Télépathie questions – réponses

 de François Brousse (I/III)

images (9)Pouvez-vous donner une méthode concernant l’accumulation des forces ?

Je puis vous en donner deux, mais elles dépendent essentiellement de vos énergies personnelles.

Nous vous écoutons.
Il faut d’abord évoquer en soi le souvenir d’une joie ardente, exaltatrice, et la revivre dans sa plénitude. Amour, découverte, aventure, plaisir du corps ou de l’esprit. Quand vous sentez en vous la force colossale de cette évocation, vous jetez votre image télépathique dans la direction voulue, comme un rayon victorieux.

La réussite est-elle assurée ?
La force de l’impact résulte de la force de l’impulsion. Plus se concentrera le dynamisme de la joie évoquée, plus augmenteront les chances de réussite. La détente du ressort provient de sa contrainte première. Le sentiment condensé est la catapulte de la pensée.

Et l’autre méthode ?
Elle se fonde sur la transformation de l’énergie musculaire en une énergie psychique, une véritable transmutation.

Est-ce possible ?
Oui, car une seule énergie remplit l’immensité du monde ; dans sa manifestation supérieure elle s’appelle énergie spirituelle. Mais entre le nadir et le zénith n’existent que des différences de vibrations. Lourdes et lentes en bas, elles deviennent vertigineusement rapides au sommet.

On peut donc passer du sommet à la base, et de la base au sommet ?
Effectivement. Ce qui explique comment la matière peut devenir esprit et l’esprit matière. À vrai dire, la matière a pour nom authentique : la dégradation de l’esprit. Ce mystère éclaircit la chute des anges comme la rédemption, mythes religieux et symboles magiques.

Ce que vous dites est effrayant. […] Rien n’est assuré, tout porte la marque de l’instable et de l’illusion…
Rassurez-vous. Il existe un royaume indestructible, une sphère idéale et immuable. L’archange peut choir dans la fumée des abîmes, mais l’âme libérée demeure éternellement dans la lumière informelle, hors du temps, de l’espace et de la causalité. Les conquérants de la conscience cosmique vivent en dehors des dualités  toujours mouvantes. Ils sont les enfants de l’Éternel.

Comment atteindre à cette cime de gloire ?
Ceci est une autre histoire. Mais je la résumerai en disant qu’on peut briser les chaînes du temps par la conscience de l’éternité de l’âme ; les fers de l’espace par la conscience de l’infini de l’esprit et les carcans de la causalité par la conscience de la liberté vivante. Nous avons en nous un principe éternel, infini et libre. La Gnose salvatrice nous en fait connaître l’essence divine.

Je voudrais savoir le deuxième procédé pour l’envoi télépathique, le second arc de cette flèche secrète.

Cet arc est un art. Il faut utiliser la force musculaire et la transmuter. Crisper les poings avec frénésie, de manière à créer un courant de  dynamisme vital ; puis, quand vous êtes prêt comme un boxeur au début du combat, vous relâchez brusquement, vos muscles, et vous envoyez aussitôt l’image télépathique, comme le caillou qui s’échappe d’une fronde.

(BMP., N°120, mars 1994)

brousseDédoublement

Les techniques du dédoublement : comment faire pour quitter le corps physique et voyager dans une forme astrale ?
Les techniques sont subtiles et complexes.

Il en existe plusieurs ?

Je vais vous en donner quatre : la grande lumière blanche, le voyage imaginaire, la respiration des lointains, la concentration sur les chakras.

Comme c’est attirant !
Mais il faut se préparer à la tentative par trois jours de jeûne, ce qui risque de diminuer l’attirance.

Un jeûne intégral ?
N’allons pas jusqu’à pareille extrémité. La nourriture seulement. La boisson – deux litres d’eau par jour – est permise par les lois kabbalistiques.

Et si l’on ne prend pas la précaution de jeûner ?
La méthode, sans perdre son efficacité, n’aura pas le même dynamisme. Néanmoins la volonté peut suffire à ouvrir le chemin des montagnes.

Alors, avec ou sans jeûne, quelles sont ces quatre méthodes ? J’ai bien envie de quitter mon corps, à la manière d’un avion s’envolant de l’aérodrome.
Calmez un peu votre impatience. Voici la première méthode : la grande lumière blanche.

C’est le nom que vous lui donnez ?
C’est le nom que lui donnent les sages du Tibet.

Je vous écoute religieusement.
Et métaphysiquement, ce qui vaut mieux.

Tout ce que vous voudrez.
Je commence donc par situer le temps de la grande lumière blanche. Elle se faufile comme un reptile furtif dans le crépuscule du sommeil, ce moment où vous n’êtes pas encore endormi, où vous n’êtes plus tout à fait réveillé.

Ce précieux instant – combien fugace ! – tient le pouvoir de la sortie astrale, la clé d’or du dédoublement.

Comment procéder ?
Il faut au moment de la grande lumière blanche vouloir fortement quitter son corps pour se précipiter vers un lieu précis, déterminé à l’avance : ville, montagne, maison, arbre, connu de vous. Par l’intensité du vouloir fleurit la réalisation !

Je rumine cette méthode qui me paraît fascinante et difficile. Le voyage imaginaire a plus de facilité, sans doute ?
Vous êtes étendu et détendu sur une surface plane, lit, divan, parquet, sol, à votre choix. Vous imaginez que votre forme astrale sort de votre corps physique, à la manière d’une image transparente. Il faut essayer de mettre votre conscience dans l’image, et de voyager sur la Terre au moyen de ce véhicule subtil.

Cela ne me paraît pas très facile.
Tout dépend de votre puissance mentale. Commencez par voyager imaginairement dans des lieux connus, dont votre mémoire conserve la photographie précise. Allez dans la pièce voisine, dans une rue familière, dans une maison amie. Ensuite s’ouvrent devant vous les routes de l’impossible.

Qu’entendez-vous par là ?
Vous pouvez visiter des lieux que vous n’avez jamais vus, sauf par les yeux de l’intelligence.

Il faudrait donc nous documenter sur des villes réelles, mais inconnues de notre expérience sensorielle ?
Une large et claire information du mental favorise le voyage astral. L’Hindou imagine une ville française, le Français une ville hindoue. Et l’âme obéissante se transporte dans l’espace vaincu.
(BMP., N°121, avril 1994)

À suivre dans le prochain numéro.
François Brousse (1913-1995) Textes édités
www.licorne-ailee.com 
www.unsagedebonnecompagnie.fr
Publié dans : POUVOIR |le 2 avril, 2014 |Pas de Commentaires »

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