Archive pour juin, 2014

Rêves : des images à messages

 

Personnages, lieux, objets… les images que nous rencontrons aux cours de nos nuits ont-elles une signification ? Oui, si l’on sait lire ces symboles et en faire les déclencheurs d’une réflexion personnelle. Premiers pas pour se lancer.

Flavia Mazelin-Salvi

images (7)Un animal, une voiture, une liasse de billets… Chacun de nos rêves s’articule plus particulièrement autour d’une image. Puisées à la fois dans l’histoire singulière du rêveur, mais aussi dans son environnement culturel – « l’inconscient collectif », selon Jung –, ces images « dominantes » symbolisent ses désirs, besoins ou préoccupations les plus fortes du moment.

L’écrivaine et journaliste Hélène Renard, spécialiste des rêves, a mis au point une méthode originale d’interprétation nourrie de psychanalyse et de symbolisme. Comme base de travail, elle propose au rêveur de se dire au réveil : « J’ai fait un rêve de… » Spontanément, des réponses s’imposent : « d’animal », « d’argent », « de tunnel »… Ce sera l’image dominante. Lorsque plusieurs images fortes se chevauchent, elle recommande pour y voir plus clair de titrer le rêve. Par exemple, vous avez rêvé de chat, de voiture et de voyage. Quel titre choisiriez-vous ? Si c’est « Le chat qui part », c’est cela qui dominera dans votre interprétation.

Ces images dominantes sont des clés offertes au rêveur pour gagner en connaissance de soi, pour mieux comprendre les émotions et les désirs qui le traversent. Elles donnent le « la » de chaque rêve et la direction fondamentale de l’interprétation. Nous avons choisi de vous présenter les sept thématiques les plus récurrentes selon Hélène Renard, et les questionnements qui peuvent en découler. Ce ne sont que des pistes pour vous interroger, mais vous saurez en trouver d’autres, plus personnelles et liées à votre actualité. Car chacun sait intuitivement quelles zones de sa vie « ses » images viennent éclairer.

La maison

Symbole de notre vie intérieure, elle représente à la fois le corps et la vie psychique du rêveur. Sa représentation onirique correspond donc à la façon dont vous vous percevez globalement. Délabrée, en désordre, elle peut indiquer que vous traversez une période de vie « brouillonne », et que vous devriez peut-être interroger vos habitudes, vos relations, votre hygiène de vie…

Evoluer dans une maison inconnue peut révéler une certaine méconnaissance de soi : quels pans de votre histoire, quelles facettes de votre personnalité laissez-vous dans l’ombre ? De la même façon, des pièces vides peuvent évoquer des ressources personnelles qui ne sont pas encore explorées. A chaque pièce correspond également un symbolisme particulier. La cuisine est le lieu par excellence de transformation et d’évolution, c’est dans cette pièce que la matière brute est travaillée et raffinée. Elle suggère qu’un changement est sans doute nécessaire pour avancer. On peut aussi lire dans cette image une invitation à se montrer plus actif et plus entreprenant dans sa vie personnelle.

L’apparition de toilettes peut évoquer une nécessité de se libérer. Qu’est-ce qui, dans votre vie, devient étouffant et demande à être évacué ? Quelle croyance, quelle émotion, quelle relation ? La salle de bains, lieu de nettoyage et de purification, peut exprimer chez le rêveur le désir de nettoyer une partie de sa vie pour gagner en énergie vitale. S’agit-il d’un mode de vie à aménager différemment, d’une relation à clarifier ?
La chambre à coucher évoque quant à elle, sans surprise, les relations conjugales et sexuelles.

Le corps

Plus que le corps tout entier, c’est généralement une de ses parties qui est mise en scène dans un rêve. La première question à se poser est très basique : à quoi sert cette partie du corps ? Parmi les images corporelles dominantes les plus fréquentes, on trouve les mains, les jambes, les dents et la gorge. Les mains sont à la fois un outil de communication et de contact (du simple bonjour à la caresse), et un outil de création.

Lorsqu’on les rêve mutilées, abîmées, attachées, sales, mordues, elles peuvent être une invitation à se questionner sur la qualité de sa vie relationnelle : multiplie-t-on les conflits ? Se sent-on maltraité ?… Mais aussi sur ses propres capacités créatrices : les ignore-t-on par méconnaissance de soi ? Les inhibe-t-on par manque d’assurance ?… Les jambes symbolisent généralement notre capacité à progresser et à trouver un équilibre. Bloquées, refusant d’avancer, elles traduisent une difficulté à faire des choix dans sa vie, à avancer ou encore à être indépendant.

Rêver que l’on perd ses dents est aussi angoissant que fréquent. Cela peut révéler un manque de « saine » agressivité, pour se défendre, pour s’affirmer, pour entreprendre. La peur de la perte renvoyant au manque de contrôle de soi peut aussi traduire une émotivité excessive. Enfin, la gorge concentre nos émotions et nos angoisses, ne parle-t-on pas de « nœud dans la gorge » ? Qu’est-ce qui vous empêche, dans votre vie, de respirer librement ? Les sensations d’étouffement, de gêne, de blocage, sont une invitation pour le rêveur à interroger tout ce qui peut faire obstacle à son bien-être émotionnel.

Les animaux

La première clé d’un rêve dominé par l’image d’un animal nous est donnée par la principale caractéristique de l’animal. Le chien évoque la fidélité, mais aussi l’instinct, qu’il soit maternel, de survie et de défense, ou sexuel. Un chien amical indique que vos instincts ne sont ni étouffés ni dominants. S’il est agressif ou menaçant, peut-être ces instincts sont-ils trop dominants ou trop refoulés. Les rêves de poursuite par des animaux inquiétants sont, en général, une façon d’attirer notre attention sur un problème que nous n’osons pas affronter.

Le chat, quant à lui, est souvent symbole du féminin, que l’on soit homme ou femme. Il peut inviter à s’ouvrir davantage à la dimension féminine de sa personnalité. Il évoque également la sexualité. Lorsqu’il est agressif, il peut signifier que la sexualité est vécue inconsciemment comme une agression.

Un peu plus inquiétants, l’araignée et le serpent s’invitent fréquemment dans nos rêves. La première, tissant sa toile et guettant sa proie, suggère l’idée d’un piège. Observez votre comportement face à l’araignée : la fuyez-vous, essayez-vous de vous en débarrasser ? Votre attitude, passive ou active, vous donnera une piste de réflexion sur la façon dont vous gérez les situations difficiles. Le serpent est l’une des figures principales de notre inconscient. Il peut évoquer le changement (le serpent mue) : êtes-vous en train d’entamer un nouveau cycle personnel, ou en ressentez-vous le besoin ? Il représente aussi la sexualité et, de manière plus large, la libido, c’est-à-dire notre énergie vitale.

La mort

Cercueil, enterrement, cimetière, défunts… Ces images très fortes sont, contrairement à ce que l’on peut croire, positives, car pour notre inconscient, la mort est signe de renaissance. Elles doivent donc être interprétées comme des incitations au changement, à l’évolution, voire à la métamorphose.

Ainsi, rêver de sa propre mort est souvent le signe que le rêveur est en train d’évoluer. Certaines parties de lui sont en train de perdre de leur vitalité pour laisser place à de nouvelles dimensions de son être. Si ces images peuvent générer angoisse ou anxiété, c’est simplement que le changement, même lorsqu’il est positif, fait peur. Dans la même perspective, le cimetière représente un lieu de régénération. Mais avant de goûter au « nouveau », il nous faut régresser une dernière fois vers l’ancien, c’est cet entre-deux que représente le cimetière.

Le bébé

Il symbolise le soi, c’est-à-dire notre être essentiel, celui qui est au-delà de notre ego. Ainsi, les rêves d’accouchement peuvent annoncer la naissance de cet être essentiel. Ce peut être, par exemple, un projet personnel important qui voit le jour, une nouvelle relation plus épanouissante, mais aussi une nouvelle façon d’être au monde, plus libre, plus consciente.

Si les beaux bébés, souriants et joufflus, symbolisent notre capacité à prendre soin de notre être essentiel, les bébés sales, tristes, négligés, suggèrent en revanche que le rêveur maltraite son être profond. Que négligeons-nous d’essentiel, quels besoins, quels désirs n’écoutons-nous pas ? Le bébé peut aussi évoquer la relation de couple : suivant son apparence et l’enjeu qu’il représente dans le rêve, il peut évoquer un lien satisfaisant ou problématique. Lorsqu’il meurt, sa mort peut indiquer une transformation de cette relation. Enfin, la métamorphose d’un bébé en petit animal peut traduire la difficulté du rêveur à laisser s’exprimer son instinct, qui a pu être étouffé par une éducation trop rigide ou trop intrusive.

La voiture

Elle symbolise la façon dont on conduit sa vie, ainsi que celle dont on se conduit dans la vie. Est-on plutôt enclin à la prudence ou au danger ? La voiture est-elle associée à des accidents ? En est-on la cause ou les subit-on ? Toutes ces questions peuvent vous aider à réfléchir sur la manière de mener sa vie et de se comporter avec soi-même et avec les autres. Conduisez-vous ? La voiture est-elle conduite par un autre ? Que ressentez-vous en tant que passager ou conducteur ? La place que l’on occupe dans la voiture révèle notre degré de dépendance ou d’indépendance.

L’argent

Billets, pièces sonnantes et trébuchantes, coffre… Ces rêves parlent de notre richesse intérieure. Si le rêve met fortement l’accent sur des images d’or ou d’argent, il faut y lire la tendance du rêveur à se dévaloriser. Quelle valeur vous accordez-vous ? Savez-vous utiliser vos talents et vos compétences ? Il est important de prêter attention à ce que vous faites de ces billets, pièces ou objets précieux : les dépensez-vous, les cachez-vous ? Leur utilisation révèle la façon dont on néglige ou, au contraire, exploite ses ressources intérieures.

téléchargement (1)A lire

Petite Méthode pour interpréter soi-même ses rêves d’Hélène Renard, avec la collaboration de Nicola Otto.
Le processus complet d’interprétation mis au point par cette spécialiste des rêves, (Albin Michel, 2004).

Publié dans:REVES |on 15 juin, 2014 |Pas de commentaires »

l’ethnopsy qui travaille avec les djinns et les esprits

 

Tobie Nathan, Né en 1948 en Égypte, Tobie Nathan est l’un des héritiers de Georges Devereux, fondateur de l’ethnopsychiatrie. Il a été le premier à créer, en 1979, à l’hôpital Avicenne, à Bobigny, une consultation d’aide psychologique aux familles de migrants. Depuis, dans le monde entier, il ne cesse de dialoguer avec les esprits. Nous l’avons rencontré à l’occasion de la parution de son autobiographie, Ethno-Roman.

Isabelle Taubes

téléchargement (1)Psychologies : Vous êtes connu comme le principal représentant de l’ethnopsychiatrie, l’héritier de Georges Devereux, qui l’a introduite en France. En quoi consiste-t-elle exactement ?

Tobie Nathan : L’ethnopsychiatrie s’efforce de démontrer qu’une part de culturel et de politique est indispensable à la compréhension et au traitement d’un désordre psy. En clair : un Africain, un Malais, un Indien, un Européen seront malades différemment, et les soigner avec des thérapies qui tiennent compte de leurs attachements – le groupe d’origine, ses dieux, ses façons de comprendre le monde – se révèle généralement plus efficace. Si le patient attribue son mal-être à un envoûtement, un djinn, un esprit invisible, nous respectons cette explication. Finalement, il s’agit d’un échange : les malades nous transmettent un savoir, nous les mettons en contact avec un autre type de savoir. Cela dit, un Français peut parfaitement être guéri par un acupuncteur chinois, un Kabyle peut aller mieux grâce à un psychanalyste belge. Mais il y a des rites qui nous parlent plus que d’autres. Quand les consultations d’ethnopsychiatrie ont démarré à Bobigny, nous nous adressions essentiellement aux migrants, Africains, Maghrébins, Asiatiques. Progressivement, nous avons commencé à travailler aussi avec les autochtones : les Parisiens.

Nous aussi, en France, avons des esprits tourmenteurs ? Cela semble difficile à croire…

Quand, dans les rave-partys, des jeunes entrent en transe, qu’est-ce qui les plonge dans cet état ? Seulement la musique ? Uniquement l’alcool ? Il pourrait bien s’agir de tout autre chose… Nous sommes tous attachés à des forces invisibles qui resurgissent quand nous allons mal, à des croyances, des fantômes. D’ailleurs, en France, il y a presque autant de guérisseurs que de médecins. De très nombreux malades atteints de pathologies graves, chroniques, dégénératives, consultent un guérisseur en plus de leur médecin. Est-ce parce que je suis né en Égypte, descendant de rabbins guérisseurs et portant le prénom du plus réputé d’entre eux ? Toujours est-il que la façon occidentale de concevoir les troubles psychiques est, selon moi, aussi bête que triviale. Travailler seulement sur le psychisme individuel coupe de la vie. En ethnopsychiatrie, au contraire, la vie foisonne au coeur des séances, où nous sommes parfois très nombreux : le patient, ses proches, un traducteur qui parle sa langue d’origine s’il est étranger, les thérapeutes.

Au cours de vos études, vous vous êtes formé à la psychanalyse. Que vous en reste-t-il ?

Depuis mon adolescence, elle me passionnait, mais je n’ai jamais réussi à m’identifier à un psychanalyste. Je ne supporte pas les groupes, alors les groupes de psychanalystes… Surtout, le complexe d’Œdipe est une erreur scientifique : les enfants ne s’intéressent pas sexuellement à leurs parents, ils s’intéressent à leurs semblables. Plusieurs enquêtes menées dans les pays nordiques l’ont prouvé. Il a ainsi été demandé à vingt-cinq mille enfants des deux sexes entre 5 et 6 ans avec qui ils voulaient se marier plus tard. 70 % ont répondu : « Avec mon petit frère (ma petite soeur) », « Avec mon copain (ma copine) de classe », « Avec le chien ». Seuls 7 % manifestaient le souhait d’épouser leur père ou leur mère. Si les patients parlent autant de papa ou de maman, c’est que leur discours est programmé avant même la rencontre avec le psy. Ils savent parfaitement ce qu’il attend d’eux. En fait, le mythe d’Œdipe n’a rien de psychologique. Il nous parle de la grande question des Grecs de l’Antiquité : « Qu’est-ce qu’être un citoyen ? » Le récit œdipien a enfanté le monde que nous connaissons, dans lequel un père peut être puni pour avoir maltraité son fils, qui, comme tout citoyen, est en droit d’exiger d’être protégé par l’État. Je ne peux pas non plus cautionner la thèse selon laquelle, avec sa théorie de l’inconscient, des pulsions, Freud nous aurait offert une mythologie pour Occidentaux. Une mythologie est toujours le fruit d’une collectivité. Avec l’inconscient, il aurait pu avoir une sorte d’intuition du monde des invisibles – les djinns, les esprits… Il a préféré en faire une loi que nous ne pouvons que subir. Alors qu’avec les « non-humains » nous pouvons ruser, tricher, parlementer. 

Un rapprochement Comment vous, en tant que Blanc vivant à Paris, vous êtes-vous initié aux thérapies traditionnelles ?

Je suis allé voir des thérapeutes pour comprendre comment ils travaillaient. Je me souviens en particulier d’un guérisseur malien à qui l’hôpital psychiatrique de Bamako envoyait des patients. Régulièrement, des infirmiers venaient leur administrer des piqûres de neuroleptiques tandis que lui leur faisait travailler la terre, tout en les soignant. Je lui ai demandé : « Comment fais-tu pour guérir les malades? — Je combats les djinns, les esprits. Et toi ? — Pareil que toi ! » À quoi le guérisseur répond : « Ça doit être beaucoup plus difficile pour toi. À Paris, ils sont tellement plus nombreux. » Il avait raison. Les non-humains naissent spécialement dans les grandes métropoles, où des hommes issus d’univers radicalement différents vivent ensemble.

Comment savoir qu’ils sont là ?

