le plantain lancéolé, une mauvaise herbe aux usages multiples

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Tous les allergiques au pollen, y compris ceux aux plantes de la famille du plantain, devraient utiliser cette plante aux feuilles comestibles.

Un peu de botanique

Il existe 23 espèces de plantain en France, dont celui dit lancéolé, qui est le plus utilisé en phytothérapie. C’est une herbacée vivace aux feuilles en forme de lance, qui pousse en Europe et dans les régions tempérées d’Asie, mais pas dans le pourtour méditerranéen. Il est encore appelé « herbe à cinq coutures » ou « à cinq côtes » car ses feuilles comportent cinq nervures bien marquées.

 

Principales propriétés pharmacologiques

C’est avant tout un antihistaminique, donc une plante qui agit contre l’allergie. Mais on y trouve aussi des molécules ayant un effet antispasmodique de la musculature lisse, ce qui en fait un excellent produit contre la toux. Le plantain a également des propriétés anti-infectieuses (antibactériennes et antivirales), émollientes et un effet anti-inflammatoire sur les muqueuses.

Usages les plus fréquents

Le plantain permet de traiter les manifestions allergiques, notamment celles dues aux pollens (dont ceux de plantain !). Il soigne également les allergies oculaires et cutanées. L’ajout de cassis (anti-inflammatoire) est de mise en cas de rhume des foins avec ou sans congestion oculaire. Il est conseillé de commencer le traitement un mois avant l’arrivée des pollens auxquels on est sensible. Le plantain est aussi le traitement de fond de l’asthme, en combattant l’inflammation des muqueuses et les spasmes bronchiques. L’idéal est alors de l’associer au ginkgo biloba (vasodilatateur) et au desmodium (protecteur du foie et anti-asthmatique). C’est enfin un grand remède contre les toux sèches et dans ce cas il peut être associé à la réglisse ; si les toux sont grasses, mieux vaut y ajouter du pin. 

Précautions d’emploi

Très bien toléré, sans aucune contre-indication, ni aucun effet secondaire, ni interaction avec les médicaments.

À savoir

C’est l’une des plantes médicinales les plus utilisées. Ses feuilles, faciles à ramasser sur les bords des chemins dès que le besoin s’en fait sentir, peuvent être frictionnées sur les piqûres d’insectes ou d’orties pour calmer la douleur et en cas d’urticaire ou d’eczéma. Elles peuvent également être appliquées autour d’un doigt « foulé », après avoir été plongées quelques minutes dans l’eau chaude, pour soulager la douleur. Les même feuilles, une fois broyées, peuvent servir à réaliser un cataplasme. Les toutes jeunes feuilles récoltées au printemps peuvent être découpées en fines lanières et incorporées aux salades ; les feuilles plus âgées sont à consommer cuites, en légume. Elles apportent des sels minéraux et diverses vitamines. Quant aux graines, elles peuvent servir de condiment. En infusion, elles sont diurétiques et facilitent l’élimination de l’acide urique.

Sources : Monographie de l’Institut européen des substances végétales (IESV)

Le Guide des plantes sauvages comestibles en France, par Michel Botineau, Collection « Guides des fous de nature », éditions Belin

Publié dans : PLANTES |le 19 décembre, 2013 |Pas de Commentaires »

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