Ambroisie : danger

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Les allergiques au pollen de cette plante doivent prendre leurs précautions, car le pic estival est toujours une période très pénible pour eux.

De plus en plus de personnes revendiquant des régimes particuliers, le partage des repas devient un véritable casse-tête, nuisant à la convivialité.

 

L’alerte vient d’être lancée par le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) et relayée par le Comité parlementaire de suivi du risque ambroisie qui appelle à ne pas baisser les bras contre ces « végétaux nuisibles pour la santé publique » : le pic d’ambroisie aura lieu entre le 14 et le 18 août prochains. À ce moment-là, chaque pied de cette mauvaise herbe pourra produire jusqu’à 2,5 milliards de grains de pollen par jour, que le vent pourra disperser jusqu’à 100 kilomètres de distance.

Ne pas baisser les bras, c’est utiliser au maximum son « huile de coude » avant cette période fatidique pour arracher le plus possible de plants sur les bords des routes, dans les jardins privés ou les espaces verts. En revanche, l’invasion des cultures est plus problématique. Un désherbage inexistant ou mal maîtrisé peut provoquer des ravages notamment dans les champs de tournesols, qui sont les plus sensibles à l’ambroisie. Les parlementaires impliqués dans ce combat rappellent que les raisons du développement de l’ambroisie sont multifactorielles (environnementales, climatiques, agronomiques). Mais les observations sur le terrain et les témoignages du monde agricole montrent que de nouvelles variétés de tournesol introduites depuis 2010 permettent de mieux gérer l’ambroisie. 

« Guerre »

Une proposition de loi a été déposée en avril dernier et elle devrait être examinée dans les prochains mois. Son but est l’éradication de cette plante originaire du continent américain, introduite involontairement en France au milieu du XIXe siècle et disséminée sur notre territoire à la faveur des grands travaux des années 1950. Après avoir colonisé la vallée du Rhône, elle s’étend désormais sur tout le territoire. Avec la future loi, la lutte deviendra « obligatoire et permanente sur le territoire métropolitain » et tous les acteurs concernés (État, régions, départements, communes, propriétaires privés, agriculteurs….) devront y participer. Par ailleurs, le combat contre l’ambroisie est inscrit dans le deuxième plan national santé environnement et les préfets peuvent doter leurs départements d’un plan spécifique, comme c’est déjà le cas dans la Drôme, l’Isère ou encore l’Ardèche.

La « guerre » doit être à la hauteur des dommages entraînés par l’ambroisie. Ses victimes connaissent bien la violence des réactions à ces pollens : conjonctivite, écoulement nasal, toux, problèmes respiratoires, eczéma, les symptômes sont nombreux. En Rhône-Alpes, la région française la plus touchée, 10 à 20 % de la population subit ce fléau tous les ans. La caisse primaire d’assurance maladie de cette zone géographique a estimé à 20 millions d’euros, en 2011, les seuls frais de remboursement liés aux conséquences sanitaires de l’ambroisie. Un coût en hausse de 90 % depuis 2008, tandis que la population touchée augmentait de 70 % sur la même période.

En attendant la loi et ses effets, les allergiques à l’ambroisie devront, cet été encore, se contenter de quelques conseils de prudence : éviter de circuler en voiture vitres baissées, de faire sécher son linge dehors, de sortir en début de matinée, quand la libération des pollens est la plus forte, et se laver les cheveux tous les soirs.

Publié dans : PLANTES |le 8 décembre, 2013 |Pas de Commentaires »

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