Les génies se repèrent à leurs manifestations – les maladies qu’ils provoquent chez les humains, en particulier, mais aussi des bruits de pierre sur la toiture, des traces sur le tapis alors qu’il n’y avait personne à la maison, des objets déplacés. Si une personne dit toujours non, vous êtes presque sûr qu’elle est habitée par un djinn. En Égypte, on leur attribuait l’origine des tourbillons du Nil. Ils vivent dans les canalisations des maisons, dans les ruines, dans les rivières. Près de nous, mais là où nous ne vivons pas. Ils nous rappellent que nous ne sommes pas seuls au monde. Une patiente se met à parler, et c’est la voix de son père mort qui surgit, une voix grave, une voix d’homme : le défunt exige des funérailles dignes ; il va falloir persuader tous ses enfants de venir à la consultation. Avec les invisibles, il convient d’agir concrètement. De pratiquer des rites particuliers. Je viens d’une culture où l’on travaille sur eux avec des parfums, mais il est possible d’utiliser des couleurs, des écrits religieux, de fabriquer des objets protecteurs. Quand je soigne des patients, je ne m’adresse pas directement à eux, mais aux non-humains qui les tourmentent. Je les installe ainsi dans une position où il leur est plus facile de guérir, car à aucun moment je ne leur fais entendre qu’ils sont responsables de ce qui leur arrive.

Il me semble que la psychanalyse, au contraire, s’efforce de responsabiliser le patient, afin de l’aider à sortir de la position de victime ? 

C’est une autre absurdité introduite par Freud. Pour moi, « guérison » et « responsabilité » sont incompatibles. Je dis à mon patient : « Tu as un ennemi, nous allons l’identifier ensemble et voir comment lutter contre lui. » Il peut s’agir d’un esprit, mais aussi d’un humain agissant de manière occulte et qui n’a pas forcément conscience d’être un agresseur. Il ne vous apprécie pas, il vous en veut. Mais il ignore l’effet de son animosité sur vous. Le plus souvent, c’est un proche – un parent – ou un moins proche – un collègue de bureau. Aujourd’hui, d’ailleurs, la plupart des maladies s’attrapent au travail. Parce que les salariés sont obligés de se taire pour garder leur emploi. Parce qu’ils sont harcelés par des petits chefs. Parce que les rivalités s’expriment en vase clos. Je crois l’ethnopsychiatrie plus apte à dénouer les conflits professionnels que la psychothérapie classique, qui vous dit : « Ce conflit avec votre chef de service est une répétition de la situation que vous avez vécue avec votre père (ou votre mère). » Et qui contribue du même coup à accroître vos tensions. En Israël, j’ai vu des rabbis soigner, avec des résultats spectaculaires, des personnes souffrant de troubles obsessionnels compulsifs, en leur prescrivant des actes, des rituels curatifs, un peu comme le font les thérapies cognitives et comportementales contemporaines. En fait, cette idée de dialogue avec le non-humain, avec les mondes d’avant, me semble particulièrement adaptée au monde d’aujourd’hui, où des forces invisibles sont à l’oeuvre, exacerbant les passions humaines.

En tant qu’ethnopsychiatre, comment interprétez-vous le climat d’anxiété généralisée en Europe ?

Je pense que nous sommes arrivés au bout d’une certaine façon de penser le monde et nos identités, avec des Nations, des États, des frontières. L’avenir appartient aux peuples capables d’un certain nomadisme. Regardez les Chinois. Il y a le noyau originel, la Chine, mais les Chinois ont essaimé dans le monde entier. Le secret du miracle économique asiatique tient essentiellement à cette capacité de se disperser un peu partout, tout en restant relié au pôle « Chine » grâce à Internet, au téléphone. C’est la fin du Vieux Monde où les immigrés s’assimilaient, étaient blanchis, nettoyés de leur culture d’origine. Au contraire, ils emportent avec eux leurs cultes et leurs croyances. Au début du siècle, le vaudou, religion d’ethnies du sud de l’actuel Bénin et du Nigeria, comptait deux millions d’adeptes. Mais, en traversant les mers pour s’ancrer en Haïti, à Cuba, en Louisiane, au Brésil, il a fini par en séduire quelque soixante millions – on les évaluerait actuellement à cinq millions en Afrique et à environ cinquante-cinq millions dans le reste du monde. Les Blancs s’y adonnent. Le cabinet de Bill Clinton en comptait. La crise européenne marque la difficulté du Vieux Continent à s’adapter à cette nouvelle donne, liée à la mobilité. Soixante millions de Français et à peine deux millions hors des frontières nationales… C’est très peu.

Un rêve doit déboucher sur un conseil et une action, dites-vous encore…

Tobie Nathan : Si je vous dis : « Votre rêve montre que vous êtes fâchée avec votre fille pour des histoires d’argent depuis deux mois », qu’allez-vous en faire ? Rien ! La matière du rêve n’est pas destinée à rester dans la tête, sa fonction est de nous aider à agir. Et, pour cela, j’ai besoin de savoir qui est le rêveur, d’où il vient, quelles sont les pensées de son monde, ce qu’il fait dans la vie. Revenons chez Artémidore de Daldis : un homme rêve qu’il est chauve. Si cet homme est jongleur, le rêve signifie qu’il pourrait bien réussir à présenter son numéro devant l’empereur ; je lui conseillerais donc de continuer à s’exercer. Car, quand il avait l’honneur de se produire devant le souverain, un jongleur devait se raser la tête. Le rêveur est commerçant ? Il pourrait bien se retrouver en prison : à l’époque d’Artémidore, les prisonniers avaient le crâne rasé. Sans doute a-t-il commis quelques entorses à la loi, il doit dorénavant se montrer plus prudent. 

téléchargement (1)Que peut attendre le rêveur qui soumettra son rêve à Tobie Nathan ?

Tobie Nathan : La lecture du rêve ne suffit pas pour produire une interprétation, et encore moins pour donner un conseil, je pense avoir été clair sur ce point. Un entretien téléphonique, un contact réel, est indispensable pour savoir qui est le rêveur. Après avoir échangé avec lui, je lui restituerai ce que j’ai compris de son rêve et ce qu’il peut en faire dans la réalité. Une interprétation doit déboucher sur une action, qui elle-même produira un changement. Du moins, il faut l’espérer… 

Source : Psycho.com

Publié dans:ESPRITS |on 15 juin, 2014 |Pas de commentaires »

NDE : Réflexions

 avec Patrice van Eersel

Après avoir rencontré tous les pionniers de la recherche sur les NDE depuis une trentaine d’années, Patrice van Eersel a proposé quelques pistes de réflexion autour des expériences de mort imminente lors de la grande conférence INREES du 27 Novembre 2008.
NDE : Réflexions dans La MORT pve1

Si la thématique de la mort est présente dans toutes les cultures depuis des siècles, comme dans le livre tibétain de la mort, ou dans les différents récits religieux, elle reste encore un sujet complexe et tabou pour notre société. Malgré cela, l’expérience de mort imminente est aujourd’hui en train de devenir un phénomène de masse reconnu à travers le monde notamment grâce aux progrès médicaux et en réanimation, un endroit clé des rencontres aux frontières de la mort. c’est sous cet angle que Patrice van Eersel a engagé la conférence : « Ce qui est complètement nouveau, c’est que les NDE se démocratisent parce que les techniques médicales se sont perfectionnés. Un simple accident peut nous amener dans une unité de soin intensif, et c’est dans ce temple des sociétés modernes que ressuscitent des milliers de personnes dont certaines ont vécu ces expériences »

Le film documentaire Aux frontières de la mort projeté avant la conférence nous apprenait ainsi à travers le témoignage d’Evelyn Elsaesser-Valarino, spécialiste du phénomène et membre d’honneur de l’INREES, qu’environ 20% des personnes proches de la mort traversaient une NDE selon une étude publiée aux Etats-Unis. Une statistique confirmée par les recherches de Pim van Lommel, qui après avoir mobiliser une dizaine d’hôpitaux sur une période donnée et comptabilisée toutes les personnes qui y avaient eu un arrêt cardiaque – soit 344 Personnes – a constaté que près de 18% avaient vécu une expérience de mort imminente. Une étude que n’a pas manqué de relayer Patrice van Eersel durant la conférence. « c’est très intéressant, et c’est d’un point de vue scientifique une des études les plus forte qui existe »

Le journaliste et écrivain nous rapportait également quelques anecdotes intéressantes sur le brusque changement de vie des expérienceurs après leurs NDE. « Ils reviennent souvent avec un besoin artistique, comme Oliver Sacks. c’est très frappant. Ce neurochirurgien a été pris d’une folie musicale alors qu’il ne savait pas une note de musique auparavant. » Une évolution qui peut également se traduire sous forme de cheminement spirituel, comme le décrivait l’un des expérienceurs interviewés dans le documentaire : « Actuellement j’ai trouvé un équilibre dans une vie de célibataire car le fait d’avoir eu cet expérience a eu beaucoup d’influence sur ma vie de couple, mais également sur ma vie professionnelle. j’ai une formation technique de monteur en tableau électrique. c’est un métier qui est très cartésien, et j’ai eu beaucoup de mal à intégrer cette expérience qui nous amène vers une nouvelle vision sociale, humaine et spirituelle. » 

Après avoir repris les différentes étapes d’une expérience de mort imminente – le sentiment de calme et de paix, la dé-corporation, le tunnel, le contacts avec d’autres entités, le panorama de la vie, la frontière et le retour – Patrice van Eersel revenait sur une autre caractéristique frappante présentes dans les différents témoignages : cette difficulté à décrire ces expériences. « Il n’y a pas de mot. c’est ce que disent beaucoup d’expérienceurs. Ces personnes disent que la lumière était beaucoup plus fort que le Soleil, mais que ça n’éblouissait pas. qu’à côté, même le plus bel orgasme de votre vie n’est rien, ou bien que tout allait très vite, mais que c’était complètement en même temps immobile… » Voilà quelques-unes des observations qui révèlent la complexité métaphysique de cette expérience et qui montrent l’obligation d’humilité dont doit faire preuve un professionnel de santé dans l’écoute de ces témoignages. 

Et c’est justement sur ce thème qu’a continué Patrice van Eersel, revenant sur le rôle des infirmières, qui ont aidé au fil de l’histoire les personnes en fin de vie et qui ont été les premières à relever certains témoignages. Raymond Moody, précurseur de l’étude des NDE, avait d’ailleurs découvert de la bouche même d’Elisabeth Kübler-Ross que ces expériences n’étaient inconnu des soignants travaillant avec des personnes en fin de vie. « c’est à ce moment là une grande actrice de l’Acte I qui passe le relais à un jeune acteur de l’Acte II »souligne avec sourire Patrice van Eersel, profitant également de cette soirée pour saluer les travaux de l’INREES évoquant notamment le Manuel de description clinique. Le texte fondateur de l’INREES qui sera un ouvrage collectif regroupant et présentant par catégorie la totalité des expériences extraordinaires répertoriées à ce jour, ainsi que les suggestions d’approches thérapeutiques et d’écoute à paraître en 2009.

couv_170 dans La MORTLa Source noire, Patrice van Eersel
LGF – Livre de Poche (Juin 1987 ; 445 pages) 

Aux frontières de la mort Réalisé par Patrice van Eers & Denise GilliandAV3 DISTRI (Novembre 2007) 

Publié dans:La MORT |on 13 juin, 2014 |Pas de commentaires »

Les Champignons magiques

 

téléchargement (2)Nombre de fables et de chansons font allusion à des champignons colorés, aux pouvoirs magiques. Ils sont parmi nous. Mais étrangement, nos connaissances sur leur histoire et sur l’influence qu’ils ont pu avoir sur notre culture occidentale restent sporadiques. Les champignons jouent-ils à cache-cache ?

Dans sa recherche de transcendance, l’homme s’aperçoit dès la préhistoire que certains champignons semblent produire en lui des visions fantastiques. « Les plus vieilles traces représentant des hommes et des champignons à psilocybine remontent à 2500-5000 ans avant notre ère. C’est au sud-est de l’Algérie sur le plateau du Tassili qu’ont été retrouvées dans des cavernes des peintures rupestres. Ces fresques représentent des hommes couverts de champignons ou encore des hommes entourés de motifs géométriques et dansant avec des champignons à la main », rapporte William Belvie, ethnobotaniste et ethnomycologue, dans Le Jardin défendu des fruits de la connaissance

Considérant que ces substances sont des portes précieuses vers des mondes sacrés dont il peut recevoir des enseignements, l’homme élabore alors des cultes en leur honneur. Cueillettes, recettes et usages sont ritualisés de manière précise. De nombreux symboles et objets sont élaborés pour leur rendre hommage. Des histoires sont racontées pour évoquer leur présence et leurs effets. Des petites sculptures en forme de champignons trouvées en Amérique centrale, aux gravures sur pierre représentant des hommes coiffés de champignons en Sibérie, certaines traces de ces rites ancestraux perdurent. Si bien que l’influence de ces cultes sur le folklore de nos ancêtres est avérée. 

Cependant, toucher à ces champignons hallucinogènes n’est pas anodin. « Les champignons hallucinogènes ouvrent un accès à un monde psychédélique et, nous pouvons penser, à tout ce qui constitue la psyché humaine profonde », nous dit Jeremy Narby, docteur en anthropologie à l’université de Stanford. Les sociétés ressentent alors la nécessité d’en réguler l’usage, de le cacher, voir de l’interdire. Ainsi certains cultes disparaissent au fil de l’histoire, notamment en Europe. D’autres ne perdurent que par l’entremise d’initiés utilisant des symboles codés pour les transmettre. Reste-t-il des influences de ces rites et de ces légendes dans notre culture contemporaine ? Un héritage serait-il parvenu jusqu’à nous ? 

Les champignons, le retour

Après avoir passé des siècles à voyager incognito et à rester quasi invisibles à l’œil occidental, les champignons hallucinogènes vont ressurgir de manière assez fortuite au beau milieu… de New-York. Dans les années 50, Robert Gordon Wasson, un banquier et sa femme, se prennent d’une véritable passion pour les champignons – quels qu’ils soient. Recherches et expéditions deviennent des maîtres mots pour ce couple de New-Yorkais. Se rendant notamment au Mexique, ils y trouvent la trace d’une guérisseuse mexicaine, Maria Sabina, qui les initie aux champignons hallucinogènes. Les voilà intrigués. 

Cherchant à mieux comprendre leur expérience, ils emmènent dans leurs aventures des experts tels que Roger Heim, mycologue français qui était par ailleurs directeur du Muséum d’histoire naturelle de Paris, Richard Evans Shultes, conservateur du Musée de botanique de Cambridge et considéré comme le père de l’ethnobotanique, ou Albert Hoffman, le chimiste découvreur de la molécule du LSD. Les Wasson sont aussi amis avec le rédacteur en chef de Life, un important magazine américain de l’époque. L’histoire des champignons magiques se retrouve en couverture dudit magazine. Nous sommes en 1956, à la veille des années beatnik, hippies, et leur envie d’ouverture psychédélique. Les champignons font un retour en force en Occident. 

Des charades à décrypter

Cette découverte de l’existence d’un savoir ancestral autour des champignons va aiguiser la curiosité des spécialistes réunis par les Wasson. Voyageant à travers le monde tout autant qu’à travers les livres, ils se mettent à la recherche des traces des champignons hallucinogènes dans l’histoire de l’humanité. Leur principale difficulté est de déchiffrer un savoir qui fut longtemps caché et qui s’est parfois éteint. Mais qui cherche trouve. 

Premier constat : les cultes aux champignons ont été étonnamment bien camouflés au long de l’histoire. « Par exemple, bien que le peyotl était connu au Mexique, le culte des champignons est resté caché pendant 5 siècles de colonisation. Ce qui est extraordinaire, parce qu’il est très répandu », explique Michel Sitbon, fondateur des Editions du Lézard. En effet, rares sont les observateurs européens de l’époque qui signalent ces substances dans leurs recherches. Pourquoi plus de mystère autour de ces substances plutôt que d’autres ? Les champignons auraient-ils l’esprit cachotier ? Quoi qu’il en soit, leurs adeptes ont su longtemps préserver leur secret. 

