Archive pour le 19 février, 2014

Extraterrestre, toi aussi

 

images (2)L’extraterrestre d’aujourd’hui, c’est ce que tu seras toi demain. Il n’y a donc pas de différence. Tu n’as donc plus aucune raison d’aimer, d’attendre, de chercher, ou de craindre les extraterrestres. Puisque ce qu’ils sont aujourd’hui c’est ce que tu seras toi demain. C’est exactement l’image que tu auras demain, la technologie que tu auras demain, le langage, le mental que tu auras demain. S’il n’y a donc plus d’attrait, il n’y a donc plus de phénomène. Il y a tout simplement la vie qui existe partout et qui comme le pollen se répand de planète en planète. Le pollen des fleurs voyage de continent en continent. Parfois pour voyager le pollen va se fixer sur le dos des abeilles, sur le dos de tous les insectes, sur le dos même des oiseaux et ce n’est pas pour cela qu’on les prend pour des soucoupes volantes. Ce sont eux qui transportent le pollen. De la même manière la vie qui est partout et qui est comme un pollen, de temps en temps prend des véhicules dont la technologie t’échappe aujourd’hui. Mais il n’y a rien en cela qui puisse t’émerveiller ou t’apeurer.

Chaque fois que tu as en toi le sentiment du merveilleux, de l’extraordinaire, ou chaque fois qu’il a création d’une émotion, d’un genre de chose à laquelle tu ne t’attendais pas, il faut que tu te méfies tout de suite de la pensée qui va suivre, parce qu’elle sera forcément une pensée de fuite, un fantasme, une création, un voyage.

Chaque fois qu’on éprouve une émotion à laquelle on n’est pas habitué, il va donc y avoir une pensée qui elle aussi va nous échapper. Sitôt que l’on conçoit le phénomène extraterrestre, le phénomène ovni qui n’est pas quelque chose de rependu dans la culture générale, l’émotion que cette information va susciter sera une émotion différente, une émotion face à laquelle on est tout neuf, tout jeune et naïf. Et la pensée que créera cette émotion, la pensée dans laquelle on sera induit immédiatement sera donc une pensée que l’on ne contrôlera pas.

C’est pour cela que sur le phénomène extraterrestre il y a tant de constructions de fantasmes, de projections. On attend autant le messie que le diable. Et l’on voit des individus construire des maisons, des ambassades, pour accueillir les extraterrestres. On voit des individus se vêtir comme ils supposent que les extraterrestres s’habillent, afin qu’ils soient reconnaissables.

Ce que je veux t’expliquer c’est que puisque la chose n’est pas un point de la culture, l’émotion qui sera créé en toi, sera une émotion qui n’appartient pas non plus à ton répertoire quotidien d’émotions. Cette émotion va te dépasser et la pensée va te dépasser aussi.

Ce que je veux dire donc, c’est que tu n’es pas un idiot, ou une imbécile si tu t’es senti envahi par soit l’envahisseur extraterrestre, ou l’avatar extraterrestre. C’est normal, parce que cette émotion était neuve en toi. Tu n’avais pas l’habitude de négocier avec son impact, sa vibration et avec la logique de la pensée que cela allait construire.

Comment vas-tu faire maintenant pour apprécier justement non seulement le phénomène extraterrestre, mais la présence extraterrestre ?

Tu vas d’abord exorciser le merveilleux, comme exorciser toute crainte et tu vas contempler le concept simple que la vie est partout. Que la vie est un grain de pollen et que ce pollen peut se déplacer sur les ailes des oiseaux, que ce soit des oiseaux de fer, des oiseaux de feu, ou des oiseaux de plumes.

À partir du moment où tu conçois que la vie est partout et qu’elle peut voyager, il n’y a là aucun merveilleux, parce que demain c’est toi qui voyageras.

