Marie-Madeleine aux pieds de la croix

 

 Maria_Magdalene_crucifixion_detail

Pierre de Bérulle, extrait d’au pied de la croix

Autrefois elle a répandu en silence ses larmes et ses odeurs à jésus, car vous voyez que chez le pharisien elle ne dit mot, et au banquet de Béthanie, où elle réitère, sinon ses larmes, au moins ses parfums, elle le fait encore sans paroles, toujours aimante et toujours épandant son cœur et son esprit. Comme donc elle répand et ses larmes et ses odeurs sur Jésus en silence, aussi Jésus répand maintenant son sang sur Madeleine en silence. Lors elle était sans parole, mais non sans amour vers Jésus ; et maintenant Jésus n’est pas sans amour vers Madeleine, bien qu’il soit sans parole. La puissance de son esprit, et de son esprit souffrant, est étendue sur Madeleine, et elle entre par amour en conformité d’esprit et d’état avec Jésus. Elle souffre par amour ce que Jésus souffre par les juifs, et cette croix crucifie Madeleine en Jésus et avec Jésus, ces épines couronnent et navrent Madeleine aussi bien que Jésus, et ce fer de lance qui perce le cœur mort de Jésus perce le cœur vivant de Madeleine. Tous deux en croix, en douleur, en souffrance et en croix de souffrance d’amour excellent et divin. 

Saint François de Salles, sermon 46

Cette Sainte fut admirable en ceci, parce que dès l’instant de sa conversion jusqu’à la mort elle ne quitta point les pieds de son bon Maître. je ne me souviens pas d’avoir vu en aucun lieu qu’elle soit jamais sortie de ces sacrés pieds : à sa conversion, elle entra par-derrière et se jetant à ses pieds, les lava de ses larmes et les essuya de ses cheveux (Lc VII,38); quand elle l’alla trouver au festin qui se fit après la résurrection de Lazare, elle portait le vase de parfums et onguent précieux et se prosterna encore à ses pieds. Il est vrai qu’une fois elle prit cette confiance amoureuse de répandre son nard et rompre son vase sur son auguste tête (Mt XXVI,7; Mc XIV,3), afin que de là il s’épanchât sur son corps sacré et descendit par tout ; mais elle s’était premièrement jetée à ses pieds, et puis elle y retourna aussitôt. A la mort du Sauveur, lorsqu’il fut attaché à la croix, elle demeura toujours sous ses pieds (Jn XIX,25), et quand on le descendit elle les gagna promptement. En sa résurrection elle se jeta tout aussi tôt à ses pieds (Jn XX,17), les lui voulant baiser comme de coutume ; en somme, elle ne les quitta jamais, mais elle y a constamment tenu son coeur et ses pensées, vivant en très profonde humilité et bassesse.

 Texte issu du site … http://marie-madeleine.sainte-baume.org/index.html

  

Publié dans : MARIE-MADELEINE |le 17 novembre, 2013 |Pas de Commentaires »

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