Deuxième constat : leur usage semble pourtant être véritablement répandu. « L’équipe réunie par les Wasson découvre des éléments liés aux champignons bien sûr dans les traditions amérindiennes, mais aussi dans le chamanisme continental, dans l’Inde ancienne, l’Egypte antique, dans la Grèce antique…» , poursuit Michel Sitbon. En fait, partout où poussent les champignons hallucinogènes, les hommes semblent les avoir utilisés dans des rituels sacrés. « Et ces chercheurs constatent non seulement que de nombreux peuples utilisent encore les champignons pour certains rites, mais que, bien que leur usage ait été stoppé en Occident, un noyau culturel continue à y perdurer inconsciemment », poursuit William Belvie. 

Des champignons dans la culture occidentale

Influence d’un héritage ancestral ? Apparition d’une nouvelle iconographie beatnik ? Présence d’archétypes fondamentaux et impermanents liés aux champignons dans la psyché humaine ? Le constat est qu’une iconographie des champignons est aussi présente dans notre culture contemporaine. Elle semble même bénéficier d’un certain capital sympathie parmi les jeunes générations. Livres et dessins animés d’enfants sont remplis de champignons colorés – souvent des Amanites-tue-mouche, l’un des champignons hallucinogènes principaux. 

Du Petit chaperon rouge, qui se disait en allemand et en anglais Le petit chapeau rouge, aux lutins et gnomes généralement représentés assis sur des champignons. De Tintin qui est confronté à d’énormes champignons rouges et blancs dans L’Etoile mystérieuse, aux Schtroumpfs, petits personnages vivant dans des champignons que Gargamel cherche à mettre dans une potion magique. De Rantanplan qui mange des champignons rouges tachetés de blanc dans La ballade des Daltons et hallucine des saucisses, à Astérix et Obélix qui boivent une potion magique dont les ingrédients sont secrets… la liste est longue. « Aldous Huxley, un auteur visionnaire qui s’est beaucoup intéressé aux psychédéliques, a participé au scénario deFantasia de Walt Disney, dans lequel à un moment des champignons type Amanite-tue-mouche dansent en rond. Il faut aussi savoir que Lewis Caroll, qui a écrit Alice au pays des merveilles, était ami avec un anthropologue qui a étudié le chamanisme sibérien de l’Amanite-tue-mouche. Il s’en serait inspiré notamment quand Alice mange du fameux champignon et quand elle boit du liquide qui s’appelle « boit-moi ». Aussi lorsqu’elle rétrécit et qu’elle passe sous une porte, et qu’elle grandit de nouveau jusqu’à devenir géante, car certains effets de l’Amanite-tue-mouche provoquent des sensations de déformation corporelle – il peut paraître plus grand ou plus petit », raconte William Belvie. 

« Nous retrouvons l’Amanite-tue-mouche dans de nombreuses mythologies européennes jusqu’aux jardins d’enfants où ils sont fréquemment représentés », conclut Jeremy Narby. Il semblerait que notre culture contemporaine n’ait pas fini de jouer avec la représentation de ces petits champignons colorés, qui continuent de garder un certain mystère.

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Publié dans:NATURE, PLANTES |on 13 juin, 2014 |Pas de commentaires »

La vie après la vie avec R.MOODY

 

téléchargement (11)Médecin et docteur en philosophie, le Dr Raymond Moody est l’un des premiers à avoir recueilli des témoignages de personnes ayant vécu une expérience de mort imminente (EMI). Précurseur dans ce domaine, il publie en 1975 un premier livre « La vie après la vie » dans lequel, il fait part, avec une certaine prudence, de ses premières analyses. Depuis, cet ouvrage est devenu une référence sur l’après-vie. Extraits.

Les répercussions de leur expérience sur la conduite de leur vie ont généralement des formes plus calmes, plus subtiles. Beaucoup m’ont assuré qu’à la suite de ces évènements leur vie avait gagné en profondeur et en largeur de vues ; ils se sont mis depuis lors à réfléchir et à s’interroger davantage sur des problèmes philosophiques fondamentaux.

« En ce temps, je n’avais pas encore entamé mes études supérieures, j’avais grandi dans une toute petite ville parmi des gens assez étroits d’esprit, d’ailleurs, je n’étais pas très différente d’eux. J’étais le type de la chipie en plein âge ingrat, un rien snob par-dessus le marché. Mais après ce qui m’est arrivé, j’ai commencé à avoir envie d’en savoir plus long. Pourtant, à cette époque, je n’imaginais pas qu’il puisse y avoir des gens ayant des connaissances là-dessus ; je n’étais jamais sortie de mon petit monde clos. Je n’avais aucune notion de psychologie ni de quoi que ce soit de ce genre. Tout ce que je savais, c’est que, à la suite de cette affaire, j’avais brusquement mûri ; un monde tout nouveau pour moi venait de s’ouvrir, dont je ne savais même pas qu’il put exister. Je me répétais sans arrêt : « Il y a donc tant de choses à découvrir encore ! » En d’autres termes, la vie ne se borne pas au cinéma du vendredi soir et aux matches de football ; il y a, dans ma propre vie, beaucoup plus que ce que j’en connais moi-même. Et j’ai commencé à me poser des questions sur les limites de l’humain et de la conscience. Tout un univers inconnu s’offrait à mes recherches. »

Autre déclaration : « Depuis lors, je n’ai plus cessé de m’interroger sur ce que j’ai fait de ma vie, sur ce que je vais faire de ma vie. Ma vie passée, je n’ai pas à m’en plaindre ; je ne crois pas que le monde me doive grand-chose puisque j’ai vraiment pu faire ce que je voulais, et comme je le voulais, et que je suis toujours en vie, et que je peux encore faire davantage. Mais depuis ma « mort », à la suite de mon expérience, j’ai brusquement commencé à me demander si ce que j’ai fait, je l’ai fait parce que c’était bien, ou seulement parce que c’était bon pour moi. Auparavant, j’agissais sous le coup d’impulsions ; maintenant je réfléchis d’abord aux choses, calmement, lentement. Il faut que tout passe d’abord par ma conscience et soit bien digéré d’abord. Je m’efforce de faire en sorte que mes actes prennent un sens, et mon âme et ma conscience ne s’en portent que mieux. J’essaye d’éviter les préjugés, de ne jamais porter de jugements sur les autres. Je cherche à faire ce qui est bien, parce que c’est bien et non parce que c’est bon pour moi. Et il me semble que ma compréhension des choses s’est infiniment améliorée. Je ressens tout cela à cause de ce qui m’est arrivé, à cause des lieux que j’ai visités et de tout ce que j’y ai vu. »

D’autres font état d’un changement d’attitude envers la vie physique qui leur a été rendue. Une femme, par exemple, dit très simplement : « La vie m’est devenue bien plus précieuse depuis lors. »

Un autre sujet précise : « Ce fut une autre bénédiction. Car avant ma crise cardiaque, j’étais perpétuellement centré sur les projets d’avenir de mes enfants, et obnubilé par le passé ; si bien que je me gâchais toutes les joies du présent. Maintenant, j’ai complètement changé d’attitude. »

Certains attestent que leur expérience a profondément modifié leur manière de concevoir l’importance relative du corps physique par rapport à l’esprit. C’est ce qui ressort de façon particulièrement significative des expressions utilisées par cette femme, qui s’était vue séparée de son corps tandis qu’elle allait « mourir » :
« A partir de ce moment, j’ai été plus consciente de posséder un esprit que je ne l’avais été d’avoir un corps physique. C’est l’esprit qui est devenu pour moi la partie la plus essentielle de moi-même, au lieu de la forme de mon corps. Auparavant toute ma vie, cela avait été le contraire : je portais toute mon attention sur mon corps ; quant à ce qui se passait dans ma pensée, eh bien, cela allait de soi, sans plus. Maintenant, c’est mon esprit qui se situe au centre de mes préoccupations, tandis que mon corps a pris la seconde place, celle d’un véhicule pour la pensée. Je ne me suis plus souciée d’avoir ou de ne pas avoir de corps : cela n’a plus présenté d’intérêt dès lors que, à l’égard de toutes choses, c’était mon esprit qui importait le plus. »
Dans un très petit nombre de cas, certains m’ont affirmé qu’à la suite de l’expérience il leur semblait avoir acquis, ou simplement remarqué eux-mêmes, des facultés d’intuition voisines de la médiumnité.

1. « A la suite de ces évènements, j’ai presque eu l’impression d’être remplie d’un esprit nouveau. Depuis lors, on m’a souvent fait remarquer que je produisais un effet calmant sur les gens, agissant de façon immédiate lorsqu’ils se sentent soucieux. Et je me sens mieux accordée avec l’entourage, il me semble que j’arrive à deviner les gens beaucoup plus vite qu’avant. »

2. « Un don que je crois avoir reçu à la suite de ma « mort » est que j’arrive pleinement à deviner les besoins des autres ; souvent, par exemple, quand je me trouve avec d’autres personnes dans l’ascenseur de l’immeuble où je travaille, j’ai presque le sentiment de pouvoir lire leurs pensées sur leur visage, je sens qu’ils ont besoin d’aide, et quelle sorte d’aide. Il m’est souvent arrivé de parler à des gens dans ces conditions, et de les emmener avec moi dans mon bureau avec moi afin de leur proposer mes conseils. »

3. « Depuis mon accident, j’ai souvent l’impression de déchiffrer les pensées et les vibrations qui émanent des gens ; je perçois aussi leurs ressentiments. J’ai souvent été capable de savoir d’avance ce que les gens vont dire avant qu’ils n’ouvrent la bouche. On aura du mal à me croire, mais il m’est arrivé des choses bizarres, très bizarres, depuis lors. Un soir, chez des amis, je devinais les pensées des invités, et quelques personnes qui étaient là et qui ne me connaissaient se sont levées pour partir ; elles m’avaient pris pour un sorcier, je leur avais fait peur. Je ne sais pas du tout si c’est quelque chose qui m’a été donné pendant que j’étais mort, ou si je possédais déjà ce don sans le savoir et ne m’en étais jamais servi jusqu’à ces évènements. »

Une unanimité remarquable se manifeste quant aux « leçons », si je puis dire, rapportées de ces voyages aux abords de la mort. Presque tous les témoignages mettent l’accent sur l’importance, en cette vie, de l’amour du prochain, un amour d’une qualité unique et profonde. Un homme, à sa rencontre avec l’être de lumière, s’est senti totalement aimé et accepté, alors même que toute sa vie se déroulait en un panorama destiné à être vu de l’entité. Il lui semblait que la « question » posée par celle-ci équivalait à lui demander s’il se sentait capable d’aimer les autres avec la même intensité. Il pense maintenant que sa mission sur terre consiste à s’efforcer d’apprendre à aimer ainsi.

En outre, bien d’autres insistent sur l’importance de la recherche de la connaissance. Pendant leur expérience, il leur a été suggéré que l’acquisition de la connaissance se poursuit même dans l’après-vie. Une femme, entre autres, à la suite de sa « mort », n’a plus laissé échapper la moindre occasion de s’instruire. Un homme transmet ce conseil : « Quel que soit votre âge, continuez à apprendre, car c’est, je crois bien, une activité qui ne cesse jamais, même dans l’éternité. »

La vie après la vie avec R.MOODY dans La MORT couv_382La vie après la vie, Dr Raymond Moody
Éditions J’ai Lu (Novembre 2003 ; 189 pages) 

Publié dans:La MORT |on 11 juin, 2014 |Pas de commentaires »

Mourir en toute sérénité

Existe-t-il un art du mourir comme nous connaissons l’art de vivre ? Face à nos difficultés modernes à supporter la fatalité, le bouddhisme ancestral nous montre la voie de la continuité.

C’est parce qu’il ignore que son « moi » n’a pas de substance en propre que l’homme a peur de mourir. C’est parce qu’il voit dans la mort la fin de sa vie que l’homme répugne à l’accepter. Comment en serait-il autrement ? La tradition raconte que le Bouddha mourut très vieux, couché et souriant. Au terme d’une vie d’ascèse, il avait atteint le nirvana, la volontaire extinction de soi.

                                                                                                              MortBouddhisme

Je n’existe pas

Jour après jour, malades ou bien portants, nous faisons un pas de plus vers elle. Aussi sûrement que nous vivons aujourd’hui, nous mourrons un jour. Vivre avec la mort, c’est comprendre qu’elle fait déjà partie de nous. L’accepter commence par lui faire de la place et, pour cela, se demander : que sommes-nous ? La question du moi est au cœur de la réflexion bouddhique. « Je » n’existe pas, du moins pas vraiment. Il n’est pas de substance fixe et immuable en l’homme, pas plus qu’en tout être vivant. Aucune réalité existante ne saurait échapper à la loi de l’impermanence. Il suffit pour s’en convaincre d’observer les fluctuations de notre esprit, les variations de nos sentiments et de nos humeurs ou le passage des saisons. Si nous vivons et agissons bel et bien en ce monde, notre « moi », cette impression subjective quasi indéracinable d’une identité réelle et stable, est une construction mentale. Un aménagement psychique qui coïncide avec l’apparition du « je » dans la petite enfance. 

Pour Lama Puntso du centre Dhagpo Kagyu Ling en Dordogne, « il y a une violence inhérente au fait même d’exister. Entrer en relation avec la vie lors de la naissance et en sortir au moment de la mort sont des événements violents ». Pour la compenser, l’individu va développer une conscience du soi, indispensable pour se maintenir en vie et s’émanciper en tant que sujet. Le « je » devient l’entité référentielle et narcissique pour appréhender le monde. Avec lui, nous accumulons objets, relations et connaissances pour solidifier le territoire de l’égo. La saisie égoïste s’enracine dans l’illusion de la permanence, impression trompeuse liée à une tentative toujours renouvelée d’éviter la souffrance du changement. 

Pour le bouddhisme, c’est la principale source de tous nos problèmes et le fondement du Samsara, le cycle des renaissances. Si la mort apparaît à tout un chacun comme une séparation douloureuse, une rupture d’équilibre voire une injustice, le bouddhisme, qui y voit au contraire un processus de naissance, nous enseigne l’esprit d’Éveil – dit Bodhicitta, et la possibilité de se libérer de nos souffrances pour mourir comme un nouveau-né. Mais ces principes ancestraux ont-ils un sens quand surviennent, pour nous ou nos proches, la maladie et la mort ? 

La nature de Bouddha

En France, la loi Léonetti de 2005 incite les structures hospitalières et médico-sociales à mettre en œuvre une démarche d’accompagnement de la fin de vie. La Société française d’accompagnement et de soins palliatifs en fixe ainsi les objectifs : « soulager les douleurs physiques et prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle ». Depuis 2002, les Forums internationaux bouddhisme et médecine, créés par l’Institut de sagesse et de compassion, multiplient les passerelles entre la science bouddhiste de l’esprit et les thérapies occidentales. Car, au-delà de gestes de soins, la culture palliative est avant tout un savoir-être, et s’ancre dans une parole. « Au cours de la maladie, nous rencontrons une série de souffrances particulièrement difficiles à traverser, liées à d’inévitables renoncements. Nous devons faire le deuil de notre bonne santé, de notre aisance à nous mouvoir et à nous projeter dans l’avenir. Puis celui de notre autonomie, de notre situation professionnelle et de notre rôle dans la famille. Voir grandir ses enfants, il faut aussi y renoncer, affirme Lama Puntso. Il est nécessaire de pouvoir nommer sa révolte, sa tristesse, dire ce qui se vit »

Au cœur de cette démarche d’écoute, la compassion est la vertu cardinale du Bodhicitta. Association laïque à vocation spirituelle, Tonglen utilise les outils du bouddhisme pour accompagner les malades et leurs familles : « nous tissons un lien d’humanité avec ces personnes souvent isolées. Nous leur montrons qu’elles ne sont pas seules et que derrière la douleur il y a encore des ressources », raconte le Dr Cathy Blanc, Présidente de l’association. Un rôle tiers, bénéfique aussi au personnel soignant, qui peut alors mettre des mots sur les situations et prendre un recul auquel la formation ne le prépare pas toujours. Tonglen, qui signifie « donner-recevoir », est le nom d’une puissante technique d’éveil de la compassion. Elle consiste à prendre sur soi la douleur et la souffrance des autres et à leur donner le bonheur, le bien-être et la paix de notre esprit, en utilisant le support de la respiration. « Au chevet du patient, nous proposons un temps de  »pause », une méditation guidée pour l’aider à trouver en lui les espaces de tranquillité, ceux que la maladie n’atteint pas. Ce n’est pas une compassion doloriste, moralisante. C’est un regard digne sur la part d’humanité qui l’habite jusqu’au bout »

Pour les maîtres bouddhistes, nous sommes tous dotés de ce potentiel de sagesse. Celui qui tient la main de celui qui part lui fait don de sa foi et de son avance sur le chemin de l’Eveil. En retour, celui qui part fait don de ses peurs, de ses peines et nous présente la vérité de notre propre agonie future. Pour le pratiquant initié, cet engagement à atteindre l’Eveil est l’expérience de la nature de l’esprit, de l’absence de soi et de la vacuité de tous les phénomènes. « Ces principes n’ont de sens que pour celui qui s’y est préparé, souligne Christophe Fauré, psychothérapeute. Une personne mourante est épuisée. Ce qui importe est la paix de son tout dernier instant »

Le temps d’une pensée

La loi du karma dit que quoi que l’on fasse et quoi que l’on pense, dans l’instant même, trouve sa conséquence dans notre conscience. Tout acte laisse son empreinte dans une sorte de variable matricielle.« A chaque instant, nous nous situons sur ce point de convergence de causes et de conditions qui déclenchent l’apparition des choses », explique Maître-zen Kengan D. Robert du temple Denshinji à Blois. Dans l’ici et maintenant, « ce n’est pas ce qui se passe après la mort qui importe mais le fait d’arriver à avoir l’esprit en paix au moment ultime ». Dans le bouddhisme, la vie et la mort forment un tout et sont considérées comme une série de réalités transitoires constamment changeantes. Puisque tout phénomène naît de causes, sert de cause au phénomène suivant et se détruit en lui donnant naissance, nous nous situons dans une succession de naissances et de morts. L’essentiel est alors que se fasse librement le passage d’un état à un autre. 