Autrefois il y avait un merveilleux extraordinaire à se rendre aux Amériques, aux Indes, comme on disait. C’était l’émotion qui aujourd’hui participe à l’émotion du phénomène extraterrestre, c’est la même émotion. Tiens voilà un continent que je ne connais pas, je vais visiter ce continent inconnu, cet Eldorado, c’est merveilleux, c’est magnifique. Et on voyait l’aura astrale de l’individu se dilater, s’intensifier énormément par excitation et en même temps par curiosité et par quête du divin. Parce qu’en fait, chaque fois qu’un homme utilise tous les prétextes du merveilleux, ou d’une réalité qui est à consonance merveilleuse, parce qu’on n’est pas habitué, c’est avant tout parce qu’il cherche Dieu, il cherche le Graal.

Ce qui fait que la soucoupe est un mythe si grand, même si la soucoupe est une réalité, mais ce qui fait qu’elle devient aussi un mythe et un mythe si persistant, c’est parce que l’homme projette dans la soucoupe le Graal.

extrait du site http://www.conscienceuniverselle.fr/ovni-extraterrestres

 

Publié dans:O.V.N.I et E.T. |on 19 février, 2014 |Pas de commentaires »

Spiritisme et controverses pour voir et pour savoir

 

imagesLes Esprits, disent certaines personnes, nous enseignent-ils une morale nouvelle, quelque chose de supérieur à ce qu’a dit le Christ ? Si cette morale n’est autre que celle de l’Evangile, à quoi bon le spiritisme ? Ce raisonnement ressemble singulièrement à celui du calife Omar parlant de la bibliothèque d’Alexandrie :  » Si elle ne contient, disait-il, que ce qu’il y a dans le Koran, elle est inutile, donc il faut la brûler ; si elle renferme autre chose, elle est mauvaise, donc il faut encore la brûler.  » Non, le spiritisme ne renferme pas une morale différente de celle de Jésus ; mais nous demanderons à notre tour si, avant le Christ, les hommes n’avaient pas la loi donnée par Dieu à Moïse ? Sa doctrine ne se trouve-t-elle pas dans le Décalogue ? Dira-t-on, pour cela, que la morale de Jésus était inutile ? Nous demanderons encore à ceux qui dénient l’utilité de la morale spirite, pourquoi celle du Christ est si peu pratiquée, et pourquoi, ceux-là mêmes qui en proclament à juste titre la sublimité sont les premiers à violer la première de ses lois : La charité universelle. Les Esprits viennent non seulement la confirmer, mais ils nous en montrent l’utilité pratique ; ils rendent intelligibles et patentes des vérités qui n’avaient été enseignées que sous la forme allégorique ; et à côté de la morale, ils viennent définir les problèmes les plus abstraits de la psychologie.

Jésus est venu montrer aux hommes la route du vrai bien ; pourquoi Dieu, qui l’avait envoyé pour rappeler sa loi méconnue, n’enverrait-il pas aujourd’hui les Esprits pour la leur rappeler de nouveau et avec plus de précision, alors qu’ils l’oublient pour tout sacrifier à l’orgueil et à la cupidité ? Qui oserait poser des bornes à la puissance de Dieu et lui tracer ses voies ? Qui dit que, comme l’affirment les Esprits, les temps prédits ne sont pas accomplis, et que nous ne touchons pas à ceux où des vérités mal comprises ou faussement interprétées doivent être ostensiblement révélées au genre humain pour hâter son avancement ? N’y a-t-il pas quelque chose de providentiel dans ces manifestations qui se produisent simultanément sur tous les points du globe ? Ce n’est pas un seul homme, un prophète qui vient nous avertir, c’est de partout que la lumière surgit ; c’est tout un monde nouveau qui se déroule à nos yeux. Comme l’invention du microscope nous a découvert le monde des infiniment petits que nous ne soupçonnions pas ; comme le télescope nous a découvert les milliers de mondes que nous ne soupçonnions pas davantage, les communications spirites nous révèlent le monde invisible qui nous entoure, nous coudoie sans cesse, et prend à notre insu part à tout ce que nous faisons. Quelque temps encore, et l’existence de ce monde, qui est celui qui nous attend, sera aussi incontestable que celle du monde microscopique et des globes perdus dans l’espace. N’est-ce donc rien que de nous avoir fait connaître tout un monde ; de nous avoir initiés aux mystères de la vie d’outre-tombe ? Il est vrai que ces découvertes, si l’on peut y donner ce nom, contrarient quelque peu certaines idées reçues ; mais est-ce que toutes les grandes découvertes scientifiques n’ont pas également modifié, bouleversé même les idées les plus accréditées, et n’a-t-il pas fallu que notre amour-propre se courbât devant l’évidence ? Il en sera de même à l’égard du spiritisme et, avant peu, il aura droit de cité parmi les connaissances humaines.

