des Plantes pour l’hiver

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Autant se faire une raison : les virus et les microbes sont partout ! Plutôt que de partir en guerre contre eux, mieux vaut faire confiance aux ressources végétales. D’abord, en intégrant régulièrement à vos plats des aromates : ail, oignon, échalote, ciboulette, thym, romarin, basilic, cumin, marjolaine, laurier, cannelle, clous de girofle… Ensuite, en se tournant vers des remèdes plus spécifiques sous forme de tisanes, gélules, gouttes de teinture ou d’extrait fluide de plantes standardisé (EPS) en respectant les précautions d’usage classiques (enfants, femmes enceintes, personnes sensibles ou sous médicaments…) La posologie est à déterminer avec votre médecin ou pharmacien. Le Point.fr vous confie sa liste de 7 plantes pour renforcer votre immunité.

Très populaire aux États-Unis et en Allemagne, c’est la première plante recommandée par les médecins phytothérapeutes dans la prévention des infections et des épisodes de récidive. Originaire d’Amérique du Nord, les Comanche et les Sioux l’utilisaient pour guérir les plaies infectées ou les morsures de serpent. Plus tard, au XIXe siècle, elle est importée en Europe, puis cultivée sur le continent. Depuis que les bactéries font de la résistance aux antibiotiques, elle fait l’objet d’un grand regain d’intérêt. De nombreuses études ont d’ailleurs cherché à comprendre son mécanisme d’action. Celui-ci demeure complexe – à l’image de notre système immunitaire -, car l’echinacea agit sur plusieurs domaines : stimulation des macrophages (cellules tueuses de toxines et d’intrus), augmentation du nombre de globules blancs, protection des cellules saines contre les germes… C’est surtout sous forme d’EPS qu’elle serait le plus efficace, de 6 à 8 semaines maximum, car au long cours elle diminue au contraire l’immunité. Elle est contre-indiquée pour certaines maladies (maladies auto-immunes, VIH/sida…) ou dans certains traitements (corticoïdes, chimiothérapie, etc).

Le ginseng (Panax ginsenget l’éleuthérocoque (Eleutherococcus senticosus)

La célèbre racine, panacée de la médecine traditionnelle chinoise depuis 2 000 ans, est surtout connue pour ses vertus anti-fatigue. De fait, c’est cette action dite adaptogène (qui aide l’organisme à s’adapter et à répondre aux agressions) qui en fait un précieux allié durant l’hiver. Ses capacités à réduire la fréquence des rhumes et de la grippe et à accroître l’immunité ont été bien étayées. On le trouve sous forme de gélules ou de décoctions et il est important de s’assurer de sa qualité, très variable selon son origine. À consommer le matin, avis aux insomniaques ! Quant à l’éleuthérocoque, c’est un cousin du ginseng qui stimule également l’immunité et augmente ainsi la résistance de l’organisme aux virus et bactéries.

Le sureau noir (Sambucus nigra)

On a oublié les bienfaits de cet arbuste commun en Europe, alors qu’autrefois on le considérait comme une véritable pharmacie des campagnes. Ses fleurs et ses baies sont utilisées en phytothérapie sous forme de tisane (fleurs uniquement), de teinture mère de sommités fleuries ou d’EPS de baies. Cet antiviral est surtout indiqué en cas de fièvre, de rhume, de refroidissement, de début de grippe, de rhinopharyngite et de toux sèche. Il est notamment reconnu par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) dans son usage traditionnel « pour lutter contre la fièvre, soulager les symptômes du rhume et comme expectorant dans les infections mineures des bronches ». Ce stimulant naturel de l’immunité pourra être introduit dans une démarche préventive ou intégrée dans une tisane en début de rhume ou de grippe. On le retrouve aussi sous forme de sirop pour soulager les infections respiratoires. Il est contre-indiqué chez les personnes diabétiques.

Le cyprès (Cupressus sempervirens)

Cet arbre était jusqu’alors plutôt connu pour ses vertus circulatoires, et c’est assez récemment que l’on a découvert ses propriétés antivirales à large spectre (contre la grippe notamment) surtout sous la forme d’EPS. Ce procédé d’extraction n’existait pas auparavant et il permettrait aujourd’hui d’augmenter sa concentration en polyphénols par quinze. On peut utiliser le cyprès en tisane en prévention. En EPS, il sera plus puissant, notamment lors des affections virales aiguës.

Le thym (Thymus vulgaris) et la sarriette (Satureja montana)

Antiseptiques naturels, le thym et sa cousine la sarriette ont tous les deux leur place dans les tisanes familiales régulières durant l’hiver. Les agences de santé européennes reconnaissent au thym ses propriétés traditionnelles contre le rhume, les bronchites, les laryngites et les toux productives. Thym et sarriette n’ont pas de contre-indications particulières, sauf pour les femmes enceintes et les jeunes enfants par simple mesure de précaution. En revanche, sous forme d’huiles essentielles, ces deux plantes sont de véritables bombes végétales, puissantes, mais à manier avec prudence et sur conseil médical.

Publié dans : PLANTES |le 6 décembre, 2013 |Pas de Commentaires »

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