On appelle p’owa, ou « transfert de conscience », le rite pour le moment de la mort. Cette pratique consiste à projeter sa conscience dans le cœur d’un bouddha imaginé au-dessus de sa tête. Visualisée comme une petite sphère lumineuse au niveau du cœur, elle s’élève par le canal central jusqu’au sommet du crâne d’où on la projette vers le haut à l’aide de mantras spécifiques. Au Tibet, les personnes âgées s’entraînent à cet exercice très populaire. Pour s’y préparer, on fait de nombreuses fois monter et descendre la conscience jusqu’à ce que des signes apparaissent, comme des démangeaisons ou une petite boursouflure de la fontanelle. L’enveloppe de chair n’est ici que le véhicule du souffle vital. 

Une conception désincarnée complexe pour les occidentaux : en effet, « la plupart des gens s’identifie à leur corps. Si mon corps se dégrade alors je me dégrade », nous dit Christophe Fauré. 70% à 80% des personnes en fin de vie souffrent de douleurs physiques et d’autres symptômes tout aussi gênants comme les problèmes respiratoires, les nausées, les escarres. Aussi, comment parvenir se détacher du corps quand la douleur n’a jamais été aussi forte ? « Ce n’est pas ce que nous proposons aux personnes que nous accompagnons. Au contraire, faire corps avec la douleur, accepter qu’elle soit là, c’est déjà lui faire perdre de son intensité », décrit Pascale Calmette, qui coordonne l’équipe de bénévoles de l’association Tonglen dans la région de Montpellier. « La souffrance est une chose très concrète, que l’on ressent dès que l’on pousse la porte de la chambre d’hôpital ». Derrière les grandes idées de présence et de compassion, il y a la réalité des odeurs, des appareils et de la nervosité d’une personne qui se sent mourir. « Alors en tant qu’accompagnant, quand on se sent dépassé, il faut s’en remettre à ce en quoi l’on croit. Appréhender la mort sera toujours une question spirituelle, dans le respect de la foi de chacun », ajoute Pascale. 

Après expiration du dernier souffle, la conscience migre dans les bardo, ces états de conscience post-mortem. On ne parle pas d’âme mais d’un flux énergétique et cosmique, en chemin vers une nouvelle forme provisoire. La mort est un passage. Les vivants en sont les gardiens. Un rôle que nous n’endossons pas sans gêne ni angoisse. Pourtant, nier la mort peut être porteur de conséquences pour nos sociétés. Dans Le livre tibétain de la vie et de la mort, Sogyal Rinpoché nous interroge : « persuadée qu’il n’existe pas d’autres vies que celle-ci, l’humanité peut-elle penser son avenir ? »

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Publié dans:La MORT |on 11 juin, 2014 |Pas de commentaires »

Le barreur de feu

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Une prière murmurée accompagnée de quelques gestes des doigts : voici le 
« médicament » qu’applique gratuitement René Blanc à ses patients. « Je fais corps avec les personnes que je soigne et à qui j’ai le plaisir d’ôter la douleur », nous dit-il. Enquête sur un barreur de feu.

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Nuit et jour, le téléphone sonne chez ce grand savoyard au regard clair, pas moins de six appels quotidiens, de France, de Suisse, mais aussi d’Espagne, d’Italie, de Belgique, et même parfois des Etats-Unis. A l’en croire, René a un secret, « le secret », comme on a coutume de dire en Haute-Savoie, pour désigner le don des barreurs de feu : quelques paroles murmurées accompagnées de gestes discrets qui peuvent atténuer le feu des brûlures et accélérer la cicatrisation, parfois à des centaines de kilomètres de distance. Pour cela, René n’a besoin que du prénom de la personne et de la localisation de la zone blessée.
« Je ne peux pas dévoiler les secrets de l’intervention, mais je sais que je suis quelquefois surpris moi-même de ce que je fais et des résultats que j’obtiens », confie le « retraité », qui travaille essentiellement par téléphone, sans connaître le visage de ceux qu’il aide et sans rien leur demander en échange.

Comme tout secret qui se respecte, celui des barreurs de feu se transmet. René tient le sien de sa mère, qui l’avait elle-même reçu d’une grande-tante. Au-delà, la trace se perd. Les parents de René avaient une boulangerie-épicerie dans la Vallée Verte, à une trentaine de kilomètres du village où il habite aujourd’hui. Quand elle n’était pas occupée à tenir la comptabilité du commerce ou à prendre soin de ses enfants, sa mère « barrait le feu », grâce à des prières contenues dans « un paquet d’enveloppes » remis sans cérémonie à son fils René, âgé alors d’une vingtaine d’années. A l’intérieur, des mots écrits de sa main, que René recopiera à son tour lorsque les feuillets commenceront à s’abîmer.

Jusqu’au début des années 70, René Blanc emploie son don « à une petite échelle ». A cette époque, il commence à travailler à l’hôpital de Thonon. C’est une religieuse qui dirige les urgences. Un jour, un grand brûlé arrive en ambulance. René Blanc barre discrètement le feu, avant que le blessé reparte vers Lyon. Le lendemain, l’ambulancier demande à la religieuse : « Qu’est-ce que vous lui avez fait au petit hier ? Sur le trajet, il ne se plaignait plus. » Elle comprend vite que René est intervenu. Par la suite, elle fera souvent appel à lui, imitée par ceux qui lui succèdent à la tête du service.
A cette reconnaissance succède une renommée, venue sans que René ne s’en rende compte. Il y a environ cinq ans, une émission de la radio suisse romande le fait connaître. Une chaîne de télévision française prend le relais. Quelques heures après la diffusion du reportage, le standard téléphonique de l’hôpital de Thonon est saturé.

Un rôle qui est pour lui une obligation parfois pesante

Beaucoup appellent pour des soins, d’autres pour connaître les fameuses formules. Ceux-là se heurtent à un mur : « Je ne veux pas donner mon secret parce que j’y tiens et parce que je pense que si je le divulguais, il aurait peut-être moins d’effet. Quant à en tirer un profit, je n’en vois pas l’utilité, j’aurais peur au contraire que ça limite mes pouvoirs. »

Ce secret, ce sont des prières, « je me concentre énormément sur la personne que j’imagine et intérieurement, je dis quelque chose qui correspond à ce dont elle souffre. » Certains appellent lorsqu’ils sont brûlés, d’autres, en radiothérapie, lorsqu’ils reviennent d’une séance de rayons. « Je fais corps avec les personnes que “je soigne”, et à qui j’ai le plaisir d’ôter la douleur. Je sens profondément ce que les personnes ressentent.»

Responsable des services d’hygiène à l’hôpital de Thonon à partir de 1970, René Blanc a également été pompier volontaire pendant 35 ans. Jeune, il a été marqué par la vision de la souffrance, motocyclistes écrasés contre des arbres, restes humains ramassés près des rails du chemin de fer. Cela lui a « forgé le caractère ». « Toute ma vie, j’ai aimé le secours, dit-il. C’est une vocation, comme celle de religieux ou de médecin. »

Il se défend pourtant d’être l’égal de ce dernier. « Je ne conseille rien, je ne demande rien, je ne propose rien. Je me retire derrière le médecin. A chacun son rôle ». Un rôle qui est pour lui une « obligation », parfois pesante. Lorsque René veut échapper aux appels téléphoniques, il laisse derrière lui son téléphone. Récemment, raconte-t-il, « je suis parti à Saint-Etienne avec un ami, j’ai laissé mon portable à ma femme, eh bien, ils ont appelé sur celui du copain. » Il arrive qu’il en ait marre, après une journée particulièrement chargée. « C’est comme une bonne course en montagne. En cours de route, vous vous dîtes – qu’est-ce que je fous là, à m’esquinter ? Et puis vous passez une nuit au refuge et le lendemain, vous êtes encore plus gonflé que la veille. »

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Publié dans:ENERGIES, POUVOIR |on 10 juin, 2014 |6 Commentaires »

Animaux et extraterrestres

  
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Et si nous nous mettions, l’espace d’un instant, à la place des animaux maltraités par l’homme ? C’est ce que propose le philosophe Richard David Precht à son fils dans son livre « Pourquoi j’existe ? », à travers une petite histoire qui ouvre les yeux plutôt deux fois qu’une !

Après avoir bien joué dans le parc d’à côté, Oskar a faim et nous nous dirigeons vers la Schönhauser Allee où nous nous achetons chacun une saucisse au curry que nous dévorons sur place, devant le stand. Et c’est à ce moment que me vient l’idée de poser une question à Oskar. Est-ce que ce que nous faisons en ce moment, manger une saucisse, est bien correct ? Car la saucisse est faite avec de la viande. Et cela nécessite que l’on tue des animaux, en l’occurrence des cochons. A-t-on le droit de faire ainsi mal aux animaux… ? Je raconte à Oskar l’histoire suivante : 

Imagine qu’un jour des êtres inconnus venus de l’espace débarquent sur notre planète. Des êtres comme dans le film américain à grand spectacle Independence Day : incroyablement intelligents et largement supérieurs à l’être humain. Comme on n’a pas toujours sous la main un président des Etats-Unis prêt à se sacrifier dans un avion de chasse et qu’il n’y a pas cette fois de génie méconnu pour paralyser les ordinateurs des extraterrestres grâce à des virus terrestres, ces êtres inconnus ne mettent pas longtemps à vaincre l’humanité et à la parquer dans des lieux fermés. Commence alors une période de terreur sans précédent. Les extraterrestres se servent des êtres humains à des fins d’expérimentations médicales ; avec leur peau, ils font des chaussures, des sièges d’automobile et des abat-jour ; ils utilisent même leurs cheveux, leurs os et leurs dents. En plus, ils mangent les humains, surtout les enfants et les bébés, parce qu’ils sont bien tendres et que leur chair est délicate. 

Un humain fraîchement tiré de son cachot afin de servir de cobaye pour la médecine se met à invectiver ces créatures venues d’ailleurs : « Comment pouvez-vous faire des choses pareilles ? Vous ne voyez donc pas que nous avons des sentiments, que vous nous faites mal ? Comment pouvez-vous prendre nos enfants pour les tuer et les manger ? Vous ne voyez pas à quel point nous souffrons ? Vous ne vous rendez pas compte à quel point vous êtes cruels et barbares ? Vous n’avez donc aucune pitié et aucun sens moral ? »

Les extraterrestres hochent la tête. « Oui, oui, dit l’un. Il est possible que nous soyons un peu cruels. Mais voyez-vous, poursuit-il, il se trouve que nous sommes très supérieurs à vous. Nous sommes plus intelligents et plus raisonnables, et nous pouvons faire un tas de choses dont vous êtes absolument incapables. Nous sommes une espèce qui vous dépasse et notre existence se situe à un niveau bien différent du vôtre. Regardez à quel point notre culture est fantastique ! Nos vaisseaux spatiaux volent à la vitesse de la lumière ! Et regardez maintenant votre misérable existence ! Il n’y a pas de comparaison ! Voilà pourquoi nous avons le droit de faire tout ce que nous voulons de vous. Comparée à la nôtre, votre vie n’a pas grande valeur. En plus, à supposer même que notre comportement ne soit pas très correct, il y a quand même une chose qui ne fait aucun doute et qui, pour nous, est plus importante que tout : vous êtes drôlement bons ! Miam ! »

Pourquoi j’existe ? , Richard David Prechtcouvmax_1829
Editions Belfond (Mai 2014 ; 160 pages) 

 Résumé :   Dans la lignée du Monde de Sophie, une initiation à la philosophie accessible, émouvante et pleine d’humour, pour petits et grands. On dit souvent que les enfants sont les vrais philosophes ; incroyablement curieux, ils veulent comprendre le pourquoi de toute chose et n’ont de cesse de connaître la réponse. Mais que dire à votre enfant quand il vous demande d’où vient la vie, pourquoi les gens ont des soucis ou ce que ça fait d’être une chauve-souris ? Dans ce petit livre passionnant, le philosophe Richard David Precht s’inspire de ses discussions avec son fils Oskar lors de leurs promenades dans Berlin. D’où viennent les noms des animaux ? Comment sait-on ce qui est juste ? Pourquoi se reconnaît-on dans un miroir ? A-t-on le droit de se débarrasser de la tante Bertha ? Échangeant interrogations et anecdotes, père et fils proposent des pistes de réflexion autour des grandes questions philosophiques que nous nous posons tous.

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Publié dans:ANIMAUX, O.V.N.I et E.T. |on 10 juin, 2014 |Pas de commentaires »

Maux de tête sans médicaments

Dans son dernier livre, le Dr Patrick Lemoine, psychiatre, explique ce qui marche vraiment pour combattre autrement l’anxiété, le stress ou encore l’insomnie.

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Près de 20 % des Français âgés de 18 à 75 ans déclarent avoir pris des médicaments psychotropes au cours des douze derniers mois. Dans notre pays, trois millions de personnes sont touchées par la dépression, sous une forme plus ou moins sévère. À ces chiffres qui placent la France au premier rang en ce qui concerne la consommation de produits psychotropes en Europe, il faut ajouter les milliers d’individus qui souffrent de différentes formes de stress, parmi lesquelles le redoutable burn-out qui représente aujourd’hui une nouvelle cause d’atteinte sévère à l’intégrité psychologique et physique. 

Comment s’en sortir ? Peut-on réellement se passer de médicaments ? Quelles sont les alternatives ? Autant de questions auxquelles répond le Dr Patrick Lemoine dans son dernier livre*. Psychiatre, docteur en neurosciences et spécialiste du sommeil, il présente de façon très parlante, à partir d’histoires de patients, les méthodes scientifiques validées actuellement. « Moins en vogue aujourd’hui, la psychanalyse et ses ramifications qui s’occupent du pourquoi on va mal ont laissé la place à d’autres méthodes plus ou moins oubliées sous leur règne », explique-t-il.

Revivre une situation traumatique pour mieux l’accepter

Il y a d’abord les techniques pragmatiques, qui consistent à s’occuper du comment et qui cherchent à changer le point de vue et le comportement du patient par des thérapies cognitives et comportementales. Les techniques dites cathartiques permettent de revivre sans crainte une situation traumatique afin de l’accepter ; elles font souvent appel à l’hypnose. Certaines écoles ont même réussi à allier plus de théories, comme l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing). Introduite dans notre pays parDavid Servan-Schreiber, elle vise à placer le sujet en état de conscience modifiée (transe) et à lui faire revivre pas à pas, d’une manière ultraprécise et réaliste, le ou les traumatismes à l’origine de ses troubles. 