Les communications avec les êtres d’outre-tombe ont eu pour résultat de nous faire comprendre la vie future, de nous la faire voir, de nous initier aux peines et aux jouissances qui nous y attendent selon nos mérites, et par cela même de ramener auspiritualisme ceux qui ne voyaient en nous que de la matière, qu’une machine organisée ; aussi avons-nous eu raison de dire que le spiritisme a tué le matérialisme par les faits. N’eût-il produit que ce résultat, l’ordre social lui en devrait de la reconnaissance ; mais il fait plus : il montre les inévitables effets du mal et, par conséquent, la nécessité du bien. Le nombre de ceux qu’il a ramenés à des sentiments meilleurs, dont il a neutralisé les tendances mauvaises et détourné du mal, est plus grand qu’on ne croit, et s’augmente tous les jours ; c’est que pour eux l’avenir n’est plus dans le vague ; ce n’est plus une simple espérance, c’est une vérité que l’on comprend, que l’on s’explique, quand on voit et qu’on entend ceux qui nous ont quittés se lamenter ou se féliciter de ce qu’ils ont fait sur la terre. Quiconque en est témoin se prend à réfléchir, et sent le besoin de se connaître, de se juger et de s’amender. 

Les adversaires du spiritisme n’ont pas manqué de s’armer contre lui de quelques divergences d’opinions sur certains points de la doctrine. Il n’est pas étonnant qu’au début d’une science, alors que les observations sont encore incomplètes, et que chacun l’envisage à son point de vue, des systèmes contradictoires aient pu se produire ; mais déjà les trois quarts de ces systèmes sont, aujourd’hui, tombés devant une étude plus approfondie, à commencer par celui qui attribuait toutes les communications à l’Esprit du mal, comme s’il eût été impossible à Dieu d’envoyer aux hommes de bons Esprits : doctrine absurde, parce qu’elle est démentie par les faits ; impie, parce qu’elle est la négation de la puissance et de la bonté du Créateur. Les Esprits nous ont toujours dit de ne pas nous inquiéter de ces divergences et que l’unité se ferait : or, l’unité s’est déjà faite sur la plupart des points, et les divergences tendent chaque jour à s’effacer. A cette question : En attendant que l’unité se fasse, sur quoi l’homme impartial et désintéressé peut-il se baser pour porter un jugement ?

Voici leur réponse :
 » La lumière la plus pure n’est obscurcie par aucun nuage ; le diamant sans tache est celui qui a le plus de valeur ; jugez donc les Esprits à la pureté de leur enseignement. N’oubliez pas que parmi les Esprits il y en a qui n’ont point encore dépouillé les idées de la vie terrestre ; sachez les distinguer à leur langage ; jugez-les par l’ensemble de ce qu’ils vous disent ; voyez s’il y a enchaînement logique dans les idées ; si rien n’y décèle l’ignorance, l’orgueil, ou la malveillance ; en un mot, si leurs paroles sont toujours empreintes du cachet de sagesse qui décèle la véritable supériorité. Si votre monde était inaccessible à l’erreur, il serait parfait, et il est loin de là ; vous en êtes encore à apprendre à distinguer l’erreur de la vérité ; il vous faut les leçons de l’expérience pour exercer votre jugement et vous faire avancer. L’unité se fera du côté où le bien n’a jamais été mélangé au mal ; c’est de ce côté que les hommes se rallieront par la force des choses, car ils jugeront que là est la vérité.

