Aux remèdes de Grands-mères

Grape Leaves

Certains crieront aux « remèdes de grand-mère », de chamane, d’apothicaire… Comment vaincre la fatigue consécutive à une maladie infectieuse ? Par la prêle des champs et l’ortie. Soulager une inflammation et remonter une tension « dans les chaussettes » ? Vive la réglisse. Restaurer l’immunité et prévenir les rechutes ? Se tourner vers l’échinacée. Récupérer physiquement tout en renforçant la production d’anticorps ? Carburer au ginseng. Dans 100 questions sur la phytothérapie, le Dr Éric Lorrain, médecin à Grenoble et président de l’Institut européen des substances végétales, montre combien les plantes sont des alliées de poids de la médecine moderne, pas seulement limitées aux « petites » maladies et à la « bobologie ». 

Chimie extractive

Le développement de la pharmacologie de synthèse a permis de copier certains principes actifs particulièrement efficaces contenus dans les plantes et de produire des médicaments (comme l’aspirine, la quinine ou encore la pénicilline) accessibles au plus grand nombre. Leur rôle a été essentiel dans l’amélioration de la santé des populations. Aujourd’hui, « les plantes sont de retour, avec un nouveau visage, dans un nouveau contexte », précise Éric Lorrain. « Alors que la chimie de synthèse piétine, la chimie extractive avance à pas de géant depuis vingt ans. » 

Cette révolution est due à la découverte de nouvelles méthodes d’extraction de tous leurs principes actifs. C’est notamment le cas des extraits fluides de plantes fraîches standardisés (EPS), répondant à un cahier des charges extrêmement rigoureux et mis à la disposition des professionnels de la santé. En pratique, la plante est d’abord congelée, puis broyée à des températures négatives. Suit une multiextraction de toutes les substances, solubles aussi bien dans l’eau que dans l’alcool. Cela donne un produit stable, cinq à quinze fois plus concentré en principes actifs qu’après une extraction traditionnelle.

Combattre plus de 80 troubles et maladies

« Depuis le début des années 2000, trois à quatre références de ces nouveaux extraits enrichissent chaque année la panoplie de cesmédicaments naturels capables de restituer au mieux le potentiel thérapeutique de la plante médicinale », note le Dr Lorrain. Les 55 EPS actuellement disponibles peuvent être mélangés sous la forme d’une préparation magistrale « pour confectionner une variété phénoménale de traitements personnalisés ». Il est désormais possible d’y recourir pour soigner un nombre croissant de maladies.

Dans son livre, Éric Lorrain apporte des réponses précises pour combattre plus de 80 troubles et maladies. Mais, attention, ces « concentrés de principes actifs » doivent être prescrits par des spécialistes correctement formés. Pour les identifier, le mieux est de s’adresser à l’Institut européen des substances végétales, dont le siège est à Paris.

100 questions sur la phytothérapie du Dr Éric Lorrain, éditions La Boétie, 222 pages, 12,50 euros.

Publié dans : GUERISON, PLANTES |le 21 décembre, 2013 |1 Commentaire »

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 27 décembre, 2013 à 17:49 avocat divorce écrit:

    J’utilise depuis un moment la phytothérapie et je dois dire que je suis constamment surprise par le nombre de maladies qui peuvent être soignées naturellement par les plantes et sans risquer les effets secondaires sur l’organisme que provoquent les médicaments chimiques.

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