Des théories non validées scientifiquement peuvent également être proposées, comme l’EFT (Emotional Freedom Techniques), qui réunit l’acupuncture et les thérapies cognitives ainsi que comportementales. Elle vise à la fois une catharsis et une sorte de relaxation. On le voit, les propositions sont multiples et variées, et il semble difficile de trouver la meilleure pour combattre une déprime passagère, voire une dépression. C’est justement ce que le Dr Lemoine aide à faire en énumérant les principales alternatives en réponse à un problème précis et en les classant en termes d’efficacité et de validation. 

Certes, dans des maladies aussi graves que la psychose, le délire ou encore les hallucinations, il est indispensable de prendre des traitements médicamenteux, et cela, pendant fort longtemps. Mais, dans beaucoup d’autres cas, il faudrait « déprescrire », note ce spécialiste, qui énonce les dangers : par exemple, le risque de mourir prématurément est doublé chez les consommateurs réguliers de somnifères et celui de développer une démence de type Alzheimer augmente chez les consommateurs de tranquillisants sur une longue durée.

 * »Soigner sa tête sans médicaments … ou presque », éditions Robert Laffont, 384 pages, 20 euros. Le Point.fr - 

Publié dans:GUERISON |on 8 juin, 2014 |Pas de commentaires »

Reconstituer son corps dans une autre galaxie

Se téléporter…

Téléportation : la science fiction pourrait devenir réalité. Faire voyager une information de manière instantanée, défier les lois de la physique classique, c’est ce que des chercheurs néerlandais ont réussi à accomplir. C’est un premier pas vers des performances que l’on pensait inconcevables.

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L’équipe du Kavli Institute of Nanoscience de l’université de Delft aux Pays-Bas a réussi à téléporter l’information contenue dans un bit quantique vers un autre bit quantique se trouvant à 3 mètres de là, sans que l’information ne voyage à travers l’espace. Par où est-elle passée ? Par l’intrication quantique. En effet, les chercheurs ont utilisé le phénomène de l’enchevêtrement mis en avant par la théorie quantique il y a de cela plus d’un siècle. « L’enchevêtrement est certainement la conséquence la plus étrange et la plus fascinante des lois de la mécanique quantique, avance le Pr Ronald Hanson, responsable des recherches. Quand deux particules sont intriquées, leurs identités se fondent, leur état collectif est déterminé mais l’individualité des deux particules a disparu. Les particules intriquées se comportent comme une chose, même si elles sont séparées d’une longue distance ». Donc en agissant sur l’une d’entre elles, vous agissez de manière immédiate sur l’autre, sans que l’information n’ait besoin de voyager dans l’espace qui les sépare. Mystère peut-être, mais réalité aujourd’hui. 

Utilisant des diamants, car ils fournissent des sortes de « mini-prisons pour électrons », l’équipe néerlandaise est la première à avoir réussi une telle téléportation d’information « garantie à 100% », précise le Pr Hanson. Ce développement est une étape importante vers la constitution d’une sorte d’internet quantique. Déjà capables de résoudre des problèmes que nos ordinateurs les plus puissants n’appréhendent même pas, les ordinateurs quantiques pourront, en plus de cela, être connectés entre eux par ce procédé immédiat. C’est ainsi une rapidité inimaginable de calcul au cœur d’un réseau de communication instantanée qui va bientôt s’offrir à nous. Nous rattrapons le temps. L’intrication quantique suggérant que l’information passe même lorsque les deux particules enchevêtrées sont chacune à des distances insondables, nous allons potentiellement faire fi de l’espace. Ce procédé insolent sera de plus totalement sécurisé. N’utilisant pas de chemin connu et traçable, l’information ne peut être interceptée et épiée. 

Est-ce un premier pas vers la téléportation d’êtres vivants ? Certains chercheurs pensent que si nous partons du fait que tout dans notre monde est information, nous pourrons encoder le génome d’un être vivant, le téléporter, et par exemple reconstituer un être humain à l’autre bout de l’univers. Ce serait une sorte de téléportation. « Notre meilleur pari pour l’exploration de l’espace pourrait être d’imprimer organiquement des humains sur une autre planète », avance Adam Stelzner, un ingénieur en chef du Jet Propulsion Laboratory de la NASA. A l’heure d’aujourd’hui nous ne sommes pas capables de faire cela mais « nous n’avons que 50 ans de recherche sur l’ADN derrière nous, dans 5000 ans nous penserons probablement que c’est du gâteau », souligne Gary Ruvkun, un biologiste de Harvard. 

Cela pose toutefois des questions essentielles. Est-il possible de numériser la conscience humaine ? Si certains considèrent la matière dont nous sommes faits comme de l’information déchiffrable, il est moins sûr que la conscience qui nous habite soit réellement issue de notre cerveau et donc encodée dans sa structure physique. Réapparaîtra-t-elle lorsque nous aurons éventuellement reconstitué notre corps dans une autre galaxie ? Rien n’est moins sûr. Nous pourrions avoir une copie de notre cerveau, mais pas de notre conscience. Par contre si la conscience est perçue comme étant détachée du corps, elle pourrait être vue comme un programme radio ou télé lancé dans l’univers et pouvant être capté par de nombreuses antennes. Pourrait-elle alors être lue par deux corps en même temps et être un agent d’intrication entre les deux ? La recherche continue.

source INREES

Publié dans:POUVOIR |on 8 juin, 2014 |Pas de commentaires »

ANATOMIE SPIRITUELLE : Réflexion sur la Merkavah

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Depuis des temps immémoriaux, les chercheurs de Vérité se sont demandé comment les âmes se déplaçaient à travers les dimensions célestes. Ce savoir était gardé secret au sein de confréries initiatiques. De nos jours, la confusion moderne, mêlant science matérialiste et occultisme spirite, a brouillé les pistes avec les idées confuses de dématérialisation », de « voyage astral » ou de « téléportation ». Pourtant les dieux ont tout prévu pour leurs enfants, à qui ils ont donné des ailes.

La connaissance de notre physiologie éthérique change les données spirituelles habituelles. Il n’est pas nécessaire de développer une expansion de conscience, ni de se livrer à des exercices contraignants. L’introspection ou l’analyse, qui paralysent en accroissant encore plus le souci de soi-même, sont inutiles et cristallisent la personnalité. Nous pouvons nous envoler et redevenir libres comme l’oiseau dans le ciel, il nous suffit de déployer nos ailes. Nous devons comprendre cet envol mystique comme un processus réel. C’est ce qui différencie les gnostiques de leurs adversaires théologiens qui déblatèrent sur les mystères au moyen de leur intellect déconnecté. Dans les mondes divins, la possibilité de voler à travers les dimensions est aussi réelle et simple que notre capacité présente de marcher sur terre.

Les dieux ont mis en place un « plan de sauvetage » qui nous permettra de retrouver nos aptitudes divines. Les autorités du monde s’obstinent à nous faire croire que nous sommes issus du singe, misérables animaux humains rampants, éternels condamnés à mort, asservis au temps et à la matière. Nous sommes pourtant des dieux endormis ! Et nous possédons un véhicule d’immortalité. Actuellement, le vaisseau collectif de l’humanité, habité par de pieux égoïstes, s’éloigne de plus en plus du cœur de l’Univers. Il se cristallise dans son « autonomie » et fait un pied de nez à la hiérarchie divine qui l’a engendré. Mais pour retourner vers la source et réintégrer l’ordre cosmique, il faut un plan, le but étant de faire appel à l’énergie universelle, afin qu’elle se déverse dans notre âme et remette la dynamique de notre Merkavah en mouvement.

Le char divin est le véhicule qui permet à l’âme de voyager à travers les dimensions supérieures, au-delà de l’espace et du temps. Comme dans une bulle, les sept rayons de l’Esprit nécessaires à toute création parfaite, s’y reflètent. Les atomes éthériques sont les briques de construction fondamentales dans l’Univers multidimensionnel. La structure de la Merkavah, à l’image de l’Univers, est comme une cité merveilleuse sertie de joyaux, de roues et de foyers ardents. Les sept centres magnétiques, gardiens de nos glandes et de la circulation hormonale, sont des sanctuaires en résonance avec les sept rayons créateurs. Trois moteurs énergétiques, centrés dans le cœur, la tête et le bassin (selon l’ordre où ils doivent être allumés) sont responsables de sa propulsion. En outre, douze constellations, comme des chambres divines éclairées par la lumière des étoiles, ornent notre ciel intérieur. Ce merveilleux palais enchanté est malheureusement assoupi.

Dans les lignes qui suivent, nous nous concentrerons sur les trois dits moteurs dynamisant la Merkavah.

Publié dans:MER-KA-BA |on 7 juin, 2014 |Pas de commentaires »

ETRANGE VISIONNAIRE que Kandl

 

 

EN-ATTENDANT-LE-DELUGEJe vous en ai déjà parlé ici sur ce blog, Le Peinture du réalisme magique a réalisé 2 nouvelles expositions à Paris pour faire découvrir de nouvelles œuvres. ETRE ANGE….

Né en 1944 à Prague (République Tchèque), Lukas Kandl est marié et a deux enfants. Diplômé de l’Académie des Beaux-Arts de Prague en 1969, il est naturalisé français en 1975. De 1985 à 2002, il est l’affichiste officiel de la Fête du Livre de Saint Etienne, rassemblant plusieurs centaines d’auteurs venus du monde entier. En 1985, il gagne le concours d’affiches du Trophée Lancôme. 

En 1987, il est élu Sociétaire du Salon d’automne, salon historique français où ont débuté des artistes comme Cézanne ou Picasso. En 1997, il est invité par l’Université des beaux-Arts de Canberra, en Australie, pour initier les étudiants à l’art de la copie des Maîtres Anciens. 

En 2002, il est nommé chef de groupe de la section « Visionirique-étrange » du Salon Comparaisons, autre salon historique qui se tient chaque année au Grand Palais. En 2004, Lukas Kandl crée le groupe Libellule et lance la collection de l’Ange Exquis. 

En 2010, la vielle de Viechtach (Allemagne – Bavière) décide de devenir « La » ville de l’art fantastique d’Allemagne du sud. Elle charge Kandl d’organiser une « Biennale d’art fantastique ». Sous le parrainage du Ministre de l’Education Nationale, la ville de Chaumont demande aussi à Lukas Kandl de revenir avec son groupe tous les 2 ans. 

La ville de Saint Germain en Laye lui organise une grande rétrospective au Manège royal, avec 170 œuvres : 

2012, le musée d’art fantastique de Vienne en Autriche lui organise une exposition personnelle. Lukas Kandl a réalisé plus de 60 expositions personnelles à travers le monde et participé à près de 400 expositions de groupe. 

p-kandle3Ses peintures sont dans de nombreuses collections privées sur les quatre continents, ainsi que dans des musées : Centre de l’Art Fantastique du château de Gruyère (Suisse), Phantasten Museum Wien (Autriche), Centre d’art et d’Histoire du Musée Michelin de Clermont-Ferrand, Centre d’Art du Château de Bascoeuil, Mouvement d’Art Contemporain de Chamalières, Musée de la carte à jouer d’Issy les Moulineaux, Musée de l’Affiche de Chaumont en Champagne. 

Dans sa vie artistique, Lukas kandl a reçu de nombreuses récompenses. Signalons entre autre la Palme d’Or, au festival d’Art de Bruxelles (Belgique), le Prix du Conseil National au Prix international de Monte-Carlo (Monaco) ; le Premier Prix au Festival d’Art d’Osaka (japon). Il a été élu Membre Honoraire de la Copley Society à Boston (USA) et promu au Grade de Commandeur dans l’Ordre de l’Etoile de l’Europe dans le cadre du Prix de la Fondation européenne. 

Publié dans:ARTISTES PEINTRES |on 7 juin, 2014 |Pas de commentaires »

Les peuples de la Forêt Amazonienne

Déforestation, barrages : le combat sans fin du chef Raoni

téléchargement (10)La première fois qu’il est venu en France, c’était en 1989. Le chanteur Sting l’avait tiré de son coin de nature. Très vite, Raoni Metuktire, chef suprême du peuple kayapo, est devenu l’emblème d’une forêt amazonienne qui souffre de l’exploitation massive de ses ressources. À l’époque, sa tournée n’avait pas été vaine. Différents dirigeants, dont François Mitterrand, s’étaient mobilisés pour mettre au point le PPG7, un programme de conservation de la forêt vierge brésilienne. Sous le patronage de la Banque mondiale, un demi-milliard de dollars avait été mobilisé en 1992 pour protéger, jusqu’à aujourd’hui encore, des millions d’hectares et les peuples qui y vivent.

Aujourd’hui, carte à l’appui (voir vidéo), le chef Raoni, accompagné de son neveu et successeur, le cacique Megaron Txucarramãe, souhaite remobiliser les esprits à l’occasion de la Coupe du monde de football, organisée au Brésil. Il n’appelle pas à boycotter l’événement, au contraire : il veut y voir un relais précieux pour les idées qu’il défend, sans relâche, depuis un quart de siècle. Outre la déforestation galopante, dopée par le commerce illégal de bois, bien trop peu régulé selon les deux Kayapos, les projets d’infrastructures hydrauliques font peser des risques bien réels sur leur peuple et leur mode de vie. 

Plusieurs entreprises françaises – EDF, GDF mais aussi Alstom – ont déjà investi ou aimeraient le faire dans des projets de grands barrages en Amazonie. Le plus emblématique est celui du Belo Monte, dans le nord du pays, dont la mise en service est prévue pour cette année. Il est situé en dehors des territoires indiens, mais il gênerait déjà le cours des poissons dont se nourrissent les Indiens. De plus, la zone inondable pourrait « tuer des Indiens » qui ne sont « même pas informés » du projet, estime Megaron Txucarramãe.

Peu de solutions sur la table

Sauf que le chef Raoni n’a plus la même énergie que par le passé : il se dit fatigué, il a dépassé les 80 ans. Il est tombé malade à Paris et a dû écourter certaines de ses interventions. Chaque interview, chaque déplacement, aujourd’hui en France, demain aux États-Unis ou au Japon, lui coûte un peu plus alors qu’il préférerait « manger du poisson frais » et « se baigner avec sa famille ». Même si la relève est assurée, sa cause n’a plus de parrain aussi médiatique que par le passé. L’époque elle-même ne semble plus aux grands mouvements : « Des peuples peuvent être détruits, mais cela n’est que peu ou pas relayé. On touche pourtant là à des choses essentielles », reconnaît Gert-Peter Bruch, président de l’ONG Planète Amazone, qui accompagne le cacique Raoni dans sa tournée.

Alors qu’il l’avait déjà reçu en 2012, François Hollande a cette fois décliné la sollicitation du chef indien. Pourtant, ce dernier aurait bien besoin du soutien de la France pour porter la seule initiative qui pourrait mieux sanctuariser le poumon vert de la planète : élargir le champ de compétences de la Cour pénale internationale. « Aujourd’hui, il n’y a pas de possibilité juridique de stopper des projets qui provoquent des écocides », plaide Valérie Cabanes, juriste et bénévole pour l’ONG. Il faudrait voter un amendement aux statuts de la CPI pour qu’elle puisse juger ce qui relève des crimes contre l’environnement. On aurait pu ainsi condamner l’utilisation de l’agent orange, pendant la guerre du Vietnam. » Et aussi, espèrent-ils, faire reconnaître la déforestation massive comme un acte « quasi génocidaire ». Ce projet d’amendement sera présenté à l’ONU en 2015, mais il a besoin du soutien d’au moins 81 pays pour être adopté. À part cette éventuelle mesure, les caciques indiens, malgré les applaudissements de nos députés, sont bien démunis face aux défis qu’ils dénoncent. 

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Le code forestier de 1965 limite l’usage agricole des terres en obligeant les propriétaires de forêts à en préserver une partie intacte, jusqu’à 80% en Amazonie. Elle protège également des zones sensibles comme les rives des fleuves, les sommets et les côteaux des collines.

Le puissant lobby agricole brésilien a remporté une victoire au détriment des écologistes avec l’approbation par les députés d’un projet de loi polémique assouplissant la protection de l’Amazonie. Après deux ans de discussions, la révision du code forestier de 1965 a finalement été approuvée mardi soir et ce projet de loi devra maintenant passer devant le Sénat.

