Archive pour le 21 avril, 2014

Communiquer avec la nature

 

images (2)Développant sans cesse la communication virtuelle, nous nous sommes coupés de l’expérience sensorielle de la nature. Celle-ci a pourtant tellement à nous apprendre.
 

Instinctivement, l’être humain accorde à la nature une place privilégiée. On a retrouvé des jouets en forme d’animaux datant de l’Antiquité. Nos enfants grandissent l’imaginaire peuplé de héros animaliers : le pingouin d’Happy Feet en quête de destinée, Nemo le poisson-clown, Kung-Fu Panda, sans parler des indémodables Rox et Rouky, Bambi, Flipper et autres Willy, Lassie… Une nature virtuelle mais omniprésente. Quant à la nature réelle, nombre de parents ont pu constater combien leur progéniture semble s’épanouir au contact du monde végétal et animal. Il ne s’agit pas seulement de salutaires bols d’air. Il y a comme un échange à un niveau subtil, une atmosphère de retrouvailles entre deux amis trop longtemps séparés.

Et en effet, nous sommes pour beaucoup complètement séparés de la nature. Nous tentons de nous en rapprocher en fréquentant les rayons bio des supermarchés. Le week-end, nous rejoignons parfois un coin de campagne – « en voiture le plus souvent », souligne non sans ironie le biologiste Rupert Sheldrake. Pour lui, la séparation remonte à Descartes, pour qui l’esprit était l’apanage de l’homme, de Dieu et des anges, tandis que la nature, les animaux, le corps humain, étaient ravalés au rang de matière sans âme. Aujourd’hui, ce n’est plus notre nature divine qui justifie notre complexe de supériorité sur le reste du monde vivant, et notre utilisation abusive des ressources de la terre : c’est la science. Ou du moins une vision matérialiste qui nous parle d’un monde objectif que des chercheurs tout-puissants, surhommes au- dessus des passions humaines, observent au microscope et autopsient au scalpel. Et pourtant, voilà que la science elle-même est en train de démolir cette conception : nous ne saurions nous abstraire de ce que nous observons. Tant de témoignages et de découvertes nous incitent aujourd’hui à repenser notre rapport au vivant, à nous inclure de nouveau dans ce vaste règne. Nous avons beaucoup à partager avec les non-humains. « Le cerveau émotionnel des animaux est très proche du nôtre », nous apprend Temple Grandin. Cette autiste qui pense en images et non en langage a développé sa compréhension des animaux en se mettant physiquement et mentalement à leur place. Lorsqu’elle était adolescente, souffrant de terribles problèmes de communication, elle a été rejetée par les humains. Ce sont les chevaux, mais aussi les vaches, qui lui ont permis de dépasser ce handicap. Se rapprocher d’eux lui a permis de prendre contact avec sa nature humaine, puis avec les autres êtres humains. « Plus je connais les hommes, plus j’aime mon chien », disait Pierre Desproges. Pour Temple Grandin, ce fut le contraire. Toutefois, elle ne parle pas de communication, au contraire de Laila del Monte, communicatrice animale qui affirme qu’un véritable échange en images est possible entre l’être humain et l’animal. Fermiers et simples propriétaires peuvent souvent témoigner de phénomènes de télépathie entre eux et l’animal.

Le cas des plantes est encore plus troublant. Ces organismes silencieux dialoguent parfois selon des modalités mal connues. Entre eux et nous, il se produirait un échange énergétique d’une grande richesse, qui expliquerait le bien-être que nous ressentons lors de nos promenades en forêt. Selon le chercheur canadien Pier Rubesa, qui étudie ces échanges, « les recherches scientifiques pourraient nous permettre de reprendre conscience du lien qui nous unit à la nature ». Un lien largement exploré par les chamanes amazoniens, qui ont avec les plantes une relation de maître à élève et apprennent d’elles, au cours de voyages dans d’invisibles dimensions, le secret de préparations et de remèdes d’une grande complexité. En juillet dernier, une déclaration signée par plusieurs scientifiques a concédé au règne animal une part de conscience. Et si l’ensemble du monde vivant était conscient ? et si comme le suggère Sheldrake, tout organisme était modelé de l’extérieur par un champ morphogénétique invisible qui l’entourerait et contiendrait le plan de sa forme finale ? Et si les habitudes de comportement social étaient régulées par d’autres champs, auxquels tous les membres de l’espèce contribueraient par résonance ? Ces champs les relieraient les uns aux autres de manière instantanée, quelle que soit la distance. Dans le modèle de Sheldrake, des champs peuvent également se créer entre des espèces différentes, un chien et son maître, par exemple. Sans le savoir, nous serions pris dans un réseau, une multitude de fils invisibles, semblables à ces fins tissages de toiles d’araignées superposées les unes aux autres qu’on trouve dans les recoins humides. Quelle que soit la théorie qui a votre préférence, nous espérons que la lecture des articles qui suivent vous inspirera avant tout le besoin d’une balade au grand air. Car il n’y a au fond rien à penser. Des concepts erronés sur nous-mêmes et notre rapport au monde nous ont éloignés de la nature. Y retrouver notre juste place passe par la sensualité de l’expérience.

SOURCE : INREES
Publié dans:NATURE |on 21 avril, 2014 |Pas de commentaires »

L’obstacle de l’amour divin imaginé

images (1)L’amour véritable est pure spontanéité, pure liberté, désintéressement total. C’est l’intellect qui corrompt l’amour en le dégradant sous l’emprise de l’intérêt, du calcul, en l’attachant aux formes qui lui servent d’expression, en le rivant aux processus de la sensation, de l’habitude. 

