maintenant commencer à aller, c’est de cette façon que nous devons comprendre la vie, car elle n’est pas duelle,  ce n’est que notre perception qui l’est. 

Caroline Blanco du site http://www.guerisonintuitive.com

Publié dans:ESPRITS, MAITRISE |on 8 août, 2014 |Pas de commentaires »

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