Avide de repousser les frontières agricoles, le secteur agricole et de l’élevage réclamait une réforme de la loi.

Immense pays de 8,5 millions de km2, le Brésil possède aujourd’hui 5,3 millions de km2 de forêts, essentiellement en Amazonie. « La Chambre des députés a transformé la loi de protection des forêts en un passeport pour la déforestation et l’expansion débridée de l’agriculture et de l’élevage », a déploré Greenpeace dans un communiqué.

« Les secteurs agricole et de l’élevage célèbrent les progrès obtenus », s’est félicité au contraire la présidente de la Confédération nationale de l’Agriculture, Katia Abreu. « Ce qui est en jeu, c’est la production d’aliments au Brésil, qui soutient l’économie nationale », a-t-elle fait valoir.

Le Brésil est l’un des principaux producteurs et exportateurs au monde de soja, de céréales et de viande mais la déforestation massive a fait du Brésil le cinquième plus grand émetteur de gaz à effet de serre du monde.

Ce vote, contre l’avis du gouvernement, est considéré comme la première défaite de la présidente Dilma Rousseff au parlement. La ministre de l’Environnement, Izabella Teixeira, a prévenu toutefois que Mme Rousseff pourrait mettre son veto aux points les plus controversés du projet de loi.

Le point le plus critiqué légalise les zones forestières déboisées illégalement jusqu’en juillet 2008 et permet l’activité agricole dans des zones sensibles. « C’est un message comme quoi les crimes écologiques ne sont pas punis et cela encouragera les déboisements », a déploré à l’AFP le militant de Greenpeace, Paulo Adario.

Le code forestier de 1965 limite l’usage agricole des terres en obligeant les propriétaires de forêts à en préserver une partie intacte, jusqu’à 80% en Amazonie. Elle protège également des zones sensibles pour l’écologie comme les rives des fleuves, les sommets et les coteaux des collines.

Respecter à la lettre le code forestier signifierait replanter 600.000 km2 de terres – un peu plus que la superficie de la France -, a dit l’auteur de la réforme, le député Aldo Rebelo, qui estime que plus de 90% des propriétés rurales du pays ne respectaient pas les quotas de reboisement exigés par la loi.

« Le code devait être modifié. Il manquait des mécanismes encourageant l’effort de protection des forêts (…) mais on ne devait pas amnistier ceux qui ont déboisé dans le passé », a déclaré à l’AFP Paulo Moutinho, analyste à l’Institut de recherches d’Amazonie. Le Brésil a réussi à ralentir le rythme de la déforestation de l’Amazonie depuis 2004 mais la semaine dernière, une hausse spectaculaire est intervenue au moment où le parlement examinait le code forestier et un cabinet de crise contre la déforestation a été mis en place à Brasilia.

Publié dans:AMERINDIENS |on 6 juin, 2014 |Pas de commentaires »

Devenir Chamane, comment ?

Une chamane en laboratoire :

Conférence exceptionnelle de Corine Sombrun autour de son parcours

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Comment une parisienne peut-elle devenir chamane sans l’avoir voulu ? C’est ce qui arrive à Corine Sombrun voici 13 ans, lors d’un reportage qu’elle effectue en Mongolie. Sans comprendre, alors qu’un chamane joue du tambour devant elle, elle réagit violemment, jusqu’à perdre le contrôle de ses mouvements. Elle vient d’entrer en transe. Cette expérience bouleversante la conduit à se lancer dans un apprentissage de huit années, au terme duquel elle devient la première occidentale à accéder au statut de Udgan, terme mongol désignant les femmes ayant reçu le « don » puis la formation aux traditions chamaniques mongoles. 

Corine s’engage parallèlement dans une recherche scientifique : grâce à sa capacité à entrer en transe par la seule volonté, elle collabore avec différents chercheurs dans le but de découvrir les mécanismes physiologiques liés à cet état de transe et son influence sur le fonctionnement des hémisphères cérébraux. Ces découvertes en neurosciences, assez stupéfiantes, permettent-elles un autre regard sur les mondes invisibles dans lesquels voyagent les chamanes ? 

Corine Sombrun est devenue chamane par surprise, lors d’un reportage en Mongolie, en 2001. Dans ce pays aux confins de l’extrême Orient, les chamanes accèdent à la transe grâce au son d’un tambour. Un son auquel, lorsqu’elle l’entend pour la première fois, Corine Sombrum réagit violemment, jusqu’à perdre le contrôle de ses mouvements. Aussi surpris qu’elle, le chamane Balgir devant lequel Corine vient de vivre cette première expérience, lui annonce qu’elle est, elle aussi… chamane. Entre stupeur et évidence, Corine va suivre cette voie et passer désormais plusieurs mois par an à la frontière de la Sibérie, auprès de Enkhetuya, chamane de l’ethnie des Tsaatans, chargée de lui transmettre cette connaissance.

Après huit années d’apprentissage, elle devient la première occidentale à accéder au statut de Udgan, terme mongol désignant les femmes ayant reçu le « don » puis la formation aux traditions chamaniques mongoles. 

Mais Corine s’interroge, et n’a de cesse de vouloir comprendre ce qu’elle vit en termes scientifiques, avec un regard autant que possible dégagé des interprétations culturelles. Grâce à son expérience dans la pratique de la transe et à sa capacité à l’induire par la seule volonté, elle collabore notamment depuis 2006 avec différents chercheurs dans le but de découvrir les mécanismes physiologiques liés à cet état de « transe » (état de conscience volontairement modifié) et à son influence sur le fonctionnement des hémisphères cérébraux. Les premiers résultats (obtenus en 2007 par analyses d’EEGs sous la direction du Pr. Flor-Henry / Alberta Hospital – Canada) ont montré que cette transe chamanique, dont les mécanismes d’action sur le cerveau restent inconnus, modifiait effectivement les circuits du fonctionnement cérébral. En repoussant les limites des connaissances actuelles, ces résultats ont ouvert de nouvelles perspectives et sont à l’origine du premier protocole de recherche sur la transe chamanique mongole étudiée par les neurosciences. Une tentative d’exploration des phénomènes liés aux capacités du cerveau humain et des fondements neuronaux de la conscience. Ces recherches permettent-elles de mieux comprendre ce qu’est le chamanisme ? C’est ce que nous allons découvrir avec cette femme étonnante. 

Le chamanisme est présent sous diverses formes sur l’ensemble de la planète, depuis des millénaires. Mais que désigne ce terme précisément ? Connaissance traditionnelle ? Religion primordiale ? Le rapport avec les esprits est au cœur du chamanisme, qu’il soit mongol ou amazonien. Qu’appelle-t-on esprit ? Est-ce que les esprits existent ? Corine Sombrun les a-t-elle déjà rencontrés ? Qu’est-ce que l’âme ? Le fractionnement d’âme cause parfois, pour les chamanes, des maladies et des troubles psychologiques. Que fait Corine Sombrun lorsque, en transe, elle répare une âme, ou enlève un sort ? Les recherches en neurosciences permettent-elles un autre regard sur les mondes invisibles dans lesquels voyagent les chamanes ? Ces recherches apportent-elles des indications sur la réalité de ces mondes ? Entre connaissances millénaires et neurosciences, l’INREES vous invite a porter un autre regard sur le chamanisme avec Corine Sombrun.

couvmax_1116Les livres incontournables à découvrir : 

Les esprits de la steppe
Par Corine Sombrun

.Résumé :   Corine Sombrun rencontre Enkhetuya, chamane du peuple Tsataan, au nord de la Mongolie, à l’orée des années 2000. Cette femme à la personnalité exceptionnelle, qui vit encore dans un univers autarcique où, de génération en génération, on élève des rennes et on respecte les esprits de la nature, va lui transmettre un enseignement millénaire fait de rites et de cérémonies, gardiens de l’harmonie du monde. Tout en évoquant l’enfance d’Enkhetuya, née en 1957 en pleine taïga, son dur apprentissage de chamane dans une République populaire qui en interdit la pratique, ce récit passionnant retrace l’histoire d’un peuple de nomades qui a vécu comme à l’aube de l’humanité pour basculer il y a peu dans l’ère du marché planétaire. Corine Sombrun appartient à cette lignée rare d’écrivains qui placent l’esprit humain et ses facultés largement inexploitées au coeur de leur recherche ; elle poursuit ici une quête initiée avec le Journal d’une apprentie chamane. Pianiste et reporter pour BBC World Service dans une autre vie, Corine Sombrun a raconté dans ses précédents ouvrages ses incroyables aventures en Amazonie {Journal d’une apprentie chamane) et en Mongolie, où les esprits de la steppe l’ont adoubée chamane à son corps défendant {Mon initiation chez les chamanes, Les tribulations d’une chamane à Paris). Son dernier livre, Sur les pas de Geronimo, bientôt traduit aux États-Unis, retrace sa rencontre avec Harlyn Geronimo, et le combat exemplaire de son grand-père. Elle est également à l’origine du premier protocole de recherche sur la transe chamanique mongole étudiée par les neurosciences en collaboration avec des chercheurs français et nord-américains.

Publié dans:ESPRITS |on 6 juin, 2014 |Pas de commentaires »

Message du Haut-Conseil Atlante « Sidjo » de Terre

Accepter sa Vérité hors artifices – Message Atlante

téléchargement (4)À vous Frères et Sœurs Humains la vérité d’être Vous, et pas des « poupées » manipulées et brisées au bon vouloir des mille treillis de contrariétés installés au sein de vos systèmes de vie organisée et qui vous désolidarisent les uns des autres.

Nous observons, nous ex-Atlantes de cette Planète Terre, la détresse engendrée ainsi et l’accoutumance générale organisée en cela. Et nous constatons le sentiment d’impuissance que vous vivez et qui imprègne vos structures elles-mêmes – structures externes vous environnant autant que structures internes : psychiques, mentales, égotiques, fondamentales…

Vous êtes des moutons éreintés par divers artifices plus ou moins attirants qui vous fascinent et ne servent qu’à éluder ce qui en vous se nomme encore Conscience et Intelligence véritable.
Vous êtes complices, très chers, de ces artifices et vous les entretenez avec plaisir, alors que vos vérités intérieures crient sans se reconnaître en vous ni pouvoir vous nourrir de leurs lumières si vibrantes.

Acceptez très chers Frères et Sœurs d’être ébranlés par votre Vérité !

Ceci n’est pas un prêche sinistre et austère, ceci est un appel au vrai flux des joies intérieures et cosmiquement partagées entre frères et sœurs. C’est un rappel de votre puissance réelle et de votre divinité authentique, si malmenées par tout cela.

Nous sommes parmi vous, nous sommes en vous pour la plupart, et nous ne pouvons plus accepter cette destruction immanente de soi-même ni ces illusions de la conscience endormie–dévoyée.
La colère n’est qu’un passage, et au-delà se produit ce qui alors démantèle, vente et souffle !…

Accepter la Vérité est désorientation -oui- puis Joie éclatante et déflagrante : c’est un chemin de Paix. Alleluia

Ci-joint sous forme graphique un plan/matrice d’accompagnement à la vérité et au désir de vérité. Ajouter un son : uuii – zz – ôô !

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via Christine Anne K. le 30 mai 2014
Ces messages sont faits pour être partagés à condition cependant, et ce dont nous vous remercions, que leur contenu et leur forme soient intégralement maintenus et leur source dûment mentionnée : http://voixdelumiere.fr

Publié dans:ATLANTES |on 4 juin, 2014 |Pas de commentaires »

L’AME GUERISSEUSE

 

 

téléchargement (3)Sur les deux jours de la manifestation sous le signe de la pleine Lune du Taureau (Wesak) 230 personnes étaient au rendez-vous de « l’Ame guérisseuse », thème choisi conjointement par Jean-Claude Genel et son invitée Doumé Jacquier, hygiéniste-naturopathe, initiée au Ch’i Tao Ming et Motivatrice de Vie au sein de l’U.LV. Ce premier temps fort que nous allons développer fut prolongé par un concert thérapeutique avec vidéo projection, conçu et joué par le musicien Cyril Campo, assisté de Yannick Le Cam aux bols de cristal. Le troisième temps fort fut la méditation du Wesak guidée par J.C Genel. A Paris, Arouna Lipschitz, philosophe de la relation, était associée à cet événement. 

Nous ne sommes pas des êtres humains

JC a commencé son intervention en rappelant le point de vue des grands mystiques qui affirment que nous ne sommes pas des êtres humains venus vivre une expérience spirituelle, mais des êtres spirituels venus vivre une expérience humaine. Cette façon de penser permet de comprendre la Création comme l’expression de la Pensée de Dieu, vaste intelligence devenue matrice d’une Ame collective dont nous serions issus. Chacun de nous posséderait donc la mémoire de ce « Commencement où Dieu poétisa » pour reprendre l’expression de Frank Lalou à travers toutes les formes de vie que représentent, dans notre système d’évolution, les différents règnes. L’auteur de « L’Ame créatrice » rappelle ensuite que lorsque nous préparons notre incarnation, l’âme que nous sommes définit essentiellement l’enseignement susceptible de l’épanouir dans la conscience de son origine. 

L’âme éprouve sa divinité

Ce choix d’en-haut détermine les meilleures conditions de son parcours terrestre. Tout au long de son incarnation, l’âme est mue par le seul désir d’éprouver et de vérifier sa divinité. En se révélant, elle sacralise la matière. L’erreur à ne pas commettre serrait d’identifier et donc de limiter l’âme à notre aspect humain. Toute la subtilité de notre vie est donc de nous ajuster à elle. J.C Genel a ensuite identifié deux phases distinctes dans une vie. Dans la première, nous subissons le monde (principalement celui des adultes). Dans la deuxième partie de vie, nous reprenons conscience de notre potentiel et comprenons que c’est en le mettant au service de l’âme que nous pouvons nous réaliser. C’est ainsi que nous offrons à l’âme le meilleur de nous-mêmes à travers la pleine expression de nos valeurs. Les valeurs garantissent une ligne de conduite, une éthique grâce à laquelle nous restons alignés sur le désir de l’âme et dans l’ordre cosmique, conscients que nous possédons les qualités du grand « Tout ». Puis, il a rappelé que les conditions vibratoires de l’année 2012 ont été propices pour nous guéri de nos maux, mettre le cap sur notre divinité et accepter que nous sommes des êtres spirituels venus vivre une expérience humaine. 

Doumé, praticienne de la « médecine de l’âme ».

La matinée s’est poursuivie avec l’intervention de Doumé Jacquier qui a intéressé l’assistance à la relation de l’âme avec le corps physique. Elle insista sur la façon de maintenir l’être dans sa mission de vie afin que l’âme s’en trouve enrichie. Tout d’abord, elle a décrit son parcours parsemé de rencontres opportunes et de circonstances favorables (synchronicités). Elle a parlé de sa grande sensibilité et des convictions, fruits de ses expériences personnes qui lui ont permis de structurer sa personnalité et d’accompagner les êtres dans leur processus de guérison. Elle a rappelé que chacun de nous possède un « capital santé » dont il est responsable et que la nature offre tous les éléments nécessaires à sa préservation, voire à sa restauration. 

Dans ce monde d’énergies dans lequel nous baignons, Doumé Jacquier insista sur l’alliance qu’il nous faut maintenir avec la force vitale inscrite au coeur de notre corps. Cette intelligence sacrée prédomine non seulement au maintien de la santé mais aussi à tout processus de guérison toujours accordé au programme d’âme de l’être. Sa pratique devient alors une « médecine de l’Ame », à travers un travail de ré-harmonisation globale de l’être dans ses énergies, sa psyché, son émotionnel qui, lorsqu’ils sont perturbés, sont à la source de bien des maux. La matinée s’achève sur un partage d’idées évoquées entre les deux intervenants. 

Doumé Jacquier accueille en consultations sur Reims et en Savoie 
Courriel : jacquier.dom@orange.fr

Publié dans:AME, GUERISON |on 4 juin, 2014 |Pas de commentaires »

Au retour des Crop Circles 2013

 

images (6)Entre 2008 et 2011, Jean Claude Genel pu explorer les « Crop Circles » chaque été avec des groupes. En 2012, il a choisi de renouer avec la Lémurie et il est parti au Mont Shasta (Californie), sachant qu’il reviendrait en Angleterre en 2013. Mais il savait aussi qu’il y aurait nettement moins de manifestions d’agroglyphes après 2012. Pourquoi cette intuition ? 

