MATALO, l’arbre gardien de la nature

L’œil profane ne perçoit pas le véritable sens des événements qui se déroulent dans la nature. Celle-ci garde jalousement ses secrets derrière des apparences souvent trompeuses. Mais elle sait aussi donner quelques indices à ceux qui savent l’écouter.

Récit d’une expérience peu commune avec un châtaigner millénaire.

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Matalo est le nom qu’un ami des arbres a donné à « son » châtaigner millénaire. Celui-ci trône à l’abri des regards, dans la vallée de la Roya, à la lisière du parc du Mercantour. “J’aimerais que vous me disiez si Matalo est en train de mourir.” J’accepte naïvement d’aller à la rencontre de l’ancêtre végétal, sans arrière-pensée. J’ai déjà “ dialogué avec la nature ”, mais jamais en tête-à-tête avec un arbre-maître.

Après une marche silencieuse de quelques dizaines de minutes, nous approchons de l’hôte. Mon ami m’observe du coin de l’œil pour savoir si je serai accepté, si je ressens déjà quelque chose… Les apparences sont bien trompeuses, Matalo ne semble pas en grande forme ! Je m’approche alors respectueusement car je sens bien que je suis sur “ son ” territoire, dans son rayonnement et que la rencontre a déjà lieu. Je vais devoir mettre des mots sur mon ressenti, sur cette onde d’un autre monde, mais qui touche délicatement le cœur. Je pose ma main sur son tronc et recherche l’appui nécessaire à ma concentration. Peu à peu, les informations extérieures ne m’atteignent plus, je suis accueilli, véritablement absorbé par une force… et les premiers mots viennent sans effort.

Gardien de la nature 

Ce qui est montré en surface n’est que très peu de chose comparé à ma puissance dans le royaume souterrain car la véritable vie que je possède est celle que me donne la terre. La force que je reçois d’elle, je la lui redonne. La nature est ainsi faite, il ne s’agit que d’un prêt, d’un échange, d’un partage.
J’ai résisté au temps, parce qu’il le fallait, mais maintenant je transmets toute ma force à d’autres pousses qui prennent le relais. Je suis comme un gardien de la nature. Si je suis resté en vie jusqu’à maintenant, c’est que je suis placé sur l’alignement d’un courant puissant en correspondance avec les montagnes. Mon rôle “extraterrestre” est de veiller à ce qu’une vibration soit maintenue. Mon apparence (de mort) détourne l’attention de l’être humain, mais ma véritable puissance est dans la terre à laquelle j’ai transmis une nourriture vibratoire au fil des temps. Je nourris aussi la pierre, mes racines enveloppent les roches et c’est ainsi que l’alchimie s’effectue naturellement. Je m’efface peu à peu et transmets à d’autres, dans un autre lieu, car les temps changent, la vibration bouge et on ne peut me déplacer. Je transmets donc par les racines ma force de gardien, maître des lieux (au niveau de la nature), à une autre pousse qui aura le même rôle que moi à un autre endroit.

En haut comme en bas

Dans toute cette période, la Terre a changé un peu d’orientation, il faut donc “changer les ondes”, modifier les vibrations car la nature a pour fonction de maintenir constant le taux vibratoire. C’est par le sol que l’on “déplace” la puissance terrestre de l’apparence ! En toute saison, ce lieu a été protégé, réservé à une fonction naturelle de cette vallée. Le ciel a sa correspondance sur terre, j’en suis une porte vibratoire. Pendant un temps, j’ai assumé la fonction de gardien de cette “ligne vibratoire” car la terre comme le ciel se trouve “quadrillés” de vibrations et il faut régulièrement que l’énergie tellurique soit en correspondance. J’ai vu la vie se maintenir et se transformer, évoluer, continuant un cycle cosmique bien établi mais aussi en accord avec l’être humain. La nature est faite de la force humaine et de la force vierge cosmique. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, ce que vous voyez de mon tronc et de la force de mes branches a sa correspondance dans le sol. L’homme est composé des éléments de la nature et il est construit à la manière de l’arbre, sauf que ses racines sont intérieures.

Monde souterrain 

Je subis une transmutation et je suis aidé par tout l’entourage, accompagné comme vous-mêmes pouvez le faire entre vous. La terre a sa propre philosophie. Je suis respecté et, tranquillement, ce respect sera transmis à un autre. La nature tout entière semblera se “déplacer” pour s’ajuster vibratoirement à l’autorité qui me remplacera. Le monde est ainsi fait, il fonctionne par “tranches”. Mon temps est terminé, une autre “tranche” prend place. Ma vie n’est pas dans ce que vous voyez. Elle est dans ce que je représente et dans ce que je suis en énergie dans le sol. Ma vie se déplace donc. C’est ainsi que fonctionne la nature, tout cela tourne, comme le soleil. C’est le même principe, mais les tranches vibratoires dont je parle ne bougent qu’au bout de plusieurs centaines d’années. Cela correspond à des “tranches” d’évolution de la nature par rapport à l’homme. La nature s’ajuste toujours à l’homme, tout en ayant une partie dite “sauvage” où elle ne respecte que le divin et le naturel. Si les êtres étaient obéissants, ils pourraient vivre plus longtemps, parce qu’en fait, j’obéis à tout ce qui est vibration, vertu. Vous parlez bien des vertus de la nature, n’est-ce pas ? Je vis la patience, l’obéissance – tout ce que vous connaissez – mais dans son sens le plus noble et le plus pur. Je suis toujours en contact avec le divin, donc avec la Mère Nature. C’est ce que vous ne savez pas faire car vous prenez votre ego pour une intelligence et il vous trompe. Alors que mon “ego” à moi n’est qu’apparence et obéit à ce qui est vie dans la sève, dans les racines, dans ce monde souterrain qu’il vous faudra connaître un jour vibratoirement, puisque votre ego vous empêche de “passer la matière”. Mais dans les plans d’intelligence, de conscience, vous pouvez explorer la Terre dans ses mouvements. C’est ce que font concrètement mes racines.

Arbres inversés 

La communication s’est arrêtée nette. Revenu à la conscience objective, j’ai pu témoigner des images que Matalo m’a transmises pour m’aider à suivre son message. A propos de ces fameuses “tranches ”, j’ai vu la Terre semblable à un gâteau découpé en zones par l’action vibratoire du cosmos. Dans le monde souterrain, je me suis senti marcher sur des racines. Je n’avais pas la sensation de quelque chose de compact et de racines imbriquées à la terre. C’est comme si la terre n’existait pas car la vie des racines est plus “ forte ” que la terre – elle vibre à une autre fréquence.

Cela m’a aidé à comprendre que les hommes viennent de la terre et qu’ils sont semblables à des “arbres inversés”. Nous sommes des “pousses” de la terre, seul notre ego nous fait croire que l’on se déplace ! Nous emmenons partout avec nous nos racines intérieures, terrestres, qui communiquent avec les forces du ciel ; et c’est ce qui nous maintient debout.

Paru au magzine http://www.gproductions.fr/presse

Publié dans : PLANTES |le 19 novembre, 2013 |Pas de Commentaires »

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