Ainsi que l’exprime Krishnamurti (Ojai 1949, p. 26) :

« Nous aimons avec notre intellect, nos cœurs sont remplis des choses de l’esprit, mais les fabrications de l’esprit ne peuvent évidemment pas être de l’amour. On ne peut pas « penser » l’amour. On peut penser à la personne que l’on aime, mais cette pensée n’est pas l’amour, de sorte que graduellement la pensée prend la place de l’amour ». Le passage de l’amour humain personnel et possessif à l’amour divin ne se réalise ni par le refoulement des désirs ni par des méditations sur l’amour divin. De telles méditations n’aboutissent qu’à des états d’autohypnose formant les obstacles les plus sérieux à l’expérience ultime. Ces obstacles sont sérieux parce qu’ils sont constitués par la cristallisation de projections mentales. Par un paradoxe étonnant, dans la mesure de sa maturité psychologique l’homme tend à s’attacher plus aux idées qu’aux valeurs matérielles. Le culte de nos représentations du réel doit nous conduire à de secrets et pénibles arrachements spirituels exigeant une vigilante attention. En nous attachant plus aux idées qu’aux choses de la matière nous déplaçons simplement le problème.

Il est utile de rappeler que l’état d’amour véritable n’est ni un résultat, ni une somme de moments affectifs antérieurs. Nous ne pouvons le « confectionner » ou le construire à l’aide des éléments du moi. 

L’amour divin n’est pas une « somme » au sens où Bergson, par exemple, désignait le présent comme la somme de tous les moments passés. L’état d’amour véritable est dans le présent mais ce Présent Eternel n’est le résultat d’aucune accumulation. Il ne s’ajoute pas à lui-même à la façon dont le processus du moi s’agrandit d’instant en instant. L’état d’amour véritable est totalement étranger aux processus de croissance qui nous sont familiers. Ces processus impliquent la notion de temps dont notre esprit parvient difficilement à s’affranchir, par le fait que le mental est lui-même le créateur de l’illusion du temps en nous. 

L’amour divin existe par lui-même. Il n’est pas un résultat. Il est « autogène ». Il est étranger à nos efforts affectifs et mentaux. On ne s’efforce pas de créer l’amour divin. Il est spontané. On s’ouvre à l’amour divin. Ainsi que nous l’avons dit ailleurs, tout le problème consiste à réaliser une transparence intérieure, une simplicité, une disponibilité, une sensibilité supérieure, telles, que l’amour véritable — donné, préexistant — se révèle pleinement à nous dans la délicatesse infinie de sa nature primordiale, éternelle. 

EXTRAIT de : L’Amour Humain  A L’Amour Divin de Ram LINSSEN -  Editions ETRE LIBRE  1953 –  

Publié dans:AMOUR |on 21 avril, 2014 |Pas de commentaires »

Scénarios scientifiques et réalité de la terre

Aoriginecolision

Dans quelle mesure les scientifiques peuvent-ils reconstituer les scénarios de l’histoire de la Terre sans disposer du récit de témoins?

Ils tentent de le faire à partir des données qu’ils sont capables de relever sur la Terre et dans l’espace. Mais à cause de la rareté de ces données, les scénarios sont peu fiables et sujets à controverses.

Quelles sont les données dont ils disposent? Les roches très anciennes qui subsistent à certains endroits de la planète et qui n’ont pas été fondues. Les météorites qui sont tombés sur Terre. On pense que ce sont les mêmes qui circulaient dans l’espace à ces époques reculées. On s’appuie aussi sur l’étude du comportement de la matière en laboratoire. On suppose que les lois physiques qui prévalent sur terre et dans le système solaire sont les mêmes dans l’univers.

Les modes de pensée changent et les scénarios qui étaient rejetés parce qu’ils semblaient impossibles deviennent possible: rapidité de l’apparition de la vie, vie possible en conditions extrêmes, insémination de vie en provenance de l’espace. Il est clair que la connaissance est freinée par les idées toutes faites.

Par exemple, on a longtemps imaginé que la lune s’était  formée en même temps que le système solaire. Mais dans les années 1970, un chercheur étasunien a émis l’idée que la lune s’était détachée de la Terre après la formation de la Terre. Cette idée a été considérée comme ridicule et rejetée. Elle est maintenant majoritairement adoptée depuis que l’examen des roches de la lune a montré qu’elle était plus jeune que la Terre.

Une communauté, qu’elle soit scientifique ou autre, a du mal à accepter ce qu’elle est habituée à considérer comme impossible. Les scientifiques sont comme tous les humains. Ils ont une part de préjugés et de croyances, liés à leur partie émotionnelle, alors que la science se targue de son objectivité et se défend de tout jugement a priori. On croit que la science évolue avec rationalité, au fur et à mesure que des faits nouveaux sont révélés. C’est probablement vrai sur une longue période, mais sur le moment, les personnalités des chercheurs interviennent beaucoup.

De plus en plus nombreux sont ceux qui en sont conscients et qui font preuve d’humilité.

Il y a une flopée de scientifiques qui ont des idées bizarres expliquant comment la vie peut avoir commencé sur la Terre, mais très peu d’entre elles ont été  reconnues comme étant sûres. De nouvelles hypothèses sont constamment proposées, et les anciennes réévaluées.


SOURCE : Johnson et Raven, 
Biology, McGraw Hill, 2002

Publié dans:TERRE |on 21 avril, 2014 |Pas de commentaires »

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