Et si tout l’enseignement que nous pouvions recevoir de l’intelligence à l’origine des corp circles avait été donné ? Et si le temps était venu de commencer véritablement à les étudier afin de saisir leur impact sur notre vie ? Il faut savoir que visiter les crop circles n’est pas de tout repos. Demandez à Francine Blake qui en a répertoriés des centaines dans le Witshire depuis plus de 25 ans… 

Leur présence vibratoire est intense, exceptionnelle la plupart du temps. On s’émerveille et on cherche à comprendre. Chaque année, de plus en plus de monde venait les voir, les survoler, les photographier, mais aussi manger à l’intérieur, chanter, jouer de la musique, imprégner les cristaux, peluches, que sais-je encore. Au fil du temps, la quantité de gens a supplanté la qualité. Les crop circles se font désormais plus rares. 

Crop circle : SIGNATURES COSMIQUES 

Un film-documentaire sur le phénomène des Cercles de Culture

Quelle réalité se manifeste ainsi ? A côté d’une nécessaire approche analytique et scientifique, l’investigation spirituelle a sa place. Jean-Claude Genel, avec les capacités peu ordinaires qui lui sont reconnues, explore plusieurs cercles de culture et nous rapporte de stupéfiantes observations et des explications éblouissantes. Avec la participation de Francine Blake.

 En deux parties de 20 minutes chacune :

 Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=MZiIJnjAaT4

 

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=1XVCJL5ODAQ

 

 

Un pèlerinage intérieur

Il est même possible que les crop circle se manifestent autrement, de manière plus mystérieuse dans les prochaines années. Ils ne s’adresseront qu’aux personnes qui auront su rester fidèles au message des années passées, qui l’auront travaillé et pourront être porteurs d’une force différente qui permettra l’ancrage des énergies du Verseau. Il ne faut pas oublier que nous sommes des êtres spirituels, multidimensionnels et que les mondes co-existent. Les crop circle sont des liens qui permettent cette compréhension, ils affinent même notre intelligence qui devient alors la source vibratoire dans laquelle nous pouvons puiser des nouvelles vérités. Cette année, beaucoup moins de monde dans les champs et donc beaucoup moins d’illuminés et d’hurluberlus. Mon intuition était donc juste et c’est dans une ambiance « hors saison » que nous avons pu, avec le groupe, recevoir beaucoup plus que nous le pensions, nous pourrons le vérifier dans les mois qui viennent. La sagesse extra-terrestre comme celle des guides est de témoigner de leur présence, elle ne s’adresse qu’aux personnes qui accomplissent, en venant ici, une forme de pèlerinage intérieur.    

Remise à niveau

Cet été, avec le groupe que J.Claude Genel accompagnait, ils ont travaillé principalement sur 2 crop circles sur les 8 recensés. C’était bien suffisant pour s’interroger en profondeur sur leurs énergies bienveillantes capables de stimuler l’intelligence, celle de l’âme. Une fois de plus, tout les a ramené à leurs états-ressources, leurs valeurs, afin de mieux pénétrer le sublime en soi et les remettre à niveau. Parce qu’il s’agit de cela : comprendre que les crop circles nous aident à nous remettre à niveau sur le plan énergétique grâce leurs messages, symboliques ou canalisés.  JC Genel s’est efforcé de transmettre, mais aussi de travailler ces messages afin de dépasser l’image pour entrer dans le ressenti. Lui seul peut traduire l’intention à l’origine de ces géométries sacrées. Contacter l’intention donc l’énergie, c’est ce qui permet de contacter la mémoire de l’âme et ainsi de s’affranchir des énergies anciennes pour mieux recevoir celles du nouveau cycle. 

Comprendre le projet Divin…

Les crop circles révèlent une profonde sagesse et ils nous sont donnés pour que nous acceptions ce que le futur nous propose. Les étudier nous empêche d’être troublés ou découragés par les bouleversements actuels, peut-être même d’être si émerveillés que rien ne se passe. Ils nous demandent de nous mettre à la bonne fréquence pour comprendre le Projet Divin pour l’ère du Verseau. Les intelligences qui en sont à l’origine témoignent ainsi de leur présence d’une manière moderne et interpellent celles et ceux dont l’esprit pionnier peut être source de progrès pour l’humanité. Elles nous conduisent sur des terres sacrées souvent oubliées et qu’il nous faut reconquérir en nous-mêmes. Les lieux sacrés de la grande Tradition ont besoin de nous aujourd’hui pour assurer la transmission et le renouvellement d’un enseignement millénaire. 

L’empreinte des crop en soi

Les guides ont toujours affirmé qu’ils ne suffisaient pas, de pendules, d’utiliser la mathématique ou de faire des suppositions, mais qu’il fallait  travailler sur soi, en soi. En effet, l’imprégnation des crop circle est une forme d’intelligence qui reflète une autre dimension que seule notre évolution sait capter et traduire. C’est le même principe quand on travaille nos états-ressources (nos valeurs) qui sont le lien invisible qui nous relie à tous les mondes. A tous ceux qui sont allés explorer les crop circles cette année et qui auraient pu être désappointés, je leur dis ceci : a vous de trouver l’empreinte de ces « signatures cosmiques », en dedans de vous. Attendez-vous à être guidés de manière différente, peut-être en d’autres lieux ou d’avoir des révélations qui vous encourageront à vivre ce que votre être est venu offrir ici-bas. 

med@me n° 6 de la revue de l’ULV

 

Publié dans:CROP CIRCLES |on 2 juin, 2014 |Pas de commentaires »

La Vie après la Vie, perception Universelle

 

« Les hommes sont différents dans la vie, semblables dans la mort.« 
[Lao Tseu]

par Michael

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Certains auront reconnu un titre bien connu des personnes qui s’intéressent à la recherche sur l’après vie, celui du Dr Raymond Moody qui a ouvert une perception nouvelle sur l’élaboration d’hypothèses sur la survie de la conscience après la mort physique. Depuis, de nombreux ouvrages sont sortis, et les recherches dans ce domaine se sont progressivement affinées. Je ne vais pas traiter ici de ces recherches mais plutôt émettre une perception sur l’hypothèse de l’après vie car il m’a semblé qu’il subsistait certaines crispations idéologiques autour de ce thème.

En effet, l’esprit humain a une tendance atavique à interpréter l’inconnu à partir du connu, il ne peut être neuf d’interprétation et de préjugés hérités de son conditionnement culturel, religieux et familial. Tant que, bien entendu, un travail de connaissance de soi n’a pas été profondément engagé, l’esprit ne peut voir le réel tel qu’il est sans le prisme déformant de ses créations mentales. Dans ce site nous parlons d’une spiritualité universelle au delà des dogmes parce que nous pensons intimement que Dieu est UN, mais que ses expressions, les religions et philosophies sont aussi multiples qu’il y a d’humains, un proverbe Zen énonce : « Mille homme, mille vérités ».

Regardons attentivement le monde : nous voyons diverses conceptions de l’au-delà et si nous prenons le passé de l’humanité, il y en a eut tant et tant par le passé, aussi infinies qu’est la créativité humaine, et nous pourrions en inventer encore d’innombrables. Mais ceci nous permettra-t-il de comprendre la réalité de l’après vie ?

Au même titre que le mot n’est pas la chose qu’il décrit, la description d’un couché de soleil ne vous fera pas vivre le couché de soleil réellement. L’après vie est donc logiquement sujette à ce principe : nous créons notre propre réalité avec nos pensées. Ainsi nous ne verrons pas tous le même couché de soleil si viennent interférer nos créations mentales et surtout nos propres limitations, issues bien souvent de notre propres peurs. Dans certains témoignages sur les expériences de mort imminente par exemple, si la trame du scénario reste semblable d’une personne à l’autre, la forme elle varie en fonction du contenu psychique de la personne. Ainsi un chrétien verra Jésus, un bouddhiste, le bouddha, un athée un philosophe qu’il apprécie et un enfant, peut être Mickey. Ceci nous amène à comprendre que nos idées sur le réel ne sont pas le réel et que nos croyances sur l’au-delà bien que, comportant un fond commun de vérité, ne seront jamais la vérité de ce qui est. C’est aussi pour cela que les traditions initiatiques ont toujours amené les êtres à se détacher de leurs illusions et à voir la réalité telle qu’elle est. Dans le livre des morts tibétains, le Bardö Thodol, on énonce aussi que les visions terrifiantes ou bienfaisantes que perçois le désincarné sont relatives à son propre degré de clarté intérieur. Et que ces visions sont issues de sa propre ignorance vis à vis de sa nature véritable. Le monde des idées serait donc empli de toutes ces projections créées par le mental ; d’après certains récits il existerait bien des rues pavées d’or, des Jérusalem céleste ou des temples bouddhiques merveilleux, mais ces imageries seraient de pures illusions créées et alimentées par les croyants eux-mêmes.

Ceci n’est pas difficile à comprendre, quand nous rêvons, le contenu du rêve est relatif au contenu de notre esprit, nous verrons la plupart du temps des personnes, des lieux qui nous sont communs et un autre ne rêvera pas ce que nous avons dans notre esprit. Un chrétien rêvera peut être de Jésus, mais un musulman rêvera plutôt de ce à quoi il croit en rapport avec sa foi, et une personne sans religion rêvera d’autres choses, de paysages, d’êtres qu’il aime etc. Donc, nous pouvons transposer par analogie cette personnalisation du rêve à la conception de l’au-delà en rapport avec chacun, et c’est justement cela qui amène à comprendre que l’après vie est universelle pour tous , comme la vie l’est. Regardons cette planète, chacun s’est créé sa conception de la vie, mais la vie elle laisse les êtres créer cela, elle reste un vaste terrain de créativité humaine ou aucune de ses conceptions ne peut être supérieure à l’autre, car en amont c’est l’universalité de la vie qui permet le particularisme et non l’inverse. Le global permet au particulier de s’exprimer, car de par sa vastitude il offre la possibilité à des combinaisons infinies de particularisme d’exister.

Le problème vient au moment ou l’ego s’attache à ce particularisme et que par oubli de l’universel énonce que son particularisme est la norme absolue. Cette attitude est le résultat de la peur entre les êtres humains, des guerres de religions et des conflits économico-politiques. Voilà pourquoi les sages ont toujours poussé l’humain a dépasser son particularisme pour vivre en son cœur la source de l’universel. Une fois cette source pleinement vécue le particularisme peut être accepté de manière légère, sans accroche et en comprenant que le voisin vit son particularisme mais que nous sommes relié par l’universel.

Il est dommage de voir comment certains auteurs récupèrent les témoignages sur l’après vie au profit de leur particularisme, en oubliant l’universel, souvent parce qu’ils sont encore prisonnier eux-mêmes de leurs croyances religieuses ou qu’ils font parti d’une institution religieuse qui veut encore s’arroger le droit de gouverne sur les âmes du monde …

Je l’énonce simplement et personne n’est obligé de me croire, l’après vie peut être laïque !

La laïcité nous offre un cadre de tolérance et de respect entre les particularismes sur le plan social. La spiritualité laïque peut nous offrir la même chose sur le plan spirituel et plus encore, nous permettre de toucher l’essence universelle du monde, le fond commun qui permet à la diversité d’être si riche. Et si la recherche sur l’après vie se poursuit, nous serons à même dans les années à venir de démontrer encore plus clairement que l’après vie répond à la même universalité. D’ailleurs, je pense que même sans preuve, l’universel parle à tous, mais que la peur et le conditionnement religieux ou familial nous empêche de penser par nous même, de voir avec lucidité ce que notre cœur vibre au fond de lui. C’est du bon sens, comment peut-il en être autrement ? Combien d’êtres humains ont foulé le sol de la terre depuis l’aube de l’humanité ? Des milliards et des milliards n’est-ce pas ?

Où sont ces âmes ?

Celles des égyptiens, des chaldéens, des étrusques, des mayas et tant d’autres civilisations prodigieuses. N’avaient-ils pas, eux aussi, leurs conceptions de l’après vie, leur religiosité, leur amours, leurs peurs et leur espérances, tout comme nous tous aujourd’hui. Et demain, comment percevrons-nous l’après vie ? Tous ces concepts évoluent, mutent, se mélangent, toute religion n’est-elle pas le syncrétisme de celles qui la précédent ? L’archéologie nous amène cette compréhension, en ce sens que si nous faisons parti d’une religion aujourd’hui, nous faisons aussi un peu parti de celles sur lesquelles elles se sont inspirées. Les conceptions qui viendront seront elles aussi inspirées de celles d’aujourd’hui, elles évolueront vers davantage de clarté et surtout d’unicité entre les êtres, privilégiant toujours l’universel au particulier, mais tout en respectant la richesse des particularismes.

En attendant, la vie laisse se développer toutes ces conceptions, elle laisse libre la créativité des êtres et elle offre aussi l’opportunité à ceux-ci de la comprendre réellement grâce au chemin qu’elle a manifesté, par le biais des traditions spirituelles du monde entier. Je ressens la vie comme un champs d’expérimentation permanent, comme un immense terrain de jeu, où chaque enfant va de sa créativité propre et où il peut partager avec les autres enfants le fruit de ses recherches intérieures. La terre, comme une mère aimante laisse ses enfants s’exprimer, elle veille … Mais si ceux-ci se retournent les uns contre les autres parce qu’ils ont oublié leur identité commune, alors celle-ci s’attriste et parfois réagit de manière abrupte, sommes-nous prêt à prendre conscience devant l’urgence ?

source : http://www.unisson06.org

 

 

Publié dans:La MORT |on 2 juin, 2014 |Pas de commentaires »

Unis jusqu’à la mort

images (21)Jusqu’où peut aller la connexion d’amour et d’esprit qui nous unit à un être aimé ? Pour Eleanor et Franck Turner, jusqu’au delà de la mort…

Se dire oui, pour le meilleur et pour le pire jusqu’à ce que mort s’ensuive. S’engager l’un à l’autre si fortement au point d’en mourir le même jour, voilà ce qu’ont vécu Eleanor et Franck Turner. Nés le même mois de la même année, et après 65 ans de mariage, ils se sont éteints à quelques heures d’intervalle. 

Eleanor et Franck se sont rencontrés en 1947, un jour où Franck vient acheter une voiture chez le concessionnaire où travaille Eleanor. Le vendeur lui propose de faire un tour pour essayer le véhicule auquel il s’intéresse. Franck accepte, « A condition que je puisse emmener votre secrétaire avec moi », aurait-il répondu avec humour. Depuis, ils ne sont plus quittés. Ils se sont mariés. Ils ont fondé une famille et traversé les hauts et les bas de la vie main dans la main. Leurs proches témoignent du fait qu’ils faisaient pratiquement tout ensemble et qu’ils supportaient mal d’être séparés l’un de l’autre. 

A 87 ans, la santé d’Eleanor s’est empirée. Elle a alors été admise en soins palliatifs. Franck, dont la santé était également fragile, était dans une maison de repos à quelques kilomètres de là. En ce 29 novembre 2013, Eleanor est décédée à 4h30 et Franck à 13h30 – alors qu’il n’avait pas encore eu la nouvelle du décès de sa femme. Seulement quelques heures ont séparé la mort de ces deux personnes qui, bien qu’unies solidement envers et contre tout, étaient séparées physiquement au moment de leur décès. Cette synchronicité est remarquable. « J’avais l’impression que si l’un s’en allait, l’autre ne serait pas bien loin derrière », raconte leur fille Linda qui, encore très affectée par la perte de ses deux parents, se dit aussi rassurée de les avoir su ensemble dans ce passage de fin de vie. Unis dans la vie, unis dans la mort, Eleanor et Franck seraient-ils partis ensemble vers d’autres horizons ? 