images (1)Qu’importent, d’ailleurs, quelques dissidences, qui sont plus dans la forme que dans le fond ! Remarquez que les principes fondamentaux sont partout les mêmes et doivent vous unir dans une pensée commune : l’amour de Dieu et la pratique du bien. Quels que soient donc le mode de progression que l’on suppose ou les conditions normales de l’existence future, le but final est le même : faire le bien ; or, il n’y a pas deux manières de le faire. « 

Si, parmi les adeptes du spiritisme, il en est qui diffèrent d’opinion sur quelques points de la théorie, tous s’accordent sur les points fondamentaux ; il y a donc unité, si ce n’est de la part de ceux, en très petit nombre, qui n’admettent pas encore l’intervention des Esprits dans les manifestations, et qui les attribuent, ou à des causes purement physiques, ce qui est contraire à cet axiome que : Tout effet intelligent doit avoir une cause intelligente ; ou au reflet de notre propre pensée, ce qui est démenti par les faits. Les autres points ne sont que secondaires et n’attaquent en rien les bases fondamentales. Il peut donc y avoir des écoles qui cherchent à s’éclairer sur les parties encore controversées de la science ; il ne doit pas y avoir de sectes rivales les unes des autres ; il n’y aurait antagonisme qu’entre ceux qui veulent le bien et ceux qui feraient ou voudraient le mal : or, il n’est pas un spirite sincère et pénétré des grandes maximes morales enseignées par les Esprits qui puisse vouloir le mal, ni souhaiter le mal de son prochain, sans distinction d’opinion. Si l’une d’elles est dans l’erreur, la lumière tôt ou tard se fera pour elle, si elle la cherche de bonne foi et sans prévention ; en attendant, toutes ont un lien commun qui doit les unir dans une même pensée ; toutes ont un même but ; peu importe donc la route, pourvu que cette route y conduise ; nulle ne doit s’imposer par la contrainte matérielle ou morale, et celle-là seule serait dans le faux qui jetterait l’anathème à l’autre, car elle agirait évidemment sous l’influence de mauvais Esprits. La raison doit être le suprême argument, et la modération assurera mieux le triomphe de la vérité que les diatribes envenimées par l’envie et la jalousie. Les bons Esprits ne prêchent que l’union et l’amour du prochain, et jamais une pensée malveillante ou contraire à la charité n’a pu venir d’une source pure. Ecoutons sur ce sujet, et pour terminer, les conseils de l’Esprit de saint Augustin.

 » Assez longtemps, les hommes se sont entre-déchirés et renvoyé l’anathème au nom d’un Dieu de paix et de miséricorde, et Dieu s’offense d’un tel sacrilège. Le spiritisme est le lien qui les unira un jour, parce qu’il leur montrera où est la vérité et où est l’erreur ; mais il y aura longtemps encore des scribes et des pharisiens qui le dénieront, comme ils ont dénié le Christ. Voulez-vous donc savoir sous l’influence de quels Esprits sont les diverses sectes qui se partagent le monde ? Jugez-les à leurs oeuvres et à leurs principes. Jamais les bons Esprits n’ont été les instigateurs du mal ; jamais ils n’ont conseillé ni légitimé le meurtre et la violence ; jamais ils n’ont excité les haines des partis ni la soif des richesses et des honneurs, ni l’avidité des biens de la terre ; ceux-là, seuls, qui sont bons, humains et bienveillants pour tout le monde, sont leurs préférés et sont aussi les préférés de Jésus, car ils suivent la route qu’il leur a montrée pour arriver à lui. « 

SAINT AUGUSTIN.

Issu du livre d’Allan Kardec : Le livre des Esprits – Livre II

Publié dans:ESPRITS, MEDIUM |on 19 février, 2014 |Pas de commentaires »

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