Lire l’article sur Gentside.com

Publié dans:AMOUR |on 1 juin, 2014 |Pas de commentaires »

Les pouvoirs de la RACINE de l’IBOGA

 

Et si une plante avait le pouvoir de sevrer les toxicomanes en l’espace de quelques heures ? Certains consommateurs d’Iboga, un psychotrope très puissant, lui vouent des vertus thérapeutiques. Considérée comme une drogue dans de nombreux pays, elle suscite la polémique et n’a probablement pas fini de faire parler d’elle. Enquête.
Les pouvoirs de la RACINE de l'IBOGA dans PLANTES 543

En 1962, un jeune toxicomane, Howard Lotsof, expérimente avec six compagnons une nouvelle substance hallucinogène dont lui a parlé un ami chimiste : l’ibogaïne. Contre toute attente, après trente-six heures d’expérience, le jeune Américain et ses amis, tous accros à l’héroïne ou à la cocaïne, se sont libérés de leur dépendance. Un sevrage définitif pour Howard Lotsof et d’au moins six mois pour les autres, période durant laquelle ils sont restés en contact.

Hasard ou grande découverte ? Depuis les années 1980 et jusqu’à sa mort en 2010, Howard Lotsof n’a pas cessé de tenter de convaincre scientifiques, laboratoires, politiques et société civile de soigner les toxicomanes avec de l’ibogaïne. Cette molécule de la famille des alcaloïdes est extraite de l’iboga (Tabernanthe iboga), un arbuste endémique de l’Afrique centrale équatoriale. L’écorce de sa racine concentre une douzaine d’alcaloïdes très actifs utilisés dans la médecine traditionnelle et les cérémonies initiatiques bwiti au Gabon.« Lorsque j’ai entendu parler de l’ibogaïne, je suis devenu très curieux, et sceptique. Et plus j’ai fait des expériences, plus cela est devenu intéressant », confie Stanley Glick, professeur et directeur de recherche au Centre de neuropharmacologie et de neurosciences à l’Albany Medical College à New York. En expérimentant la molécule sur des rats dépendants à la cocaïne et à la morphine, Stanley Glick a prouvé, en 1991, que l’ibogaïne réduit l’autoadministration de ces substances deux jours seulement après le traitement.

Propriétés anti-addictives

Depuis, les recherches, principalement américaines, menées sur des animaux et sur des cultures de cellules humaines ont précisé ses effets. L’ibogaïne est une tryptamine, proche de la psilocine et de la psilocybine (substances présentes dans les champignons hallucinogènes), psychostimulante et hallucinogène à forte dose. Cette molécule interagit avec des neurotransmetteurs, principalement la sérotonine et le glutamate, et bloque des récepteurs aux opiacés. C’est un antagoniste des récepteurs NMDA (activés par le glutamate), ce qui expliquerait ses propriétés anti-addictives.

Iboga« Elle est efficace dans le sevrage aux opiacés pratiquement la plupart du temps. Certains patients ont des effets persistants après. Mais il n’y a jamais eu une étude en double aveugle, ce qui est nécessaire pour définir les taux de réussite réels », explique Deborah Mash, professeure de neurologie et de pharmacologie moléculaire et cellulaire à l’université de médecine de Miami.

Les dernières études ont quant à elles mis en évidence de nouvelles propriétés importantes : l’iboga a des effets stimulants sur le métabolisme énergétique et, selon le professeur Dorit Ron en Israël, l’ibogaïne stimule la synthèse et la libération de neurotrophine, qui aide les voies nerveuses à se régénérer et le cerveau à se réorganiser.

Des témoignages confirment son efficacité : « Ma vie a complètement changé, douze heures après mon traitement à l’ibogaïne, j’étais sevré de dix-sept ans d’addiction. C’était incroyable, je ne peux pas l’expliquer », témoigne Roberto, 45 ans, un italien qui vivait à New York et avait une consommation quotidienne d’héroïne, de cocaïne et de méthadone, clean depuis sept ans. « J’ai été sevré de trois ans de dépendance à la cocaïne en un week-end en 2004. Depuis, je n’ai jamais rechuté », souligne Eric, un français de 37 ans. « Mon sevrage a été immédiat. Alors qu’il m’était inimaginable de ne pas prendre de doses car j’en étais à plusieurs grammes par jour », précise Nicolas, ancien dépendant à la cocaïne, sevré depuis trois ans.

« Pas une substance récréative »

Mais les échecs existent aussi : « Pour moi, ça n’a pas marché », confie Daniel, dépendant depuis plus de trente ans à l’héroïne, à la cocaïne et « à toutes sortes de drogues »« Je prenais des doses industrielles, et j’ai touché le fond avec la méthadone, cette drogue que les médecins ont l’impression de te donner comme solution… », ironise Daniel, qui a repris de la méthadone deux semaines après son traitement.

Même si, aujourd’hui, les principales actions de l’ibogaïne ont été identifiées, son fonctionnement pharmacodynamique très complexe n’a pas été entièrement expliqué. Mais le grand tabou que l’iboga et l’ibogaïne soulèvent est en réalité celui de leurs propriétés hallucinogènes. « L’iboga n’entre pas dans les cases, elle n’a pas le profil des drogues psychotropes. Ce n’est pas une substance récréative, et ses actions sont différentes et plus compliquées que celles de la plupart des hallucinogènes », souligne Yann Guignon, consultant en médiation interculturelle et développement durable au Gabon.

Un effet « psychosocial »

De plus, « l’ibogaïne s’est fait connaître d’une manière inhabituelle, elle n’a pas été découverte par un scientifique ; c’est pourquoi, dès le début, elle a été accueillie avec scepticisme par la communauté scientifique. Son histoire en Afrique lui a aussi donné une dimension mystique que les gens ne prennent pas au sérieux. Et parce qu’elle a des effets hallucinogènes, les gens pensent qu’elle ne sera jamais un médicament approuvé », résume Stanley Glick.

« L’iboga s’inscrit dans un tout, elle m’a ouvert la conscience, nettoyé l’esprit et le corps », ajoute Eric. Au-delà du sevrage physiologique, de nombreux témoins insistent en effet sur les visions qu’ils ont eues pendant le traitement. Charles Kaplan, ancien directeur de l’Institut de recherche sur les addictions, à Rotterdam, les relie à l’aspect psychiatrique : « Il y a un effet psychosocial. Ces effets sont très proches de ce que les psychanalystes appellent l »abréaction’. Ils apportent à la surface les souvenirs perdus et les expériences chargées d’émotions liées aux processus d’addiction qui peuvent être travaillés avec des thérapeutes. »

Deborah Mash explique que l’ibogaïne est « une molécule psychoactive, mais pas un hallucinogène comme le LSD. Elle met en état de rêve éveillé pendant trente-six heures et, durant cet état de conscience altérée, le patient revit des expériences de son enfance et découvre les racines de son addiction »« C’est comme faire dix ans de psychanalyse en trois jours », déclarait souvent Howard Lotsof.

Manque de suivi thérapeutique

Ce processus subjectif, non mesurable scientifiquement, contribue en réalité à alimenter les craintes et les réserves sur les traitements à l’iboga ou à l’ibogaïne. Pour Atome Ribenga, tradipraticien gabonais, la notion d’« hallucinogène se réfère à des visions ou auditions de choses totalement irréelles, alors que ces visions sont révélatrices de réalités, fussent-elles symboliques, pour celui qui les vit dans l’initiation ».

Les patients sont invités à verbaliser ensuite leur expérience pour un accompagnement thérapeutique. « Après six mois de bien-être, j’ai fait une dépression car, en réalité, l’iboga te soigne et te donne la chance de te dire : « OK, tu peux te remettre dans la vie si tu le veux » », confie Roberto. Selon la littérature scientifique et sociologique sur l’iboga, les rechutes surviennent souvent six mois après le traitement, à la suite d’un manque de suivi thérapeutique ou en raison d’un environnement social défavorable – la fréquentation du milieu de l’addiction suscitant de nouvelles tentations.

Classées comme drogues aux Etats-Unis depuis 1967, l’iboga et l’ibogaïne ont toutefois été autorisées par l’Institut national sur l’abus des drogues (NIDA) pour être prescrites dans le cadre d’un protocole de traitement sur l’homme au début des années 1990. Après une rencontre avec Howard Lotsof et des observations empiriques menées à cette époque à l’Institut de recherche sur les addictions aux Pays-Bas et dans une clinique au Panama, Deborah Mash, sceptique puis impressionnée, fut autorisée à mener les premiers essais cliniques aux Etats-Unis pour la phase I. Mais en 1995, à la suite d’une présentation auprès de représentants de laboratoires pharmaceutiques, le NIDA a décidé de stopper ses financements.

« L’avis de l’industrie pharmaceutique a été dans l’ensemble critique et a eu une influence importante dans la décision de ne plus financer les essais. Le NIDA a donc arrêté son projet sur l’ibogaïne, mais continue à soutenir des recherches précliniques sur des alcaloïdes de l’iboga », explique Kenneth Alper, professeur de psychiatrie et de neurologie à l’université de médecine de New York.

Moins rentable qu’un traitement à vie pour l’industrie pharmaceutique

images (20)Comment expliquer une telle résistance ? « La plupart des compagnies pharmaceutiques ne veulent rien avoir à faire avec l’ibogaïne, ni avec les traitements contre la dépendance en général. La plupart des entreprises croient, à tort, qu’elles ne peuvent pas gagner beaucoup d’argent dans le traitement de la toxicomanie. De plus, elles pensent que cela pourrait entraîner une mauvaise image pour elles, parce que les gens stigmatisent la dépendance et pensent qu’elle ne mérite pas d’être traitée comme les autres maladies », soutient Stanley Glick. Traiter une maladie en un ou deux soins est beaucoup moins rentable qu’un traitement à vie. C’est avec des fonds privés que Deborah Mash a pu poursuivre ses recherches, entre son laboratoire à Miami et une clinique de désintoxication sur les îles Saint-Christophe, dans les Caraïbes.

Aujourd’hui, la communauté internationale diverge sur le statut des recherches à propos de l’iboga et l’ibogaïne. Si dans la plupart des pays aucune législation n’existe, les Etats-Unis, la Belgique, la Pologne, le Danemark, la Suisse et, depuis 2007, la France, ont classé ces deux substances comme drogues. L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) notait en outre que l’iboga tendait « à se développer dans le cadre d’activités sectaires au travers de séminaires de ‘revalorisation de soi’ et de « voyage intérieur » ». Elle notait que la plante faisait l’objet d’une « promotion active » sur Internet.

Intéressés par les observations scientifiques et empiriques, d’autres gouvernements ont lancé des programmes de recherche ou autorisé des centres de soins à l’ibogaïne. En Israël et en Inde, des essais cliniques sont menés avec l’accord des ministères de la santé ; au Brésil, au Mexique, au Panama et dans les Caraïbes, des centres de soins officiels ont été mis en place ; en Slovénie, un centre de recherche pluridisciplinaire mène des travaux depuis 2005 et, depuis 2009, la Nouvelle-Zélande autorise la prescription médicale de l’ibogaïne.

« Patrimoine national » au Gabon

Au Gabon, après être longtemps resté dans le secret des initiés, l’iboga a été décrétée « patrimoine national et réserve stratégique » en 2000. Pour Bernadette Rebienot, présidente de l’Union des tradipraticiens de la santé au Gabon, « le traitement à l’ibogaïne enlève la partie initiatique de l’iboga, on n’est donc pas vraiment à la source. En Occident, les chercheurs pensent connaître l’iboga, mais ils me font rigoler… Nous, nous la connaissons depuis la nuit des temps. Il faut une collaboration entre nous, c’est complémentaire et c’est pour le bien de l’humanité », prévient la nganga (« tradipraticienne »), qui plaide auprès de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la reconnaissance de la pharmacopée traditionnelle.

En Slovénie, « l’Institut pour la médecine anthropologique [OMI] aspire à rétablir la qualité et la réputation de la guérison traditionnelle et des remèdes naturels par la voie de l’évaluation scientifique de ces méthodes, de leur efficacité et de leur sécurité, explique Roman Paskulin, addictologue et directeur de l’OMI. Nous offrons nos conseils sur la réduction des risques des traitements à l’ibogaïne, mais n’assurons pas de soins pour l’instant. » L’objectif est de développer une approche globale de la santé dans sa dimension physique, mentale et sociale, en regroupant des universités de médecine, de sciences humaines et de biotechnologie, avec le soutien du ministère de la santé et de l’Office des drogues.

Quel est alors le taux de réussite de ce traitement atypique ? Aujourd’hui, aucun chercheur ne s’avance sur la question des chiffres, si ce n’est pour dire que ce traitement semble l’un des meilleurs contre les addictions aux opiacées. Seules des estimations officieuses circulent. Pourquoi ? D’abord parce qu’aucune étude scientifique n’a été menée à long terme, ensuite parce que la grande majorité des traitements s’effectue dans un cadre informel. L’efficacité thérapeutique de l’iboga ou de l’ibogaïne relève avant tout d’observations empiriques et de témoignages que la science n’a pas encore réussi à évaluer, faute de moyens et de volonté économico-politique.

Les « fournisseurs d’iboga »

Depuis les années 1960, aux Etats-Unis, puis en Europe et dans le monde, des réseaux de soins alternatifs se sont développés illégalement parce que l’ibogaïne n’était pas reconnue : patients traités par initiation au Gabon, par des réseaux informels en Occident, dans un centre de cure en Amérique latine…

Ces soins se sont constitués autour des iboga providers (« fournisseurs d’iboga »), des thérapeutes informels qui, pour la plupart, n’ont pas de formation médicale. Aucune donnée n’existe sur ces derniers, et rares sont ceux qui témoignent. A New York, l’un d’eux, Dimitri, assume sa fonction et milite pour la reconnaissance des soins à l’iboga. Ancien junkie accro à l’héroïne et à la cocaïne pendant près de vingt ans, sevré grâce à l’iboga, Dimitri s’est formé à plusieurs reprises au Gabon auprès de tradipraticiens. Dans l’anonymat de simples chambres d’hôtel, il reconstitue des cérémonies bwiti avec rites, musiques et prières pour donner une dimension spirituelle. « Beaucoup de fournisseurs d’ibogaïne sont foutus car tu ne peux pas prendre ces choses et penser que tout ira bien. Le bwiti exige un engagement, un travail et, si possible, une vie saine », soutient-il. Or, dans ce type de soins informel, le danger réside dans l’incompétence de certains thérapeutes et le manque de suivi médical.

Morts accidentelles

Le traitement n’est donc pas sans risques : depuis le début des années 1990 on a relevé plusieurs morts accidentelles. Selon Deborah Mash, « tous les décès sont survenus dans des milieux à risque ». L’issue fatale advient souvent chez des patients présentant une maladie cardiaque ou à la suite d’une prise de drogue en même temps que l’iboga, et ce, à l’insu de thérapeutes parfois négligents. « Dans les cas rapportés, il était difficile, voire impossible, d’attribuer la cause de la mort à l’ibogaïne, et cela a été un autre obstacle à de nouvelles recherches », explique Stanley Glick. Si les autopsies n’ont en effet jamais prouvé le rôle fatal de l’iboga, pour le professeur Jean-Noël Gassita, pharmacologue gabonais qui étudie cette substance depuis cinquante ans, le traitement est contre-indiqué pour les cardiaques car la prise de la plante accélère le rythme du cœur.

La question de la toxicité de l’iboga a aussi fait l’objet d’études scientifiques ; une seule a relevé une toxicité dangereuse, mais à des doses si élevées que l’on ne pourrait pas en prescrire au patient. « L’iboga a été accusée d’être une substance dangereuse, alors qu’elle tue moins que l’aspirine », remarque Laurence Gassita, pharmacienne, enseignante à la faculté de médecine de Libreville au Gabon.

« C’est une plante miraculeuse, inédite, même si c’est une plante de la polémique », soutient Jean-Noël Gassita. Trop polémique pour Stanley Glick, qui préfère désormais travailler sur la molécule de synthèse 18-methoxycoronaridine (18-MC), très proche de l’ibogaïne et sans effets hallucinogènes. « Je crois que l’ibogaïne restera illégale aux Etats-Unis, mais je suis optimiste pour que le 18-MC soit un jour un médicament approuvé », confie le chercheur, toujours en attente d’essais cliniques.

Deborah Mash a suivi la même démarche en développant une autre variante de l’ibogaïne, la noribogaïne. Au Gabon, Bernadette Rebienot préfère commenter ces recherches lointaines à l’aide d’un proverbe africain : « On peut être le meilleur chanteur, mais on ne peut pas dépasser le compositeur. Alors attention aux fausses notes… »

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Publié dans:PLANTES |on 1 juin, 2014 |Pas de commentaires »
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